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ÉDITORIAL de la revue de septembre 2016 : Cérémonies du Triomphe et volontarisme associatif

14092016

Revue 194

Couverture du N° 194 de la Revue – septembre 2016 – à paraître

EDITORIAL DU PRESIDENT

De retour des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan pour les cérémonies du Triomphe, je suis partagé entre deux sentiments :
• Heureux et fier d’avoir pu rencontrer et féliciter les promotions EMIA (les sous-lieutenants de la promotion Lieutenant Nungesser qui vont rejoindre leurs écoles d’application avant de retourner dans la vraie vie du corps de troupe et les officiers-élèves de la nouvelle promotion Colonel Michel Vallette d’Osia), les officiers sous contrat de la promotion capitaine Erwan Bergot (notamment en remettant un sabre aux majors
des OSC Encadrement, des OSC Spécialistes et des OSC Pilotes) ou encore le stage des officiers de recrutement semi-tardif et tardif (OAEA et Officiers Rang).
Un grand bravo à toutes et tous pour le travail accompli, pour avoir eu la volonté de se lancer dans ces cursus et avoir ainsi « l’audace de servir » l’armée et la nation comme officier. N’oublions pas que nos recrutements représentent 70% des officiers de l’armée de Terre qui servent avec notre belle devise chevillée au corps « Le travail pour loi et l’honneur comme guide ».
• Peiné et préoccupé par la tragédie qui s’est déroulée sur la promenade des Anglais à Nice (mon fief familial) et à Munich. Comment faire face à ces actes de terrorisme d’une lâcheté et d’une barbarie qui
posent question sur les ressorts de cette violence bestiale et nous renvoient à nos faiblesses ? Quelles mesures de vigilance adopter pour contrer efficacement ces terroristes dénués de tout respect de la vie ?
Nos forces armées sont-elles bien utilisées sur le terrain ? Malgré le sens aigu de la mission et l’abnégation de nos soldats de tous grades, l’usure très sensible de nos unités dans le cadre de l’opération Sentinelle et ses effets sur nos capacités et nos missions opérationnelles sont-ils réellement perçus par nos responsables politiques ?

Etant d’un optimiste volontariste, je veux garder en tête les images de ces belles et émouvantes cérémonies du Triomphe : l’adoubement des recrutements semi-tardifs et tardifs, les démonstrations sur le
Marchfeld, les chants des promotions de Saint-Cyr et de l’EMIA, le remarquable défilé de la promotion Nungesser, l’engagement, dans la simplicité et le sérieux, de nos OSC.

J’en profite pour saluer et remercier le général Blachon, commandant les écoles de Coëtquidan pour son approche toujours positive des affaires, pour sa disponibilité et la simplicité dans les rapports avec
ses interlocuteurs, mettant ainsi beaucoup de sérénité au sein de ce beau creuset de formation des officiers.

Le dossier de ce numéro porte sur l’implication des armées dans la sécurité civile et présente le Service civique. On oublie qu’au sein de la sécurité civile, qui désigne l’ensemble des moyens mis en oeuvre
par un Etat pour protéger ses citoyens en temps de guerre comme en temps de paix, de nombreux militaires y servent. Le Service civique, redéfini par la loi du 10 mars 2010, est destiné aux 16 à 25 ans. Deux réalités totalement différentes, souvent mal comprises par beaucoup d’entre nous, qu’il est bon de clarifier.

Enfin, le dossier des APNM demeure dans l’actualité avec la parution fin juin du décret modifiant l’organisation de la concertation des militaires (CSFM) et la publication des décrets d’application le
20 juillet 2016. L’avenir nous dira si L’Épaulette a eu raison de soutenir la création de l’APNM APRODEF dès février 2016. Notre unique objectif est que l’armée de terre puisse prendre toute la place qui lui revient au sein du futur CSFM. Le premier défi que nous devons relever ensemble est de gagner la bataille des effectifs. Je me tourne donc vers nos adhérents d’active et sous ESR pour leur demander d’exprimer au siège de L’ÉPAULETTE leur adhésion à APRODEF (cela ne leur coûtera rien puisque le montant de l’adhésion est compris dans la cotisation à L’Épaulette). Cela permettra à APRODEF de remplir les conditions
d’éligibilité pour pouvoir siéger au CSFM, la concrétisation de son nouveau format devant se faire à court terme.

Notre volonté, au travers d’APRODEF, est de pouvoir venir en appui du commandement pour défendre la condition militaire vis-à-vis des décideurs et attirer l’attention des responsables politiques sur
la « surchauffe » actuelle d’emploi de nos forces entre missions intérieures et opérations extérieures. Nous menons déjà une réflexion sur ces thèmes importants, mais nous avons aussi besoin du soutien de nos
adhérents à l’image des démarches adoptées au sein des autres armées.

Partageons ensemble la conviction que les associations telles que L’Épaulette ou APRODEF demain apportent une contribution loyale et désintéressée pour expliciter et défendre auprès des dirigeants et
de la société civile, la place que tient l’ensemble de la communauté militaire au sein de la Nation et sa spécificité.
Bien fidèlement et bonne rentrée.

Général de corps d’armée (2s) Hervé Giaume, président national de L’Épaulette




Lien Armée-Nation

25102011

lienarmeenationtableauclaudemonet.jpgLe récent (21 octobre) témoignage du lieutenant Nicolas BARTHE, coauteur du livre « Engagé » avec Alexandre KAUFFMANN et membre de l’Épaulette, devant un aréopage d’officiers généraux a apporté un double démenti. Démenti à ceux qui parfois sont prompt à catégoriser selon les origines. Démenti à ceux qui pensent que le lien Armée-Nation s’est irrémédiablement dissout dans la professionnalisation. 

