Chronique historique : 18 avril

18042019

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 18 avril 1802 : promulgation du Concordat (Paris).  

Etabli sous le Consulat (1801), le régime qui va permettre d’organiser (jusqu’en 1905) la pratique de la religion dans une France post-révolutionnaire, est promulgué et mis en pratique pour la première fois lors de la messe de Paques à Notre Dame de Paris. 

 18 avril 1915 : Roland Garros abattu (Belgique).  

Le sous-lieutenant Roland Garros est abattu pendant une mission au-dessus de la Belgique. Touché par une balle de la DCA allemande, le circuit d’arrivée d’essence du moteur de son Morane-Saulnier est coupé.  

Obligé d’atterrir à l’intérieur des lignes allemandes à Hulste en territoire belge occupé. Il est fait prisonnier avant d’avoir pu mettre le feu à son avion.  

Les Allemands découvrent donc à cette occasion le dispositif de tir à travers le champ décrit par l’hélice, que Roland Garros a contribué à mettre au point. C’est Anthony Fokker qui étudie le système et le perfectionne pour son Fokker E III.  Après 3 ans de captivité et de nombreuses tentatives d’évasion, Garros parvient à s’évader le 15 février 1918 en compagnie du Lieutenant Marschal, déguisés tous deux en officiers allemands. Ils réussissent à gagner les Pays Bas et l’Angleterre. 

 18 avril 1916: création de l’escadrille La Fayette (Luxeuil-les Bains).  

La première escadrille composée de pilotes américains volontaires, la N 124 La Fayette est formée. Elle est placée sous le commandement du capitaine français Georges Thénault. 

 18 avril 1942 : premier raid aérien américain sur Tokyo.  

En guerre depuis bientôt 5 mois, les États-Unis n’ont pas réalisé de progrès significatifs dans le Pacifique où règnent en maîtres les Japonais. De plus, depuis Pearl Harbour, les américains éprouvent le besoin de remonter le moral de leurs troupes et de leur Nation tout en ébranlant les certitudes japonaises quant à l’inviolabilité de leur espace aérien. Il est donc décidé un bombardement de Tokyo pourtant hors de portée des rayons d’action des bombardiers de l’époque. 16 bombardiers B-25 sont modifiés afin de pouvoir décoller du porte-avions Hornet.  

16 équipages, tous volontaires, sont entraînés pour cette mission commandée par le lieutenant-colonel Doolittle.  

Les avions ne peuvent emporter qu’une tonne de bombes aussi le bombardement ne fait-il que peu de dégâts matériels sur les cibles choisies. Il est important de noter que le commandement américain ne sélectionne que des cibles militaires. Ce faisant, il pense éviter l’erreur psychologique commise par les Allemands durant le Blitz (bombardement de Buckingham Palace qui scandalisa les Britanniques et renforça leur cohésion).  

Le bombardement est très fortement médiatisé aux États-Unis, mais a peu de conséquences graves et directes sur le cours de la guerre du Pacifique malgré la surprise qu’il cause aux Japonais. Le retour n’étant pas permis faute de carburant, tous les bombardiers doivent se poser en Chine une fois l’opération terminée.  

La plupart des bombardiers s’écrasent ne trouvant pas la piste d’atterrissage prévue mais seulement 6 membres de l’audacieuse expédition périssent (3 durant le raid, 3 fusillés par les Japonais). Doolittle et ses hommes seront exfiltrés par la Chine. 

 18 avril 1943 : mort de l’amiral Yamamoto (Pacifique).  

L’avion de l’amiral Isoroku Yamamoto, un bombardier « Betty », est abattu en vol par une section d’un vol de Lockheed P-38 « Lightning » menée par le commandant John W. Mitchell au-dessus de l’île de Bougainville, à l’ouest de la Nouvelle-Guinée. Yamamoto est tué par une section de quatre P-38 conduite par le Capitaine. Thomas G. Lanphier, assisté par le First Lieutenant Rex T. Barber. Cette action est le résultat l’interception d’un message japonais codé annonçant la visite de Yamamoto. 

