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Chronique historique : 21 novembre

21112017

21 novembre 1806 : Napoléon instaure le blocus continental pendant que le général Mortier prend le port de Hambourg.

 21 novembre 1892 : le scandale de Panama éclate (Paris).  Les travaux de percement de l’isthme de Panama se révélant plus difficiles que prévus (en 1879), la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama souscrit un nouvel emprunt dont une partie sert à corrompre journalistes et parlementaires français. Le scandale éclate lorsque Jacques de Reinach, le banquier responsable du montage financier est découvert mort chez lui. La compagnie fait faillite et de nombreux souscripteurs perdent leurs économies. La classe politique française est en grande partie discréditée et l’antisémitisme aggravé (2 ans avant l’affaire Dreyfus).

 21 novembre 1957 : bataille de Timimoun (Algérie). Un convoi d’employés du pétrole, encadré par un groupe de légionnaires, est attaqué (07/11) par des Méharistes, retournés par le FLN et passés à l’ennemi. Les enjeux économiques d’une telle situation sont jugés importants et forcent le général Salan à dépêcher Bigeard sur place (13/11) pour éradiquer la menace. Une compagnie du 3 RPC partie en chasse après les déserteurs est sévèrement accrochée par des tireurs d’élite (15 morts). Bigeard déclenche alors l’une des seules opérations aéroportées de la guerre d’Algérie pour la dégager. Parmi les blessés qu’il veut secourir se trouve le SCH René Sentenac, héros de Dien Bien Phu qui fait partie de la poignée de soldats ayant réussi à s’échapper de la cuvette de Dien Bien Phu après la capitulation française. Il succombe à sa blessure. Sentenac est Chevalier de la légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de guerre des t.o.e, Croix de la valeur militaire, Médaille des évadés. Cité 13 fois. Bigeard conservera toute sa vie la photo de Sentenac mort.

21 novembre Le SCH René Sentenac.

 21 novembre 1995 : mise au point  des accords de Dayton ( Ohio – Etats-Unis ). Même si ces accords ne sont réellement signés officiellement que le 14 décembre suivant à Paris, c’est sur la base aérienne américaine Wright-Patterson à Dayton que les parties prenantes s’entendent sur le texte final. Les accords sont signés par le président musulman de Bosnie, Alija Izetbegovic, le président de la Croatie, Franjo Tudjman, au nom des Croates de Bosnie, et le président serbe, Slobodan Milosevic, au nom des Serbes de Bosnie. A noter la récente parution d’un ouvrage synthétique permettant de faire le point sur l’intervention française dans les Balkans et plus particulièrement à Sarajevo : Sarajevo 1995 : Mission impossible du général Bachelet.

                    

 




Critique du livre « La nostalgie de l’honneur », prix littéraire Erwan Bergot de l’armée de Terre

10112017

La nostalgie de l’honneur  de Jean-René Van Der Plaetsen 

Editions Grasset

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Recommandation :  Excellent – Lu par Paul Beuzebosc – chronique à paraître demain 11 novembre sur les sites Culture-Tops (www.culture-tops) et Atlantico.fr

THEME

Sous ce beau titre, au pied de la célèbre jaquette jaune des éditions Grasset, une photo en noir et blanc dit déjà presque tout du livre. De face, un général en tenue, large, carré, immense, portant les insignes des Forces Françaises Libres, décorations pendantes, est penché sur un jeune garçon, de dos, pour l’embrasser. Dans le tendre masque du tribun, dans l’attitude de son petit-fils – le futur auteur du livre – percent le sens de l’engagement, l’adoubement de l’héritier, la transmission d’une mémoire enfouie.

POINTS FORTS

Pour l’honneur, il n’y a pas mieux que les héros. Et quand on a la chance d’en avoir un dans sa famille, autant le remettre à sa place dans leur panthéon, parmi ceux qui ont tissé l’histoire plutôt que ceux qui ont fait fortune dans la légende.

