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L’éditorial du président – numéro 184 de la revue – Mars 2014 (sous presse)

8032014

N184

Couverture de la prochaine revue consacrée au bilan de l’AG 2014

TRADITIONNELLEMENT, en début de nouvelle année, nous formulons des voeux. Je ne dérogerai pas à cette tradition pour la première revue de l’année. Je formule donc les voeux que 2014 soit la plus bénéfique et sereine possible pour chacune et chacun d’entre nous, mais tout en sachant que c’est aussi ce que nous ferons qui la rendra ainsi.

Mes premiers souhaits vont en priorité vers nos soldats engagés sur les théâtres d’opérations extérieurs, notamment le Mali avec l’opération Serval et la République Centrafricaine avec l’opération Sangaris qui sont sous les feux de l’actualité, mais également vers nos troupes en Afghanistan qui sont en train de tourner la page des opérations Pamir. J’ai une pensée très forte pour les familles endeuillées et nos blessés meurtris dans leurs chairs qui doivent pouvoir bénéficier du soutien sans faille de nos Institutions politiques et militaires.

Je souhaite que le budget de la Défense cesse d’être une variable d’ajustement du budget de l’Etat, que ses effectifs ne subissent pas le même sort vis-à-vis de la fonction publique et, qu’année après année, les crédits ne réduisent pas comme une peau de chagrin, que ce soit pour l’entraînement de nos troupes ou pour leurs équipements. Il en va de la crédibilité de la France.

Je souhaite que le bien peu glorieux épisode de Louvois trouve très rapidement une solution viable et que le personnel touché (solde incomplète, trop perçu, impôts, etc.) ne fasse pas les frais de ce désastre et soit accompagné du mieux possible.

Je souhaite que les militaires, notamment les officiers, touchés par la réduction des effectifs, soient guidés sereinement dans leurs démarches afin que cette seconde carrière se présente dans de bonnes conditions. La synergie qui se crée entre l’institutionnel (ARD) et l’associatif

(associations d’école, plateforme interarmées de coordination de l’accompagnement à la reconversion) est un gage de réussite dans ce domaine.

Je souhaite que L’Épaulette soit à la pointe de cet engagement, notamment du fait que les adhérents de L’Épaulette représentent la majorité des officiers concernés par ces réductions. Les orientations prises par L’Épaulette (création du service d’aide à la reconversion – SαR, participation active à la journée Cap 2C) et l’animation de la plateforme interarmées de coordination de l’accompagnement à la reconversion (Cap 2e Carrière) confiée au président national de L’Épaulette induisent des synergies profitables à tous.

Je souhaite développer la première des deux orientations prises résolument par L’Épaulette avec le volet ÉCOUTE – ANALY SE – CONSEIL au profit de près de 70 % des officiers de l’armée de Terre de 28 origines différentes du recrutement interne et sous contrat. ÉCOUTER pour mieux appréhender toutes les spécificités de ces différents recrutements. ANALY SER ces informations et ces échanges pour mieux comprendre les intérêts de chacun, leurs difficultés et leurs attentes afin de mieux les faire partager par le commandement. CONSEILLER et donc accompagner nos officiers en activité dans la préparation

de leurs concours, dans leurs réflexions sur leur avenir, dans leurs interrogations… Ce volet a pu apparaître secondaire face à la nécessaire montée en puissance de l’accompagnement à la reconversion, mais il ne s’agissait que d’un effet d’optique. C’est une préoccupation permanente du Conseil d’Administration, qui a décidé d’inviter systématiquement à ses réunions le grand prévôt de la promotion EMIA (2e année), le Commandant du 4e bataillon, le représentant OSC de la promotion du 4e bataillon, le correspondant Épaulette des gendarmes, le grand prévôt de la promotion des élèves officiers de la gendarmerie de l’EOGN, le président tournant des OAEA.

Je souhaite enfin que davantage d’adhérents participent à la vie de L’Épaulette car :

• il nous faut renforcer le siège qui peine à tout assurer et qui doit monter en puissance notre service d’aide à la reconversion, structurer la remontée des informations locales. Cela représente quelques heures de bénévolat sur place à Vincennes ou par télétravail…

• il nous faut trouver des référents pour accompagner chaque officier qui envisage de se reconvertir ;

• il nous faut tisser ce réseau de correspondants dans les bases de défense et dans les unités pour faire remonter les attentes, les questions, les inquiétudes locales ;

• il nous faut remplacer certains présidents de groupement.

