Chronique historique : 14 octobre

15102019

14 octobre 1066 : bataille d’Hastings (Angleterre).

Guillaume, duc de Normandie a débarqué depuis deux semaines dans le Sussex et a fait construire une place forte dans l’urgence afin d’attendre le retour du roi Saxon Harold. Ce dernier vient d’écraser les forces Viking (roi norvégien Harald) débarquées dans le Nord de l’Angleterre à hauteur de York. Fatigués, par l’aller-retour qu’imposent ces deux débarquements, les 7500 combattants Saxons surprennent par leur bonne tenue dans le début du combat qui s’engage. Les 7000 Normands sont presque vaincus en fin de matinée. La rumeur de la mort du duc de Normandie se propage dans les rangs et terrasse psychologiquement les envahisseurs. Guillaume se place alors sur le devant des troupes pour se faire reconnaitre et conduit un nouvel assaut. Cependant, c’est l’action « commando » de quatre de ses chevaliers contre Harold (roi saxon) qui est décisive : ayant percé intentionnellement la ligne de défense juste devant lui, ils le tuent et provoquent la débandade saxonne. Guillaume est couronné roi d’Angleterre en décembre.

 14 octobre 1543 : Barberousse hiverne à Toulon avec sa flotte.

 À la suite de l’accord passé entre Soliman et François Ier, le corsaire musulman passe l’hiver à Toulon d’où la population a été évacuée … et la cathédrale transformée en mosquée. Cette alliance de revers connue sous le nom de Capitulations (signature entre 1528 et 1536) vise  à affaiblir la maison d’Autriche et instaure dans les faits, la vocation de la France à protéger les chrétiens d’Orient.

14 octobre 1702 : victoire de Friedlingen (Allemagne).

Le duc de Villars bat les Impériaux du prince de Bade et gagne ainsi son bâton de maréchal.

14 octobre 1806 : victoires d’Iéna et Auerstadt (Allemagne).

Napoléon à Iéna et Davout à Auerstadt anéantissent la réputation de l’armée prussienne mise en déroute. Murat s’illustre en rattrapant à Weimar l’artillerie et la logistique prussienne en fuite. La reine Louise de Prusse, »âme damnée» de la guerre, parvient toutefois à s’enfuir par une porte de la ville alors même que les Français entrent par l’autre. Cette double victoire ouvre la route de Berlin. Clausewitz quant à lui est fait prisonnier à Auerstadt.

14 octobre 1918 : Adolphe Hitler est blessé (Ypres – Belgique).

Affecté au 16e régiment d’infanterie bavarois, le caporal Hitler est blessé au front pour la deuxième fois. Une attaque britannique au gaz moutarde sur le saillant d’Ypres le rend momentanément aveugle. Il est évacué sur un hôpital en Poméranie où il apprendra la capitulation allemande.

14 octobre 1939 : le cuirassé Royal Oak est coulé à l’ancre par un sous-marin allemand dans Scapa Flow (iles Orcades – Ecosse). 

L’amiral Donitz commandant la flotte allemande veut frapper fort dès l’entrée en guerre et ordonne une opération spectaculaire contre la base britannique. L’U47 du commandant Prien parvient à pénétrer de nuit dans Scapa Flow malgré les courants très forts et les obstacles destinés à la protéger des attaques de sous-marins. Curieusement, l’explosion de la première torpille n’alerte pas les britanniques qui pensent plutôt à un accident. Ce n’est que 10 minutes plus tard, lors de la seconde salve que la chasse au sous-marin est lancée. Prien parvient à s’échapper. Churchill dans ses mémoires de guerre lui rend hommage, considérant que l’attaque est un fait d’armes de l’ennemi. Churchill était à ce moment ministre de la marine et venait d’inspecter les défenses de Scapa Flows…

14 octobre 1944 : suicide de Rommel (Herrlingen – Allemagne).

 Le maréchal Erwin Rommel se suicide sur ordre de Hitler qui lui tient rigueur de liens entretenus avec les officiers ayant attenté à sa vie. En contrepartie, sa réputation et sa famille sont préservées. Il a même droit à des funérailles nationales, le décès étant présenté comme la conséquence d’une embolie pulmonaire.

14 octobre 1947 : passage du mur du son (États-Unis).

Charles Yeager à bord de son Bell X-1 dépasse la vitesse de 1 200 km/h soit environ 340 m/s

14 octobre 1962 : découverte de rampes de missiles à Cuba.

Un avion espion U2 américain repère 36 missiles SS-4 capables chacun de délivrer 1 mégatonne à 2000 km. Les États-Unis sont à portée de tir nucléaire des soviétiques en quelques minutes.

 




Chronique historique : 11 octobre

15102019

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas. Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas. Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1899 : début de la deuxième guerre des Boers (Afrique du Sud).

Les Boers (paysans en Hollandais) qui ont été rejetés vers le nord-est de l’Afrique du Sud par les Britanniques, se sont constitués en États indépendants (le Natal et l’État d’Orange) et luttent à la fois contre les Zoulous et l’expansionnisme des colons britanniques attirés par l’or fraîchement découvert au Transvaal. Très attachés à leur culture, ceux que l’on finira par appeler les Afrikaners (environ 25 000 combattants), mènent pendant trois ans une guérilla particulièrement éprouvante pour les armées britanniques (près de 500 000 soldats!). Les Afrikaners montent des actions commando (le terme vient de leur langue), sont camouflés alors que les troupes impériales sont de rouge vêtues, mais doivent finalement se rendre. Lord Kitchener (Cf. Fachoda) obtient leur reddition en 1902 après avoir quadrillé le territoire afin de priver les insurgés du soutien de la population (rassemblée dans des camps où sévissent maladies et famine).