 18 avril 1951 : naissance de la CECA (Paris).  

Le traité de Paris est signé par 6 pays européens instituant pour l’économie du charbon la première structure aux compétences supranationales. 

 18 avril 1954: Huguette 6 tombe (Dien Bien Phu).  

Après les furieux combats de la bataille des Cinq collines, à l’Est du camp retranché, l’armée populaire poursuit sa phase de « grignotage » du dispositif français et dirige momentanément son effort sur la face ouest. Sur Huguette 6, les liaisons et les ravitaillements étant devenus de plus en plus difficile, décision est prise de replier le point d’appui isolé.  

C’est chose faite dans la nuit du 17 au 18 avril mais une centaine seulement des hommes du capitaine Bizard - 5e bataillon de parachutistes vietnamiens (5e BPVN) – parviennent, en sautant par-dessus les boyaux creusés par le Vietminh, à rejoindre le sous-secteur centre. La perte d’Huguette 6 a comme conséquence un nouveau rétrécissement de la zone de largage. Cdt Y. Cadeau (SHD). 

 18 avril 1955: mort d’Albert Einstein (Princeton, New Jersey).  

Physicien né allemand en 1879 qui acquiert la double nationalité helvético-américaine en 1940 pour fuir le régime nazi. C’est le père de la théorie de la relativité, prix Nobel de physique en 1921. 

 18 avril 1959 : début de l’opération COURROIE (région d’Alger).  

Le général Maurice Challe lance une seconde offensive dans le cadre du « plan Challe » (février 1959 - avril 1961). COURROIE se déroule entre Ténès et Cherchell avec pour objectif la destruction de la wilaya IV, en pleine crise de bleuite. Les deux régiments de base sont le 3e RIPMa et le 3e REI.  

Ce dernier participe à l’anéantissement de la katiba Hamdania.  Le 1er REP installe sa base opérationnelle avancée dans l’oued Bellah, près de Cherchell. L’opération va durer deux mois.  Le plan Challe est quant à lui un succès militaire indéniable.  

Lire Guerre d’Algérie de Jean Balazuc. 

 18 avril 1983 : attentat suicide contre l’ambassade américaine à Beyrouth (Liban).  

63 personnes sont tuées dans l’explosion d’un pick-up chargé de 150 kg d’explosif qui défonce le portail de l’ambassade américaine. 




Chronique historique : 17 avril

17042019

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 17 avril 1832 : les débuts d’Abd el Kader (près d’Oran).  

Une compagnie du 2e de ligne est attaquée par un parti de 400 cavaliers commandés par Mahdi-ed-Dine et son fils, Abd el Kader.  Le général Boyer commandant la garnison d’Oran commande une sortie pour venir au secours de la compagnie.

A propos du père d’Abd el Kader : Mahi ed-Din est un commentateur réputé du Coran, des environs de Mascara et dont la filiation remonterait, selon lui, aux khalifes fâtimides, c’est-à-dire au prophète lui-même.  

Il a été nommé calife de la région de Tlemcen par les Français.  Son fils, Abd el Kader a alors 24 ans.  

 Lire Guerre d’Algérie de Jean Balazuc. 

 17 avril 1917: prise des Monts de Champagne.  

Le 9e RI (33e division d’infanterie) s’empare du mont Cornillet, dominant le massif de Moronvilliers en Champagne.  Cependant, au lendemain du déclenchement de l’offensive du Chemin des Dames, les pertes sont telles qu’elles suscitent un mécontentement profond dans les armées débouchant çà et là sur des actes de mutinerie. 

 17 avril 1942 : évasion du général Giraud (Allemagne).  