Le général Jean Crépin, polytechnicien, artilleur colonial, compagnon de la Libération, beau et grand soldat méconnu, est de ceux-là.

Aux côtés de De Gaulle, de Leclerc – picard comme lui – il a incarné les vertus de l’honneur : le choix de se battre et de dire non à la défaite, de rallier les FFL (forces françaises libres), d’appuyer de ses feux précis tous les combats de la 2ème DB jusqu’à la victoire.

Puis, toujours aux côtés de Leclerc, il perçoit d’emblée l’impasse militaire en Indochine qui se terminera dans la boue sanglante de Dien Bien Phu.

Après un passage au SGDN et dans le nucléaire militaire, il vit de 1959 à 1961, à la tête de deux corps d’armée dont celui d’Alger puis comme commandant en chef, la tragédie algérienne avant d’être exfiltré par De Gaulle à la tête des Forces françaises en Allemagne. Il y boucle son parcours d’officier, fait de service, d’abnégation et de fidélité, à l’image de cette génération humiliée par la défaite, animée par l’esprit de reconquête, en marge d’une France tourmentée par la division et l’abandon.

POINTS FAIBLES

Ce livre a le défaut de ses qualités: un idéalisme assumé teinté d’une nostalgie non dénuée d’espérance. A l’ombre de l’épopée du gaullisme, le pieux culte familial mène le seul garçon de la lignée à une passion pour cet aïeul, « grognard métaphysique », qui l’a pris en affection, puis à une émouvante complicité entre deux soldats confrontés, chacun à leur tour, un jour à la guerre.

EN DEUX MOTS

Sous le noble patronage de l’honneur, Jean-René Van Der Plaetsen écrit à la place de son grand-père les « mémoires » qu’il lui avait légués en confidences. Faute de force, d’envie ou de tempérament de sortir, au terme de sa longue vie, de sa méditation. Il sait dire, dans le panorama d’une époque, la force des modestes doués dans l’ombre de chefs de génie et l’intelligence puissante que l’artilleur chevronné apporte au succès des combats. On devine l’orgueil blessé du chef éloigné d’Algérie pour être épargné et la tension entre deux générations de guerriers face à une décolonisation mal engagée.

Sans se risquer dans la philosophie à propos d’un mot dont le singulier tombe en désuétude, cette enquête, sorte de biographie sentimentale, raconte une belle histoire, singulière, exemplaire et inachevée.

UN EXTRAIT

- « C’est l’instinct de l’honneur qui fait les héros ». (Jean-René Van Der Plaetsen)

« Le temps presse, nous avons une guerre à mener et à gagner ». ( Général Leclerc).

L’AUTEUR

Né en 1962 en Afrique, Jean-René Van Der Plaetsen est journaliste et directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine. Membre du jury du Prix de Flore, il publie ici son premier livre., qui vient d’obtenir  le Prix Jean Giono et le Prix Erwan Bergot.




Chronique historique : 29 septembre

2102017

29 septembre : fête des archanges Saint Patrons :

Saint Michel, patron des Parachutistes français (la maison mère pour l’armée de Terre est l’Ecole des troupes aéroportées à Pau).
Saint Gabriel, patron des Transmetteurs (la maison mère pour l’interarmées est l’Ecole des Transmissions à Cesson-Sévigné). Il est aussi le patron des diplomates.
Saint Raphael, patron des unités du Renseignement (la maison mère pour l’armée de Terre est le COMRENS à Strasbourg).

29 septembre

29 septembre 1833 : bataille de Bougie (Algérie – actuelle Bejaïa). La division navale du capitaine de frégate Parseval-Dechènes à bord de la frégate Victoire met à terre le corps expéditionnaire du général Trezel (2000 hommes) et sous la protection de son artillerie navale lui permet de s’emparer de la ville au bout de 2 jours de combats. Le port de la ville est l’un des meilleurs mouillages de la côte.

