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Chronique historique : 13 juillet

16072018

La Chronique par mail partira en permissions le 14 juillet et reprendra le 20 aout.
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 13 juillet 1380 : mort de Bertrand Du Guesclin (Châteauneuf de Randon).
Le célèbre connétable de France, 60 ans, est pris d’un malaise alors qu’il assiège une compagnie de mercenaires retranchés dans Châteauneuf-Randon. Il meurt avec les honneurs rendus par les mercenaires assiégés. Les assiégés lui ayant promis de se rendre la veille, ils maintiennent leur décision quand ils apprennent sa mort et viennent déposer les clés de la ville devant sa dépouille. Le roi Charles V ordonne que le corps de du Guesclin soit porté à Saint-Denis, pour y être mis à côté du tombeau qu’il s’est fait préparer. Du Guesclin faisant ses adieux aux vieux capitaines qui l’avaient suivi depuis quarante ans : « N’oubliez pas, leur dit-il, ce que je vous ai répété mille fois, qu’en quelque pays que vous fassiez la guerre, les gens d’église, les femmes, les enfants, et même le peuple, ne sont point vos ennemis. »

 13 juillet 1558 : bataille de Gravelines (près de Dunkerque).
Après avoir pris et pillé Dunkerque, l’armée (14 000 hommes) du maréchal de Termes agissant pour le compte du roi de France, Henri II, repasse la frontière, mais alourdie par ses richesses, est rattrapée par l’armée espagnole commandée par le comte d’Egmont. Seuls 10 % des Français en réchappent.

 13 juillet 1870 : la dépêche d’Ems (Berlin).
Publiée par la presse allemande et française, cette dépêche diplomatique rédigée par le chancelier Bismarck dresse les opinions publiques les unes contre les autres alors que Napoléon III et l’empereur Guillaume Ier étaient parvenus à un accord tacite concernant une éventuelle succession allemande sur le trône espagnol. La dépêche d’Ems (du nom de la station de balnéothérapie où se trouve Guillaume Ier) est en grande partie à l’origine de la guerre de 1870. Sans être mensongère, Bismarck l’a rédigée d’une manière telle qu’elle ne pouvait être interprétée que négativement.

 13 juillet 1915 : retour du LTN Pluschow (Allemagne).
Après 8 mois de fuite à travers le monde et s’être évadé des prisons anglaises, le lieutenant Pluschow, pilote ayant quitté Tsing Tao (Chine) à la veille de la capitulation de la ville, parvient à rejoindre l’Allemagne où il reprend du service dans l’aéronavale.

 13 juillet 1917 : création de la Médaille de la reconnaissance française.
À l’initiative du président Poincaré, création de la médaille destinée à récompenser les mérites et les services exceptionnels rendus par des femmes et des civils volontaires. 

 13 juillet 1924 : inauguration à Reims du monument « Aux héros de l’Armée Noire » dû au sculpteur Moreau-Wauthier et au financement des Rémois après l défense de la cité par le corps d’armée colonial. La cérémonie est présidée par le Président de la République Gaston Doumergue et les maréchaux de France. Le même monument a été inauguré le 3 janvier de la même année à Bamako.Les allemands dynamiteront le monument champenois en 1940. Il sera remplacé le 6 octobre 1963, à l’occasion du 45e anniversaire de la bataille de Reims. Ephéméride des TDM.

 13 juillet 1930 : baptême du feu pour le lieutenant Philippe de Hautecloque (N’siret – Maroc).
Présent au Maroc depuis 1926, Philippe de Hautecloque sert au poste de M’Zizel lorsqu’il doit faire face à un groupe de 200 rebelles avec son unité (Maghzen) de supplétifs. Il stoppe l’incursion et poursuit les rebelles sur 10 km leur infligeant des pertes sévères. Il est lui-même blessé au bras. Cité à l’ordre de l’armée, il est rapatrié en France en Août 1931 puis affecté à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. A noter qu’il n’a pris le pseudonyme de Leclerc qu’en 1940, après avoir rallié la France Libre, pour mettre sa famille à l’abri d’éventuelles représailles. Il a, officiellement, fait rajouter Leclerc à son patronyme et titre, juste après la guerre, avant de rejoindre Saigon.

 13 juillet 1972 : premier vol du Mirage G8 (Istres).
Le Mirage G 8-02, intercepteur biréacteur monoplace et à géométrie variable commandé par l’armée de l’air, effectue son premier vol, piloté par Jean-Marie Saget. Un an plus tard,, jour pour jour,  à son 74e vol, il atteint la plus grande vitesse jamais atteinte par un avion en Europe occidentale : Mach 2,34 à 42 000 pieds. En 1995, ce record est toujours inégalé en Europe. Les Américains possèdent le F15, les Russes le Mig 25. Le G8 n’a jamais été produit en série.

 




Chronique historique : 6 juillet

12072018

6 juillet 1495 : bataille de Fornoue (Italie).
Le roi de France Charles VIII, fils de louis XI, est à l’origine des guerres d’Italie qui vont durer pendant plus de 60 ans. Cherchant à récupérer les droits de la maison d’Anjou sur le Royaume de Naples, il conquiert la ville en 1494 mais ne pouvant s’y maintenir, décide de rentrer en France. C’est durant le retour qu’une ligue de presque toutes les cités italiennes tente une embuscade à Fornoue. Les Français bien que plus faibles numériquement parviennent à passer et laissent le souvenir d’une furia francese.

