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Chronique historique : 23 avril

23042019

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Suite à des difficultés techniques, la migration de la Chronique vers une adresse Internet civile est reportée de quelques jours.

 23 avril 303 : mort de Saint Georges.  

Saint patron de la cavalerie. Entré dans l’armée à 17 ans comme son père, Georges est souvent présenté comme un jeune homme, beau, intelligent et très polis. Remarqué par l’empereur, il est nommé tribun dans la garde impériale où sa foi chrétienne, une fois découverte, lui attire des ennuis. L’empereur ne parvenant pas à le faire abjurer, le fait décapiter. On le représente généralement à cheval et terrassant le dragon. 

 23 avril 1014 : bataille de Clontarf (Irlande).  

Le roi d’Irlande, Brian Boru, réunit une armée de 20 000 hommes et bat définitivement les Vikings qui étaient installés sur les côtes irlandaises depuis le IXème siècle. Cette victoire aurait dû unir l’île, mais l’assassinat de Boru, le soir de la bataille, plonge l’Irlande dans une période de luttes pour la couronne. 

 23 avril 1346 (ou 1348) : création de l’ordre de la Jarretière (Angleterre).  

Le plus ancien ordre de chevalerie subsistant aujourd’hui a été placé sous le patronage de St George par le roi anglais Edouard III. La légende veut que lors d’un bal, la comtesse de Salisbury ait perdu sa jarretière.  

Edouard III la ramasse et la fixe à sa propre jambe en déclarant (pour couper court aux quolibets de ses chevaliers) : « Honi soit qui mal y pense ».  

C’est toujours la devise de l’ordre, en français, et la faute d’orthographe (honi) est d’époque.  

 23 avril 1616 : mort de Cervantès (Madrid).  

Miguel de Cervantès aussi appelé le manchot de Lépante après avoir perdu l’usage de la main gauche lors de la fameuse bataille navale de Lépante (7 octobre 1571) meurt à 68 ans. Il est passé à la postérité en publiant les aventures de L’ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche qui est souvent présenté comme le premier roman moderne de la littérature. 

 Le même jour, en Angleterre (Stratford upon Avon), meurt Shakspeare  l’un des plus grands dramaturges de l’Histoire.  

 23 avril 1809 : bataille de Ratisbone (Allemagne).  

Appelée aussi bataille de Regensburg, cette bataille a lieu le lendemain de la victoire de Davout à Eckmühl où ce dernier a réédité son exploit d’Auerstaedt (1806) de vaincre contre des troupes deux fois supérieures en nombre. Le maréchal Lannes après deux tentatives d’assaut repoussées par les Autrichiens sur le rempart de Ratisbonne, monte lui-même à l’assaut de la brèche pour redonner courage à ses hommes. La ville tombe peu après. Napoléon, au même moment, est légèrement blessé au talon par une balle autrichienne tirée de très loin, mais prend bien soin de remonter en selle et de se montrer à la troupe, qui déjà au courant de la blessure, s’inquiétait. 

 23 avril 1936 : réception à l’Académie française de Frédéric Bargone par Pierre Benoit. (Paris).  

Plus connu sous le nom de Claude Farrère, il entre à l’École navale en 1894 et démissionne après la grande guerre, avec le grade de capitaine de corvette, pour se consacrer à la littérature. Il produit une œuvre abondante inspirée de ses souvenirs d’officier de marine et en particulier une « Histoire de la Marine française. 

 23 avril 1954 : Dien Bien Phu se poursuit.  

Malgré l’engagement de deux compagnies du 6e BPC pour porter secours à Huguette 1 – et qui restent finalement bloquées -, le point d’appui tombe vers 4h30. Passant outre les avis du colonel Langlais et du lieutenant-colonel Bigeard, le général de Castries décide de reprendre la position : la perte d’Huguette 1 signifiait en effet un nouvel et dangereux rétrécissement de la zone de parachutage qui mettait en péril le ravitaillement du camp retranché. De Castries maintint donc sa décision. Du fait de différents facteurs (retards dans les ordres donnés, mauvaises liaisons, mauvaise coordination sol-air, mauvaise connaissance du terrain), la contre-attaque des légionnaires parachutistes du chef de bataillon Liesenfelt (2e BEP) est un cinglant échec au cours duquel le bataillon perd 150 hommes (dont la moitié de tués et de blessés graves) : de Castries perd, lui, sa dernière réserve. L’armée populaire a subi de très lourdes pertes et a enregistré des moments de découragement qualifiés de « dérives droitières » par l’état-major vietminh. CDT Ivan Cadeau

 23 avril 1961 : discours télévisé de de Gaulle (Paris).  