29 septembre 1898 : capture de Samory Touré par le capitaine Gouraud (Guelemou – actuelle Côte d’Ivoire). Avec seulement une dizaine d’hommes et sans combat, le futur général Henri Gouraud capture Samory Touré, aussi appelé « Almamy ». Ce mot est une corruption de l’arabe Amir Al Muminim et signifie que Samory est devenu un chef religieux après avoir été un chef militaire. Il prend ce titre en  juillet 1884 en l’empruntant à la tradition des souverains du Fouta-Dyalon. Samory contrôlait depuis 1880 tout le Haut-Niger avec son armée de 50 000 soldats aguerris. Gouraud met ainsi fin à une rébellion armée qui durait depuis 1891 et avait infligé plusieurs revers aux troupes françaises. Cet événement connait un retentissement très important en France en réaction au développement de la crise de Fachoda (Soudan) qui voit la France céder face au Royaume-Uni. L’exploit de Gouraud permet de redorer le blason colonial français que les britanniques viennent de ternir. Dans « Au Soudan, souvenirs d’un Africain » (1939), il relatera l’événement. Et lire bien entendu les ouvrages de Julie d’Andurain La capture de Samory, 1898 : l’achèvement de la conquête de l’Afrique de l’Ouest et son tout dernier paru Henri Gouraud, photographies d’Afrique et d’Orient, trésors des archives du Quai d’Orsay.

29 septembre 1914 : l’Homme libre est saisi (Paris). Le journal de Clemenceau est saisi et suspendu de diffusion pour 8 jours, la censure estimant ne pas pouvoir laisser écrire des vérités gênantes pour les forces françaises.

29 septembre 1918 : prise d’Uskub (actuelle Skopje en Macédoine). Cette victoire de la brigade de cavalerie (4e chasseurs d’Afrique, 1er chasseurs d’Afrique et un régiment de marche des spahis marocains et de façon intermittente des éléments d’artillerie de campagne) du général Jouinot-Gambetta est aujourd’hui presque oubliée alors qu’elle constitue un véritable exploit. Remontant depuis Salonique où elles ont été débarquées, les troupes de l’armée d’Orient affrontent les Bulgares, les Autrichiens et les Allemands tout au long d’un périple de plus de 1000 km. Ce nouveau front a pour vocation d’accentuer la pression sur l’ennemi. Les hommes de Jouinot-Gambetta (1er spahi entre-autres) conquièrent la ville d’Uskub à l’issue d’un raid de cavalerie de 300 km en pleine zone de moyenne montagne, défendue par l’armée bulgare et allemande. L’autonomie des troupes est quasi-totale et oblige chefs et soldats à puiser le meilleur en eux-mêmes, ce qui produit au final un résultat surprenant, montrant le sens de l’adaptation et de l’initiative de ces cavaliers. Jouinot-Gambetta use de l’avion pour ses reconnaissances avant les déplacements et pour la coordination des mouvements avec les unités alliées. Lire Guerre en montagne, Economica, 2010 par les colonels Le Nen, de Courrèges et Givre. Plus particulièrement le chapitre Bataille du Drobopolié (1918) qui reprend beaucoup plus en détails l’épisode.

29 septembre 1988 : le prix Nobel de la Paix aux Casques bleus.

29 septembre 1995 : fin de cavale pour Khaled Kelkal (Vaugneray – Rhône). « Terroriste islamiste algérien, membre du Groupe islamique armé (GIA), il est le principal responsable de la vague d’attentat de 1995 : meurtre de l’imam Sahraoui (11 juillet), RER B (15 juillet), Place de l’Etoile (17 août), tentative ratée de la ligne TGV Paris-Lyon (26 août), marché Richard Lenoir (3 septembre) et la voiture piégée en face d’une école juive de Villeurbanne (7 septembre). Repéré dans les Monts du Lyonnais le 27, il est abattu par l’EPIGN au lieu-dit Maison blanche tandis qu’il riposte aux forces de l’ordre ».  CNE Jean-Baptiste P.