 6 juillet 1746 : bataille navale de Negapatam (Inde).
Durant la guerre de succession d’Autriche. Le comte de la Bourdonnais bat l’Anglais Peyton dans les eaux stratégiques de la côte de Coromandel ce qui lui permet de prendre ensuite  Madras. Peu après, une dispute entre la Bourdonnais et Dupleix quant à la manière d’étendre l’influence française aux Indes provoque le départ du premier (avec sa flotte) privant le premier d’appui naval.

6 juillet 1779 : bataille navale de la Grenade (Antilles).
Le comte d’Estaing n’exploite pas sa victoie contre l’Anglais Byron, le laissant filer avec ses bateaux.

6 juillet 1782 : bataille navale de Negapatam (Inde).
Suffren contre l’Anglais Hughes : bien que les Français perdent plus d’hommes au court du combat, ils restent maîtres des eaux de Negapatam toujours aussi stratégiques.

 6 juillet 1801 : bataille navale d’Algésiras (Baie de Gibraltar).
Le contre-amiral Linois repousse une escadre anglaise deux fois plus puissante que la sienne grâce aux batteries côtières qu’il a fait armer par des hommes d’équipage débarqués. Bonaparte lui décernera un sabre d’honneur pour cette victoire

 6 juillet 1809 : victoire de Wagram (Autriche).
Les Autrichiens prennent l’offensive en tentant de faire céder les ailes de Napoléon (tenues fermement par Davout à droite et Masséna à gauche), mais Napoléon enfonce leur centre en inaugurant la technique de la grande batterie, véritable charge de pièces lourdes dont les servants, soutenus par l’infanterie, viennent frapper l’ennemi à bout portant. L’archiduc Charles est contraint au repli. Napoléon perd 25 000 hommes dont 7 000 tués, parmi lesquels de grands noms viennent s’ajouter à la liste de ceux tombés à Essling, comme le maréchal Lannes (transféré au Panthéon en 1810), le général Lasalle. Le colonel Daumesnil y perd une jambe mais gagne le grade de général.

6 juillet 1836 : combats de la Sikkak (Algérie).
Le général Bugeaud remporte son premier succès contre Abd el Kader.

6 juillet 1917 : prise d’Aqaba par les Arabes de Lawrence d’Arabie (Jordanie).
Un des conseillers militaires les plus célèbres de l’Histoire, Thomas Edward Lawrence, parvient à fédérer les forces des Howeitat (jusque-là fidèles aux Ottomans) et celles des tribus arabes insurgées pour prendre le port stratégique mais faiblement défendu d’Aqaba.

 6 juillet 1975 : mort de Skorzeny (Madrid).
Le général SS Otto Skorzeny, chef des opérations spéciales d’Hitler, meurt d’un cancer à 67 ans dans l’Espagne franquiste où il a trouvé refuge après-guerre. Connu pour l’exfiltration rocambolesque de Mussolini (septembre 1943) et les combats à l’arrière des lignes américaines durant la bataille des Ardennes (décembre 1944), il l’est moins pour ses activités au profit du Mossad israélien (1963) consistant à empêcher l’Égypte d’acquérir des capacités balistiques.




Chronique historique : 29 juin

2072018

29 juin 1639 : prise de Hesdin (actuel Pas-de-Calais).
Durant la guerre de Trente ans (1618-1648), le marquis de la Meilleraye, prend la ville de Hesdin aux Impériaux. Le jour même, Louis XIII, sur les remparts de la ville, le fait Maréchal de France. Quelques années plus tard (1663), Louis XIV en fait un Duc.

 29 juin 1793 : bataille de Nantes.
Les paysans vendéens excédés par les mauvais traitements infligés à leurs prêtres et s’insurgeant contre les impositions plus fortes qu’avant la Révolution se mettent sous le commandement du plus charismatique des leurs, Jacques Cathelineau, et remportent une série de victoires inattendues sur les Républicains (Jallais, Chemillé, Vihiers, Chalonnes,…). Après sa victoire à Saumur (12 juin), il est nommé généralissime de l’Armée catholique et royale. La ville de Nantes restant fidèle à la République, les chefs vendéens en décident la conquête : une mauvaise coordination entre Cathelineau et Charrette couplée à une défense efficace de la garnison républicaine commandée par le lieutenant-Général de Canclaux fait échouer l’attaque. Cathelineau est gravement blessé pendant l’assaut et meurt le 14 juillet.

 29 juin 1900 : naissance de Saint-Exupéry (Lyon).
L’auteur de Citadelle, Pilote de guerre, Terre des hommes, … Le petit prince mourra 44 ans plus tard abattu lors d’un vol de reconnaissance au-dessus des Calanques de Cassis. Il est à l’origine de vocations diverses : beaucoup de pilotes bien sûr, encore plus d’écrivains mais aussi de prêtres. Lire de Stan Rougier Que peut-on dire aux hommes –Saint Exupéry en approche de Dieu.

 29 juin 1964 : adoption du béret bleu foncé par l’armée de Terre.
Une modification du règlement de 1958 sur les tenues instaure le port d’un béret de laine bleu foncée en hiver et en toile kaki clair pour l’été pour la tenue de travail de tout l’effectif.
Cette mesure se fait au détriment du calot aux couleurs de tradition, porté depuis 1946.
Le béret de toile connait une existence éphémère et, est rapidement supplanté par celui de laine toujours en usage. À cette époque, 31 modèles d’insignes de béret distinguent les armes et services, toutes couleurs de béret confondues.

