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Chronique historique : 20 novembre

20112019

20 novembre 1759 : bataille des Cardinaux (entre Belle-isle et Guerande).
Durant la guerre de Sept ans, une tentative d’invasion de l’Angleterre par débarquement à Londres avorte dès la tentative de sortie de Brest de la flotte française. L’amiral de Conflans se fait surprendre par la flotte de l’amiral Hawke en tentant de chasser celle du comodore Duff qui croise au large de Quiberon. A la suite de manœuvres rendues hasardeuses par une tempête secouant la baie de Quiberon, les deux flottes s’affrontent. Conflans perd 2 500 hommes et 3 navires. Les Anglais, seulement 300 hommes et un navire. Conflans est disgracié. Cette défaite décide le roi Louis XV à moderniser la flotte.

20 novembre 1942 : l’armée rouge contre-attaque (Stalingrad).
Le général soviétique Joukov encercle en trois jours la VIème armée du général allemand Paulus et balaie notamment les forces roumaines de couverture de la VIe armée au cours de l’opération Uranus.

20 novembre 1952 : élection du maréchal Juin à l’Académie Française.
Il y sera reçu le 25 juin 1953 par Maurice Genevoix, blessé aux Eparges en avril 1915 et auteur notamment de “Ceux de 14” dans lequel il témoignait des épreuves de la génération de la Grande Guerre.

20 novembre 1953 : début de l’opération Castor (Dien Bien Phu – Indochine).
« Opération aéroportée ordonnée par le général Navarre et conduite par le général Gilles, elle consiste à s’emparer de la plaine de Dien Bien Phu pour couper l’offensive du Viet Minh en direction du Laos. Un groupement composé du 6e bataillon de parachutistes coloniaux, du 1er bataillon de parachutistes coloniaux et du 2e bataillon du 1er régiment de chasseurs parachutistes est largué, appuyés par deux batteries du groupement de marche du 35e régiment d’artillerie légère parachutistes et les sapeurs de la 17e compagnie du génie parachutiste. Au total 2 650  hommes. A l’issue des combats contre le 910e bataillon (appartenant au 148e régiment autonome) viêt-minh, l’objectif est conquis ». CDT Ivan Cadeau.

20 novembre 1962 : décès du capitaine de frégate Philippe Kieffer.
Figure de la Marine nationale française pour avoir créé puis commandé le 1er Bataillon de fusiliers marins commandos, qui a combattu lors du débarquement de Normandie, il était Compagnon de la Libération.

20 novembre 1975 : mort du général Franco (Madrid).
Le général Francisco Franco meurt à 82 ans après avoir été chef de l’État espagnol pendant plus de 36 ans (de 1939 à 1975). Lire la biographie de Bartholomé Bennassar, Franco.




Chronique historique : 11 novembre

11112019

11 novembre 397 : inhumation de Saint Martin (Basilique de Tours).

11 novembre 1400 : Tamerlan pille Alep

11 novembre 1918 : signature de l’armistice (Rethondes). 
Signé à l’aube en forêt de Compiègne, l’arrêt officiel des combats entre en vigueur à 11h00. Le traité de paix ne sera quant à lui signé que le 28 juin 1919 à Versailles. Les armes se taisent après plus de 4 années de guerre et 9 millions de morts au total.

11 novembre 1921 : tombeau du soldat inconnu américain inauguré (Arlington).
Le président du Conseil Aristide Briand et le Maréchal Foch sont invités par le président Woodrow Wilson pour l’inauguration. Le général Pershing verse symboliquement de la terre rapportée de France sur le cercueil du soldat inconnu américain.

11 novembre 1942 : invasion de la zone libre française.
En réponse au débarquement des Alliés en Afrique du Nord (8 novembre), Hitler ordonne l’opération Anton consistant à occuper la zone libre et prendre la flotte française à quai à Toulon.

