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Chronique historique : 17 octobre

18102018

17 octobre 1748 : échec du siège britannique de Pondichéry (Inde).

Les habitants de la ville de Pondichéry et les français œuvrant au profit du comptoir de la compagnie des Indes, dirigé par l’administrateur de la colonie aux Indes, Joseph François Dupleix,  repoussent l’armée britannique, emmenée par Boscawen, après 58 jours de siège. Une victoire en vain car, 13 ans plus tard, faute d’avoir suffisamment soutenu Dupleix, Louis XV abandonne le comptoir au profit de l’Angleterre… France et Angleterre se disputent le comptoir jusqu’en 1816, date à laquelle Pondichéry redevient française pour le rester jusqu’en 1962 (en fait 1956 mais ratification en 1962), année de sa cession à l’Inde.

 17 octobre 1777 : bataille de Saratoga (États-Unis – État de New-York).

Le général anglais Burgoyne se rend avec ses 5000 hommes au général Gates commandant quelques 20 000 insurgents américains. Cette défaite anglaise est le tournant de la guerre d’indépendance et incite le roi de France à apporter son aide aux indépendantistes américains.

17 octobre 1781 : bataille de Yorktown (États-Unis – Virginie).

Le comte de Rochambeau et Georges Washington unissent leurs efforts pour l’ultime assaut des dernières redoutes anglaises de Yorktown.

17 octobre 1793 : défaite vendéenne de Cholet.

L’armée catholique vendéenne est battue dans le combat le plus important de la guerre.

 17 octobre 1806 : combat du pont de Halle.

La division Dupont, réduite au 32e de ligne et à un bataillon du 9e, bat le corps de réserve prussien fort de 20 000 hommes, et s’empare du pont de Halle, prenant 5000 prisonniers, 4 drapeaux et 30 canons.

 17 octobre 1893 : mort de Patrice de Mac Mahon (château de la Forêt, commune de Montcresson – Loiret).

Mac Mahon meurt à l’âge de 85 ans et est inhumé en la cathédrale St-Louis des Invalides. Il était comte de Mac Mahon, maréchal de France, duc de Magenta, ancien gouverneur général de l’Algérie et ancien Président de la République française. Par la loi de 1874, il a créé les écoles militaires préparatoires à l’origine des lycées de la Défense et a donné son nom à la corniche de l’EMP d’Autun, située proche de Sully-St-Léger son lieu de naissance.

 17 octobre 1961 : manifestation parisienne tragique.

La guerre d’Algérie se traduit en France par de nombreux attentats et meurtres de policiers commis par le FLN. La FPA (force de police auxiliaire) pratique en retour une répression particulièrement dure à l’encontre de la communauté algérienne en France. Constituée d’Algériens formés au combat urbain et anti-terroriste, la FPA est issue de l’armée et a été utilisée durant la bataille d’Alger. Les dirigeants du FLN poussent, le 17 octobre, la communauté algérienne à manifester alors que le préfet de Paris, Maurice Papon, ayant reçu des ordres du gouvernement, interdit la manifestation et « couvre » moralement et par avance les policiers chargés de la réprimer. Selon les sources, entre 7 et 300 manifestants sont tués. Ces chiffres font toujours débat.




Journée d’études mardi 23 octobre 2018

15102018

Journée d’études – Mardi 23 octobre 2018 -
Amphithéâtre Austerlitz – Hôtel National des Invalides

Les maréchaux de la Grande Guerre

                        PROGRAMME : Les maréchaux de la Grande Guerre

09h00 / 09h30 : accueil des participants – Benoît BEUCHER, docteur en Histoire, adjoint au référent histoire de l’armée de Terre.

09h30 : ouverture des travaux – Général Dominique CAMBOURNAC, délégué au patrimoine de l’armée de Terre (DELPAT).

09h40 – 10h00 : conférence introductive « Le maréchalat, symbole des mutations de l’Etat » – Fadi EL-HAGE, docteur en histoire.

SOUS LA PRESIDENCE DU GENERAL ALEXANDRE d’ANDOQUE de SERIEGE, directeur du musée de l’Armée

10h00 – 10h30 : « Les maréchaux français du temps de guerre, Joffre, Foch, Pétain » – François COCHET, professeur émérite à l’université Lorraine-Metz.

10h30 – 10h45 : questions.

10h45 – 11h00 : pause.

Approche comparative internationale

SOUS LA PRESIDENCE DE JEAN-NOËL GRANDHOMME

11h00 – 11h20 : « Les maréchaux allemands et austro-hongrois » – Lieutenant-colonel Vincent ARBARETIER, docteur en histoire militaire, SHD.

11h20 – 11h40 : « Les maréchaux britanniques » – Chef de bataillon Clément TORRENT.

