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Publication du G2S : les OPEX

10092014

G2S

L’indifférence autour des questions de défense et la méconnaissance des questions militaires sont largement partagées par nos concitoyens et leurs élites. De ce constat navrant dont souffrent nos armées, est née l’ambition du cercle de réflexion « G2S » d’apporter sa contribution à l’information de la société civile sur la défense en général et l’armée de terre en particulier et de prendre part au débat continu sur les questions stratégiques et de défense.
Le G2S est un groupe constitué d’officiers généraux de l’armée de terre qui ont récemment quitté le service actif. Ils se proposent de mettre en commun leur expérience et leur expertise des problématiques de défense, incluant leurs aspects stratégiques et économiques, pour donner leur vision des perspectives d’évolution souhaitables de la défense.

Editorial  du numéro 10 (août 2014)

Avant le débat budgétaire sur le projet de loi de finances 2015, et après les récentes tentatives de Bercy de revenir sur les assurances présidentielles concernant le respect du volume financier accordé par la loi de programmation militaire 2013-20191, il n’est pas inutile de regarder à nouveau la finalité d’une défense militaire. D’autant que le contexte mondial, de plus en plus instable pour des raisons bien connues qu’il n’est pas utile de rappeler ici, incite naturellement à lever les interrogations qui pèsent sur l’avenir de nos armées. Celle des crédits, d’abord, alors que l’échéance de la clause de révision de la LPM en 2015 va revenir sur le devant de la scène. Celle de l’évolution de leur organisation et de la diminution de leur format également, après un vent de réformes, toujours à l’œuvre, qui remet en question leur disponibilité et leurs capacités. Le fait que l’ensemble des nations européennes participent de cette « philosophie » générale n’est en rien une justification pour la France, même si sa position reste, pour l’instant, la moins mauvaise en comparaison des autres.
L’évolution d’un monde secoué par des crises diverses menant de facto à des états de guerre, conséquence directe de la disparition des blocs, a conduit à orienter nos armées vers l’action et l’engagement offensif sous la forme de corps expéditionnaires. Cette politique interventionniste a rendu nécessaire le passage à une armée de métier avec la professionnalisation de ses trois composantes, terre, mer et air. Cependant, la diminution drastique des crédits consacrés à la défense, antérieure à cette professionnalisation2, s’est poursuivie ensuite sans relâche, conduisant de manière insidieuse à n’organiser les armées qu’en vue de ces actions extérieures, elles-mêmes conduites avec parcimonie quant aux effectifs et aux moyens déployés sur chaque théâtre. Et, délaissant ainsi, de manière implicite, la défense militaire du pays et de sa population : il suffit de rappeler la faiblesse du contrat opérationnel de 10.000 hommes défini pour les forces terrestres sur le territoire national dans le Livre blanc de 2013 pour s’en persuader. Reste la dissuasion nucléaire, bien sûr, qui nous condamne, dans ces conditions, à la stratégie du tout ou rien…

Cet état de fait, peu connu ou méconnu de nos concitoyens, n’est pas sans inquiéter tous ceux que la défense militaire de notre pays préoccupe, au premier rang desquels se trouvent bien évidemment ceux qui ont fait vocation d’y consacrer leur vie.
Le G2S poursuit en ce sens, avec ce dixième dossier, qui sera délivré en deux envois, son action d’information dans le but de susciter un débat public sur les questions de défense. Le présent document ne prétend pas répondre aux inquiétudes évoquées plus haut. Son objet reste bien d’aider à la réflexion en examinant, dans cette première partie, l’historique récent, les attendus, les grandes options, les caractéristiques principales et les évolutions probables des opérations extérieures telles que les conçoivent nos armées, notamment lorsqu’elles sont conduites dans le cadre de l’ONU ou en relation avec elle. Dans sa seconde partie (prochain envoi), ce dossier se focalisera sur des aspects particuliers et critiques de nos interventions hors de nos frontières : le soutien des forces engagées, l’impératif d’aéromobilité « terrestre » et la nécessaire différenciation à faire entre forces spéciales et forces conventionnelles, tous aspects qui demandent à être mieux appréciés par ceux qui ont à décider de l’évolution de nos capacités d’action armée.
Ce dossier est sans aucun doute inhabituellement long au regard des précédentes réflexions proposées dans les envois du G2S. Mais, l’importance du sujet nous paraît justifier l’effort demandé au lecteur pour se forger une opinion personnelle et mieux connaitre les risques encourus par notre pays s’il poursuit sur la pente prise depuis des années : elle conduira inéluctablement au déclassement de notre appareil militaire et principalement de ses capacités d’intervention aéroterrestre, sans parler de son incapacité à tenir son rôle de dernier recours sur le territoire national, éventualité que les chefs militaires ont le devoir d’instruire.
La première partie est rédigée par le général (2s) Jean-Claude Thomann, ancien commandant de la force d’action terrestre (CFAT) et le général (2s) Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations unies à New-York. La seconde partie reviendra aux généraux (2s) : Jean-Claude Allard, ancien commandant de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT), Henri Poncet, ancien commandant des opérations spéciales (COS) et Jean-Tristan Verna, ancien directeur de la Structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (SIMMT). L’expertise acquise sur le terrain par ces officiers généraux et leur connaissance approfondie des problématiques dont ils traitent en font des commentateurs privilégiés de l’actualité de défense. Bénéficiant du recul nécessaire à un jugement objectif et s’appuyant sur de solides sources d’information qui leur permettent d’actualiser en permanence leurs évaluations, ils sont en mesure d’apporter au débat des contributions dont la pertinence ne saurait être moindre que celle d’experts autoproclamés.
  Général d’armée (2S) Jean-Marie Faugère, ancien inspecteur général des armées

