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Chronique historique : 26 novembre

26112018

26 novembre 1741 : prise de Prague.

Dans le cadre de la guerre de succession d’Autriche, le futur maréchal de Saxe est envoyé par Louis XV en renfort auprès de l’Electeur de Bavière. Maurice de Saxe assiège Prague lorsqu’il apprend qu’une armée autrichienne arrive sur ses arrières. Risquant d’être pris en tenaille, il ordonne tout simplement la prise immédiate de Prague sous peine d’être écrasé. A la nuit tombée, un « commando » escalade les remparts profitant d’une attaque de diversion de l’Electeur de Bavière. Le lieutenant-colonel Chevert et le sergent Jacob Pascal avec quelques grenadiers neutralisent les sentinelles et abattent le pont-levis par lequel s’engouffre la cavalerie de Maurice de Saxe. Prague restera française jusqu’en janvier 1743, date à laquelle la garnison restante se rendra aux Prussiens avec les honneurs. Le dialogue entre Chevert et Jacob au moment de la préparation du coup de main est savoureux :

-       Tu veux monter le premier camarade ?

-       Oui, mon colonel.

-       Quand tu seras sur le mur, la sentinelle va crier « Wer da ? »

-       Oui, mon colonel.

-       Elle tirera sur toi.

-       Oui, mon colonel.

-       Elle te manquera.

-       Oui, mon colonel.

-       Tu la tueras.

-       Oui, mon colonel.

Et tout s’est déroulé comme annoncé.

 26 novembre 1812 : début de la bataille de la Bérézina (Biélorussie).

Feintant les Russes qui l’attendent à Borissov, Napoléon ordonne au général Eblé de construire à Studienka deux ponts sur la Bérézina pour faire franchir son armée poursuivie par Koutouzov et Witgenstein. Commencés dans la nuit du 25 au 26 novembre, les ponts sont achevés à midi et permettent le franchissement immédiatement. Cet exploit technique repose directement sur le sacrifice des 400 pontonniers d’Eblé qui, à l’imitation de leur chef, travaillent dans l’eau glacée. Eblé meurt lui aussi 15 jours plus tard des suites de ce bain hivernal prolongé.

Le terme Bérézina a curieusement glissé dans le registre sémantique de la catastrophe alors que précisément, la bataille de la Bérézina est une réussite tactique de portée stratégique : la Grande armée aurait dû périr noyée dans les glaces ou écrasée par Koutouzov. (Suite le 27 et le 28 novembre).

 26 novembre 1849 : assaut final contre l’oasis de Zaatcha (Algérie). 

Parce qu’ils jalousent l’aisance économique inhabituelle des sédentaires acquise avec l’arrivée des bureaux arabes, les nomades organisent une rébellion en profitant des rumeurs venues de métropole après la révolution de 1848. Bou Zian, chef militaire et religieux dirige avec talent la rébellion de la région des Zibans. L’épisode est particulièrement sanglant. Chaque camp combat avec un acharnement que les exactions et provocations des deux bords expliquent sans les excuser. Sous les ordres du général Herbillon, quelques grands noms de l’armée d’Afrique font leur apparition ; Bourbaki, Canrobert, de Lourmel, de Barral,… L’oasis fortifiée et entourée d’un fossé inondé est finalement prise d’assaut (26 novembre) après deux mois de siège et de combats « urbains » particulièrement meurtriers.

 26 novembre 1851 : bombardement de Rabat et Salé (Maroc).

La cargaison d’un navire français ayant été pillée par la population de Salé, la République française envoie une escadre commandée par le contre-amiral Dubourdieu pour demander réparation. Devant le refus des Pachas, la flotte bombarde et détruit les forts des deux villes. Ce bombardement est l’épilogue de plusieurs siècles d’affrontements car les pirates de ce port s’attaquaient à tout navire de Méditerranée ou d’Atlantique. Salé est historiquement la ville pirate par excellence.