 29 juin 1966 : bombardement des villes de Haiphong et Hanoï par les Américains.
Devant l’échec des bombardements aériens du Nord-Vietnam, jusque-là limités aux zones rurales et aux installations militaires localisées, le président américain Lyndon Johnson déclenche les premiers raids aériens sur les villes de Haiphong et Hanoï (dépôts de carburant) ; constituant une nouvelle «escalade» dans la guerre non déclarée qui oppose les États-Unis et leur allié sud-vietnamien au Nord-Vietnam.




Chronique historique : 25 juin

25062018

25 juin 841 : bataille de Fontenoy-en-Puisaye (actuel département de l’Yonne). La bataille oppose les trois fils survivants de l’empereur Louis dit le Pieux ou le Débonnaire, lui-même fils de Charlemagne. Les prétentions hégémoniques de Lothaire, fils aîné de l’empereur, dressent contre lui son frère Louis le Germanique, roi de Francie orientale (Germanie), et son demi-frère Charles le Chauve, roi de Francie occidentale (France), tous deux soucieux de garantir l’indépendance de leurs royaumes. La bataille frappe les chroniqueurs contemporains part l’importance des effectifs engagés (plus d’une dizaine de « nations » y participent) et l’ampleur des pertes : les chroniques mentionnant de 40 000 à 100 000 morts. Ces chiffres sont invérifiables, comme souvent pour la période médiévale, et ne doivent pas être pris pour argent comptant mais soulignent l’importance inhabituelle des forces en présence. Mêlée acharnée et longtemps indécise, la bataille de Fontenoy-en-Puisaye se solde par la défaite de « l’empereur » Lothaire.
La véritable importance de ce conflit oublié est ailleurs : d’une part il scelle en effet l’alliance de Charles le Chauve et Louis le Germanique et d’autre part, il met un terme aux prétentions impériales de Lothaire et ouvre la voie au traité de Verdun (843), décisif pour le millénaire suivant de l’histoire occidentale. Il marque aussi la disparition de l’empire de Charlemagne et est l’acte fondateur du royaume de Francie puis de France.

 25 juin 1218 : mort de Simon de Montfort (Toulouse). Durant la croisade contre les Albigeois (1209-1229) et alors qu’il fait le siège de Toulouse pour la deuxième fois, il est tué par une pierre que la légende dit tirée par une toulousaine.

 25 juin 1673 : mort de d’Artagnan (Maastricht). L’ironie de l’Histoire veut que d’Artagnan meure sous les ordres de Vauban et en présence du roi Louis XIV. Le mousquetaire est d’un courage légendaire frisant la témérité alors que Vauban est un maître de guerre raisonnable qui inaugure à Maastricht ses techniques de siège qui durant des années économiseront la vie des hommes. Charles de Batz Castelmore, comte d’Artagnan, mousquetaire de grande valeur, sert sous Mazarin avec une grande loyauté puis devient l’un des hommes de confiance du Roi-Soleil. Les circonstances de sa mort sont incertaines : il meurt en recevant une balle de mousquet lors d’une contre-attaque à laquelle il ne peut s’empêcher de participer. Quatre de ses mousquetaires se font tuer en allant chercher son corps tombé côté hollandais.
Le comte de d’Artagnan est passé à la postérité grâce aux romans d’Alexandre Dumas :  les trois mousquetaires ,  Vingt ans après et Le vicomte de Bragelonne, lesquels donnent une vision très romanesque de sa vie.

 25 juin 1795 : fondation du Bureau des longitudes (Paris). « La détermination précise de la longitude en haute mer restant encore à cette époque une difficulté pour les marins, la Convention crée ce Bureau pour « faire fleurir notre marine » et reprendre la maîtrise des mers à la Grande-Bretagne. Le Bureau est tout particulièrement chargé de l’étude de la mécanique céleste et du problème de détermination du temps. Institut scientifique à visée pratique, il est chargé de la tenue et de la publication des tables astronomiques, de la Connaissance des temps (créée en 1679), de l’Annuaire (le calendrier officiel de la France) et des Éphémérides nautiques ».

 25 juin 1804 : exécution de Cadoudal (Paris). S’il l’avait voulu, il serait devenu l’un des généraux de Napoléon puisque ce dernier lui propose sa grâce. Mais fidèle à l’idéal qui l’a amené à combattre les révolutionnaires durant les guerres de Vendée, il préfère être exécuté.

 25 juin 1876 : bataille de Little Big Horn (États-Unis – Montana). Le lieutenant-colonel George Armstrong Custer (général à titre provisoire à la fin de la guerre de Sécession) commandant le 7e régiment de cavalerie, fractionne son unité en 3 colonnes et tombe, avec celle qu’il commande (212 hommes), dans une embuscade tendue par 2500 guerriers sioux aux ordres du chef Sitting Bull. Tous les cavaliers de son détachement seront massacrés par les Indiens près de la rivière Little Big Horn, dans le Montana. Seul Custer ne fut pas scalpé…
De récentes études ont accrédité la thèse de l’incompétence de ses principaux subordonnés comme étant à l’origine de cette défaite.

 25 juin 1894 : assassinat de Sadi Carnot (Lyon). Déjà victime de 2 tentatives d’assassinat, le 5e président de la IIIe République est poignardé par l’anarchiste Casério. Polytechnicien et descendant de Lazard Carnot, son mandat présidentiel s’inscrit dans une période de fortes turbulences politiques (affaire de Panama, crise boulangiste, anarchisme).