 




Chronique historique : 28 septembre

28092017

28 septembre 1066 : débarquement de Guillaume le Conquérant en Angleterre. Le Normand Guillaume, descendant de Viking, envahit le Sussex du roi Harod au moment où ce dernier est occupé à repousser un débarquement du norvégien Harad dans le Nord du pays. Guillaume débarque donc sans être inquiété et prépare l’inévitable bataille. La célèbre bataille d’Hastings a lieu 3 semaines plus tard : Les Normands sont reposés, ont choisi le lieu du combat (Hastings) et de plus disposent d’un fort qu’ils ont construit rapidement. L’armée saxonne, elle,  arrive épuisée après la traversée du pays. Elle ne parvient pas à rejeter à la mer l’envahisseur. L’ère des Anglo-normands commence.

28 septembre 1106 : bataille de Tinchebray (Normandie). Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et fils cadet de Guillaume le Conquérant décide de mettre un terme à la rébellion de son frère ainé Robert de Courteheuse, le duc de Normandie et débarque sur le continent. La bataille ne dure qu’une heure comme très souvent à l’époque. Les belligérants sont imbriqués dans une mêlée où il est difficile de coordonner une action collective. Aussi le combat est-il indécis jusqu’à ce que Elie de la Flèche, que le roi d’Angleterre a placé en réserve et à couvert, lance une attaque sur les arrières du duc de Normandie. La Normandie est rattachée à l’Angleterre et connait alors une période de paix et prospérité.

28 septembre 1781 : début du siège de Yorktown (Côte Est des futurs Etats-Unis). Français et Américains insurgés bombardent la ville tenue par les Britanniques. Elle tombe le 19 octobre.

28 septembre 1794 :  création de la future école Polytechnique (Palais Bourbon). L’école centrale des travaux publics est créée par le Comité de salut public alors que la France risque une invasion des monarchies coalisées. Un collectif de savants (dont Monge) en battit les premières structures pour fournir à la Nation les cadres scientifiques nécessaires à la Défense nationale. Elle devient Ecole Polytechnique en 1795. Napoléon lui donne le statut d’école militaire en 1804 pour former les officiers d’artillerie puis du génie.

28 septembre 1840 : naissance officielle des bataillons de chasseurs à pied. Sur l’impulsion du Duc d’Orléans et suite à la création d’une compagnie de chasseurs d’essai en 1837, puis d’un bataillon provisoire de chasseurs à pied en 1838 et enfin d’un bataillon de tirailleurs en 1839, une ordonnance royale prescrit la création de 10 bataillons de chasseurs à pied. Ces unités sont mises sur pied au camp d’Helfaut dans la région de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Depuis cette date et sans discontinuité, Le bouton des unités de chasseurs est timbré du cor.  CNE Jean-Baptiste P.

28 septembre 1918 : Tandey épargne Hitler (Marcoing – France). Lors de la prise du village de Marcoing par son régiment, le soldat britannique Henry Tandey aperçoit un caporal allemand, blessé, qui tente de s’enfuir. Il décide de l’épargner, le caporal  allemand le remerciant d’un hochement de tête. Quelques années plus tard, lors d’une entrevue entre Chamberlain et Hitler, ce dernier aurait expliqué qu’il devait la vie à Tandey qu’il aurait reconnu sur une photo.

28 septembre 1956 : mort de William Edward Boeing (Etat de Washington – Etats-Unis). Pionnier américain de l’aviation et fondateur de la firme portant son nom.

28 septembre 1956 : premiers kilowatts nucléaires français (Marcoule). Pour la première fois en Europe occidentale, l’électricité provient du nucléaire. Un communiqué conjoint d’EDF et du CEA l’annonce. Voir l’excellent article d’Hérodote sur le sujet.

28 septembre 1958 : approbation de la Vè République. Approuvez-vous la Constitution qui vous est proposée par le Gouvernement de la République? Question posée aux Français afin de ratifier le projet de Constitution. Le texte de cette dernière résulte du travail conjoint du Comité Consultatif Constitutionnel, du Parlement ainsi que du Président du Conseil, Charles de Gaulle. L’approbation avec plus des 4/5 des voix (82.6%) permet de promulguer la nouvelle Constitution, le 4 octobre 1958.