11h40 – 12h00 : « Les maréchaux italiens » – Hubert HEYRIES, professeur des universités à l’université Paul Valéry Montpellier III.

12h00 – 13h30 : pause déjeuner.

Les heureux élus de l’après-guerre

SOUS LA PRESIDENCE D’HUBERT HEYRIES

13h30 – 13H50 : « 1920, l’année des maréchaux ? » – Capitaine Jean-Baptiste PETREQUIN

13h50 – 14h10 : « Le maréchal des grands blessés et des mutilés, Joseph Maunoury » – Jean-Noël GRANDHOMME, docteur HDR en histoire

14h10 – 14h30 : « Un nom s’impose : Franchet d’Espèrey » – Laurent REFUVEILLE, doctorant en histoire contemporaine

Les exclus des promotions d’après-guerre

SOUS LA PRESIDENCE DU GENERAL DOMINIQUE CAMBOURNAC, DELPAT

14h30 – 14h45 : « Deux frères, deux grands serviteurs de l’Etat, Clément et Edouard Curières de Castelnau »- Jean-Philippe PASSAQUI, docteur en Histoire et professeur agrégé en CPGE.

14h45 – 15h00 : « Le général de Langle de Cary » – Patrick de GMELINE, historien.

15h00 – 15h15 : « Honneurs du temps de guerre et honneurs du temps de paix : le général Guillaumat » – Thierry GHERBI, historien.

15h15 – 15h30 : « Le cas particulier du général Gouraud » – Julie d’ANDURAIN, professeur d’université à l’université de Metz-Nancy.

15h30 – 15h45 : pause.

Mémoire et héritage

SOUS LA PRESIDENCE DE FRANÇOIS COCHET

15h45 – 16h45 : « Des bâtons étoilés pour les grands chefs militaires français de la Première Guerre mondiale » – Christian BENOIT.

15h45 – 16h05 : « La mémoire des maréchaux de la Grande Guerre à l’Hôtel national des Invalides » – Capitaine Yves-Marie ROCHER, docteur en Histoire, SHD.

16h05 – 16h25 : « D’une génération à l’autre : la Grande Guerre des maréchaux de la Seconde Guerre mondiale » – Commandant Ivan CADEAU, docteur en Histoire.

16h45 – 17h00 : conclusion scientifique, François COCHET, professeur émérite à l’université Lorraine-Metz.

17h00 : clôture du colloque par le général d’armée François LECOINTRE, chef d’état-major des armées.

   

Pour   accéder à l’HNI en dehors des heures d’ouverture au public :

inscription obligatoire auprès de : emat-histoire.referent.fct@intradef.gouv.fr

Préciser   grade/civilité, nom, prénom ; se munir d’une pièce d’identité et de la   présente invitation

Hôtel   National des Invalides (grille d’honneur) – 129, rue de Grenelle 75007 Paris

 




Chronique Historique 13 octobre

15102018

13 octobre 1307 : arrestation des Templiers en France.

Par ordre du Roi de France, Philippe IV le Bel, Guillaume de Nogaret (Garde du sceau) fait arrêter et confisquer leurs biens aux membres de l’ordre des chevaliers du Temple, deuxième ordre militaire d’Occident fondé en 1119 (celui des Hospitaliers, d’abord soignant puis guerrier a été fondé en 1070). L’ordre est définitivement dissous lors du concile de Vienne en 1312 par le pape Clément V.

13 octobre 1694 : prise du fort Nelson (actuel Canada – Manitoba).

Après une navigation difficile dans la baie d’Hudson, le chevalier d’Iberville, capitaine de frégate dans la Marine royale prend aux Anglais le fort Nelson à l’embouchure de la rivière Sainte-Thérèse et le rebaptise fort Bourbon. Le fort est en fait un poste d’échanges ou comptoir colonial. Les Français sont, à ce moment, maîtres de la baie d’Hudson, de l’accès au Saint-Laurent, de Terre-Neuve et de l’Acadie. Le fort redevient anglais en 1713 avec le traité d’Utrecht.

13 octobre 1775 : prémices de l’US Navy.

Le Congrès continental (ancêtre du Congrès des Etats-Unis) demande qu’une flotte soit armée pour faire face aux Britanniques durant la guerre d’indépendance.  C’est tout d’abord une flotte corsaire qui voit le jour (navires marchands militarisés). Les premiers bateaux de guerre sont construits seulement à partir de 1790. Aujourd’hui, première marine du monde, elle compte 283 bâtiments de combat (dont 10 porte-avions, une soixantaine de sous-marins), 3 700 aéronefs embarqués et 225 000 marins d’active. Budget annuel approchant les 150 milliards de dollars.

13 octobre 1837 : prise de Constantine (Algérie).