 25 juin 1917 : prise de la caverne du Dragon (sous le Chemin des Dames). Les galeries de la carrière dans lesquelles les Allemands sont installés depuis janvier 1915 sont parfaitement aménagées pour durer et permettent surtout grâce à leurs 7 entrées des prises à revers en fonction de la position de la ligne de front. Le 152e RI et le 334e RI, en isolant toutes les entrées du secteur allemand, prennent au piège les défenseurs de la caverne. Environ 340 Allemands se rendent.

 25 juin 1940 : application du cessez-le-feu en France. Les Italiens, au dernier jour des combats avant l’entrée en vigueur de l’armistice, occupent la Haute Maurienne en Savoie, de Termignon à Bessans. Les troupes du parti fasciste ont réussi à s’infiltrer par les cols d’altitude mais sans avoir réduit les forts des Revets et de la Petite Turra qui barrent encore l’accès à la route du Mont Cenis. Partout ailleurs sur le front, les Italiens ont été arrêtés sur la ligne des avants postes ou des ouvrages Maginot.

 25 juin 1942 : Eisenhower nommé chef en Europe. Le département de la guerre américain officialise la mise en place d’un théâtre d’opérations pour l’Europe ayant son QG à Londres et nomme le général D. D. Eisenhower, chef des forces terrestres alliées en Europe.

 25 juin 1950 : début de la guerre de Corée. À 4 heures du matin, les avant-gardes de l’armée nord-coréenne, forte de 120 000 hommes, franchissent la ligne de démarcation du 38e parallèle qui sépare leur État, sous gouvernement communiste, de la Corée du Sud, sous régime pro-occidental. Moins nombreux, mal instruits, mal armés et peu motivés, les soldats sud-coréens lâchent bientôt pied. Quelques heures après, le président américain Harry Truman saisit l’ONU et obtient du Conseil de sécurité, en l’absence du représentant soviétique depuis le mois de janvier précédent, un accord pour assurer la paix dans la région et rétablir la Corée du Sud dans ses droits, par l’envoi d’une force militaire internationale commandée, à partir du 7 juillet, par le général Mac Arthur.
Lire La guerre de Corée du CDT Ivan Cadeau.

 25 juin 1953 : réception officielle à l’Académie française du maréchal Alphonse Juin (1888-1967). Parmi ses ouvrages, Trois siècles d’obéissance militaire. Sur un total de 728 « immortels », on compte une vingtaine de militaires élus en tant que militaires. Les derniers militaires élus sont Pierre Loti (1891), Albert de Mun (1897), Louis-Hubert Lyautey (1912), Joseph Joffre (1918), Ferdinand Foch (1918), Maurice de Broglie (1934), Philippe Pétain (1929), Maxime Weygand (1931), Louis Franchet d’Esperey (1934), Lucien Lacaze (1936), et enfin Alphonse Juin (1952).

 25 juin 1991 : explosion de la République fédérative socialiste de Yougoslavie (ex-Yougoslavie). Les provinces croate et slovène proclament leur indépendance entraînant de facto la fin de la République socialiste fédérative de Yougoslavie et le début de la dernière guerre des Balkans.

 




Chronique historique : 21 juin

25062018

21 juin 217 (avant Jésus-Christ) : bataille de Trasimène – 2e guerre punique (Italie). Hannibal, commandant les armées de Carthage, ennemie de Rome, a franchi, deux ans auparavant, les Alpes en provenance d’Espagne. Il a enchaîné les victoires sur les légions romaines et progresse à présent vers Rome, entraînant ses adversaires à sa poursuite. Il organise aux abords du lac Trasimène probablement la plus grande embuscade de l’histoire militaire où, avec ses 40 000 combattants il piège les 40 000 hommes du consul Flaminius. Obnubilé par la poursuite d’Hannibal, Flaminius ne s’est  en effet pas rendu compte que sa « fuite » n’était qu’un leurre d’une fraction des forces d’Hannibal, destiné à l’entraîner dans une nasse mortelle. Le gros des troupes est caché en embuscade sur les hauteurs dominant le chemin en bord du lac Trasimène sur près de 5 km. Seuls 6 000 romains parviendront à échapper au massacre.

 21 juin 1627 : exécution des duellistes. En application de l’ordre royal du 6 février 1626, Richelieu fait exécuter deux nobles (François de Montmorency-Boutteville et François de Rosmadec ) ayant contrevenu à l’interdiction de se battre en duel.
Pour mémoire, le comte de Montmorency-Bouteville est le père du futur maréchal-duc de Luxembourg, François-Henri de Montmorency-Luxembourg (1628-1695), l’un des quatre grands généraux de Louis XIV (après le Grand Condé et Turenne et avec Villars), surnommé le « tapissier de Notre-Dame » en raison de ses très nombreuses et éclatantes victoires lors de la Guerre de la Ligue d’Augsbourg (1689-1697). Il a notamment remporté celles de Fleurus (1er juillet 1690), Leuze (18 septembre 1691), Steinkerque (3 août 1692) et Neerwinden (29 juillet 1693). Il meurt au faîte de sa gloire militaire en 1695. Apparenté à Condé, il combat sous ses ordres à Rocroi en 1643, puis le suit dans la Fronde à partir de 1650. Il ne revient en grâce auprès du roi qu’à l’occasion de la Guerre de Hollande (1672-1678), où il commande notamment le corps d’occupation déployé à Utrecht. Mêlé à l’ « affaire des poisons » à compter de 1679, il est à nouveau disgracié et ce n’est que la pénurie de généraux compétents et ses puissants appuis familiaux qui amènent à sa nomination à la tête de la principale armée royale à partir de 1690 jusqu’à sa mort.
Lire la très belle biographie de Bertrand Fonck : Le maréchal de Luxembourg et le commandement des armées sous Louis XIV.

