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Chronique historique : 1er mai

2052019

ERRATUM pour le 30 avril 1921 : création de la croix des TOE : [… ] une loi institue une croix de guerre spéciale au titre des théâtres d’opérations extérieurs et pas extérieures. Cette ambiguïté orthographique a d’ailleurs donné lieu à la fabrication (privée) d’un modèle de médaille que les collectionneurs appellent « à la faute d’orthographe », particulièrement recherché…

Concernant les circonstances de la création :

« Les combats de la Grande Guerre se prolongèrent au-delà du 11 novembre 1918, mais les travaux de la commission présidée par le maréchal Fayolle avaient fixé que la Croix de Guerre 1914-1918 ne serait plus décernée pour des opérations postérieures à 1921. Les opérations menées en Orient et au Maroc, notamment, conduisirent ainsi à la création d’une Croix de Guerre des théâtres d’opérations extérieurs par la loi du 30 avril 1921, identique dans son fonctionnement à la Croix de Guerre instaurée en 1915. Depuis lors, cette décoration a été décernée pour les opérations de l’entre-deux-guerres au Levant, en Orient et au Maroc, en AOF, en AEF et en Indochine. Elle fut également attribuée pour matérialiser les citations reçues au cours de la guerre d’Indochine, des opérations à Madagascar (1947), en Corée (1950-1953) et à Suez (1956). Enfin, ce fut la récompense des soldats cités engagés lors de la guerre du Golfe (1991-1992) et au Kosovo (1999). Depuis sa création, 140 unités l’ont reçue. » . Jean-François Dubos (Conservateur de la bibliothèque du SHD).

 

1er  mai 1891 : fusillade de Fourmies (département du Nord).  

Comme dans de nombreuses communes ouvrières françaises, la population de Fourmies organise une kermesse à l’occasion de la récente fête des travailleurs, instaurée en 1889 par la II eme Internationale socialiste (Paris). Réclamant la libération de camarades arrêtés le matin même lors d’une échauffourée, la foule rassemblée devant la mairie fait face à deux compagnies du 145eme régiment de ligne (venant d’Avesne) appelées en renfort. Bien que la manifestation soit pacifique, un mouvement de foule comprime des manifestants contre les soldats. Le chef du détachement, pensant sa troupe en danger commande l’ouverture du feu. Le bilan est très lourd (9 morts). C’est malheureusement l’une des toutes premières utilisations du fusil Lebel. Le caractère sanglant de l’épisode ancre plus encore le 1er Mai dans la tradition de revendication ouvrière. A noter que la « journée de 8 heures », revendication de Fourmies sera accordée en 1919 

 

1er mai 1943 : création du corps léger d’intervention (Alger).  

Créé en vue de lutter contre l’invasion japonaise en Indochine, le CLI reçoit le drapeau du 5e RIC. Il est une unité de commandos coloniaux destinée à renforcer les troupes en Indochine. Instruits aux Indes par les Anglais, maîtrisant les opérations de guérilla et la guerre de jungle, les premiers groupes, sous le nom de « Gaurs », sont parachutés en Indochine dès 1944 par la Force 136 britannique. A la suite de son arrivé à Ceylan, en raison de l’existence du Ceylan Light Infantery sur ce territoire et de l’augmentation de ses effectifs par des renforts venus de tout l’empire, il est décidé de renommer l’unité.  

Le 5e RIC renaît le 1er mai 1945, il participe à la reconquête de l’Indochine française et reçoit sa quatrième citation à l’ordre de l’armée avant d’être de nouveau dissout le 30 juin 1946. C’est l’ancêtre des bataillons de parachutistes coloniaux, le 5e RIC/CLI et son encadrement armera, dès 1946, l’ossature de ces unités tels que les chefs de bataillon Dupuis et Trinquier ou le capitaine Ayrolles. CNE Christophe I. 

 

1er mai 1960 : un avion espion américain abattu au-dessus de l’URSS.