La troupe et ses chefs, dans leur très grande majorité refusent de suivre le « quarteron de généraux en retraite » qui a tenté un coup de force à Alger le 21.  

Après avoir laissé les putschistes se déclarer au grand jour, de Gaulle intervient à la télévision. Cinglant, il achève de rallier les indécis.  

Le 25, Challe, Zeller et Saint Marc se constituent prisonniers. Salan et Jouhaud rejoignent la clandestinité et l’OAS. Ils seront arrêtés un an plus tard. Quatre régiments sont dissous dont le 1er REP, le 30 avril. Ces cinq officiers ont tous été amnistiés et réintégrés dans leurs droits civiques et dignités militaires en 1982. 




Chronique historique : 22 avril

23042019

Info :

Suite à des difficultés techniques, la migration de la Chronique vers une adresse Internet civile est reportée de quelques jours.

 22 avril 1676 : bataille d’Agosta (au large de la Sicile).  

Le lieutenant général Abraham Duquesne bat une flotte hispano-hollandaise commandée par l’amiral Ruyter dans le cadre de la campagne de Sicile menée par Louis XIV. Blessé au combat, Ruyter meurt quelques jours plus tard à Syracuse où s’est réfugiée sa flotte. La mort de Ruyter créé un choc énorme chez les marins européens par qui il était considéré comme le plus grand amiral de tous les temps toutes catégories confondues. La victoire de Duquesne n’en est que plus remarquable. Colbert ordonne de rendre les honneurs au bateau ramenant aux Provinces unies le corps de Ruyter lorsqu’il longe la côte française. 

22 avril 1806 : mort du vice-amiral Villeneuve (Rennes).  

Accablé de reproches par Napoléon 1er depuis la défaite de Trafalgar (21 octobre 1805), Pierre Charles Silvestre de Villeneuve est retrouvé mort dans une chambre d’hôtel à Rennes. Il venait d’être libéré par les Anglais (18 avril 1806) et débarqué à Morlaix. Selon les sources, ils se serait suicidé ou aurait été assassiné. 

22 avril 1809 : bataille d’Eckmühl (Bavière).   

Napoléon 1er bat les Autrichiens durant la guerre de la Cinquième coalition. Pour récompenser le maréchal Davout qui s’est bien comporté, Napoléon le fait prince d’Eckmühl. 

22 avril 1900 : bataille de Kousseri (actuel Cameroun).  

Le commandant Lamy avec 1300 hommes (issus de 3 colonnes ayant opéré leur jonction la veille) dont 700 équipés de fusils, attaque le chef de guerre Rabah et son armée (estimée à 10 000 hommes) près de Kousseri.  Lamy et Rabah meurent au combat. C’est la dernière grande bataille du Sud Saharien qui, sans pacifier totalement la zone, fait cesser les raids sanglants. L’affrontement a eu lieu sur la rive gauche du Chari, juste en face du village de Kotoko (rive droite tchadienne) qui sera rebaptisé Fort Lamy un mois plus tard. Depuis 1973, Fort Lamy est N’Djamena.  
 
22 avril 1915 : utilisation pour la première fois des gaz de combat (Ypres).  

Les Allemands répandent des milliers de litres de chlore sur le front, au niveau du saillant d’Ypres. Le vent porte le gaz sur les positions françaises tenues par deux divisions qui se replient précipitamment. Les Canadiens, fraichement arrivés, doivent se redéployer pour faire face au vide laissé par les Français (8 km de large) et s’y sacrifient pour contenir la progression allemande. 
 
22 avril 1945 : Hitler admet devant témoin que la guerre est perdue et qu’il va se suicider (Berlin). 
 
22 avril 1956 : les sapeurs soviétiques découvrent un tunnel de la CIA (Berlin).  

A la faveur de travaux, un tunnel secret de 449 mètres est découvert sous la RDA. Creusé par les services secrets américains, ce tunnel a permis à la CIA, pendant près d’un an, d’intercepter les communications téléphoniques de l’armée rouge.  

