Chronique historique : 24 septembre

24092019

24 septembre 1853 : les Français prennent possession de la Nouvelle-Calédonie.

Au nom de Napoléon III, le contre-amiral Février-Despointe déclare françaises ces îles découvertes par James Cook en 1774. Elles servent de bagne à la métropole, accueillent des Alsaciens et des Lorrains après la défaite de 1871 et deviennent un des principaux centre de production de nickel. Les années 1980 voient se détériorer les relations entre Kanaks et Caldoches au point que la date du 24 septembre est considérée par certains Kanaks comme un jour de deuil. L’affaire de la grotte d’Ouvéa en 1988 a conduit aux accords de Matignon qui instaurent un processus de transfert de compétences.

24 septembre 1877 : bataille de Shiroyama (Japon).

En ouvrant le Japon aux Occidentaux (1870) et à leur technologie, l’Empereur Meiji sacrifie les Samouraïs qui l’avaient pourtant porté au pouvoir (1866) en faisant s’affronter deux cultures aux antipodes l’une de l’autre. Noblesse guerrière coûteuse pour le budget de l’État et symbolisant un passé féodal que le pouvoir sent comme un frein au développement, la caste des Samouraïs n’accepte pas de perdre ses privilèges (port du sabre par ex). Beaucoup d’entre eux (15 000) rejoignent l’ex-ministre de la guerre Saigo Takamuri dans son combat « pour l’honneur ».

Takamuri est curieusement à l’origine l’un des artisans de l’ouverture du Japon, mais se persuadant qu’elle est incompatible avec la voie du guerrier (Bushido), il s’y oppose dans un combat qu’il sait vain, mais estime honorifique. Après une série de combats qui ne lui laissent plus que 400 hommes, il est encerclé sur la colline de Shiroyama le 24 septembre 1877 par 30 000 impériaux équipés d’artillerie et fusils.

Le film Le dernier Samouraï (2003) qui prend des libertés d’un point de vue historique, montre bien l’esprit « kamikaze » de cette rébellion. Cet esprit causera bien des pertes aux Américains durant la guerre du Pacifique. La liberté historique est de taille puisque l’officier instructeur se mettant au service des Samouraïs est en fait le capitaine Jules Brunet (polytechnicien et artilleur français).

24 septembre 2007 : décret de création de l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE).

L’ISAE est issue de l’histoire centenaire des deux écoles SUPAERO et l’ENSICA. SUPAERO est fondée dès 1909 par le colonel Jean-Baptiste Roche, officier de l’arme du génie qui pressent l’importance stratégique de l’aéronautique et son futur besoin en ingénieurs spécialisés. Il reste le directeur de cette école jusqu’en 1930.

Cette remarquable intuition fait de SUPAERO l’une des plus anciennes écoles du domaine aéronautique.

L’ENSICA est quant à elle créée après la libération, à la fin de l’année 1945. Dans un premier temps, elle dépend de SUPAERO – alors nommée École nationale supérieure de l’aéronautique – dont elle occupe les locaux. Suite au mouvement de décentralisation décidé par le gouvernement de Michel Debré à la fin des années 1950, l’ENSICA rejoint Toulouse en 1961, SUPAERO en 1968.

Les deux écoles suivent alors des parcours distincts, tout en gardant une certaine proximité. Rapprocher deux établissements prestigieux, porteurs de la même mission, sous la tutelle du même ministère et installés dans la même ville devient peu à peu une évidence. L’organisation est repensée, le campus de Rangueil est choisi pour accueillir ce regroupement, 100 M€ sont investis pour rénover et construire des installations à la hauteur des ambitions de l’Institut. Dans cette dynamique, les cursus SUPAERO et ENSICA sont fusionnés en 2015. Une identité commune est développée autour de l’ISAE-SUPAERO, devenu au fil des années le leader mondial de l’enseignement supérieur dans le domaine aérospatial

24 septembre 1914 : Genevoix est blessé (Les Éparges).

Le sous-lieutenant Maurice Genevoix est blessé au ventre et se croit mort avant de réaliser que la balle a été déviée par un bouton de sa capote. La description qu’il fait de cet instant dans La mort de près est saisissante. 7 mois plus tard, ce sont 3 balles qui l’atteignent et cette fois le blessent très grièvement.

24 septembre 1957 : arrestation de Yacef Saadi (Alger).

Ayant décidé la reprise des attentats en ville, le nouveau chef de la ZAA (Zone autonome d’Alger) veut enrayer les succès remportés par les parachutistes de Massu. La première bataille d’Alger s’est  en effet achevée par l’arrestation de Larbi Ben M’Hidi mais est déjà entachée des accusations de torture. Massu opte alors pour la technique de l’infiltration-intoxication : le colonel Godard aidé des capitaines Léger et Sirvent, spécialistes de la guerre insurrectionnelle, parvient à démanteler la ZAA et notamment à arrêter son chef, Yacef Saadi.

C’est le LCL Jeanpierre qui avec une compagnie du 1er BEP capture Saadi. Avant de se rendre, Yacef Saadi lance une grenade blessant Jeanpierre et l’adjudant Tasnady qui sont évacués. Criblé d’éclats sur tout le côté gauche, de la tête à la jambe, Jeanpierre est hospitalisé à l’hôpital militaire Maillot.

Il en sort le 12 octobre et bénéficie d’une permission de convalescence de 15 jours.