Je souhaite donc une année ambitieuse pour L’Épaulette, mais je suis sûr qu’avec le concours de chacun d’entre nous, nous ferons que 2014 sera une bonne année !…

GCA (2s) Hervé Giaume,

Président national de L’Épaulette




On en parle ici et là…

24102012

On en parle ici et là... dans INFOS tam-tam-qui-parle1Plusieurs informations nous sont parvenues en provenance, notamment, des Journées des Présidents des officiers qui se sont tenues à Coëtquidan du 15 au 17 octobre.

LOUVOIS, sans dominer le séminaire, a été très présent. A priori, on n’attend pas de réelles améliorations dans les mois qui viennent et un nombre significatif de personnes travaille à réduire les dossiers en souffrance, (encore plus de cinq mille), mais de nouveaux cas apparaissent chaque mois. Une « Task Force » a été créée à base de sous-officiers, anciens du CAT ou ayant eu des compétences en matière de solde, pour faire des vacations de trois à quatre mois au CERHS de Nancy.

Un autre sujet « épineux » concerne l’avancement, à propos duquel une nouvelle notion apparait pour 2013: celle du « contingentement ». Pour faire simple, Bercy va regarder les volumes d’avancement par grades (et pourquoi pas faire les tableaux d’avancement d’ici quelques temps , au rythme où vont les choses !)

Après une rapide analyse de la liste de 141 participants identifiés,  voici la répartition par origine des présidents d’officiers:

  • EMIA : 44
  • OAEA : 30
  • RANGS : 23
  • CYR : 20
  • OSC : 7
  • OAES : 3
  • ORSA : 3
  • CTA : 2
  • 15.2 : 2
  • 15.3 : 1

Cette présentation traduit l’engagement des officiers de nos origines  dans ces fonctions pas toujours valorisées, mais très exigeantes en termes de disponibilité et de travail.

Ces officiers sont-ils plus dévoués à la collectivité ou seraient-ils tentés par des positions « syndicalistes » et victimes d’un laisser-aller « grincheux » rappelant ce qu’on reproche parfois à l’Épaulette (pardon, cela m’a échappé!)

Enfin, à suivre avec intérêt, la position du Conseil d’État sur certaines limites d’âge fixées pour l’accès aux concours de recrutement internes de l’administration…Et si demain on reparlait des 23 ans pour l’EMIA et d’autres seuils peut-être?




C’est parmi les jeunes qu’on recrute les (trop) vieux!

15022012

C’est en passant sous cette insciption que nous  pénétrions au club des lieutenants du Génie en 1972. A l’époque je souriais avec indifférence, aujourd’hui je suis moins inconscient!

La table ronde de notre dernière assemblée générale est venue mettre en évidence une conséquence de cette « maxime »: s’il n’y a pas (peu!) de déterminisme d’origine, il en existe bien un lié à l’âge.

Notre témoin de cette AG, secrétaire général de la SNCF, a constaté avec surprise pour ne pas dire incompréhension, à quel point le « bigramme » s’avérait incontournable dans notre institution et primait d’autres critères déterminants chez lui, comme la compétence dans l’emploi. Pour une fois ce n’est pas moi qui le dit…Ouf!

Je ne dis pas non plus que la qualité ne sert à rien pourvu qu’on ait le bon âge, ce serait injuste et faux. Simplement retenons qu’à aptitudes équivalentes le poids des ans est rédhibitoire.

A titre d’exemple, le débat est revenu sur la limite d’âge de 23 ans pour l’accès à l’EMIA au cours d’une intervention du GCA MOLINIER. Les échanges qui ont suivi ont eu tendance à minimiser l’impact de cette mesure que peuvent « corriger des règles techniques d’avancement ». Discours habituel, sans surprise, mais qui occulte le raison initiale de ce choix (maladroitement évoquée en public en 2008): réduire à la portion congrue les risques de tuilage d’âge entre les plus jeunes IA et les plus vieux Cyrards (« cubes » voire « bi-carrés », c’est-à-dire intégrant Cyr après 3 voire 4 ans de prépa). Pourquoi à votre avis créer une règle qui serait inutile?