Voir : https://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19391108&ID_dossier=190




Chronique historique : 8 novembre

9112019

8 novembre 397 : mort de Saint Martin (Candes – Touraine).
Officier de la garde impériale romaine par tradition familiale, moine par vocation puis élu malgré lui évêque de Tours, Martin est l’un des saints patrons de la France et le saint patron des soldats. D’une très grande popularité à l’époque et encore aujourd’hui, c’est surtout la date de son enterrement (11 novembre) que l’on retient puisqu’elle a été choisie symboliquement par les négociateurs de l’armistice de 1918 étant donné le culte dont il fait l’objet de part et d’autre du Rhin. Le commissariat aux armées l’a aussi choisi comme saint patron très probablement en référence à l’épisode du partage du manteau. Précision sur ce partage : L’officier romain en est doté par l’Empire mais il peut à ses frais y ajouter une doublure en peau. C’est cette doublure que saint Martin a donné au pauvre, partageant ainsi son manteau en deux, mais dans le sens de l’épaisseur.

8 novembre 1226 : mort de Louis VIII (Montpensier – Auvergne).
Revenant d’une campagne contre les Albigeois dans le sud de la France, le roi meurt de la dysenterie au terme d’un règne très court (3 ans). Il a cependant gagné son surnom de Lion grâce à ses faits de guerre (bataille de la Roche aux Moines – 1214), campagne d’Angleterre (il est proclamé roi d’Angleterre en 1216) et campagne contre les Albigeois (1226).

8 novembre 1806 : prise de Magdebourg (Prusse).
Le maréchal Ney met fin à la campagne de Prusse avec la capitulation de la place, qui livre 22 000 prisonniers dont 20 généraux, 800 canons et 54 drapeaux.

8 novembre 1923 : début de la tentative de putsch d’Hitler (Munich).
Adolf Hitler, chef du Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands (NSDAP) rallie les 3000 spectateurs du meeting politique de la BurgerbrauKeller (brasserie géante) au cours d’une soirée où harangues et menaces se succèdent. Le lendemain matin, croyant avoir gagné à sa cause toutes les forces de l’ordre locales, il marche sur le siège du gouvernement bavarois avec les SA de Röhm et Goering. Le général Ludendorff l’accompagne. Une fusillade éclate et conduit à l’arrestation des meneurs nazis.  Condamné à 5 ans de prison Hitler bénéficie de la clémence des jurés, subjugués par ses talents de tribun, et ne sera emprisonné qu’un peu plus d’un an.  Il profite de cet isolement pour écrire Mein Kampf.

8 novembre 1939 : attentat raté contre Hitler (Munich).
Venu commémorer sa tentative de putsch de 1923, comme chaque année depuis sa sortie de prison…, Hitler échappe de peu à l’explosion d’une bombe posée par Georg Elser dans la brasserie où a lieu le rassemblement.

8 novembre 1942 : opération Torch.
Les troupes anglo-américaines débarquent en Afrique du Nord à proximité d’Alger, Oran et Casablanca, sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower. L’amiral Darlan, dauphin de Pétain, précisément de passage à Alger, ordonne aux troupes françaises restées aux ordres du gouvernement de Vichy de résister. La marine française perd 27 bâtiments et 40 avions pour un millier d’hommes, principalement à Casablanca.

8 novembre 1950: premier combat aérien d’avions à réaction (Corée).
Pour la première fois dans l’histoire de l’aviation, deux avions à réaction s’affrontent : un F 80 Shooting Star américain abat un Mig 15 chinois au-dessus de Sinuiju.

8 novembre 2004 : assaut des troupes de la coalition contre Falloujah (Irak).
Considérée comme l’un des derniers bastions de la guérilla irakienne, la ville de Falloujah est attaquée par le IIIème corps américain et une brigade des forces de sécurité irakiennes. Une première attaque au succès très mitigé avait eu lieu en mars. La deuxième attaque permet de contrôler la ville le 29 novembre.




Chronique historique : 4 novembre

4112019

4 novembre 1576 : sac d’Anvers (Provinces-Unies, actuelle Belgique).