11 octobre 1939 : Roosevelt reçoit la lettre Einstein-Szilard (Washington).

Le 2 août, les physiciens hongrois Szilard, Teller et Wigner décident d’alerter les États-Unis sur la possible utilisation de la fission nucléaire par les nazis. Ils préviennent ainsi les États-Unis sur les récentes avancées scientifiques pouvant créer des bombes d’un nouveau type et extrêmement puissantes. Ils recommandent même d’accélérer le travail expérimental. Ces physiciens demandent à Einstein de bien vouloir signer la lettre afin d’avoir plus de poids auprès du président américain. La lettre arrive tardivement à destination compte tenu du début des combats (Pologne) et est à l’origine du projet Manhattan.

11 octobre 1951 : victoire de Crève-cœur (Corée).

La conquête de la ligne de crête « Bloody ridge » permettant le contrôle du massif de Hwachon débute le 13 septembre avec la 2e DI américaine à laquelle appartient le bataillon français (BF/ONU). La position est fermement tenue par les Sino-coréens car donne accès au réservoir hydro-électrique de Séoul. Les pertes franco-américaines sont très élevées (597 morts dont 60 français) durant les 4 semaines d’assaut. C’est le bataillon français qui conquiert la crête dans la nuit du 11 au 12, après avoir utilisé tout le registre connu (de la baïonnette au canon sans recul en passant par le lance-flamme).  Les préparations d’artillerie ont été si intenses du fait de l’excellence des fortifications ennemies que le général Monclar, ancien de la guerre 14-18, a déclaré aux survivants du bataillon, »Vous pourrez dire à vos anciens que vous avez vécu quelque chose qui ressemble à Verdun».

Pour approfondir lire l’ouvrage d’Ivan Cadeau (La guerre de Corée – 1950-1953) et Monclar, le Bayard du 20ème siècle, livre écrit par Fabienne Monclar (fille du général).

11 octobre 1958 : lancement de Pioneer 1.

Deux mois après l’échec de Pioneer 0, un lanceur Thor-Able propulse une nouvelle sonde de 38 kg en direction de la Lune. Elle retombe sur Terre deux jours plus tard mais la NASA se console puisque la sonde rapporte tout de même des données sur la ceinture de radiations de Van Allen, découverte au début de la même année par les missions Explorer.

11 octobre 1970 : embuscade de Bedo (Tchad).

La Compagnie Parachutiste d’infanterie de Marine du 6e RIAOM ayant reçu la mission de contrôler la ligne des palmeraies située au Nord-ouest de Faya-Largeau. Se déplace entre Gouro et Kirdimi lorsqu’elle tombe dans une embuscade. Le commando du lieutenant Neau perd 11 tués et 16 blessés. Le SCH Dimitri Voronine est atteint d’une balle en plein cœur en se lançant à l’assaut des rebelles. Agé de 24 ans, il s’était engagé au 1er RPIMa à 19 ans, dès la fin de ses études secondaires. Il s’y était distingué d’emblée par sa vivacité d’esprit, sa générosité et ses indéniables qualités de chef.

La 169e promotion de l’ENSOA (1998) porte son nom.

11 octobre 2013 : l’OIAC lauréate du Nobel de la paix (Oslo).

Méconnue du grand public, l’organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques supervise depuis 1997 la destruction des armes chimiques déclarées par les pays signataires et l’arrêt des installations de production.




Chronique historique : 1 octobre

1102019
1er   octobre 331 avant JC : Alexandre le grand bat Darius à Gaugameles (près de   Mossoul – Irak).

 Voulant stopper   l’avancée du jeune (25 ans)  roi macédonien sur ses terres, le Perse Darius   III réunit une armée de 300 000 hommes sur un terrain plat convenant à ses   éléphants de combat et ses chars à faux.

Renseigné, Alexandre   accepte le combat contre l’avis de ses conseillers alors que son armée est nettement   moins nombreuse (45 000 hommes).

Tactique inhabituelle   pour l’époque, Alexandre n’aligne pas ses troupes sur une seule ligne de   front : il incite les Perses à s’engager dans son centre en retrait, créant   des nasses qui se referment sur les vagues d’assaillants. De plus, lorsque   ses flancs sont attaqués, il rompt le combat pour obliger Darius à étendre   son dispositif.  Darius est contraint de détacher des troupes qui le   protégeaient et créée la brèche qu’Alexandre attendait afin de le combattre   personnellement.

Darius s’enfuit   laissant son armée sans commandement alors que son aile droite enfonçait un   des flancs macédoniens. Alexandre abandonne l’idée du duel pour prendre à   revers les Perses qui démoralisés (bien que plus nombreux) se rendent.

Gaugameles est une   bataille singulière puisque elle a rassemblé plus de 350 000 combattants   malgré la logistique sommaire de l’Antiquité. Les Macédoniens, numériquement   plus faibles, l’emportent grâce à l’innovation tactique d’Alexandre. Après   cette bataille, il est couronné roi d’Asie et est le premier à unir l’Orient   à l’Occident. Les Perses perdent 50 000 hommes. Les Macédoniens 5000.