Louis-Philippe 1er ordonne la prise de Constantine pour effacer le cuisant échec du Maréchal Clauzel, un an plus tôt, devant les remparts de la ville défendue par Hadj Ahmed Bey. 16 000 soldats commandés par le général Damrémont (tué le 12 octobre) mettent le siège à Constantine et finissent par prendre la ville grâce à la colonne d’assaut du lieutenant-colonel de Lamoricière qui escalade la brèche pratiquée par l’artillerie dans le mur d’enceinte. Les troupes du génie ont, à cette occasion, ouvert et appuyé la progression des assaillants au prix de lourdes pertes en faisant exploser barricades et murs.

Une statue de Lamoricière, inaugurée à Constantine le 25 avril 1909 commémorait la victoire. Démontée en 1962, elle a été ramenée en métropole et se trouve aujourd’hui à Saint-Philibert-de-Grand-Lieu, patrie de Lamoricière (Loire Atlantique)

13 octobre 1917 : annonce de la fin de la Guerre (Fatima – Portugal).

Devant 30 000 à 70 000 personnes (selon les sources), la vierge Marie apparait aux 3 enfants de Fatima et leur annonce entre autre la fin prochaine de la Première guerre mondiale qui dure depuis plus de 3 ans et épuisent les belligérants.  A la demande de ces enfants qui souhaitent être crus par la foule rassemblée, elle fait danser le soleil dans le ciel qui quelques instant auparavant était bouché et déversait une pluie continuelle depuis le matin. L’évènement est connu comme la 6e apparition mariale sur le site et a fait l’objet de nombreux témoignages mais surtout d’aussi nombreuses polémiques.

13 octobre 1951 : fin de la bataille de Crève-cœur (Corée).

Depuis le 12 septembre, le 23 RI américain tente de prendre sans succès le mont Heartbreak ridge (Crève-cœur) tenu par un bataillon chinois. Engagé au titre de l’ONU, le bataillon français commandé par le chef de bataillon Le Mire échoue lui aussi après trois assauts. Le « lieutenant-colonel » Monclar (en fait général de corps d’armée zingué LCL) décide d’arrêter les attaques frontales et privilégie une action de débordement en pleine nuit qui oblige les Chinois, surpris, à se replier. Placé à la tête de l’état-major des Forces terrestres (EMFTF), Monclar coiffe ce bataillon et est chargé, avec une dizaine d’officiers spécialistes de faire du RETEX sur les opérations de Corée. Mais, en raison de nombreuses frictions avec les officiers du BF/ONU, l’EMFTF est dissous au mois de novembre 1951.

13 octobre 2012 : collision au large de la Floride.

Lors de manœuvres, le croiseur lance-missiles USS San Jacinto percute le sous-marin nucléaire d’attaque USS Montpelier qui se trouve à l’immersion périscopique. Pas de victimes.




Chronique Historique: 12 octobre

15102018

12 octobre 1492 : Christophe Colomb découvre l’Amérique tout en s’imaginant avoir atteint les Indes.

12 octobre 1800 : combat naval franco-américain (au large de la Guadeloupe).

Durant la quasi guerre qui oppose les États-Unis d’Amérique à la 1re République française de 1798 à 1800, la frégate Le Berceau est arraisonnée par l’USS Boston après plusieurs heures de canonnade et tentative d’abordage.

Les Américains, en rentrant au port découvrent que la paix a été signée 15 jours plus tôt et que le combat livré n’aurait pas dû l’être. Ils doivent libérer l’équipage et réparer les dégâts du Berceau.

12 octobre 1870 : décès du général Lee (Lexington – États-Unis).

Diplômé de West-Point, officier du génie puis de cavalerie, il est nommé général par le président Lincoln en avril 1861. Lorsque la Virginie fait sécession (son État d’origine), il démissionne pour ne pas avoir à prendre les armes contre les siens. Devenu conseiller militaire du président confédéré Jefferson Davis, il est désigné général en chef des armées sudistes en janvier 1865. Battu par le général Ulysse Grant, il capitule à Appomattox (Virginie) le 9 avril 1865. Exproprié et déchu de tous ses droits civiques, il est réhabilité entre 1888 et … 1975. Au début de la seconde guerre mondiale, le char moyen M3 Lee honore sa mémoire. Le célèbre cimetière d’Arlington est l’une des terres qui appartenaient à sa famille.

12 octobre 1915 : exécution d’Edith Cavell (Schaerbeck – Belgique).