 21 juin 1813 : bataille de Vitoria (Espagne). Depuis le début de la campagne de Russie, l’Empereur prélève régulièrement des troupes sur le théâtre espagnol qui n’est pourtant pas brillant et va finir par imploser. Joseph Bonaparte, roi d’Espagne par la volonté de son frère, se replie vers la frontière française ne pouvant plus tenir Madrid. Ses 57 000 hommes sont battus par 78 000 Britanniques, Espagnols et Portugais. Cette défaite  de Vitoria conclue la désastreuse guerre d’Espagne. Abandonnant leur butin aux anglais, qui du coup stoppent leur poursuite, les Français parviennent à se replier mais en perdant 7500 hommes. Pour l’anecdote, la Bataille de Vitoria est aussi le plus grand succès de Beethoven de son vivant (mais pas le meilleur selon les spécialistes de l’art). Cette œuvre, intitulée aussi la Victoire de Wellington a été donnée en plein air à Vienne, par deux orchestres symphoniques, accompagnés des tirs de canons et de fusils (à blanc bien entendu), Beethoven dirigeant le tout.

 21 juin 1919 : sabordage de la flotte allemande (Scapa Flow – Ecosse). En application des clauses d’armistice, la flotte allemande a été contrainte de mouiller dans la rade naturelle des îles Orcades. Pour ne pas être saisie par les Britanniques, l’amiral von Reuter lui donne l’ordre de se saborder.

21 juin 1940 : combats du Chaberton (Campagne de France, front des Alpes). L’Italie, qui a déclaré la guerre à la France le 10 juin (alors que les Allemands sont aux portes de Paris), ne parvient pas à percer le dispositif français valorisé par des ouvrages de type Maginot. L’artillerie de montagne française réduit au silence par plusieurs coups au but le fort du Chaberton, construit à grand frais pour contrôler le col du Montgenèvre. Au même moment, les négociations de Rethondes commencent en forêt de Compiègne.

 21 juin 1940 : dernière défense de Lorient. Le vice-amiral d’escadre de Penfentenyo, préfet maritime de Lorient, défend le port durant toute la journée (il prend lui-même les armes) puis fait détruire tout ce qui pourrait être utile à l’ennemi avant de se rendre.

21 juin 1942 : l’Afrikakorps reprend Tobrouk (Libye). 30 000 soldats du général Wavel se rendent à Rommel qui est fait maréchal. Auchinleck, commandant du théâtre, prend personnellement le commandement de la 8e armée du général Neil Ritchie après la défaite de Tobrouk-Gazala.

 21 juin 1943 : arrestation de Jean Moulin (Lyon).  Arrêté à Caluire par la Gestapo, le président du Comité National de la Résistance (CNR) est torturé par Klaus Barbie. Il décède le 8 juillet, en gare de Metz, dans le train qui le transfère vers un camp allemand.

 21 juin 2006 : décès du général d’armée Michel Poulet. Saint-Cyrien, légionnaire parachutiste, le général Poulet est mort un soir de fête de la musique à 57 ans, des suites d’un cancer foudroyant. Commandant de compagnie lors de l’assaut de Kolwezi (1978), il commandera plus tard le 2e REP (régiment étranger de parachutistes).

 




Chronique historique : 16 juin

18062018

Erratum et précision pour le : 15 juin :

Saint Bernard de Menthon. Le général Bachelet tout en portant bien la responsabilité de la proposition initiale était général adjoint au général de division Jean Bassères, commandant la 27e Division Alpine de l’époque (devenue ensuite 27e Division d’Infanterie de Montagne puis Brigade). Le général de Giuli (alors colonel) était chef d’état-major.

16 juin 1211 : début du siège de Toulouse.

Durant la Croisade contre les Albigeois, Simon de Montfort met le siège très brièvement et sans succès à la ville de Raymond VI de Toulouse, protecteur des Cathares. Il mourra sous les murs de cette même ville en juin 1218.

16 juin 1582 : la France à la conquête des Açores.

Le roi de France Henri III expédie aux Açores une flotte corsaire commandée par Philippe Strozzi, cousin de sa mère Catherine de Médicis, afin de priver les Espagnols de leur base étape vers le Brésil. Les dissensions internes mènent les Français à la défaite le 26 juillet suivant au large des Açores.

16 juin 1807 : prise de Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad, territoire russe sans frontière avec la Russie).

Alors que Napoléon vient de remporter la bataille de Friedland (14 juin), Murat prend la ville forteresse défendue par le général prussien Lestocq. Il fait 7000 prisonniers et sans grandes pertes pour lui. Cette victoire clôt la guerre de la Quatrième coalition et décide le Tsar Alexandre Ier et le roi de Prusse à négocier.

16 juin 1815 : la bataille de Ligny (ou bataille de Fleurus). Elle a opposé les prussiens du maréchal Blücher à une partie de l’armée française commandée par Napoléon 1er. Deux jours avant la bataille de Waterloo, Ligny fut la dernière victoire de Napoléon. Mais c’est une victoire moins décisive que ne le croit Napoléon : après un combat d’une grande férocité et de nombreuses pertes dans les deux camps, les prussiens – enfoncés en leur centre – réussissent leur repli sur les ailes, sans être poursuivis la nuit venue par les troupes napoléoniennes. Au cours de la bataille de Ligny, Napoléon perd environ 9.500 hommes.  Les Prussiens comptent 25.000 morts, blessés ou disparus.