28 septembre 1970 : mort de Gamal Abdel Nasser (Le Caire – Egypte).  Président égyptien. Il nationalise le canal de Suez en 1956 ce qui provoque l’intervention armée de la France, du Royaume Uni et d’Israël. Fondateur du mouvement des non-alignés avec Tito et le président indien Nehru. Il s’implique fortement dans la création de l’Organisation de l’Unité Africaine. 

28 septembre 2016 : cérémonie de création du COM.RENS (Strasbourg ). Le pilier COMRENS (commandement du Renseignement) devient un élément fédérateur des volets recherche et exploitation des forces terrestres concentrant tout le spectre des capacités de recherche spécialisée du niveau stratégique, opératif et tactique. Il comprend le 2e régiment de hussard, le 54e régiment de transmissions, le 28e groupe géographique, le 44e régiment de transmissions, le 61e régiment d’artillerie, la 785e compagnie de Guerre électronique, le centre de renseignement Terre (CRT), le Centre interarmées des actions sur l’environnement (CIAE), l’école du renseignement de l’armée de Terre,  et le centre de formation initiale des militaires du rang.

28 septembre

 




Chronique historique : 29 mars

29032017

29 mars 1631 : acte de naissance de la Marine militaire française. Richelieu fait publier le « Règlement sur le fait de la Marine » qui vise à donner les premiers fondements d’une organisation administrative de la Marine française.

 29 mars 1809 : prise de Porto (Portugal). Soult entre dans Porto. Au même moment Victor, pourtant en infériorité numérique, bat le général Cuesta.

 29 mars 1873 : création du camp de La Valbonne (Ain). Créé officiellement par le général Bourbaki, gouverneur de Lyon, le camp accueille les 86e et 92e régiments d’infanterie, après un an de travaux réalisés par le 2e génie. L’historique du camp évoquant également toutes les formations y ayant tenu garnison a été écrit par le lieutenant-colonel Pasteau : Le camp militaire de la Valbonne et ses régiments 1873-2012.

 29 mars 1903 : combat du Ksar el Azoudj (Algérie). « Lors de la pacification de l’Algérie, une section de 30 hommes composée de tirailleurs du 2è régiment et de légionnaires, commandés par le capitaine Normand se portent au-devant d’un groupe de 150 berbères qui viennent d’étriller des spahis sur la piste de Djenan à Taghit. Après 6 heures de combat, les français reculent en combattant en direction du fort de Ksar el Azoudj, le sergent Lovy et 3 tirailleurs forment l’arrière-garde. Ayant épuisé leurs munitions les quatre hommes se battent au corps-à-corps et sont tués. Le corps du sergent Lovy, d’abord enterré à l’oasis de Fendi, est ensuite officiellement inhumé à Tulle sa ville natale en 1904, sur intervention de l’Association des anciens Enfants de Troupe. Dans le contexte de ce début de XXè siècle au patriotisme exacerbé, il est devenu un symbole de l’enfant du peuple ayant offert sa vie à la Patrie. Un monument est érigé à sa mémoire dans sa ville natale sur une souscription ouverte par le 2è régiment de tirailleur algérien ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 29 mars 1947 : insurrection malgache. (Madagascar). 150 Français sont tués lors d’une émeute indépendantiste. La reprise en main par l’armée et les forces de l’ordre est sanglante et passe inaperçue en France.

 29 mars 1967 : lancement du Redoutable – premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins français (SNLE). Le général de Gaulle est présent et déclare : « C’est une journée capitale pour notre Marine, pour notre défense et par là, pour notre indépendance ».