N’étant plus soldée depuis des mois par l’Espagne, une unité de Tercios espagnols en garnison à Anvers se mutine et pille la très prospère ville marchande. L’épisode sanglant (au moins 7000 morts) est aussi connu sous le nom de furie d’Anvers. Il a contribué à accélérer l’union des provinces contre la domination de l’occupant espagnol. Les provinces du Nord formeront les actuels Pays-Bas (1579). Celles du Sud, la Belgique beaucoup plus tard.

4 novembre 1806 : prise de Wismar par Schulmeister (Campagne de Prusse).

Entré au service de Napoléon en 1804 grâce au général Savary , le célèbre espion de l’empereur a alterné les fonctions dans l’armée impériale : hussard, policier, espion. Dans la nuit du 4 novembre 1806, il s’empare de la ville de Wismar avec quelques hommes. Coutumier de ces coups de mains où la ruse l’emporte sur la violence, Schulmeister a réussi de nombreuses missions dont l’intoxication du Maréchal autrichien Mack permettant les victoires de Michelsberg et Ulm.

4
novembre 1862 :  Gatling dépose le brevet de la mitrailleuse (États-Unis).

4 novembre 1892 : prise d’assaut de Cana (ancien Dahomey, actuel Bénin).

Le colonel Dodds, prend la ville défendue par 1500 guerriers Fons du roi Béhanzin.

4 novembre 1904 : le ministre de la Guerre giflé.

Le général André est giflé par le député Syveton en pleine séance de la Chambre des députés à la suite de la révélation de l’affaire des fiches (enquête confiée clandestinement à la loge du Grand-Orient de France sur les pratiques religieuses des officiers supérieurs, en vue de favoriser l’avancement des officiers anticléricaux ou au moins républicains). L’incident attise le conflit entre le gouvernement républicain d’Émile Combes et l’Église. André est poussé à la démission, précédant de peu la chute d’Émile Combes dont le remplacement par Maurice Rouvier à la présidence du Conseil conduira à la loi de séparation de l’Église et de l’État.

4 novembre 1918 : assaut de la forteresse de Quesnoy (Nord Pas-de-Calais).

L’offensive dite « de la victoire » se poursuit sur tout le front de l’Ouest. Dans les Flandres, les troupes britanniques piétinent devant les anciennes places fortes de Vauban. La ville fortifiée du Quesnoy est finalement prise d’assaut comme au Moyen-âge à l’aide de simples échelles, par des éléments néo-zélandais de l’ANZAC…. C’est le même jour mais 10 km au sud à Ors, près du Cateau-Cambrésis que tombe le lieutenant et poète anglais Wilfred Owen. Blessé, cité pour acte de bravoure au feu, il détestait autant le pacifisme que la guerre. Il a composé quasiment tous ses poèmes au front et est considéré comme le plus grand poète anglais du conflit.

4 novembre 1918 : assaut de la forteresse de Quesnoy (Nord Pas-de-Calais).

L’offensive dite « de la victoire » se poursuit sur tout le front de l’Ouest. Dans les Flandres, les troupes britanniques piétinent devant les anciennes places fortes de Vauban. La ville fortifiée du Quesnoy est finalement prise d’assaut comme au Moyen-âge à l’aide de simples échelles, par des éléments néo-zélandais de l’ANZAC…. C’est le même jour mais 10 km au sud à Ors, près du Cateau-Cambrésis que tombe le lieutenant et poète anglais Wilfred Owen. Blessé, cité pour acte de bravoure au feu, il détestait autant le pacifisme que la guerre. Il a composé quasiment tous ses poèmes au front et est considéré comme le plus grand poète anglais du conflit.

4 novembre 1956 : l’armée soviétique mâte la révolution hongroise (Budapest).

Cherchant à s’échapper de l’emprise soviétique, les Hongrois font pression sur leur nouveau chef du gouvernement, Nagy. Ils réclament plus de liberté et obtiennent même la sortie du pacte de Varsovie. C’en est trop pour Moscou qui envoi 2000 chars rétablir l’ordre chahuté depuis le 23 octobre. La répression fait de nombreux morts (2 à 3000) dans la capitale et en province. Nagy est fusillé en 1958. L’Occident proteste mais n’intervient pas : la guerre froide bat son plein.