Le général d’armée Henri Giraud s’évade (à 63 ans) de la forteresse de Königstein après une préparation minutieuse et l’aide de quelques camarades de prison. Pendant ses deux années de captivité, il apprend l’allemand à la perfection. Sur le point d’être contrôlé par la Gestapo dans le train qui le mène en Alsace, il entame une conversation d’homme du monde avec un officier SS, … ce qui le dispense de présenter ses papiers.  

Evadé une première fois en 1914, ce second exploit lui vaut une belle réputation en France.  

Ne voulant pas se constituer prisonnier comme le lui demande Laval, il propose son aide aux Alliés. Roosevelt voit en lui l’alternative au général De Gaulle mais les Alliés constatent quelques mois plus tard qu’il n’a pas la fibre suffisamment politique. 

 17 avril 1961 : débarquement de la baie des Cochons (Cuba).  

Préparée sous le mandat du président Eisenhower mais autorisée sous celui de J-F Kennedy, l’opération de la CIA visant à renverser le tout récent régime mis en place par Fidel Castro (1959) est un échec complet.  En se rapprochant des Soviétiques et en portant atteinte aux intérêts économiques américains sur l’île, Castro décide la CIA à organiser une tentative de coup d’État avec 1 400 exilés cubains, spécialement entraînés pour cette mission.  

Manifestement au courant du projet, Castro laisse bombarder (le 15 avril) ses bases aériennes par des avions américains maquillés, mais prépare ses troupes à recevoir les mercenaires sur la plage : une centaine d’envahisseurs est tuée, le restant est fait prisonnier.  Kennedy, par obligation mais adroitement, fait amende honorable pendant que Castro profite d’un énorme succès médiatique. 




Chronique historique : 16 avril

16042019

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 16 avril 73 : prise de Massada (Israël actuel).  

Les Romains ayant détruit le temple de Jérusalem (70) et très durement réprimé la nouvelle révolte juive, un groupe de 1 000 Juifs, irréductibles (appelés Zélotes), choisit de se réfugier dans la forteresse de Massada pour poursuivre symboliquement la lutte. Le site est imprenable. La menace pour les Romains est tactiquement dérisoire, mais Flavius Silva, reçoit l’ordre de laver l’affront avec la Xe légion.  

Afin de protéger au maximum la vie de ses soldats tout en remplissant sa mission, Silva, qu’aucune urgence particulière ne presse, décide de construire une rampe d’accès vers Massada pour y amener une tour d’assaut.  

Après plus d’un an de travaux et des milliers de tonnes de pierres remuées par une armée d’esclaves juifs, la rampe est achevée et permet l’assaut.  

Les Zélotes résistent vaillamment mais avant d’être submergés, ils optent pour le suicide collectif.   
 
16 avril 1746 : bataille de Culloden (Ecosse).  

Les Highlanders catholiques sont battus par le duc de Cumberland qui, à la fougue désordonnée de l’ennemi, oppose la salve méthodique de ses fusiliers. La cause des Stuart est perdue et la répression féroce. 

 16 avril 1781 : bataille de La Praya (Îles du Cap vert).  

Suffren surprend une flotte anglaise au mouillage devant La Praya et l’attaque malgré la neutralité des iles et la supériorité de l’adversaire. L’issue du combat est jugée indécise par Suffren lui-même. Il réussit tout au plus à retarder l’arrivée des Anglais attendus au Cap de Bonne Espérance. 

 16 avril 1799 : bataille du Mont Thabor (Égypte).  

Les 25 000 Turcs d’Abdallah Pacha franchissent le Jourdain pour secourir Saint Jean d’Acre assiégée par Bonaparte depuis le 20 mars. Le danger de se retrouver dans la position de l’assiégé est réel, aussi Bonaparte envoi Kleber et 3 000 hommes au-devant d’Abdallah Pacha. Kleber souhaite surprendre l’ennemi mais se perd dans la nuit. Repéré au petit matin, il ne lui reste plus qu’à faire face.  

La division Kleber combattant à un contre douze forme le carré et résiste pendant six heures. Napoléon débouche alors du Mont Thabor avec 3 000 hommes sur les arrières turcs. Pris entre deux feux, Abdallah Pacha est vaincu. 

