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Chronique historique : 21 novembre

21112019

21 novembre 1783 : premier vol humain en montgolfière (à la Folie Titon – aujourd’hui rue de Montreuil – Paris).
Un mois, jour pour jour, après le premier vol de trois animaux (un coq, un canard et un mouton) dans la cour du château de Versailles et devant le couple royal, c’est au tour de Pilâtre de Rozier puis Réveillon et Vilette d’effectuer le premier vol captif humain de l’histoire.

21 novembre 1806 : Napoléon instaure le blocus continental et le général Mortier prend le port de Hambourg.

21 novembre 1892 : le scandale de Panama éclate (Paris).
Les travaux de percement de l’isthme de Panama se révélant plus difficiles que prévus (en 1879), la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama souscrit un nouvel emprunt dont une partie sert à corrompre journalistes et parlementaires français. Le scandale éclate lorsque Jacques de Reinach, le banquier responsable du montage financier est découvert mort chez lui. La compagnie fait faillite et de nombreux souscripteurs perdent leurs économies. La classe politique française est en grande partie discréditée (Georges Clemenceau avec) et l’antisémitisme aggravé (2 ans avant l’affaire Dreyfus).

21 novembre 1918 : Foch « immortel ».
Trois jours à peine après la signature de l’armistice, Foch et Clemenceau sont élus à l’unanimité par les 23 académiciens présents. Ni Foch, ni Clemenceau n’ont été candidat ni effectué les rituelles visites de présentation. Le Président de la République, Raymond Poincaré (lui-même « Immortel » depuis 1909), accepte l’idée de faire élire les deux intéressés pour les récompenser après la Victoire.

21 novembre 1957 : bataille de Timimoun (Algérie).
Un convoi d’employés du pétrole, encadré par un groupe de légionnaires, est attaqué (07/11) par des Méharistes, retournés par le FLN et passés à l’ennemi. Les enjeux économiques d’une telle situation sont jugés importants et forcent le général Salan à dépêcher Bigeard sur place (13/11) pour éradiquer la menace. Une compagnie du 3e RPC s’étant mise en chasse des déserteurs est sévèrement accrochée par des tireurs d’élite (15 morts).
Bigeard déclenche alors l’une des seules opérations aéroportées de la guerre d’Algérie pour la dégager.
Parmi les blessés qu’il veut secourir se trouve le SCH René Sentenac, héros de Dien Bien Phu qui fait partie de la poignée de soldats ayant réussi à s’échapper de la cuvette de Dien Bien Phu après la capitulation française.
Il succombe à sa blessure.
Cité 13 fois, Sentenac est chevalier de la Légion d’honneur, médaille militaire, Croix de guerre des TOE, Croix de la valeur militaire, médaille des évadés. Bigeard conservera toute sa vie la photo de Sentenac mort.

21 novembre 1995 : mise au point  des accords de Dayton ( Ohio – États-Unis ).
Même si ces accords ne sont réellement signés officiellement que le 14 décembre suivant à Paris, c’est sur la base aérienne américaine Wright-Patterson à Dayton que les parties prenantes s’entendent sur le texte final. Les accords sont signés par le président musulman de Bosnie, Alija Izetbegovic, le président de la Croatie, Franjo Tudjman, au nom des Croates de Bosnie, et le président serbe, Slobodan Milosevic, au nom des Serbes de Bosnie.
À noter, un ouvrage synthétique permettant de faire le point sur l’intervention française dans les Balkans et plus particulièrement à Sarajevo : Sarajevo 1995 : Mission impossible du général Bachelet.




Chronique historique : 15 novembre

15112019

15 novembre 1315 : bataille de Morgarten (Suisse actuelle).
Convoités à la fois par la Bavière et l’Autriche, les Cantons suisses (Uri, Schwytz et Unterwald) donnent leur faveur au duc Louis IV de Bavière. Mécontent, Léopold Ier d’Autriche envoi une armée de 4000 hommes mater les montagnards suisses. Malheureusement pour lui, son attaque ne reste pas secrète et les Cantons préparent une embuscade dans les règles de l’art au niveau du lac d’Ageri et du passage de Morgarten.
L’armée Habsbourgeoise pense surprendre les paysans suisses au petit matin et progresse de nuit sur un chemin qui à certains endroits est étroit, pris entre des falaises et un lac. C’est là que les paysans suisses l’attendent : ils laissent l’armée s’engager dans le piège, la bloquent puis la détruisent posément à coup de pierres, troncs d’arbres et coups de piques.
Beaucoup de chevaliers périssent noyés dans le lac. L’opinion publique de l’époque est choquée car les montagnards suisses ne font aucun prisonnier : ils préfèrent détrousser l’adversaire (mort ou assommé) plutôt que de s’embarrasser d’un otage pour réclamer une rançon comme cela se pratiquait alors.

15 novembre 1634 : premier règlement de discipline de la Marine.
Richelieu fait adopter un texte codifiant la discipline à bord des navires sur la base des traditions et coutumes des marins.

15 novembre 1796 : début de la bataille du pont d’Arcole (Italie).
Après l’échec de Caldiero le 12, Bonaparte doit éviter de perdre Vérone. Manœuvrant pour couper les Autrichiens de leurs soutiens, il butte sur l’Alpone, petit affluent de l’Adige, que seul un pont traverse à la hauteur du village d’Arcole fermement tenu par les Autrichiens. L’acharnement des soldats français et l’exemple de leurs chefs (Augereau, Lannes, Bon, Verdier) leur permettront de forcer le passage, au prix de nombreuses pertes…deux jours plus tard.