Afin d’être en position de force face à Khrouchtchev, lors des négociations sur le désarmement réunissant les « 4 grands », à Paris, Eisenhower autorise une nouvelle mission d’observation au-dessus du territoire soviétique. Francis Gary Powers, ancien pilote de l’Air Force, recruté par la CIA pour voler sur l’avion espion U2 est l’un des vétérans de ce type de missions. Il décolle du Pakistan (près de Peshawar) et part pour une mission de plus de 6000 km dont 4700 au-dessus de l’URSS et de ses sites nucléaires. Volant à plus de 26 000 m d’altitude, le U2 est à l’abri des tirs de missiles ou des chasseurs. Probablement du fait de problèmes techniques, Powers vole à 20 000 m lorsqu’il est abattu par un missile SA2. Le Mig 21 qui tente de le poursuivre est lui aussi détruit par un des nombreux tirs au sol. Powers n’a pas le temps d’enclencher l’autodestruction de l’avion avant de sauter en parachute. Il est capturé à l’atterrissage. Khrouchtchev laisse les Etats-Unis monter une opération médiatique prétendant qu’un avion météorologique s’est écrasé en URSS après une erreur de pilotage. Lorsque le monde est prêt à croire cette version, le dirigeant soviétique annonce que le pilote est en vie et que les bobines photos saisies dans l’avion prouvent l’opération d’espionnage. Les négociations capotent.

Powers sera échangé contre un espion russe deux ans plus tard. Spielberg en a fait un film, Le pont des espions (2015) avec Tom Hanks.

A noter : le premier vol opérationnel de l’avion espion U2 a eu lieu pour surveiller l’opération Mousquetaire (à Suez en 1956).




Chronique historique: 05 février

6022018

ERRATUM pour le :  2 février 1814 : combat de Rosnay (Aube). Le bon insigne du 132e BCAT est visible ICI. Celui présenté vendredi appartenait au 132e groupe cynophile de l’armée de Terre (GCAT) qui s’est transformé en BCAT. Cherchez la différence entre les deux car il y en a : symbolique de la psychologie canine  L’historique succinct du bataillon peut être consulté ICI.  

 5 février 1679 : traité de Nimègue. La signature du traité de paix marque la fin de la guerre de Hollande (débutée en 1672) qui a opposé la France (pour une fois alliée à l’Angleterre), aux Provinces-Unies et à l’Espagne. Après une phase d’opérations navales alternant désastres et indécisions pour les Anglo-français de 1672 à 1673, l’invasion du territoire hollandais par Louis XIV provoque l’extension du conflit et la fin de l’alliance avec l’Angleterre.

5 février 1782 : prise des colonies hollandaises (actuel Guyana – Amérique du Sud). Le capitaine de vaisseau Guy Pierre Kersaint de Coëtnempren, commandant la frégate Iphigénie prend, avec quatre autres bâtiments, les comptoirs de Demerara, Essequibo et Berbice, que les Anglais avaient eux-mêmes enlevés aux Hollandais.

5 février 1810 : prise de Malaga (Espagne). Le général Horace Sébastiani prend la ville andalouse.

5 février 1915 : censure météorologique (France). « Les journaux français ne sont plus autorisés à publier des informations météorologiques pour ne pas renseigner les services de navigation aérienne ennemis ». LCL Rémy Porte (EMAT).

5 février 1951 : création de la ligne DEW (États-Unis – Canada). La DEW (Distant Early Warning line) est une ligne avancée d’alerte précoce constituée de stations radars réparties essentiellement au nord du Canada. Son objectif est au début de détecter toute tentative d’intrusion des bombardiers soviétiques à long rayon d’action puis les trajectoires balistiques venant d’URSS et passant par le pôle Nord. Avec l’avènement des satellites d’observation, cette ligne a été quasiment démantelée.