Infirmière à Bruxelles quand la Première Guerre mondiale éclate, la britannique Édith Cavell soigne les blessés des armées alliées et allemandes. Elle profite des opportunités que lui offre sa situation pour reprendre un réseau d’évasion initié par des Belges de la région de Mons. Ce réseau aidait les soldats alliés blessés à s’évader de la Belgique occupée vers les Pays-Bas neutres. Il fusionne ensuite avec un autre réseau créé par plusieurs femmes dans le nord de la France (la comtesse de Belleville, la princesse de Croy, Louise Thuliez et Louise de Bettignies). Le 31 juillet 1915, elle est arrêtée puis conduite devant une cour martiale par les Allemands qui la fusillent à l’issue de son procès pour couper court aux protestations internationales. Une place lui est dédiée à Lille (quartier de Lille-Sud). Un monument à sa mémoire avait été inauguré dès 1920 dans le jardin des Tuileries mais fut détruit le 14 juin 1940 à l’entrée des troupes allemandes dans Paris.

Pour en savoir plus.

12 octobre 1915 : Lyautey reçoit la Médaille Militaire des mains d’un adjudant (Sidi Lamine – Maroc).

Encore général, le futur maréchal Lyautey demande à l’adjudant Caviglioli de lui remettre la médaille afin d’honorer le corps des sous-officiers et en signe de reconnaissance pour leur participation à l’œuvre accomplie au Maroc. Plusieurs ouvrages très intéressants sur le maréchal Lyautey : chez Lavauzelle, la réédition de la biographie par Maurois, Lyautey, dans la collection la pensée préservée.  Et bien sûr, Lyautey, les sables et le ciel sont grands d’Arnaud Teyssier.

12 octobre 1940 : fin de la bataille d’Angleterre.

Hitler ajourne l’opération Otarie (ou Seelowe) consistant à envahir la Grande-Bretagne. Les bombardements sur les villes anglaises vont toutefois se poursuivre sporadiquement, motivant l’évacuation de tous les enfants vers les zones rurales.

12 octobre 2000 : attaque contre l’USS Cole (Yémen).

Une embarcation piégée pilotée par deux commandos suicides percute la coque du destroyer américain alors qu’il est à l’ancre. 17 marins sont tués. Les commandements français ALINDIEN et à Djibouti organisent sur ordre présidentiel un appui dans le cadre des secours qui sera particulièrement apprécié par les autorités américaines. Un transall des Forces françaises de Djibouti évacue les blessés. Revendiqué par Al Qaeda, cet attentat représente l’acte de naissance de l’organisation terroriste dans les médias. Une première tentative avait déjà eu lieu en janvier 2000 contre l’USS The Sullivans.

12 octobre 2002 : attentat à Bali (Indonésie).

Plusieurs bombes explosent en quelques minutes à l’intérieur d’une boite de nuit et aux abords immédiats, tuant 197 personnes principalement australiennes. Les liens avec Al Qaida sont avérés.

12 octobre 2005 : lancement de Shenzou 6 (centre spatial de Jiuqan – Chine).

Deux taïkonautes sont envoyés dans l’espace. La Chine est la 3ème nation spatiale indépendante, progressant rapidement dans toute la gamme des technologies spatiales : exploration lunaire, vols habités, séjours dans l’espace,…

 

Edith Cavell.




Chronique Historique:11octobre

15102018

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas pour la durée de la guerre de succession d’Autriche. Cependant le traité d’Aix-la-Chapelle rendra les territoires conquis par la France aux Autrichiens et il faudra attendre 1794 pour voir disparaître définitivement les « Pays-Bas autrichiens ». Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1802 : le parachute est breveté. Même si l’invention du Français André-Jacques Garnerin remonte à 1792 et qu’il effectue son premier saut en octobre 1797, au-dessus du parc Monceau, le brevet n’est déposé qu’en 1802 avec une version améliorée et plus stable de l’engin.

11 octobre 1899 : début de la deuxième guerre des Boers (Afrique du Sud).

Les Boers (paysans en Hollandais) qui ont été rejetés vers le nord-est de l’Afrique du Sud par les Britanniques, se sont constitués en Etats indépendants (le Natal et l’Etat d’Orange) et luttent à la fois contre les Zoulous et l’expansionnisme des colons britanniques attirés par l’or fraîchement découvert au Transvaal. Très attachés à leur culture, ceux que l’on finira par appeler les Afrikaners (environ 25 000 combattants), mènent pendant trois ans une guérilla particulièrement éprouvante pour les armées britanniques (près de 500 000 soldats!). Les Afrikaners montent des actions commando (le terme vient de leur langue), sont camouflés alors que les troupes impériales sont de rouge vêtues, mais doivent finalement se rendre. Lord Kitchener (Cf. Fachoda) obtient leur reddition en 1902 après avoir quadrillé le territoire afin de priver les insurgés du soutien de la population (rassemblée dans des camps où sévissent maladies et famine).