15 novembre 1879 : naissance d’Henry de Monfreid (La Franqui).
Qui n’a pas lu les aventures du baroudeur de la Corne de l’Afrique ?. Mort en 1974 à 95 ans, sa vie est une succession d’aventures captivantes.

15 novembre 1900 : Churchill est fait prisonnier par Botha (Afrique du Sud).
Envoyé comme correspondant du Morning post en Afrique du Sud pour couvrir le second conflit des Boers, le jeune Winston Churchill, 26 ans, est victime d’un déraillement du train blindé dans lequel il voyage. Les troupes du général Botha le font prisonnier. Il s’évade un mois plus tard du camp de Pretoria et parcourt 480 km jusqu’à Lourenço Marquez. Il fait la « une » des journaux britanniques et entame une carrière publique qui durera 60 ans.

15 novembre 1916 : admission du premier pilote noir (France).
Eugène Bullard, noir américain né en Géorgie en 1895 émigre de manière rocambolesque vers l’Europe pour échapper à son milieu et effectue différents métiers (cavalier dans un cirque, boxeur) avant de s’engager à la Légion étrangère. Il participe aux batailles de la Somme et de Champagne et est blessé à Verdun (Mars 1916). Inapte à servir dans l’infanterie après sa blessure, il devient mitrailleur puis pilote dans l’aéronautique militaire française où il obtient deux victoires aériennes. Refusé par les Américains dans le Lafayette Flying Corps, il est ensuite muté pour cause de bagarre et termine la guerre à l’arrière.
Il s’installe à Paris et dirige un cabaret accueillant les célébrités du moment (Joséphine Baker, Louis Armstrong) jusqu’à ce que la Seconde guerre mondiale le voie rempiler au 51e R.I. Il est à nouveau gravement blessé et exfiltré aux États-Unis via l’Espagne.
Pensionné par la France, il vit misérablement de petits métiers à New-York où la ségrégation l’empêche d’exprimer ses très nombreux talents. Il meurt en 1961 après avoir été fait Chevalier de la Légion d’honneur (1959) et qualifié de « véritable héros français » par le général de Gaulle (1960).

15 novembre 1942 : fin de la bataille navale de Guadalcanal (Îles Salomon).
Elle oppose les marines américaine et japonaise durant la campagne des îles Salomon. Au prix de lourdes pertes, les défenseurs américains parviennent à conserver l’aérodrome de Henderson Field situé sur l’île de Guadalcanal et à repousser la flotte impériale. L’issue de cette bataille marque un tournant dans le théâtre du Pacifique : l’expansion japonaise, déjà mise à mal par la bataille de Midway, est arrêtée net. La flotte impériale, très affaiblie à la suite de ces engagements, n’est plus de taille à tenir tête à l’US Navy, dont la puissance ne fera qu’augmenter jusqu’à la fin du conflit.

15 novembre 1976 : mort de Jean Gabin (Neuilly-sur-Seine).
Jean Alexis Moncorgé (son vrai nom) effectue son service militaire à Lorient en tant que fusilier marin (1924). Devenu une véritable star du cinéma il est néanmoins mobilisé en septembre 1939 et affecté à Cherbourg. Refusant de tourner pour les Allemands, il émigre aux États-Unis après une fuite par l’Espagne (Février 1941).
Après quelques tournages à Hollywood, il finit par s’engager dans les forces navales françaises libres (Avril 1943) et gagne Casablanca. Il est affecté à la 2ème DB où il sert en tant que chef de char (Souffleur 2) au régiment blindé de fusiliers-marins et ira jusqu’à Berchtesgaden après avoir participé aux combats de Royan et de la campagne d’Allemagne.
Monstre sacré du cinéma français, il a tourné dans la plupart des films dits classiques. Médaillé militaire, Croix de guerre, il a souvent donné comme raisons à son engagement, une admiration pour le général Leclerc et une volonté de dédouaner son ami Jean Cocteau. Ayant conservé toute sa vie des relations étroites avec la Marine nationale, l’une de ses dernières volontés est permise par le Président de la République : le 19 novembre, les honneurs militaires lui sont rendus à bord de l’aviso Détroyat et ses cendres sont répandues au large de Brest.

15 novembre 2017 : disparition du sous-marin argentin San Juan (Atlantique Sud).
Le sous-marin d’attaque San Juan implose par 300 mètres de fond à la suite d’un problème de batteries, emportant avec lui ses 44 hommes d’équipage. Sous-marin à propulsion classique d’origine allemande, le San Juan était en service depuis 1985.




Chronique historique : 28 octobre

29102019

28 octobre 1696 : naissance de Maurice de Saxe à Goslar (Saxe, Allemagne).

Futur maréchal de France.

28 octobre 1806 : victoire de Prentzlow (Prusse).

« La plus belle charge que j’ai jamais vue ! » aimait à dire le général, futur Prince Murat qui pourtant à Eylau (février1807) mènera la plus grande charge de cavalerie de l’histoire (12 000 cavaliers !). A Prentzlow,  les dragons de la Grande Armée, conduits par les généraux Grouchy et Beaumont sont éclairés par la cavalerie légère (la brigade infernale) du général Lassalle et balaient les forces du prince prussien Auguste de Hohenlohe. Tout ce qui avait échappé des Gardes du roi de Prusse à la bataille d’Iéna tombe entre les mains des Français : 16 000 fantassins presque tous gardes ou grenadiers, 6 régiments de cavalerie, 45 drapeaux et 64 pièces d’artillerie attelées (d’après le 22ème bulletin de la Grande Armée)

28 octobre 1839 : passage des « Portes de fer » (Algérie).