5 février 1956 : création du Comité de recherche des applications militaires de l’énergie atomique. Actuelle Direction des applications militaires du CEA.

5 février 1977 : la DMA devient la DGA. La délégation ministérielle pour l’armement (créée en 1961) se transforme en délégation générale pour l’Armement. Elle ne prend l’appellation de direction qu’en 2009. Elle a pour missions d’équiper les forces, de préparer le futur en anticipant les risques et menaces et promeut les exportations d’armement.

5 février 1994 : attentat au marché de Markale (Sarajevo). À 12h20, un obus de mortier de 120 mm s’abat en plein cœur du marché de Markale et tue 68 personnes et cause 200 blessés. En heurtant un auvent, la charge explose en effet à hauteur d’hommes, ce qui en décuple les effets mortels. Deux thèses s’opposent alors. Dès les premiers instants, les Musulmans accusent les Serbes d’avoir tiré un obus de mortier depuis les collines environnantes. Ces derniers dénoncent une machination destinée à les faire accuser. Ce n’est qu’en 2003 que le Tribunal pénal international pour la Yougoslavie établit les responsabilités dans cet attentat et désigne le général Stanislav Galic (Bosniaque serbe) comme responsable de ce bombardement. Malgré son appel, il fut condamné à la prison à vie en 2006 et purge sa peine en Allemagne. À noter qu’un second massacre a lieu au même endroit le 28 août 1995.
Empennage d’un obus de mortier de 120 mm retrouvé




Chronique historique : 8 juin

8062016

8 juin 1865 : combat de Hierba Buena (Mexique)

8 juin 1940 : naufrage du HMS Glorious (au large de la Norvège). Pendant l’évacuation des forces alliées de la Norvège, les croiseurs de bataille allemands Scharnhorst et Gneisenau coulent au canon le porte-avions HMS Glorious (et ses deux destroyers d’escorte, HMS Acasta et HMS Ardent). Sur les 1472 marins, 45 survivants.

8 juin 1941 : combat franco-français en Syrie. Les raisons de l’intervention alliée en Syrie sont multiples : Pour les Français libres, il s’agit de rallier à de Gaulle l’armée du Levant (Vichy). Pour les Britanniques, le but est d’empêcher la Syrie de tomber aux mains des Allemands mais dans un deuxième temps de supplanter les Français dans une zone stratégique qu’ils n’auraient jamais dû occuper avant-guerre. Le 8 juin, 5000 Français libres aux ordres du général Catroux et du général Legentilhomme entrent en Syrie avec 30 000 britanniques. Les troupes du général Dentz (Vichy) résistent vaillamment jusqu’au 11 juillet. Les combats sont très intenses mais leur caractère fratricide (1066 morts pour l’armée du Levant – 650 pour la France Libre) explique qu’aucun fait d’armes n’a été retenu par la mémoire collective. De Gaulle n’accordera aucune citation ni décoration pour ces combats que certains, puisant aux sources classiques, ont comparé à celui des Curiaces contre les Horaces. Chacun des camps français qui s’oppose a à cœur de montrer à l’autre qu’il n’est pas lâche,  sait se battre et accomplit son devoir… d’où l’aspect cornélien de cette affaire. A noter que c’est au cours de ces combats fratricides que le lieutenant Jean Simon (13e DBLE), futur Grand Chancelier de l’Ordre de la Libération, perd un œil, d’une balle française.

