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Chronique historique: 19 février

20022018

19 février 1519 : débarquement d’Hernan Cortez (Mexique actuel). Avec 600 conquistadores, l’Espagnol Cortez débarque sur le site de la future Vera Cruz.

19 février 1915 : début de l’offensive des Dardanelles. Voulue par Churchill, cette opération consistant à ouvrir un front de revers destiné à affaiblir l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie, débute par le bombardement des forts contrôlant le détroit des Dardanelles. Mal préparée, l’action n’aboutira pas.

19 février 1921 : Lyautey est élevé à la dignité de maréchal de France.

19 février 1941 : Leclerc attaque les Italiens (Fezan). Avec un effectif et un armement inférieur, le colonel Leclerc, chef de corps du RTST, oblige une compagnie motorisée italienne à se replier dans le fort de Tazerbo puis à se rendre le 1er mars.

19 février 1951 : installation du SHAPE en France. Le commandement allié s’implante à Rocquencourt pour commander les forces de l’OTAN en Europe.  A sa création (4 avril 1949) , l’OTAN compte 12 nations, aujourd’hui 28. Le commandement militaire est actuellement situé à Mons en Belgique.




Chronique historique 07 février

12022018

7 février 1807 : veille de la bataille d’Eylau (actuelle Bagrationovsk – Russie). Soult et Murat attaquent l’avant-garde russe de Bagration. Napoléon décide malgré l’infériorité numérique française d’attaquer le lendemain à partir du village d’Eylau. Il va vaincre mais au prix de très lourdes pertes.

7-8 février 1809 : siège de Saragosse (Espagne). Les Français du maréchal Lannes s’emparent du principal îlot de résistance de la ville de Saragosse dirigé par le général Palafox et aidé par toute une population que galvanise le clergé. La bataille coûte en un mois aux Français 3 000 morts (dont le général Lacoste, commandant du génie. Ses sapeurs sont très sollicités dans les combats de rues) et 5 000 blessés, contre  50 000 Espagnols.

7 février 1915 : seconde bataille des lacs de Mazuries (actuelle Pologne). Les 8ème et 10ème armées allemandes prennent en tenaille les forces russes qui se replient de plus de 100 km et évitent la destruction grâce au sacrifice de la Xème armée russe. Les Allemands capturent tout de même 90 000 Russes mais ne parviendront pas à aller plus à l’Est.

7 février 1952 : mort du lieutenant Charles Rusconi (Phu Ly). Chef du commando 23, Rusconi est beaucoup moins célèbre que l’Adjudant-chef Vandenberghe (commando 24) mais présente pourtant le même profil et la même efficacité lors des missions d’action dans la profondeur. Il finit lui aussi comme Vandenberghe (assassiné 1 mois avant), trahi par un ancien vietminh « retourné » sur lequel le Dich Van (service d’action psychologique Viet) faisait pression. Il meurt avec la quasi-totalité de son commando dans la nuit du 7 au 8, submergé par une compagnie vietminh que le traitre a fait pénétrer dans le camp. La particularité de son commando : vietnamiens et sénégalais. Ses soldats sénégalais disaient de lui : « Petit, mais malin ! »

7 février 1962 : 10 attentats de l’OAS (Paris). L’Organisation Armée Secrète plastique le domicile de Malraux, Sartre et de plusieurs autres universitaires et journalistes. En réaction, un appel à la manifestation est lancé pour le lendemain (8 février) par des mouvements de la gauche malgré l’état d’urgence décrété depuis Avril 1961. Les forces de l’ordre, en chargeant les manifestants, créent un mouvement de foule où 8 personnes décèdent (à la station du métro Charonne).

7 février 1965 : début des bombardements américains sur le Nord Vietnam.