 26 novembre 1916 : naufrage du cuirassé Suffren (Golfe de Gascogne).

Rentrant de la campagne des Dardanelles après une escale au Pirée (Grèce) où il a embarqué une centaine de permissionnaires, le Suffren est coulé au petit matin par le sous-marin allemand U.52. Les autorités françaises ont longtemps cru que le Suffren fragilisé par des avaries subies durant les Dardanelles, avait coulé lors d’une tempête d’autant que le capitaine du U.52 pensant avoir envoyé par le fond un bâtiment anglais ne l’a jamais revendiqué. Aucun survivant. 628 hommes d’équipage et 22 officiers dont son commandant le CV Guépin.

 26 novembre 1939 : incident de Mainila (Finlande).

Des tirs d’artillerie sur le village de Mainila tuent 4 soldats soviétiques. Le gouvernement soviétique accuse immédiatement la Finlande et réclame un retrait immédiat des troupes finlandaises de l’isthme de Carélie, près (à portée de canon) de Leningrad, présentant la présence des troupes finlandaises dans la région comme un « acte hostile ». La Finlande répond le lendemain en proposant un retrait mutuel des troupes, mais l’URSS maintient ses accusations et dénonce unilatéralement le traité de non-agression russo-finnois de 1932. Une enquête –finlandaise- démontrera que l’artillerie soviétique est responsable des tirs du 26 novembre.  Le 30 novembre, Les forces soviétiques envahissent la Finlande ; la guerre d’hiver débute. La puissante armée soviétique, disposant de moyens humains et matériels nombreux, va essuyer de nombreux revers face à la valeureuse petite armée finlandaise, bien préparée.

 26 novembre 1965 : lancement d’Astérix (Hammaguir – Algérie).

La France devient la 3ème puissance spatiale avec la réussite du lancement d’une fusée Diamant-A qui met sur orbite le satellite Astérix.




Chronique historique : 27 septembre

27092017

ERRATUM pour le 26 septembre novembre 1916 : naufrage du cuirassé Suffren. Non pas 76 disparus mais 648. Merci aux marins ! En particulier de la FREMM Bretagne et à Dominique F de L.

27 septembre 1396 : défaite croisée à Nicopolis (Bulgarie). L’une des plus grandes armées occidentales, rassemblée à la demande du pape (Boniface IX), du roi de Hongrie (Sigismond) et du Basileus (Manuel II Paleologue ) tente de mettre un terme à l’avancée des Ottomans dans les Balkans et attaque la ville de Nicopolis. Le sultan Bajazet Ier aidé de son vassal Stefan Lazarevic, prince de Serbie et fils du prince Lazare (battu à Kosovo polje en 1389) écrase les forces occidentales réunies autour de Sigismond. La Bulgarie (en fait, les petits royaumes constituant la Bulgarie actuelle) tombe sous domination ottomane et y restera jusqu’en 1878. A noter que le maréchal Boucicaut, maréchal de France, participe à la bataille et sera libéré contre rançon. Jean de Vienne, premier amiral de France de l’histoire est quant à lui tué au combat. Avec lui, la Marine perd son premier grand chef et le constructeur d’une véritable flotte nationale.

27 septembre 1748 : abolition des galères. Louis XV par une ordonnance abolit la peine des galères et transfère à la Marine royale la quarantaine de galères dont le port d’attache est Toulon. Hasards ou pas du calendrier, le 27 septembre est aussi, la Saint Vincent car jour de la mort de Saint Vincent de Paul (en 1660). Celui-ci était, entre autres fonctions, aumônier général des galères du Roi, puisqu’il avait lui-même connu les prisons barbaresques. Capturé en Méditerranée (1605) par 3 brigantins turcs lors d’une traversée Marseille – Narbonne, il est captif pendant près de 2 ans à Tunis.

