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Chronique historique : 19 février

19022019

19 février 1519 : débarquement d’Hernan Cortez (Mexique actuel).  

Avec 600 conquistadores, l’Espagnol Cortez débarque sur le site de la future Vera Cruz. 

 19 février 1858 : loi de sureté générale.  

La série d’attentats contre le Second empire culmine avec la tentative d’Orsini (14 janvier 1858) et pousse Napoléon III à prendre des mesures durcissant les pouvoirs de police. Ainsi, tout suspect déjà condamné dans une précédente affaire contre le régime peut être déporté sans jugement supplémentaire. Cinq grands “départements” militaires sont créés et confiés à des maréchaux pour lesquels on construit des Hôtels du Grand Commandement. La loi étant très mal perçue sera abrogée en 1870.  

Cette période foisonnante de complots a suscité des œuvres devenues des classiques comme “Le dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu”. Son auteur Maurice Joly fait 15 mois de prison pour “excitation à la haine et au mépris du gouvernement” pour avoir dénoncé, sans trop les maquiller les identités de Napoléon III et de ses ministres. 

La police secrète du Tsar s’inspirera un peu plus tard de l’ouvrage pour forger le brulot “Le protocole des sages de Sion”, destiné à convaincre Nicolas II de la nécessité de lutter contre les sociétés secrètes franc-maçonnes.  

 19 février 1915 : début de l’offensive des Dardanelles.  

Voulue par Churchill, cette opération consistant à ouvrir un front de revers destiné à affaiblir l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie, débute par le bombardement des forts contrôlant le détroit des Dardanelles. Mal préparée, l’action n’aboutira pas. 

 19 février 1919 : attentat contre Clemenceau (Paris). 

Quittant son domicile à bord de sa Rolls, le président du Conseil Georges Clemenceau  est attaqué par l’anarchiste Emile Cottin qui lui tire dessus à 9 reprises. Touché par 3 projectiles, Clemenceau pourtant âgé de 78 ans ne va rester convalescent qu’une semaine. Son agresseur, est condamné à 10 ans de prison (Clemenceau intervient contre sa condamnation à mort), n’en fait que 5 et finit par trouver la mort durant la guerre d’Espagne dans les rangs des Républicains. 

 19 février 1921 : Lyautey est élevé à la dignité de maréchal de France.(à 67 ans) 

 19 février 1941 : Leclerc attaque les Italiens (Fezzan).  

Avec un effectif et un armement inférieur, le colonel Leclerc, chef de corps du RTST, oblige une compagnie motorisée italienne à se replier dans le fort de Tazerbo puis à se rendre le 1er mars.  

 19 février 1951 : installation du SHAPE en France.  

 Le commandement suprême allié de l’OTAN s’implante à Rocquencourt pour commander ses forces en Europe.   A sa création (4 avril 1949), l’OTAN compte 12 nations, aujourd’hui 29. Le commandement militaire est actuellement situé à Mons en Belgique. 




Chronique historique : 7 février

7022019

7 février 1517 : naissance du Port du Havre.  

“Face au développement des échanges commerciaux en Atlantique et soucieux d’avoir une base pour partir à la conquête du Nouveau Monde, François 1er charge Guillaume de Bonnivet de développer en Normandie, au lieu de Grace, un port sûr, une ville et une place forte protégeant l’entrée de la Seine.  

Aujourd’hui, le Grand port maritime du Havre, membre du groupement HAROPA Ports de Paris Seine Normandie, est le deuxième port français en trafic global (72 M de tonnes en 2017) et le premier port français pour les conteneurs (2,9 M d’EVP en 2017)”. CESM.  

 7 février 1807 : veille de la bataille d’Eylau (actuelle Bagrationovsk – Russie).  

Soult et Murat attaquent l’avant-garde russe de Bagration. Napoléon décide malgré l’infériorité numérique française d’attaquer le lendemain à partir du village d’Eylau. Il va vaincre mais au prix de très lourdes pertes. 

 7-8 février 1809 : siège de Saragosse (Espagne).  

Les Français du maréchal Lannes s’emparent du principal îlot de résistance de la ville de Saragosse dirigé par le général Palafox et aidé par toute une population que galvanise le clergé.  La bataille coûte en un mois aux Français 3 000 morts (dont le général Lacoste, commandant du génie. Ses sapeurs sont très sollicités dans les combats de rues) et 5 000 blessés, contre 50 000 Espagnols.  

 7 février 1915 : seconde bataille des lacs de Mazuries (actuelle Pologne).  