Le duc d’Orléans, fils du roi Louis-Philippe, traverse le défilé des « Portes de fer » afin d’établir une liaison entre Alger et Constantine. Abd el-Kader dénonce cette intrusion sur son territoire et en prend prétexte pour annoncer le 18 novembre 1839 la reprise de la guerre sainte (jihad ou djihad) au général Bugeaud, de retour en Algérie.

28 octobre 1904 : début de l’affaire des fiches (Assemblée nationale – Paris)

  Le député Jean Guyot de Villeneuve, renseigné par Jean-Baptiste Bidegrain, secrétaire adjoint du Grand Orient, interpelle le gouvernement sur le fichage des officiers par le Grand Orient à la demande du ministre de la Guerre, le général André.

28 octobre 1922 : marche sur Rome (Italie).

Mussolini et ses Chemises noires impressionnent le gouvernement italien. Cet évènement est considéré comme l’avènement du fascisme en Italie.

28   octobre 1950 : le service militaire français passe de 12 à 18 mois (France).
28   octobre 1955 : naissance de Bill Gates (Seattle – États-Unis). 

Fondateur et PDG du   groupe informatique Microsoft. L’une des plus grosses fortunes mondiales.   Retraité depuis 2014.

28 octobre 1962 : référendum sur l’élection présidentielle.

Les Français approuvent à 62% par référendum, l’idée de l’élection du Président de la République au suffrage universel direct. Les présidents de la République française sont élus au suffrage universel depuis 1848.




Chronique historique : 28 septembre

30092019

28 septembre 1066 : débarquement de Guillaume le Conquérant en Angleterre.

Le Normand Guillaume, descendant de Viking, envahit le Sussex du roi Harod au moment où ce dernier est occupé à repousser un débarquement du norvégien Harad dans le Nord du pays. Guillaume débarque donc sans être inquiété et prépare l’inévitable bataille. La célèbre bataille d’Hastings a lieu 3 semaines plus tard : Les Normands sont reposés, ont choisi le lieu du combat (Hastings) et de plus disposent d’un fort qu’ils ont construit rapidement. L’armée saxonne, elle,  arrive épuisée après la traversée du pays. Elle ne parvient pas à rejeter à la mer l’envahisseur. L’ère des Anglo-normands commence.

28 septembre 1106 : bataille de Tinchebray (Normandie).

Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et fils cadet de Guillaume le Conquérant décide de mettre un terme à la rébellion de son frère ainé Robert de Courteheuse, le duc de Normandie et débarque sur le continent. La bataille ne dure qu’une heure comme très souvent à l’époque. Les belligérants sont imbriqués dans une mêlée où il est difficile de coordonner une action collective. Aussi le combat est-il indécis jusqu’à ce que Elie de la Flèche, que le roi d’Angleterre a placé en réserve et à couvert, lance une attaque sur les arrières du duc de Normandie. La Normandie est rattachée à l’Angleterre et connait alors une période de paix et prospérité.

28 septembre 1781 : début du siège de Yorktown (Côte Est des futurs États-Unis).

Français et Américains insurgés bombardent la ville tenue par les Britanniques. Elle tombe le 19 octobre.

28 septembre 1794 :  création de la future école Polytechnique (Palais Bourbon).

L’école centrale des travaux publics est créée par le Comité de salut public alors que la France risque une invasion des monarchies coalisées. Un collectif de savants (dont Monge) en battit les premières structures pour fournir à la Nation les cadres scientifiques nécessaires à la Défense nationale. Elle devient École Polytechnique en 1795. Napoléon lui donne le statut d’école militaire en 1804 pour former les officiers d’artillerie puis du génie.

28 septembre 1840 : naissance officielle des bataillons de chasseurs à pied.

Sur l’impulsion du Duc d’Orléans et à la suite de la création d’une compagnie de chasseurs d’essai en 1837, puis d’un bataillon provisoire de chasseurs à pied en 1838 et enfin d’un bataillon de tirailleurs en 1839, une ordonnance royale prescrit la création de 10 bataillons de chasseurs à pied. Ces unités sont mises sur pied au camp d’Helfaut dans la région de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Depuis cette date et sans discontinuité, Le bouton des unités de chasseurs est timbré du cor.

28 septembre 1918 : Tandey épargne Hitler (Marcoing – France).

Lors de la prise du village de Marcoing par son régiment, le soldat britannique Henry Tandey aperçoit un caporal allemand, blessé, qui tente de s’enfuir. Il décide de l’épargner, le caporal  allemand le remerciant d’un hochement de tête. Quelques années plus tard, lors d’une entrevue entre Chamberlain et Hitler, ce dernier aurait expliqué qu’il devait la vie à Tandey qu’il aurait reconnu sur une photo.

28 septembre 1956 : premiers kilowatts nucléaires français (Marcoule).

Pour la première fois en Europe occidentale, l’électricité provient du nucléaire. Un communiqué conjoint d’EDF et du CEA l’annonce.

28 septembre 1958 : approbation de la Ve République.

Approuvez-vous la Constitution qui vous est proposée par le Gouvernement de la République ? Question posée aux Français afin de ratifier le projet de Constitution. Le texte de cette dernière résulte du travail conjoint du Comité Consultatif Constitutionnel, du Parlement ainsi que du Président du Conseil, Charles de Gaulle. L’approbation avec plus des 4/5 des voix (82.6%) permet de promulguer la nouvelle Constitution, le 4 octobre 1958.