4 novembre 1970 : Concorde passe Mach 2.

Pendant 53 minutes, le supersonique franco-britannique vole à 2469 km/h. Les premiers vols supersoniques ont débuté en 1969. Le record de vitesse est atteint à Mach 2,23 (2377 km/h) en mars 1974. Le Concorde était le seul avion commercial capable de faire traverser l’Atlantique à 100 passagers en 3 heures.

4 novembre 1979 : prise d’assaut de l’ambassade américaine de Téhéran (Iran).

Les Iraniens séquestrent jusqu’en 1981 les 52 américains de l’ambassade.

4 novembre 1982 : Volkoff, prix de l’Académie française (Paris).

Vladimir Volkoff reçoit le Grand prix du roman de l’Académie française pour « Le montage ». Le roman décrit les mécanismes de l’infiltration soviétique dans le monde de la presse occidentale.

Écrivain français (né à Paris en 1932) d’origine russe, il est l’auteur de très nombreux ouvrages sur le monde du renseignement, la désinformation et d’une manière générale sur la difficulté d’agir sans se corrompre.

Docteur en philosophie, professeur d’anglais et de russe, Volkoff était chrétien. Après ses études à la Sorbonne, il sert en Algérie en tant qu’officier renseignement (1957 – 1962). Il passe ensuite quelques années aux États-Unis où il commence à publier. Revenu en France dans les années 70, il devient un des écrivains français les plus pertinents sur la lutte secrète des blocs durant la Guerre Froide.

Quelques ouvrages ont fait date : « le retournement » (1979), « le montage » (1982 grand prix de l’Académie française), « la désinformation, arme de guerre » (1984), « le professeur d’histoire » (1985), « le bouclage » (1990), « le Berkeley à cinq heures » (1993),  « l’enlèvement » (2000), « L’hôte du Pape » (2004), …

Il publiait aussi dans la collection de la bibliothèque verte et sous le nom d’emprunt Lieutenant X, la fameuse série « Langelot » qui avec sa quarantaine d’aventures a bercé l’adolescence de quelques générations de futurs militaires.

4 novembre 1995 : assassinat du Premier ministre israélien (Tel Aviv – Israël).

Yitzhak Rabin reçoit 2 balles dans le dos tirées par un juif extrémiste alors qu’il vient de prononcer un discours en faveur de la paix.

 

 




Chronique historique : 31 octobre

2112019

31 octobre 1664 : retrait de Djileli (actuelle Algérie).
Pour enrayer la piraterie maritime sévissant en Méditerranée, le jeune roi Louis XIV ordonne à François de Vendôme, duc de Beaufort de prendre pied sur la côte nord-africaine et d’y construire une base avancée d’où pourront partir ses vaisseaux. La flotte est commandée par le chevalier Paul. Si la prise de Djileli se déroule parfaitement en juillet 1664 avec un contingent de 4000 hommes, la consolidation de cette force est compromise par les attaques incessantes des Maures et Kabyles ainsi que la maladie qui ravage le camp fortifié. Les Français rembarquent en abandonnant les pièces d’artillerie et de nombreux blessés intransportables. Au retour et en arrivant au large des iles d’Hyères, le vaisseau La Lune, très endommagé, sombre en emportant 700 hommes. Même si quelques grands noms ont participé à l’opération (Chevalier Paul, Duquesne, duc de Beaufort,…), ses résultats peu glorieux expliquent les rares commentaires subsistant.

