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Chronique historique : 10 avril

10042019

Info :

Suite à des difficultés techniques, la migration de la Chronique vers une adresse Internet civile est reportée de quelques jours.

 10 avril 1677 : bataille de la Peene (Nord – près de Cassel).  

Afin d’empêcher les invasions venues des Provinces-Unies, et de protéger ainsi la « banlieue » de la capitale, Louis XIV met en application l’une des idées de son ancien ministre Mazarin et déclenche la guerre de Hollande qui accessoirement doit aussi porter un coup à la puissance commerciale du pays. Le frère du roi, Monsieur, bat une coalition anglo-espagnole et attache la ville de Saint Omer au royaume de France.

10 avril 1690 : les Anglais débarquent à Basse Terre (Guadeloupe) sous les ordres de Lord Codrington.

La place est défendue par le lieutenant Malmaison et 70 soldats du « Royal Amiral » qui vont résister pendant 35 jours et permettre au Gouverneur de l’île de rassembler les milices et de rejeter l’adversaire à la mer. Ephéméride des TDM.

10 avril 1794 : attaque anglaise de la Guadeloupe (Antilles).

L’amiral anglais Lewis s’empare de Pointe à Pitre et de Gosier malgré la belle résistance des 232 défenseurs du Fort Fleur d’Epée (150 morts). Le commissaire Victor Hugues chasse les Anglais le 6 juin avec l’aide des esclaves libérés. Lire la RHA n°70 RHA, Martinique – Guadeloupe – Guyane.

10 avril 1814 : bataille de Toulouse.

Dernier maréchal à combattre au nom de l’Empereur, qui a pourtant abdiqué depuis 8 jours, Soult résiste à tous les assauts des coalisés contre la ville rose. Face à des forces numériquement et qualitativement supérieures, il se résout à quitter la place. Il a infligé à l’assaillant des pertes d’un tiers supérieures aux siennes. C’est le dernier combat de la campagne de France. L’Empereur reviendra dans moins d’un an… Lors de cette bataille, le général Eloi-Charlemagne Taupin meurt au combat après avoir reçu 8 balles. Il a son nom inscrit à l’Arc de Triomphe.

10 avril 1861 : prise de My Tho (sur le Mékong – ancienne Cochinchine). 

Sous les ordres de l’amiral Charner, en opérations au sud de la Cochinchine, le capitaine de frégate Bourdais, commandant d’un corps de débarquement amphibie est tué sur le pont de sa canonnière.

10 avril 1920 : un décret officialise le statut de peintre de la Marine

« C’est l’officialisation d’une pratique ancienne de reconnaissance d’artistes qui consacrent leur talent à la mer, aux marins et à la Marine. Le statut évoluera jusqu’à celui de 1981 de « Peintre officiel de la Marine » qui accueille peintres, sculpteurs, photographes ou encore cinéastes, identifiables à l’ancre qui accompagne leur signature. Sélectionnés par concours durant les Salons de la Marine, ils sont aujourd’hui 46, dont cinq retenus durant le dernier Salon, en 2017. Corps éclectique, on compte parmi leurs grands anciens aussi bien Mathurin Méheut et Gervèse que Paul Signac ». CESM.

10 avril 1942 : Philippe de Scitivaux est descendu (au-dessus de Condette – Pas-de-Calais).

Rallié à la France libre après un périple héroïque, le capitaine de corvette Philippe de Scitivaux de Greische commandant alors le groupe de chasse Ile de France (Squadron 340) est abattu au cours d’une mission au-dessus de la France et de la Belgique. Fait prisonnier, il parvient à s’évader lors de sa 4ème tentative en février 1945. Compagnon de la libération, il est décédé en 1986.

10 avril 1963 : l’USS Thresher disparaiît en mer (Atlantique Nord).

Le sous-marin d’attaque, à propulsion atomique, Thresher (SSN 593), est en 1963 le fleuron de la flotte sous-marine américaine. Lancé en 1961, il termine sa campagne de tests lorsqu’il fait naufrage. A 400 km au large de Boston, il disparait en réalisant des essais de plongée à grande profondeur. On suppose que l’accident est dû à un problème de ballast défectueux. 129 marins périssent.

10 avril 1979 : chute d’Idi Amin Dada (Ouganda). Renversé par l’armée tanzanienne et les guérillas ougandaises, le maréchal, docteur, président à vie et dans les faits, tyran de l’Ouganda, s’enfuit après 8 terribles années de règne.

10 avril 1998 : accords de paix du Vendredi Saint.

La signature de ces accords met un terme symbolique au conflit Nord-Irlandais. Près de 3500 personnes sont mortes dans l’une des plus vieilles guerres fratricides d’Europe. Conflit à la fois religieux (Catholiques/Protestants), politique (rebelles d’Irlande du Nord/Unionistes) et idéologique (Républicains/Loyalistes), les combats sont de type contre-insurrectionnel.

Attentats, grèves de la faim, propagande, « intifada » avant l’heure, et guerre secrète ont été les armes de l’IRA pendant près d’un siècle pour tenter de bouter les Anglais hors d’Irlande. Ce faisant, l’armée britannique a durant tout ce temps expérimenté un combat contre-insurrectionnel « quasi à domicile ».




Chronique historique : 6 avril

6042019

6 avril 1199 : mort de Richard Coeur de Lion (Chalus).