Le KGB est en fait parfaitement au courant depuis le début des travaux mais, pour ne pas griller sa source (un diplomate britannique, George Blake), patiente un an avant de simuler la découverte. 

  22 avril 1988 : attaque de la gendarmerie de Fayaoué (île d’Ouvéa – Nouvelle Calédonie).  

En pleine campagne présidentielle française, un groupe d’indépendantistes Kanaks du FLNKS tue 4 gendarmes et en prend en otage 27 autres.  

Le 5 mai après avoir tenté à plusieurs reprises de négocier, le GIGN fortement appuyé par le 11e Choc, le commando Hubert et 2 lance-flammes du 17e RGP donne l’assaut contre la grotte d’Ouvéa où sont encore retenus 16 otages.  

22 avril 2008 : retrait de service du F117.  

L’US Air Force retire du service les derniers F-117 Nighthawk 




Chronique historique : 29 mars

1042019

29 mars 1631 : première organisaton de la Marine militaire française.  

Richelieu fait publier le « Règlement sur le fait de la Marine » qui vise à donner les premiers fondements d’une organisation administrative de la Marine française.  

 29 mars 1796 : exécution de Charrette (Nantes – place Viarme).  

François Athanase Charette de La Contrie dit « Charrette », chef de l’Armée catholique et royale du Bas-Poitou et du Pays de Retz est devenu l’un des généraux vendéens à la demande des paysans venus le chercher dans son manoir de Fonteclose.  

Lors de son exécution, il obtient le droit de commander au peloton : « lorsque je fermerai les yeux, tirez droit au cœur ». 

 29 mars 1809 : prise de Porto (Portugal).  

Soult entre dans Porto. Au même moment Victor, pourtant en infériorité numérique, bat le général Cuesta. 

 29 mars 1873 : création du camp de La Valbonne (Ain).  

Créé officiellement par le général Bourbaki, gouverneur de Lyon, le camp accueille les 86e et 92e régiments d’infanterie, après un an de travaux réalisés par le 2e génie. L’historique du camp évoquant également toutes les formations y ayant tenu garnison a été écrit par le lieutenant-colonel Pasteau : Le camp militaire de la Valbonne et ses régiments 1873-2012

 29 mars 1903 : combat du Ksar el Azoudj (Algérie).  

Lors de la pacification de l’Algérie, une section de 30 hommes composée de tirailleurs du 2e régiment et de légionnaires, commandés par le capitaine Normand se portent au-devant d’un groupe de 150 berbères qui viennent d’étriller des spahis sur la piste de Djenan à Taghit. Après 6 heures de combat, les français reculent en combattant en direction du fort de Ksar el Azoudj, le sergent Lovy et 3 tirailleurs forment l’arrière-garde. Ayant épuisé leurs munitions les quatre hommes se battent au corps-à-corps et sont tués. Le corps du sergent Lovy, d’abord enterré à l’oasis de Fendi, est ensuite officiellement inhumé à Tulle sa ville natale en 1904, sur intervention de l’Association des anciens Enfants de Troupe.  

Dans le contexte de ce début de XXe siècle au patriotisme exacerbé, il est devenu un symbole de l’enfant du peuple ayant offert sa vie à la Patrie. Un monument est érigé à sa mémoire dans sa ville natale sur une souscription ouverte par le 2e régiment de tirailleur algérien. CNE Jean-Baptiste P. 

 29 mars 1947 : insurrection malgache. (Madagascar).  

150 Français sont tués lors d’une émeute indépendantiste. La reprise en main par l’armée et les forces de l’ordre est sanglante et passe inaperçue en France. 

 29 mars 1967 : lancement du Redoutable – premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins français (SNLE).  

Le général de Gaulle est présent et déclare : « C’est une journée capitale pour notre Marine, pour notre défense et par là, pour notre indépendance ». 

 29 mars 1969 : condamnation du lieutenant William Calley pour le massacre de Mi Lay.  

Le 16 mars 1968, la compagnie C à laquelle appartient le lieutenant Calley tue entre 300 et 500 civils dans le village de Mi Lay (Vietnam) au cours d’une opération planifiée. L’officier de 26 ans prétend avoir obéi aux ordres de son capitaine, Ernest Medina. Mais la cours martiale ne retient que la responsabilité personnelle et le condamne à la prison à vie pour le crime de 22 civils. Le président Nixon intervient trois jours plus tard pour commuer sa peine. Il est gracié en 1974 après 3 années de prison. Le scandale est grand dans l’opinion publique américaine.  

