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Chronique historique : 14 octobre

15102019

14 octobre 1066 : bataille d’Hastings (Angleterre).

Guillaume, duc de Normandie a débarqué depuis deux semaines dans le Sussex et a fait construire une place forte dans l’urgence afin d’attendre le retour du roi Saxon Harold. Ce dernier vient d’écraser les forces Viking (roi norvégien Harald) débarquées dans le Nord de l’Angleterre à hauteur de York. Fatigués, par l’aller-retour qu’imposent ces deux débarquements, les 7500 combattants Saxons surprennent par leur bonne tenue dans le début du combat qui s’engage. Les 7000 Normands sont presque vaincus en fin de matinée. La rumeur de la mort du duc de Normandie se propage dans les rangs et terrasse psychologiquement les envahisseurs. Guillaume se place alors sur le devant des troupes pour se faire reconnaitre et conduit un nouvel assaut. Cependant, c’est l’action « commando » de quatre de ses chevaliers contre Harold (roi saxon) qui est décisive : ayant percé intentionnellement la ligne de défense juste devant lui, ils le tuent et provoquent la débandade saxonne. Guillaume est couronné roi d’Angleterre en décembre.

 14 octobre 1543 : Barberousse hiverne à Toulon avec sa flotte.

 À la suite de l’accord passé entre Soliman et François Ier, le corsaire musulman passe l’hiver à Toulon d’où la population a été évacuée … et la cathédrale transformée en mosquée. Cette alliance de revers connue sous le nom de Capitulations (signature entre 1528 et 1536) vise  à affaiblir la maison d’Autriche et instaure dans les faits, la vocation de la France à protéger les chrétiens d’Orient.

14 octobre 1702 : victoire de Friedlingen (Allemagne).

Le duc de Villars bat les Impériaux du prince de Bade et gagne ainsi son bâton de maréchal.

14 octobre 1806 : victoires d’Iéna et Auerstadt (Allemagne).

Napoléon à Iéna et Davout à Auerstadt anéantissent la réputation de l’armée prussienne mise en déroute. Murat s’illustre en rattrapant à Weimar l’artillerie et la logistique prussienne en fuite. La reine Louise de Prusse, »âme damnée» de la guerre, parvient toutefois à s’enfuir par une porte de la ville alors même que les Français entrent par l’autre. Cette double victoire ouvre la route de Berlin. Clausewitz quant à lui est fait prisonnier à Auerstadt.

14 octobre 1918 : Adolphe Hitler est blessé (Ypres – Belgique).

Affecté au 16e régiment d’infanterie bavarois, le caporal Hitler est blessé au front pour la deuxième fois. Une attaque britannique au gaz moutarde sur le saillant d’Ypres le rend momentanément aveugle. Il est évacué sur un hôpital en Poméranie où il apprendra la capitulation allemande.

14 octobre 1939 : le cuirassé Royal Oak est coulé à l’ancre par un sous-marin allemand dans Scapa Flow (iles Orcades – Ecosse). 

L’amiral Donitz commandant la flotte allemande veut frapper fort dès l’entrée en guerre et ordonne une opération spectaculaire contre la base britannique. L’U47 du commandant Prien parvient à pénétrer de nuit dans Scapa Flow malgré les courants très forts et les obstacles destinés à la protéger des attaques de sous-marins. Curieusement, l’explosion de la première torpille n’alerte pas les britanniques qui pensent plutôt à un accident. Ce n’est que 10 minutes plus tard, lors de la seconde salve que la chasse au sous-marin est lancée. Prien parvient à s’échapper. Churchill dans ses mémoires de guerre lui rend hommage, considérant que l’attaque est un fait d’armes de l’ennemi. Churchill était à ce moment ministre de la marine et venait d’inspecter les défenses de Scapa Flows…

14 octobre 1944 : suicide de Rommel (Herrlingen – Allemagne).

 Le maréchal Erwin Rommel se suicide sur ordre de Hitler qui lui tient rigueur de liens entretenus avec les officiers ayant attenté à sa vie. En contrepartie, sa réputation et sa famille sont préservées. Il a même droit à des funérailles nationales, le décès étant présenté comme la conséquence d’une embolie pulmonaire.

14 octobre 1947 : passage du mur du son (États-Unis).

Charles Yeager à bord de son Bell X-1 dépasse la vitesse de 1 200 km/h soit environ 340 m/s

14 octobre 1962 : découverte de rampes de missiles à Cuba.

Un avion espion U2 américain repère 36 missiles SS-4 capables chacun de délivrer 1 mégatonne à 2000 km. Les États-Unis sont à portée de tir nucléaire des soviétiques en quelques minutes.

 




Chronique historique : 11 octobre

15102019

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas. Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas. Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1899 : début de la deuxième guerre des Boers (Afrique du Sud).

Les Boers (paysans en Hollandais) qui ont été rejetés vers le nord-est de l’Afrique du Sud par les Britanniques, se sont constitués en États indépendants (le Natal et l’État d’Orange) et luttent à la fois contre les Zoulous et l’expansionnisme des colons britanniques attirés par l’or fraîchement découvert au Transvaal. Très attachés à leur culture, ceux que l’on finira par appeler les Afrikaners (environ 25 000 combattants), mènent pendant trois ans une guérilla particulièrement éprouvante pour les armées britanniques (près de 500 000 soldats!). Les Afrikaners montent des actions commando (le terme vient de leur langue), sont camouflés alors que les troupes impériales sont de rouge vêtues, mais doivent finalement se rendre. Lord Kitchener (Cf. Fachoda) obtient leur reddition en 1902 après avoir quadrillé le territoire afin de priver les insurgés du soutien de la population (rassemblée dans des camps où sévissent maladies et famine).

11 octobre 1939 : Roosevelt reçoit la lettre Einstein-Szilard (Washington).