Lire de Daniel Sornat, Lieutenant-colonel Jeanpierre, Vies et mort d’un grand légionnaire.

24 septembre 1970 : retour sur Terre de Luna 16.

La course à l’exploration de la Lune a été fortement stimulée par la Guerre Froide. La sonde automatique soviétique ramène sur Terre des échantillons lunaires après plusieurs échecs qui ont laissé le temps aux missions américaines Appolo 11 et 12 de ramener des roches lunaires un an plus tôt.

24 septembre 1982 : arrivée de la FMSB à Beyrouth (Liban).

À la suite des massacres de Sabra et Chatila, commis quelques jours plus tôt, la FMSB (force multinationale de sécurité à Beyrouth) est dépêchée en urgence au Liban.




Chronique historique : 4 septembre

4092019

4 septembre 476 : fin de l’empire romain d’Occident (Rome).

Le chef barbare Odoacre dépose l’empereur en titre, le jeune Romulus Augustule. C’est la fin officielle de l’empire d’Occident.

Lire de Michel de Jaegere, “Les derniers jours – la fin de l’empire romain d’Occident”.

4 septembre 1774 : découverte de la Nouvelle Calédonie (Pacifique Sud).

Le navigateur britannique James Cook découvre une terre qu’il baptise New Caledonia. Ces iles ne deviennent françaises qu’en 1853.

4 septembre 1870 : la IIIe République poursuit le combat.

A la faveur de la déroute de l’armée française face à l’invasion prusso-bavaroise, la IIIe République est proclamée.

Le Second Empire de Napoléon III a vécu. Trochu prend la tête d’un gouvernement provisoire et appelle les Français à résister. Gambetta prend le Ministère de l’Intérieur.

4 septembre 1911 : Garros bat le record du monde d’altitude en avion.

Détenu jusque-là par le capitaine Julien Félix avec 3490 m, le record est battu par Roland Garros (bientôt lieutenant) qui atteint avec son Blériot XI de 50 ch, l’altitude de 3910 mètres.

4 septembre 1914 : bataille du Grand couronné (autour de Nancy).

La 2eme armée du général de Castelnau résiste victorieusement aux attaques allemandes pour prendre Nancy. Implantée sur un arc de cercle à l’Est de la ville, Castelnau, en mobilisant pendant une semaine (du 4 au 11 septembre) un nombre important de troupes ennemies contre lui, contribue au succès du coup d’arrêt sur la Marne (5 au 12 septembre).

Sur le général Castelnau, lire de Benoit Chenu, « Castelnau, le quatrième maréchal ».

4 septembre 1916 : catastrophe du tunnel de Tavannes (Verdun).

Servant de dépôt de munitions, dortoir et état-major, les 1200 mètres du tunnel ont été sommairement aménagés et sont surpeuplés. Lors d’un ravitaillement à dos d’ânes, le chargement de l’un des animaux prend feu pour une raison indéterminée et déclenche une explosion qui tue entre 500 et 800 personnes. L’incendie dure 2 jours. Les secours sont empêchés par les tirs allemands.

4 septembre 1998 : création de la firme Google (Californie).

Les étudiants Serguei Brin et Larry Page créent une société, dont le siège social est un simple garage, pour commercialiser leur moteur de recherche Internet.

Aujourd’hui, Google enregistre plus de 4,5 milliards de requêtes journalières et occupe une position de monopole dans bien des domaines stratégiques d’Internet. Cotée en bourse depuis 2004, l’entreprise s’attaque aujourd’hui aussi bien aux secteurs de la réalité virtuelle qu’à celui de la recherche contre le vieillissement de l’Humain. Critiquée sans cesse, elle est cependant devenue incontournable.

 




Chronique historique : 23 janvier

23012019

23 janvier 52 (avant Jésus-Christ) : insurrection des Gaules (Orléans).  

Le parti anti-romain grandit chez les tribus gauloises qui ne supportent pas les privilèges économiques des marchands romains. Le signal de la révolte est donné par le massacre de Cenabum (Orléans) conformément à ce qui aurait été décidé lors du dernier rassemblement des chefs gaulois dans la forêt des Carnutes. Vercingétorix, fils d’un de ces chefs mais aussi ancien compagnon de César, prend la tête de la révolte.  

L’expression « forêt des Carnutes » est passée dans le langage courant pour désigner un rassemblement secret.  Dans la guerre des Gaules, César écrit que la révolte gauloise a été fomentée « au milieu des bois » à l’occasion des rassemblements annuels gaulois. Les Carnutes étaient avant tout une tribu gauloise du centre de la France. 

  23 janvier 1795 : prise de la flotte hollandaise du Texel.   

Après la prise d’Amsterdam, un détachement interarmes (un escadron de Hussards, un bataillon de tirailleurs, deux régiments de chasseurs à pied et une fraction d’un régiment d’artillerie) est envoyé par le général Pichegru pour s’emparer de la flotte hollandaise prise dans les glaces du Texel.  14 navires avec 850 canons sont capturés sans aucune perte.  

Lire l’ouvrage de Marcel Dupont « Nos vieux Houzards ».

 23 janvier 1811 : prise d’Olivença (Espagne).  

Après 10 jours de siège, le maréchal Masséna conquiert la ville espagnole et s’empare de ses magasins, de son artillerie et fait 4 000 prisonniers. (voir les RHA n°25, 164, 224) 

  23 janvier 1871 : capitulation de Paris.  