Les 8e et 10e armées allemandes prennent en tenaille les forces russes qui se replient de plus de 100 km et évitent la destruction grâce au sacrifice de la Xe armée russe. Les Allemands capturent tout de même 90 000 Russes mais ne parviendront pas à aller plus à l’Est. La première bataille des Lacs de Mazuries s’était soldé elle aussi par une défaite russe en septembre 1914. 

 7 février 1952 : mort du lieutenant Charles Rusconi (Phu Ly). 

Chef du commando 23, Rusconi est beaucoup moins célèbre que l’adjudant-chef Vandenberghe (commando 24) mais présente pourtant le même profil et la même efficacité lors des missions d’action dans la profondeur.  Comme Vandenberghe, assassiné 1 mois avant, il est trahi par un ancien vietminh « retourné » sur lequel le Dich Van (service d’action psychologique Viet) faisait pression. Il meurt avec la quasi-totalité de son commando dans la nuit du 7 au 8, submergé par une compagnie vietminh que le traître a fait pénétrer dans le camp.  

La particularité de son commando : vietnamiens et sénégalais. Ses soldats sénégalais disaient de lui : « Petit, mais malin ! ». 

 7 février 1962 : 10 attentats de l’OAS (Paris).  

L’Organisation Armée Secrète plastique le domicile de Malraux, Sartre et de plusieurs autres universitaires et journalistes. En réaction, un appel à la manifestation est lancé pour le lendemain (8 février) par des mouvements de la gauche malgré l’état d’urgence décrété depuis Avril 1961. Les forces de l’ordre, en chargeant les manifestants, créent un mouvement de foule où 8 personnes décèdent (à la station du métro Charonne). 

 7 février 1965 : début des bombardements américains sur le Nord Vietnam. 

 7 février 1968 : bataille de Lang Vei (Vietnam).  

Une section de bérets verts américains et une compagnie d’»irréguliers» sud-vietnamiens sont attaquées par surprise durant l’offensive du Têt par 4 000 soldats nord-vietnamiens dans le petit camp des forces spéciales de Lang Vei.   L’attaque nord-vietnamienne a pour objectif d’obliger les américains de la base de Khe Sanh à diviser leurs forces en portant secours à Lang Vei, situé à 8 kilomètres et qui n’a aucune chance de résister à l’attaque.  Pour la première fois durant le conflit, des blindés soviétiques PT 76 sont utilisés. Ce camp ne possède d’ailleurs aucun véritable système défensif. Le piège ne fonctionne pas puisque Khe Sanh se contente de fournir un appui de l’artillerie et de l’aviation sans envoyer de troupes au sol. La garnison des forces spéciales détruit 7 des 9 blindés qui attaquent mais doit s’exfiltrer après avoir perdu la moitié de ses effectifs. 

Si les Américains ne sont pas tombés dans le piège, ils ont néanmoins perdu cette bataille. Le coup au moral est réel puisque c’est une défaite d’une unité des forces spéciales, surprise et à moitié détruite dans son propre camp. 

  7 février 1991 : tir au mortier contre le Premier ministre britannique (Londres).  

Un commando terroriste de l’IRA (armée républicaine irlandaise) tire trois obus de mortier contre le 10 Downing street à partir d’une camionnette aménagée en poste de tir et garée à moins de 500 mètres de là.  La résidence du chef du gouvernement britannique est prise pour cible au moment où John Major tient une réunion importante concernant la guerre du Golfe.  Les obus ratent la salle du conseil mais soufflent toutes les vitres. Quatre policiers sont blessés. 

 7 février 1992 : signature du Traité de Maastricht (… à Maastricht).  

Passage d’une CEE ayant réalisé un marché économique commun à une Union ayant une vocation politique « sans cesse plus étroite entre les peuples de l’Europe ». 




Chronique historique : 4 février

4022019

4 février : sainte Véronique.  

Sainte patronne des photographes et cameramen militaires (ECPAD, DICoD, SIRPA).  Durant la Passion, Véronique (« vraie image ») a osé s’approcher du Christ peinant sous la croix, malgré les soldats qui le gardaient, pour essuyer son visage avec un linge. Celui-ci est resté imprimé sur le tissu.  

A propos du voile de Véronique voir aussi l’histoire du voile de Manopello (Italie). 

 4 février 1536 : signature d’une alliance franco-ottomane.  

François 1er et Soliman le Magnifique signent les Capitulations, chacun pensant porter un coup mortel à leur ennemi commun, le Habsbourg Charles Quint.  L’alliance fait scandale car pour la première fois officiellement, l’intérêt de l’État prime sur la solidarité religieuse et conduit entre autres François 1er à permettre à la flotte ottomane de faire relâche à Marseille pendant plusieurs mois.  Si l’alliance de revers sert Soliman dans sa marche vers Vienne, elle ne se révèle en revanche d’aucune utilité tactique pour les Français si ce n’est leur accorder la charge de protéger les chrétiens d’Orient. 