16 juin 1826 : massacre des Janissaires (Istanbul). Mahmud II, Sultan de l’Empire ottoman décide d’éradiquer le corps des Janissaires qui à de nombreuses reprises à démontré son manque de fidélité et d’appui au mouvement de réformes qu’il promeut (notamment dans l’armée). Avec l’aide du corps des artilleurs et le soutien de la population d’Istanbul, il fait bombarder les casernes des Janissaires où 7000 de ces soldats périssent. La répression s’étend au reste de l’empire et seuls 20 000 Janissaires (sur les 140 000) survivent en étant bannis de l’empire.

16 juin 1940 : échec de la fusion franco-britannique.

« Sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre depuis le 5 juin, le général de Gaulle s’entretient  avec Churchill du projet d’union qui fusionnerait les nations et institutions françaises et britanniques dans le but de poursuivre la guerre. Dans l’après-midi, de Gaulle téléphone au Président du Conseil Paul Reynaud pour lui faire part de l’accord de Churchill. Mais ce projet est repoussé par le Conseil des ministres et entraîne la démission de Reynaud. Le Président de la République, Albert Lebrun, charge alors le maréchal Philippe Pétain de former un nouveau gouvernement. Rentrant de Londres dans la soirée, de Gaulle atterrit à Bordeaux et apprend qu’il ne fait plus partie du gouvernement. Déçu d’avoir été écarté de la nouvelle équipe, il s’envole vers Londres le lendemain matin, en compagnie d’Edward Louis Spears, envoyé spécial de Churchill ». COL Pierre. M-J

16 juin 1944 : Marc Bloch meurt fusillé (St Didier de Formans).

Historien médiéviste et fondateur du courant historique dit de l’école des Annales, mais aussi auteur du fameux L’étrange défaite, 1940, ouvrage posthume tentant d’expliquer la débâcle de 1940, il entre en résistance en 1942 et est arrêté à Lyon en avril 1944.

 16 juin 1946 : discours de Bayeux (Normandie).

De Gaulle, alors qu’il a démissionné de ses fonctions de Président du gouvernement provisoire en janvier, choisit d’exposer ses idées sur ce que doit être la Constitution française en revenant dans la ville de Bayeux où il avait prononcé son premier discours sur le sol français en 1944. C’est un démontage méthodique des travers de la III eme République et une annonce des grands principes gaulliens du pouvoir.

 16 juin 1977 : mort de Wernher von Braun (Etats-Unis – Virginie).

Ancien directeur du centre expérimental allemand de Peenemünde, il est le père de la conquête spatiale. Créateur des V2 allemands, il est évacué à la fin de la seconde guerre mondiale par les services secrets américains pour travailler sur leur programme spatial.




Chronique historique : 15 juin

15062018

15 juin : Saint Bernard de Menthon. Saint-patron des troupes de montagne. Il est devenu le saint protecteur des troupes alpines au début des années 1990, à l’initiative de l’aumônier de la 27e division alpine (Claude Mino-Matot) et du général J-R Bachelet commandant l’unité à l’époque. Voir le site du diocèse aux Armées.

 15 juin 1389 : bataille de Kosovo Polje (Kosovo). En 1365, Mourad Ier déplace sa capitale en Europe (à Adrianople aujourd’hui Edirne). En 1386, les Ottomans occupent la ville serbe de Nis. Trois ans plus tard, le prince serbe Lazar rassemble une partie des princes chrétiens et marche sur Mourad. La rencontre a lieu sur le « champ des merles » (Kosovo Polje) et s’achève par une défaite des chrétiens. Lazar et Mourad meurent tous deux au combat. Cette bataille est restée dans l’histoire des Slaves du Sud (ou Yougoslaves) comme un événement majeur. Aujourd’hui, la date et le lieu de la bataille sont d’autant plus célébrés par les Serbes que Kosovo Polje est situé en République du Kosovo. Depuis début 2008, le Kosovo est un État indépendant.
À noter : Les Orthodoxes commémorent la bataille le 15 juin (calendrier Julien) alors que le calendrier grégorien (le nôtre) ne le fait que le 28 juin. Des chrétiens combattaient dans les deux camps.

 15 juin 1809 : combat de Maria (Espagne). Le général Suchet bat un corps anglo-espagnol et le poursuit jusqu’à Belchite.

 15 juin 1895 : création de l’A.O.F. Par décret gouvernemental l’Afrique Occidentale Française est créée. Le gouverneur de Dakar a désormais en charge le regroupement des colonies et possessions suivantes : Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Dahomey et Soudan.

 15 juin 1905 : naissance de Philippe Tailliez (Malo-les Bains). Officier de marine, écrivain et pionnier de la plongée sous-marine autonome, civile et militaire, il forme, avec Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas, les « Mousquemers » et marque l’histoire de la plongée. Comme premier commandant du groupe de recherche sous-marine de la Marine, il apporte le soutien de son unité aux premières plongées du bathyscaphe FNRS 2 du professeur Piccard et mène de nombreuses missions de déminage, d’exploration et d’archéologie sous-marine. Il quitte la marine, atteint par la limite d’âge, avec le grade de capitaine de vaisseau et se consacre ensuite totalement à la protection de l’environnement marin. Il effectue une dernière plongée au sein de la Marine à l’occasion de ses 90 ans.