Des photos prises juste après le massacre, mais publiées au moment du procès, montrent au grand public des cadavres de civils dont beaucoup sont ceux de femmes et d’enfants. 




Chronique historique : 2 mars

4032019

2 mars 1698 : découverte de l’embouchure du Mississipi (actuels États-Unis).  

Le capitaine de frégate Pierre Lemoyne d’Iberville remonte l’embouchure du fleuve et établit un fort à Biloxi où s’installe une petite garnison.  En explorant le fleuve, il rencontre des Indiens qui délimitent leur territoire avec des poteaux peints en rouge… Il nomme cette région « Bâton Rouge ». Cavelier de la Salle avait déjà découvert l’embouchure du Mississipi en 1682. 

 2 mars 1476 : les Suisses battent les Bourguignons à Grandson (Suisse).  

Le turbulent État bourguignon, dirigé par Charles le Téméraire, est pris entre le Royaume de France de Louis XI et l’Empire romain germanique. Pour s’imposer face à ce vassal trop puissant, Louis XI dresse les cantons suisses contre la Bourgogne. Le Téméraire intervient alors dans les Cantons suisses avec 20 000 hommes et grâce à son artillerie prend les châteaux de Vaumarcus et Grandson. Maladroitement, il laisse massacrer les prisonniers suisses de Grandson. Environ 400 soldats de la garnison sont pendus ou noyés en dehors de toute bataille ! 

La nouvelle se répand et crée un choc psychologique permettant aux 8 cantons suisses de s’unir et d’attaquer avec 18 000 hommes. Le Téméraire commet deux nouvelles erreurs : tout d’abord, il quitte Grandson et butte avec ses éléments de tête sur l’avant-garde ennemie en terrain peu propice. Ses cavaliers équipés de lance (4 mètres) ne parviennent pas à disloquer les carrés de piquiers suisses (piques de 6 mètres). Voulant rompre l’imbrication et attirer les piquiers sur un terrain que son artillerie peut atteindre, il fait manœuvrer en arrière ses troupes mais son ordre est mal compris d’autant plus qu’il le donne au moment où le gros des troupes suisses apparaît. Les Bourguignons cèdent à la panique et s’enfuient laissant 300 des leurs sur le champ de bataille. 

 2 mars 1793 : début de l’insurrection vendéenne (Cholet).  

Refusant la levée en masse décrétée par la Convention quelques jours plus tôt (cf. 23 février), des habitants de Cholet s’en prennent aux gardes ayant apporté les décrets parisiens et déclenchent un tumulte qui va se transformer les jours suivants en véritable soulèvement populaire dans le Grand Ouest. 

 2 mars 1793 : la principauté de Salm-Salm devient française (Vosges).  

Principauté entièrement souveraine durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Située à l’ouest de l’Alsace, entre Schirmeck et Senones, sa capitale, elle est rattachée à la France à la demande de la population contrainte par un blocus économique…français.  Le prince de Salm possédait à Paris un hôtel particulier qui abrite aujourd’hui le musée de la Légion d’honneur. 

 2 mars 1916 : le capitaine de Gaulle est fait prisonnier (Verdun).  

En tentant de repousser une attaque allemande sur le fort de Douaumont avec sa compagnie, de Gaulle est blessé à la cuisse.  C’est sa troisième blessure depuis 1914. Il est porté disparu et cité à l’ordre de l’armée par Pétain.  De Gaulle passera le reste de la guerre en captivité malgré 5 tentatives d’évasion. 

 2 mars 1941 : serment de Koufra (Libye).  

La colonne Leclerc prend aux Italiens l’oasis de Koufra. Leclerc fait le serment de ne déposer les armes qu’une fois le drapeau français flottant sur les cathédrales de Metz et Strasbourg.  

 2 mars 1943 : bataille de la mer de Bismarck (Pacifique Sud).  

Un important convoi de troupes japonaises est coulé par l’aviation américano-australienne. Les Japonais perdent près de 3000 soldats en une seule bataille pour avoir voulu transférer des forces en Nouvelle-Guinée à la suite de la défaite de Guadalcanal. 