 4 février 1812 : prise du fort de Peniscola (Espagne).  

Le très vieux fort de la péninsule de Peniscola défendu par une garnison de 1000 hommes et 60 canons se rend au général Severoli (de l’armée d’Aragon du maréchal Suchet) après un bombardement d’une semaine. Le fort aurait semble-t-il pu tenir plus longtemps mais son gouverneur, le général Garcia Navaro est pressé de décevoir ses insupportables alliés anglais en livrant la place à un ennemi respecté (Suchet était généralement apprécié des Espagnols).   

Peniscola, accessible par la mer et facilement défendable, aurait pu devenir une tête de pont anglaise. 

 4 février 1892 : mort du capitaine Menard (Côte d’Ivoire).  

Capitaine Saint-cyrien de l’infanterie de Marine, Joseph Menard est assiégé (avec 5 tirailleurs) par 600 guerriers Sofas dans son poste de Séguéla alors qu’il mène des reconnaissances dans la région pour opérer la jonction avec le Sénégal. Bientôt à court de munitions, il charge ses assiégeants et meurt au combat. 

 4 février 1912 : essai raté d’un parachute à partir de la Tour Eiffel.  

François Reichelt s’élance du premier étage avec un parachute de son cru : un costume-parachute en toile caoutchoutée inspiré des chauves-souris.  Ayant rédigé auparavant son testament, le tailleur du quartier de l’Opéra se jette à 8h57 du premier étage de la Tour Eiffel, soit une hauteur de 57 mètres.  Son costume ne s’ouvre qu’à moitié et il s’écrase.  Ayant appelé la presse, ce tragique essai a été filmé à l’époque.  

 4 février 1945 : conférence de Yalta.  

Roosevelt, Churchill et Staline anticipant la chute du IIIe Reich, continuent de préparer l’après-guerre en se partageant le monde en zones d’influence. 

 4 février 1958 : livraison du premier porte-avions nucléaire (Newport – États-Unis).  

L’USS Enterprise, premier porte-avions à propulsion nucléaire est livré aux chantiers navals américains de Newport. Retiré du service en fin 2012. 

 4 février 1961 : début de la guerre en Angola (Luanda).  

Un groupe de 200 nationalistes indépendantistes attaque à l’arme blanche et sans réelle préparation la prison et l’aéroport de Luanda. La riposte des forces portugaises cause 60 morts. La guerre d’indépendance débute. Elle s’achève en 1975 pour se transformer en guerre civile (jusqu’en 2002).  Cette attaque suicidaire est considérée comme l’acte fondateur de la guerre d’indépendance.  Certains y ont vu rétrospectivement une commémoration du 4 février 1794 (la Convention abolit l’esclavage). 

 4 février 1969 : première mise en réseau d’ordinateurs par ARPANET.  

Le réseau qui va devenir Internet débute par la mise en réseau de 4 ordinateurs d’Universités américaines. Les crédits de recherche proviennent de la DARPA (defense advanced research projects agency) dont l’homologue français, s’il fallait comparer, pourrait être la DGA (délégation générale pour l’armement).   

 4 février 2004 : lancement de Facebook (Harvard – États-Unis).  

L’étudiant Mark Zuckerberg créé un trombinoscope interactif en ligne pour son université. Le succès est immédiat et gigantesque.  Aujourd’hui, près d’1 milliard de comptes sont actifs dans le monde. Facebook est le deuxième site le plus fréquenté derrière Google.  La quantité de données personnelles stockées sur les serveurs de Facebook explique l’intérêt de la NSA (National Security Agency) comme l’a révélé dernièrement Edward Snowden à travers l’affaire PRISM. 




Chronique historique : 2 février

4022019

2 février 1688 : mort d’Abraham Duquesne (Paris).  

Lieutenant général des armées navales en France et amiral major pour la couronne suédoise, Duquesne est l’un des plus célèbres marins de Louis XIII et Louis XIV.  

 2 février 1814 : combat de Rosnay (Aube).  

Le maréchal Marmont couvre avec 3 000 hommes la retraite de Napoléon après la défaite de La Rothière. Il tient tête aux 25 000 Bavarois du général de Wrède et défend le pont de Rosnay. C’est à Rosnay que Napoléon donne pour devise à l’héroïque 132e de ligne : « Un contre huit ». Joli raccourci illustrant le sacrifice de ce régiment. Le 132 Bataillon cynophile de l’armée de Terre est aujourd’hui l’héritier du 132e de ligne. Il est implanté à Suippes dans la Marne. 