Le 2 août, les physiciens hongrois Szilard, Teller et Wigner décident d’alerter les États-Unis sur la possible utilisation de la fission nucléaire par les nazis. Ils préviennent ainsi les États-Unis sur les récentes avancées scientifiques pouvant créer des bombes d’un nouveau type et extrêmement puissantes. Ils recommandent même d’accélérer le travail expérimental. Ces physiciens demandent à Einstein de bien vouloir signer la lettre afin d’avoir plus de poids auprès du président américain. La lettre arrive tardivement à destination compte tenu du début des combats (Pologne) et est à l’origine du projet Manhattan.

11 octobre 1951 : victoire de Crève-cœur (Corée).

La conquête de la ligne de crête « Bloody ridge » permettant le contrôle du massif de Hwachon débute le 13 septembre avec la 2e DI américaine à laquelle appartient le bataillon français (BF/ONU). La position est fermement tenue par les Sino-coréens car donne accès au réservoir hydro-électrique de Séoul. Les pertes franco-américaines sont très élevées (597 morts dont 60 français) durant les 4 semaines d’assaut. C’est le bataillon français qui conquiert la crête dans la nuit du 11 au 12, après avoir utilisé tout le registre connu (de la baïonnette au canon sans recul en passant par le lance-flamme).  Les préparations d’artillerie ont été si intenses du fait de l’excellence des fortifications ennemies que le général Monclar, ancien de la guerre 14-18, a déclaré aux survivants du bataillon, »Vous pourrez dire à vos anciens que vous avez vécu quelque chose qui ressemble à Verdun».

Pour approfondir lire l’ouvrage d’Ivan Cadeau (La guerre de Corée – 1950-1953) et Monclar, le Bayard du 20ème siècle, livre écrit par Fabienne Monclar (fille du général).

11 octobre 1958 : lancement de Pioneer 1.

Deux mois après l’échec de Pioneer 0, un lanceur Thor-Able propulse une nouvelle sonde de 38 kg en direction de la Lune. Elle retombe sur Terre deux jours plus tard mais la NASA se console puisque la sonde rapporte tout de même des données sur la ceinture de radiations de Van Allen, découverte au début de la même année par les missions Explorer.

11 octobre 1970 : embuscade de Bedo (Tchad).

La Compagnie Parachutiste d’infanterie de Marine du 6e RIAOM ayant reçu la mission de contrôler la ligne des palmeraies située au Nord-ouest de Faya-Largeau. Se déplace entre Gouro et Kirdimi lorsqu’elle tombe dans une embuscade. Le commando du lieutenant Neau perd 11 tués et 16 blessés. Le SCH Dimitri Voronine est atteint d’une balle en plein cœur en se lançant à l’assaut des rebelles. Agé de 24 ans, il s’était engagé au 1er RPIMa à 19 ans, dès la fin de ses études secondaires. Il s’y était distingué d’emblée par sa vivacité d’esprit, sa générosité et ses indéniables qualités de chef.

La 169e promotion de l’ENSOA (1998) porte son nom.

11 octobre 2013 : l’OIAC lauréate du Nobel de la paix (Oslo).

Méconnue du grand public, l’organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques supervise depuis 1997 la destruction des armes chimiques déclarées par les pays signataires et l’arrêt des installations de production.




Chronique historique : 24 septembre

24092019

24 septembre 1853 : les Français prennent possession de la Nouvelle-Calédonie.

Au nom de Napoléon III, le contre-amiral Février-Despointe déclare françaises ces îles découvertes par James Cook en 1774. Elles servent de bagne à la métropole, accueillent des Alsaciens et des Lorrains après la défaite de 1871 et deviennent un des principaux centre de production de nickel. Les années 1980 voient se détériorer les relations entre Kanaks et Caldoches au point que la date du 24 septembre est considérée par certains Kanaks comme un jour de deuil. L’affaire de la grotte d’Ouvéa en 1988 a conduit aux accords de Matignon qui instaurent un processus de transfert de compétences.

24 septembre 1877 : bataille de Shiroyama (Japon).

En ouvrant le Japon aux Occidentaux (1870) et à leur technologie, l’Empereur Meiji sacrifie les Samouraïs qui l’avaient pourtant porté au pouvoir (1866) en faisant s’affronter deux cultures aux antipodes l’une de l’autre. Noblesse guerrière coûteuse pour le budget de l’État et symbolisant un passé féodal que le pouvoir sent comme un frein au développement, la caste des Samouraïs n’accepte pas de perdre ses privilèges (port du sabre par ex). Beaucoup d’entre eux (15 000) rejoignent l’ex-ministre de la guerre Saigo Takamuri dans son combat « pour l’honneur ».

Takamuri est curieusement à l’origine l’un des artisans de l’ouverture du Japon, mais se persuadant qu’elle est incompatible avec la voie du guerrier (Bushido), il s’y oppose dans un combat qu’il sait vain, mais estime honorifique. Après une série de combats qui ne lui laissent plus que 400 hommes, il est encerclé sur la colline de Shiroyama le 24 septembre 1877 par 30 000 impériaux équipés d’artillerie et fusils.

Le film Le dernier Samouraï (2003) qui prend des libertés d’un point de vue historique, montre bien l’esprit « kamikaze » de cette rébellion. Cet esprit causera bien des pertes aux Américains durant la guerre du Pacifique. La liberté historique est de taille puisque l’officier instructeur se mettant au service des Samouraïs est en fait le capitaine Jules Brunet (polytechnicien et artilleur français).

24 septembre 2007 : décret de création de l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE).

L’ISAE est issue de l’histoire centenaire des deux écoles SUPAERO et l’ENSICA. SUPAERO est fondée dès 1909 par le colonel Jean-Baptiste Roche, officier de l’arme du génie qui pressent l’importance stratégique de l’aéronautique et son futur besoin en ingénieurs spécialisés. Il reste le directeur de cette école jusqu’en 1930.

Cette remarquable intuition fait de SUPAERO l’une des plus anciennes écoles du domaine aéronautique.

L’ENSICA est quant à elle créée après la libération, à la fin de l’année 1945. Dans un premier temps, elle dépend de SUPAERO – alors nommée École nationale supérieure de l’aéronautique – dont elle occupe les locaux. Suite au mouvement de décentralisation décidé par le gouvernement de Michel Debré à la fin des années 1950, l’ENSICA rejoint Toulouse en 1961, SUPAERO en 1968.