Mortellement blessé d’un carreau d’arbalète reçu le 26 mars, lors du siège de Chalus, le vaillant roi d’Angleterre meurt le 6 avril. Dès lors, le roi de France Philippe Auguste profite de ce décès pour accroitre son influence. Richard cœur de lion est enterré dans la très belle abbaye de Fontevrault aux côtés de sa mère Aliénor d’Aquitaine. 

6 avril 1250 : bataille de Fariskur (Egypte).

Durant la 7e croisade, Louis IX (futur Saint Louis) assiège Mansourah pendant deux mois mais constatant que son armée tombe malade sans pour autant vaincre, prend la décision de regagner Damiette, conquise un an plus tôt. Durant le repli, les forces de Turan Sha harcèlent les croisés depuis le Nil avec la flotte égyptienne et la « chamellerie ». L’affrontement final a lieu à Fariskur. Encerclés, les croisés refusent de se rendre et combattent jusqu’à ce que Louis IX soit fait prisonnier.

6 avril 1362 : bataille de Brignais (près de Lyon).

Cessant le temps d’une trêve (traité de Brétigny-1360), la guerre de Cent ans met au chômage technique les nombreuses bandes de mercenaires qui commencent à piller le royaume de France. L’une d’elles, la compagnie dite des « Tards venus » (15 000 hommes) s’empare du château de Brignais à la fin de 1361, décidant le roi Jean II le Bon à faire intervenir son connétable, Jacques de Bourbon. Les forces royales (12 000 hommes) manquent de discrétion dans leur approche, particulièrement en installant leur campement devant Brignais. En outre, elles négligent de faire une reconnaissance des lieux et de jeter un dispositif de sécurité. Une partie des mercenaires est cachée dans les bois alentour et attaque le bivouac endormi. Lorsqu’enfin les chevaliers survivants contre-attaquent, c’est la garnison mercenaire de Brignais qui fait une sortie et clôt le combat. La bataille est un échec honteux pour les chevaliers français : beaucoup sont massacrés, les autres libérés contre rançon.

6 avril 1865 : bataille de Sayler’s Creek (Amérique du Nord).

Défaite des confédérés du général Lee qui signe sa reddition trois jours plus tard.

6 avril 1889 : prise de Ségou par le Col Archinard (actuel Mali).

« Archinard dispose des 3ème , 7ème et 8ème cies de tirailleurs sénégalais respectivement commandées par le Ltn Lucciardi et les Cnes Hugueny et  de Sarrazin, de 2 compagnies de tirailleurs auxiliaires (Cne Morin et Ltn Baudot) et de 2 batteries d’artillerie (Cne Ruault). Au cours de l’assaut, le Cne Mangin (frère aîné du futur Gal) est tué et le Ltn Levasseur grièvement blessé en pénétrant dans le réduit. Bandiougou Diara qui commande la défense, refusant  de se rendre, l’attaque est reprise le 7 et ce valeureux adversaire préfère se faire sauter avec les siens plutôt que de se rendre. La ville est aussitôt remise entre les mains des Bambaras, premiers possesseurs du sol, tandis que la colonne repart vers Kayes avec les prisonniers ». Ephéméride des TDM.

6 avril 1917 : les Etats-Unis entrent en guerre…

6 avril 1941 : invasion de la Yougoslavie et de la Grèce par l’Allemagne (opérations 25 et Marita).

A 5h15 du matin, l’Allemagne, l’Italie, la Roumanie et la Hongrie envahissent la Yougoslavie sans déclaration de guerre préalable. Les journaux italiens et allemands déclarent que « les forces de l’Axe marchent contre la trahison des Serbes, en référence au putsch des officiers serbes du 27 mars ». Partant d’Autriche, de Hongrie, de Roumanie et d’Albanie, les forces de l’Axe se dirigent vers les principales villes de Yougoslavie et s’enfoncent entre Grecs et Yougoslaves pour empêcher une éventuelle jonction. A l’aube, sous la direction personnelle du maréchal Hermann Goering, la Luftwaffe lance une puissante attaque aérienne contre Belgrade, pourtant déclarée « ville ouverte ». Tous les terrains d’aviation sont bombardés et l’aviation yougoslave est pulvérisée au sol. Un second bombardement massif a lieu le lendemain pour engendrer la terreur parmi la population. En deux jours, les raids allemands font 17 000 tués dans la population civile de Belgrade.

6 avril 1991 : opération Libage (Nord de l’Irak et Turquie).

Dans le cadre de l’opération américaine Provide comfort et en application des résolutions 687 et 688 de l’ONU, la France détache des éléments du Service de Santé des Armées, du 6e RG, du 7e RPCS, de la BOMAP,… protégés par les 3e et 8e RPIMa. Il s’agit d’une aide humanitaire destinée aux Kurdes que Saddam Hussein persécute et oblige à se réfugier en Turquie. La BOMAP largue 300 tonnes de vivres, de médicaments et de couvertures au profit de la population qui s’est réfugiée dans les montagnes et reste  inaccessible par voie routière.L’opération s’achève le 20 juillet 1991. 

6 avril 1994 : l’avion présidentiel rwandais est abattu.

Alors qu’ils rentrent d’Arusha (Tanzanie) où ils viennent de signer un accord de paix, le président rwandais Juvénal Habyarimana et le président burundais Cyprien Ntaryamira sont tués dans le crash du Falcon 50 présidentiel rwandais en phase d’atterrissage à Kigali (Rwanda). La provenance des missiles tirés et l’identité des tireurs font aujourd’hui encore débat. L’équipage français de l’appareil ainsi que tous ses occupants périssent. L’attentat déclenche une gigantesque vague de violence aboutissant au génocide rwandais (800 000 morts).