 29 mars 1969 : condamnation du lieutenant William Calley pour le massacre de Mi Lay. Le 16 mars 1968, la compagnie « C » à laquelle appartient le Ltn Calley tue entre 300 et 500 civils dans le village de Mi Lay (Vietnam) au cours d’une opération planifiée. L’officier de 26 ans prétend avoir obéi aux ordres de son capitaine, Ernest Medina. Mais la cours martiale ne retient que la responsabilité personnelle et le condamne à la prison à vie pour le crime de 22 civils. Le président Nixon intervient trois jours plus tard pour commuer sa peine. Il est gracié en 1974 après 3 années de prison. Le scandale est grand dans l’opinion publique américaine. Des photos prises juste après le massacre, mais publiées au moment du procès, montrent au grand public des cadavres de civils dont beaucoup sont ceux de femmes et d’enfants.

 29 mars                     

  Quelques rendez-vous historiques :

du 24 mars au 27 août 2017 : exposition temporaire « Légion et cinéma » au musée de la Légion étrangère – Aubagne.
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).

Les conférences du Service historique de la Défense (SHD) avec leurs références bibliographiques.
et
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Chronique historique : 16 mars

16032017

16 mars 1720 : édit royal organisant la maréchaussée.  « Afin de pallier les implantations irrégulières, le manque de contrôle et d’effectifs, cet édit crée une compagnie de maréchaussée par gouvernement ou provinces (portion du royaume sous la responsabilité d’un gouverneur nommé par le Roi en charge de garantir la sûreté publique), divisées en lieutenances, elles-mêmes fractionnées en brigades. Armée par 4 à 5 hommes et située le long d’une route, la brigade a en charge la surveillance de 10 kilomètres de part et d’autres de sa localisation. En plus de cette surveillance routière, le district ou arrondissement de la brigade se compose des paroisses rurales environnantes ».  CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

16 mars 1797 : bataille du Tagliamento (ou Valvasone). Pour stopper l’expédition française de l’armée d’Italie qui s’aventure jusqu’aux marches de l’empire, François II, empereur d’Autriche envoie l’un de ses meilleurs généraux, Charles Louis d’Autriche à la rencontre du général Bonaparte. L’Autrichien choisit les plaines du Tagliamento propices à l’emploi de sa cavalerie. Dès son arrivée, Napoléon fait immédiatement engager le combat par ses avant-gardes.  Il l’interrompt au bout de quelques heures et ordonne le bivouac au gros des forces simulant une fatigue de ses troupes. Le général autrichien décide de faire de même sur la rive opposée sans s’être aperçu que le Tagliamento est franchissable à gué en plusieurs endroits. Une fois le relâchement des forces autrichiennes certain, à un signal convenu d’avance, les troupes françaises, conduites notamment par Bernadotte, reprennent les armes et se ruent sur l’ennemi qui ne parvient pas à se réorganiser. La défaite autrichienne est totale.

16 mars 1802 : 2ème création de West Point (USA). L’académie militaire a été créée une première fois par un vote du congrès en date du 9 mai 1794. L’organisation de l’école doit alors beaucoup au lieutenant-colonel Béchet de Rochefontaine (1755-1814), un officier français émigré qui fut nommé à la tête du génie américain de 1795 à 1798. Le 16 mars 1802, l’école est recrée, suite à la séparation des corps de l’artillerie et du génie américains. Durant la guerre d’Indépendance américaine, Georges Washington constate que ses troupes ne maîtrisent ni la guerre de siège ni la fortification et demande à Louis XVI le renfort du génie militaire français. Quelques semaines avant Lafayette, le capitaine le Bègue du Portail est envoyé officieusement au « nouveau monde » avec une poignée de camarades ingénieurs militaires. Il  crée l’arme du génie américaine dont la devise est d’ailleurs  toujours « Essayons ». Il supervise la construction des défenses de West-Point que le président Jefferson baptise finalement en 1802, USMA (académie militaire des Etats-Unis). C’est encore le général français Simon Bernard qui définit les études à West Point et crée toutes les défenses de la côte Est des Etats-Unis dont Fort Monroe. Le président américain Van Buren décrètera un deuil de 30 jours en apprenant la mort de Bernard ! L’ingénieur Pierre Charles l’Enfant quant à lui dresse les plans de Washington, dessine l’insigne de la société des Cincinnati et repose aujourd’hui au cimetière d’Arlington. Le bon mot qui court à West Point « Much of the History we teach was made by people we taught » peut tout à fait s’adapter à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (créée aussi en 1802 par Napoléon).