28 septembre 1970 : mort de Gamal Abdel Nasser (Le Caire – Égypte).

Président égyptien. Il nationalise le canal de Suez en 1956 ce qui provoque l’intervention armée de la France, du Royaume Uni et d’Israël. Fondateur du mouvement des non-alignés avec Tito et le président indien Nehru. Il s’implique fortement dans la création de l’Organisation de l’Unité Africaine.

 

 

 

 




Chronique historique : 5 septembre

5092019

5 septembre 1638 : naissance du futur roi Louis XIV (Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye).

Fils de Louis XIII et Anne d’Autriche. Prénommé Louis Dieudonné en raison du caractère improbable de sa naissance puisqu’il nait après 22 ans de mariage. (Cf. Chronique du 15 août).

5 septembre 1697 : victoire navale du CV d’Iberville (actuel Canada).

A bord du Pélican, il combat seul 3 navires anglais (à l’ancre) qu’il défait devant le fort Bourbon. (Hampshire coulé, le Hudson-Bay saisi à l’abordage, le Dering en fuite).

5 septembre 1781 : bataille navale de la baie de Chesapeake (Amérique du Nord).

L’amiral de Grasse bat l’amiral Hood qui tente de forcer le blocus de Yorktown et ouvre la route vers l’indépendance américaine.

5 septembre 1798 : origine de la conscription en France.

La loi « Jourdan » du 19 fructidor an VI (5 septembre 1798) précise que « tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie ». Elle est le texte fondateur de la conscription et du service militaire moderne, en remplacement de la réquisition.

5 septembre 1860 : débarquement franco-britannique au Liban (Beyrouth).

Afin de protéger les populations chrétiennes de la région, l’empire français reçoit mandat des nations européennes pour intervenir contre la Syrie et sanctionner le massacre de 100 000 chrétiens. Ce mandat international s’inscrit dans la longue tradition de protection par la France des Chrétiens d’Orient qui trouve ses racines dans les Capitulations signées par Soliman le Magnifique et François Ier (1528) et celles signées par Henri IV et Ahmet Ier (1604).

5 septembre 1877 : mort de Tasunka Witko alias Crazy Horse.

« En 1876, Sitting Bull convie les autres chefs Lakotas à engager la lutte contre les américains colonisant leurs terres contrairement aux promesses du traité de Fort Laramie de 1868. A la suite de sa reddition de mai 1877, il est contraint de vivre avec son peuple dans une réserve. Les américains, n’ayant pas confiance en lui, tentent de le piéger en le conviant à une entrevue avec le général Crook. Voyant les barreaux de la pièce, Crazy Horse se débat et un de ses anciens lieutenants le poignarde. Il meurt dans la soirée des suites de ses blessures ».  

Sur la vie de Crazy Horse, lire l’ouvrage de Mari Sandoz qui retrace son parcours de son enfance à sa mort grâce aux nombreux témoignages recueillis auprès de lakotas contemporains de Crazy Horse.

Lire aussi les mémoires du capitaine de cavalerie John G Bourke qui a rencontré Crazy Horse

5 septembre 1914 : mort au combat de Charles Péguy (Villeroy).  

A la veille de la bataille de la Marne, le lieutenant Péguy tombe frappé d’une balle alors qu’il commandait sa compagnie au contact de l’ennemi. Appartenant à « la génération qui portait le déshonneur de la défaite de 1870 et de la décadence morale et politique qui s’en était suivie », il est malheureusement parti à la guerre comme il l’avait toujours fait dans ses écrits, courageusement et sans se préoccuper du tir adverse.

Outre les vers magnifiques et célèbres »heureux les épis murs et les blés moissonnés», l’œuvre de Péguy est riche et reste souvent d’actualité, « si l’on sait voir la doctrine qui se cache sous le voile des vers étranges » : « Tout un peuple prépare tellement sa tranquillité de demain qu’il anéantit son être même ». « La liberté consiste à croire ce que l’on croit et à admettre (au fond, à exiger) que le voisin croie aussi ce qu’il croit. [...] La liberté est un système de courage ». 

Lire l’ouvrage d’Arnaud Teyssier, “Charles Péguy, une humanité française”.

5 septembre 1917 : mort au combat du lieutenant de Camondo (Leintrez – Meurte et Moselle).  

Le Farman F 40 (escadrille F33) du lieutenant Nissim de Camondo est abattu. Son observateur, le sous-lieutenant Luis des Essart et lui-même sont tués.

Nissim de Camondo, fils du comte Moïse de Camondo, banquier juif d’origine ottomane et d’Irène Cahen d’Anvers (la »fillette aux rubans bleus» du célèbre tableau de Renoir), mobilisé au 2e puis 3e régiment de Hussards puis transféré à l’escadron à pied du 21e régiment de Dragons pour combattre dans les tranchées, rejoint l’aviation en janvier 1916, d’abord comme observateur-photographe puis comme pilote à l’escadrille F33.

Croix de guerre (deux palmes, 5 étoiles), Légion d’honneur, 5 citations dont deux à l’ordre de l’armée.

Son père fait don en 1934, peu avant sa mort, de l’hôtel familial du Parc Monceau et de ses collections à l’État pour en faire le Musée Nissim-de-Camondo. La sœur de Nissim, Béatrice, épouse Léon Reinach.

Sous l’Occupation, dénoncée avec son mari et ses deux enfants par un passeur alors qu’ils tentaient de fuir en Espagne, elle est déportée avec eux à Auschwitz (convoi 62 du 20 novembre 1943 de Drancy). Pas de survivant.