Toutes les armées de secours ayant été défaites, Paris capitule, assiégé depuis 4 mois dans de terribles conditions hivernales. 

 23 janvier 1916 : combat de M’Rirt (Moyen Atlas –Maroc).  

Profitant de la faible présence militaire française laissée sur le sol marocain, les tribus berbères, instrumentalisées par les Allemands, relancent leurs attaques contre les postes isolés. M’Rirt avec sa vingtaine de Goumiers est dégagé par l’intervention d’un groupe nomade qui cause 200 pertes aux assaillants contre 81 français.  

23 janvier 1917 : le général Berthelot au GQG russe (actuelle Saint-Pétersbourg). 

Berthelot est envoyé par Joffre dès fin 1916 en Roumanie à la tête de la mission militaire française pour y reconstruire l’armée roumaine quasiment détruite par l’offensive des puissances centrales sitôt l’entrée en guerre de la Roumanie (27/08/1916). Afin de coordonner les efforts franco-roumains avec ceux des Russes, Berthelot se rend au GQG du Tsar où dans une ambiance de fin de règne (Abdication de Nicolas II début Mars) il constate à la fois la difficulté du commandement russe à communiquer avec ses forces présentes en Roumanie et le mécontentement du GQG face à l’influence française grandissante sur les cadres et la population roumaine.  

Lire l’ouvrage de Michel Roussin, Sur les traces du général Berthelot.

 23 janvier 1943 : prise de Tripoli par les Britanniques (Libye).   

Pendant 29 mois (septembre 1940 – février 1943), les forces de l’Axe affrontent les Alliés au cours de batailles brillantes et d’une succession d’aller-retour de grande ampleur entre la dépression d’El Alamein et Tripoli. Le génie tacticien de Rommel ne peut finalement rien contre la VIIIème armée de Montgomery, faute d’une logistique suffisante. La priorité au front Est donnée par Hitler ainsi que la suprématie britannique en Méditerranée privent Rommel de renfort et l’empêche de traverser l’Égypte pour gagner les champs pétrolifères du Moyen-Orient.  

(voir la RHA n°130, journaux de marche du French Squadron S.A.S. en Libye (1942-1943) par le capitaine J. N. Vincent). 

 23 janvier 1973 : Nixon annonce la fin de la guerre du Vietnam.  

Au cours d’une allocution télévisée, le président américain officialise sa volonté de mettre fin à une guerre de 12 ans qu’une majorité de ses compatriotes dénonce de manière virulente.  

Les accords de paix sont signés 4 jours plus tard à Paris mais les combats vont durer jusqu’en 1975… et ce malgré la volonté de « vietnamiser » le plus possible le conflit. Les États-Unis déplorent 58 000 morts, le Vietnam du Sud, 230 000 et le Vietminh environ 1 million. 

 23 janvier 1995 : dissolution du régiment aéroporté canadien (Petawawa).  

Une vidéo, rendue publique et montrant des sévices pratiqués par des parachutistes canadiens sur de jeunes recrues du régiment, scandalise la population du pays. Le gouvernement, conscient de la disproportion de la sanction décide cependant la dissolution du régiment pour montrer sa fermeté et enrayer la dangereuse vague médiatique qui est en train de modifier l’opinion des canadiens sur leur armée, surtout depuis la divulgation d’un autre scandale, cette fois-ci lors de l’intervention en Somalie (Mars 1993).




Chronique historique : 3 novembre

3122018

3 décembre 1800 : bataille de Hohenlinden (Allemagne).

Grace à la retraite simulée du général Grenier, le général Moreau attire les Austro-Bavarois vers Hohenlinden où ses forces sont concentrées. Les coalisés donnent dans le piège et attaquent le centre de l’armée française commandé par Ney et Grouchy pendant que le général Richepanse avec l’aile droite déborde discrètement par la forêt. Pris à revers, l’ennemi se débande.

3 décembre 1805 : Napoléon félicite son armée après l’éclatante victoire d’Austerlitz.

« Soldats, je suis content de vous ! ». Vous avez à la journée d’Austerlitz, justifié tout ce que j’attendais de votre intrépidité ; vous avez décoré vos aigles d’une immortelle gloire. Une armée de cent mille hommes, commandée par les empereurs de Russie et d’Autriche, a été, en moins de quatre heures, ou coupée ou dispersée. Ce qui a échappé à votre fer s’est noyé dans les lacs. il vous suffira de dire « J’étais à la bataille d’Austerlitz », pour que l’on réponde, « Voilà un brave ».

3 décembre 1857 : naissance de Joseph Conrad (Berditchev – Ukraine). De son vrai nom, Teodor Josef Konrad Korzeniowski. Après avoir fait ses débuts en tant que mousse à Marseille, il est capitaine de la marine marchande britannique pendant 16 ans. Conrad se met tardivement à l’écriture de romans, inspirés de son expérience aux quatre coins du monde et ne rencontre curieusement le succès qu’encore plus tardivement. Maîtrisant parfaitement le Français, il choisit d’écrire en Anglais pour honorer le pays dans lequel il s’est installé et qui peut aujourd’hui revendiquer à ce titre l’un des plus grands écrivains du XXème siècle. Son parcours de jeunesse aventureux, ses multiples commandements à la mer et ses contacts avec de nombreuses cultures ont probablement contribué à faire de lui un expert des tréfonds de l’âme humaine : La lecture de Lord Jim n’est pas réservée qu’aux marins, elle pourrait même être conseillée en écoles de formation initiale. Lire aussi Au cœur des ténèbres (qui a inspiré le film Apocalypse now), les Duellistes (qui a été mis en scène par Ridley Scott), l’Agent secret et Nostromo.