11 octobre 1939 : Roosevelt reçoit la lettre Einstein-Szilard (Washington). Le 2 août, les physiciens hongrois Szilard, Teller et Wagner décident d’alerter les Etats-Unis sur la possible utilisation de la fission nucléaire par les nazis. Ils préviennent ainsi les Etats-Unis sur les récentes avancées scientifiques pouvant créer des bombes d’un nouveau type et extrêmement puissantes. Ils recommandent même d’accélérer le travail expérimental. Ces physiciens demandent à Einstein de bien vouloir signer la lettre afin d’avoir plus de poids auprès du président américain. La lettre arrive tardivement à destination compte tenu du début des combats (Pologne) et est à l’origine du projet Manhattan.

11 octobre 1951 : victoire de Crève-cœur (Corée). La conquête de la ligne de crête « Bloody ridge » permettant le contrôle du massif de Hwachon débute le 13 septembre avec la 2ème DI américaine à laquelle appartient le bataillon français (BF/ONU). La position est fermement tenue par les Sino-coréens car donne accès au réservoir hydro-électrique de Séoul. Les pertes franco-américaines sont très élevées (597 morts dont 60 français) durant les 4 semaines d’assaut. C’est le bataillon français qui conquiert la crête dans la nuit du 11 au 12, après avoir utilisé tout le registre connu (de la baïonnette au canon sans recul en passant par le lance-flamme).  Les préparations d’artillerie ont été si intenses du fait de l’excellence des fortifications ennemies que le général Monclar, ancien de la guerre 14-18, a déclaré aux survivants du bataillon, « Vous pourrez dire à vos anciens que vous avez vécu quelque chose qui ressemble à Verdun ». Pour approfondir lire l’ouvrage d’Ivan Cadeau (La guerre de Corée – 1950-1953) et Monclar, le Bayard du 20e siècle, livre écrit par Fabienne Monclar (fille du général).  Pour un survol synthétique, consulter le site chemins de mémoire.

11 octobre 1958 : lancement de Pioneer 1. Deux mois après l’échec de Pioneer 0, un lanceur Thor-Able propulse une nouvelle sonde de 38 kg en direction de la Lune. Elle retombe sur Terre deux jours plus tard mais la NASA se console puisque la sonde rapporte tout de même des données sur la ceinture de radiations de Van Allen, découverte au début de la même année par les missions Explorer.

11 octobre 1970 : embuscade de Bedo (Tchad).

La Compagnie Parachutiste d’infanterie de Marine du 6e RIAOM ayant reçu la mission de contrôler la ligne des palmeraies située au Nord-ouest de Faya-Largeau. Se déplace entre Gouro et Kirdimi lorsqu’elle tombe dans une embuscade. Le commando du lieutenant Neau perd 11 tués et 16 blessés. Le SCH Dimitri Voronine est atteint d’une balle en plein cœur en se lançant à l’assaut des rebelles. Agé de 24 ans, il s’était engagé au 1er RPIMa à 19 ans, dès la fin de ses études secondaires. Il s’y était distingué d’emblée par sa vivacité d’esprit, sa générosité et ses indéniables qualités de chef.

La 169e promotion de l’ENSOA (1998) porte son nom.

11 octobre 2013 : l’O.I.A.C lauréate du Nobel de la paix (Oslo). L’organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques supervise depuis 1997 la destruction des armes chimiques déclarées par les pays signataires et l’arrêt des installations de production.

 




Chronique historique : 10 octobre

10102018

10 octobre 1437 : Charles VII prend Montereau grâce à l’artillerie de Jean Bureau.
La ville est reprise aux Anglais.

10 octobre 1806 : bataille de Saalfeld (Allemagne actuelle – Thuringe).
Les puissances européennes s’allient une quatrième fois contre Napoléon. Malheureusement pour les Prussiens, leur tentative de stopper le corps d’armée de Lannes échoue. Aguerris par les multiples campagnes menées jusqu’à présent, les Français bousculent les Prussiens sur un terrain pourtant choisi par ces derniers. Le prince Louis-Ferdinand de Prusse est tué par le maréchal des logis Guindet (10ème Hussard) en combat singulier alors qu’il tente courageusement d’organiser une retraite des troupes qu’il a imprudemment engagées contre Napoléon. L’Empereur marche sur Berlin. Dans quelques jours, ce seront les victoires d’Iéna et Auerstaedt.

 10 octobre 1845 : ouverture de l’école navale américaine d’Annapolis (Annapolis – États-Unis).
Homologue de l’École Navale, elle est fondée par le secrétaire d’État, Georges Bancroft. Implantée à l’origine au Fort-Severn, elle prend d’abord le nom de Naval School (École Navale). La première session forme 50 marins. En 1850, elle devient l’Académie navale. La scolarité s’ouvre aux femmes en 1976. Aujourd’hui, elles comptent pour plus de 20% de chaque promotion. Le président Jimmy Carter et l’amiral Nimitz figurent parmi ses diplômés les plus célèbres. 