5 septembre 1972 : prise d’otages sanglante de Munich (actuelle Allemagne).  

A l’occasion des jeux olympiques de Munich, le groupe terroriste Septembre noir, tue 11 athlètes de la délégation israélienne. La tentative de sauvetage de la police allemande échoue complètement.

 




Chronique historique : 24 août

26082019

 24 août 410 : sac de Rome.  

Les forces Wisigoths d’Alaric, en rébellion contre la puissance romaine à la suite de des vexations, pillent durant trois jours la capitale impériale. Ordre leur a cependant été donné (par Alaric 1er) d’épargner les édifices religieux où la population a trouvé refuge.  En fait, si les Wisigoths ont certes été tolérés par les empereurs romains après leur entrée dans l’empire en 376, dès leur installation ils n’aspirent qu’à gagner les rives méditerranéennes (et surtout l’Italie qui leur est interdite).

Leur chef Alaric demande toujours plus de pouvoir et d’argent et joue, pour s’imposer, des rivalités qui affaiblissent le cœur de l’empire. Ainsi, le sac de Rome ne trouve pas son origine dans de simples vexations mais dans un plan de conquête beaucoup plus ambitieux compte tenu de la faiblesse grandissante de Rome.

À noter que l’empire romain d’Orient va quant à lui résister (Empire byzantin) jusque vers l’an mille grâce à un perfectionnement des savoir-faire tactiques et stratégiques romains (notamment adaptés au renseignement, à la stratégie indirecte et à ce que l’on nommerait aujourd’hui la manœuvre politico-militaire).

Lire à ce sujet : E. Luttwak, La grande stratégie de l’Empire byzantin.

24 août 1217 : exécution d’Eustache Busket dit Eustache le Moine ou le Moine noir.

Issu d’une famille noble de Boulogne, il se défroque de l’ordre de Saint-Benoît afin de venger son père assassiné par Renaud de Dammartin, comte de Boulogne. Après avoir écumé les terres de son ennemi, il devient corsaire et mercenaire au service du roi d’Angleterre, Jean sans Terre, puis de Philippe Auguste, roi de France. Il rançonne les navires avec une hardiesse hors normes, contribuant à sa réputation. Il est fait prisonnier à la bataille de South Foreland ou bataille de Sandwich où la flotte française est défaite alors qu’elle se rend dans la Tamise. Décapité sur le pont d’un bateau, sa tête est exhibée dans tout le sud de l’Angleterre.

Il passe à la postérité dès le XIIIe siècle avec Le roman d’Eustache le moine, puis en 1964, dans le Journal de Tintin avec la bande dessinée, Eustache le moine, corsaire du roi.

Enfin, il aurait inspiré Hugo Pratt pour le personnage du Moine dans le premier opus de Corto Maltese ».  CNE Jean-Baptiste P.

24 août 1226 : mort de Gengis Khan (Chine).

Né dans les steppes mongoles, il se créée un empire gigantesque (de la Chine à la mer Caspienne) que ses fils étendront jusqu’aux portes de l’Europe. Il passe pour le plus grand conquérant de l’Histoire. La biographie que lui a consacrée René Grousset est utile (tout en étant assez ancienne, 1944) car permet d’ajouter des facettes au personnage que l’on connait surtout pour son caractère impitoyable et ses hécatombes chez ses ennemis.

24 août 1572 : massacre de la Saint Barthélémy (Paris).

24 août 1704 : bataille de Velez-Malaga (au large de Malaga).

La flotte du comte de Toulouse a reçu l’ordre de reprendre Gibraltar et affront sur son chemin au niveau de Vélez-Malaga la flotte britannique de l’amiral Rooke. La bataille est considérée comme la plus grande de la guerre de succession d’Espagne mettant aux prises près de 200 navires. La victoire tactique est attribuée aux Français (qui perdent moins d’hommes que les Anglais : 1600 contre 2300) mais ne permet pas de reprendre Gibraltar puisque le comte de Toulouse repart vers Toulon le 26.

L’ordre de bataille original est conservé au SHD.

24 août 1814 : les Britanniques incendient la Maison Blanche.

À la suite de la première abdication de Napoléon 1er, les Britanniques envoient des troupes en Amérique du Nord pour renforcer leurs garnisons du Canada, mener des raids contre les villes américaines et laver l’affront de l’incendie de York, un an auparavant.

Le général Ross attaque la ville avec 4000 hommes qui incendient le Capitole et la Maison Blanche. Des pierres noircies ont été conservées à l’intérieur de l’édifice pour rappeler l’événement.

24 août 1943 : mort de Simone Weil (Ashford – Angleterre).

Recrutée par les services de la France Libre à Londres pour travailler à la refondation de la France d’après-guerre, Simone Weil meurt d’épuisement à 34 ans. Avant de mourir elle a écrit un texte percutant afin de « refaire une âme au pays » et qu’elle titre Préludes à une déclaration des devoirs de l’être humain signifiant que nous n’avons de droits que dans la mesure où nous nous imposons préalablement des devoirs envers les autres.
Quelques années plus tard, Albert Camus, son éditeur, donne comme titre à l’ouvrage, L’enracinement, pour préciser l’effet escompté en France de l’application des conseils de cette normalienne exemplaire et atypique.

24 août 1949 : le traité créant l’OTAN entre en vigueur  (Washington).

Créée le 4 avril 1949, l’organisation existe pleinement à partir de la ratification de la convention d’application du traité. 