27 septembre 1917 : mort de l’adjudant-chef Georges Chemet (Hard – Autriche). « Breveté pilote en 1910, il réalise deux ans plus tard et pour la première fois la double traversée de l’Adriatique (Venise-Trieste-Venise), soit 256 kilomètres, à bord d’un hydravion Borel. Engagé dans la 112è escadrille du 2è Groupe d’aviation, il est contraint de se poser dans les lignes allemandes à Bétheniville (Marne), le 12 avril 1917. Il se noie dans le Rhin alpin lors de sa tentative d’évasion ». CNE Jean-Baptiste P

27 septembre 1918 : début de la bataille du Canal du Nord (Pas-de-Calais). Dans le cadre de la contre-attaque générale des Alliés, les troupes canadiennes sous les ordres du Général Arthur William Currie attaquent et franchissent le dernier segment de la ligne Hindenburg grâce notamment au génie canadien qui construit des passerelles flottantes et des ponts pour faire franchir les portions inondées à l’infanterie et à l’artillerie.  Cette percée au niveau du Bois Bourlon ouvre la route de Cambrai.

27 septembre 1936 : bataille de Tolède (Espagne). Débutée en juillet, la guerre civile espagnole opposant le camp des Nationaux à celui des Républicains connait l’une de ses premières batailles à Tolède. Le général Franco choisit d’attaquer cette ancienne capitale d’Espagne plutôt que Madrid, selon certains, en raison de sa valeur symbolique (délivrer les combattants de l’Alcazar), selon d’autres, pour faire durer une guerre qu’il est sur de remporter et ainsi asseoir son emprise sur son propre camp et l’Espagne.

27 septembre 1939 : Varsovie tombe après 19 jours de résistance aux Allemands (Pologne).

27 septembre 1943 : début des combats pour la libération de Bastia. L’insurrection conduite par Paul Colonna d’Istria a débuté dès le 8 septembre, tirant profit des quiproquos opposant les forces italiennes et allemandes d’occupation, suite à la chute de Mussolini. Dès le 17, les hommes du Bataillon de choc (commandant Gambiez), qui ont fait la traversée sur le sous-marin Casabianca (du commandant Lherminier), sont les premiers soldats français arrivés d’Alger. Ils constituent l’avant-garde des troupes de l’opération Vésuve uniquement françaises à l’exception d’un commando américain (tirailleurs marocains du colonel de Butler, tabors marocains du lieutenant-colonel de La Tour ainsi que des spahis marocains, et des unités d’artillerie d’Afrique). Les unités italiennes se rallient aux forces alliées et participent activement aux combats (près de 600 pertes), assurant aussi les transports par leurs unités du Train, l’appui artillerie et le soutien santé. La bataille pour Bastia, qui a lieu par très mauvais temps, dure du 27 septembre au 4 octobre. Le 73ème Goum du 6ème Tabor entre le premier dans la ville à l’aube. A l’issue de la libération de l’île, 13 000 Corses s’engageront dans la guerre de reconquête. Volontaires ou mobilisés par un simple avis de presse le 30 novembre, ils seront embarqués pour Alger où ils seront enrôlés à la 1ère Division Française Libre ou à la 2ème Division blindée.

27 septembre 1962 : Le colonel Abdullah as-Sallal prend le pouvoir au Nord- Yémen . Il est lui-même renversé en 1967 ainsi que les 4 présidents qui, jusqu’en 1978, se succèderont au pouvoir à chaque fois à l’issue d’un putsch. En 1978, le président Saleh parvient à la présidence et procède à la réunification des deux Yémen en guerre. Abd Rabo Mansour Hadi lui a succédé en 2011 lors du Printemps arabe. Aujourd’hui en exil, il est soutenu par une coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite face aux rebelles houthistes, partisans de l’ancien chef de l’Etat, Ali Abdallah Saleh.