2 mars 1969 : premier vol d’essai du Concorde (Toulouse).  

Construit en association par Sud-Aviation (future Aérospatiale) et British Aircraft Corporation (future British aerospace), il sera le seul avion de ligne supersonique de transport de voyageurs sans compter le malheureux Tupolev TU-144.  

 2 mars 1983 : transfert des restes de Doudart de Lagrée.  

Les autorités vietnamiennes remettent au consul général de France à Hô Chi Minh-ville une urne contenant les cendres du capitaine de frégate Doudart de Lagrée.  L’urne est embarquée à Singapour sur l’aviso-escorteur Doudart de Lagrée puis transportée à Saint-Vincent-de-Mercuze (Isère), village natal du marin explorateur. 




Chronique historique : 18 février

18022019

18 février 1713 : Cassard attaque Curacao.

« Le corsaire français Jacques Cassard attaque Curaçao, dans les Caraïbes. Après avoir pillé la colonie portugaise du Cap-Vert en Afrique de l’Ouest, Cassard prend la direction des Antilles où il attaque les îles anglaises de Montserrat, d’Antigua, de Saint-Eustache et la colonie hollandaise du Surinam. Le 18 février, il mène un raid sur le riche et fortement défendu comptoir hollandais de Curaçao. Sa victoire est totale. Il reviendra en France avec un butin prodigieux.

La frégate antiaérienne D 614 Cassard est le 11e navire de guerre français à porter son nom ». CESM.

 18 février 1806 : Napoléon Ier décide la construction de l’arc de Triomphe.  

Par décret impérial, Napoléon fait débuter la construction de l’arc de triomphe pour que ses soldats victorieux puissent le franchir, comme les armées antiques rentrant de leurs campagnes dans Rome.  Achevé en 1836 par Louis-Philippe, le monument est devenu un symbole de la Nation. Ses voutes et parois sont couvertes de noms prestigieux et abritent depuis 1921 la tombe du soldat inconnu.  Ce monument honore en fait ceux qui ont contribué à faire et défendre la France, qu’ils soient célèbres ou inconnus.  La flamme qui brûle sur la tombe du soldat inconnu est ravivée tous les soirs.  

 18 février 1814 : bataille de Montereau (Seine et Marne).  

Napoléon 1er remporte l’une de ses dernières victoires de la campagne de France en faisant se replier les Coalisés d’une cinquantaine de kilomètres à partir de Montereau grâce à la charge épique des cavaliers de Pajol.  C’est en fait ce dernier qui décide du sort de la journée en brisant et poursuivant l’armée du prince de Schwartzenberg. En tentant une contre-attaque avec sa brigade de cavalerie pour reprendre le pont de Montereau, le prince de Hohenlohe est tué.  Le soir, Napoléon déclare au général Pajol : « Si tous mes généraux m’avaient servi comme vous, l’ennemi ne serait pas en France ». 

 18 février 1859 : prise de Saigon.  

Sur ordre de Napoléon III et pour punir des massacres de missionnaires, le vice-amiral d’escadre de Genouilly bombarde Saigon et débarque des troupes qui occupent le fort du port. Afin de trouver une voie de communication vers la Chine et ainsi contrebalancer l’influence britannique, Doudart de Lagrée organise une expédition sur le fleuve Mékong. Il conclue que la meilleure voie pour la Chine n’est pas le Mékong mais le Fleuve rouge. 

 18 février 1871 : sortie avec les honneurs du colonel Denfert-Rochereau (Belfort).  

Le gouvernement provisoire lui ayant donné l’ordre de se rendre, Denfert-Rochereau sort de la ville bombardée depuis 103 jours par les Prussiens.  

 18 février 1889 : prise de Koudian (Soudan).  

Le Commandant Archinard, successeur de Gallieni, prend la ville de Koudian avec 400 hommes (dont le sous-lieutenant Marchand, futur général et héros de la colonne du même nom). Pour la première fois est utilisé au combat en Afrique, le fusil modèle 1884.  

 18 février 1895 : « Mais zut, j’en ai assez d’écrire ce soir »(Bhi Ni – Frontière chinoise).  