 2 février 1840 : début de la bataille de Mazagran (Algérie).

Jusqu’au 6 février les 123 hommes de la 10ème cie du capitaine Lelievre résistent parfaitement aux 1 200 hommes de Mustapha ben Thami, l’un des seconds d’Abd el-Kader. (voir Chronique du 6 février).

 2 février 1871 : fin de l’armée de Bourbaki (Suisse).  

Vaincue à la bataille de la Lizaine, l’armée de Bourbaki, après avoir traversé le Jura en plein hiver, débouche en Suisse près de Neuchâtel. La grande détresse des soldats vêtus de haillons déclenche un élan de générosité de la part des Helvètes 

 2 février 1960 : les pleins pouvoirs à de Gaulle (Assemblée nationale).  

Le Premier ministre Michel Debré, compte tenu de la situation insurrectionnelle en Algérie, demande aux députés de voter les pleins pouvoirs au Président de la République, ce qui est fait par 449 voix contre 79.  Pendant un an le gouvernement va gouverner par ordonnances.  




Chronique historique : 1 février

1022019

1er février 1702 : bataille de Crémone (Italie du nord).  

Durant la guerre de succession d’Espagne (1701 – 1714), la garnison de Crémone est surprise par un audacieux coup de main des assaillants. Introduit dans la place forte par une canalisation, un « commando » fait prisonnier le commandant français, le maréchal de Villeroy, arrivé la veille, et s’empare de la porte Ste-Marguerite, par laquelle le prince Eugène (« Français » à la solde des Impériaux) entre dans la ville avec 3 000 hommes.  Il en est cependant rejeté peu après par un vigoureux retour offensif de la garnison franco-espagnole. Le prince Eugène de Savoie-Carignan, tout en méprisant les piètres qualités de chef de guerre (connues à Versailles !)  de Villeroy, tiendra à honorer celui qui fut l’amant de sa mère en lui concédant des conditions de détention proche de la villégiature. Le prince Eugene a quant à lui sauvé l’Europe des Ottomans lors de la bataille de Zenta en 1697. 

  1er février 1814 : bataille de la Rothière (département de l’Aube).  

Les 40 000 hommes de Napoléon doivent battre en retraite devant plus de 80 000 coalisés commandés pour l’occasion par Blücher. Pas moins de six souverains lui confient leurs troupes ce jour-là. Pour éviter les tirs fratricides, Blücher décide de faire porter une écharpe blanche au bras gauche des coalisés, tant il y a d’uniformes différents sur le champ de bataille. Il veut attaquer Napoléon avant qu’il ne passe l’Aube et ne reçoive des renforts. Obligés de faire front, les Français mènent un combat retardateur le temps de franchir le cours d’eau. Les combats se déroulent au corps à corps dans le village. Même si les pertes ennemies (7000) sont largement supérieures à celles des Français (4600), Napoléon n’a pas réussi à éviter ce combat et a dû céder le champ de bataille à Blücher.  

Cette relative défaite ternit l’image de l’Empereur puisqu’il commande en personne à la Rothière. Dans quelques jours, il prendra une magistrale revanche à Champaubert puis Montmirail. Cependant, le tout s’inscrit dans une inexorable retraite vers Paris qui sape le moral des troupes et des généraux de Napoléon… 

  1er février 1841 : traditions des chasseurs.  

Le duc d’Orléans fait créer une fanfare de 16 bugles par bataillon de chasseurs. 

 1er février 1879 : la Marseillaise redevient hymne national.  

Composée par le capitaine du Génie, Rouget de l’Isle, à la mairie de Strasbourg, elle est à l’origine le chant de l’Armée du Rhin. La Convention en fait déjà l’hymne national, le 14 juillet 1795 : elle le restera jusqu’en 1804. Plus tard, sous le régime de Vichy, elle se chante conjointement avec Maréchal, nous voilà !, tandis qu’en zone occupée, elle est interdite à partir du 17 juillet 1941.  L’article 2 de la constitution de la Ve République réaffirme son caractère d’hymne national.  

À Lire : La Marseillaise, la guerre ou la paix par Michel Vovelle dans » les Lieux de Mémoire» 

  1er-2 février 1951 : combats de Twin Tunnels (guerre de Corée).  