 3 décembre 1917 : lancement du Liberty « Les gouvernements Américain, Britannique et Français concluent un accord afin de produire en coopération le premier char lourd : le Mark VIII ou Liberty. Dernière mouture de la génération des Marks britanniques, armé de deux canons de 6 pounds et de mitrailleuses, il devait peser 38 tonnes. Assemblés dans une usine de Châteauroux, les superstructures sont anglaises tandis que les châssis et les moteurs proviennent des États-Unis. La fin de la guerre met fin à ce projet et seuls quelques exemplaires voient le jour à titre d’expérimentation ». CNE J-B P.

 3 décembre 1951 : Julien Gracq refuse le Goncourt. Lucien Poirier (son vrai nom) refuse le prix que l’académie Goncourt souhaite lui remettre pour le Rivage des Syrtes. Le lieutenant Poirier était chef de section au 137ème RI durant la Campagne de France. Prisonnier du 2 juin 1940 au 2 février 1941. Ses Manuscrits de guerre publiés en 2011 (4 ans après sa mort) le montrent sous un angle inhabituel, lui qui, jusqu’en 1997 était présenté comme le dernier grand écrivain français vivant.

 3 décembre 1952 : victoire à Na San (Indochine). Le camp retranché en pays Thai, créé par le général Gilles autour de l’aérodrome de Son La pour empêcher toute percée du viêt minh au Laos, subit plusieurs assauts des divisions de Giap (30 000 VM) entre le 23 novembre et le 2 décembre 1952. La forte attrition infligée à l’adversaire (3000 VM contre moins de 50 défenseurs !) démontre le succès du concept de la double ceinture de points d’appuis ou de la défense en « hérisson ». A noter aussi : le général Salan écrit dans ses mémoires que la bataille de Na San aurait été perdue sans l’aide de l’aviation (pont logistique aérien, appui au sol). L’artillerie a tout de même tiré en une seule nuit 5600 coups (éclairée il est vrai par les Dakota Luciole). 

3 décembre 1963 : création de l’ONM. Le général de Gaulle crée l’Ordre National du Mérite. L’ONM est le second ordre national derrière la Légion d’honneur (1802). La Médaille Militaire (1852) n’est pas un ordre national mais la Grande Chancellerie lui accorde une valeur morale qui fait qu’elle se porte entre la Légion d’honneur et l’Ordre de la Libération (1940). Ce dernier n’est plus décerné depuis 1946.

 3 décembre 1989 : fin de la guerre froide (Malte). Bush et Gorbatchev se rencontrent successivement à bord de navires US et soviétique et entérinent la fin de la guerre froide, suite à la chute du mur de Berlin.

 3 décembre 1996 : attentat à la station Port Royal (Paris 5ème). Une bombe artisanale mais de forte puissance tue 4 passagers et en blesse 170 autres. Probablement perpétré par le GIA, cet attentat vise initialement la station Saint Michel où 18 mois plus tôt une explosion a tué 8 autres personnes.




Chronique historique : 24 septembre

25092018

24 septembre 1853 : les Français prennent possession de la Nouvelle-Calédonie.

Au nom de Napoléon III, le contre-amiral Février-Despointe déclare françaises ces îles découvertes par James Cook en 1774. Elles servent de bagne à la métropole, accueillent des Alsaciens et des Lorrains après la défaite de 1871 et deviennent un des principaux centre de production de nickel. Les années 1980 voient se détériorer les relations entre Kanaks et Caldoches au point que la date du 24 septembre est considérée par certains Kanaks comme un jour de deuil. L’affaire de la grotte d’Ouvéa en 1988 a conduit aux accords de Matignon qui instaurent un processus de transfert de compétences. Un nouveau référendum pour l’autodétermination aura lieu à partir de 2018.

 24 septembre 1877 : bataille de Shiroyama (Japon).

En ouvrant le Japon aux Occidentaux (1870) et à leur technologie, l’Empereur Meiji sacrifie les Samouraïs qui l’avaient pourtant porté au pouvoir (1866) en faisant s’affronter deux cultures aux antipodes l’une de l’autre. Noblesse guerrière coûteuse pour le budget de l’État et symbolisant un passé féodal que le pouvoir sent comme un frein au développement, la caste des Samouraïs n’accepte pas de perdre ses privilèges (port du sabre par ex). Beaucoup d’entre eux (15 000) rejoignent l’ex-ministre de la guerre Saigo Takamuri dans son combat « pour l’honneur ».

Takamuri est curieusement à l’origine l’un des artisans de l’ouverture du Japon, mais se persuadant qu’elle est incompatible avec la voie du guerrier (Bushido), il s’y oppose dans un combat qu’il sait vain, mais estime honorifique. Après une série de combats qui ne lui laissent plus que 400 hommes, il est encerclé sur la colline de Shiroyama le 24 septembre1877 par 30 000 impériaux équipés d’artillerie et fusils.

Le film Le dernier Samouraï (2003) qui prend des libertés d’un point de vue historique, montre bien l’esprit « kamikaze » de cette rébellion. Cet esprit causera bien des pertes aux Américains durant la guerre du Pacifique. La liberté historique est de taille puisque l’officier instructeur se mettant au service des Samouraïs est en fait le capitaine Jules Brunet (polytechnicien et artilleur français).