Les deux écoles suivent alors des parcours distincts, tout en gardant une certaine proximité. Rapprocher deux établissements prestigieux, porteurs de la même mission, sous la tutelle du même ministère et installés dans la même ville devient peu à peu une évidence. L’organisation est repensée, le campus de Rangueil est choisi pour accueillir ce regroupement, 100 M€ sont investis pour rénover et construire des installations à la hauteur des ambitions de l’Institut. Dans cette dynamique, les cursus SUPAERO et ENSICA sont fusionnés en 2015. Une identité commune est développée autour de l’ISAE-SUPAERO, devenu au fil des années le leader mondial de l’enseignement supérieur dans le domaine aérospatial

24 septembre 1914 : Genevoix est blessé (Les Éparges).

Le sous-lieutenant Maurice Genevoix est blessé au ventre et se croit mort avant de réaliser que la balle a été déviée par un bouton de sa capote. La description qu’il fait de cet instant dans La mort de près est saisissante. 7 mois plus tard, ce sont 3 balles qui l’atteignent et cette fois le blessent très grièvement.

24 septembre 1957 : arrestation de Yacef Saadi (Alger).

Ayant décidé la reprise des attentats en ville, le nouveau chef de la ZAA (Zone autonome d’Alger) veut enrayer les succès remportés par les parachutistes de Massu. La première bataille d’Alger s’est  en effet achevée par l’arrestation de Larbi Ben M’Hidi mais est déjà entachée des accusations de torture. Massu opte alors pour la technique de l’infiltration-intoxication : le colonel Godard aidé des capitaines Léger et Sirvent, spécialistes de la guerre insurrectionnelle, parvient à démanteler la ZAA et notamment à arrêter son chef, Yacef Saadi.

C’est le LCL Jeanpierre qui avec une compagnie du 1er BEP capture Saadi. Avant de se rendre, Yacef Saadi lance une grenade blessant Jeanpierre et l’adjudant Tasnady qui sont évacués. Criblé d’éclats sur tout le côté gauche, de la tête à la jambe, Jeanpierre est hospitalisé à l’hôpital militaire Maillot.

Il en sort le 12 octobre et bénéficie d’une permission de convalescence de 15 jours.

Lire de Daniel Sornat, Lieutenant-colonel Jeanpierre, Vies et mort d’un grand légionnaire.

24 septembre 1970 : retour sur Terre de Luna 16.

La course à l’exploration de la Lune a été fortement stimulée par la Guerre Froide. La sonde automatique soviétique ramène sur Terre des échantillons lunaires après plusieurs échecs qui ont laissé le temps aux missions américaines Appolo 11 et 12 de ramener des roches lunaires un an plus tôt.

24 septembre 1982 : arrivée de la FMSB à Beyrouth (Liban).

À la suite des massacres de Sabra et Chatila, commis quelques jours plus tôt, la FMSB (force multinationale de sécurité à Beyrouth) est dépêchée en urgence au Liban.




Chronique historique : 18 juin

18062019

18 juin 1429 : bataille de Patay (près d’Orléans).

Événement majeur de la guerre de cent ans qui voit la victoire du Dauphin et Jeanne d’Arc sur les troupes anglaises de Talbot. Si Orléans a eu un grand retentissement moral, en revanche sur un plan purement tactique et opératif, la campagne de la Loire qui s’achève à Patay est beaucoup plus décisive. Les archers anglais n’ont pas eu le temps de se protéger derrière les épieux taillés qu’ils disposent habituellement autour d’eux pour se protéger d’une attaque. Les reconnaissances françaises repèrent leurs positions suite à une maladresse anglaise et donnent l’alerte : l’avant-garde française (1500 hommes) commandée par les capitaines La Hire, de Loré et de Xaintrailles attaque les archers anglais qui fuient. Ensuite, la cavalerie lourde française charge et parvient pour la première fois depuis la défaite d’Azincourt à obtenir un franc succès.

La victoire de Patay fait suite aux combats victorieux de Jargeau, Meung et Beaugency du 12 au 16 juin, et clôt une campagne éclaire au cours de laquelle Jeanne d’Arc a repris l’initiative (souvent contre l’avis de ses grands subordonnés). Elle ouvre les ponts de la Loire et la route de Reims. Désormais plus rien ne peut arrêter Jeanne d’Arc jusqu’à son but politique : faire sacrer le Roi. Les Anglais qui s’étaient retirés en bon ordre d’Orléans quelque semaines plus tôt et qui avaient gardé toute leur force combattive, sont démoralisés et incapables de l’arrêter. La bataille a donné naissance à l’expression « mettre la Patay ». L’orthographe s’est transformée avec le temps donnant la forme qu’on lui connaît aujourd’hui : « mettre la pâtée ».

 18 juin 1635 : la Martinique devient française (Mer des Caraïbes).

Venant de Saint Christophe, les deux colons français Jean du Plessis d’Ossonville et Lienard de l’Olive prennent possession de l’île au nom du roi de France. Celle-ci, bien que découverte en 1493 par les Espagnols n’est pas encore colonisée et est peuplée par les Caraïbes. Un mois plus tard, d’Esnambuc envoie 100 hommes affermir la prise de possession.

 18 juin 1694 : débarquement anglais repoussé (Camaret – Bretagne).

Louis XIV, informé par son service de renseignement que les Anglais préparent un débarquement en Bretagne pour profiter du départ de la flotte française vers la Méditerranée, dépêche en urgence le lieutenant-général Vauban et le nomme commandant militaire de Brest (de tout le littoral breton en fait) car ce dernier a inspecté quelque temps auparavant l’ensemble de la côte Atlantique et de la Manche et en connait les forces et faiblesses. Il a si bien mis en alerte les habitants côtiers que ceux-ci repoussent facilement et sans pertes importantes le corps expéditionnaire du contre-amiral Osborn. Ce dernier perd 800 des 1200 hommes qu’il tente de débarquer, y compris le général Tollemash commandant l’assaut. La plage de Camaret est rebaptisée Trez Rouz (plage rouge) en raison du sang versé.