24 août 1968 : premier essai de la bombe H française (Fangataufa).

Une bombe H (c’est-à-dire thermonucléaire) d’une puissance de 2,6 mégatonnes explose à 520 mètres d’altitude sous un ballon.

C’est l’essai français le plus puissant. La France devient la 5puissance thermonucléaire.

24 août 1991 : démission de Mikhaïl Gorbatchev (Moscou).

Le secrétaire général du Parti communiste de l’URSS démissionne de ses fonctions, même si le putsch tenté contre lui le 19 août échoue grâce à l’habile récupération de Boris Eltsine.




Chronique historique : 23 août

26082019

 24 août 410 : sac de Rome.  

Les forces Wisigoths d’Alaric, en rébellion contre la puissance romaine à la suite de des vexations, pillent durant trois jours la capitale impériale. Ordre leur a cependant été donné (par Alaric 1er) d’épargner les édifices religieux où la population a trouvé refuge.  En fait, si les Wisigoths ont certes été tolérés par les empereurs romains après leur entrée dans l’empire en 376, dès leur installation ils n’aspirent qu’à gagner les rives méditerranéennes (et surtout l’Italie qui leur est interdite).  

Leur chef Alaric demande toujours plus de pouvoir et d’argent et joue, pour s’imposer, des rivalités qui affaiblissent le cœur de l’empire. Ainsi, le sac de Rome ne trouve pas son origine dans de simples vexations mais dans un plan de conquête beaucoup plus ambitieux compte tenu de la faiblesse grandissante de Rome.  

À noter que l’empire romain d’Orient va quant à lui résister (Empire byzantin) jusque vers l’an mille grâce à un perfectionnement des savoir-faire tactiques et stratégiques romains (notamment adaptés au renseignement, à la stratégie indirecte et à ce que l’on nommerait aujourd’hui la manœuvre politico-militaire).  

Lire à ce sujet : E. Luttwak, La grande stratégie de l’Empire byzantin

 24 août 1217 : exécution d’Eustache Busket dit Eustache le Moine ou le Moine noir.  

Issu d’une famille noble de Boulogne, il se défroque de l’ordre de Saint-Benoît afin de venger son père assassiné par Renaud de Dammartin, comte de Boulogne. Après avoir écumé les terres de son ennemi, il devient corsaire et mercenaire au service du roi d’Angleterre, Jean sans Terre, puis de Philippe Auguste, roi de France. Il rançonne les navires avec une hardiesse hors normes, contribuant à sa réputation. Il est fait prisonnier à la bataille de South Foreland ou bataille de Sandwich où la flotte française est défaite alors qu’elle se rend dans la Tamise. Décapité sur le pont d’un bateau, sa tête est exhibée dans tout le sud de l’Angleterre.  

Il passe à la postérité dès le XIIIe siècle avec Le roman d’Eustache le moine, puis en 1964, dans le Journal de Tintin avec la bande dessinée, Eustache le moine, corsaire du roi.  

Enfin, il aurait inspiré Hugo Pratt pour le personnage du Moine dans le premier opus de Corto Maltese ».  CNE Jean-Baptiste P.  

 24 août 1226 : mort de Gengis Khan (Chine).  

Né dans les steppes mongoles, il se créée un empire gigantesque (de la Chine à la mer Caspienne) que ses fils étendront jusqu’aux portes de l’Europe. Il passe pour le plus grand conquérant de l’Histoire. La biographie que lui a consacrée René Grousset est utile (tout en étant assez ancienne, 1944) car permet d’ajouter des facettes au personnage que l’on connait surtout pour son caractère impitoyable et ses hécatombes chez ses ennemis. 

 24 août 1572 : massacre de la Saint Barthélémy (Paris).  

 24 août 1704 : bataille de Velez-Malaga (au large de Malaga).

La flotte du comte de Toulouse a reçu l’ordre de reprendre Gibraltar et affront sur son chemin au niveau de Vélez-Malaga la flotte britannique de l’amiral Rooke. La bataille est considérée comme la plus grande de la guerre de succession d’Espagne mettant aux prises près de 200 navires. La victoire tactique est attribuée aux Français (qui perdent moins d’hommes que les Anglais : 1600 contre 2300) mais ne permet pas de reprendre Gibraltar puisque le comte de Toulouse repart vers Toulon le 26.    

L’ordre de bataille original est conservé au SHD. 

 24 août 1814 : les Britanniques incendient la Maison Blanche.  

À la suite de la première abdication de Napoléon 1er, les Britanniques envoient des troupes en Amérique du Nord pour renforcer leurs garnisons du Canada, mener des raids contre les villes américaines et laver l’affront de l’incendie de York, un an auparavant.   

Le général Ross attaque la ville avec 4000 hommes qui incendient le Capitole et la Maison Blanche. Des pierres noircies ont été conservées à l’intérieur de l’édifice pour rappeler l’événement. 

 24 août 1943 : mort de Simone Weil (Ashford – Angleterre).  

Recrutée par les services de la France Libre à Londres pour travailler à la refondation de la France d’après-guerre, Simone Weil meurt d’épuisement à 34 ans. Avant de mourir elle a écrit un texte percutant afin de « refaire une âme au pays » et qu’elle titre Préludes à une déclaration des devoirs de l’être humain signifiant que nous n’avons de droits que dans la mesure où nous nous imposons préalablement des devoirs envers les autres.  
Quelques années plus tard, Albert Camus, son éditeur, donne comme titre à l’ouvrage, L’enracinement, pour préciser l’effet escompté en France de l’application des conseils de cette normalienne exemplaire et atypique.   