 24 septembre 2007 : décret de création de l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE).

L’ISAE fête ses 10 ans, riche de l’histoire centenaire des deux écoles SUPAERO et l’ENSICA qui lui ont donné naissance. SUPAERO est fondée dès 1909 par le colonel Jean-Baptiste Roche, officier de l’arme du génie qui pressent l’importance stratégique de l’aéronautique et son futur besoin en ingénieurs spécialisés. Il reste le directeur de cette école jusqu’en 1930.
Cette remarquable intuition fait de SUPAERO l’une des plus anciennes écoles du domaine aéronautique.

L’ENSICA est quant à elle créée après la libération, à la fin de l’année 1945. Dans un premier temps, elle dépend de SUPAERO – alors nommée École nationale supérieure de l’aéronautique – dont elle occupe les locaux. Suite au mouvement de décentralisation décidé par le gouvernement de Michel Debré à la fin des années 50, l’ENSICA rejoint Toulouse en 1961, SUPAERO en 1968. Les deux écoles suivent alors des parcours distincts, tout en gardant une certaine proximité. Rapprocher deux établissements prestigieux, porteurs de la même mission, sous la tutelle du même ministère et installés dans la même ville devient peu à peu une évidence. L’organisation est repensée, le campus de Rangueil est choisi pour accueillir ce regroupement, 100 M€ sont investis pour rénover et construire des installations à la hauteur des ambitions de l’Institut. Dans cette dynamique, les cursus SUPAERO et ENSICA sont fusionnés en 2015. Une identité commune est développée autour de l’ISAE-SUPAERO, devenu au fil des années le leader mondial de l’enseignement supérieur dans le domaine aérospatial.

 24 septembre 1914 : Genevoix est blessé (Les Éparges).

Le sous-lieutenant Maurice Genevoix est blessé au ventre et se croit mort avant de réaliser que la balle a été déviée par un bouton de sa capote. La description qu’il fait de cet instant dans La mort de près est saisissante. 7 mois plus tard, ce sont 3 balles qui l’atteignent et cette fois le blessent très grièvement.

 24 septembre 1957 : arrestation de Yacef Saadi (Alger).

Ayant décidé la reprise des attentats en ville, le nouveau chef de la ZAA (Zone autonome d’Alger) veut enrayer les succès remportés par les parachutistes de Massu. La première bataille d’Alger s’est  en effet achevée par l’arrestation de Larbi Ben M’Hidi mais est déjà entachée des accusations de torture. Massu opte alors pour la technique de l’infiltration-intoxication : le colonel Godard aidé des capitaines Léger et Sirvent, spécialistes de la guerre insurrectionnelle, parvient à démanteler la ZAA et notamment à arrêter son chef, Yacef Saadi.

C’est le LCL Jeanpierre qui avec une compagnie du 1er BEP capture Saadi. Avant de se rendre, Yacef Saadi lance une grenade blessant Jeanpierre et l’adjudant Tasnady qui sont évacués. Criblé d’éclats sur tout le côté gauche, de la tête à la jambe, Jeanpierre est hospitalisé à l’hôpital militaire Maillot.
Il en sort le 12 octobre et bénéficie d’une permission de convalescence de 15 jours.

Lire de Daniel Sornat, Lieutenant-colonel Jeanpierre, Vies et mort d’un grand légionnaire. 

24 septembre 1970 : retour sur Terre de Luna 16.

La course à l’exploration de la Lune a été fortement stimulée par la Guerre Froide. La sonde automatique soviétique ramène sur Terre des échantillons lunaires après plusieurs échecs qui ont laissé le temps aux missions américaines Appolo 11 et 12 de ramener des roches lunaires un an plus tôt.

24 septembre 1982 : arrivée de la FMSB à Beyrouth (Liban).

À la suite des massacres de Sabra et Chatila, commis quelques jours plus tôt, la FMSB (force multinationale de sécurité à Beyrouth) est dépêchée en urgence au Liban.




Chronique historique: 09 mars

13032018

9 mars 1814 : bataille de Laon et Hurrah d’Athies. Poursuivant les Russes, repoussés à Craonne, Napoléon attaque les coalisés (Russes et Prussiens) retranchés sur le versant sud de la   »montagne couronnée »,  mais il est contraint à la retraite vers Reims par la déroute de Marmont sur sa droite à Athies. Ce combat appelé par les Allemands, le Hurrah d’Athies est l’un des plus hauts faits d’armes de la cavalerie allemande : « dans la nuit du 9 au 10, les Ier et IIème corps prussiens et la cavalerie de von Zieten, sous les ordres de York, attaquent de nuit les bivouacs du corps de Marmont qui s’est établi dans une position aventurée et n’a pris aucune des précautions les plus élémentaires pour assurer sa sûreté. Composé de jeunes conscrits qui ont reçu le baptême du feu la veille, appuyé par une artillerie armée par des canonniers de marine ignorants du service en campagne, le corps de Marmont est surpris et jeté dans une affreuse déroute et n’est sauvé de la destruction que de justesse. Le colonel Fabvier revenu à la hâte d’une liaison manquée à la tête d’un détachement de 400 cavaliers et 4 pièces se jette dans le village de Veslud et l’interdit au corps de Kleist, puis un détachement de 100 soldats de la Vieille Garde cantonnés pour la nuit par hasard à Festieux interdit à l’ennemi l’entrée du défilé, permettant la retraite. Marmont perd 3000 hommes sur 9000 et presque toute son artillerie et doit le lendemain aller jusqu’à Berry-au-Bac rallier ses fuyards. L’aile droite française a disparu, Napoléon ne peut plus gagner sa bataille de Laon et devra retraiter vers Paris. La cavalerie prussienne a pris à elle seule plus de 20 pièces dans une succession de charges nocturnes ».