27 septembre 1996 : les Talibans s’emparent de Kaboul (Afghanistan). Financés par l’étranger, les Talibans (« étudiants ») reprennent facilement le contrôle de l’Afghanistan et entrent dans Kaboul où un gouvernement (issu de la résistance aux Soviétiques) est en proie aux dissensions depuis 1992. L’ex président Najibulha et son frère sont torturés et assassinés par un commando taliban alors que toutes les forces (ONU et Alliance du Nord) se replient. Le Mollah Mohamed Rabbani impose la stricte application de la loi coranique dans tout l’Afghanistan.

   27 septembre Schéma de la bataille de Nicopolis (1396).




Chronique historique : 26 septembre

27092017

26 septembre 1423 : bataille de la Brossinière (Anjou). Pendant la guerre de Cent ans, les Français surprennent les Anglais du comte de Suffolk revenant d’un pillage et les massacrent au lieu-dit de la Brossinière ou encore de La Gravelle. Deux chevaliers de Charles VII ont reçu mission de venger le récent affront anglais commis à Segré (la ville et ses environs sont pillés par John de la Pole) : Jean d’Harcourt (Tours) et Ambroise de Loré (Laval) unissent très rapidement leurs forces et fondent sur les anglais qui n’ont pas le temps de replier leurs archers derrière une barrière de pieux. La bataille qui est en fait une embuscade vite et bien préparée, est décrite dans les chroniques comme très meurtrière pour les Anglais.

26 septembre 1575 : capture de Miguel de Cervantès (au large des Stes Maries de la mer). Auteur de Don Quichotte, celui qu’on appelle le manchot de Lépante , puisqu’il a perdu l’usage de la main gauche lors de la bataille naval de Lépante, s’apprête à passer 5 ans dans les geôles d’Alger après sa capture par le corsaire albanais Mami Arnaute.

25-26 septembre 1799 : bataille de Zurich (Suisse). Alors que Bonaparte est « prisonnier » de sa conquête en Egypte, le général Massena, futur duc de Rivoli, prince d’Essling et maréchal d’empire, sauve la France de l’invasion en contraignant les forces austro-russes à la retraite lors de la bataille de Zürich. Invaincu jusque-là, le général russe Souvorov ne se remettra pas de cette déconvenue :  Aussitôt démis de ses fonctions, il mourra peu après dans la disgrâce.

26 septembre 1915 : bataille de la main de Massiges (Champagne – Ardennes). Les 2ème et 3ème Divisions d’infanterie coloniale s’illustrent lors de la prise de la Main de Massige au cours de combats les opposant à la 3ème armée de von Einem. Blaise Cendrars (Frédéric Sauser), le poète et écrivain est blessé lors de cette bataille. Il y perd son bras droit. En 1918, 3 ans jours pour jour après cette bataille, la contre-attaque générale alliée est déclenchée. Les coloniaux aux ordres du célèbre général Gouraud conquièrent les hauteurs ayant la forme d’une main et remportent une victoire tactique indéniable. Cependant, la résistance (jusqu’à l’été 1918) du mont Têtu ou tête de vipère empêche le contrôle total de la région. En 1948, Gouraud, à sa demande, sera inhumé (26/09/1946) dans l’ossuaire de Navarin où reposent les restes de 10 000 de ceux qu’il a commandés à cet endroit.

26 septembre 1916 : naufrage du cuirassé Suffren (Golfe de Gascogne). Rentrant de la campagne des Dardanelles après une escale au Pirée (Grèce) où il a embarqué une centaine de permissionnaires, le Suffren est coulé au petit matin par le sous-marin allemand U.52. Les autorités françaises ont longtemps cru que le Suffren fragilisé par des avaries subies durant les Dardanelles, avait coulé lors d’une tempête d’autant que le capitaine du U.52 pensant avoir envoyé par le fond un bâtiment anglais ne l’a jamais revendiqué. Aucun survivant. 54 hommes d’équipage et 22 officiers dont son commandant le CV Guépin.