 24 août 1949 : le traité créant l’OTAN entre en vigueur  (Washington).  

Créée le 4 avril 1949, l’organisation existe pleinement à partir de la ratification de la convention d’application du traité.  

 24 août 1968 : premier essai de la bombe H française (Fangataufa).  

Une bombe H (c’est-à-dire thermonucléaire) d’une puissance de 2,6 mégatonnes explose à 520 mètres d’altitude sous un ballon.  

C’est l’essai français le plus puissant. La France devient la 5puissance thermonucléaire.  

 24 août 1991 : démission de Mikhaïl Gorbatchev (Moscou).  

Le secrétaire général du Parti communiste de l’URSS démissionne de ses fonctions, même si le putsch tenté contre lui le 19 août échoue grâce à l’habile récupération de Boris Eltsine.   




Chronique historique : 18 juin

18062019

18 juin 1429 : bataille de Patay (près d’Orléans).

Événement majeur de la guerre de cent ans qui voit la victoire du Dauphin et Jeanne d’Arc sur les troupes anglaises de Talbot. Si Orléans a eu un grand retentissement moral, en revanche sur un plan purement tactique et opératif, la campagne de la Loire qui s’achève à Patay est beaucoup plus décisive. Les archers anglais n’ont pas eu le temps de se protéger derrière les épieux taillés qu’ils disposent habituellement autour d’eux pour se protéger d’une attaque. Les reconnaissances françaises repèrent leurs positions suite à une maladresse anglaise et donnent l’alerte : l’avant-garde française (1500 hommes) commandée par les capitaines La Hire, de Loré et de Xaintrailles attaque les archers anglais qui fuient. Ensuite, la cavalerie lourde française charge et parvient pour la première fois depuis la défaite d’Azincourt à obtenir un franc succès.

La victoire de Patay fait suite aux combats victorieux de Jargeau, Meung et Beaugency du 12 au 16 juin, et clôt une campagne éclaire au cours de laquelle Jeanne d’Arc a repris l’initiative (souvent contre l’avis de ses grands subordonnés). Elle ouvre les ponts de la Loire et la route de Reims. Désormais plus rien ne peut arrêter Jeanne d’Arc jusqu’à son but politique : faire sacrer le Roi. Les Anglais qui s’étaient retirés en bon ordre d’Orléans quelque semaines plus tôt et qui avaient gardé toute leur force combattive, sont démoralisés et incapables de l’arrêter. La bataille a donné naissance à l’expression « mettre la Patay ». L’orthographe s’est transformée avec le temps donnant la forme qu’on lui connaît aujourd’hui : « mettre la pâtée ».

 18 juin 1635 : la Martinique devient française (Mer des Caraïbes).

Venant de Saint Christophe, les deux colons français Jean du Plessis d’Ossonville et Lienard de l’Olive prennent possession de l’île au nom du roi de France. Celle-ci, bien que découverte en 1493 par les Espagnols n’est pas encore colonisée et est peuplée par les Caraïbes. Un mois plus tard, d’Esnambuc envoie 100 hommes affermir la prise de possession.

 18 juin 1694 : débarquement anglais repoussé (Camaret – Bretagne).

Louis XIV, informé par son service de renseignement que les Anglais préparent un débarquement en Bretagne pour profiter du départ de la flotte française vers la Méditerranée, dépêche en urgence le lieutenant-général Vauban et le nomme commandant militaire de Brest (de tout le littoral breton en fait) car ce dernier a inspecté quelque temps auparavant l’ensemble de la côte Atlantique et de la Manche et en connait les forces et faiblesses. Il a si bien mis en alerte les habitants côtiers que ceux-ci repoussent facilement et sans pertes importantes le corps expéditionnaire du contre-amiral Osborn. Ce dernier perd 800 des 1200 hommes qu’il tente de débarquer, y compris le général Tollemash commandant l’assaut. La plage de Camaret est rebaptisée Trez Rouz (plage rouge) en raison du sang versé.

Cette victoire française est d’autant plus significative qu’elle est obtenue par seulement deux compagnies franches renforcées dans la nuit par une compagnie des milices provinciales de Guyenne. Il faut aussi souligner l’importance de la tour de Camaret que Vauban avait préalablement fait fortifier et armer pour défendre la plage, envisageant un débarquement possible à cet endroit.

 18 juin 1812 : les États-Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne.

Le président des États-Unis James Madison déclare la guerre à la Grande-Bretagne au nom de la défense du principe de liberté des mers, car la marine anglaise, sous prétexte de combattre l’Empire français, entrave le commerce américain. C’est la première fois que le Congrès américain vote une déclaration de guerre. Les combats auront lieu sur la mer et les Grands Lacs. La paix sera signée en décembre 1814.

 18 juin 1815 : défaite de Waterloo (Belgique).

Napoléon Ier, revenu de son exil sur l’île d’Elbe depuis moins de 100 jours, doit affronter la septième coalition. Il choisit d’attaquer les Anglais (Wellington) avant qu’ils ne se regroupent avec les Prussiens (Blücher) mais se heurte à une forte résistance. Le combat est indécis jusqu’à l’arrivée des Prussiens qui débandent l’armée française. Erreurs (de Ney et Napoléon), retards (Grouchy qui s’entête à Wavre) et trahisons (de Bourmont) alliés à la belle combativité des alliés, expliquent la défaite française. C’est la fin. Quatre jours plus tard, l’empereur abdique.  À noter aussi l’action d’éclat d’un autre général français, Cambronne, lui aussi entouré d’anglais, qui n’a pas fait de discours et s’est contenté d’un seul mot !