A peine 2 mois après être arrivé sur le théâtre, le bataillon français se retrouve encerclé avec le 3e Bataillon du 23e RI américain à Twin-tunnels, à plus de 30 km en avant du front de la 8e armée américaine à laquelle il est rattaché. Les deux unités résistent victorieusement aux assauts d’une division chinoise qu’elles mettent hors de combat, parvenant ainsi à rompre l’encerclement le lendemain 3 février au cours de l’ultime charge à la baïonnette connue de l’armée française.  Les Français perdent 32 tués et 180 blessés en dix heures. Ce fait d’armes vaut au bataillon français sa première Citation Présidentielle Américaine ou Presidential Unit Citation (PUC).  La citation est censée récompenser (après le 7 décembre 1941- Pearl Harbour) les unités américaines et leurs alliés pour acte d’héroïsme hors du commun au combat. Les unités doivent avoir combattu avec respect, détermination et esprit de corps en toutes situations, même d’extrême difficulté.  

  1er février 1968 : exécution sommaire d’un capitaine Viêt-Cong (Saigon).   

En pleine offensive du Têt, des Viêt-Congs infiltrés dans Saigon commettent des assassinats ciblés dont ceux de policiers (et leurs familles) appartenant aux forces de l’ordre que commande le général Nguyen Ngọc Loan (à gauche sur la photo). Le capitaine Viet Cong Nguyễn Văn Lém (à droite) est arrêté et amené devant le général Ngoc Loan qui l’exécute froidement en présence des médias. La scène est célèbre. La photo a permis à Eddie Adams d’Associated Press d’obtenir le prix Pulitzer en 1969, mais a surtout contribué à accentuer l’opposition à la guerre des Américains le cliché montrant une scène indéniablement révoltante.  

Eddie Adams s’en est toujours voulu de l’avoir prise estimant qu’elle ne rendait pas compte de toute la complexité de la situation et du fait que l’horreur était l’œuvre du camp adverse quelques instants plus tôt. Nguyễn Văn Lém était en effet directement responsable de la mort de la fille du général Nguyen Ngọc Loan.  

 1er février 1970 : la milice du Territoire français des Afars et des Issas (TFAI), future République de Djibouti, devient le groupement nomade autonome (GNA). 

Trouvant son origine dès 1910 avec la garde indigène, le GNA, dernière troupe méhariste française, est une unité paramilitaire servant sous l’autorité du haut-commissaire de la République au TFAI. Composée principalement de goumiers recrutés sur le territoire, elle est encadrée par une trentaine d’officiers et de sous-officiers des troupes de marine en détachement. Sa mission principale est le contrôle des frontières et des trafics d’armes notamment entre le Yémen et l’Ethiopie.  

Le GNA est articulé en une multitude de postes isolés autour de quatre compagnies afin de maitriser parfaitement le terrain. Les cadres métropolitains, affectés pour 2 ans en célibataire, vivent seul au milieu de leurs hommes et se voient parfois attribuer des responsabilités proches de celles que pouvaient avoir les administrateurs coloniaux. Cette unité sera transférée à l’armée nationale djiboutienne en juin 1977 puis quelques années plus tard renommée groupement de commando de frontières. Le souvenir de cette unité est encore très fort à Djibouti et la compagnie de commandement et de logistique (CCL) du 5e RIAOM en conserve les traditions avec son centre d’entrainement au combat et d’aguerrissement au désert (CECAD). 

Pour en savoir plus, lire La chamelière de Bouya du général Patrick Champenois.  

CNE Chistophe I.

 1er février 2003 : Columbia se désintègre en rentrant dans l’atmosphère (au-dessus du Texas).  

7 morts : 5 officiers américains, 1 officier israélien.




Chronique historique : 30 janvier

30012019

30 janvier 1862 : lancement de l’ ironclad « USS Monitor ».  

« Inquiets de la construction de « coques en fer » par les Sudistes, les Nordistes décident de s’équiper de ce nouveau type de bâtiment. L’ingénieur John Ericsson construit en 100 jours un navire blindé doté d’une machine à vapeur, d’une hélice et, grande innovation, d’une tourelle pour son artillerie de 280 mm. « Laboratoire » flottant, le Monitor inspirera les premiers cuirassés qui transposeront ses qualités (propulsion, protection, artillerie) à des coques aux lignes plus éprouvées.  

Bas sur l’eau et en effet incapable d’affronter la haute mer, le « USS Monitor » coule dans une tempête en décembre 1862″. CESM. 

 30 janvier 1915 : intensification de la guerre sous-marine allemande.  