 16 avril 1856 : fin de la guerre de Course (Paris).  

Le traité de Paris met fin à la guerre de Crimée mais en profite pour statuer sur quelques points de droit maritime et notamment la piraterie réglementée (ou guerre de Course). Les États signataires s’interdisent de délivrer des lettres de marque.  

 16 avril 1904 : jonction franco-française houleuse à Timiaouin (actuelle frontière algéro-malienne). 

Les méharistes du chef d’escadrons Laperrine, appartenant aux troupes françaises de l’Algérie et partis de Tamanrasset le 14 mars, rencontrent au puits de Timiaouin les coloniaux du capitaine Thèveniaut (AOF), partis eux de Tombouctou.  

Chacun rebrousse chemin pour ne pas violer les zones de « souverainetés ministérielles respectives » qui se bâtissent de facto. L’Algérie est en effet gérée par le ministère de l’Intérieur, l’AOF, par celui des Colonies.  

La rencontre servira malgré tout à délimiter précisément la frontière entre l’Algérie et l’ancien Soudan. 

  16 Avril 1917 : Berry au Bac, la première attaque de chars.  

Lors de l’offensive Nivelle, la 5e armée du général Mazel comprend deux groupements dits d’Artillerie Spéciale, dont celui du chef d’escadrons Bossut, fort de 82 chars Schneider. Débouchant de la région de Berry-au-Bac, son objectif se situe à hauteur de Neufchâtel sur Aisne, soit une attaque d’une portée de 10 kilomètres.  

Dès son débouché, le groupement se trouve pris sous le feu de l’artillerie allemande. En fin d’action, les chars seuls, l’infanterie n’ayant pas pu suivre, parviennent au-delà de la troisième ligne allemande où ils demeurèrent maîtres du terrain durant quelques heures avant que, pris à nouveau sous le feu de l’artillerie allemande, ils furent dès lors, contraints à se replier.  

Au cours de cette action, le chef d’escadrons Bossut trouva une mort glorieuse et est, de ce fait, le premier chef blindé tué au combat.  

 16 avril 1945 : début de la bataille de Berlin.  

L’armée rouge après avoir marqué une pause devant Berlin, lance un dernier coup de boutoir contre la capitale du Reich. Les combats pour Berlin vont durer jusqu’au 2 mai. Ils débutent de nuit, par la bataille de Seelow qui se caractérise par une grande confusion de la part des soviétiques. Le pilonnage par l’artillerie détruit les axes de communication et crée des décombres que les défenseurs allemands mettent à profit. Même si la progression soviétique est inexorable compte tenu des moyens engagés (1 million d’hommes), les pertes de l’armée rouge sont trois fois supérieures à celles des Allemands. 

 16 avril 1964 : création du Centre spatial guyanais.  

En conseil des ministres, la décision est prise de créer le CSG à Kourou en Guyane. La base spatiale est gérée conjointement par le CNES, Arianespace et l’Agence spatiale européenne.  

Le site est principalement protégé par le 3e régiment étranger d’infanterie. 




Chronique historique : 12 avril

12042019

12 avril 1204 : sac de Constantinople.

Après s’être discréditée par le rançonnement du port chrétien de Zadar en Dalmatie (Croatie), la IVème croisade se compromet définitivement par le sac de la capitale byzantine. Lire Chute et mort de Constantinople de Jacques Heers.

12 avril 1606 : le Royaume-Uni adopte l’Union Flag.

Le roi Jacques Ier instaure l’Union Jack (marine) ou flag (terre) comme drapeau officiel du royaume d’Écosse et d’Angleterre.

12 avril 1704 : mort de Bossuet (Paris).