1er octobre 1830 : création du corps des Zouaves (Algérie).

Le général Clausel crée ce corps issu d’un recrutement mixte qui dure jusqu’en 1962. Les Zouaves ont eu une “deuxième vie” de 1982 à 2006 au CEC de Givet. Le terme Zouave vient du nom d’une tribu kabyle, les Zwava

1er octobre 1914 : circulaire Millerand.

La circulaire appelle au respect de la liberté de conscience pour tous les blessés dans les hôpitaux militaires. Chaque culte peut pénétrer les enceintes militaires sans faire de prosélytisme. La loi de séparation de l’Eglise et de l’État (1905) n’est en effet pas très vieille et a laissé quelques cicatrices.

1er   octobre 1966 : refondation du Règlement de discipline générale dans les   armées.

Par décret, le   règlement en vigueur depuis 1933 est abrogé. Ce dernier énonçait la formule   restée fameuse : « La discipline faisant la force principale des armées, il   importe que tout supérieur obtienne de ses subordonnés une obéissance entière   et une soumission de tous les instants, que les ordres soient exécutés sans   hésitation ni murmure… ».

La refonte de 1966   constitue un événement considérable : le nouveau Règlement stipule bien   toujours que « La discipline fait la force principale des armées » mais on y   lit aussi et surtout : « L’obéissance (…) procède de la soumission à la loi.   (…) Le devoir d’obéissance ne dégage jamais le subordonné des responsabilités   qui lui incombent au regard de la loi ».  Il énumère par ailleurs  «  les   actes qu’il est interdit au chef d’ordonner et dont l’exécution engagerait la   responsabilité pénale des subordonnés». Ainsi est introduit le droit et même   le devoir de désobéissance du militaire en certaines situations, repris   ensuite dans le statut général des militaires, et ce jusqu’à nos jours.

Ces dispositions,   particulièrement révélatrices de la problématique éthique dans l’usage de la   force, restent d’une totale actualité. Le général F. Gambiez, ancien   commandant du bataillon de choc pour la libération de la Corse et le   débarquement en Provence, commandant en chef en Algérie en 1961, présidait la   commission de refonte. Dans sa pr

1er octobre 1985 : raid israélien sur le QG palestinien de Tunis (Tunisie).

Pour sanctionner des attentats commis durant l’été contre des Israéliens, Shimon Peres ordonne l’opération Jambe de bois : 10 appareils F15 Eagle ravitaillés par 2 Boeing 707 traversent la Méditerranée (4600 km aller-retour) afin de détruire le quartier général de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Ne rencontrant aucune résistance, les avions détruisent le bâtiment palestinien et tuent 68 personnes.ésentation du nouveau règlement, il écrivait   : « Il fallait doter notre armée d’une éthique à la mesure du siècle…   « . » GA J-R Bachelet.

 

 




Chronique historique : 29 septembre

30092019

29 septembre : Saint Michel, patron des Parachutistes français (la maison mère pour l’armée de Terre est l’École des troupes aéroportées à Pau).

Saint Gabriel, patron des Transmetteurs (la maison mère pour l’interarmées est l’École des Transmissions à Cesson-Sévigné). Il est aussi le patron des diplomates.

Saint Raphael, patron des unités du Renseignement (la maison mère pour l’armée de Terre est le COMRENS à Strasbourg).

29 septembre 1833 : bataille de Bougie (Algérie – actuelle Bejaïa).

La division navale du capitaine de frégate Parseval-Dechènes à bord de la frégate Victoire met à terre le corps expéditionnaire du général Trezel (2000 hommes) et sous la protection de son artillerie navale lui permet de s’emparer de la ville au bout de 2 jours de combats. Le port de la ville est l’un des meilleurs mouillages de la côte.

29 septembre 1898 : capture de Samory Touré par le capitaine Gouraud (Guelemou – actuelle Côte d’Ivoire).

Avec seulement une dizaine d’hommes et sans combat, le futur général Henri Gouraud capture Samory Touré, aussi appelé « Almamy ». Ce mot est une corruption de l’arabe Amir Al Muminim et signifie que Samory est devenu un chef religieux après avoir été un chef militaire. Il prend ce titre en  juillet 1884 en l’empruntant à la tradition des souverains du Fouta-Dyalon. Samory contrôlait depuis 1880 tout le Haut-Niger avec son armée de 50 000 soldats aguerris. Gouraud met ainsi fin à une rébellion armée qui durait depuis 1891 et avait infligé plusieurs revers aux troupes françaises.

Cet événement connait un retentissement très important en France en réaction au développement de la crise de Fachoda (Soudan) qui voit la France céder face au Royaume-Uni. L’exploit de Gouraud permet de redorer le blason colonial français que les britanniques viennent de ternir.

Dans « Au Soudan, souvenirs d’un Africain » (1939), il relatera l’événement.

Et lire bien entendu les ouvrages de Julie d’Andurain  »La capture de Samory, 1898 : l’achèvement de la conquête de l’Afrique de l’Ouest » et son tout dernier paru « Henri Gouraud, photographies d’Afrique et d’Orient, trésors des archives du Quai d’Orsay ».

29 septembre 1914 : l’Homme libre est saisi (Paris).