7 février 1968 : bataille de Lang Vei (Vietnam). Une section de bérets verts américains et une compagnie d’ »irréguliers » Sud Vietnamiens sont attaquées par surprise durant l’offensive du Têt par 4000 soldats Nord Vietnamiens dans le petit camp des forces spéciales de Lang Vei.  L’attaque Nord Vietnamienne a pour objectif d’obliger les américains de la base de Khe Sanh à diviser leur forces en portant secours à Lang Vei, situé à 8 kilomètres et qui n’a aucune chance de résister à l’attaque. Pour la première fois durant le conflit, des blindés soviétiques PT 76 sont utilisés. Ce camp ne possède d’ailleurs aucun véritable système défensif. Le piège ne fonctionne pas puisque Khe Sanh se contente de fournir un appui de l’artillerie et de l’aviation sans envoyer de troupes au sol. La garnison des forces spéciales détruit 7 des 9 blindés qui attaquent mais doit s’exfiltrer après avoir perdu la moitié de ses effectifs. Si les américains ne sont pas tombés dans le piège, ils ont néanmoins perdu cette bataille. Le coup au moral est réel puisque c’est une défaite d’une unité des forces spéciales, surprise et à moitié détruite dans son propre camp.

7 février 1991 : tir au mortier contre le Premier ministre britannique (Londres). Un commando terroriste de l’IRA (armée républicaine irlandaise) tire trois obus de mortier contre le 10 Downing street à partir d’une camionnette aménagée en poste de tir et garée à moins de 500 mètres de là. La résidence du chef du gouvernement britannique est prise pour cible au moment où John Major tient une réunion importante concernant la guerre du Golfe. Les obus ratent la salle du conseil mais soufflent toutes les vitres. Quatre policiers sont blessés.

7 février 1992 : signature du Traité de Maastricht (… à Maastricht – Pays-Bas). Passage d’un marché commun à une Union ayant une vocation politique « sans cesse plus étroite entre les peuples de l’Europe ».




Chronique historique: 02 février

6022018

2 février 1688 : mort d’Abraham Duquesne (Paris). Lieutenant général des armées navales en France et amiral major pour la couronne suédoise, Duquesne est l’un des plus célèbres marins de Louis XIII et Louis XIV.

2 février 1814 : combat de Rosnay (Aube). Le maréchal Marmont couvre avec 3 000 hommes la retraite de Napoléon après la défaite de La Rothière. Il tient tête aux 25 000 Bavarois du général De Wrède et défend le pont de Rosnay. C’est à Rosnay que Napoléon donne pour devise à l’héroïque 132ème de ligne : « Un contre huit ». Joli raccourci illustrant le sacrifice de ce régiment. Le 132 Bataillon cynophile de l’armée de Terre est aujourd’hui l’héritier du 132ème de ligne. Il est implanté à Suippes dans la Marne

2 février 1871 : fin de l’armée de Bourbaki (Suisse). Vaincue à la bataille de la Lizaine, l’armée de Bourbaki, après avoir traversé le Jura en plein hiver, débouche en Suisse près de Neuchâtel. La grande détresse des soldats vêtus de haillons déclenche un élan de générosité de la part des Helvètes

2 février 1960 : les pleins pouvoirs à de Gaulle (Assemblée nationale). Le Premier ministre Michel Debré, compte tenu de la situation insurrectionnelle en Algérie, demande aux députés de voter les pleins pouvoirs au Président de la République, ce qui est fait par 449 voix contre 79. Pendant un an le gouvernement va gouverner par ordonnances.

 




Chronique historique:01 Février

6022018

 

1er février 1702 : bataille de Crémone (Italie du nord). Durant la guerre de succession d’Espagne (1701 – 1714), la garnison de Crémone est surprise par un audacieux coup de main des assaillants. Introduit dans la place forte par une canalisation, un  »commando » fait prisonnier le commandant français, le maréchal de Villeroy, arrivé la veille, et s’empare de la porte Ste-Marguerite, par laquelle le prince Eugène (« Français » à la solde des Impériaux) entre dans la ville avec 3 000 hommes.  Il en est cependant rejeté peu après par un vigoureux retour offensif de la garnison franco-espagnole. Le prince Eugène de Savoie-Carignan, tout en méprisant les piètres qualités de chef de guerre (connues à Versailles !)  de Villeroy, tiendra à honorer celui qui fut l’amant de sa mère en lui concédant des conditions de détention proche de la villégiature. Le prince Eugene a quant à lui sauvé l’Europe des Ottomans lors de la bataille de Zenta en 1697.