Jacques Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, est célèbre pour les nombreuses oraisons funèbres qu’il a prononcées devant la cour de Louis XIV, mais intéresse la Chronique culturelle pour avoir été l’auteur du Discours sur l’histoire universelle (1681) et le précepteur de Louis de France, le Dauphin. Considérant que la connaissance de l’Histoire est essentielle dans la formation d’un chef, et sur la demande de Louis XIV, il lui enseigne cette matière durant 10 années et en tire l’ouvrage cité.

12 avril 1782 : jour de double batailles navales (Antilles et Indes).

Durant la guerre d’indépendance des Etats-Unis, le comte de Grasse (parti reprendre la Jamaique) est vaincu par l’amiral Rodney au large des Saintes. La défaite est majeure (2000 morts, 5000 prisonniers) mais sans conséquence stratégique sur l’issue de la guerre.

Le jour même mais de l’autre côté du globe, Suffren bat Hugues au large de Ceylan. Il inaugure une doctrine offensive préconisant par la manœuvre de concentrer l’effort sur différents points de la ligne au lieu d’accepter la classique bataille en ligne de file (duels de vaisseaux).Il ne parvient cependant pas à l’appliquer pleinement par manque d’engagement de certains de ses commandants.

12 avril 1796 : bataille de Montenotte (Italie).

Bonaparte remporte la première victoire de la campagne d’Italie contre les Autrichiens.

12 avril 1861 : début de la guerre de sécession (États-Unis d’Amérique).

Depuis l’indépendance américaine (1783), les relations entre les États du Nord et ceux du Sud sont mauvaises à cause notamment (mais pas seulement) de la question de l’esclavage. L’élection à la présidence d’Abraham Lincoln (anti-esclavagiste notoire) provoque la sécession de la Caroline du Sud bientôt imitée par 6 autres États sudistes qui formeront la Confédération.

La petite garnison (85 artilleurs) de fort Sumter, implantée sur un ilot de la baie de Charleston (Caroline du Sud) est fidèle au gouvernement fédéral et subit un blocus qui dégénère en duel d’artillerie.

Cette bataille opposant l’îlot (nordiste) à la ville de Charleston (sudiste) ne tue personne mais déclenche la guerre de Sécession, guerre civile qui coûtera la vie à 860 000 Américains.

12 avril 1877 : annexion du Transvaal (actuel Afrique du Sud).

Le Royaume-Uni annexe la riche région minière du Transvaal déclenchant l’entrée en résistance des Boers, colons européens (hollandais et anglais) installés depuis 1795. Une guerre intermittente mais particulièrement dure (75 000 morts) va opposer le Royaume-Uni à la République sud-africaine du Transvaal emmenée par Paul Kruger.

12 avril 1961 : premier homme dans l’espace.

Le capitaine et futur colonel soviétique Youri Gagarine fait le tour de la Terre en 108 minutes à bord de Vostok 1.

Les États-Unis piqués au vif par cet exploit, se lancent dans la course à l’espace.

 




Chronique historique: 18 mars

20032019

18 mars 1314 : exécution de Jacques de Molay, 23e et dernier maitre de l’Ordre du Temple.  

Arrivant aux plus hautes fonctions en 1292 soit un an après la chute de Saint-Jean-d’acre, il veille à réorganiser l’ordre entre ses fractions d’Orient et d’Occident, à reconquérir les lieux saints et étendre ses alliances politiques avec les souverains européens. Sur ordre de Philippe le Bel, il est arrêté en 1307 et accusé, ainsi que l’ensemble de l’ordre, d’hérésie et de pratiques obscènes. Après un procès lapidaire, il est supplicié sur un bûcher dressé sur l’île aux Juifs à Paris, actuellement square de Vert-Galant sur le Pont Neuf. La légende voudrait qu’il ait alors lancé une malédiction sur la dynastie des Capétiens.  

Maurice Druon dans Les rois maudits, et les adaptations télévisée éponymes, ont largement contribué à la populariser.  CNE Jean-Baptiste P.   

 18 mars 1871 : début du soulèvement de « la commune de Paris ».  