Chronique historique : 5 avril

5042019

5 avril 1242 : bataille du lac Peipous ou bataille de la glace (Estonie actuelle).
Dans le cadre de la poussée germanique vers l’Est (Drang nach Osten), l’ordre militaire des chevaliers Teutoniques tente de conquérir, afin de les convertir, les terres slaves affaiblies par les récentes incursions mongoles. Alexandre Nevski, prince de Novgorod, conscient du danger que représentent les chevaliers allemands choisit de s’allier aux Mongols pour contrer les Teutoniques.
Ceux-ci traversent le lac gelé de Peipous pour surprendre les Russes mais sont attendus sur la rive. Rompus au combat (expérience des croisades), et bien armés (ordre riche), les Teutoniques sont généralement craints mais durant la bataille de la glace, ils sont vaincus à la fois par l’effectif supérieur de l’ennemi, les flèches des Mongols, la rupture de la glace sous les sabots de la cavalerie lourde mais aussi et surtout par la détermination qu’insuffle à son armée, Alexandre Nevski. Cette bataille est la première vraie défaite de l’ordre germanique et marque la limite orientale de son influence. Héros et saint de l’église orthodoxe, Alexandre Nevski est considéré comme le père de la Nation russe.
Voir le célèbre film Alexandre Nevski : Commandé par Staline (!) dans les années 1930 au réalisateur Eisenstein, ce film est un classique du 7e art mais aussi de la propagande patriotique. Staline a imposé sa diffusion en URSS pour galvaniser les russes dans la lutte contre l’envahisseur germanique à partir de 1941.

5 avril 1305 : assassinat de Roger de Flor (Andrinople).
Fils d’un chevalier germanique appartenant à la cour de l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen, Rutger von Blume s’embarque sur un navire de l’Ordre du Temple à la suite d’un revers de fortune familiale. Devenu un excellent marin, sous le nom de Roger de Flor, il prend le manteau de l’Ordre une dizaine d’années plus tard avec le rang de sergent et reçoit le commandement de son propre navire. Excellent capitaine, il se distingue lors de la défense de Saint Jean d ’Acre, assiégée par les Mamelouks (mai 1291). Peu de temps après, il est accusé de détournement et chassé de l’Ordre. Il devient mercenaire au service de Gènes avant de proposer en 1297 ses services au roi de Sicile, Frédéric d’Aragon qui est en guerre contre les Angevins de Naples. Il devient l’une des figures emblématiques de la période, capitaine corsaire exceptionnel et véritable entrepreneur à la tête d’une petite armée privée, appelée grande compagnie catalane. Poursuivant son ascension, il entre au service de l’empereur byzantin Andronic II en tant que Mégaduc (chef de l’armée). L’empire d’Orient est alors en pleine déroute en Asie mineure face aux tribus turques, mais en l’espace d’une année (oct.1303-sept.1304) Roger de Flor et ses mercenaires rétablissent la situation, stoppent l’avancée des Turcs et libèrent l’Anatolie occidentale et ce, après avoir remporté 6 combats terrestres majeurs. Cependant, les nombreuses exactions des routiers sur la population civile et l’extrême ambition de Roger de Flor finissent par inquiéter Andronic lui-même qui décide d’éliminer ces auxiliaires encombrants et difficilement contrôlables. Reçu avec faste à Andrinople par le fils de l’empereur, Roger de Flor est assassiné lors d’un banquet sur l’ordre de ce dernier ».  M. Christophe C. (EMZD-Lyon).

5 avril 1453 : début du siège de Constantinople (actuelle Istanbul).
Le sultan Mehmet II met le siège à la ville avec plus de 80 000 hommes. Constantin XI Paléologue, dernier empereur romain, la défend avec seulement 5 000 hommes jusqu’à sa mort au combat le 29 mai, date à laquelle la ville tombe. Si le siège a pu durer si longtemps (presque deux mois), c’est en grande partie grâce à la muraille terrestre érigée par Théodose II au Ve siècle mais qui n’a pourtant pas pu résister aux nouveaux canons ottomans (de fabrication hongroise).
Une des actions les plus spectaculaires du siège est la construction d’une rampe de 13 km en planches de bois enduites de savon que Mehmet II fit construire pour faire passer sa flotte en contournant la chaîne qui barrait l’entrée du port et en prenant ainsi Constantinople à revers.
A noter aussi la défection (voire trahison) de Venise et Gênes lors de cette ultime bataille. Seuls quelques équipages génois indépendants dont celui de Giovanni Giustiniani sont venus prêter main forte à l’Empereur. Ce dernier a financé lui-même son expédition et fait preuve d’un courage extrême durant le siège.
Sur cet événement, lire le très bon Les derniers siècles de Byzance, 1261-1453 de Donald Mac Nicol.

5 avril 1660 : Turenne est nommé maréchal-général par Louis XIV.
Maréchal à 32 ans, maréchal-général à 49 ans, Turenne se bat depuis l’âge de 15 ans et mourra à 64 ans au combat. Le tombeau de Turenne est sous le dôme des Invalides à Paris. Il a donné son nom à la 160ème promotion de Saint Cyr (1973 – 1975).

5 avril 1918 : bataille de Dernancourt (Somme).