1er février 1814 : bataille de la Rothière (département de l’Aube). Les 40 000 hommes de Napoléon doivent battre en retraite devant plus de 80 000 coalisés commandés pour l’occasion par Blücher. Pas moins de six souverains lui confient leurs troupes ce jour-là. Pour éviter les tirs fratricides, Blücher décide de faire porter une écharpe blanche au bras gauche des coalisés, tant il y a d’uniformes différents sur le champ de bataille. Il veut attaquer Napoléon avant qu’il ne passe l’Aube et ne reçoive des renforts. Obligés de faire front, les Français mènent un combat retardateur le temps de franchir le cours d’eau. Les combats se déroulent au corps à corps dans le village. Même si les pertes ennemies (7000) sont largement supérieures à celles des Français (4600), Napoléon n’a pas réussi à éviter ce combat et a dû céder le champ de bataille à Blücher. Cette relative défaite ternit l’image de l’Empereur puisqu’il commande en personne à la Rothière. Dans quelques jours, il prendra une magistrale revanche à Champaubert puis Montmirail. Cependant, le tout s’inscrit dans une inexorable retraite vers Paris qui sape le moral des troupes et des généraux de Napoléon…

1er février 1841 : traditions des chasseurs. Le duc d’Orléans fait créer une fanfare de 16 bugles par bataillon de chasseurs.

1er février 1879 : la Marseillaise redevient hymne national. Composée par le capitaine du Génie, Rouget de l’Isle, à la mairie de Strasbourg, elle est à l’origine le chant de l’Armée du Rhin. La Convention en fait déjà l’hymne national, le 14 juillet 1795 : elle le restera jusqu’en 1804. Plus tard,sous le régime de Vichy, elle se chante conjointement avec Maréchal, nous voilà !, tandis qu’en zone occupée, elle est interdite à partir du 17 juillet 1941. L’article 2 de la constitution de la Ve République réaffirme son caractère d’hymne national. À Lire : La Marseillaise, la guerre ou la paix par Michel Vovelle dans « les Lieux de Mémoire »

1er-2 février 1951 : combats de Twin Tunnels (guerre de Corée). A peine 2 mois après être arrivé sur le théâtre, le bataillon français se retrouve encerclé avec le 3ème Bataillon du 23ème RI US à Twin-tunnels, à plus de 30 km en avant du front de la 8ème Armée US à laquelle il est rattaché. Les deux unités résistent victorieusement aux assauts d’une division chinoise qu’elles mettent hors de combat, parvenant ainsi à rompre l’encerclement le lendemain 3 février au cours de l’ultime charge à la baïonnette connue de l’armée française. Les Français perdent 32 tués et 180 blessés en dix heures. Ce fait d’armes vaut au bataillon français sa première Citation Présidentielle Américaine ou Presidential Unit Citation (PUC). La citation est sensée récompenser (après le 7 décembre 1941- Pearl Harbour) les unités américaines et leurs alliés pour acte d’héroïsme hors du commun au combat. Les unités doivent avoir combattu avec respect, détermination et esprit de corps en toutes situations, même d’extrême difficulté.

1er février 1968 : exécution sommaire d’un capitaine Viet Cong (Saigon).  En pleine offensive du Têt, des Viet Congs infiltrés dans Saigon commettent des assassinats ciblés dont ceux de policiers (et leurs familles) appartenant aux forces de l’ordre que commande le général Nguyen Ngọc Loan. Le capitaine Viet Cong Nguyễn Văn Lém (à D) est arrêté et amené devant le général Ngoc Loan qui l’exécute froidement en présence des médias. La scène est célèbre. La photo a permis à Eddie Adams d’Associated Press d’obtenir le prix Pulitzer en 1969, mais a surtout contribué à accentuer l’opposition à la guerre des Américains le cliché montrant une scène indéniablement révoltante. Eddie Adams s’en est toujours voulu de l’avoir prise estimant qu’elle ne rendait pas compte de toute la complexité de la situation et du fait que l’horreur était l’œuvre du camp adverse quelques instants plus tôt. Nguyễn Văn Lém était en effet directement responsable de la mort de la fille du général Nguyen Ngọc Loan. Voir le cliché en question sur FaceBouk.