 Ainsi s’achève la lettre du Tonkin que rédige Lyautey à cette date. Perdu dans les confins du Tonkin et de la Chine entre Cao Bang et Lang Son, Lyautey raconte le travail quotidien des troupes coloniales consistant à réimplanter la vie dans les vallées qu’écument les pirates. Ses écrits réunis dans Lettres du Tonkin et de Madagascar sont des mines de renseignements sur la vie, le travail et le combat des soldats bâtisseurs.  

Les éditions Lavauzelle avec leur collection la pensée préservée, donnent accès aux militaires écrivains dont certaines œuvres n’ont pas pris une ride et peuvent encore « parler » aux commandants d’unité français engagés sur les théâtres d’opérations extérieures. 

 18 février 1920 : échec de la première traversée aérienne du Sahara (Anes Barakka – confins algériens).  

Partis d’Alger, le général Laperrine, le commandant Vuillemin et le lieutenant Dagneaux se crashent lors de l’atterrissage forcé de leur Bréguet, victime d’une panne d’essence. Laperrine, figure du Sahara, ami du Père Charles de Foucauld, meurt le 5 mars des suites de ses blessures. 




Chronique historique : 13 février

13022019

13 février 1692 : massacre du clan Mac Donald dans la Glencoe (Ecosse). 

Le protestant Guillaume d’Orange ayant mis en fuite le catholique Jacques II, les chefs de clans catholiques écossais sont dans l’embarras parce que le nouveau roi leur offre l’amnistie en échange de leur serment.   

Le chef du clan Mac Donald accepte finalement de prêter serment mais Guillaume d’Orange, blessé par le délai de réflexion utilisé, décide de faire un exemple. Il ordonne, par écrit, à Robert Campbell commandant le régiment d’Argyll, d’exécuter les Mac Donald. L’ordre est d’autant plus odieux que ce régiment était hébergé pacifiquement par les Mac Donald depuis deux semaines dans la magnifique Glencoe.  

Le massacre de ces 38 catholiques (attaqués dans leur sommeil) fait scandale, y compris dans les rangs protestants. Une commission d’enquête, la même année, montre qu’autant les raisons que la manière sont condamnables et spécifie qu’un soldat ne doit pas obéir à un tel ordre.  Aucune réelle sanction n’est cependant prise. Il faut noter que certains soldats ont refusé d’obéir, d’autres ont laissé s’échapper leurs victimes. 

 13 février 1772 : découverte de l’archipel de Kerguelen (océan Indien).  

Le capitaine de frégate de Kerguelen commandant « la Fortune » découvre, la veille, dans sa lunette, l’île que l’on baptisera Grande Terre. 

 13 février 1917 : arrestation de Mata Hari (Paris).  

Margaretha Zelle, hollandaise dont le surnom malais Mata Hari (l’œil du ciel = le soleil) est devenu un synonyme d’espionne, est un agent double travaillant plus ou moins en dilettante pour les Allemands et les Français.  Elle épouse un officier hollandais d’origine écossaise, Mac Leod, dont elle divorce après un séjour en Malaisie.  Jeune femme romanesque, collectionnant les amants et ayant besoin d’argent pour son train de vie, elle est vite engagée par le service de renseignement allemand. L’agent H21 gagne alors Paris. Repérée par le contre-espionnage français, Mata Hari accepte de travailler aussi pour la France. Elle reçoit une mise en garde des Britanniques tant son comportement devient dangereux pour elle.  

Probablement pour la punir de son double jeu, le service de renseignement allemand laisse intercepter un message secret qui la désigne clairement comme espionne.  

Son procès s’ouvre au moment où la France doute et cherche à se ressaisir. Cette affaire d’espionnage en est une occasion. Bien que l’activité d’espionnage de Mata Hari soit avérée, il semble que les informations qu’elle a communiquées n’aient pas eu grande valeur.  Elle sera fusillée à Vincennes le 15 octobre 1917, où elle affronte dignement son peloton d’exécution.  

Lire Le dossier de Mata Hari du Colonel Frédéric Guelton, pp. 82-85, RHA N° 247 (2e trimestre 2007). 

 13 février 1945 : début du bombardement de Dresde (Allemagne).  

Du 13 au 15, 1300 bombardiers britanniques et américains commencent à larguer près de 4000 tonnes de bombes incendiaires sur une ville n’offrant pourtant aucune cible militaire ou industrielle d’importance. Le 15, à l’issue de l’opération, la ville est rasée et 25 à 35 000 personnes tuées.  