31 octobre 1912 : Lyautey à l’Académie française.
Pas encore maréchal de France (1921), Hubert Lyautey est brillamment élu à l’Académie française (fauteuil 14) à l’âge de 58 ans. Il lui faudra attendre la fin de la Première Guerre mondiale – durant laquelle il occupera notamment les fonctions de ministre de la Guerre – pour y être reçu et rejoindre les Immortels (8 juillet 1920). C’est l’historien moderniste Mgr Louis Duchesne qui prononce son discours de réception. Trois ans plus tard, Lyautey est élu membre titulaire de l’Académie des sciences d’outre-mer. Le voilà à la fois pleinement reconnu pour ses qualités d’écrivain ainsi que pour son rôle de pacificateur qu’il exercera de l’Algérie au Maroc, en passant par l’Indochine et Madagascar.

31 octobre 1952 : première explosion d’une bombe à hydrogène (Ilot Elugelab – Iles Marshall).
Le prototype expérimental de la bombe à fusion est testé avec succès par les Américains dans les iles Marshall. L’ilot est vaporisé dans l’explosion d’une puissance de 10,4 mégatonnes. La bombe H est aussi appelée thermonucléaire.

31 octobre 2013 : mort de Gérard de Villiers (Paris).
Le créateur de SAS, série de romans d’espionnage mettant en scène Malko Linge le fameux prince mais néanmoins espion à la solde de la CIA, aurait 91 ans aujourd’hui. Avec à son actif 200 ouvrages et au moins 100 millions d’exemplaires vendus dans le monde depuis 1965, Gérard de Villiers est l’un des écrivains français les plus connus et les plus lus. Considéré par beaucoup comme un auteur de littérature de gare à cause d’un style expéditif et de ses répétitives scènes torrides, il a cependant fait l’objet d’un article élogieux du New York Times en janvier 2013 le qualifiant d’auteur de romans d’espionnage le mieux informé, tant ses ouvrages sont géopolitiquement solides et certains même, prophétiques. Le général Rondot le présente comme un « homme au courage physique à la limite de l’inconscience » et Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères comme « extrêmement intéressant, avec un œil et un flair incroyables ».




Mort du général d’armée (2s) Wilfrid Boone

29102019

Le général d’armée (2s) Wilfrid Boone Arbod Borssat de Lapérouse, ancien gouverneur militaire de Lyon vient de mourir dans sa 97ème année après un magnifique parcours d’officier.

Ses lettres sur le commandement ont marqué les jeunes officiers de toute une génération.

Le site « maréchal un jour » du général J-F Delochre lui rend hommage :

http://marechalunjour.unblog.fr/2019/10/29/deces-dun-grand-soldat/




Chronique historique : 22 octobre

22102019

22 octobre 741 : mort de Charles Martel (Quierzy sur Oise – Aisne).

 Grand-père de Charlemagne et fondateur, de ce fait, de la lignée des Carolingiens, Charles Martel est le maire (sorte de ministre) du palais d’Austrasie (Grand Est de la France) à la fin de l’ère mérovingienne. Connu pour avoir arrêté l’invasion musulmane en 732 entre Tours et Poitiers (Balan-Miré), il a profondément réformé son armée et jeté certaines des bases du monde féodal.

22 octobre 1813 : bataille d’Unstrut (Allemagne).

 Couvrant la retraite de l’armée après la bataille de Leipzig, la Jeune Garde contient les Prussiens pendant toute la journée à Unstrut, sous le commandement du maréchal Oudinot. Les troupes du génie ont à nouveau construit en urgence des ponts pour franchir la rivière Unstrut. Napoléon a supervisé en personne le franchissement.

La Jeune Garde est le nom donné aux unités de la Garde impériale créées après 1812, pour les distinguer des grognards de la Vieille Garde, vétérans des campagnes impériales de 1805 à 1812.

22 octobre 1941 : exécution de Guy Moquet (Châteaubriant).

Un commando français abat un officier allemand à Nantes, le 20 octobre. En représailles, 48 otages sont fusillés, principalement choisis parmi les communistes incarcérés. Guy Moquet, 16 ans, en fait partie. Il est cité à l’ordre de la Nation par le général de Gaulle à la Libération.

22 octobre 1956 : arrestation de Ben Bella (espace aérien algérien).