Première insurrection prolétarienne selon Karl Marx, elle est involontairement déclenchée par la tentative de récupérer les canons que le « petit peuple Parisien » conserve à Montmartre à la suite de la guerre franco-prussienne. Les généraux Leconte et Thomas sont faits prisonniers puis assassinés par la population et une partie de la troupe. L’insurrection dure 2 mois et sera très sévèrement réprimée par l’armée. 
 
18 mars 1913 : mort du général André (Dijon).  

Né en 1838, Louis Nicolas André est polytechnicien et choisit l’artillerie, arme dans laquelle il fait une belle carrière en raison de réelles qualités techniques et de commandement. Positiviste et libre penseur, il se range dans le camp des Dreyfusards au moment de l’Affaire et dévoile son attachement à la République ce qui pour l’époque et le milieu des officiers est encore assez peu répandu. Nommé général en 1893 autant pour ses qualités que ses appuis (camarade de promotion du Président Sadi Carnot), il commande l’École polytechnique puis est appelé par Waldeck Rousseau comme ministre de la guerre en 1900. Républicain convaincu, André cherche à promouvoir les officiers de même sensibilité politique que lui et cautionne plus ou moins clairement le système des fiches mis en place par le Grand Orient de France et l’un des officiers de son cabinet. Le fichage est révélé et déclenche un scandale politique qui l’oblige à démissionner après 4 ans passés au ministère. 

 18 mars 1915 : attaque navale des Dardanelles (détroit des Dardanelles) 

La flotte franco-britannique, commandée par l’amiral Guépratte et l’amiral de Robeck, bombarde les forts intérieurs du détroit des Dardanelles et est soumise à une riposte intense de l’artillerie germano-turque. Le cuirassé Bouvet, touché par une mine, coule en 50 secondes tuant 637 marins dont le commandant, le capitaine de vaisseau Rageot de La Touche. Les cuirassés L’irrésistible et L’Océan, coulent eux aussi après avoir heurté une mine mais leur équipage est sauvé. Voir la RHA n°79 et n°143 ou consulter le catalogue en ligne de la bibliothèque du SHD qui possède au moins 217 ouvrages traitant de cet épisode. 

 18 mars 1921 : assaut contre les marins révoltés de Kronstadt.  

Lassés par les violences de la Révolution communiste et surtout irrités de voir le pouvoir confisqué par Lénine, la garnison de Kronstadt se mutine. Les troupes de Trotsky, commissaire à la guerre et fondateur de l’Armée rouge, attaquent l’île de Kronstadt et exécutent 900 marins pendant que 9000 autres fuient vers la Finlande. 

 18 mars 1962 : signature des accords d’Évian.  

Louis Joxe (représentant la France) et Belkacem Krim (FLN) signent l’accord qui prévoit la reconnaissance de la souveraineté de l’Algérie, l’évacuation progressive du territoire par la France, une aide économique pour 3 années encore et un cessez le feu pour le lendemain. Le conflit est officiellement terminé mais sur le terrain des combats vont pourtant se poursuivre.  

 18 mars 1963 : le Balzac de Dassault passe du vol stationnaire à l’horizontal.  

Lors de son 17e vol, le prototype de Dassault réussit la transition entre le décollage vertical et le vol horizontal. 

 18 mars 1965 : première sortie dans l’espace.  

Le cosmonaute soviétique Alexei Leonov sort du vaisseau Voskhod 2 pendant 12 minutes. C’est ce même Leonov qui à bord de Soyouz 19 s’arrimera au vaisseau Apollo 18 en juillet 1975 lors de la première mission spatiale conjointe États-Unis-URSS.  




Chronique historique : 15 mars

15032019

15 mars – 60 : bataille de Magetobriga (Alsace).