Ludendorff concentre l’une de ses attaques sur le front tenu par les 47e et 48e bataillons australiens qui se sont particulièrement illustrés quelques jours plus tôt (28 mars) notamment en la personne du sergent Stanley Mac Dougall.
Ce dernier a repoussé l’assaut allemand pendant quelques minutes, seul et de manière stupéfiante. Il est plus tard décoré de la Victoria cross. Le 5, l’offensive allemande reprend mais se heurte à nouveau à une ferme résistance australienne.

5 avril 1943 : première victoire du Normandie-Niemen.
A bord de leur chasseur Yak-1, les pilotes français Preziosi et Durand abattent un FW 190 A-8, apportant sa première victoire à l’escadrille Normandie-Niemen.

5 avril 1945 : combat du mont froid (Alpes).
La 7e demi-brigade de Chasseurs alpins française prend d’assaut le sommet (2820 m) tenu par les Italo-allemands.

5 avril 1956 :  mort au combat de l’adjudant Bernard (Oued Hallail – Djeurf – Algérie).  
Bernard trouve la mort au cours d‘une embuscade après avoir tenu tête pendant plus de deux heures à l’adversaire. Né en 1914, il s’est engagé au 21e RIC en 1937. En 1941, sergent, il est envoyé en Indochine et participe aux combats de Langon le 9 mars 1945. Prisonnier des japonais au camp de Hoa Binh, il est martyrisé par ses geôliers et ne pèse plus que 36 kg lors de sa libération.
Ecourtant sa convalescence, il reprend le combat contre le vietminh et effectuera 3 séjours en Indochine. De retour en France en 1955, il se porte volontaire pour servir en Algérie et rejoint le 2e RIC.
Exemple de courage et doté d’un sang-froid inébranlable, il est alors titulaire de la médaille militaire, des croix de guerre 39-45 et des théâtres d’opération extérieures. Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.
Son nom a été donné à la 183e promotion de l’ENSOA.

5 avril 1992 : début du siège de Sarajevo (Bosnie-Herzégovine).
A la suite de la proclamation de l’indépendance de la province, des rassemblements populaires dégénèrent à cause de tirs meurtriers de snipers dans la foule. La ville de Sarajevo est assiégée par l’armée et les milices serbes. Le même jour, le BAT INF 1 français, de la FORPRONU, est mis en place dans les Krajina en application de la résolution 743 de l’ONU (21/02/1992).




Chronique historique : 30 mars

1042019

30 mars 1282 : vêpres siciliennes (Palerme – Sicile).  

Subissant le joug français depuis 1130, les Siciliens profitent d’un incident entre une sicilienne et un chevalier pour se révolter. Environ 8000 français sont massacrés durant le mois qui suit. Charles d’Anjou, frère cadet de Saint Louis (Louis IX) et roi de Sicile, tente sans succès de reprendre le contrôle de la situation et meurt 3 ans plus tard. 

Une légende non vérifiable fait remonter le terme “Mafia” à cet événement.  “Morte Alla Francia Italia Anella se traduisant par  « l’Italie aspire à la mort de la France ». Les premières lettres donnent MAFIA. 

 30 mars 1707 : mort du maréchal Vauban (Paris).  

Vauban est un des plus grands maréchaux de France.  Même s’il commence sa carrière des armes parmi les « Frondeurs » de Condé, il a l’âme d’un grand serviteur ce que Mazarin découvre lorsqu’on lui présente le jeune Vauban fait prisonnier. Le cardinal, en le ralliant à la cause royale donne à Louis XIV et à la France l’inventeur du « pré carré » (le réseau défensif français aux frontières), le père du génie militaire (les ingénieurs du Roi), le rénovateur de la poliorcétique (attaque et défense des places fortes). 

Les sujets d’intérêt de Vauban dépassent ses préoccupations de militaire et concernent toujours l’amélioration des conditions de vie et travail des sujets du royaume (statistiques, agronomie, hygiène, hydraulique, architecture, …et finances). Il propose au roi l’idée d’un impôt touchant tous les revenus sans exception afin de renflouer les caisses. L’idée est acceptée mais du fait des nombreuses exemptions, perd de son efficacité, une fois appliquée. Il souhaitait de plus que cette dime remplace les autres impôts sans s’y rajouter et expose son projet dans un ouvrage que le roi interdit. Plus d’infos sur :  http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/…/avallon-statue-du-mar… 

 30 mars 1814 : bataille de Paris.  

Paris, dont les fortifications ont été peu entretenues pendant l’Empire, est attaqué sur un arc nord-est allant de Montmartre à Vincennes. Les Français infligent aux coalisés plus de 6000 morts, mais sont submergés par le nombre. La défection de Marmont, duc de Raguse, (« raguser » signifie dès lors « trahir ») contraint Napoléon à jeter l’éponge, faute de troupes disponibles. L’ennemi pénètre dans Paris le lendemain malgré ça et là des actes héroïques, comme celui des élèves de l’école polytechniques à la barrière de Clichy.  

Pour l’anecdote, le mot bistro (« vite » en russe) entre dans le vocabulaire français à ce moment : Après avoir saccagé plusieurs estaminets sous l’emprise de l’alcool et sans moyens suffisants pour régler le prix des consommations, mais aussi, suite aux réclamations des tenanciers, les troupes russes d’occupation se virent infliger par leurs autorités, l’interdiction absolue d’entrer et de consommer de l’alcool dans les débits de boissons parisiens. Toutefois, bien que revêtus de leurs uniformes, certains bravaient l’interdiction, entraient rapidement et, tapant sur le comptoir en zinc, exigeaient d’être servis le plus vite possible en criant à plusieurs reprises : « быCTPO» !!! 