1er février 1970 : la milice du Territoire français des Afars et des Issas (TFAI), future République de Djibouti, devient le groupement nomade autonome (GNA). « Trouvant son origine dès 1910 avec la garde indigène, le GNA, dernière troupe méhariste française, est une unité paramilitaire servant sous l’autorité du haut-commissaire de la République au TFAI. Composée principalement de  goumiers recrutés sur le territoire, elle est encadrée par une trentaine d’officiers et de sous-officiers des troupes de marine en détachement. Sa mission principale est le contrôle des frontières et des trafics d’armes notamment entre le Yémen et l’Ethiopie. Le GNA est articulé en une multitude de postes isolés autour de quatre compagnies afin de maitriser parfaitement le terrain. Les cadres métropolitains, affectés pour 2 ans en célibataire, vivent seul au milieu de leurs hommes et se voient parfois attribuer des responsabilités proches de celles que pouvaient avoir les administrateurs coloniaux. Cette unité sera transférée à l’armée nationale djiboutienne en juin 1977 puis quelques années plus tard renommée groupement de commando de frontières. Le souvenir de cette unité est encore très fort à Djibouti et la compagnie de commandement et de logistique (CCL) du 5e RIAOM en conserve les traditions avec son centre d’entrainement au combat et d’aguerrissement au désert (CECAD). Pour en savoir plus, lire La chamelière de Bouya du général Patrick Champenois ».  CNE Chistophe I. 5e RIAOM

1er février 2003 : Columbia se désintègre en rentrant dans l’atmosphère (au-dessus du Texas). 7 morts : 5 officiers américains, 1 officier israélien et une chercheuse américaine.

 

Prix de la Saint Cyrienne 2013.

 

Prix de la Saint Cyrienne 2013.




Chronique historique 30 janvier

30012018

30 janvier 1915 : intensification de la guerre sous-marine allemande. Sans sommations, le U-20 du capitaine Walter Schweiger coule 2 navires marchands britanniques au large du Havre. C’est ce même capitaine qui le 7 mai 1915 coule le paquebot Lusitania (1198 morts). Le scandale est énorme chez les alliés et notamment aux USA où l’opinion publique cesse d’être non-interventionniste. Schweiger est décoré par la Kaiserliche Marine qui stoppe cependant sa guerre à outrance craignant l’entrée en guerre des USA. A noter cependant qu’en 1972, l’ouverture des archives britanniques relatives à cet événement  a montré que le Lusitania transportait des munitions et était armé de 12 canons au moment de l’attaque, contrairement à toutes les déclarations officielles qui ont contribué à développer l’émoi suscité.

30 janvier 1933 : Hitler est nommé Chancelier de la République de Weimar.

30 janvier 1943 : le général Paulus est nommé Maréchal par Hitler. Aucun maréchal allemand ne s’étant jamais rendu à l’ennemi, Hitler accorde cette distinction au général Paulus en espérant qu’il ne se rendra jamais aux soviétiques qui encerclent Stalingrad. Le maréchal Paulus se rend aux soviétiques le lendemain.

30 janvier 1945 : 9000 morts en Mer Baltique. Le paquebot allemand Wilhelm Gustloff est coulé par un sous-marin soviétique à sa sortie de la baie de Dantzig alors qu’il évacue 10 000 réfugiés de Prusse Orientale. C’est la plus grande catastrophe maritime jamais survenue et pourtant une des moins connues. Lire le roman de Gunther Grass, En crabe.

30 janvier 1945 : combat de Jebsheim.(Alsace). Durant la réduction de la poche de Colmar, à partir du village conquis de haute lutte la veille par le 1er RCP, mêlé au régiment de marche de la Légion étrangère et à des éléments américains, le Bataillon de choc est engagé à découvert en direction du Rhin face à un dispositif allemand solidement implanté : 170 commandos sont mis hors de combat, dont 22 tués, dans cette action complètement inutile.