Sans sommations, le sous-marin U-20 du capitaine Walter Schweiger coule 2 navires marchands britanniques au large du Havre.  C’est ce même capitaine qui, le 7 mai 1915 coule le paquebot Lusitania (1198 morts). Le scandale est énorme chez les Alliés et notamment aux États-Unis où l’opinion publique cesse d’être non-interventionniste. Schweiger est décoré par la Kaiserliche Marine qui stoppe cependant sa guerre à outrance craignant l’entrée en guerre des États-Unis.  

A noter cependant qu’en 1972, l’ouverture des archives britanniques relatives à cet événement a montré que le Lusitania transportait des munitions et était armé de 12 canons au moment de l’attaque, contrairement à toutes les déclarations officielles qui ont contribué à développer l’émoi suscité.  
 
30 janvier 1933 : Hitler est nommé Chancelier de la République de Weimar.  

 30 janvier 1943 : le général Paulus est nommé maréchal par Hitler.  

Aucun maréchal allemand ne s’étant jamais rendu à l’ennemi, Hitler accorde cette distinction au général Paulus en espérant qu’il ne se rendra jamais aux soviétiques qui encerclent Stalingrad. Le maréchal Paulus se rend aux soviétiques le lendemain. 
 
30 janvier 1945 : pire catastrophe maritime de l’Histoire 

Le paquebot allemand Wilhelm Gustloff est coulé par un sous-marin soviétique à sa sortie de la baie de Dantzig, alors qu’il évacue 10 582 réfugiés de Prusse orientale. C’est la plus grande catastrophe maritime jamais survenue et pourtant l’une des moins connues.  Le navire avait été conçu pour embarquer au maximum 1865 personnes.  9 343 personnes périssent, dont plus de 4 000 enfants. Lire le roman de Gunther Grass, En crabe.  

 30 janvier 1945 : combat de Jebsheim. (Alsace).  

Durant la réduction de la poche de Colmar, à partir du village conquis de haute lutte la veille par le 1er RCP, mêlé au régiment de marche de la Légion étrangère et à des éléments américains, le Bataillon de choc est engagé à découvert en direction du Rhin face à un dispositif allemand solidement implanté : 170 commandos sont mis hors de combat, dont 22 tués, dans cette action complètement inutile. 

 30 janvier 1972 : bloody sunday (Derry – Irlande du Nord).  

Le premier bataillon du régiment parachutiste britannique reçoit l’ordre d’ouvrir le feu lors d’une manifestation de catholiques irlandais demandant l’égalité des droits civiques. Au total, 14 morts civils par balles. L’enchaînement incompréhensible des événements de ce jour a fortement marqué l’opinion.  Le groupe de rock U2 en a fait une chanson qui est toujours un tube.  Voir aussi le film de Paul Greengrass : Bloody Sunday (Ours d’or au festival de Berlin en 2002) qui relate assez fidèlement la journée du 30 janvier.




Chronique historique : 29 janvier

29012019

29 janvier 1635 : fondation de l’Académie française (Paris).  

Pour encadrer l’effervescence littéraire qu’il sent monter dans le royaume, le cardinal de Richelieucréé l’Académie sur ordre de Louis XIII. 

 29 janvier 1814 : bataille de Brienne-le-Chateau.  

Napoléon défait avec 16 000 hommes l’armée de Blücher deux fois supérieure en nombre. Cela lui donne l’occasion de passer enfin à l’école des Minimes, sur les lieux mêmes où s’est construite sa légende entre 1778 et 1783.Napoléon manque d’être pris par un groupe de cosaques isolé, mais l’intervention d’un de ses aides de camp (le chef d’escadron Gaspard Gourgaud) puis de son escadron de service le sauve. A noter, la mort au combat du contre-amiral Baste, commandant d’une brigade de la Jeune Garde. Son nom est inscrit sur l’Arc de triomphe. 

 29 janvier 1842 : décès du général Pierre Cambronne.  

Il débute la carrière militaire en 1791, est fait colonel à Iéna puis est nommé général de brigade lors de la bataille de Hanau. A Waterloo, il commande le dernier carré de la vieille garde. Face à l’insistance du général Colville, son adversaire, la légende (créée par Victor Hugo après coup), veut qu’il ait répondu à l’Anglais par le désormais célèbre mot de Cambronne. « L’homme qui a gagné la bataille de Waterloo, c’est Cambronne. Foudroyer d’un tel mot le tonnerre qui vous tue, c’est vaincre ».  

 29 janvier 1856 : création de la Victoria cross (Londres).  

Médaille britannique accordée uniquement pour courage face à l’ennemi. Il n’y a eu que 1354 récipiendaires depuis sa création. Le bronze de deux canons russes pris à l’ennemi a servi à fondre les premières médailles selon la tradition. 