Avec les bombardements américains sur le Japon, celui de Dresde est le plus meurtrier.  

 13 février 1960 : explosion de la première bombe atomique française (Sahara – Reggane- Algérie).  

La France devient la 4e puissance nucléaire avec cet essai. 

 13 février 1974 : expulsion de Soljenitsyne (Moscou).  

L’écrivain soviétique Alexandre Soljenitsyne, rendu célèbre grâce à son roman Une journée d’Ivan Denissovitch (1962) et qui bénéficie de l’appui de Krouchtchev, est rapidement mis à l’index sous Brejnev tout en étant encensé par la critique littéraire internationale (Le pavillon des cancéreux).  Fin 1973, il fait passer à l’Ouest clandestinement puis publier en France le manuscrit de L’archipel du goulag décrivant le régime concentrationnaire soviétique qu’il a connu de 1945 à 1953.  

Arrêté le 12 février, il est expulsé le lendemain vers la RFA après avoir été déchu de la nationalité soviétique.  

Après avoir vécu aux États-Unis jusqu’en 1994, il rentre en Russie où Gorbatchev l’avait réhabilité en 1989.  Il est mort en 2008 à 89 ans. Soljenitsyne dénonçait toutes formes de totalitarismes ; du stalinisme à la Terreur révolutionnaire française (1793) ne se faisant pas des ennemis qu’en URSS.   




Chronique Historique: 10 Déc

10122018

10 décembre : Notre-Dame de Lorette, patronne de l’aviation. La légende dit que la Sainte Maison de Joseph, Marie et Jésus vola à travers les airs, portée par les anges, de Galilée jusqu’en Italie en traversant ce qui est aujourd’hui l’ex-Yougoslavie. Notre-Dame de Lorette semblait donc tout indiquée pour devenir patronne de tous ceux qui travaillent dans l’aviation. Cette décision fut officiellement approuvée par un décret de la Congrégation Pontificale pour les Sacrements du 24 mars 1920 (source Diocèse aux Armées). Saint Joseph de Cupertino est lui aussi le saint patron de l’aviation.

10 décembre 1260 : bataille de Homs (actuelle Syrie). Huleghu, petit-fils de Gengis Khan, est battu par Baybars et ses Mamelouks. 

10 décembre 1710 : bataille de Villaviciosa. (Espagne). Durant la guerre de succession d’Espagne, envoyé par Louis XIV au secours de son petit-fils Philippe V d’Espagne, le Duc de Vendôme défait une armée anglo-autrichienne venue en renfort des forces de Stanhope, battues la veille à Brihuega et redonne confiance à la nation espagnole.

10 décembre 1941 : destruction de la force Z (au large de Singapour). Apprenant l’attaque surprise de Pearl Harbour, la flotte britannique en Malaisie (force Z) appareille pour attaquer les Japonais suspectés de vouloir débarquer à Kuantan (Malaisie). L’amiral Philipps ne dispose d’aucun appui aérien mais estime en accord avec ses officiers qu’il vaut mieux surprendre l’ennemi en plein débarquement plutôt que de l’attendre. La flotte japonaise n’a d’ailleurs pas de porte-avions. Pourtant la tentative de surprise échoue et c’est l’inverse qui se produit : un hydravion et un sous-marin japonais repèrent les deux bateaux anglais, le cuirassé HMS Prince of Walse et le croiseur de bataille HMS Repulse. Alerté, le contre-amiral Matsunaga fait décoller depuis les bases occupées en Indochine une cinquantaine de bombardiers qui une fois sur leurs cibles ne disposent que de quelques minutes d’autonomie pour les bombarder. L’amiral Philipps coule avec sa flotte. Avant de sombrer à bord du Prince of Wales, il a tout de même réussi à éviter 17 torpilles… La voie vers Singapour est ouverte pour les Japonais et le Pacifique, libre de toutes marines alliées.

10 décembre 1944 : signature du traité d’alliance et d’assistance franco-soviétique (Moscou). De Gaulle, président du GPRF (gouvernement provisoire de la République française) signe avec Staline un traité principalement dirigé contre l’ennemi commun, l’Allemagne, qu’il faut abattre puis qu’il faudra surveiller. La veille, le général de Gaulle a visité les blessés du Normandie-Niemen et remis la Croix de la Libération au régiment.