Pour lire l’intégralité du document : fichier pdf Dossier n° 10-1ère partie

1  Loi votée par la représentation nationale.
2  Les fameux « dividendes de la paix »…




L’éditorial du président – numéro 184 de la revue – Mars 2014 (sous presse)

8032014

N184

Couverture de la prochaine revue consacrée au bilan de l’AG 2014

TRADITIONNELLEMENT, en début de nouvelle année, nous formulons des voeux. Je ne dérogerai pas à cette tradition pour la première revue de l’année. Je formule donc les voeux que 2014 soit la plus bénéfique et sereine possible pour chacune et chacun d’entre nous, mais tout en sachant que c’est aussi ce que nous ferons qui la rendra ainsi.

Mes premiers souhaits vont en priorité vers nos soldats engagés sur les théâtres d’opérations extérieurs, notamment le Mali avec l’opération Serval et la République Centrafricaine avec l’opération Sangaris qui sont sous les feux de l’actualité, mais également vers nos troupes en Afghanistan qui sont en train de tourner la page des opérations Pamir. J’ai une pensée très forte pour les familles endeuillées et nos blessés meurtris dans leurs chairs qui doivent pouvoir bénéficier du soutien sans faille de nos Institutions politiques et militaires.

Je souhaite que le budget de la Défense cesse d’être une variable d’ajustement du budget de l’Etat, que ses effectifs ne subissent pas le même sort vis-à-vis de la fonction publique et, qu’année après année, les crédits ne réduisent pas comme une peau de chagrin, que ce soit pour l’entraînement de nos troupes ou pour leurs équipements. Il en va de la crédibilité de la France.

Je souhaite que le bien peu glorieux épisode de Louvois trouve très rapidement une solution viable et que le personnel touché (solde incomplète, trop perçu, impôts, etc.) ne fasse pas les frais de ce désastre et soit accompagné du mieux possible.

Je souhaite que les militaires, notamment les officiers, touchés par la réduction des effectifs, soient guidés sereinement dans leurs démarches afin que cette seconde carrière se présente dans de bonnes conditions. La synergie qui se crée entre l’institutionnel (ARD) et l’associatif

(associations d’école, plateforme interarmées de coordination de l’accompagnement à la reconversion) est un gage de réussite dans ce domaine.

Je souhaite que L’Épaulette soit à la pointe de cet engagement, notamment du fait que les adhérents de L’Épaulette représentent la majorité des officiers concernés par ces réductions. Les orientations prises par L’Épaulette (création du service d’aide à la reconversion – SαR, participation active à la journée Cap 2C) et l’animation de la plateforme interarmées de coordination de l’accompagnement à la reconversion (Cap 2e Carrière) confiée au président national de L’Épaulette induisent des synergies profitables à tous.

Je souhaite développer la première des deux orientations prises résolument par L’Épaulette avec le volet ÉCOUTE – ANALY SE – CONSEIL au profit de près de 70 % des officiers de l’armée de Terre de 28 origines différentes du recrutement interne et sous contrat. ÉCOUTER pour mieux appréhender toutes les spécificités de ces différents recrutements. ANALY SER ces informations et ces échanges pour mieux comprendre les intérêts de chacun, leurs difficultés et leurs attentes afin de mieux les faire partager par le commandement. CONSEILLER et donc accompagner nos officiers en activité dans la préparation

de leurs concours, dans leurs réflexions sur leur avenir, dans leurs interrogations… Ce volet a pu apparaître secondaire face à la nécessaire montée en puissance de l’accompagnement à la reconversion, mais il ne s’agissait que d’un effet d’optique. C’est une préoccupation permanente du Conseil d’Administration, qui a décidé d’inviter systématiquement à ses réunions le grand prévôt de la promotion EMIA (2e année), le Commandant du 4e bataillon, le représentant OSC de la promotion du 4e bataillon, le correspondant Épaulette des gendarmes, le grand prévôt de la promotion des élèves officiers de la gendarmerie de l’EOGN, le président tournant des OAEA.

Je souhaite enfin que davantage d’adhérents participent à la vie de L’Épaulette car :

• il nous faut renforcer le siège qui peine à tout assurer et qui doit monter en puissance notre service d’aide à la reconversion, structurer la remontée des informations locales. Cela représente quelques heures de bénévolat sur place à Vincennes ou par télétravail…

• il nous faut trouver des référents pour accompagner chaque officier qui envisage de se reconvertir ;

• il nous faut tisser ce réseau de correspondants dans les bases de défense et dans les unités pour faire remonter les attentes, les questions, les inquiétudes locales ;

• il nous faut remplacer certains présidents de groupement.

Je souhaite donc une année ambitieuse pour L’Épaulette, mais je suis sûr qu’avec le concours de chacun d’entre nous, nous ferons que 2014 sera une bonne année !…

GCA (2s) Hervé Giaume,

Président national de L’Épaulette




Quel avenir pour l’EMIA?

19102010

pointinterrogation.jpg Ce titre peut sembler pour le moins iconoclaste venant du Président de l’Epaulette.

 Notez cependant qu’il ne dépeint cet avenir ni en blanc ni en noir, mais ouvre simplement une réflexion qui me semble aujourd’hui fondamentale. (Voir également billet du 9 oct.)

Pour aborder ce sujet d’actualité, revenons à quelques constats et questions élémentaires. (  actualisation de détail le 19/10) 

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