 29 janvier 1867 : prise de Thy Ninh (Cambodge).  

Le capitaine Pasquet de la Broue enlève la forteresse cambodgienne avec 170 marsouins. 

 29 janvier 1916 : bombardement de Paris par un Zeppelin.  

Dans les années précédant la Grande Guerre, l’Allemagne a développé une flotte de dirigeables puissants et à long rayon d’action. Utilisés de nuit, en particulier sur l’Angleterre, ils ont des missions stratégiques de bombardements (usines, gares, carreaux de mines, etc.) mais ils participent aussi à une guerre totale et psychologique sur les populations civiles des grandes villes. Durant l’année 1916, le bombardement aérien n’a pas eu vraiment le rôle stratégique qui aurait pu influencer la guerre car le tonnage de bombes délivré n’était pas assez important, mais il est devenu une arme psychologique qui touche les populations civiles en arrière de la zone des combats.  

 Ainsi un Zeppelin bombarde Paris le 29 janvier 1916 faisant 26 morts et 32 blessés. La population est horrifiée ; des funérailles nationales sont organisées.  

Les Allemands sont considérés comme des »pirates des airs». Bar-le-Duc a fait l’objet de plusieurs bombardements : celui du 1er juin 1916, jour de l’Ascension, à midi, a fait plus de soixante morts et des centaines de blessés. La ville est l’un des pivots arrières de la bataille de Verdun, mais les avions allemands ont délibérément visé la population.  

NB : Si les Allemands étaient considérés comme des barbares, l’aviation française n’était pas en reste. Karlsruhe a été bombardé par les Français et les Britanniques dès 1915. Le bombardement du 22 juin 1916 est le plus important et il a été ordonné par le haut commandement français en représailles – c’est le mot alors employé – de celui de Bar-le-Duc. Il y a cent-cinquante morts et des centaines de blessés dans cette ville allemande. Cette attaque aérienne française s’inscrit dans une escalade de la terreur et annonce, par son aspect méthodique, les doctrines de l’italien Douhet et de l’Américain Mitchell ainsi que l’emploi de l’aviation durant la Seconde Guerre mondiale. L’avion, durant l’année 1916 pendant qu’artilleurs et fantassins se massacrent, participe aussi à la »brutalisation» de la société. 

Gilles Aubagnac (Conservateur au musée de l’air et de l’espace).     

  29 janvier 1924 : vol expérimental d’un hélicoptère (Paris).  

Raoul Pateras Pescara couvre  800 mètres en 10 minutes à bord d’une machine expérimentale à voilure tournante double. 

 29 janvier 1928 : décès du maréchal Douglas Haig.  

Chef du corps expéditionnaire britannique en France de 1915 à 1918, il marque entre autres ses contemporains par ses innovations stratégiques (première utilisation des chars de combat en 1916). Il reste aussi dans la mémoire collective comme le responsable du jour le plus sanglant de l’armée britannique. En effet, le 1er juillet 1916, 58 000 soldats sont mis hors de combat dont 19 240 tués.  Après la guerre, il se consacre aux aens combattants et fonde les Haig Homes et le Haig Fonds afin de les aider. CNE Jean-Baptiste P.   

 29 janvier 1972 : le Redoutable débute sa première patrouille opérationnelle.  

Le premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins français est commandé par le capitaine de frégate Louzeau. 

 29 janvier 1991 : démission du ministre de la Défense, J-P Chevènement.  

Ne partageant pas les vues du président sur la participation de la France à l’opération Tempête du désert, Chevènement quitte le gouvernement. 

 29 janvier 1996 : le président Chirac annonce la fin des essais nucléaires français. 

La modélisation informatique d’une explosion nucléaire étant acquise, une explosion réelle n’est plus nécessaire. « La même année, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE ou CTBT pour Comprehensive Test Ban Treaty, en anglais) est ouvert à la signature. La France, 1er État doté de l’arme nucléaire à avoir signé le TICE en 1996, l’a ratifié en 1998.  Le TICE n’est pas encore en vigueur car 8 États disposant de capacités nucléaires significatives, n’ont pas encore ratifié le Traité : Inde, RPDC et Pakistan, États-Unis, Israël, Iran, Chine et Égypte. 

DGRIS/PROLIF. 

 29 janvier 2010 : premier vol du Sukhoi PAKFA.   

Chasseur russe furtif et supersonique encore en phase de pré production.




Chronique historique : 28 janvier

28012019

28 janvier 814 : mort de Charlemagne (Aix la Chapelle).

Après un peu plus de 45 ans de règne. 