 10 octobre 1877 : transfert des restes du général Custer à West Point.
Sorti de West Point alors que la guerre de sécession commence, il gravit tous les grades jusqu’à celui de général de division avant d’être rétrogradé au rang de colonel à la fin de la guerre et devient célèbre à la tête d’une brigade de cavalerie du Michigan qui participe aux opérations menant à la capitulation du général Lee à Appomattox (avril 1865).
Il est ensuite affecté dans l’Ouest où Indiens et chercheurs d’or s’affrontent. ll est tué le 25 juin 1876, à la bataille de Little Big Horn (Wyoming) où son régiment, le légendaire 7e de cavalerie, est quasiment détruit par plus de 2.000 Indiens réunis par Sitting Bull, Crazy Horse et d’autres chefs indiens (environ 325 tués, très peu de blessés et peu de survivants indemnes). Les récentes études menées sur cette bataille ont conclu à l’incompétence voire la trahison des adjoints de Custer.
Lors de la cérémonie de transfert de ses restes, le cheval de Custer marchait sans cavalier, derrière la voiture portant son maître. Tradition apparemment conservée aujourd’hui pour le régiment.

10 octobre 1954 : Ho chi Minh entre dans Hanoi après le retrait des troupes françaises.
5 mois après la défaite de Dien Bien Phu et 3 mois après la signature des accords de Genève mettant fin à la guerre d’Indochine, les dernières troupes françaises quittent Hanoi cédant la place aux Bo Doi de la 308ème division Viet  Minh.  Après 8 ans de combats, le Viet Minh reprend le contrôle de la ville qui devient alors la capitale du Nord-Vietnam.

 10 octobre 2009 : les militaires français repoussent une attaque pirate (Océan Indien).
Une EPE (équipe de protection embarquée) constituée de fusiliers marins et de commandos marine présente à bord de thoniers français pêchant au large des Seychelles, ouvre le feu sur 4 vedettes pirates qui tentent d’aborder les bateaux de pêche. C’est dans le cadre de la mission européenne Atalante (début décembre 2008) de lutte contre la piraterie maritime que cette première ouverture du feu a lieu. Atalante est une mission européenne en application des résolutions 1814, 1816, 1838, 1846, 1851 de l’ONU.




Chronique historique : 8 octobre

8102018

8 octobre 1793 : mort du père Amiot
Premier traducteur occidental de L’Art de la guerre de Sun Tzu (Pékin, Chine). Véritable encyclopédiste de la Chine, le père Joseph-Marie Amiot livra d’innombrables études sur l’Empire du Milieu, dont la toute première traduction de L’art de la guerre de Sun Tzu, publiée en France en 1772. La Révolution française de 1789 passée, le père Amiot fut profondément troublé lorsqu’il apprit que le roi Louis XVI avait été exécuté. Le jésuite s’éteignit peu après, en 1793, après 42 ans passés en Chine. Avec lui disparaissait le dernier survivant de la grande épopée de la Mission jésuite en Chine. Voir l’excellent site http://suntzufrance.fr/author/suntzufr/

 8 octobre 1799 : Bonaparte rentre d’Égypte (Fréjus).
Après 41 jours de mer, le général Bonaparte accoste à Fréjus après avoir laissé le commandement de l’armée d’Égypte au général Kleber. La campagne d’Égypte s’enlisant, Bonaparte rentre en France où son prestige dû à ses victoires en Italie reste grand. C’est précisément à cause de cette renommée que le Directoire l’avait éloigné de la France en lui proposant l’expédition d’Égypte. Un an et demi plus tard, les membres du Directoire sentant que la Première République se meurt à cause du manque de cadres, voient dans le général efficace et ambitieux non plus un danger mais le salut de l’idéal républicain.

 8 octobre 1918 : le caporal York se distingue (Forêt d’Argonne).
Selon le maréchal Foch, c’est « le plus grand exploit jamais réalisé par un simple soldat de toutes les armées en Europe ». Le caporal York, de la 82ème division d’infanterie américaine, voyant sa section décimée par un tir croisé de plusieurs mitrailleuses allemandes, monte à l’assaut de la tranchée ennemie tout en visant posément les Allemands qui se découvrent pour ajuster leur tir. Ses camarades constatant qu’il fait taire progressivement les nids de mitrailleuses, le suivent. En arrivant dans la tranchée, York dénombre 25 ennemis tués. Abasourdi par l’exploit, le bataillon allemand se rend. York est biensûr décoré des plus hautes décorations américaine et française. Cet ancien objecteur de conscience devient une icône de l’héroïsme guerrier américain. Alors que les États Unis entrent en guerre en 1941, Garry Cooper incarne le héros américain dans un film de Hawks et Huston.