9 mars 1831: promulgation de la loi autorisant à la création d’une légion d’étrangers. « Elle précise qu’il pourra être formé dans l’intérieur du royaume une légion d’étrangers, mais elle ne pourra être employée que hors du territoire continental du royaume (article 1er). Suite à la dissolution du Régiment de Hohenlohe le 5 janvier 1831, Louis-Philippe reprend  la tradition des régiments étrangers attachés aux rois de France (Suisses, Irlandais, Hongrois, Polonais, etc.). Elle instaure aussi une clause restrictive d’emploi, car cette légion ne pourra être employée que hors du territoire du royaume : l’histoire nous contraindra 3 fois (1870/71, première et seconde guerre mondiale). Cette loi résulte, d’une part, de la nécessité d’envoyer des troupes en Algérie pour assurer la présence française sans pour autant faire appel au 80 000 français de la classe 1830. Et d’autre part, de l’inquiétude des députés quant aux considérations d’humanité, d’ordre public et d’économie ainsi que de sécurité publique qu’engendre la concentration exceptionnelle d’étrangers dans Paris, estimée à 10% (rapport du 12 février 1831). En pleine crise ministérielle, ce texte de loi, amendé par les Pairs de France, est voté le 5 mars par la Chambre des députés ». CNE Jean-Baptiste P.

9 mars 1945 : coup de force japonais en Indochine. Les forces japonaises (65 000 hommes) occupent l’Indochine depuis la défaite française de juin 1940 mais n’ont pas revendiqué le pays,  ni démembré la petite armée française locale (20 000 Français et 40 000 Indochinois) avec laquelle elles sont imbriquées. La situation générale du Japon devenant critique, les Nippons veulent empêcher que l’Indochine serve de base d’attaque vers leur archipel et prennent le contrôle par surprise de la péninsule. Le général Tsushibashi invite officiellement les autorités françaises à diner et en profitent pour procéder au coup de main dans toute l’Indochine. La surprise est grande mais la combativité des garnisons attaquées est excellente. Le comportement des militaires nippons est ahurissant pour les Européens puisqu’ils procèdent à l’exécution (au sabre) de nombreux prisonniers désarmés, dont le général Lemonnier et des administrateurs. Pour un officier japonais, être fait prisonnier est infamant et le fait de le décapiter lui restitue son honneur…

Au total, la prise de contrôle cause la mort de 2650 Français. Les scènes d’horreur sont nombreuses notamment en ce qui concerne les familles européennes. Sous les ordres du général Alessandri, un groupement de quelques milliers d’hommes s’échappe dans une longue marche et livre de durs combats de guérilla tant contre les japonais que des bandes chinoises qui cherchent à s’emparer de leur matériel. Le commandement allié de la zone, assumé par les américains applique la doctrine du président Roosevelt pour la décolonisation et abandonne complètement ce groupement à son sort. Seul l’amiral britannique Mountbatten enfreint les consignes pour, aussi souvent que possible, intervenir au profit d’Alessandri par des parachutages de vivres et matériels, des missions d’appui aérien ou encore des évacuations sanitaires.

9 mars 1968 : décès du général Charles Ailleret (La Réunion). Le DC-6 transportant le général d’armée Ailleret (CEMA) et appartenant au GLAM s’écrase contre une colline peu après le décollage de l’aéroport de Saint-Denis. Polytechnicien (1926), artilleur, chef de l’O.R.A (zone Nord), déporté à Buchenwald (1944), responsable des applications militaires du CEA (1958), il s’oppose au putsch d’Alger alors qu’il commande la zone Nord-Est Constantinois (1961). Nommé CEMA en juillet 1962, c’est lui qui organise le retrait français du commandement intégré de l’OTAN. Avec son frère, Pierre (polytechnicien comme lui), il constitue un tandem historique de la recherche nucléaire française. C’est le CEMA qui est resté jusqu’à présent le plus longtemps à son poste (plus de 5 ans 1/2). Le général d’armée aérienne Michel Fourquet lui succède dans la fonction.

Le même jour, l’ingénieur aéronautique René Leduc meurt dans sa 69ème année. Il est le concurrent malheureux de Dassault.

9 mars 1974 : reddition du lieutenant Onoda (Ile Lubang –Philippines). Près de 30 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, le sous-lieutenant Onoda, soldat japonais vivant caché dans les montagnes et pensant le Japon toujours en guerre, accepte de se rendre à son supérieur, le commandant Taniguchi toujours en vie, qui est venu spécialement du Japon lui confirmer la fin de sa mission.

 




Chronique historique : 9 mars

9032017

9 mars 1815 : bataille de Laon. Poursuivant les Russes, repoussés à Craonne, Napoléon attaque les coalisés (Russes et Prussiens) retranchés sur le versant sud de la   »montagne couronnée »,  mais il est contraint à la retraite vers Reims par la déroute de Marmont sur sa droite à Athies. 