30 janvier 1972 : bloody sunday (Derry – Irlande du Nord). Le premier bataillon du régiment parachutiste britannique reçoit l’ordre d’ouvrir le feu lors d’une manifestation de catholiques irlandais demandant l’égalité des droits civiques. Au total, 14 morts civils par balles. L’enchaînement incompréhensible des événements de ce jour a fortement marqué l’opinion. Le groupe de rock U2 en a fait une chanson qui est toujours un tube. Voir aussi le film de Paul Greengrass : Bloody Sunday  (Ours d’or au festival de Berlin en 2002) qui relate assez fidèlement la journée du 30 janvier.

Paquebot




Chronique historique:29 janvier

30012018

29 janvier 1635 : fondation de l’Académie française (Paris). Pour encadrer l’effervescence littéraire qu’il sent monter dans le royaume, le cardinal de Richelieu créé l’Académie sur ordre de Louis XIII.

29 janvier 1814 : bataille de Brienne-le-Chateau. Napoléon défait avec 16 000 hommes l’armée de Blücher deux fois supérieure en nombre. Cela lui donne l’occasion de passer enfin à l’école des Minimes, sur les lieux mêmes où s’est construite sa légende entre 1778 et 1783.Napoléon manque d’être pris par un groupe de cosaques isolé, mais l’intervention d’un de ses aides de camp (le chef d’escadron Gaspard Gourgaud) puis de son escadron de service le sauve. A noter, la mort au combat du contre-amiral Baste, commandant d’une brigade de la Jeune Garde. Son nom est inscrit sur l’Arc de triomphe.

29 janvier 1842 : décès du général Pierre Cambronne. Il débute la carrière militaire en 1791, est fait colonel à Iéna puis est nommé général de brigade lors de la bataille de Hanau. A Waterloo, il commande le dernier carré de la vieille garde. Face à l’insistance du général Colville, son adversaire, la légende (créée par Victor Hugo après coup), veut qu’il ait répondu à l’Anglais par le désormais célèbre mot de Cambronne. « L’homme qui a gagné la bataille de Waterloo, c’est Cambronne. Foudroyer d’un tel mot le tonnerre qui vous tue, c’est vaincre ».

29 janvier 1856 : création de la Victoria cross (Londres). Médaille britannique accordée uniquement pour courage face à l’ennemi. Il n’y a eu que 1354 récipiendaires depuis sa création.

29 janvier 1867 : prise de Thy Ninh (Cambodge). Le capitaine Pasquet de la Broue enlève la forteresse cambodgienne avec 170 marsouins.

29 janvier 1916 : bombardement de Paris par un Zeppelin. « Dans les années précédant la Grande Guerre, l’Allemagne a développé une flotte de dirigeables puissants et à long rayon d’action. Utilisés de nuit, en particulier sur l’Angleterre, ils ont des missions stratégiques de bombardements (usines, gares, carreaux de mines, etc.) mais ils participent aussi à une guerre totale et psychologique sur les populations civiles des grandes villes. Durant l’année 1916, le bombardement aérien n’a pas eu vraiment le rôle stratégique qui aurait pu influencer la guerre car le tonnage de bombes délivré n’était pas assez important, mais il est devenu une arme psychologique qui touche les populations civiles en arrière de la zone des combats. Ainsi un Zeppelin a bombardé Paris le 29 janvier 1916 faisant vingt-six morts et trente-deux blessés. La population est horrifiée ; des funérailles nationales sont organisées. Les Allemands sont considérés comme des « pirates des airs ». Bar-le-Duc a fait l’objet de plusieurs bombardements : celui du 1er juin 1916, jour de l’Ascension, à midi, a fait plus de soixante morts et des centaines de blessés. La ville est l’un des pivots arrières de la bataille de Verdun, mais les avions allemands ont délibérément visé la population. Si les Allemands étaient considérés comme des barbares, l’aviation française n’était pas en reste. Karlsruhe a été bombardé par les Français et les Britanniques dès 1915. Le bombardement du 22 juin 1916 est le plus important et il a été ordonné par le haut commandement français en représailles – c’est le mot alors employé – de celui de Bar-le-Duc. Il y a cent-cinquante morts et des centaines de blessés dans cette ville allemande. Cette attaque aérienne française s’inscrit dans une escalade de la terreur et annonce, par son aspect méthodique, les doctrines de l’italien Douhet et de l’Américain Mitchell ainsi que l’emploi de l’aviation durant la Seconde Guerre mondiale. L’avion, durant l’année 1916 pendant qu’artilleurs et fantassins se massacrent, participe aussi à la « brutalisation » de la société ». Gilles Aubagnac (Conservateur au musée de l’air et de l’espace).