 30 mars 1856 : le traité de Paris met fin à la guerre de Crimée

 30 mars 1885 : bataille de Pendjeh (Afghanistan).  

Le général russe Komarov lance une attaque sur Pendjeh, une des entrées naturelles vers l’Afghanistan et bat des troupes afghanes qui s’y étaient aventurées. Cette incursion fait craindre un moment un affrontement avec le Royaume-Uni. L’empire russe cherchant une voie vers l’Océan indien et l’empire britannique voulant étendre ses possessions depuis l’Inde vers le Nord-est, se rencontrent en Afghanistan où se jouent des luttes d’influences que Kipling dans son ouvrage “Kim” a qualifié de Grand jeu. Ces luttes exploitent les traditionnelles faiblesses afghanes : insoumissions et guerres claniques incessantes. 

Le même jour en France, Clemenceau fait tomber le cabinet de Jules Ferry en lançant un réquisitoire resté fameux contre l’expédition française du Tonkin. S’il dénonce l’expédition, c’est surtout pour ses bases idéologiques et son caractère dilatoire vis à vis de la « Revanche ». Malgré cela, les cabinets suivants renforceront l’effort colonial. 

  30 mars 1954 : début de la bataille des cinq collines (Diên Biên Phu).  

La première vague d’assaut (13 et 14 mars) des divisions 316 et 312 de Giap a conquis les centres de résistance Béatrice et Gabrielle qui défendaient l’accès nord au terrain d’aviation. Surpris par l’ampleur des moyens ennemis engagés, les Français luttent à 1 contre 6 et tentent de reprendre pied.  

Le 30, dans la soirée, Giap, après avoir réorganisé son dispositif, lance un deuxième assaut mais cette fois sur les centres de résistance Eliane et Dominique, à l’est du camp retranché : si ces collines sont prises, c’en est fini. Le lieutenant Brunbrouk parvient, grâce à une utilisation en tir tendu de ses canons, à repousser momentanément les vagues d’assaut de l’armée populaire causant de très lourdes pertes chez l’assaillant qui sont finalement insuffisantes puisque les deux centres de résistance tombent le lendemain, avant d’être partiellement repris dans les jours qui suivent.  

La résistance de Brunbrouk, aidé par les tirailleurs nord-africains, les parachutistes vietnamiens et les deux mitrailleuses quadruples qui font des ravages dans les rangs du Viêt-Minh, oblige cependant Giap à renoncer aux attaques frontales pour privilégier désormais le pilonnage et l’étouffement du camp retranché par un immense réseaux de tranchées et de boyaux qui rappellent la Grande Guerre. La piste d’aviation est, depuis le 26 mars, inutilisable, le mauvais temps empêche l’appui aérien, le ravitaillement et le renforcement du camp sont impossibles, …  

Le point de non-retour est franchi. Diên Biên Phu va pourtant résister jusqu’au 7 mai. 




Chronique historique : 23 mars

24032019

23 mars 1372 : prise de Niort par Du Guesclin.

En utilisant une ruse de guerre, Du Guesclin reprend la ville qui est aux Anglais depuis 12 ans. Il déguise en soldats anglais, 200 des siens qui se font ouvrir les portes par des sentinelles imprudentes.

23 mars 1782 : publication des Liaisons dangereuses

La seule guerre dont il est question dans cet ouvrage mondialement célèbre, est celle des sentiments. Écrit par le général d’artillerie Pierre Choderloos de Laclos, les liaisons dangereuses font scandale et sont un succès littéraire immédiat et durable.

23 mars 1796 : capture de Charrette.

Peu à peu abandonné par ses troupes, Charette de la Contrie après de belles victoires où Napoléon “voit percer le génie”, est arrêté par le général Travot  à la Chabotterie et fusillé une semaine plus tard  à Nantes (Cf. 29 mars).

Voir aussi le spectacle qui lui est dédié au Puy du Faou.

23 mars 1800 : bataille de Coraim (Égypte). 

Après le retour de Napoléon en France, l’armée d’Orient est restée aux ordres du général Kléber. Il a battu les armées turques, poussées par les Britanniques, à Héliopolis le 20 mars, et parachève sa victoire en écrasant les dernières troupes regroupées à Coraim. Il peut ainsi entreprendre la reconquête de toute la haute Égypte, mais son assassinat, le 14 juin suivant, met un coup d’arrêt à son entreprise.

23 mars 1918 : premier bombardement longue portée sur Paris.

Le PariserGeschutz, canon longue portée allemand (210 mm, obtenu en re-chemisant des canons de cuirassés allemands de 305 mm) tire pour la première fois sur Paris depuis Crepy-en-Laonnais (à 120 km de Paris) et envoie une vingtaine d’obus entre 07h00 et midi sans que personne ne comprenne l’origine du bombardement étant donné qu’aucun survol de bombardier Gotha n’a été repéré. Baptisé Grosse Bertha à tort par les Français, ce canon longue portée est à lui seul plus meurtrier que les Zeppelins et les Gothas réunis.

23 mars 1942 : l’OKW décide la construction du mur de l’Atlantique.

La directive n°40 signée du maréchal von Rundstedt ordonne de renforcer les côtes des pays occupés. Persuadés que les Alliés ne peuvent débarquer que près d’un port, les Allemands décident d’installer des batteries d’artillerie de longue et de moyenne portées près des principales installations portuaires notamment celles abritant des abris pour les U-Boot.

L’organisation Todt réalisera l’ensemble des ouvrages. La réelle densification du système défensif arrivera après l’inspection du maréchal Rommel en décembre 1943.