Le journal de Clemenceau est saisi et suspendu de diffusion pour 8 jours, la censure estimant ne pas pouvoir laisser écrire des vérités gênantes pour les forces françaises.

29 septembre 1918 : prise d’Uskub (actuelle Skopje en Macédoine).

Cette victoire de la brigade de cavalerie (4e chasseurs d’Afrique, 1er chasseurs d’Afrique et un régiment de marche des spahis marocains et de façon intermittente des éléments d’artillerie de campagne) du général Jouinot-Gambetta est aujourd’hui presque oubliée alors qu’elle constitue un véritable exploit.

Remontant depuis Salonique où elles ont été débarquées, les troupes de l’armée d’Orient affrontent les Bulgares, les Autrichiens et les Allemands tout au long d’un périple de plus de 1000 km. Ce nouveau front a pour vocation d’accentuer la pression sur l’ennemi.

Les hommes de Jouinot-Gambetta (1er spahi entre-autres) conquièrent la ville d’Uskub à l’issue d’un raid de cavalerie de 300 km en pleine zone de moyenne montagne, défendue par l’armée bulgare et allemande. L’autonomie des troupes est quasi-totale et oblige chefs et soldats à puiser le meilleur en eux-mêmes, ce qui produit au final un résultat surprenant, montrant le sens de l’adaptation et de l’initiative de ces cavaliers. Jouinot-Gambetta use de l’avion pour ses reconnaissances avant les déplacements et pour la coordination des mouvements avec les unités alliées. Lire « Guerre en montagne » par les colonels Le Nen, de Courrèges et Givre. Plus particulièrement le chapitre Bataille du Drobopolié (1918) qui reprend beaucoup plus en détails l’épisode.

29
septembre 1988 : le prix Nobel de la Paix aux Casques bleus.

29 septembre 1995 : fin de cavale pour Khaled Kelkal (Vaugneray – Rhône).

Terroriste islamiste algérien, membre du Groupe islamique armé (GIA), il est le principal responsable de la vague d’attentat de 1995 : meurtre de l’imam Sahraoui (11 juillet), RER B (15 juillet), Place de l’Etoile (17 août), tentative ratée de la ligne TGV Paris-Lyon (26 août), marché Richard Lenoir (3 septembre) et la voiture piégée en face d’une école juive de Villeurbanne (7 septembre). Repéré dans les Monts du Lyonnais le 27, il est abattu par l’EPIGN au lieu-dit Maison blanche tandis qu’il riposte aux forces de l’ordre.

29 septembre 1969 : premier envoi de message par ARPANET.

 Développé par l’agence de recherche technologique de défense américaine (DARPA), l’ancêtre d’Internet transmet son premier message qui n’est en fait qu’un mot : Login.  Si les 3 premières lettres arrivent à la vitesse de la lumière, les dernières mettent une heure pour relier l’UCLAT à Stanford (515 km) à la suite d’un bug.




Chronique historique : 28 septembre

30092019

28 septembre 1066 : débarquement de Guillaume le Conquérant en Angleterre.

Le Normand Guillaume, descendant de Viking, envahit le Sussex du roi Harod au moment où ce dernier est occupé à repousser un débarquement du norvégien Harad dans le Nord du pays. Guillaume débarque donc sans être inquiété et prépare l’inévitable bataille. La célèbre bataille d’Hastings a lieu 3 semaines plus tard : Les Normands sont reposés, ont choisi le lieu du combat (Hastings) et de plus disposent d’un fort qu’ils ont construit rapidement. L’armée saxonne, elle,  arrive épuisée après la traversée du pays. Elle ne parvient pas à rejeter à la mer l’envahisseur. L’ère des Anglo-normands commence.

28 septembre 1106 : bataille de Tinchebray (Normandie).

Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et fils cadet de Guillaume le Conquérant décide de mettre un terme à la rébellion de son frère ainé Robert de Courteheuse, le duc de Normandie et débarque sur le continent. La bataille ne dure qu’une heure comme très souvent à l’époque. Les belligérants sont imbriqués dans une mêlée où il est difficile de coordonner une action collective. Aussi le combat est-il indécis jusqu’à ce que Elie de la Flèche, que le roi d’Angleterre a placé en réserve et à couvert, lance une attaque sur les arrières du duc de Normandie. La Normandie est rattachée à l’Angleterre et connait alors une période de paix et prospérité.

28 septembre 1781 : début du siège de Yorktown (Côte Est des futurs États-Unis).

Français et Américains insurgés bombardent la ville tenue par les Britanniques. Elle tombe le 19 octobre.

28 septembre 1794 :  création de la future école Polytechnique (Palais Bourbon).

L’école centrale des travaux publics est créée par le Comité de salut public alors que la France risque une invasion des monarchies coalisées. Un collectif de savants (dont Monge) en battit les premières structures pour fournir à la Nation les cadres scientifiques nécessaires à la Défense nationale. Elle devient École Polytechnique en 1795. Napoléon lui donne le statut d’école militaire en 1804 pour former les officiers d’artillerie puis du génie.

28 septembre 1840 : naissance officielle des bataillons de chasseurs à pied.