29 janvier 1924 : vol expérimental d’un hélicoptère (Paris). Raoul Pateras Pescara couvre  800 mètres en 10 minutes à bord d’une machine expérimentale à voilure tournante double.

29 janvier 1928 : décès du maréchal Douglas Haig. « Chef du corps expéditionnaire britannique en France de 1915 à 1918, il marque entre autres ses contemporains par ses innovations stratégiques (première utilisation des chars de combat en 1916). Il reste aussi dans la mémoire collective comme le responsable du jour le plus sanglant de l’armée britannique. En effet,  le 1er juillet 1916, 58 000 soldats sont mis hors de combat dont 19 240 tués. Après la guerre, il se consacre aux anciens combattants et fonde les Haig Homes et le Haig Fonds afin de les aider ». CNE Jean-Baptiste P.

29 janvier 1972 : le Redoutable débute sa première patrouille opérationnelle . Le premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins français est commandé par le capitaine de frégate Louzeau.

29 janvier 1991 : démission du ministre de la Défense, J-P Chevènement. Ne partageant pas les vues du président sur la participation de la France à l’opération Tempête du désert, Chevènement quitte le gouvernement.

29 janvier 1996 : le président Chirac annonce la fin des essais nucléaires français. La modélisation informatique d’une explosion nucléaire étant acquise, une explosion réelle n’est plus nécessaire. « La même année, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE ou CTBT pour Comprehensive Test Ban Treaty, en anglais) est ouvert à la signature. La France, 1er État doté de l’arme nucléaire à avoir signé le TICE en 1996, l’a ratifié en 1998. Le TICE n’est pas encore en vigueur car 8 États disposant de capacités nucléaires significatives, n’ont pas encore ratifié le Traité :Inde, RPDC et Pakistan, États-Unis, Israël, Iran, Chine et Égypte ».

29 janvier 2010 : premier vol du Sukhoi PAKFA.  Chasseur russe furtif et supersonique encore en phase de pré production.

Le redoutable est aujourd’hui




Chronique historique:26 janvier

29012018

26 janvier 1782 : victoire de Brimstone Hill. (Caraïbes Nord). Après la victoire de la baie de la Chesapeake dans la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique, un statu quo s’installe entre les belligérants sur le continent en attendant l’armistice. Les combats continuent cependant dans les Caraïbes, d’une importance stratégique pour le commerce britannique. L’amiral de Grasse mène une nouvelle campagne sur l’archipel de Saint Kitts et Nevis dont il assiège la forteresse de Brimstone Hill en débarquant 8 000 hommes. Malade et épuisé par des mois de guerre, Grasse est maintenu à son poste par le Roi. Il doit affronter de nouveau l’amiral Hood, qui dispose de moins de navires mais mieux équipés (coque doublée en cuivre donnant une plus grande maniabilité et nouveau canon court de gros calibre). Hood parvient à lui faire quitter son mouillage, (les Britanniques célèbrent cet événement comme la « victoire » de Saint Kitts et Nevis) mais ne peut empêcher dans le même temps la garnison à terre de se rendre aux troupes françaises, qui lui accorderont les honneurs de la guerre. Un an plus tard, l’archipel sera rendu à la couronne britannique aux termes du Traité de Versailles de 1783.

26 janvier 1814 : bataille de Saint-Dizier. Les coalisés ont franchi le Rhin le 1er janvier ; pour la première fois depuis la Révolution, le territoire français est envahi. Cumulées, les troupes alliées sont dix fois supérieures à celles que Napoléon a pu rallier après la campagne perdue en Saxe. Alors que Blücher progresse le long de l’Aube, le maréchal Victor chasse les Russes de Saint-Dizier. C’est la première victoire d’une campagne de France au cours de laquelle Napoléon retrouvera tout son génie de tacticien.