23 mars 1943 : prise du djebel Mateb (Tunisie).

En prenant d’assaut le lieu-dit, la force L du général Leclerc fait pour la première fois des prisonniers allemands.

23 mars 1978 : premier mandat français de la FINUL (Liban).

Le 3e RPIMA débarque à Beyrouth en application des résolutions 425 et 426 du 19 mars 1978.
23 mars 1994 : collision de sous-marins (Mer de Barents).

Deux sous-marins atomiques russes entrent en collision alors qu’ils font surface.

23 mars 1999 : déclenchement de l’opération ALLIED FORCE (République fédérale de Yougoslavie).

L’OTAN déclenche les frappes aériennes contre les forces serbes dans la province du Kosovo et bombarde des infrastructures notamment à Belgrade. Les 350 avions de la coalition réalisent 25 000 sorties durant 78 jours. L’opération terrestre débute le 12 juin. La KFOR pénètre au Kosovo.

23 mars 1983 : lancement de la guerre des étoiles (Washington).

Le président Ronald Reagan annonce lors d’un discours télévisé le début des recherches pour doter le territoire des États-Unis d’un bouclier anti-missiles que les médias baptisent très vite programme guerre des étoiles. Sa véritable appellation est initiative de défense stratégique (IDS) et représente une surenchère technologique et financière insupportable pour l’URSS qui explique en partie (selon certains analystes) la chute de cette dernière en 1991.

23 mars 2018 : prise d’otages de Trèbes (près de Carcassonne)

Un terroriste islamiste tue 4 personnes et en blesse 15 dans l’attaque du supermarché Super U de Trèbes.

Se substituant volontairement au dernier otage, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame du groupement de gendarmerie de l’Aude est mortellement blessé par le terroriste avant l’assaut du GIGN. Il décèdera de ses blessures le 24 mars.

Ancien de l’École militaire interarmes, dont il est sorti major de promotion (Campagne d’Italie 1999-2001), Arnaud Beltrame est promu colonel à titre posthume et fait commandeur de la Légion d’honneur lors des obsèques nationales qui lui sont faites aux Invalides le 28 mars.

 




Chronique historique : 21 mars

21032019

21 mars 1801 : bataille de Canope ou d’Alexandrie (Égypte).  

Devenu général en chef des troupes françaises en Égypte après l’assassinat de Kleber, le général Menou ne fait pas l’unanimité de ses généraux : bon organisateur, il est cependant jugé piètre tacticien, ce que la bataille de Canope va confirmer. Sa conversion à l’Islam et son mariage avec une Egyptienne accentuent les mauvaises relations entretenues au sein de son état-major.  

Lorsque les Anglais d’Abercromby débarquent en force à Aboukir (16 000 hommes) le 8 mars, il tarde à intervenir, les laissant écraser la petite garnison d’Aboukir puis s’installer efficacement. Réalisant que chaque jour qui passe renforce les Anglais, il décide d’attaquer le 21 dans la nuit. Après une diversion réussie, l’attaque sur le centre du dispositif anglais échoue : Le général Lanusse, mortellement blessé, laisse ses troupes désemparées. L’obscurité et le manque de coordination conduisent à des combats fratricides. L’assaut est manqué. Menou, mal renseigné sur les opérations en cours, lance tout de même sa cavalerie.  

Les dragons tuent Abercromby mais sont eux-mêmes anéantis. Menou se replie à Alexandrie où il capitule le 31 août. La campagne d’Égypte est finie. 

 21 mars 1804 : exécution du duc d’Enghien (Vincennes).  

Le nombre relativement important de complots (échoués ou réprimés) contre le Premier Consul font craindre à Napoléon Bonaparte une tentative majeure de prise du pouvoir de la part des émigrés royalistes français. Conseillé par Talleyrand qui voit dans le duc d’Enghien une menace potentielle que pourraient utiliser les Anglais contre la France, Napoléon Bonaparte fait secrètement arrêter le duc à Ettenheim (près de Fribourg) par son homme de confiance, le général Savary.  

Le duc d’Enghien est jugé dès son arrivée au château de Vincennes de manière expéditive, sans possibilité de défense, et sans pouvoir prendre connaissance des éventuelles preuves l’incriminant. Il est fusillé dans les fossés du château immédiatement après la sentence de mort, le général Savary commandant le feu du peloton d’exécution. 

 21 mars 1814 : bataille d’Arcis-sur-Aube. 

Après une nuit de combat à 1contre 2, les troupes du maréchal Ney ont tenu en échec les Bavarois à Torcy-le-Grand. Voyant la combativité des français et surestimant leur nombre, le Prince Schwarzenberg hésite à lancer son l’offensive vers Arcis-sur-Aube. Napoléon prend l’initiative le matin du 21 mars, mais se retrouve face à un dispositif de 100 000 hommes et 370 canons. Il ordonne alors le repli sur la rive droite de l’Aube en passant par le pont d’Arcis. Schwarzenberg attaque à 16h30, mais Oudinot couvre la retraite et résiste avant de détruire le pont vers 21h. En Russie, au Württemberg et en Bavière, cette bataille est commémorée comme une victoire sur Napoléon. 

  21 mars 1905 : le service passe à deux ans.  

La loi du 21 mars 1905, porte le service militaire à deux ans et supprime toutes les dispenses sauf l’incapacité physique.   

Les polytechniciens et saint-cyriens sont tenus de servir un an dans les régiments avant d’intégrer leur école.  