 

Destruction de la force Z




Chronique historique : 30 novembre

3122018

30 novembre 1700 : bataille de Narva (Estonie actuelle). Les Suédois, bien qu’en infériorité numérique, écrasent les Russes en profitant d’une tempête de neige soufflant par chance dans l’axe de leur attaque.

 30 novembre 1750 : mort du maréchal de Saxe (Chambord). Le chef de guerre le plus habile de Louis XV.

 30 novembre 1789 : la Corse devient officiellement française par décret de l’Assemblée nationale. Deux mois plus tard, le 15 janvier 1790, la Corse devient un département avec Bastia comme chef-lieu et siège de l’unique évêché. L’île de Beauté avait été rachetée par Louis XV aux Génois en 1768.

 30 novembre 1807 : la Grande Armée entre dans Lisbonne.

 30 novembre 1808 : combat de Somosierra (Espagne). En route vers Madrid pour effacer l’affront de la capitulation de Baylen, l’armée française est arrêtée dans le défilé de Somosierra par le tir de quatre batteries de canons que défendent quelques 8 000 hommes. Après plusieurs tentatives de débordement infructueuses, Napoléon envoie les 150 chevau-légers Polonais qui constituent ce jour-là son escadron de service. Pour leur baptême du feu, les lanciers forcent le passage jusqu’au col, bientôt soutenus par un deuxième escadron de lanciers et les chasseurs à cheval de la Garde, au prix de 57 des leurs. La route de Madrid est ouverte. En 1936, durant la guerre civile espagnole, une autre bataille aura lieu au même endroit : Somosierra est un des rares passages dans le massif de Guadarrama (culminant à 2430 mètres) qui barre dans son centre l’Espagne, juste au Nord de Madrid. C’est une des principales défenses naturelles de la capitale.

 30 novembre 1840 : la Belle poule accoste à Cherbourg. Le Prince de Joinville, fils du roi Louis-Philippe, est de retour de l’île de Sainte Hélène où il est parti chercher les restes de l’empereur.

 30 novembre 1853 : bataille de Sinope (actuelle Turquie – côte de Mer Noire). Bataille navale russo-turque qui déclenche la guerre de Crimée et voit la victoire de la flotte russe venue bombarder les Ottomans à l’intérieur du port de Sinope. C’est l’une des dernières batailles navales de la marine à voile. Seuls quelques unités étaient à vapeur notamment dans la flotte russe du Tsar Nicolas 1er. En revanche, la marine russe a utilisé des obus explosifs qui ont ravagé la flotte ottomane alors que cette dernière ne disposait que de boulets traditionnels. La France, l’Angleterre et le Piemont vont déclarer la guerre au Tsar pour contrer ses ambitions méridionales.

 30 novembre 1870 : combat du plateau de Villiers. Le général Trochu afin de rompre l’encerclement de Paris par les Prussiens et de redonner courage aux Parisiens ordonne une sortie en direction de Champigny et Villiers. Le général Ducrot sort avec 80 000 hommes, franchit la Marne mais ne parvient pas à percer les lignes de la division du Wurtemberg solidement installée en défensive sur les hauteurs.

 30 novembre 1939 : l’armée rouge attaque la Finlande. Des tirs d’artillerie sur le village de Mainila tuent 4 soldats soviétiques le 26 novembre. Moscou accuse immédiatement la Finlande et réclame un retrait de ses troupes de l’isthme de Carélie (à portée de canon de Leningrad). La Finlande propose le lendemain un retrait mutuel des troupes, mais l’URSS maintient ses accusations et dénonce unilatéralement le traité de non-agression russo-finnois de 1932. Le 30 novembre, 400 000 soviétiques envahissent la Finlande ; la guerre d’hiver débute. L’armée rouge va essuyer de nombreux revers face à la valeureuse petite armée finlandaise (250 000 hommes), bien préparée. La loi du nombre l’emportant, la Finlande finit par être vaincue, le 12 mars 1940.

 30 novembre 1972 : proposition française d’une Europe spatiale (Paris). En conseil interministériel sur l’espace, la proposition du CNES d’associer des partenaires européens au projet de lanceur de satellites (L3S) est acceptée par le président Pompidou. Un mois plus tard, à Bruxelles, la proposition est officiellement faite aux pays européens.







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