26 janvier 1885 : combats de Tuyên Quang (actuel Vietnam). Assiégée depuis deux mois par 10 000 réguliers chinois et pavillons noirs, la garnison de Tuyen Quang (400 légionnaires et 160 tirailleurs tonkinois sous les ordres du commandant Dominé), résiste le 26 janvier au premier véritable assaut de l’ennemi. Le combat fera rage jusqu’au 3 mars, date à laquelle la garnison est dégagée par une colonne de 3 000 légionnaires, marsouins, turcos et tirailleurs annamites, partie de Lang Son sous les ordres du colonel Giovanninelli. La valeur des chefs et des soldats engagés, la discipline des troupes sous le feu et la maîtrise de la fortification permettent une victoire inattendue au regard de l’inégalité des forces en présence. Durant ces combats meurent beaucoup de soldats (48) dont les noms sont toujours célébrés aujourd’hui comme celui du sergent Bobillot, une des gloires du génie.

26 janvier 1885 : prise de Khartoum par le Mahdi (Soudan). Voulant établir un royaume islamique sur le Soudan, les mahdistes (ou derviches) luttent depuis 1879 contre les Britanniques. Après 9 mois de siège, ils prennent la ville de Khartoum où le général Charles George Gordon (le mythique « Gordon Pacha ») trouve la mort. Le 2 septembre 1898, après 20 ans de combats, le général Kitchener met fin à la guerre des Mahdistes en remportant la bataille d’Ondurman (près de Khartoum) à laquelle, pour mémoire, participe Winston Churchill alors jeune officier de cavalerie.

26 janvier 1934 : signature du pacte de non-agression germano-polonais. Il prévoit d’interdire le recours à la force dans la résolution des conflits économiques et frontaliers pendant dix ans. Adolf Hitler le dénonce le 28 avril 1939, à la suite de l’affaire du corridor de Dantzig. Ce traité eut pour principal effet de ne pas susciter de crainte de guerre avec son voisin immédiat tandis que l’Allemagne réarmait.

26 janvier 1958 : entrée en service du Starfighter (Base d’Hamilton – Californie). Le Lockheed F-104 « Starfighter » entre en service opérationnel avec le 83rd FIS de l’US Air Force. Malheureusement connu sous le sobriquet de faiseur de veuves en raison du nombre important de crashs, notamment en Allemagne de l’Ouest. Sa faiblesse de décrochage en dernier virage laissait peu de chance aux pilotes qui « restaient nez haut ».

26 janvier 1972 : crash du vol JAT 367 (espace aérien tchécoslovaque). Un DC 9 de la compagnie aérienne yougoslave effectuant la liaison Copenhague-Belgrade avec 29 personnes à bord, explose à plus de 10 000 mètres d’altitude. Seule l’hôtesse de l’air serbe Vesna Vulovic survit, bien qu’elle n’a pas de parachute. Elle atterrit polytraumatisée dans la neige et restera un mois dans le coma. Elle est décédée en 2016. Selon les sources, l’explosion serait due soit à une bombe posée par des terroristes croates (version yougoslave), soit à un tir de l’aviation tchécoslovaque (journalistes allemands).

26 janvier 1988 : lancement du programme Rafale. Un comité interministériel annonce officiellement le lancement du programme Rafale. Prototype au MAE.

26 janvier 2015 : accident d’Albacete (Espagne). Dans le cadre d’un exercice de l’OTAN servant à la formation des Tactical leaders, un chasseur F16 grec rate son décollage et s’écrase sur une zone où se préparent des aviateurs français des bases aériennes de Nancy (BA 133) et Chateaudun (BA 279). 9 morts français, 2 grecs.

 

 




Chronique historique: 25 janvier

25012018

25 janvier 1807 : combat de Mohrungen (Pologne). Lors de la reprise de l’offensive russe de Benningsen, pendant la campagne de Pologne, Bernadotte arrête avec 8 000 hommes une force deux fois supérieure en nombre commandée par le général Markov.