8 juin 1944 : 48 heures après le débarquement allié sur les côtes normandes. Les deux têtes de pont d’Omaha Beach et de Gold Beach effectuent leur jonction à Port-en-Bessin au Nord de Bayeux, qui est libéré ce même jour par les troupes Britanniques. La jonction entre les troupes débarquées à Utah et à Omaha n’est toujours par réalisée. C’est, dans les heures qui suivent, un des objectifs majeurs pour les forces américaines. L’infanterie du 116ème Régiment, appuyée par les chars Sherman, accède à la Pointe du Hoc où les Allemands s’apprêtaient à donner le coup de grâce aux 90 Rangers survivants, dont un grand nombre est blessé. Un bataillon de 225 rangers avait débarqué devant la batterie allemande du Hoc le 6 juin et est resté cloué sur place. Le même jour le sergent Franck Peregory du 116ème RI accomplit un acte de guerre d’une audace incroyable en attaquant victorieusement une tranchée allemande: à lui seul, il obtient la reddition de près de quarante soldats ennemis. Dans l’attaque, il en a tué trois et a permis aux hommes de son unité de libérer le village de Grandcamp tout en récupérant les redoutables mitrailleuses allemandes.

8 juin 1966 : collision aérienne (Californie). « Le second prototype du North American B-70A-2-NA Valkyrie #62-0207, s’écrase dans le secteur de Edwards AFB, à la suite d’une collision avec un Lockheed F-104 « Starfighter », le NASA #813, anciennement #013. Les deux avions évoluaient ensemble, avec d’autres appareils, afin que le F-104 puisse prendre des photos pour le compte de General Electric ». LCL Pierre B. (CFA).

8 juin 1967 : attaque israélienne de l’USS Liberty. Durant la guerre des Six-Jours, les forces israéliennes attaquent dans les eaux internationales au large de l’Egypte, un navire américain de guerre électronique. 34 américains sont tués. Israël reconnaitra une erreur et présentera ses excuses au gouvernement américain ainsi qu’aux familles des victimes.

8 juin 1972 : bombardement du village de Tran Bang (Vietnam). Tenu par les Nord-vietnamiens, le village est bombardé par l’armée Sud-Vietnamienne avec du napalm. Le photographe Nick Ut (Associated press) est présent comme beaucoup de journalistes et prend une photo qui lui vaut, la même année, le prix Pulitzer. Sur la photo, une enfant en larmes et nue fait face au photographe. La  nudité de Kim Phuc, 9 ans, brûlée par le napalm, fait débat dans la rédaction jusqu’au 12 juin : a-t-on le droit de publier cette photo ? Lorsqu’elle parait, la photo fait le tour du monde.

 

   8 juin 2016  A signaler la parution récente de l’art de conduire une bataille par deux officiers de l’EMAT.

09 juin : inauguration de l’exposition « Savoir vouloir, le général Delestraint : du service au sacrifice », au musée de l’Ordre de la Libération (Paris).

jusqu’au 24 juillet 2016 : Exposition « Napoléon à Sainte Hélène, la conquête de la mémoire » au  Musée de l’armée – Invalides




Chronique historique : 1er février

1022016

1er février 1702 : bataille de Crémone (Italie du nord). Durant la guerre de succession d’Espagne, la garnison de Crémone est surprise par un audacieux coup de main des assaillants. Introduit dans la place forte par une canalisation, un  »commando » fait prisonnier le commandant français Villeroy, arrivé la veille, et s’empare de la porte Ste-Marguerite, par laquelle le prince Eugène entre dans la ville avec 3 000 hommes.  Il en est cependant rejeté peu après par un vigoureux retour offensif de la garnison franco-espagnole.

1er février 1814 : bataille de la Rothière (département de l’Aube). Les 40 000 hommes de Napoléon doivent battre en retraite devant plus de 80 000 coalisés commandés pour l’occasion par Blücher. Pas moins de six souverains lui confient leurs troupes ce jour-là. Pour éviter les tirs fratricides, Blücher décide de faire porter une écharpe blanche au bras gauche des coalisés, tant il y a d’uniformes différents sur le champ de bataille. Il veut attaquer Napoléon avant qu’il ne passe l’Aube et ne reçoive des renforts. Obligés de faire front, les Français mènent un combat retardateur le temps de franchir le cours d’eau. Les combats se déroulent au corps à corps dans le village. Même si les pertes ennemies (7000) sont largement supérieures à celles des Français (4600), Napoléon n’a pas réussi à éviter ce combat et a dû céder le champ de bataille à Blücher. Cette relative défaite ternit l’image de l’Empereur puisqu’il commande en personne à la Rothière. Dans quelques jours, il prendra une magistrale revanche à Champaubert puis Montmirail. Cependant, le tout s’inscrit dans une inexorable retraite vers Paris qui sape le moral des troupes et des généraux de Napoléon…

1er février 1841 : traditions des chasseurs. Le duc d’Orléans fait créer une fanfare de 16 bugles par bataillon de chasseurs.