16 mars 1863 : début du siège de Puebla (Mexique). Le général Forez met le siège à la ville tenue par les défenseurs mexicains. Puebla tombe le 17 mai.

16 mars 1882 : création du corps du contrôle de l’administration de l’armée. Voir ici.

16 mars 1968 : massacre de Mylai (Vietnam). La compagnie « C » à laquelle appartient le Ltn Calley tue entre 300 et 500 civils dans le village de Mi Lay  au cours d’une opération planifiée. L’officier de 26 ans prétend avoir obéi aux ordres de son capitaine, Ernest Medina, mais la cours martiale ne retient que la responsabilité personnelle et le condamne à la prison à vie pour le crime de 22 civils. Le président Nixon intervient trois jours plus tard pour commuer sa peine. Il est gracié en 1974 après 3 années de prison. Le scandale est grand dans l’opinion publique américaine. Des photos prises juste après le massacre, mais publiées au moment du procès, montrent au grand public des cadavres de civils dont beaucoup sont ceux de femmes et d’enfants.

16 mars 1988 : bombardement chimique d’Halabja (Irak). Les Kurdes irakiens ayant pris le parti des Iraniens, Saddam Hussein fait bombarder Halabja avec de l’armement chimique en représailles : 5000 morts (principalement des civils) 

   16 mars Cadets de West Point.

 Quelques rendez-vous historiques :

jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
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Chronique historique : 3 mars

6032017

3 mars 1685 : Louis XIV envoie un ambassadeur au Siam (principalement actuelle Thaïlande). A titre de réciprocité,  Louis XIV envoie le capitaine de vaisseau de Chaumont à la tête d’une mission à caractère politique, religieux, commercial et scientifique à bord des vaisseaux l’Oiseau et la Maligne. Parmi l’état-major, se trouve le lieutenant de vaisseau Claude de Forbin-Gardanne que le roi de Siam nommera plus tard amiral et général des armées siamoises.

3 mars 1590 : prise de Breda (actuels Pays-Bas). La garnison espagnole de Breda est surprise par une attaque de type commando de Maurice de Nassau. Un groupe d’Hollandais cachés dans la cale d’un navire marchand parvient jusque dans le fossé de la forteresse d’où il neutralise le poste de garde. Ne pas confondre avec l’autre siège, celui de 1624-1625, quand les Espagnols du général Spinola reprennent la ville aux Hollandais et que Velazquez a immortalisé par le tableau La rendicion (1635) de Breda (aussi appelé Las Lanzas). Lire l’excellent Le soleil de Breda d’Arturo Perez-Reverte.

3 mars 1808 : entrée de Murat à Madrid (Espagne). Napoléon confie les 50 000 hommes de l’armée d’Espagne à son maréchal d’Empire, le Prince Joachim Murat qui se rend très vite compte de l’hostilité de la population. Hostilité qui se transformera en guerre civile déclarée dès le 2 mai suivant. Lire Un jour de colère d’Arturo Perez-Reverte (encore lui !).

3 mars 1916 : Verdun. « A Verdun, les combats se poursuivent autour du saillant de Fresnes et du village de Douaumont, tandis que les Français progressent légèrement dans le secteur de la cote du Poivre. Les Allemands font exploser une mine de 20 tonnes d’explosifs sous la butte de Vauquois ». LCL Rémy P. (EMAT).

3 mars 1918 : signature du traité de Brest-Litovsk (actuelle Biélorussie). Les Bolcheviks, au pouvoir en Russie après la révolution d’Octobre 1917, demandent la paix aux Empires centraux et acceptent, en signant, toutes les conditions imposées.