25 janvier 1871 : raid sur Fontenoy (Moselle). Une audacieuse opération digne de commandos est réalisée par les chasseurs des Vosges. Après un périple de 160 km pendant sept jours en pays ennemi, par grand froid et avec deux rivières à franchir, ils attaquent un viaduc sur la Moselle, entre Toul et Nancy, et le détachement prussien qui le garde. La mission est une réussite totale, aucune perte n’étant à déplorer. Elle interrompt durablement les communications sur l’ensemble de la ligne ferrée et a compliqué en la rallongeant (puisque des itinéraires de détournement durent être utilisés) la chaîne d’approvisionnement pour les armées prussiennes qui encerclent Paris.

25 janvier 1888 : la colonne Pernot conquiert le bassin de la rivière noire (actuel Vietnam). Parti de Hanoi, le colonel Pernot remonte la rivière noire jusqu’à Lai Chau, aux confins de l’actuel Laos et de la Chine.

25 janvier 1944 : début des combats du Belvédère (campagne d’Italie).Entre le 25 janvier et le 1er février, le 4ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens (RTT), en tête de la 3ème Division d’Infanterie Algérienne (DIA), s’empare du Belvédère et du Colle Abate au cours de combats acharnés. Reprenant pitons et villages, les trois régiments de la division payent leur victoire avec 1 500 tués. L’absence de réserves empêche d’exploiter ce succès. Les Allemands surveilleront à présent avec attention les secteurs où les Français seront signalés. Commandée par le général de Monsabert, la 3ème DIA a débarqué en Italie fin décembre. Elle fait partie des cinq divisions d’infanterie progressivement mises sur pied à partir des unités de l’Armée d’Afrique, des troupes coloniales et des Forces de la France Libre dans le cadre du Plan d’Anfa, décidé par Roosevelt et Giraud en janvier 1943.

25 janvier 1971 : Idi Amin Dada, prend le pouvoir (Kampala – Ouganda). Repéré par les recruteurs britanniques pour son physique impressionnant, Amin Dada (1923-2003) se hisse grâce à ses qualités de meneur d’hommes, jusqu’au grade de lieutenant d’infanterie, grade alors rarement attribué par les Britanniques à un natif. Après l’indépendance de l’Ouganda (1962), devenu chef d’état-major, il aide le premier ministre Milton Obote à renverser le président Mutesa (1966). Constatant quelque temps plus tard qu’Obote l’éloigne progressivement du pouvoir, il devance la disgrâce et le renverse à son tour (25 janvier) sans que l’Occident s’en émeuve puisque Obote sympathisait avec l’URSS.  Une fois président (2 février 1971), Amin Dada s’affuble de tous les titres (docteur, maréchal à vie, roi d’Ecosse,…), se décerne toutes les médailles (y compris des copies d’ordres étrangers), expulse les ethnies rivales, les Asiatiques, les intellectuels, les Israéliens et finit par ruiner son pays (qui se rebelle) tout en se ridiculisant auprès de l’opinion internationale. Il tente de reprendre la main en attaquant la Tanzanie (novembre 1978) mais se fait battre malgré le soutien libyen et palestinien. Il fuit en Arabie Saoudite où il meurt en 2003. Il a fait disparaitre entre 150 000 et 300 000 Ougandais.

25 janvier 1985 : assassinat du général Audran (La Celle Saint Cloud). Le groupe terroriste Action directe assassine l’ingénieur général de l’armement René Audran devant son domicile.

25 janvier 1995 : fausse alerte au missile balistique nucléaire (frontière Norvège-Russie). Une équipe de météorologues occidentaux lance, depuis l’ile norvégienne d’Andoya, une fusée-sonde Black Brant pour étudier les aurores boréales après avoir diffusé les communiqués réglementaires.  Les radars russes interprètent la trajectoire comme étant celle d’un missile balistique de sous-marin nucléaire américain et déclenchent l’alerte. Ils n’ont en effet pas eu connaissance du communiqué. Les 6 à 8 minutes de réflexion prises par le président Eltsine ont heureusement permis aux radaristes russes de déterminer que le missile se dirigeait vers l’Océan arctique et était en fait une sonde inoffensive. A mettre en parallèle avec la récente panique hawaïenne (13 janvier 2018) due à un SMS intempestif des autorités américaines demandant à la population de se mettre à l’abri.

 

Ingénieur général de l’armement René Audran.







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