 8 octobre 1950 : 4500 morts pour évacuer Cao Bang (nord-est du Tonkin).
Poste près de la frontière chinoise qui contrôle une partie de la RC4, Cao Bang est commandé par le colonel Charton. Le commandement craignant que Cao Bang ne soit définitivement coupé du reste des forces, lui donne l’ordre d’évacuer (1er oct) et d’opérer la jonction (à hauteur du poste de Dong Khê) avec la colonne de son homologue Lepage qui monte vers lui pour l’aider. Les deux unités tombent dans des embuscades successives qui les anéantissent tactiquement si bien que les survivants n’ont plus qu’à tenter l’exfiltration vers le sud-est, par la falaise de Coc Xa. Ce carnage décide le haut commandement à abandonner Lang Son et toute la province du nord-est au vietminh qui peut dès lors être formé et ravitaillé sans souci par la Chine communiste. 

 8 octobre 1970 : Soljenitsyne remporte le prix Nobel de littérature.
En pleine guerre froide, les oeuvres de Soljenitsine traversent le rideau de fer et rencontrent un succès mondial parce qu’elles mettent en lumière le système carcéral soviétique. Dépassé par le succès inattendu du dissident, le Kremlin finit par l’expulser pour ne pas en faire un martyr.




Chronique historique : 27 septembre

27092018

27 septembre 1396 : défaite croisée à Nicopolis (Bulgarie).

L’une des plus grandes armées occidentales, rassemblée à la demande du pape (Boniface IX), du roi de Hongrie (Sigismond) et du Basileus (Manuel II Paléologue) tente de mettre un terme à l’avancée des Ottomans dans les Balkans et attaque la ville de Nicopolis. Le sultan Bajazet Ier aidé de son vassal Stefan Lazarevic, prince de Serbie et fils du prince Lazare (battu à Kosovo Polje en 1389) écrase les forces occidentales réunies autour de Sigismond. La Bulgarie (en fait, les petits royaumes constituant la Bulgarie actuelle) tombe sous domination ottomane et y restera jusqu’en 1878. A noter que le maréchal Boucicaut, maréchal de France, participe à la bataille. Il sera libéré contre rançon.

 27 septembre 1748 : abolition des galères.

Louis XV par une ordonnance abolit la peine des galères et transfère à la Marine royale la quarantaine de galères dont le port d’attache devient Toulon. Hasards ou pas du calendrier, le 27 septembre est aussi, la Saint Vincent car jour de la mort de Saint Vincent de Paul (en 1660). Celui-ci était, entre autres fonctions, aumônier général des galères du Roi (sous Louis XIII, la régence et Louis XIV) qu’il a contribué à rendre moins dures. Il avait lui-même connu les prisons barbaresques. Capturé en Méditerranée (1605) par 3 brigantins turcs lors d’une traversée Marseille – Narbonne, il est captif pendant près de 2 ans à Tunis.

 27 septembre 1840 : naissance du théoricien de la puissance maritime, l’Américain Alfred T. Mahan (West Point).

« Officier de marine et historien, il renouvelle la pensée géopolitique mondiale par son analyse des rapports de force dans l’histoire de l’Europe. Selon Mahan, un État doit préférer la mer à la terre pour accéder à la domination et une puissance maritime ne peut se concevoir sans puissance navale. Les écrits de Mahan, dont le plus influent « The influence of Sea Power upon History 1660-1783 » ont inspiré les marines dans leur course à l’armement du début du XXe siècle. Sa doctrine influence toujours la politique étrangère des États-Unis ». CA Daniel F.

 27 septembre 1917 : mort de l’adjudant-chef Georges Chemet (Hard – Autriche).

« Breveté pilote en 1910, il réalise deux ans plus tard et pour la première fois la double traversée de l’Adriatique (Venise-Trieste-Venise), soit 256 kilomètres, à bord d’un hydravion Borel. Engagé dans la 112è escadrille du 2è Groupe d’aviation, il est contraint de se poser dans les lignes allemandes à Bétheniville (Marne), le 12 avril 1917. Il se noie dans le Rhin alpin lors de sa tentative d’évasion ». CNE Jean-Baptiste P. 

 27 septembre 1918 : début de la bataille du Canal du Nord (Pas-de-Calais).

Dans le cadre de la contre-attaque générale des Alliés, les troupes canadiennes sous les ordres du Général Arthur William Currie attaquent et franchissent le dernier segment de la ligne Hindenburg grâce notamment au génie canadien qui construit des passerelles flottantes et des ponts pour faire franchir les portions inondées à l’infanterie et à l’artillerie.  Cette percée au niveau du Bois Bourlon ouvre la route de Cambrai.