18 juin 1855 : échec du premier assaut de Malakof (Crimée).

 18 juin 1917 : décret créant la DGGSM.

La direction générale de la guerre sous-marine placée sous l’autorité du contre-amiral Merveilleux du Vignaux est créée pour faire pièce à la menace allemande.

 18 juin 1940 : appel radiophonique du général de Gaulle (Londres).

« Sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre depuis le 5 juin, le général De Gaulle s’entretient le 16 juin avec Churchill du projet d’union qui fusionnerait les nations et institutions françaises et britanniques dans le but de poursuivre la guerre. Dans l’après-midi, De Gaulle téléphone au Président du Conseil Paul Reynaud pour lui faire part de l’accord de Churchill. Mais ce projet est repoussé par le Conseil des ministres et entraîne la démission de Reynaud. Le Président de la République, Albert Lebrun, charge alors le maréchal Philippe Pétain de former un nouveau gouvernement. Rentrant de Londres dans la soirée, De Gaulle atterrit à Bordeaux et apprend qu’il ne fait plus partie du gouvernement. Surpris d’avoir été écarté de la nouvelle équipe, il s’envole vers Londres le 17 matin, en compagnie d’Edward Louis Spears, envoyé spécial de Churchill. Le 18, il prononce son discours à la BBC. A la demande du Gouvernement britannique, qui veut ménager le nouveau chef du Gouvernement français, le texte initial a été changé, notamment les deux premières phrases d’introduction qui énoncent : « Le Gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables un cessez-le-feu était possible. Il a déclaré que, si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France, la lutte devait continuer… ». COL Pierre Marie-Jeanne.

 18 juin 1940 : évacuation des réserves d’or de la Banque de France (Brest).

Face à l’avance allemande inexorable, les réserves d’or de la banque de France sont transférées par train à Brest (mi- mai 1940), comme en 1870 d’ailleurs. Ces près de 2000 tonnes d’or (dont 170 de la Banque de Belgique) sont finalement chargées à bord de la première division de croiseurs auxiliaires commandée par le contre-amiral Cadart, lorsqu’il devient évident que les Allemands ne peuvent plus être contenus. Une partie de cet or est déjà en route pour Halifax (Canada) depuis quelques jours. L’autre partie ne quitte Brest que quelques heures avant l’arrivée des troupes allemandes et se dirige vers Dakar. Le trésor connait tout au long de la guerre un périple intéressant, excitant les convoitises les plus diverses.

 18 juin 1944 : bataille de Saint-Marcel (Bretagne).

Parachutés le 5 juin, les SAS du 2e RCP/4th SAS Battalion, se sont regroupés dans les landes de Saint-Marcel pour former et diriger les maquis FFI du Morbihan estimés à plus de 3000 résistants. Les 8 et 9 juin, les parachutages massifs d’hommes et de matériels commencent. Durant 10 jours le ballet aérien permet à la place de se fortifier, à raison de 150 à 200 containers parachutés en moyenne par nuit. Le 18 juin, au matin, une patrouille de Feldgendarme donne l’alerte. Le camp bien organisé face aux renforts allemands, résiste toute la journée grâce aux enseignements des SAS mais aussi grâce à un soutien aérien venu d’Angleterre, rare action de ce type au profit d’un maquis durant la Libération. Malgré une résistance ferme, le commandant Bourgoin, chef de corps du 2e RCP, décide l’évacuation du camp. Le Lieutenant Louis Mairet, engagé dès le début de la bataille, est chargé avec sa section de couvrir la retraite des forces, mission qu’il remplit complètement.

Au cours de la bataille, 28 combattants meurent dont 6 parachutistes, 60 sont blessés et 15 sont faits prisonniers. Côté allemand, on estime les pertes à près de 300 hommes. La répression allemande soutenue par les milices locales fait 40 morts civils et détruit le village de Saint-Marcel.

La bataille de Saint-Marcel a d’importantes répercussions psychologiques car elle montre, pour la première fois en zone nord, que la Résistance, armée et encadrée par des professionnels peut tenir les Allemands en échec dans une bataille rangée.

De plus les troupes mobilisées par le commandement allemand en Bretagne sont autant de soldats en moins dans le bocage normand aidant une avancée déjà difficile pour les Alliés.

 18 juin 1953 : décès de l’As des as (Paris).

Le lieutenant-colonel René Fonck, caporal au début de la Première Guerre mondiale, la termine lieutenant et totalise 75 victoires aériennes homologuées (sans compter 52 victoires probables). Il est l’As des as français de la guerre aérienne.

 18 juin 1964 : Tabarly remporte la transat

L’enseigne de vaisseau Eric Tabarly remporte la transat en solitaire Plymouth-Newport à bord de Pen Duick II.

 18 juin 2010 : décès du général Bigeard (Toul).

Marcel Bigeard a débuté dans l’armée comme soldat de 2e classe en 1936 et a terminé son parcours comme général de corps d’armée (1974) puis secrétaire d’État à la Défense (1975-1976. Véritable légende militaire dès son vivant, il est l’une des figures les plus illustres des parachutistes, ayant été de presque tous les combats de son époque (Campagne de France, Résistance, Indochine, Algérie). Ses cendres reposent à Fréjus au Mémorial des guerres en Indochine.

Quand Lartéguy publie en 1960 Les Centurions, c’est un hommage, de son vivant, à Bigeard. La 50ème promo de l’EMIA porte le nom de Bigeard.







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