1er février 1879 : la Marseillaise devient l’hymne national. Composée par le capitaine du Génie, Rouget de l’Isle, à la mairie de Strasbourg, elle est à l’origine le chant de l’Armée du Rhin. La Convention en fait déjà l’hymne national, le 14 juillet 1795 : elle le restera jusqu’en 1804. Sous le régime de Vichy, elle se chante conjointement avec Maréchal, nous voilà !, tandis qu’en zone occupée, elle est interdite à partir du 17 juillet 1941. L’article 2 de la constitution de la Vème République réaffirme son caractère d’hymne national. Lire La Marseillaise, la guerre ou la paix par Michel Vovelle dans les Lieux de Mémoire.

1er  février 1917 : l’Allemagne déclare la guerre sous-marine à outrance.

1er février 1943 : collision en vol (au-dessus du port de Tunis). Un chasseur allemand perdant le contrôle de son appareil durant l’attaque d’une formation de B17 percute l’arrière du fuselage de la forteresse volante nommée «   » pilotée par le Ltt Kendrick R. Bragg du 414th Bomb Squadron.  La partie gauche du plan fixe et l’aileron gauche sont complètement arrachés. L’équipage retient avec les suspentes des parachutes la partie arrière de l’appareil qui risque à tout moment de s’envoler. Durant son vol retour vers l’Angleterre, le B17 est attaqué par des Me-109 qui rompent le combat constatant que tous les mitrailleurs de la forteresse sont actifs. Le bombardier se pose finalement contre toute attente sans dommage supplémentaire et donne lieu à l’une des photos les plus célèbres de la guerre. (Photo 1).

1er février 1944 : création des FFI. Charles de Gaulle unifie l’Organisation de résistance de l’armée et les Francs-tireurs et partisans sous l’appellation, Forces françaises de l’intérieur.

1er-2 février 1951 : combats de Twin Tunnels (guerre de Corée). A peine 2 mois après être arrivé sur le théâtre, le bataillon français se retrouve encerclé avec le 3ème Bataillon du 23ème RI US à Twin-tunnels, à plus de 30 km en avant du front de la 8ème Armée US à laquelle il est rattaché. Les deux unités résistent victorieusement aux assauts d’une division chinoise qu’elles mettent hors de combat, parvenant ainsi à rompre l’encerclement le lendemain 3 février au cours de l’ultime charge à la baïonnette connue de l’armée française. Les Français perdent 32 tués et 180 blessés en dix heures. Ce fait d’armes vaut au bataillon français sa première Citation Présidentielle Américaine ou Presidential Unit Citation (PUC). La citation est sensée récompenser (après le 7 décembre 1941- Pearl Harbour) les unités américaines et leurs alliés pour acte d’héroïsme hors du commun au combat. Les unités doivent avoir combattu avec respect, détermination et esprit de corps en toutes situations, même d’extrême difficulté.