Apprenant par le SDECE que Ben Bella et des chefs du FLN doivent emprunter l’espace aérien algérien pour se rendre de Rabat (Maroc) à Tunis, l’armée française intercepte le DC3 marocain avec l’appui négocié de son équipage. Robert Lacoste, gouverneur général d’Algérie exulte devant cette prise de guerre et informe le président du Conseil, Guy Mollet. Celui-ci est embarrassé car au même moment la France, Israël et le Royaume-Uni s’apprêtent à déclencher contre l’Égypte l’opération Mousquetaire (le coup de Suez) et ne peut pas s’aliéner encore plus les opinions arabes. Il couvre cependant ce que le droit international qualifie de détournement. Ben Bella est libéré 6 ans plus tard.

22 octobre 1962 : début de la crise de Cuba.

Le président américain Kennedy déclare à la télévision qu’il décide un blocus aéronaval de l’île de Cuba où des rampes de missiles balistiques soviétiques viennent d’être découvertes. Le général de Gaulle appelle directement le président Kennedy afin de l’assurer du soutien total de la France.

22 octobre 1963 : manœuvre Big Lift.

Les États-Unis projettent en 2 jours (22 et 23 octobre) une division entière en Europe pour démontrer leurs capacités d’intervention. Cela représente 14500 hommes avec leur équipement et véhicules.

22 octobre 1975 : premières images de Vénus.

Une fusée Proton met en orbite  autour de Vénus la sonde soviétique Venera 9 (pesant 5 tonnes !). Elle fait parvenir sur Terre les premières images de la planète. Venera 9 va émettre pendant 3 mois et fournir une quantité astronomique de films et clichés.

22 octobre 1987 : mort de Lino Ventura (Saint Cloud). 

Né un 14 juillet 1919 en Italie, « l’homme de la pampa » décède à 68 ans d’une crise cardiaque après une carrière d’acteur aux rôles mythiques : le brigadier Théo Dumas dans un Taxi pour Tobrouk (1961), le résistant Philippe Gerbier, l’homme qui refuse de courir sous la menace, dans l’armée des ombres (1969).

 




Chronique historique : 19 novembre

21102019

19 octobre 202 (avant Jésus Christ) : bataille de Zama (Tunisie).

Les 50 000 soldats d’Hannibal (général carthaginois) sont vaincus lors de la deuxième guerre punique par Scipion l’Africain (général romain) et ses 40 000 romains. Hannibal avait prévu de percer et désorganiser les lignes romaines avec ses 80 éléphants de combat mais Scipion créé des couloirs dans ses défenses où passent naturellement les pachydermes qui se font attaquer sur les flancs. Certains, apeurés rebroussent chemin et sèment la panique dans leurs propres rangs. Les  2e et 3e lignes romaines prennent à revers les Carthaginois occupés par la 1re ligne romaine. Une explication supplémentaire pour la défaite : la trahison de Massinissa, commandant la cavalerie Numide.

Le bilan est lourd : 20 000 soldats carthaginois périssent contre 1500 Romains. Cette bataille affaiblira définitivement Carthage qui 53 ans plus tard, lors de la troisième guerre punique, sera à nouveau vaincue par Rome après un siège de 3 ans.

19 octobre 1781 : victoire de Yorktown (Guerre d’indépendance américaine).

Fin août, en provenance des Antilles, l’amiral de Grasse entre dans la baie de la Chesapeake (Virginie) avec 3 000 hommes. L’armée de Washington fait sa jonction avec les Français le 26 septembre, interdisant à l’armée de lord Cornwallis installée à Yorktown l’accès à la mer. Les alliés alignent 15 000 hommes dont 6 000 Français commandés par Rochambeau. Ces derniers, formés aux combats des théâtres d’opération européens, maîtrisent la guerre de siège. Cette expérience militaire devait s’avérer décisive pour prendre la place, alors que Cornwallis peine à communiquer avec son supérieur Clinton, qui continue de penser que l’objectif réel des alliés est New York. Les forces de Washington et de Rochambeau se rapprochent de Yorktown, tandis que Cornwallis replie les siennes, soumises à des tirs d’artillerie de plus en plus rapprochés. Isolés, les Britanniques tentent de vaines sorties.