De même on aura entendu parler de faux problème que représentent ces 23 ans en se référant aux élèves actuels de l’EMIA, marginalement concernés par cette règle. Sur ce dernier point, tout est pourtant question d’analyse. On peut en effet se demander pourquoi un nombre croissant de jeunes sous-officiers choisissent la voie OAEA au lieu de celle de l’EMIA. Leur point de vue, contestable sous certains aspects, est de considérer ce parcours plus simple et ouvrant des perspectives quasi identiques…du fait de leur âge. De même, il est surprenant de constater que lors de la préparation du concours de l’Ecole de Guerre -je suis correcteur pour cette phase- mes candidats semi-directs ne me posent pas la question de leur qualité mais de l’impact de leur âge. De fait, ce critère est maintenant totalement intégré par nos cadres qui le considèrent « bloquant » et développent leur « stratégie professionnelle » en conséquence avec les risques que font courir les schémas par trop simplifiés. 

Comment échapper à ce couperet au demeurant réel dans une majorité de situations individuelles? Tant que notre système d’avancement continuera à privilégier une forme « d’écoulement naturel » filtré par l’âge, tant qu’on parlera de « diagonale du fou » pour caractériser cette droite entrevue lors des visites d’avancement et qui partage en deux le nuage de point des proposables, il y aura peu d’espoir de voir s’ouvrir l’entonnoir.

En attendant il faut quand même rester en position à la porte pour être prêt à « gicler » au « GO! »




Hommage au lieutenant (OAEA) Valery THOLY

8092011

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Né le 3 novembre 1975 à Dijon, Valéry THOLY décide de s’engager à l’Ecole nationale des sous-officiers d’active en septembre 1997. Ayant choisi de servir l’arme du génie, il rejoint le 30 mars 1998, l’Ecole supérieure et d’application du génie (ESAG) à Angers.

Il préparera avec rigueur et sérieux le concours d’officier d’active des écoles d’armes qu’il réussit brillamment en 2007. Promu au grade d’adjudant le 1er août 2007 et nommé aspirant un mois plus tard, il rejoint une nouvelle fois l’ESAG le 3 septembre. A l’issue de sa formation initiale d’officier d’active, major de sa promotion, il rejoint le 17e Régiment du génie parachutiste à Montauban le 1er août 2008 avec le grade de sous-lieutenant. Après avoir suivi la formation exigeante d’équipier commando parachutiste, il est promu au grade de lieutenant le 1er août 2009.

Durant ses 13 années de service, le lieutenant THOLY sert successivement en ex-Yougoslavie en 2000, en République de Côte d’Ivoire en 2003, à Djibouti et en République centre-africaine en 2010. Déployé en Afghanistan depuis le 1er août 2011, au sein de la Task Force LAFAYETTE (TFLF) – Groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa.

Le lieutenant THOLY a été tué ce matin alors qu’il participait à une opération d’appui à l’armée nationale afghane (ANA). Les unités de l’ANA se désengageaient d’un contrôle de zone dans la région du village de Mobayan, lorsque les unités françaises qui les couvraient ont été violemment prises à partie. Les militaires les plus gravement blessés ont été évacués vers les hôpitaux militaires américains de Bagram et français de Kaboul.

Le lieutenant Valéry THOLY est mort au combat au service de la France. insigne17ergp.jpg

Agé de 36 ans, il était marié et père de trois enfants de 5, 7 et 9 ans.

A titre personnel, j’adresse mes condoléances à la famille et aux proches du lieutenant THOLY. Mes voeux de prompt rétablissement accompagnent ses camarades bléssés au cours de ce combat. J’assure de mon fraternel soutien les cadres et sapeurs parachutistes du 17.




Télégrammes

17082011

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L’Épaulette sera représentée par son premier vice-président à la cérémonie d’hommage au lieutenant (OAEA) Camille LEVREL du 15-2. Nous n’oublions pas non plus le caporal-chef Facrou Housseini Ali du 19 RG, 73e soldat français tombé en Afghanistan.

Huit officiers subalternes sont morts au milieu de leurs hommes au cours de ce conflit, ce qui en fait « statistiquement » le corps  le plus touché avec nos sous-officiers. Il ne s’agit pas là bien sûr de faire un sinistre concours mais simplement de mettre en lumière l’engagement de nos cadres  de contact.

J’invite ceux qui penseraient encore que notre métier est un métier « comme les autres » à méditer ce simple mais impitoyable constat.

Pendant ce temps…sur la base de Vincennes, le siège de l’Épaulette est toujours « stocké » dans des cartons de déménagement en attendant son mouvement vers le bâtiment 24.

Les subtiles manœuvres en « tiroir » ou « perroquet » que nous enseignaient nos vieux sous-officiers chibanis  lors de nos stages d’ESOA semblent échapper aujourd’hui aux plus jeunes générations.