26 septembre 1944 : échec d’Arnhem et repli des survivants (Pays-Bas). Après avoir résisté pendant 9 jours dans la ville d’Arnhem où ils avaient été largués, les parachutistes britanniques doivent se replier pour ne pas être totalement détruits par les troupes SS défendant le pont. L’opération Market garden consistant à prendre les ponts franchissant Rhin et Meuse aux Pays-Bas est une idée de Montgomery qu’Eisenhower privilégie au détriment de celle de Bradley et Patton qui préfèrent poursuivre la percée de manière traditionnelle. C’est aussi la plus grande opération aéroportée de l’histoire : 3 divisions parachutistes sont larguées sur Eindhoven, Nimègue et Arnhem. C’est aussi malheureusement un échec compte tenu des pertes subies : 12 000 parachutistes Alliés tués, blessés ou prisonniers, principalement à Arnhem où seulement 1/4 des soldats parvient à regagner les lignes amies. Trop ambitieux, le plan de Montgomery ne tient pas compte des renseignements signalant la présence de blindés à Arnhem et présume de la capacité de pénétration du 30ème corps blindé britannique chargé d’opérer la jonction avec les paras à Arnhem 3 jours après le début de l’attaque (17/09).

26 septembre 1983 : guerre nucléaire évitée (Kourilovo – ex-URSS). Officier de garde sur la base d’alerte stratégique de Serpoukhov-15, le lieutenant-colonel Stanislas Petrov est alerté par le satellite de détection précoce Cosmos 1382 que 5 missiles balistiques Minuteman III viennent d’être mis à feu depuis la Malmstrom Air Force Base (Etats-Unis). Il rend compte immédiatement mais en préconisant de ne pas riposter étant donné qu’une attaque surprise avec si peu de moyens est illogique. L’enquête interne menée par les Soviétiques va révéler que le logiciel de détection du satellite  a confondu la réverbération de certains rayons du soleil sur les nuages avec les signes de départ de missiles américains. 

 26 septembre le lieutenant-colonel Stanislas Petrov est décédé en Mai 2017 à 77 ans.




Chronique historique: 26 Novembre

26112015

26 novembre 1741 : prise de Prague. Dans le cadre de la guerre de succession d’Autriche, le futur maréchal de Saxe est envoyé par Louis XV en renfort auprès de l’Electeur de Bavière. Maurice de Saxe assiège Prague lorsqu’il apprend qu’une armée autrichienne arrive sur ses arrières. Risquant d’être pris en tenaille, il ordonne tout simplement la prise immédiate de Prague sous peine d’être écrasé. A la nuit tombée, un « commando » escalade les remparts profitant d’une attaque de diversion de l’Electeur de Bavière. Le lieutenant-colonel Chevert et le sergent Jacob Pascal avec quelques grenadiers neutralisent les sentinelles et abattent le pont-levis par lequel s’engouffre la cavalerie de Maurice de Saxe. Prague restera française jusqu’en janvier 1743, date à laquelle la garnison restante se rendra aux Prussiens avec les honneurs.

 26 novembre 1812 : début de la bataille de la Bérézina (Biélorussie). Feintant les Russes qui l’attendent à Borissov, Napoléon ordonne au général Eblé de construire à Studienka deux ponts sur la Bérézina pour faire franchir son armée poursuivie par Koutouzov et Witgenstein. Commencés dans la nuit du 25 au 26 novembre, les ponts sont achevés à midi et permettent le franchissement immédiatement. Cet exploit technique repose sur le sacrifice des 400 pontonniers d’Eblé qui, à l’imitation de leur chef, travaillent dans l’eau glacée. Eblé meurt lui aussi 15 jours plus tard des suites de ce bain hivernal prolongé.