Les élèves des grandes écoles accomplissent la 1re année dans le rang et la 2nde comme sous-lieutenant. Les autres diplômés peuvent au bout d’un an, après concours, devenir élève-officier de réserve et être nommés sous-lieutenant au bout de 18 mois. 

                               

21 mars 1918 : opération Michael.  

Le commandant en chef des forces allemandes, le général Luddendorf, lance à la charnière entre les zones d’action britannique et française l’opération destinée à percer le front allié dans le secteur de la Somme, en direction d’Amiens. Les Allemands engagent l’Abteilung 1 composé de 5 A7V et de 5 Mark IV britanniques (chars pris aux britanniques).  

Pour la première fois, le front est percé et les alliés jettent toutes les troupes disponibles pour combler la brèche. Leur mauvaise coordination pour faire face à cette menace conduira cinq jours plus tard (conférence de Doullens) à confier au général Foch la coordination des armées sur tout le front Ouest.  

  21 mars 1946 : prise de Thakkek (Laos).  

Le commando Léger n°2 (appartenant au 5e RIC) prend la ville de Thakkek occupée par 1300 Viet Minh. Ce Commando a été affecté début février au Laos et mis à la disposition du Col de Crèvecœur. Il est le premier avec le Commando Conus,  le 1er bataillon de Chasseurs laotiens (BCL) et deux pelotons de scout-cars à exploiter le désarroi causé par l’aviation alliée dans les rangs du VM pour investir Thakkek. L’opération est commandée par le chef d’escadron Vaucheret (bigor) qui sera tué au cours de l’action et remplacé par le chef de bataillon Delaplanque.  

Le bilan de notre côté est de 19 tués dont 4 officiers et 8 Européens et de 30 blessés dont 17 Européens.  L’ennemi laisse sur le terrain 250 tués, 150 prisonniers, 3 canons de 80, 1 de 25 et 10 mortiers. Le nettoyage de la région de Vientiane est entrepris aussitôt.  




Chronique historique : 20 mars

20032019

20 mars 1800 : bataille d’Héliopolis (Égypte).  

Assurant le commandement de l’armée d’Égypte depuis le départ de Bonaparte, le général Kléber sort du Caire et s’oppose aux charges de janissaires (65 000 hommes) en formant ses quatre brigades en carrés (15 000 hommes au total) sur la rive droite du Nil. Il remporte la bataille et matte la rébellion qui se développe dans Le Caire. Son assassinat le 14 juin marque le tournant de la fortune des Français en Égypte, avec une reddition finale le 31 août 1801. 

 20 mars 1811 : naissance de l’Aiglon (Paris – Les Tuileries). 

Le fils unique de Napoléon Ier et Marie-Louise d’Autriche est nommé roi de Rome dès sa naissance. En 1815, lorsque son père abdique, il est très brièvement Napoléon II, mais n’ayant que peu d’appui et d’espoir de régner (il a 4 ans), il va passer les 17 années de vie qui lui restent en Autriche. Connu aussi sous l’appellation d’Aiglon. 

 20 mars 1814 : bataille d’Arcis-sur-Aube.  

Durant la campagne de France qui conduit l’Empereur à abdiquer, Napoléon donne un sursis à Paris en obligeant les forces coalisées à rebrousser chemin. Il livre bataille à Arsis-sur-Aube croyant prendre à revers les Autrichiens. Les Français (28 000 hommes) se battent très bien contre plus nombreux qu’eux obligeant l’ennemi à se réorganiser. Lorsque Napoléon attaque à nouveau, c’est à l’armée coalisée entière (90 000 hommes) qu’il a affaire et il se résout à battre en retraite pour ne pas être écrasé.  

 20 mars 1894 : création du ministère des Colonies.  

Auparavant les affaires coloniales étaient traitées par les ministères de la Marine ou du Commerce, selon leur objet. 

 20 mars 1908 : naissance du colonel Roger Trinquier.  

Officier des troupes coloniales, pionnier des parachutistes, il a combattu en Indochine de 1934 à 1955 que ce soit à la tête d’un poste isolé, d’un commando du 5e RIC/CLI ou en dirigeant le service action du SDECE. Adjoint du général Massu lors de la bataille d’Alger, il remplace le général Bigeard à la tête du 3e RPC. Membre du comité de salut public, il reprend ensuite le combat à la tête de son régiment. Proche du général Salan qu’il a connu au Tonkin, il ne prend pas part au putsch des généraux même s’il restera fidèle à ses compagnons d’armes impliqués. Auteur de La Guerre moderne, éditions de la Table Ronde, 1961 ; il est un des théoriciens de la guerre contre-insurrectionnelle et une référence en la matière dans les écoles de guerre, en particulier au Panama ainsi qu’aux États-Unis. 

 20 mars 1912 : création du service de l’aviation maritime (Fréjus Saint-Raphaël).

Par décret présidentiel et sur les bases des recommandations de la commission Le Pord (1910), la future aéronavale voit le jour. Elle est initialement constituée d’un hydravion Canard Voisin embarqué sur le croiseur Foudre dont le premier commandant est le capitaine de frégate Fatou (par ailleurs commandant supérieur de l’aviation maritime). 

  20 mars 1917 : volonté d’entrer en guerre des États-Unis (Washington). 

Le président Wilson convoque le Congrès des États-Unis en session extraordinaire. A l’unanimité, le gouvernement décide d’engager le pays dans la guerre. La reconnaissance par le Congrès américain de l’état de guerre ne s’effectuera que le 6 avril. 
 