Cette victoire française est d’autant plus significative qu’elle est obtenue par seulement deux compagnies franches renforcées dans la nuit par une compagnie des milices provinciales de Guyenne. Il faut aussi souligner l’importance de la tour de Camaret que Vauban avait préalablement fait fortifier et armer pour défendre la plage, envisageant un débarquement possible à cet endroit.

 18 juin 1812 : les États-Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne.

Le président des États-Unis James Madison déclare la guerre à la Grande-Bretagne au nom de la défense du principe de liberté des mers, car la marine anglaise, sous prétexte de combattre l’Empire français, entrave le commerce américain. C’est la première fois que le Congrès américain vote une déclaration de guerre. Les combats auront lieu sur la mer et les Grands Lacs. La paix sera signée en décembre 1814.

 18 juin 1815 : défaite de Waterloo (Belgique).

Napoléon Ier, revenu de son exil sur l’île d’Elbe depuis moins de 100 jours, doit affronter la septième coalition. Il choisit d’attaquer les Anglais (Wellington) avant qu’ils ne se regroupent avec les Prussiens (Blücher) mais se heurte à une forte résistance. Le combat est indécis jusqu’à l’arrivée des Prussiens qui débandent l’armée française. Erreurs (de Ney et Napoléon), retards (Grouchy qui s’entête à Wavre) et trahisons (de Bourmont) alliés à la belle combativité des alliés, expliquent la défaite française. C’est la fin. Quatre jours plus tard, l’empereur abdique.  À noter aussi l’action d’éclat d’un autre général français, Cambronne, lui aussi entouré d’anglais, qui n’a pas fait de discours et s’est contenté d’un seul mot !

18 juin 1855 : échec du premier assaut de Malakof (Crimée).

 18 juin 1917 : décret créant la DGGSM.

La direction générale de la guerre sous-marine placée sous l’autorité du contre-amiral Merveilleux du Vignaux est créée pour faire pièce à la menace allemande.

 18 juin 1940 : appel radiophonique du général de Gaulle (Londres).

« Sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre depuis le 5 juin, le général De Gaulle s’entretient le 16 juin avec Churchill du projet d’union qui fusionnerait les nations et institutions françaises et britanniques dans le but de poursuivre la guerre. Dans l’après-midi, De Gaulle téléphone au Président du Conseil Paul Reynaud pour lui faire part de l’accord de Churchill. Mais ce projet est repoussé par le Conseil des ministres et entraîne la démission de Reynaud. Le Président de la République, Albert Lebrun, charge alors le maréchal Philippe Pétain de former un nouveau gouvernement. Rentrant de Londres dans la soirée, De Gaulle atterrit à Bordeaux et apprend qu’il ne fait plus partie du gouvernement. Surpris d’avoir été écarté de la nouvelle équipe, il s’envole vers Londres le 17 matin, en compagnie d’Edward Louis Spears, envoyé spécial de Churchill. Le 18, il prononce son discours à la BBC. A la demande du Gouvernement britannique, qui veut ménager le nouveau chef du Gouvernement français, le texte initial a été changé, notamment les deux premières phrases d’introduction qui énoncent : « Le Gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables un cessez-le-feu était possible. Il a déclaré que, si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France, la lutte devait continuer… ». COL Pierre Marie-Jeanne.

 18 juin 1940 : évacuation des réserves d’or de la Banque de France (Brest).

Face à l’avance allemande inexorable, les réserves d’or de la banque de France sont transférées par train à Brest (mi- mai 1940), comme en 1870 d’ailleurs. Ces près de 2000 tonnes d’or (dont 170 de la Banque de Belgique) sont finalement chargées à bord de la première division de croiseurs auxiliaires commandée par le contre-amiral Cadart, lorsqu’il devient évident que les Allemands ne peuvent plus être contenus. Une partie de cet or est déjà en route pour Halifax (Canada) depuis quelques jours. L’autre partie ne quitte Brest que quelques heures avant l’arrivée des troupes allemandes et se dirige vers Dakar. Le trésor connait tout au long de la guerre un périple intéressant, excitant les convoitises les plus diverses.

 18 juin 1944 : bataille de Saint-Marcel (Bretagne).

Parachutés le 5 juin, les SAS du 2e RCP/4th SAS Battalion, se sont regroupés dans les landes de Saint-Marcel pour former et diriger les maquis FFI du Morbihan estimés à plus de 3000 résistants. Les 8 et 9 juin, les parachutages massifs d’hommes et de matériels commencent. Durant 10 jours le ballet aérien permet à la place de se fortifier, à raison de 150 à 200 containers parachutés en moyenne par nuit. Le 18 juin, au matin, une patrouille de Feldgendarme donne l’alerte. Le camp bien organisé face aux renforts allemands, résiste toute la journée grâce aux enseignements des SAS mais aussi grâce à un soutien aérien venu d’Angleterre, rare action de ce type au profit d’un maquis durant la Libération. Malgré une résistance ferme, le commandant Bourgoin, chef de corps du 2e RCP, décide l’évacuation du camp. Le Lieutenant Louis Mairet, engagé dès le début de la bataille, est chargé avec sa section de couvrir la retraite des forces, mission qu’il remplit complètement.

Au cours de la bataille, 28 combattants meurent dont 6 parachutistes, 60 sont blessés et 15 sont faits prisonniers. Côté allemand, on estime les pertes à près de 300 hommes. La répression allemande soutenue par les milices locales fait 40 morts civils et détruit le village de Saint-Marcel.

La bataille de Saint-Marcel a d’importantes répercussions psychologiques car elle montre, pour la première fois en zone nord, que la Résistance, armée et encadrée par des professionnels peut tenir les Allemands en échec dans une bataille rangée.

De plus les troupes mobilisées par le commandement allemand en Bretagne sont autant de soldats en moins dans le bocage normand aidant une avancée déjà difficile pour les Alliés.

 18 juin 1953 : décès de l’As des as (Paris).

Le lieutenant-colonel René Fonck, caporal au début de la Première Guerre mondiale, la termine lieutenant et totalise 75 victoires aériennes homologuées (sans compter 52 victoires probables). Il est l’As des as français de la guerre aérienne.