26 novembre 1849 : assaut final contre l’oasis de Zaatcha (Algérie).  Parce qu’ils jalousent l’aisance économique inhabituelle des sédentaires acquise avec l’arrivée des bureaux arabes, les nomades organisent une rébellion en profitant des rumeurs venues de métropole après la révolution de 1848. Bou Zian, chef militaire et religieux dirige avec talent la rébellion de la région des Zibans. L’épisode est particulièrement sanglant. Chaque camp combat avec un acharnement que les exactions et provocations des deux bords expliquent sans les excuser. Sous les ordres du général Herbillon, quelques grands noms de l’armée d’Afrique font leur apparition ; Bourbaki, Canrobert, de Lourmel, de Barral,… L’oasis fortifiée et entourée d’un fossé inondé est finalement prise d’assaut (26 novembre) après deux mois de siège et de combats « urbains » particulièrement meurtriers.

26 novembre 1851 : bombardement de Rabat et Salé (Maroc). La cargaison d’un navire français ayant été pillée par la population de Salé, la République française envoie une escadre commandée par le contre-amiral Dubourdieu pour demander réparation. Devant le refus des Pachas, la flotte bombarde et détruit les forts des deux villes.

26 novembre 1916 : naufrage du cuirassé Suffren (au large du Portugal). Resté trop longtemps immobilisé sur le front des Dardanelles, le Suffren, commandé par le CV Guépin, est rappelé en France pour modernisation dans les chantiers de Lorient. Lent et obsolète, le cuirassé n’est plus opérationnel. Il est repéré au petit matin par le U 52 du lieutenant Walther qui profite de l’absence d’escorte et lui tire une unique torpille. En sombrant, le Suffren accroche la coque du sous-marin qui manque lui aussi de faire naufrage. 648 hommes périssent. Pas de survivants.

26 novembre 1939 : incident de Mainila (Finlande). Des tirs d’artillerie sur le village de Mainila tuent 4 soldats soviétiques. Le gouvernement soviétique accuse immédiatement la Finlande et réclame un retrait immédiat des troupes finlandaises de l’isthme de Carélie, près (à portée de canon) de Leningrad, présentant la présence des troupes finlandaises dans la région comme un « acte hostile ». La Finlande répond le lendemain en proposant un retrait mutuel des troupes, mais l’URSS maintient ses accusations et dénonce unilatéralement le traité de non-agression russo-finnois de 1932. Une enquête –finlandaise- démontrera que l’artillerie soviétique est responsable des tirs du 26 novembre.  Le 30 novembre, Les forces soviétiques envahissent la Finlande ; la guerre d’hiver débute. La puissante armée soviétique, disposant de moyens humains et matériels nombreux, va essuyer de nombreux revers face à la valeureuse petite armée finlandaise, bien préparée.

26 novembre 1965 : lancement d’Astérix (Hammaguir – Algérie). La France devient la 3ème puissance spatiale avec la réussite du lancement d’une fusée Diamant-A qui met sur orbite le satellite Astérix.




Chronique historique : 19 novembre

19112015

ERRATUM pour le 18 novembre1929 : lancement du sous-marin Surcouf. Une thèse fortement étayée attribue le naufrage à l’aviation américaine qui en menant une opération contre des U-Boot signalés autour du canal de Panama auraient pu couler par erreur le Surcouf. Lire Les sous-marins de 1914 à 1945 de Claude Huan. Merci au VAE Thierry d’Arbonneau et à M. F. C. (DSSF- Toulon).

19 novembre 1809 : bataille d’Ocana (Espagne).Le maréchal Soult remporte la victoire la plus brillante de toute la campagne d’Espagne alors qu’il dispose de beaucoup moins d’hommes que le général Areizaga (commandant l’armée de la Mancha -50 000 hommes).  Officiellement sous les ordres du frère de Napoléon, le roi Joseph, Soult manœuvre  parfaitement, utilisant l’artillerie du général Sénarmont et la cavalerie de Mortier. Cette victoire ouvre aux Français les portes de l’Andalousie et coute aux Espagnols plus de 12 000 morts.