 28 janvier 1871 : Paris capitule.

Après cinq mois de siège éprouvant, Paris se rend mettant un terme à la guerre franco-prussienne qui coûte à la France la perte de l’Alsace et de la Moselle. Depuis un mois, le système défensif de la capitale et la ville sont bombardés quotidiennement par les batteries prussiennes équipées de nouveaux canons Krupp. On se bat encore à Blois. Belfort et Bitche résistent toujours. Dix jours plus tôt, le roi de Prusse s’est fait couronner empereur d’Allemagne à Versailles. 

 28 janvier 1909 : départ des troupes américaines (Cuba).  

 28 janvier 1910 : crue centennale (Paris).

La Seine étant en crue, le centre-ville est inondé. Le zouave du pont de l’Alma a de l’eau jusqu’aux épaules. Le niveau maximum a été atteint en 10 jours (soit une côte de 8,62 m). Le retour à la normale prend 35 jours. Les dégâts sont considérables et paralysent le centre nerveux du pays. L’armée et notamment le génie avec ses moyens de franchissement, sont mis à contribution. Une telle crue de nos jours affecterait 5 millions de personnes et le tiers de l’économie nationale. Elle coûterait 30 milliards d’euros selon un rapport de l’OCDE. Le plan Neptune et l’exercice Alma sont les réponses opérationnelles préparées pour y faire face.  

 28 janvier 1918 : raid aérien massif (Londres).

Un raid allemand de Gothas fait 67 morts et 166 blessés. 

 28 janvier 1918 : création de l’Armée rouge (Moscou).

Le conseil des commissaires du peuple adopte un décret transformant la Garde rouge en Armée rouge. Vitaly Primakov en est le premier chef, rapidement remplacé par Trotski. 

 28 janvier 1921 : inhumation du soldat inconnu. (Paris- place de l’Etoile).

André Maginot demande le 10 novembre 1920 au soldat Auguste Thin du 132ème RI de déposer un bouquet sur un des huit cercueils rassemblés dans une chapelle ardente de la citadelle de Verdun pour que son choix désigne celui qui, seul et inconnu, symbolisera la multitude tombée durant la Première Guerre Mondiale. Le corps est escorté à Paris et veillé jusqu’à son inhumation sous la voute de l’Arc de Triomphe.  

 28 janvier 1945 : mort au combat de Roza Chanina.

A 20 ans, , la « Terreur invisible de la Prusse orientale » est tuée au combat. Avec 59 ennemis tués, dont 12 tireurs d’élite, pendant la bataille de Vilnius, elle était reconnue pour sa précision au tir. Sniper de l’armée rouge, elle était notamment capable de toucher des ennemis en mouvement et de faire des « doublets » : 2 cibles touchées par deux coups tirés en succession rapide. Roza Chanina a obtenu l’ordre de la Gloire par deux fois, devenant ainsi la 1re femme à recevoir l’une des plus hautes décorations soviétiques de la Seconde Guerre mondiale

 28 janvier 1965 : décès du général Maxime Weygand.

« Il a notamment succédé au maréchal Joffre au fauteuil n°35 de l’Académie Française, le 11 juin 1931 ». CNE Jean-Baptiste P.    

 28 janvier 1986 : explosion de la navette spatiale Challenger (Floride).

Un défaut d’élasticité du joint d’étanchéité d’un réservoir est à l’origine de la désintégration de la navette à peine une minute après son lancement. Les procédures de remonté des alertes de sécurité de la NASA sont mises en cause. Les vols sont interrompus pendant plus de deux ans. 

28 janvier 2013 : libération de Tombouctou par la brigade Serval (Mali).

A minuit, heure de Paris, alors que le 21e RIMa (GTIA 1) prend l’aéroport avec l’appui du 5e RHC (GAM), le 2e REP (GTIA 4) saute sur Tombouctou. En fin de matinée, sans déplorer de perte, la brigade Serval (3°BM), commandée par le général de brigade Bernard Barrera, contrôle totalement la perle du désert que les terroristes ont évacué précipitamment. L’opération Serval a duré un an et demi (du 11 janvier 2013 au 1er août 2014) et a coûté la vie à 10 soldats français. L’opération Barkhane lui a succédé, en élargissant la zone d’action française sur l’ensemble de la bande sahélo-saharienne. Sur le sujet lire les ouvrages du général Barrera, Opération Serval : Notes de guerre, Mali 2013, du chef de bataillon Scarpa, Offensive éclair au Mali, du colonel Gout, Libérez Tombouctou ! Journal de guerre au Mali et du colonel Verborg, Envoyez les hélicos







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