Sur l’impulsion du Duc d’Orléans et à la suite de la création d’une compagnie de chasseurs d’essai en 1837, puis d’un bataillon provisoire de chasseurs à pied en 1838 et enfin d’un bataillon de tirailleurs en 1839, une ordonnance royale prescrit la création de 10 bataillons de chasseurs à pied. Ces unités sont mises sur pied au camp d’Helfaut dans la région de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Depuis cette date et sans discontinuité, Le bouton des unités de chasseurs est timbré du cor.

28 septembre 1918 : Tandey épargne Hitler (Marcoing – France).

Lors de la prise du village de Marcoing par son régiment, le soldat britannique Henry Tandey aperçoit un caporal allemand, blessé, qui tente de s’enfuir. Il décide de l’épargner, le caporal  allemand le remerciant d’un hochement de tête. Quelques années plus tard, lors d’une entrevue entre Chamberlain et Hitler, ce dernier aurait expliqué qu’il devait la vie à Tandey qu’il aurait reconnu sur une photo.

28 septembre 1956 : premiers kilowatts nucléaires français (Marcoule).

Pour la première fois en Europe occidentale, l’électricité provient du nucléaire. Un communiqué conjoint d’EDF et du CEA l’annonce.

28 septembre 1958 : approbation de la Ve République.

Approuvez-vous la Constitution qui vous est proposée par le Gouvernement de la République ? Question posée aux Français afin de ratifier le projet de Constitution. Le texte de cette dernière résulte du travail conjoint du Comité Consultatif Constitutionnel, du Parlement ainsi que du Président du Conseil, Charles de Gaulle. L’approbation avec plus des 4/5 des voix (82.6%) permet de promulguer la nouvelle Constitution, le 4 octobre 1958.

28 septembre 1970 : mort de Gamal Abdel Nasser (Le Caire – Égypte).

Président égyptien. Il nationalise le canal de Suez en 1956 ce qui provoque l’intervention armée de la France, du Royaume Uni et d’Israël. Fondateur du mouvement des non-alignés avec Tito et le président indien Nehru. Il s’implique fortement dans la création de l’Organisation de l’Unité Africaine.

 

 

 

 




Chronique historique : 27 septembre

30092019

27 septembre 1396 : défaite croisée à Nicopolis (Bulgarie).

L’une des plus grandes armées occidentales, rassemblée à la demande du pape (Boniface IX), du roi de Hongrie (Sigismond) et du Basileus (Manuel II Paléologue) tente de mettre un terme à l’avancée des Ottomans dans les Balkans et attaque la ville de Nicopolis. Le sultan Bajazet Ier aidé de son vassal Stefan Lazarevic, prince de Serbie et fils du prince Lazare (battu à Kosovo Polje en 1389) écrase les forces occidentales réunies autour de Sigismond. La Bulgarie (en fait, les petits royaumes constituant la Bulgarie actuelle) tombe sous domination ottomane et y restera jusqu’en 1878. A noter que le maréchal Boucicaut, maréchal de France, participe à la bataille. Il sera libéré contre rançon.

27 septembre 1748 : abolition des galères.

Louis XV par une ordonnance abolit la peine des galères et transfère à la Marine royale la quarantaine de galères dont le port d’attache devient Toulon. Hasards ou pas du calendrier, le 27 septembre est aussi, la Saint Vincent car jour de la mort de Saint Vincent de Paul (en 1660). Celui-ci était, entre autres fonctions, aumônier général des galères du Roi (sous Louis XIII, la régence et Louis XIV) qu’il a contribué à rendre moins dures. Il avait lui-même connu les prisons barbaresques. Capturé en Méditerranée (1605) par 3 brigantins turcs lors d’une traversée Marseille – Narbonne, il est captif pendant près de 2 ans à Tunis.

27 septembre 1840 : Naissance du théoricien de la puissance maritime, l’Américain Alfred T. Mahan (West Point).

 « Officier de marine et historien, il renouvelle la pensée géopolitique mondiale par son analyse des rapports de force dans l’histoire de l’Europe. Selon Mahan, un État doit préférer la mer à la terre pour accéder à la domination et une puissance maritime ne peut se concevoir sans puissance navale. Les écrits de Mahan, dont le plus influent « The influence of Sea Power upon History 1660-1783 » ont inspiré les marines dans leur course à l’armement du début du XXe siècle. Sa doctrine influence toujours la politique étrangère des États-Unis ».

27 septembre 1917 : mort de l’adjudant-chef Georges Chemet (Hard – Autriche).

« Breveté pilote en 1910, il réalise deux ans plus tard et pour la première fois la double traversée de l’Adriatique (Venise-Trieste-Venise), soit 256 kilomètres, à bord d’un hydravion Borel. Engagé dans la 112è escadrille du 2è Groupe d’aviation, il est contraint de se poser dans les lignes allemandes à Bétheniville (Marne), le 12 avril 1917. Il se noie dans le Rhin alpin lors de sa tentative d’évasion ».

27 septembre 1918 : début de la bataille du Canal du Nord (Pas-de-Calais).

Dans le cadre de la contre-attaque générale des Alliés, les troupes canadiennes sous les ordres du Général Arthur William Currie attaquent et franchissent le dernier segment de la ligne Hindenburg grâce notamment au génie canadien qui construit des passerelles flottantes et des ponts pour faire franchir les portions inondées à l’infanterie et à l’artillerie.  Cette percée au niveau du Bois Bourlon ouvre la route de Cambrai.

27   septembre 1918 : début de la bataille du Canal du Nord (Pas-de-Calais).