 15 juin 1940 : les Allemands à Verdun. Alors que la Wehrmacht est entrée la veille (14 juin) à Paris, Verdun est déclarée ville ouverte dès le 11. Les panzers de Guderian entrent dans la ville restée inviolée en 1916.

 15 juin 1940 : mort au combat du colonel Cazeilles (Rembercourt – Argonne). Saint-Cyrien (promotion « de la Croix du Drapeau » 1913-1914), fantassin colonial  et écrivain de guerre, Léon Cazeilles est chevalier de la Légion d’honneur à 25 ans. Cité trois fois lors de la Première guerre mondiale, notamment au sein de l’Armée d’Orient, il fait l’admiration du futur maréchal Franchet d’Esperey pendant la Bataille de Dobro Polje (1918). Au Maroc en 1920, il se fait remarquer par le maréchal Lyautey lors du combat de Bouknadel. Chef de corps du 21e Régiment d’infanterie coloniale au début de la Campagne de France, il meurt en chargeant à la tête du régiment. Les honneurs seront rendus à sa dépouille par l’ennemi.
La 182e promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (1995-1998)porte son nom.

 15 juin 1940 : jour de gloire des ailes françaises. Décollant sur alerte de l’aérodrome du Luc / Le Cannet des Maures (actuel  EALAT / EFA « TIGRE ») pour intercepter des formations italiennes venues attaquer des installations militaires dans la région – dont le terrain de Luc – l’adjudant Pierre Le Gloan du GC 3/6 (unité alors en cours de transformation sur le nouveau chasseur Dewoitine D520) réussit l’exploit d’abattre 5 avions en moins de 40 minutes au-dessus de Saint Tropez, le Luc et Vidauban. Pour ce fait d’arme exceptionnel, félicité en personne par le colonel Fonck grand as de 14/18, il est nommé immédiatement sous-lieutenant. Fidèle à ses engagements, Le Gloan part servir dans l’armée de l’air d’armistice, au Levant, où s’est replié son unité, avant de reprendre la lutte aux côtés des Anglo-américains après leur débarquement en Afrique du nord et le ralliement des unités françaises.  Il meurt le 11 septembre 1943 (jour anniversaire de la mort de Guynemer), dans le crash accidentel de son P39 AIRACOBRA aux environs de Mostaganem.
As méconnu aux 18 victoires sûres et 3 probables, il est Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la médaille militaire et croix de guerre 39/45 avec 10 palmes et une étoile.

 15 juin 1943 : premier vol du premier bombardier à réaction au monde (Allemagne).L’Arado 234 effectue son premier vol test au-dessus de Munster. Cette version est celle d’un avion de reconnaissance lancé par un charriot sur rail avec atterrissage sur patin. La version bombardier vole en mars 1944 sous le code A 234 B.

 15 juin 1944 : début de la bataille de Saipan (Îles Mariannes). Après 2 jours de bombardement naval, 300 blindés et 8000 marines débarquent sous le feu de l’artillerie japonaise. Saipan est la première île, prise d’assaut par les Américains et mettant le Japon à portée des bombardiers B-29 Superforteress.  La bataille dure jusqu’au 9 juillet face à un ennemi acharné : beaucoup se jettent du haut des falaises pour ne pas être capturés. Lors de ce premier jour de combats, les américains perdent 25 % de l’effectif débarqué (soit les 2/3 des pertes de la bataille de Saipan).

 15 juin 1945 : création de l’École militaire de haute montagne (Chamonix). Initialement créée en 1932, l’EHM rejoint en 1939 le 199e bataillon de chasseurs de haute montagne. Elle est officiellement reconstituée en 1945. Véritable Institution dans le monde de la montagne et  pôle d’excellence pour la formation des cadres militaires français et étrangers, l’EMHM est la plus ancienne école de ce type au monde. Depuis 70 ans, 50 000 stagiaires ont été formés dont 1 800 étrangers (28 nationalités) à Chamonix. La pratique de la montagne est exigeante et dangereuse, c’est pourquoi la conduite de détachements militaires dans un tel environnement fait l’objet d’une attention particulière dans ce haut lieu de la formation. La réputation de l’EMHM est internationale et entretenue notamment par les exploits sportifs régulièrement accomplis par l’élite des cadres de l’école, au sein du GMHM (Groupe militaire de haute montagne).
Réputation décuplée lors des compétitions sportives internationales par les  athlètes des équipes de France militaires de ski (EFMS) pour ne citer que Fourcade, Vaultier, Worley, Roux et Duvillard.




Chronique historique : 12 juin

12062018

12 juin 1248 : Louis IX part en croisade (Paris). Le futur Saint Louis quitte Paris pour le port d’Aigues-Mortes et entame les 6 années qu’il va passer en Égypte et en Terre Sainte. Cette croisade est connue pour la défaite de la Mansourah où il est fait prisonnier par les Mamelouks (1250). Libéré, il utilise les 4 années suivantes à mettre en ordre le royaume chrétien d’Orient. Pendant ce temps, la mère de Louis IX assure jusqu’à sa mort la régence du royaume de France.  

 12 juin 1783 : début de la 3e bataille de Gondelour (Inde). Le maréchal de camp Pâtissier de Bussy- Castelnau contient avec ses 5000 hommes l’attaque de l’armée du général James Stuart (18 000 hommes) contre le port de Gondelour. Les renforts par bateaux qu’escompte Stuart seront empêchés par l’un des plus beaux combats navals du Bailli de Suffren le 20 juin. Ce n’est que le 23 juin qu’est connue la signature de la paix (9 février 1783) entre France et Angleterre dans le cadre de la guerre d’indépendance des États-Unis.