 18 juin 1964 : Tabarly remporte la transat

L’enseigne de vaisseau Eric Tabarly remporte la transat en solitaire Plymouth-Newport à bord de Pen Duick II.

 18 juin 2010 : décès du général Bigeard (Toul).

Marcel Bigeard a débuté dans l’armée comme soldat de 2e classe en 1936 et a terminé son parcours comme général de corps d’armée (1974) puis secrétaire d’État à la Défense (1975-1976. Véritable légende militaire dès son vivant, il est l’une des figures les plus illustres des parachutistes, ayant été de presque tous les combats de son époque (Campagne de France, Résistance, Indochine, Algérie). Ses cendres reposent à Fréjus au Mémorial des guerres en Indochine.

Quand Lartéguy publie en 1960 Les Centurions, c’est un hommage, de son vivant, à Bigeard. La 50ème promo de l’EMIA porte le nom de Bigeard.




Chronique historique : 15 juin

15062019

15 juin : Saint Bernard de Menthon. Saint-patron des troupes de montagne.

Saint Bernard a été choisi comme saint protecteur des troupes alpines en 1993, à l’initiative de l’aumônier Claude Mino-Matot, avec l’autorisation de Monseigneur Dubos, évêque aux armées de l’époque et en collaboration avec les généraux Bassères puis Meyer, patrons de la Division alpine. La première commémoration a eu lieu au col du petit Saint Bernard au printemps 1995. Voir le site du diocèse aux armées. Merci au général J-R Bachelet.

15 juin 1389 : bataille de Kosovo Polje (Kosovo/Serbie).

En 1365, Mourad Ier déplace sa capitale en Europe (à Adrianople aujourd’hui Edirne). En 1386, les Ottomans occupent la ville serbe de Nis. Trois ans plus tard, le prince serbe Lazar rassemble une partie des princes chrétiens et marche sur Mourad. La rencontre a lieu sur le « champ des merles » (Kosovo Polje) et s’achève par une défaite des chrétiens. Lazar et Mourad meurent tous deux au combat. Cette bataille est restée dans l’histoire des Slaves du Sud (ou Yougoslaves) comme un événement majeur. Aujourd’hui, la date et le lieu de la bataille sont d’autant plus célébrés par les Serbes que Kosovo Polje est situé en République du Kosovo. Depuis début 2008, le Kosovo s’est proclamé indépendant. Le Kosovo n’est pas reconnu par l’ONU et par l’UE en raison de l’opposition de plusieurs de ses membres.

À noter : Les Orthodoxes commémorent la bataille le 15 juin (calendrier Julien) alors que le calendrier grégorien (le nôtre) ne le fait que le 28 juin. Des chrétiens combattaient dans les deux camps.

15 juin 1809 : combat de Maria (Espagne).

Le général Suchet bat un corps anglo-espagnol et le poursuit jusqu’à Belchite.

15 juin 1895 : création de l’A.O.F.

Par décret gouvernemental l’Afrique Occidentale Française est créée. Le gouverneur de Dakar a désormais en charge le regroupement des colonies et possessions suivantes : Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Dahomey et Soudan.

15 juin 1905 : naissance de Philippe Tailliez (Malo-les Bains).

Officier de marine, écrivain et pionnier de la plongée sous-marine autonome, civile et militaire, il forme, avec Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas, les « Mousquemers » et marque l’histoire de la plongée. Comme premier commandant du groupe de recherche sous-marine de la Marine, il apporte le soutien de son unité aux premières plongées du bathyscaphe FNRS 2 du professeur Piccard et mène de nombreuses missions de déminage, d’exploration et d’archéologie sous-marine. Il quitte la marine, atteint par la limite d’âge, avec le grade de capitaine de vaisseau et se consacre ensuite totalement à la protection de l’environnement marin. Il effectue une dernière plongée au sein de la Marine à l’occasion de ses 90 ans. A noter aussi : Jean Painlevé, le fils du ministre, fait partie des pionniers de l’aventure de la plongée sous-marine.

15 juin 1940 : les Allemands à Verdun.

Alors que la Wehrmacht est entrée la veille (14 juin) à Paris, Verdun est déclarée ville ouverte dès le 11. Les panzers de Guderian entrent dans la ville restée inviolée en 1916. A noter : le futur président Mitterrand est blessé d’un éclat d’obus au Mort Homme (la veille :14 juin).

15 juin 1940 : mort au combat du colonel Cazeilles (Rembercourt – Argonne).

Saint-Cyrien (promotion « de la Croix du Drapeau » 1913-1914), fantassin colonial  et écrivain de guerre, Léon Cazeilles est chevalier de la Légion d’honneur à 25 ans. Cité trois fois lors de la Première guerre mondiale, notamment au sein de l’Armée d’Orient, il fait l’admiration du futur maréchal Franchet d’Esperey pendant la Bataille de Dobro Polje (1918). Au Maroc en 1920, il se fait remarquer par le maréchal Lyautey lors du combat de Bouknadel. Chef de corps du 21e Régiment d’infanterie coloniale au début de la Campagne de France, il meurt en chargeant à la tête du régiment. Les honneurs seront rendus à sa dépouille par l’ennemi.

La 182e promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (1995-1998) porte son nom.

15 juin 1940 : jour de gloire des ailes françaises.

Décollant sur alerte de l’aérodrome du Luc-Le Cannet des Maures (actuel EALAT/EFA « TIGRE ») pour intercepter des formations italiennes venues attaquer des installations militaires dans la région – dont le terrain de Luc – l’adjudant Pierre Le Gloan du GC 3/6 (unité alors en cours de transformation sur le nouveau chasseur Dewoitine D520) réussit l’exploit d’abattre 5 avions en moins de 40 minutes au-dessus de Saint Tropez, le Luc et Vidauban. Pour ce fait d’arme exceptionnel, félicité en personne par le colonel Fonck grand as de 14/18, il est nommé immédiatement sous-lieutenant. Fidèle à ses engagements, Le Gloan part servir dans l’armée de l’air d’armistice, au Levant, où s’est replié son unité, avant de reprendre la lutte aux côtés des Anglo-américains après leur débarquement en Afrique du nord et le ralliement des unités françaises.  Il meurt le 11 septembre 1943 (jour anniversaire de la mort de Guynemer), dans le crash accidentel de son P39 AIRACOBRA aux environs de Mostaganem.