3 mars 1962 : mort de Pierre Benoit (Ciboure). Né en 1886, il meurt à 75 ans laissant derrière lui une œuvre de plus de 50 romans dont la plupart ont été des succès littéraires. Fils d’un colonel de l’armée de terre et ayant passé son enfance en Algérie et Tunisie, il connait bien le monde militaire colonial et met souvent en scène dans ses romans de jeunes officiers aventuriers,… tombant amoureux d’une héroïne au prénom commençant systématiquement par un A.  Il est l’auteur de  Koenigsmarkl’Atlantidela châtelaine du Liban, le roi lépreuxla sainte Vehme, la chaussée des géants, … Membre de l’Académie française (1931).  Sur lui, lire la biographie de Gérard de Cortanze, Le romancier paradoxal.

3 mars 1968 : fin de la bataille de Hué (Vietnam). Le Viêt-Cong, après avoir gardé le contrôle de la ville de Hué pendant un mois, à la faveur de l’offensive du Têt, en est chassé par les troupes américaines et celles de la République du Vietnam.

 03 mars  Statue de bronze du chevalier de Chaumont à la Cité impériale d’Ayutthaya (Thailande). (Photo : Fr de Berthier de Grandry).

 Quelques rendez-vous historiques :

jusqu’au 6 mars 2017 : 44 ème salon de la Marine – Musée de la Marine (Palais de Chaillot).
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
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Chronique historique : 27 février

27022017

27 février 1814 : bataille d’Orthez.  Wellington et ses troupes anglo-portugaises battent celles du maréchal Soult qui évacuent l’Espagne au terme d’une campagne sanglante et sans gloire.

27 février 1881 : bataille de Majuba Hill (Afrique du Sud). Les britanniques occupent une colline qui domine les forces Boers, mais sont pourtant mis en déroute par les commandos Roos, Malan et Fereira parce qu’ils ont négligé de creuser des tranchées pour se protéger et n’ont mis aucune pièce lourde en batterie.

 27 février 1897 : le général Gallieni destitue la reine de Madagascar. L’ile devient colonie française.

27 février 1942: bataille de la mer de Java. Voulant empêcher les Japonais de débarquer à Java, les alliés tentent d’intercepter la flotte de l’amiral Takagi mais sont surclassés et perdent une grande partie de leurs unités.

27 février 1962 : arrestation d’Albert Spaggiari dans une imprimerie de l’OAS (Villefranche sur mer). Si Spaggiari a laissé dans l’imaginaire public, le souvenir d’un voleur inoffensif grâce au fameux casse du siècle à Nice (1976), la lecture de ses mémoires de parachutiste en Indochine (Faut pas rire avec les barbares) permettra de rectifier le tir. La guerre n’est pas belle, certes, mais celle que raconte Bert l’est encore moins. Son livre est écrit avec talent mais aussi au vitriol.  Engagé à 17 ans parce que fasciné par l’action, il découvre la guerre et l’Indochine et démontre assez rapidement qu’il y a en lui plus du braqueur que du soldat, malgré deux citations. Il est condamné pour le braquage d’un bordel indochinois (1953) et purge sa peine aux Baumettes jusqu’en 1957. Toujours attiré par l’action hors légalité, il intègre l’OAS, se fait prendre et purge une nouvelle peine encore à Marseille. Il entre dans la légende avec le casse de la Société Générale puis son évasion spectaculaire du palais de justice de Nice. Pendant les 12 ans que dure sa cavale, il défie les polices en envoyant à la presse des photos et interviews. Jamais plus interpellé, il meurt à 56 ans en Italie.

   27 févrierAlbert Spaggiari.

 Quelques rendez-vous historiques :

jusqu’au 6 mars 2017 : 44 ème salon de la Marine – Musée de la Marine (Palais de Chaillot).
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
et
Les conférences du Service historique de la Défense (SHD) avec leurs références bibliographiques.
et
les colloques, conférences, expositions, cinéma du site Mindef.







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