 12 juin 1795 (24 prairial an III) : acte de décès de Louis XVII.  Rédaction, à l’état civil de Paris, de l’acte de décès de Louis XVII, mort en captivité, le 8 juin, à la prison du Temple où, depuis août 1792, il était enfermé avec ses parents, sa tante et sa sœur aînée Marie-Thérèse. L’original de cet acte de décès a disparu dans les incendies de la Commune de 1871, mais l’acte avait été recopié par des archivistes et un exemplaire se trouve aux Archives nationales. Né dix ans plus tôt, Louis-Charles de France, fils cadet de Louis XVI et Marie-Antoinette, était devenu l’héritier du trône à la mort de son frère aîné, le 4 juin 1789. Dès 1795, des rumeurs courent : le dauphin, remplacé dans sa geôle par un autre garçon, aurait été libéré du Temple. Les « faux dauphins » commenceront alors à apparaître, réunissant un nombre variable de partisans autour de leurs prétentions. L’authentification ADN du cœur momifié de Louis XVII, dans les années 2000, met fin aux rumeurs.

Depuis le 8 juin 2004, l’urne funéraire contenant ce cœur a rejoint la chapelle des Bourbons dans la basilique de Saint-Denis.

 12 juin 1798 : Bonaparte prend Malte. Dans la plus grande discrétion, Bonaparte, en route vers l’Égypte, aborde Malte avec ses 35 000 hommes (330 navires). En quelques jours, il dote l’île d’institutions républicaines durables.

 12 juin 1808 : combat de Cabezon (Espagne). Au début du conflit espagnol, le général Lassale écrase une armée hétéroclite de 7000 hommes, en une seule charge de cavalerie appuyée par la division du général Merle. Il entre dans Valladolid le même jour.

 12 juin 1916 : la tranchée des baïonnettes (Verdun – ferme de Thiaumont). Les fusils de soldats des 3e et 4e compagnies du 137e RI sont retrouvés dépassant d’une tranchée ensevelie sous la terre. On pense tout d’abord à l’effet d’un bombardement ayant enterré vivants les soldats du 137e RI – et c’est cette thèse qui provoque la constitution du monument toujours visible – puis, on admet que cela peut correspondre à une sépulture d’urgence pratiquée par des camarades survivants afin d’éviter les épidémies tout en permettant à la relève de retrouver ultérieurement les restes.

 12 juin 1943 : arrestation du général Frère (Royat). Prestigieux chef militaire, le général Frère commande la VIIe armée lors de la campagne de 1940 et parvient à se replier en bon ordre sans se faire encercler. Gouverneur militaire de Lyon avant d’être mis en retraite, il dirige l’ORA (Organisation de résistance de l’armée). Il est arrêté par la Gestapo avec son épouse et sont tous les deux déportés en camp de concentration. Son épouse survit à Ravensbrück mais lui meurt au Struthof (13 juin 1944). Le général Frère a donné son nom à une promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (1948-1950) et a marqué plus d’une génération de soldats ne serait-ce qu’à travers sa devise : « J’obéis d’amitié ».

 12 juin1944 : la première fusée V1 tombe sur Londres. La première fusée Vergeltungswaffe 1 (arme de représailles), passée à l’histoire comme V1, est lancée par les Allemands dans la nuit du 12 au 13 juin. La V1 est l’ancêtre des missiles de croisière. L’impact de cette arme est surtout psychologique, obligeant les Alliés à détourner des moyens aériens et de DCA pour protéger les ciels britanniques et ouest-européens.

 12 juin 1993 : début de la bataille de Mogadiscio (Somalie).  À la tête d’un groupement tactique français (dans le cadre de la mission Oryx), le colonel de Saqui de Sannes commence à rétablir la situation dans Mogadiscio où 3 journalistes internationaux sont tués et viennent s’ajouter aux 24 soldats pakistanais tombés dans une embuscade tendue par les hommes du général Aydid quelques jours plus tôt (5 juin). Saqui de Sannes maîtrise la situation en ne déplorant que 3 blessés parmi ses hommes. En octobre, soit 5 mois plus tard, au même endroit et dans les mêmes conditions, le général américain Garrison, commandant la Task force Rangers déplorera 20 morts et 80 blessés. Dans les deux cas, le bilan adverse est inconnu mais supposé important. Pour poursuivre la comparaison des méthodes française et américaine, lire l’article du colonel Goya, Mogadiscio 1993 – l’Oryx et le faucon noir, sur le blog La voie de l’épée.

 12 juin 1998 : disparition en mer d’Eric Tabarly (Mer d’Irlande). Dans la nuit du 12 au 13 juin, Tabarly tombe à la mer. Tabarly fut officier marinier pilote de l’aéronautique navale pendant 6 ans (dont 2 en Indochine pendant la guerre) puis officier de marine (ancien de l’École des officiers de marine, et donc de l’École navale), et, en tant que tel breveté fusilier marin et certifié commando. Il a commandé un engin de débarquement d’infanterie et de chars (EDIC). Il a quitté la marine avec le grade de capitaine de frégate, atteint par la limite d’âge, et fut promu capitaine de vaisseau au titre de la réserve.

 12 juin 1999 : entrée de la KFOR au Kosovo. La brigade du général Cuche pénètre au Kosovo depuis la Macédoine (Kumanovo) en application de la résolution 1244 de l’ONU.

 







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