As méconnu aux 18 victoires sûres et 3 probables, il est Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la médaille militaire et croix de guerre 39/45 avec 10 palmes et une étoile.

15 juin 1943 : premier vol du premier bombardier à réaction au monde (Allemagne).

L’Arado 234 effectue son premier vol test au-dessus de Munster. Cette version est celle d’un avion de reconnaissance lancé par un charriot sur rail avec atterrissage sur patin. La version bombardier vole en mars 1944 sous le code A 234 B.

15 juin 1944 : début de la bataille de Saipan (Îles Mariannes).

Après 2 jours de bombardement naval, 300 blindés et 8000 marines débarquent sous le feu de l’artillerie japonaise. Saipan est la première île, prise d’assaut par les Américains et mettant le Japon à portée des bombardiers B-29 Superforteress.  La bataille dure jusqu’au 9 juillet face à un ennemi acharné : beaucoup se jettent du haut des falaises pour ne pas être capturés. Lors de ce premier jour de combats, les américains perdent 25 % de l’effectif débarqué (soit les 2/3 des pertes de la bataille de Saipan).

15 juin 1945 : création de l’École militaire de haute montagne (Chamonix).

Initialement créée en 1932, l’EHM rejoint en 1939 le 199e bataillon de chasseurs de haute montagne. Elle est officiellement reconstituée en 1945. Véritable Institution dans le monde de la montagne et  pôle d’excellence pour la formation des cadres militaires français et étrangers, l’EMHM est la plus ancienne école de ce type au monde. Depuis 70 ans, 50 000 stagiaires ont été formés dont 1 800 étrangers (28 nationalités) à Chamonix. La pratique de la montagne est exigeante et dangereuse, c’est pourquoi la conduite de détachements militaires dans un tel environnement fait l’objet d’une attention particulière dans ce haut lieu de la formation. La réputation de l’EMHM est internationale et entretenue notamment par les exploits sportifs régulièrement accomplis par l’élite des cadres de l’école, au sein du GMHM (Groupe militaire de haute montagne). Réputation décuplée lors des compétitions sportives internationales par les  athlètes des équipes de France militaires de ski (EFMS) pour ne citer que Fourcade, Vaultier, Worley, Roux et Duvillard.

 




Chronique historique : 6 juin

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6 juin 48 (avant Jésus Christ) : bataille de Pharsale (Grèce actuelle). Bien qu’en infériorité numérique (22 000 hommes) César vient battre en Grèce l’armée de son adversaire Pompée (45 000 hommes) qui vient de s’y replier. Il remporte ainsi la bataille décisive dans la guerre civile qui ravage la République romaine et va lui permettre de prendre l’ascendant sur le Sénat. A Pharsale, César a prévu que son aile droite serait son point faible car elle regroupe des troupes insuffisamment homogènes. Il sait que Pompée tentera de le battre en poussant son effort à cet endroit et c’est justement pour ça qu’il positionne discrètement 2 000 soldats d’élite en deuxième échelon. Une fois l’aile droite enfoncée, le deuxième échelon se découvre et brise net l’assaut de Pompée qui pensait la victoire acquise. Les troupes de réserve de César font le reste.

 6 juin 1910 : première course d’avions. Robert Martinet remporte la première course d’aéroplanes organisée dans le pays entre Angers et Saumur, en 31 minutes et 35 secondes sur Farman. « Engagé comme réserviste auprès de l’armée depuis 1911, il participe régulièrement à des manoeuvres dans les airs. Lieutenant-aviateur pendant la 1ère guerre mondiale, sa brillante conduite au front lui vaut la croix de guerre. Nommé Capitaine, il commande le parc aéronautique de l’armée Serbe. Attaché à l’armée serbe depuis mars 1915, comme pilote d’escadrille puis comme adjoint technique au commandement de l’aéronautique. Malgrè les épreuves du climat glacial, il exécute de nombreuses reconnaissances à longue portée. Il trouve la mort au cours d’un essai d’appareil près de Mikra en Grèce, le 9 avril 1917″.

 6 juin 1915 : première victoire contre un Zeppelin. Le Zeppelin Lz-37 (LZ37 pour l’armée impériale allemande), un type « m2 », est le premier dirigeable à être détruit en combat aérien par un chasseur basé à Dunkerque et piloté par le Flt Sub-Lt Reginald Warneford, du Royal Naval Air Service (RNAS).

 6 juin 1917 : construction du premier avion torpilleur. Le premier avion au monde à être conçu comme bombardier-torpilleur, le Sopwith « Cuckoo », est construit par le Royal Naval Air Service.

6 juin 1940 : Le Jules Verne part bombarder Berlin. Un quadrimoteur Farman initialement destiné à Air France est militarisé au début de la guerre pour compenser dans l’urgence le manque de bombardiers français. Commandé par le capitaine de corvette Dailliere (aéronautique navale), il effectue avec succès plusieurs bombardements sur Aix la Chapelle, Saint Omer et Anvers avant le raid sur Berlin. Pour ce bombardement, il décolle de sa base de Le Poulmic, le 6 juin, afin de gagner Mérignac qui possède une piste très longue, capable de faire décoller des avions très lourds.

Il décolle le lendemain avec une surcharge d’une tonne et lâche 8 bombes explosives de 250 kg et 80 bombes incendiaires de 10 kg (larguées à la main !) sur une usine de Berlin. Il rentre sans problème et se pose à Chartres. C’est la première fois de la guerre que Berlin est bombardé.

 6 juin 1940 : mort du commandant Maurice Arnoux (Angivillers). As français de la chasse durant la Première guerre mondiale, Arnoux est abattu alors qu’il est en combat aérien dans l’Oise avec son Morane 406 contre 7 Messerschmitt Bf 109.