Dans le cadre de la   contre-attaque générale des Alliés, les troupes canadiennes sous les ordres   du Général Arthur William Currie attaquent et franchissent le dernier segment   de la ligne Hindenburg grâce notamment au génie canadien qui construit des   passerelles flottantes et des ponts pour faire franchir les portions inondées   à l’infanterie et à l’artillerie.  Cette percée au niveau du Bois Bourlon   ouvre la route de Cambrai.

27   septembre 1918 : mort de Louise de Bettignies (Cologne – Allemagne).

Née en 1880 à   Saint-Amand des Eaux près de Lille, la ville la plus assiégée de l’histoire   de France, Louise de Bettignies se destine au Carmel puis aux études et   devient finalement gouvernante dans les plus grandes familles d’Europe.

Après avoir participé   à la défense de Béthune en 1914, elle accepte de devenir agent de   renseignement sous le nom d’Alice Dubois en raison de sa connaissance des   langues étrangères. Elle met en place un véritable réseau pour le compte de   l’armée anglaise.

Arrêtée le 20 octobre   1915, avec plusieurs passeports sur elle, elle fait disparaître en l’avalant   un message important. Elle est interrogée par les Allemands puis condamnée à   mort le 16 mars 1916. Subissant des conditions de détention de plus en plus   dures, elle succombe le 27 novembre 1918 à 38 ans.

Son corps est rapatrié   sur un affût de canon et le 16 mars 1920, les Alliés organisent à Lille une   cérémonie-hommage pendant laquelle la « Jeanne d’Arc du Nord » reçoit à titre   posthume la croix de la Légion d’honneur, la croix de guerre 1914-1918 avec   palme, la Médaille militaire anglaise. Elle est faite officier de l’Ordre de   l’empire britannique.

Louise de Bettignies,   alias Alice Dubois, repose au cimetière de Saint-Amand-les-Eaux.

Lire de Chantal   Antier, « Louise de Bettignies, espionne et héroïne de la Grande   Guerre ».

27 septembre 1936 : bataille de Tolède (Espagne).

Débutée en juillet, la guerre civile espagnole opposant le camp des Nationaux à celui des Républicains connait l’une de ses premières batailles à Tolède. Le général Franco choisit d’attaquer cette ancienne capitale d’Espagne plutôt que Madrid en raison de sa valeur symbolique et pour délivrer les combattants de l’Alcazar assiégé depuis deux mois.

27 septembre 1939 : Varsovie tombe après 19 jours de résistance aux Allemands (Pologne).

27 septembre 1941 : Lancement du premier Liberty ship, le SS Patrick Henry.

Pour ravitailler l’Europe en guerre et compenser les pertes dues à la guerre sous-marine, le président Roosevelt lance la construction en urgence d’une série de navires de transport, les Liberty ships. Assemblés dans les arsenaux à partir d’éléments standardisés fabriqués dans tous les États-Unis, les différents types de navires sont produits à un rythme incroyable : 2 710 en quatre ans (le record revenant au SS Robert E. Peary assemblé en moins de cinq jours). Véritables bêtes de somme des mers, les Liberty ships joueront un rôle capital dans le déroulement de la guerre.

27   septembre 1936 : bataille de Tolède (Espagne).

Débutée en juillet, la   guerre civile espagnole opposant le camp des Nationaux à celui des   Républicains connait l’une de ses premières batailles à Tolède. Le général   Franco choisit d’attaquer cette ancienne capitale d’Espagne plutôt que Madrid   en raison de sa valeur symbolique et pour délivrer les combattants de   l’Alcazar assiégé depuis deux mois.

 

27   septembre 1939 : Varsovie tombe après 19 jours de résistance aux Allemands   (Pologne).

 

27   septembre 1941 : Lancement du premier Liberty ship, le SS Patrick Henry.

Pour ravitailler   l’Europe en guerre et compenser les pertes dues à la guerre sous-marine, le   président Roosevelt lance la construction en urgence d’une série de navires   de transport, les Liberty ships. Assemblés dans les arsenaux à partir   d’éléments standardisés fabriqués dans tous les États-Unis, les différents   types de navires sont produits à un rythme incroyable : 2 710 en quatre ans   (le record revenant au SS Robert E. Peary assemblé en moins de cinq jours).   Véritables bêtes de somme des mers, les Liberty ships joueront un rôle   capital dans le déroulement de la guerre.

 

27   septembre 1943 : début des combats pour la libération de Bastia.

L’insurrection   conduite par Paul Colonna d’Istria a débuté dès le 8 septembre, tirant profit   des quiproquos opposant les forces italiennes et allemandes d’occupation, à   la suite de la chute de Mussolini. Dès le 17, les hommes du Bataillon de choc   (commandant Gambiez), qui ont fait la traversée sur le sous-marin Casabianca   (du commandant Lherminier), sont les premiers soldats français arrivés   d’Alger. Ils constituent l’avant-garde des troupes de l’opération Vésuve   uniquement françaises à l’exception d’un commando américain (tirailleurs   marocains du colonel de Butler, tabors marocains du lieutenant-colonel de La   Tour ainsi que des spahis marocains, et des unités d’artillerie d’Afrique).   Les unités italiennes se rallient aux forces alliées et participent   activement aux combats (près de 600 pertes), assurant aussi les transports   par leurs unités du Train, l’appui artillerie et le soutien santé.