19 novembre 1873 : prise de Hanoi (Tonkin – actuel Vietnam). Le lieutenant de vaisseau Francis Garnier s’empare d’Hanoi avec 200 hommes appuyés par l’aviso Sphinx et la canonnière Espingole. Ordonnée par le contre-amiral Dupré, l’expédition est désavouée par le gouverneur de Cochinchine après la mort de Garnier (21 décembre 1873).

19 novembre 1827: la troupe rétablit l’ordre à Paris. Sur ordre du ministre de la guerre, la troupe est chargée de rétablir l’ordre suite aux illuminations des façades de certaines maisons célébrant de manière anticipée la victoire du parti libéral aux élections législatives. Cela se passe sans aucun coup de feu sauf rue Greneta (Quartier du Marais), où le colonel Fitz-James croyant le 18ème de ligne sous le feu d’une barricade, commande une charge de cavalerie contre les émeutiers qui sont balayés. Le jeune rebelle Auguste Blanqui est blessé à cette occasion d’une balle dans le cou. Trois ans plus tard, la charge de cavalerie du 28 juillet 1830 sera enrayée par le jet de divers projectiles depuis les toits des immeubles. Les barricades seront désormais principalement réduites par l’emploi de tirs directs d’artillerie. Cela inspirera le Baron Haussmann dans la conception du nouvel urbanisme parisien.

19 novembre 1919 : le Sénat américain refuse de ratifier le traité de Versailles. Le refus est surtout dû à l’opposition républicaine au président démocrate Wilson plutôt qu’à la manifestation d’un mécontentement quant à la dureté du traité. Conséquence, les Etats-Unis n’intègrent pas la SDN puisque l’adhésion à l’organisation est liée à la ratification du traité de paix.

19 novembre 1941 : début de l’opération Crusader (actuelle Lybie). « visant à reprendre la Cyrénaïque aux forces de l’Axe, et à desserrer l’étau sur Tobrouk. Suite à l’échec de l’opération Battleaxe, après un été sans combat ainsi que l’arrivée du général Auchinleck, la 8th Army est réorganisée et se voit dotée de nouveaux chars (Valentine et M3 Stuart). Malgré un début difficile, les objectifs sont atteints ».   CNE J-B P. (COMLE)

19 novembre 1944 : la 1ère Division Française Libre du Général Brosset coiffe le Ballon d’Alsace (1247 mètres).

19 novembre 1946 : incident de Haiphong (Tonkin – actuel Vietnam). Une fusillade dans le port de Haiphong entre la douane française et des nationalistes vietnamiens transportant de l’essence de contrebande sur une jonque, dégénère et fait 24 morts dont le commandant Carmoin qui s’avançait avec un drapeau blanc. L’incident sert de prétexte pour bombarder (23 novembre) le port à partir de trois navires français (dont le Suffren). L’attaque fait environ 6 000 morts ! L’événement passe inaperçu en métropole et notamment du chef du gouvernement, le socialiste Léon Blum, qui n’en perçoit pas la gravité. Hô Chi Minh l’utilise le mois suivant pour déclencher l’insurrection, véritable début de la guerre.

19 novembre 1984 : soulèvement du FLNKS (Nouvelle-Calédonie).




Chronique historique : 26 novembre

26112014

26 novembre 1741 : prise de Prague. Dans le cadre de la guerre de succession d’Autriche, le futur maréchal de Saxe est envoyé par Louis XV en renfort auprès de l’Electeur de Bavière. Maurice de Saxe assiège Prague lorsqu’il apprend qu’une armée autrichienne arrive sur ses arrières. Risquant d’être pris en tenaille, il ordonne tout simplement la prise immédiate de Prague sous peine d’être écrasé. A la nuit tombée, un « commando » escalade les remparts profitant d’une attaque de diversion de l’Electeur de Bavière. Le lieutenant-colonel Chevert et le sergent Jacob Pascal avec quelques grenadiers neutralisent les sentinelles et abattent le pont-levis par lequel s’engouffre la cavalerie de Maurice de Saxe. Prague restera française jusqu’en janvier 1743, date à laquelle la garnison restante se rendra aux Prussiens avec les honneurs.