 6 juin 1942 : l’américaine Adeline Gray réalise le premier saut en parachute en nylon. À 24 ans, Adeline possède déjà 32 sauts à son actif, effectués depuis l’âge de 19 ans. C’est la seule Américaine à détenir son brevet de parachutiste, dans le Connecticut.
Elle travaille pour un fabricant de parachutes, Pioneer Parachute Company of Manchester. Avant qu’elle ne se lance, le parachute en nylon est d’abord testé avec des mannequins en bois. Elle effectue le grand saut sous le regard de militaires.

 6 juin 1944 : opération OVERLORD (plages de Normandie). La plus grande opération de débarquement jamais menée à bien mobilise près de 250 000 hommes. Parmi eux et commandés par le capitaine de corvette Philippe Kieffer, tout récemment promu, 177 Bérets verts français du 1er bataillon de fusiliers marins commandos, intégrés au Commando n°4 de la 1st Special Service Brigade, débarquent à Sword Beach dans le cadre de l’opération OVERLORD et prennent pied à Ouistreham.

Il faut ajouter la contribution d’un certain nombre de navires français : 2 croiseurs, 1 destroyer, 4 frégates, 4 corvettes et 14 vedettes et dragueurs de mines sans oublier les 4 sticks SAS du 4°SAS / 2°RCP de la Brigade SAS (pratiquement 40 hommes) qui ont été largués la veille pour moitié dans le Morbihan (Opération Dingson), et pour l’autre moitié dans les Côtes du Nord (Opération Samwest). Ils ont contribué avec l’ensemble du 4°SAS / 2°RCP entièrement constitué de français, à empêcher les 150 000 Allemands présents en Bretagne de rejoindre la Normandie. Le caporal Bouetard, du Stick Marienne, a été tué vers 00h30 heure anglaise à Plumelec dans le Morbihan, ce qui en fait le premier français mort dans l’opération Overlord.

 6 juin 1949 : publication de 1984 de George Orwell. George Orwell a mené en Birmanie une guerre contre-insurrectionnelle, en tant que sergent de l’Empire britannique et en a été échaudé.

Revenu à la vie civile, il tente de se rapprocher du parti communiste britannique dans les années 1930 mais n’est pas jugé suffisamment fiable. Il s’engage aux côtés des Républicains lors de la guerre d’Espagne et découvre le double jeu cruel que mènent les services secrets soviétiques contre toutes les mouvances révolutionnaires non-inféodées à Moscou. Blessé et recherché, il regagne le Royaume-Uni. Choqué par les méthodes totalitaires soviétiques qu’il a découvertes en Espagne, il entame une réflexion qui le conduit à publier des ouvrages devenus aujourd’hui des classiques de la critique du totalitarisme : la ferme des animaux, 1984. Il invente également le concept du « Big brother ».

 6 juin 1971 : le Surcouf est coupé en deux (au large de Carthagène). L’escorteur d’escadre Surcouf est abordé par un pétrolier soviétique (général Boucharov) qui le coupe en deux alors qu’il croise aux abords du détroit de Gibraltar. 9 morts et 1 blessé.

 6 juin 1977 : création de l’armée nationale djiboutienne (AND). « Le Territoire français des Afars et des Issas (TFAI), territoire d’outre-mer qui accédera à l’indépendance le 27 juin 1977 dispose donc de son armée dès le premier jour d’indépendance. Elle se compose du 1er régiment d’infanterie, mis sur pied grâce aux recrues djiboutiennes servant dans les forces françaises à Djibouti et en métropole mais aussi de jeunes djiboutiens recrutés et formés pour l’occasion. S’y ajoutent le groupement nomade autonome et le transfert de la gendarmerie nationale à l’autorité locale. Une partie des rebelles indépendantistes du front de libération de la Côte somalie (FLCS) est également formée pour intégrer les forces armées djiboutiennes. Dès septembre 1976, une trentaine de sous-officiers originaires du territoire et servant dans les régiments de Djibouti ont été envoyés à Fréjus pour suivre une formation d’officier. Il formeront le haut commandement de la future armée djiboutienne. Le général de corps d’armée Zacharia Cheikh Ibrahim, actuel CEMGA de Djibouti, ayant servi 17 ans au 5e RIAOM en faisait partie ».

 6 juin 1982 : début de l’opération Paix en Galilée (Liban). Tsahal envahit le Liban pour en chasser l’OLP.




Chronique historique : 5 juin

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5 juin 774 : prise de Pavie (actuelle Italie).

Charlemagne en prenant la ville devient roi des Lombards en plus d’être roi des Francs.

 5 juin 1856 : création des fusiliers marins.

Un décret du ministère de la marine et des colonies instaure la spécialité de fusilier marin. Le Bataillon des apprentis fusiliers s’implante à Lorient et deviendra l’École des fusiliers marins où elle se trouve toujours aujourd’hui (sauf de 1945 à 1962 au centre Siroco près d’Alger). L’école forme aussi les fusiliers marins commandos, créés quant à eux durant la seconde guerre mondiale par le capitaine Kieffer (1er bataillon de fusiliers marins commandos).

5 juin 1912 : débarquement américain à Cuba.

En vertu de l’amendement Platt (voté en 1901), le Congrès américain se réserve le droit d’ingérence à Cuba (officiellement jusqu’en 1934) étant donné les très nombreux intérêts économiques qui s’y trouvent.  En mai 1912, le président Gomez (favorable aux États-Unis) est menacé par le parti des indépendants d’Estenoz (soutenu par l’ambassadeur français), ce qui provoque l’intervention des US Marines depuis Guantanamo mais aussi depuis les États-Unis.

 5 juin 1925 : le poste du Djebel el Biban tombe (Maroc).

Pendant la guerre du Rif, le sergent Bernez-Cambot (23 ans, dix mois de grade) résiste 51 jours aux assauts de 2000 hommes d’Abd el Krim. Déjà cité à deux reprises par le maréchal Lyautey, Bernez-Cambot s’illustre une dernière fois à la tête de sa compagnie de tirailleurs sénégalais. Vers 16h00, l’héliographe du poste transmet : « poste fichu » et peu après le drapeau tricolore qui flottait sur le poste disparaît. Il a été fait chevalier de la Légion d’honneur et une souscription nationale fut ouverte pour la construction d’un monument à sa mémoire dans sa ville natale de Livron, Pyrénées Atlantique. La 164e promotion de l’École nationale des sous-officiers d’active porte son nom.