La bataille pour   Bastia, qui a lieu par très mauvais temps, dure du 27 septembre au 4 octobre.   Le 73ème Goum du 6ème Tabor entre le premier dans la ville à l’aube. A l’issue de   la libération de l’île, 13 000 Corses s’engageront dans la guerre de   reconquête. Volontaires ou mobilisés par un simple avis de presse le 30   novembre, ils seront embarqués pour Alger où ils seront enrôlés à la 1ère Division Française   Libre ou à la 2ème Division blindée.

27 septembre 1962 : Le colonel Abdullah as-Sallal prend le pouvoir au Nord- Yémen.

Il est lui-même renversé en 1967 ainsi que les 4 présidents qui, jusqu’en 1978, se succèderont au pouvoir à chaque fois à l’issue d’un putsch. En 1978, le président Saleh parvient à la présidence et procède à la réunification des deux Yémen en guerre. Abd Rabo Mansour Hadi lui a succédé en 2011 lors du Printemps arabe. Aujourd’hui en exil, il est soutenu par une coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite face aux rebelles houthistes, partisans de l’ancien chef de l’État, Ali Abdallah Saleh.

27 septembre 1996 : les Talibans s’emparent de Kaboul (Afghanistan).

Financés par l’étranger, les Talibans (« étudiants ») reprennent facilement le contrôle de l’Afghanistan et entrent dans Kaboul où un gouvernement (issu de la résistance aux Soviétiques) est en proie aux dissensions depuis 1992. L’ex président Najibulha et son frère sont torturés et assassinés par un commando taliban alors que toutes les forces (ONU et Alliance du Nord) se replient. Le Mollah Mohamed Rabbani impose la stricte application de la loi coranique dans tout l’Afghanistan.

 

 




Chronique historique : 26 septembre

26092019

26 septembre 1423 : bataille de la Brossinière (Anjou).

 Pendant la guerre de Cent ans, les Français surprennent les Anglais du comte de Suffolk revenant d’un pillage et les massacrent au lieu-dit de la Brossinière ou encore de La Gravelle. Deux chevaliers de Charles VII ont reçu mission de venger le récent affront anglais commis à Segré (la ville et ses environs sont pillés par John de la Pole) : Jean d’Harcourt (Tours) et Ambroise de Loré (Laval) unissent très rapidement leurs forces et fondent sur les anglais qui n’ont pas le temps de replier leurs archers derrière une barrière de pieux. La bataille qui est en fait une embuscade vite et bien préparée, est décrite dans les chroniques comme très meurtrière pour les Anglais.

26 septembre 1575 : capture de Miguel de Cervantès (au large des Stes Maries de la mer).

 Auteur de Don Quichotte, celui qu’on appelle le manchot de Lépante , puisqu’il a perdu l’usage de la main gauche lors de la bataille naval de Lépante, s’apprête à passer 5 ans dans les geôles d’Alger après sa capture par le corsaire albanais Mami Arnaute.

25-26 septembre 1799 : bataille de Zurich (Suisse).

Alors que Bonaparte est « prisonnier » de sa conquête en Égypte, le général Massena, futur duc de Rivoli, prince d’Essling et maréchal d’empire, sauve la France de l’invasion en contraignant les forces austro-russes à la retraite lors de la bataille de Zürich. Invaincu jusque-là, le général russe Souvorov ne se remettra pas de cette déconvenue : aussitôt démis de ses fonctions, il mourra peu après dans la disgrâce.

25-26 septembre 1799 : bataille de Zurich (Suisse).

Alors que Bonaparte est « prisonnier » de sa conquête en Égypte, le général Massena, futur duc de Rivoli, prince d’Essling et maréchal d’empire, sauve la France de l’invasion en contraignant les forces austro-russes à la retraite lors de la bataille de Zürich. Invaincu jusque-là, le général russe Souvorov ne se remettra pas de cette déconvenue : aussitôt démis de ses fonctions, il mourra peu après dans la disgrâce.

26 septembre 1918 : offensive américaine en Meuse-Argonne.

Elle commence par la prise de la butte de Vauquois par la 35e division US, et la prise de Varennes par la 28e. C’est le prélude à 7 semaines de combats à travers l’Argonne jusqu’à la victoire finale.

A noter la présence durant cette offensive de quelques officiers américains dont les noms vont rester graver dans l’Histoire comme celui du Colonel Marshall, LCL Patton, LCL McArthur, Capitaine Truman…

26 septembre 1918 : René Fonck abat dans la journée 6 avions allemands :

3 Fokker, 2 Halberstadt et 1 DFW. Il termine la guerre avec 75 victoires officiellement homologuées. Voir http://www.museeairespace.fr/

26 septembre 1944 : échec d’Arnhem et repli des survivants (Pays-Bas).