 9 mars 1831: promulgation de la loi autorisant à la création d’une légion d’étrangers. « Elle précise qu’il pourra être formé dans l’intérieur du royaume une légion d’étrangers, mais elle ne pourra être employée que hors du territoire continental du royaume (article 1er). Suite à la dissolution du Régiment de Hohenlohe le 5 janvier 1831, Louis-Philippe reprend  la tradition des régiments étrangers attachés aux rois de France (Suisses, Irlandais, Hongrois, Polonais, etc.). Elle instaure aussi une clause restrictive d’emploi, car cette légion ne pourra être employée que hors du territoire du royaume : l’histoire nous contraindra 3 fois (1870/71, première et seconde guerre mondiale). Cette loi résulte, d’une part, de la nécessité d’envoyer des troupes en Algérie pour assurer la présence française sans pour autant faire appel au 80 000 français de la classe 1830. Et d’autre part, de l’inquiétude des députés quant aux considérations d’humanité, d’ordre public et d’économie ainsi que de sécurité publique qu’engendre la concentration exceptionnelle d’étrangers dans Paris, estimée à 10% (rapport du 12 février 1831). En pleine crise ministérielle, ce texte de loi, amendé par les Pairs de France, est voté le 5 mars par la Chambre des députés ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE). Voir ici ou ici.

 9 mars 1918 : la mission militaire du général Berthelot quitte la Roumanie.

 9 mars 1945 : coup de force japonais en Indochine. Les forces japonaises (65 000 hommes) occupent l’Indochine depuis la défaite française de juin 1940 mais n’ont pas revendiqué le pays,  ni démembré la petite armée française locale (20 000 Français et 40 000 Indochinois) avec laquelle elles sont imbriquées. La situation générale du Japon devenant critique, les Nippons veulent empêcher que l’Indochine serve de base d’attaque vers leur archipel et prennent le contrôle par surprise de la péninsule. Le général Tsushibashi invite officiellement les autorités françaises à diner et en profitent pour procéder au coup de main dans toute l’Indochine. La surprise est grande mais la combativité des garnisons attaquées est excellente. Le comportement des militaires nippons est ahurissant pour les Européens puisqu’ils procèdent à l’exécution (au sabre) de nombreux prisonniers désarmés, dont le général Lemonnier et des administrateurs. Pour un officier japonais, être fait prisonnier est infamant et le fait de le décapiter lui restitue son honneur… Au total, la prise de contrôle cause la mort de 2650 Français. Les scènes d’horreur sont nombreuses notamment en ce qui concerne les familles européennes. Sous les ordres du général Alessandri, un groupement de quelques milliers d’hommes s’échappe dans une longue marche et livre de durs combats de guérilla tant contre les japonais que des bandes chinoises qui cherchent à s’emparer de leur matériel. Le commandement allié de la zone, assumé par les américains applique la doctrine du président Roosevelt pour la décolonisation et abandonne complètement ce groupement à son sort. Seul l’amiral britannique Mountbatten enfreint les consignes pour, aussi souvent que possible, intervenir au profit d’Alessandri par des parachutages de vivres et matériels, des missions d’appui aérien ou encore des évacuations sanitaires.

 9 mars 1968 : décès du général Charles Ailleret (La Réunion). Le DC-6 transportant le général d’armée Ailleret (CEMA) et appartenant au GLAM s’écrase contre une colline peu après le décollage de l’aéroport de Saint-Denis. Polytechnicien (1926), artilleur, chef de l’O.R.A (zone Nord), déporté à Buchenwald (1944), responsable des applications militaires du CEA (1958), il s’oppose au putsch d’Alger alors qu’il commande la zone Nord-Est Constantinois (1961). Nommé CEMA en juillet 1962, c’est lui qui organise le retrait français du commandement intégré de l’OTAN. Avec son frère, Pierre (polytechnicien comme lui), il constitue un tandem historique de la recherche nucléaire française. C’est le CEMA qui est resté jusqu’à présent le plus longtemps à son poste (plus de 5 ans 1/2). Le général d’armée aérienne Michel Fourquet lui succède dans la fonction.

Le même jour, l’ingénieur aéronautique René Leduc meurt dans sa 69ème année. Il est le concurrent malheureux de Dassault.

 9 mars 1974 : reddition du lieutenant Onoda (Ile Lubang –Philippines). Près de 30 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, le sous-lieutenant Onoda, soldat japonais vivant caché dans les montagnes et pensant le Japon toujours en guerre, accepte de se rendre à son supérieur, le major Taniguchi toujours en vie, qui est venu spécialement du Japon lui confirmer la fin de sa mission.

09 mars Onoda remettant son sabre au président philippin, Marcos.

 Quelques rendez-vous historiques :

 jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
et
Les conférences du Service historique de la Défense (SHD) avec leurs références bibliographiques.
et
les colloques, conférences, expositions, cinéma du site Mindef.




Chronique historique : 23 janvier

24012017

23 janvier 52 (avant Jésus-Christ) : insurrection des Gaules (Orléans). Le parti anti-romain grandit chez les tribus gauloises qui ne supportent pas les privilèges économiques des marchands romains. Le signal de la révolte est donné par le massacre de Cenabum (Orléans) conformément à ce qui aurait été décidé lors du dernier rassemblement des chefs gaulois dans la forêt des Carnutes. Vercingétorix, fils d’un de ces chefs mais aussi ancien compagnon de César, prend la tête de la révolte. L’expression forêt des Carnutes est passée dans le langage courant pour désigner un « rassemblement secret ». Dans la guerre des Gaules, César écrit que la révolte gauloise a été fomentée « au milieu des bois » à l’occasion des rassemblements annuels gaulois.  Les Carnutes étaient avant tout une tribu gauloise du centre de la France.