Oui, il y a une vraie richesse chez nos officiers sous contrat comme il y en avait une chez nos aspirants. Bien sûr on n’acquiert pas en quelques mois à Coëtquidan le même fond et le même lustre (?) que nos officiers de recrutement direct ou interne qui y passent 3 ans ou 2 ans. Comme pour nos anciens cadres du contingent, l’épreuve est impitoyable: les bons s’en sortent et les moyens coulent. Pourtant chez tous ceux et celles que j’ai pu rencontrer depuis maintenant 3 ans en écoles, j’ai trouvé la même foi, la même volonté de servir et la même « pêche », quelle que soit leur origine. Alors de grâce laissons les clichés s’égrener dans les chants promos (le très bon « Coët Collection ») et ne retenons que ce qui brille sous une couche, parfois trop légère, de peinture. 

Quant au lien Armée-Nation, ce sont ces mêmes contractuels qui me conduisent à l’évoquer. Comment peut-on parler de rupture de cette relation quand plus de 12000 militaires –et je ne parle ici que de l’armée de Terre-  retournent à la vie civile chaque année. Certes le flot des appelés n’est plus là pour irriguer nos provinces. Mais qu’était devenu cet enracinement « citoyen » dans les valeurs de la Nation? Quelle conscience de ces valeurs était acquise par notre contingent en 10 mois d’exercices et de plus en plus rares manœuvres avant le grand choc des « OPEX pour tous »? 

Nous avons aujourd’hui la chance de voir s’enrichir au sein de nos armées – et de nous enrichir à leur contact- 72% de contractuels (pour l’armée de Terre) qui acceptent  le risque  bien réel de « Mourir pour la France ». Parmi eux nos officiers sous contrat qu’ils soient d’encadrement, spécialistes ou pilotes doivent se voir reconnaître ce rôle particulier de témoins dans leurs fonctions futures au sein de la société civile. Ce rôle nous devons les aider à le préparer en leur témoignant une attention, une « fraternité d’arme », toute particulière au cours de leur passage dans nos rangs. Écoutons les aussi avec modestie. Nous avons beaucoup à apprendre de leurs motivations qui peuvent éclairer les nôtres soumises à l’épreuve du temps.

Merci mon lieutenant pour votre beau témoignage!




To be or not to be?

9112010

jesuiscequejesuis.jpgJe reviens une fois encore sur le cas de nos OSC qui vraiment nous occupent beaucoup en ce moment!

J’avais demandé à notre « référent OSC » un point de situation sur le nouveau statut des IMID (Ingénieurs militaires d’infrastructure de la Défense). Le décret du 20 octobre, fixant les modalités d’accès et les statuts de ce corps interarmées, ont appelé les remarques suivantes de sa part. Je  les livre « in extenso » à votre méditation.

Pour ma part, j’ai transmis ces inquiétudes à des officiers de haut niveau, particulièrement compétents dans le domaine du SID, afin de recueillir leurs avis avant mes rendez-vous avec l’IAT et la DRHAT

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Combien de temps encore?

4092010

dindon.jpg Combien de temps en effet pourrons-nous continuer à « maltraiter » nos officiers sous contrat ? Combien de temps encore, la « richesse de nos différences » fondra-t-elle après le grade de capitaine ? Vaste sujet, mais aujourd’hui restons avec nos OSC. Tant que le statut de contractuel  restait la règle majoritaire, la situation était claire. On s’engageait pour un premier métier, par choix, par passion mais avec un horizon connu et accepté.

Là où les choses se troublent c’est lorsque la règle évolue et que le  contrat  laisse de plus en plus la place à  l’activation. L’objectif de 50% des OSC/E « activés » à l’issue du temps de commandement d’unité est aujourd’hui clairement annoncé. Dans le même temps, la proportion de spécialistes rejoignant l’active croît dans des proportions sensibles.

Et à terme qu’avons-nous ? De jeunes officiers d’active aussi, voire plus,  diplômés que leurs camarades directs et bien sûr semi-directs, bahutés dans un labyrinthe de mesures administratives inextricables autant que pénalisantes (d’autres mots  plus « popote »  me sont venus à l’esprit!)

On peut également noter que la sacrosainte « peau d’âne », allant jusqu’à déterminer les perspectives de carrière et parfois primer le rendement dans l’emploi (cas des officiers directs et semi-directs), devient ici transparente sauf à être assimilée au mieux à un DT (par la voie du DT/R)… Quand il n’est pas refusé par l’armée de Terre à un officier qui s’était vu diplômer, sur la même base, dans la Marine. Mais l’exception ne fait pas la règle.

Alors que ce jeune cadre ne devrait penser qu’à servir avec sérénité, à quoi est-il confronté ? Mes explications ne sauraient mieux en rendre compte que le message qu’il m’a transmis et qui est reproduit in fine.

J’entends d’ici les remarques de certains : « Il n’avait qu’à  faire Cyr, tenter les OST (il l’a fait) … ou rester dans le civil. » Ce serait oublier qu’on ne leur fait pas l’aumône en les accueillant. Et si demain ils choisissaient en masse la troisième option…

Les deux points, évoqués par ce « récent » capitaine (il a bien été promu le 1er août), feront l’objet d’une correspondance au CEMAT au cours de l’automne (JFD).

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