Après avoir résisté pendant 9 jours dans la ville d’Arnhem où ils avaient été largués, les parachutistes britanniques doivent se replier pour ne pas être totalement détruits par les troupes SS défendant le pont. L’opération Market garden consistant à prendre les ponts franchissant Rhin et Meuse aux Pays-Bas est une idée de Montgomery qu’Eisenhower privilégie au détriment de celle de Bradley et Patton qui préfèrent poursuivre la percée de manière traditionnelle. C’est aussi la plus grande opération aéroportée de l’histoire : 3 divisions parachutistes sont larguées sur Eindhoven, Nimègue et Arnhem. C’est aussi malheureusement un échec compte tenu des pertes subies : 12 000 parachutistes Alliés tués, blessés ou prisonniers, principalement à Arnhem où seulement 1/4 des soldats parvient à regagner les lignes amies. Trop ambitieux, le plan de Montgomery ne tient pas compte des renseignements signalant la présence de blindés à Arnhem et présume de la capacité de pénétration du 30ème corps blindé britannique chargé d’opérer la jonction avec les paras à Arnhem 3 jours après le début de l’attaque (17/09).

26 septembre 1983 : guerre nucléaire évitée (Kourilovo – URSS).

Officier de garde sur la base d’alerte stratégique de Serpoukhov-15, le lieutenant-colonel Stanislas Petrov est alerté par le satellite de détection précoce Cosmos 1382 que 5 missiles balistiques Minuteman III viennent d’être mis à feu depuis la Malmstrom Air Force Base (États-Unis). Il rend compte immédiatement mais en préconisant de ne pas riposter étant donné qu’une attaque surprise avec si peu de moyens est illogique. L’enquête interne menée par les Soviétiques va révéler que le logiciel de détection du Cosmos 1382 a interprété la réverbération de certains rayons du soleil sur les nuages avec les signes de départ de missiles américains. 




Chronique historique : 23 septembre

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23 septembre 1338 : bataille navale d’Arnemuiden (actuels Pays-Bas).

Durant la guerre de 100 ans, la flotte française des amiraux Quiéret et Béhuchet attaque cinq navires anglais dans un port de l’île de Walcheren. Les anglais se défendent vaillamment mais doivent se rendre étant en infériorité numérique. Les prisonniers anglais sont massacrés après les combats. Cette violence inutile fait scandale et coûtera finalement la vie deux ans plus tard aux deux amiraux français lors de leur capture à la bataille de l’Ecluse (Picardie) en 1340.

23 septembre 1845 : début des combats de la Sidi Brahim (Algérie).

 Le 8e bataillon de chasseurs à pied et le deuxième escadron du 2e régiment de hussards, soit au total 450 hommes attaquent, sur ordres mais inconsidérément, les 6000 hommes d’Abd el Kader. 

Les 82 français qui survivent à l’assaut se replient dans un marabout où ils résistent héroïquement à l’ennemi pendant deux jours. A bout de munitions et vivres, ils chargent à la baïonnette et 16 d’entre eux parviennent à enfoncer les défenses d’Abd el Kader le troisième jour.

11 chasseurs en réchappent. Le courage, l’endurance et la combattivité de ces hommes ont marqué l’armée française dans son ensemble. Chaque année les chasseurs à pied commémorent la bataille devant le mémorial des Chasseurs situé depuis 1965 au Château de Vincennes, dans les murs du Service Historique de la Défense (SHD).

23 septembre 1877 : mort d’Urbain Le Verrier, créateur du premier service de prévision météorologique.

En 1854, durant la guerre de Crimée, une tempête surprend la flotte alliée de mer Noire et la décime. Le Verrier, alors directeur de l’Observatoire de Paris, peut reconstituer son trajet grâce aux observations de ses correspondants européens et comprend que la route de ces phénomènes est prévisible. Il met en place un réseau national, puis international de stations d’observation reliées par le télégraphe électrique, pour pouvoir alerter les marins des dangers météorologiques.

23 septembre 1888 : décès du maréchal François Achille Bazaine (Madrid – Espagne).

 Engagé comme soldat au 37e Régiment d’Infanterie de ligne, il accède à l’épaulette au sein de la première Légion étrangère en 1833. Il prend le commandement du 1er Régiment étranger en 1855. Lors des campagnes de Crimée et d’Italie, deux chevaux sont tués sous lui. En 1870, en tant que commandant en chef de l’Armée du Rhin, il se replie sur Metz. Après avoir refusé des renforts au maréchal Canrobert pour la bataille de Saint-Privat, il capitule le 28 octobre 1870 et livre la ville aux allemands. Un conseil de guerre le condamne à mort et à la dégradation. Sa peine est commuée en 20 ans de prison par le président de la République Mac Mahon. Le 10 août 1874, il s’évade du fort de l’île Sainte-Marguerite et gagne l’Espagne.

23 septembre 1913 : Roland Garros traverse la Méditerranée.

À bord de son Morane, le futur lieutenant Garros est le premier au monde à franchir d’une seule traite la Méditerranée (Fréjus- Bizerte).  Il meurt en combat aérien le 5 octobre 1918.

23 septembre 1914 : prise de Cocobeach (actuel Gabon).

La canonnière La surprise a débarqué le 21, 250 hommes qui attaquent la petite garnison allemande présente sur place depuis 3 ans. Après de rudes combats, les Allemands capitulent. Un monument y commémore l’évènement depuis 1920.

23 septembre 1949 : annonce de l’explosion de la première bombe A soviétique.

Harry Truman, président américain, annonce l’explosion qui aurait eu lieu le 29 août.

23 septembre 1980 : décision de construire deux porte-avions nucléaires (Elysée – Paris).

En conseil de Défense, la décision est prise de doter la Marine de 2 porte-avions à propulsion nucléaire. Seul le Charles de Gaulle verra le jour.

 







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