 23 janvier 1795 : prise de la flotte hollandaise du Texel.  Après la prise d’Amsterdam, un détachement interarmes (1° escadron du 8° Hussards, 3° bataillon de tirailleurs, 3° et 5° chasseurs à pied et une fraction du 8° bataillon d’artillerie) est envoyé par le général Pichegru pour s’emparer de la flotte hollandaise prise dans les glaces du Texel. 14 navires avec 850 canons sont capturés sans aucune perte. Lire l’ouvrage de Marcel Dupont  Nos vieux Houzards , Edition Berger Levrault 1934.

 23 janvier 1811 : prise d’Olivença (Espagne). Après 10 jours de siège, le maréchal Masséna conquiert la ville espagnole et s’empare de ses magasins, de son artillerie et fait 4 000 prisonniers. (voir les RHA n°25, 164, 224)

 23 janvier 1871 : capitulation de Paris. Toutes les armées de secours ayant été défaites, Paris capitule, assiégé depuis 4 mois dans de terribles conditions hivernales .

 23 janvier 1916 : combat de M’Rirt (Moyen Atlas –Maroc). Profitant de la faible présence militaire française laissée sur le sol marocain, les tribus berbères, instrumentalisées par les Allemands, relancent leurs attaques contre les postes isolés. M’Rirt avec sa vingtaine de Goumiers est dégagé par l’intervention d’un groupe nomade qui cause 200 pertes aux assaillants contre 81 français.

 23 janvier 1917 : le général Berthelot au GQG russe (actuelle Saint-Pétersbourg). Berthelot est envoyé par Joffre dès fin 1916 en Roumanie à la tête de la mission militaire française pour y reconstruire l’armée roumaine quasiment détruite par l’offensive des puissances centrales sitôt l’entrée en guerre de la Roumanie (27/08/1916). Afin de coordonner les efforts franco-roumains avec ceux des Russes, Berthelot se rend au GQG du Tsar où dans une ambiance de fin de règne (Abdication de Nicolas II début Mars) il constate à la fois la difficulté du commandement russe à communiquer avec ses forces présentes en Roumanie et le mécontentement du GQG face à l’influence française grandissante sur les cadres et la population roumaine. Lire l’ouvrage de Michel Roussin, Sur les traces du général Berthelot, Editions Guéna-Barley 2013.

 23 janvier 1943 : prise de Tripoli par les Britanniques (Libye).  Pendant 19 mois (septembre 1940 – février 1943), les forces de l’Axe affrontent les Alliés au cours de batailles brillantes et d’une succession d’aller-retour de grande ampleur entre les faubourgs du Caire et Tripoli. Le génie tacticien de Rommel ne peut finalement rien contre la VIIIème armée du prudent et patient Montgomery, faute d’une logistique suffisante. La priorité au front Est donnée par Hitler ainsi que la suprématie britannique en Méditerranée privent Rommel de renfort et l’empêche de traverser l’Egypte pour gagner les champs pétrolifères du Moyen-Orient. (voir la RHA n°130, journaux de marche du French Squadron S.A.S. en Libye (1942-1943) par le capitaine J. N. Vincent).

23 janvier 1973 : Nixon annonce la fin de la guerre du Vietnam. Au cours d’une allocution télévisée, le président américain officialise sa volonté de mettre fin à une guerre de 12 ans qu’une majorité de ses compatriotes dénonce de manière virulente. Les accords de paix sont signés 4 jours plus tard à Paris mais les combats vont durer jusqu’en 1975… et ce malgré la volonté de « vietnamiser » le plus possible le conflit. Les Etats-Unis déplorent 58 000 morts, le Vietnam du Sud, 230 000 et le Vietminh environ 1 million.

 23 janvier 1995 : dissolution du régiment aéroporté canadien (Petawawa). Une vidéo, rendue publique et montrant des sévices pratiqués par des parachutistes canadiens sur de jeunes recrues du régiment, scandalise la population du pays. Le gouvernement, conscient de la disproportion de la sanction décide cependant la dissolution du régiment pour montrer sa fermeté et enrayer la dangereuse vague médiatique qui est en train de modifier l’opinion des canadiens sur leur armée, surtout depuis la divulgation d’un autre scandale, cette fois-ci lors de l’intervention en Somalie (Mars 1993).

 23 janvier

              

 Quelques rendez-vous historiques :

23 janvier 2017 – 18h00 : conférence  « Le Conseil d’Etat durant le Premier conflit mondial : autopsie administrative d’un organe sujet aux vicissitudes d’un Etat en guerre » par  Raphaël Matta-Duvignau – au Conseil d’Etat.
jusqu’au 29 janvier 2017 : exposition « Guerres secrètes » – Musée de l’Armée (Invalides).
jusqu’au 29 janvier 2017 : exposition « Verdun, la guerre aérienne » – Musée de l’air et de l’espace (Le Bourget).
du 1er février au 6 mars 2017 : 44 ème salon de la Marine – Musée de la Marine (Palais de Chaillot).
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
et
Les conférences du Service historique de la Défense (SHD) avec leurs références bibliographiques.
et
les colloques, conférences, expositions, cinéma du site Mindef.







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