Sans espoir d’être secouru, Cornwallis capitule avec les honneurs de la guerre le 19 octobre 1781.

La Fayette écrit à Vergennes, ministre des Affaires étrangères de Louis XVI : « La pièce est jouée, monsieur le comte, et le cinquième acte vient de finir. » De fait, la prise de Yorktown précipite la fin des opérations militaires ».

19 octobre 1813 : fin de la bataille de Leipzig (Allemagne).

Même si les Alliés de la  6e coalition déplorent plus de pertes que la Grande Armée (environ 60 000 contre 50 000) à l’issue de ce que l’on appelle aussi, la bataille des Nations, celle-ci sanctionne l’incapacité de Napoléon à vaincre de manière nette l’ensemble de l’Europe liguée contre lui. C’est lors de cet affrontement que meurt le maréchal Poniatowski : resté face à l’ennemi pour couvrir la retraite de Napoléon, il est pris au piège lorsque les sapeurs français font sauter, trop tôt, le seul pont sur la rivière Helster.

Blessé à trois reprises lors des combats, il tente néanmoins de franchir à la nage le cours d’eau mais meurt noyé, pendant que 12 000 de ses hommes sont faits prisonniers.  Jozef Antoni Poniatowski est l’un des rares généraux étrangers (Polonais) à avoir été élevé à cette dignité. Il a son nom sous l’arc de triomphe.

19 octobre 1911 : mort de Burton Ely.

Eugene Burton Ely est le pionnier de l’aéronavale puisqu’il a réussi les premiers décollage (Nov 1910) et appontage (Janv 1911) depuis un navire. (Cf. Chronique 18 janvier).

19 octobre 1917 : début de la guerre électronique (Paris).

Après avoir constaté que les raids de zeppelins allemands (équipés de goniomètres) utilisent pour se diriger le signal TSF émis par la Tour Eiffel, le colonel Férié lancent des contre-mesures. Le signal que reçoivent dorénavant les dirigeables, leur indique un émetteur de la station T.S.F. de Lyon La Doua au lieu de Paris.

Le 19 octobre, l’un des derniers raids de dirigeables allemands (11 zeppelins) ayant Londres pour cible se solde par la perte des 2/3 des aéronefs lors de leur voyage retour. Seuls 3 appareils réussissent à rallier l’Allemagne après avoir fait un très grand détour par le Sud de la France. La guerre électronique est née.

19 octobre 1952 : Bigeard se replie (Rivière noire).

Le 6e BPC (chef de bataillon Bigeard) atteint la Rivière Noire avec tous ses blessés, après 60 km parcourus en 2 jours sous le harcèlement ennemi.

Parachuté le 17 octobre près de Tu lé pour faciliter le repli des postes de Muong Chen, Gia Hoï et Nghia Lo situés à l’Est de cette rivière, il a efficacement résisté aux attaques de la division 308 avant de se replier sur ordres. Bien qu’attendu au col de Tu Lé par des éléments ennemis de la division 312, il réussit à passer grace à ses deux compagnies d’arrière-garde qui finissent par être ont été submergées.

L’Adjudant Peyrol, chef du poste de Muong Chen appuyé par deux cadres français, le sergent Cheron et le marsouin Destournel et 43 partisans thaïs, tiendra 3 heures de plus pour couvrir le repli du 6ème BPC. Il n’atteindra la Rivière Noire, avec 16 survivants, que le 6 novembre. après avoir parcouru plus de 200 km dans la jungle.

19 octobre 1984 : assassinat du père Jerzy Popieluszko (Varsovie – Pologne).

Vicaire d’une paroisse de la capitale polonaise, Son corps sera retrouvé mutilé dans la Vistule le 30 octobre. Aumônier du syndicat Solidarnosc, ses homélies sont très suivies et indisposent les dirigeants communistes qui le font arrêter après maintes intimidations et tentatives d’assassinats.







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