 5 juin 1940 : de Gaulle est nommé sous-secrétaire d’État à la Défense.

L’attaque allemande reprend sur la Somme et l’Aisne. Daladier quittant le gouvernement, le colonel de Gaulle vient d’être promu général de brigade à titre temporaire et est nommé sous-secrétaire d’État à la guerre par Paul Reynaud. Il quitte alors la 4e DCr (division cuirassée) qu’il commandait depuis 1 mois.

 5 juin 1944 : largage des parachutistes sur les arrières ennemis (Normandie).

Les 5 000 navires de l’opération Neptune se groupent sur leur base de départ dans la Manche alors que la houle et le mauvais temps rendent impensable une opération de débarquement.

Dans la nuit, les 82e et 101e divisions aéroportées américaines ainsi que la 6e division aéroportée britannique sont larguées en Normandie. Malgré une préparation minutieuse, la plupart des mises à terre (parachutes ou planeurs) s’effectuent avec une grande marge d’erreur. On estime à 50 % les pertes subies par ces précurseurs lors de la seule nuit précédant le débarquement (casse à l’atterrissage, accrochages avec l’ennemi, noyades…). Malgré tout, l’action de ces parachutistes contribue à immobiliser loin des plages une grande partie des troupes locales et à semer la confusion chez l’ennemi.

 5 juin 1961 : condamnation du commandant Hélie de Saint-Marc (Haut tribunal militaire).

Entré en rébellion lors du putsch des généraux d’avril 1961, il se constitue très vite prisonnier et ne rejoindra donc pas l’OAS. Il est condamné à 10 ans de prison.  Gracié (par de Gaulle), après 5 années passées à la prison de Tulle, il est réhabilité dans ses droits civils et militaires en 1978 (par Valéry Giscard d’Estaing). Il a été élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur par Jacques Chirac en 2002, puis de grand-croix de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy en 2011.

A noter qu’après la sentence condamnant Saint Marc, en 1961, le général Maurice Ingold, Grand Chancelier de l’Ordre de la Libération, a préféré démissionner du Haut Tribunal Militaire et de sa charge de Grand Chancelier.

 5 juin 1967 : guerre des Six-jours.

Devançant une probable attaque de ses voisins, l’État d’Israël anéantit en une journée l’armée de l’air égyptienne avant de déclencher une offensive terrestre jusqu’au canal de Suez. Basculant son effort, Tsahal conduit la même attaque foudroyante contre la Syrie, la Jordanie et le Liban, et atteint ses objectifs (dont le contrôle de Jérusalem et du plateau du Golan) en 6 jours.

 5 juin 1975 : réouverture du canal de Suez (Égypte).

Le président Sadaate inaugure le canal fermé depuis 8 ans pour cause de guerre (des Six-jours) puis de travaux de déminage.

La France a participé au déminage à travers l’opération DECAN.




Chronique historique : 17 mai

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17 mai 1648 : victoire de Zumarshausen (Allemagne).

Dernière bataille de la guerre de Trente ans sur le sol allemand. Elle est l’une des très nombreuses victoires que Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne a remporté pour le compte du roi de France. « Sans doute le plus grand homme de guerre français avant Napoléon » Universalis. Aussi bon stratège que tacticien, on lui doit le fameux : « Tu trembles carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ». En effet, d’une bravoure sans pareille, il ne cachait pas son appréhension juste avant les combats.

17 mai 1684 : Duquesne bombarde Gênes.

En guerre contre l’Espagne, Louis XIV décide de punir la République de Gênes alliée à l’empire d’Espagne. Il commande au lieutenant-général Duquesne l’attaque de la ville. Son escadre bombarde Gênes jusqu’au 28 juin, tire 3000 bombes et provoque d’importants dégâts dans la ville, à l’arsenal et au palais des Doges. La République de Gênes se soumettra aux conditions de Louis XIV et signera un traité de paix en février 1685.

17 mai 1809 : prise du fort de Camporoso (frontière italo-autrichienne).

Le Prince Eugène de Beauharnais commandant l’armée d’Italie force le passage du col de Camporoso défendu par un détachement autrichien. Beauharnais est en route pour rejoindre Napoléon à Lobau. Il participera à la fin de la campagne d’Autriche à la bataille de Wagram (5 et 6 juillet) ayant une action déterminante.

17 mai 1944 : les Allemands abandonnent le mont Cassin (Italie).

La bataille du Monte Cassino a commencé en janvier 1944 sur la ligne Gustav qui interdit l’Italie du Nord aux forces alliées. Bloqués de longs mois face au verrou de cette ligne de défense, les 300 000 alliés engagés ne parviennent pas à réduire les 100 000 Allemands malgré des attaques aériennes massives et de nombreux assauts frontaux. Le commandement américain (Field Marshal Alexander) s’en remet alors aux plans du général Juin, commandant le CEF (corps expéditionnaire français) qui consistent à utiliser les aptitudes des troupes marocaines au combat en montagne pour prendre les sommets environnant le mont Cassin. Le mont Majo tombe le 13 et dès lors les troupes allemandes vacillent. Le maréchal Kesselring donne l’ordre à la Xème armée dont le PC vient d’être anéanti par un bombardement aérien de se replier. La route vers Rome est ouverte.

17 mai 1987 : exocet contre frégate américaine (Golfe persique).

Durant la guerre Iran – Irak (1980-1988), les belligérants ciblent leurs terminaux pétroliers et créent une zone d’insécurité dans l’une des mers les plus stratégiques du monde. L’USS Stark, frégate américaine opérant sur place est touché par deux missiles Exocet tirés par un Falcon 50 irakien qui a pris le bateau pour un pétrolier iranien. 37 marins américains sont tués. La frégate parvient néanmoins à rentrer aux USA par ses propres moyens.







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