Les riches terres de l’Alsace actuelle attirent les Germains qui passent le Rhin en – 72. Les tribus gauloises finissent par s’unir pour tenter de repousser les envahisseurs, mais sont vaincues et doivent se replier vers « l’intérieur ». César, nommé consul des Gaules en – 59, est appelé à l’aide par les Éduens. Après avoir tenté de négocier avec Arioviste, le chef des germains, César prend conscience du danger que représentent ces peuplades non seulement pour les Gaules mais aussi pour Rome et décide de régler le problème : la bataille de Ochsenfeld (- 58) boute les Germain sur la rive Est du Rhin.

15 mars – 44 : assassinat de Jules César (Rome).

Au pouvoir depuis cinq ans, César, en modernisant Rome, accroit son pouvoir et inquiète les sénateurs. Une soixantaine d’entre eux fomentent un complot et le tuent en réunion.

15 mars 1311 : bataille de Copais (Grèce).

À la suite d’un désaccord entre anciens alliés, la chevalerie franque du duché d’Athènes est sévèrement battue par la compagnie catalane, petite armée de mercenaires espagnols qui avait initialement vendu ses services à l’empire byzantin pour lutter contre les Turcs.

15 mars 1891 : première publication du Rôle social de l’officier

Lorsque l’article paraît dans La Revue des deux mondes, le retentissement est grand. Écrit sans signature pour ne pas mettre à mal le devoir de réserve, le texte est concis et clair, le style incisif. En cette fin de siècle, la description faite des travers de l’armée est sévère mais juste et se veut constructive. Elle n’est pas une lubie subite puisqu’elle s’appuie sur une observation du corps de troupe pendant près de vingt ans. Vite découvert, Lyautey est autant félicité que critiqué mais n’est pas inquiété outre mesure par sa hiérarchie. Les principes développés par Lyautey étaient déjà en partie connus et vont finir progressivement par être appliqués.

15 mars 1892 : naissance de Charles Nungesser (Paris).

Personnage hors normes dont la vie est un roman. As de l’aviation française pendant la Première Guerre mondiale avec 43 victoires homologuées. Il disparait avec François Coli le 8 mai 1927, au-dessus de l’Atlantique, lors d’une tentative de traversée Paris-New York sans escale à bord de L’Oiseau blanc. Durant la bataille de Verdun, il remporte 10 victoires en combat aérien.

15 mars 1916 : à la poursuite de Pancho Villa (Mexique).

Le président américain Woodrow Wilson ordonne au général Pershing une expédition punitive contre Pancho Villa dont les hommes viennent d’attaquer la ville américaine de Colombus (09/03/1916). Pershing franchit la frontière le 15 mars et cherche pendant près d’un an en territoire mexicain celui qu’on soupçonne d’être à la solde de Guillaume II pour semer des troubles sur la frontière américano mexicaine dans le but de faire diversion aux opérations européennes.  A noter que le futur général Patton et le futur général puis président Eisenhower participaient en tant que lieutenant à cette incursion mexicaine.

15 mars 1935 : le service militaire français passe de 1 à 2 ans.

Le contingent appelé sous les drapeaux est à l’époque fort de 230 000 hommes, cependant, le gouvernement français s’aperçoit, après une petite étude démographique, qu’il ne sera plus que de 118 000 hommes en 1936, avec l’arrivée des classes creuses (dues à la Première Guerre Mondiale).   Le lendemain, Adolf Hitler annonce le rétablissement du service militaire en Allemagne portant les effectifs de la Wehrmacht de 100 000 à 500 000 hommes.

15 mars 1939 : l’Allemagne envahit la Tchécoslovaquie.

Après l’annexion des Sudètes en 1938, le gouvernement tchécoslovaque a perdu toute crédibilité face aux volontés indépendantistes de ses minorités slovaque et ruthénienne. Le gain territorial allemand a aussi privé le pays de sa seule ligne de défense moderne, équivalente à la ligne Maginot. Le 14 mars Mgr Tiso proclame l’indépendance de la Slovaquie. Le lendemain, la Wehrmacht envahit la Bohême-Moravie violant ainsi les accords de Munich. L’Allemagne prend le contrôle des usines d’armement Skoda.