26 novembre 1812 : début de la bataille de la Bérézina (Biélorussie). Feintant les Russes qui l’attendent à Borissov, Napoléon ordonne au général Eblé de construire à Studienka deux ponts sur la Bérézina pour faire franchir son armée poursuivie par Koutouzov et Witgenstein. Commencés dans la nuit du 25 au 26 novembre, les ponts sont achevés à midi et permettent le franchissement immédiatement. Cet exploit technique repose sur le sacrifice des 400 pontonniers d’Eblé qui, à l’imitation de leur chef, travaillent dans l’eau glacée. Eblé meurt lui aussi 15 jours plus tard des suites de ce bain hivernal prolongé.

26 novembre 1849 : assaut final contre l’oasis de Zaatcha (Algérie).  Parce qu’ils jalousent l’aisance économique inhabituelle des sédentaires acquise avec l’arrivée des bureaux arabes, les nomades organisent une rébellion en profitant des rumeurs venues de métropole après la révolution de 1848. Bou Zian, chef militaire et religieux dirige avec talent la rébellion de la région des Zibans. L’épisode est particulièrement sanglant. Chaque camp combat avec un acharnement que les exactions et provocations des deux bords expliquent sans les excuser. Sous les ordres du général Herbillon, quelques grands noms de l’armée d’Afrique font leur apparition ; Bourbaki, Canrobert, de Lourmel, de Barral,… L’oasis fortifiée et entourée d’un fossé inondé est finalement prise d’assaut (26 novembre) après deux mois de siège et de combats « urbains » particulièrement meurtriers.

26 novembre 1851 : bombardement de Rabat et Salé (Maroc). La cargaison d’un navire français ayant été pillée par la population de Salé, la République française envoie une escadre commandée par le contre-amiral Dubourdieu pour demander réparation. Devant le refus des Pachas, la flotte bombarde et détruit les forts des deux villes.

26 novembre 1916 : naufrage du cuirassé Suffren (au large du Portugal). Resté trop longtemps immobilisé sur le front des Dardanelles, le Suffren, commandé par le CV Guépin, est rappelé en France pour modernisation dans les chantiers de Lorient. Lent et obsolète, le cuirassé n’est plus opérationnel. Il est repéré au petit matin par le U 52 du lieutenant Walther qui profite de l’absence d’escorte et lui tire une unique torpille. En sombrant, le Suffren accroche la coque du sous-marin qui manque lui aussi de faire naufrage. 648 hommes périssent. Pas de survivants.

26 novembre 1939 : incident de Mainila (Finlande). Des tirs d’artillerie sur le village de Mainila tuent 4 soldats soviétiques. Le gouvernement soviétique accuse immédiatement la Finlande et réclame un retrait immédiat des troupes finlandaises de l’isthme de Carélie, près (à portée de canon) de Leningrad, présentant la présence des troupes finlandaises dans la région comme un « acte hostile ». La Finlande répond le lendemain en proposant un retrait mutuel des troupes, mais l’URSS maintient ses accusations et dénonce unilatéralement le traité de non-agression russo-finnois de 1932. Une enquête –finlandaise- démontrera que l’artillerie soviétique est responsable des tirs du 26 novembre.  Le 30 novembre, Les forces soviétiques envahissent la Finlande ; la guerre d’hiver débute. La puissante armée soviétique, disposant de moyens humains et matériels nombreux, va essuyer de nombreux revers face à la valeureuse petite armée finlandaise, bien préparée.

26 novembre 1965 : lancement d’Astérix (Hammaguir – Algérie). La France devient la 3ème puissance spatiale avec la réussite du lancement d’une fusée Diamant-A qui met sur orbite le satellite Astérix.

 







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