 27 septembre 1918: mort de Louise de Bettignies (Cologne – Allemagne).

« Née en 1880 à St-Almand des Eaux près de Lille, la ville la plus assiégée de l’histoire de France, Louise de Bettignies se destine au Carmel puis aux études et devient finalement gouvernante dans les plus grandes familles d’Europe. Après avoir participé à la défense de Béthune en 1914, elle accepte de devenir agent de renseignement sous le nom d’Alice Dubois en raison de sa connaissance des langues étrangères. Elle met en place un véritable réseau pour le compte de l’armée anglaise. Arrêtée le 20 octobre 1915, avec plusieurs passeports sur elle, elle fait disparaitre en l’avalant un message important. Elle est interrogée par les Allemands puis condamnée à mort le 16 mars 1916. Subissant des conditions de détention de plus en plus dures, elle succombe le 27 novembre 1918 à 38 ans. Son corps est rapatrié sur un affût de canon et le 16 mars 1920, les Alliés organisent à Lille une cérémonie-hommage pendant laquelle la « Jeanne d’Arc du Nord » reçoit à titre posthume la croix de la Légion d’honneur, la croix de guerre 1914-1918 avec palme, la Médaille militaire anglaise. Elle est faite officier de l’Ordre de l’empire britannique. Louise de Bettignies, alias Alice Dubois, repose au cimetière de Saint-Amand-les-Eaux. Lire de Chantal Antier, Louise de Bettignies, espionne et héroïne de la Grande Guerre ».

 27 septembre 1936 : bataille de Tolède (Espagne).

Débutée en juillet, la guerre civile espagnole opposant le camp des Nationaux à celui des Républicains connait l’une de ses premières batailles à Tolède. Le général Franco choisit d’attaquer cette ancienne capitale d’Espagne plutôt que Madrid en raison de sa valeur symbolique et pour délivrer les combattants de l’Alcazar assiégé depuis deux mois.

 27 septembre 1939 : Varsovie tombe après 19 jours de résistance aux Allemands (Pologne).

 27 septembre 1943 : début des combats pour la libération de Bastia. L’insurrection conduite par Paul Colonna d’Istria a débuté dès le 8 septembre, tirant profit des quiproquos opposant les forces italiennes et allemandes d’occupation, suite à la chute de Mussolini. Dès le 17, les hommes du Bataillon de choc (commandant Gambiez), qui ont fait la traversée sur le sous-marin Casabianca (du commandant Lherminier), sont les premiers soldats français arrivés d’Alger. Ils constituent l’avant-garde des troupes de l’opération Vésuve uniquement françaises à l’exception d’un commando américain (tirailleurs marocains du colonel de Butler, tabors marocains du lieutenant-colonel de La Tour ainsi que des spahis marocains, et des unités d’artillerie d’Afrique). Les unités italiennes se rallient aux forces alliées et participent activement aux combats (près de 600 pertes), assurant aussi les transports par leurs unités du Train, l’appui artillerie et le soutien santé. La bataille pour Bastia, qui a lieu par très mauvais temps, dure du 27 septembre au 4 octobre. Le 73ème Goum du 6ème Tabor entre le premier dans la ville à l’aube. A l’issue de la libération de l’île, 13 000 Corses s’engageront dans la guerre de reconquête. Volontaires ou mobilisés par un simple avis de presse le 30 novembre, ils seront embarqués pour Alger où ils seront enrôlés à la 1ère Division Française Libre ou à la 2ème Division blindée.

 27 septembre 1996 : les Talibans s’emparent de Kaboul (Afghanistan). Financés par l’étranger, les Talibans (« étudiants ») reprennent facilement le contrôle de l’Afghanistan et entrent dans Kaboul où un gouvernement (issu de la résistance aux Soviétiques) est en proie aux dissensions depuis 1992. L’ex président Najibulha et son frère sont torturés et assassinés par un commando taliban alors que toutes les forces (ONU et Alliance du Nord) se replient. Le Mollah Mohamed Rabbani impose la stricte application de la loi coranique dans tout l’Afghanistan.

 27 septembre 1941 : lancement du premier Liberty ship, le SS Patrick Henry. Pour ravitailler l’Europe en guerre et compenser les pertes dues à la guerre sous-marine, le président Roosevelt lance la construction en urgence d’une série de navires de transport, les Liberty ships. Assemblés dans les arsenaux à partir d’éléments standardisés fabriqués dans tous les États-Unis, les différents types de navires sont produits à un rythme incroyable : 2 710 en quatre ans (le record revenant au SS Robert E. Peary assemblé en moins de cinq jours). Véritables bêtes de somme des mers, les Liberty ships joueront un rôle capital dans le déroulement de la guerre. CESM







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