1er février 1957 : décès du maréchal Paulus. « Commandant la 6ème Armée à Stalingrad, il a été élevé à la dignité de maréchal le 30 janvier 1943 : Hitler souhaitait qu’il préfère le suicide à la reddition, en effet jamais aucun maréchal de l’armée allemande ne s’était encore rendu à l’ennemi. Le lendemain, il se rend ainsi que tout son état-major. Prisonnier des Russes, il adhère au Comité national pour une Allemagne libre soutenu par l’URSS. De retour en Allemagne de l’Est en 1953, il dirige le bureau de recherche d’histoire de la guerre à la Haute école de de la police populaire encasernée, future armée de la RDA ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

1er février 1968 : exécution sommaire d’un capitaine Viet Cong (Saigon).  En pleine offensive du Têt, des Viet Congs infiltrés dans Saigon commettent des assassinats ciblés dont ceux de policiers (et leurs familles) appartenant aux forces de l’ordre que commande le général Nguyen Ngọc Loan (à G sur la photo). Le capitaine  Nguyễn Văn Lém (à D) du Viet Cong est arrêté et amené devant le général Ngoc Loan qui l’exécute froidement en présence des médias. La scène est célèbre. La photo a permis à Eddie Adams d’Associated Press d’obtenir le prix Pulitzer en 1969, mais a surtout contribué à accentuer l’opposition à la guerre des Américains. Le cliché montre une scène indéniablement révoltante. Eddie Adams s’en est toujours voulu de l’avoir prise estimant qu’elle ne rendait pas compte de toute la complexité de la situation et du fait que l’horreur était l’œuvre du camp adverse quelques instants plus tôt. (Photo 2).

1er février 2003 : accident de la navette spatiale Columbia. La navette Columbia se désintègre lors de son retour dans l’atmosphère terrestre : lors du décollage, un morceau de mousse isolante du réservoir externe s’est détaché et a percuté le bord d’attaque de l’aile gauche. Cet incident a fragilisé le Thermal Protection System, la couche de brique réfractaire, et a permis à l’air chaud de pénétrer dans la structure de l’aile conduisant à sa destruction. Les 7 astronautes, 6 américains et 1 israélien, sont tués.

du 1er février au 15 avril 2016La bataille de Verdun à travers les trésors de la bibliothèque du SHD par Jean-François Dubos et son équipe – salon jaune du Château de Vincennes

Jeudi 4 février 2016 – célébration du centenaire de la Voie Sacrée par l’arme du Train – Colloque La logistique au contact : intégrée, modulaire, dynamique – Ecole Militaire, amphi Foch – inscription auprès de jean-marc.dubost@intradef.gouv.fr

 




Vient de paraître : De l’Algérie à l’Afghanistan, Après Tazalt, avons nous pacifié Tagab ?

9072013

 Vient de paraître : De l’Algérie à l’Afghanistan, Après Tazalt, avons nous pacifié Tagab ?               dans ACTUALITE bg-213x300 

L’auteur : Lieutenant-colonel Bernard Gaillot – préface du général d’armée Jean-Louis Georgelin, ancien CEMA.

Date de parution :  11 juin 2013

Nombre de pages :  225 – Prix public de vente :  27 euros (35 photos) – Editions NUVIS

L’ouvrage

Ce livre constitue un témoignage d’un officier alpin ayant participé aux opérations de l’armée française en Afghanistan. L’auteur s’appuie sur ses études d’histoire sur la guerre d’Algérie, pour mettre cette dernière en perspective avec la campagne afghane.

Le titre de ce livre « Après TAZALT, avons nous pacifié TAGAB  ? » constitue un prolongement au titre du livre de Jean-Yves Alquier « Nous avons pacifié Tazalt » (journal de marche d’un officier parachutiste en Algérie de mai 1956 à août 1957), qui a été réédité par le Centre de Doctrine d’Emploi des Forces alors que la campagne afghane était en cours, afin « que la tactique d’hier nous aide dans nos réflexions sur la tactique d’aujourd’hui ».

Existe-t-il vraiment des points communs entre ces deux pacifications, comme semblaient le penser les états majors américains lorsqu’ils se sont reportés aux écrits des théoriciens français sur la pacification en Algérie, afin d’élaborer leurs principes de contre-insurrection utilisés en Irak et en Afghanistan ?