20 mars 1929 : mort du maréchal Foch (Paris). À l’âge de 77 ans. 
 
20 mars 1995 : attentat au sarin à Tokyo (Japon).

La secte Aum Shinrikyo (la vérité suprême) diffuse du sarin (liquide neurotoxique) dans le métro tuant 10 personnes et en blessant plus de 4000. 




Chronique historique : 19 mars

20032019

ERRATUM pour le 18 mars 1965 : première sortie dans l’espace.   « Ce n’est pas « Apollo 18 » qui s’est amarré avec le vaisseau Soyouz. Cette numérotation correspond à la nomenclature des missions lunaire. Or celle-ci n’en était pas une, elle se nomme donc mission « Apollo-Soyouz ». C’est en revanche avec un vaisseau Apollo restant de ce qui devait être les missions n° 18, 19 et 20, finalement annulées, que cette mission a été faite. Les autres vaisseaux effectueront 3 rotations avec la station spatiale Skylab. A l’issue, les américains ne seront plus en mesure d’envoyer des hommes dans l’espace pendant plusieurs années… jusqu’au premier décollage de la navette Spatiale en 1981, commandée par John Young l’astronaute américain le plus expérimenté de l’époque ».  Merci au LTN Timothée L.B.

19 mars 1793 : l’ile Bourbon devient La Réunion (Océan Indien).

19 mars 1799 : début du siège de Saint Jean d’Acre (Syrie). Le rêve oriental de Bonaparte meurt devant Acre. Il a jusqu’à présent remporté une série de victoires (Pyramides, Mont Thabor) mais après 2 mois de siège de la ville et quelques 11 assauts infructueux, Bonaparte se repliera. La ville assez peu fortifiée selon les normes de l’époque est cependant remarquablement défendue par le Pacha Djezzar qui se fait conseiller par le colonel d’artillerie Antoine de Phelippeaux (condisciple de Bonaparte à l’école royale militaire de Paris en 1785 puis émigré passé au service de la Grande-Bretagne) et le capitaine de vaisseau britannique Sidney Smith. Lire la série que le LCL (ER) Fabrice Delaître a consacré à ces batailles (St Jean d’Acre, Héliopolis) chez Historic’one.

19 mars 1807 : début du siège de Dantzig (actuelle Gdansk – Pologne) . Alors qu’il progresse plein Est, à la poursuite de l’armée russe de Bennigsen, Napoléon veut éviter de laisser sur ses arrières la ville portuaire de Dantzig où un débarquement coalisé viendrait menacer l’aile gauche de son armée. L’empereur envoi le maréchal Lefebvre diriger le siège de la forteresse. Secondé par le général Chasseloup-Laubat qui commande le génie, il maintient l’ennemi dans ses murs et parvient même à repousser les tentatives de débarquement russes, britanniques et suédoises depuis la Vistule. La chute, le 29 avril, de Stralsund (ville portuaire prussienne plus à l’Ouest) qu’assiège depuis janvier 1807 le maréchal Mortier, permet d’amener les renforts et conduit indirectement à la capitulation de Dantzig le 27 mai. Lefebvre est nommé duc de Dantzig par Napoléon. L’arme du génie a choisi cette bataille comme fête d’arme puisque selon l’empereur lui-même, « le génie s’y est couvert de gloire ».

19 mars 1945 : entrée des forces françaises en Allemagne : La 6°Cie du II/4e RTT est la première unité française à franchir la rivière Lauter (qui marque la frontière entre la France et l’Allemagne) et s’empare du village de Scheibenhardt. Unité de l’armée d’Afrique, le 4e régiment de tirailleurs tunisiens s’est déjà distingué lors des combats du Belvédère et dans les âpres combats des Vosges à l’hiver 1944.

19 mars 1962 : cessez le feu en Algérie. La guerre d’Algérie s’achève officiellement ce jour-là, même si de très nombreuses exactions sont commises par le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) après la signature du cessez-le feu.

19 mars 1982 : occupation de l’ile britannique de Géorgie du Sud par des Argentins. Une quarantaine de ferrailleurs argentins débarquent à San Pedro pour démanteler les restes d’un cargo ayant servi d’usine baleinière. Peu après, ils hissent le drapeau argentin provoquant l’indignation des autorités britanniques locales qui télégraphient immédiatement à Londres. Les iles de Géorgie du Sud sont gérées par Port Stanley, chef-lieu des iles Falkland (situées à 1300 km de San Pedro).

19 mars 1997 : mort de Jacques Foccart (Paris). Résistant, officier de réserve au SDECE, secrétaire général du RPF puis des Affaires Africaines et Malgaches, il est le M. Afrique du général de Gaulle puis de Pompidou de 1959 à 1974. Il fut aussi cofondateur du SAC (service d’action civique). Considéré parfois comme l’un des personnages les plus puissants de la Veme République, il s’est avant tout singularisé par son rôle dans le processus de décolonisation en Afrique. Lire le syndrome Foccart – la politique française en Afrique de 1959 à nos jours de Jean-Pierre Bat.

19 mars 2003 : début de la seconde guerre d’Irak. Officiellement, pour éliminer les stocks irakiens d’armes de destruction massive, cette deuxième campagne anglo-saxonne s’est achevée en décembre 2011. Aucune de ces armes n’a été trouvée, mais Saddam Hussein a été arrêté puis exécuté.

19 mars 2011 : début de l’intervention en Libye. La résolution 1973 de l’ONU instaurant une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye, la France déploie l’opération Harmattan.







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