Bon courage cependant à tous ceux qui, je le sais, n’ont pas toutes les cartes en main mais s’échinent à contrôler le train en marche.




J-7

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Pour beaucoup le 27 juin 2012 ne sera pas une date particulière. Pour nos candidats à l’école de guerre 2012 il en sera tout autrement. Ce jour marquera l’ouverture des hostilités du concours 2012 avec l’épreuve de tactique. Hostilités qui se poursuivront le 28 avec la culture générale et se termineront -au moins pour ce qui concerne l’admissibilité éventuelle- le 29 avec la synthèse.

Vers 13h00, horaire des trois épreuves, ayons une pensée de soutien pour ceux qui « planchent ».

Quel plus bel encouragement que celui d’un camarade Cyrard qui écrivait le 18 juin sur ce blog:

« Mes chers camarades. Je suis Cyrard et j’ai été examinateur à l’oral de l’ESG il y a plus de 10 ans. A l’époque ( je ne peux préjuger ce qui est la règle aujourd’hui ), nous ne savions pas du tout quelle était l’origine des candidats qui se présentaient devant nous et ne leur posions pas la question. On lisait simplement le menu sur la tenue. De ce point de vue, la colle d’oral ( ALAT en ce qui me concerne ) s’appuyait totalement et objectivement sur la prestation et la démonstration, convaincante ou non, du candidat.
N’ayez pas peur ! Croyez en vous !
Amicalement. »

Alors que vous soyez IA, CTA, OAEA/S, Rang ou de toute autre origine, engagé dans une préparation à un concours: N’ayez pas peur ! Croyez en vous ! …et n’attendez pas forcément que  les autres y croient pour foncer.




Là où il y a une volonté…

17062011

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Quitte à remuer le couteau dans la plaie, je reviens sur le fond de mon éditorial de la revue 173 qui m’aura valu quelques retours amers de l’administration centrale.

J’y écrivais que la gestion concrète du quotidien offrait parfois des contre-exemples aux discours tenus. M’éloignant un peu du cadre de la stricte GRH, je retiendrai deux illustrations récentes de ce constat touchant l’EMIA et sa préparation.

La première concerne le Conseil de perfectionnement. Plus de président depuis la fin de mandat du GDI Cavan…Où se cache donc le successeur ? Faut-il voir là la preuve d’un désintéressement des officiers généraux candidats potentiels à ce poste ou celle de l’inutilité de cette structure aux yeux de certains? Ce point sera évoqué lors de notre prochaine rencontre avec la DRHAT.

La seconde m’est apportée hier par un officier engagé dans la préparation aux concours et examens ouverts aux « semi-directs » (EMIA et OAEA notamment). Son constat portant sur un effectif significatif en nombre et quant à sa  couverture régionale est sans appel. Là où les cadres de contact et le commandement local ou régional s’investissent les résultats d’admission à l’EMIA vont de 25 à 35%. Quand les candidats sont laissés entre les seules mains du CNED… 2,5%. Ce dernier cas semblant malheureusement le plus répandu!

Ces deux exemples avec leurs limites et leurs évidences posent la question de la volonté rélle de promouvoir ces origines et de mettre en oeuvre une politique efficace de sélection des meilleurs sous-officiers et EVAT.

Les efforts et résultats d’isolés et de petites équipes motivés ne constituent pas cette politique. L’Épaulette s’est donc engagée dans ce chantier pour soutenir et relayer ces initiatives locales et contribuer par ses contacts et « interpellations » à la relance de la « RH de commandement ».




Lendemain de rendez-vous

17032011

Nous avons été reçus hier par le contrôleur général responsable RH au sein du cabinet du Ministre. Cette entrevue courtoise nous a apporté deux satisfactions: la première celle de pouvoir porter la voix de l’Epaulette en un lieu de décision, la seconde de constater que nos préoccupations et propositions sont en phase totale avec celles du ministère. Les points soulevés par ailleurs dans ce blog, dans la revue, lors de l’AG ainsi que les échos recueillis d’autres sources montrent que le besoin d’expression par le biais d’un dialogue interne « revisité » constitue aujourd’hui un sujet d’actualité majeur.

Le texte publié ci-dessous constitue un extrait des positions de l’Epaulette rapportées au cabinet du Ministre. Les adhérents de l’Epaulette auront accès à l’intégralité du contenu par l’intermédiaire de nos correspondants locaux (présidents de groupement, correspondants de formation d’école ou secrétaires de promotion).

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