Ce livre, à la fois factuel et conceptuel, peut servir à établir des parallèles entre l’histoire du siècle dernier, et celle de ce début de XXIe  siècle et à en tirer les enseignements pour l’avenir.

« Plus que jamais, l’histoire doit éclairer le présent et notre histoire militaire peut le faire » disait l’ancien gouverneur militaire de Paris, le général Dary dans sa préface de la réédition du livre « nous avons pacifié Tazalt ».

Les réactions :

Emanant de ceux qui on participé à la campagne afghane : « Lecture hyper intéressante et passionnante. Lorsqu’on commence la lecture, on a du mal à lever les yeux du texte avant la fin ! » commente un capitaine ayant commandé sa compagnie en Kapisa en 2010, alors qu’un colonel ancien chef de corps d’un groupement tactique en Kapisa poursuit  : « cette comparaison est saisissante entre deux conflits apparemment très éloignés  mais que le temps long de l’Histoire ne manquera pas de rapprocher. A la lecture de ce livre, j’ai revécu une aventure humaine hors du commun où se mêlent les joies et les peines, la tension des combats et la plénitude du devoir accompli. Au-delà de la réflexion sur les conflits contemporains que l’ouvrage suscite, il faut y voir un émouvant hommage aux soldats français. »

. Un philosophe : « Dans ce livre, on voit les choses à la fois de l’extérieur, avec clarté, et de l’intérieur, avec le cœur. La comparaison entre l’Afghanistan et l’Algérie est complète, claire, précise et pertinente. Cet ouvrage nous fait prendre de la hauteur, notamment sur la conflit Afghan. Vraiment, je crois qu’il sera non seulement instructif, mais formateur. Dans l’ensemble de l’ouvrage, et dans la conclusion en particulier, vous donnez l’exemple salutaire d’une conscience morale exigeante qui juge d’après des principes et non selon l’opinion, avec un sens de la responsabilité politique du soldat et une prudente intelligence de l’humain. Je vous remercie de m’avoir donné à lire un livre que j’aurais regretté de ne pas avoir lu. »

. Un historien : « Il n’a jamais été facile de faire la guerre et ensuite de prendre du recul pour en tirer les enseignements et ainsi mieux l’expliquer aux contemporains. C’est pourtant ce qu’a réussi à faire l’auteur de ce livre. Cet ouvrage original mettant en perspective deux campagnes de pacification rend assurément plus intelligible une opération militaire récente, difficile et complexe qui nous a beaucoup interrogés. »

L’auteur

Issu de l’Ecole Militaire Interarmes (Promotion Schaffar 1995 – 1997), le lieutenant-colonel Bernard Gaillot a passé l’essentiel de ces vingt-deux années de carrière dans les troupes alpines, ne les quittant que trois ans pour commander une compagnie d’élèves à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (Promotion Segrétain 2006 – 2009). Après avoir servi au 13e bataillon de chasseurs alpins de Chambéry, il vient de rejoindre le SHAPE en Belgique.

Après plusieurs opérations dans les Balkans et en Afrique, il a été envoyé dans la région de la Kapisa, en Afghanistan, de novembre 2009 à juin 2010 en tant qu’officier renseignement du Groupement Tactique Interarmes (GTIA) BLACK ROCK.

Auteur du dernier historique du bataillon de SIDI BRAHIM (8° Groupe de Chasseurs) et d’un mémoire de Maitrise sur les Alpes militaires entre 1920 et 1940, il a publié un mémoire de Diplôme d’Etude Appliquée (DEA) sous la direction du professeur Jacques Frémeaux, sur la « Pacification en Algérie au travers de la revue Le Bled ».

Il a souhaité écrire ce livre pour témoigner du travail réalisé par les soldats français en Afghanistan, en mettant en perspective de manière originale, les missions de pacification réalisées par l’armée française en Algérie (1954 à 1962) et en Afghanistan (2001 et 2013).

 

 

 

 







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