A noter que le parc allemand de chars moyens lors de la campagne de France était composé d’un tiers de chars d’origine tchécoslovaque (Panzer 35 et 38). CNE Jean-Baptiste P.

15 mars 1941 : opération Savannah (région de Vannes).

Pour la première fois, un commando de 5 Français (FFL) est parachuté en France. Commandé par le capitaine Bergé, l’objectif du commando lui a été dévoilé moins de 2 semaines auparavant : tendre une embuscade au personnel d’une escadrille spécialisée de la Luftwaffe qui conduit des bombardements de nuit sur Londres. Les services secrets anglais n’ayant personne pour cette mission se sont résignés à demander l’appui de la France Libre, à qui ils fournissent les moyens logistiques. Une fois sur place, le capitaine Bergé constate que les renseignements ayant provoqué la mission sont erronés, l’empêchant d’agir. Il décide de disperser ses hommes pour ramener un maximum de renseignements sur différents secteurs, en attendant de se faire exfiltrer comme prévu quinze jours après. Seuls deux commandos rejoignent Bergé sur le sous-marin venu les récupérer. Si la mission initiale n’a pas pu être réalisée, les renseignements ramenés par les 3 hommes s’avéreront d’une importance stratégique pour d’autres opérations. Savannah a aussi permis de valider le concept de telles incursions en territoire occupé, tout en renforçant la crédibilité de Forces Françaises Libres encore embryonnaires.  Une promotion de l’École militaire interarmes porte le nom de général Bergé (1998-2000).

15 mars 1954 : point de situation à Dien Bien Phu (Indochine – Tonkin).

« Au matin du 15 mars 1954, le réveil est difficile pour la garnison de Dîen Biên Phu : Gabrielle, aux termes d’une défense énergique qui a duré toute la nuit, tombe. La contre-attaque conduite à l’aube parle 5e bataillon parachutiste vietnamien (5e BPVN), largué la veille et engagé dans les pires conditions, appuyé de deux compagnies du 1er bataillon étranger parachutiste (1er BEP) et d’un peloton de M 24 Chaffee, s’est heurté à de forts éléments de l’armée populaire qui l’attendaient. Surtout, par suite d’incompréhensions et de mauvaises interprétations des ordres, la mission de reprendre Gabrielle s’est transformée en mission de recueil des derniers défenseurs… Avec la chute de Gabrielle, c’est l’une des pièces maîtresses du camp retranché qui s’évanouit : la protection de la piste d’aviation, élément clé du dispositif français, n’est plus assurée. Avant la bataille, l’organisation défensive de Diên Biên Phu reposait sur trois sous-secteurs comprenant au total 8 centres de résistance (CR) -auxquels des prénoms féminins avaient été donnés. Chaque CR était défendu par la valeur d’un bataillon et était divisé en points d’appui (PA) qu’une compagnie occupait. Au 15 mars, deux CR parmi les plus importants ont disparu. Par ailleurs, les deux bataillons de réserve générale (1er BEP et 8e Choc) chargés des contre-attaques ont été entamés et/ou sont dépensés dans des missions défensives.

A cette date, si le sort de la bataille n’est pas encore joué, les chances de succès français ont été considérablement réduites ». CDT Ivan Cadeau.




Chronique historique : 11 mars

11032019

11 mars 1387 : bataille de Castagnaro (Italie).

A l’époque où les villes italiennes s’affrontent via des troupes de condottiere, le seigneur de Padoue engage l’Anglais sir Hawkwood et son armée pour prendre Vérone. Hawkwood assiège la ville pendant deux mois mais manquant lui-même de vivres se replie vers Padoue qu’il ne peut atteindre, contraint par ses poursuivants véronais à livrer bataille. Professionnel expérimenté, l’anglais utilise le terrain : sa ligne de défense s’appui d’un côté sur une zone marécageuse, de l’autre côté sur un canal. De plus, il veille à se constituer une troupe de réserve. Au centre sa cavalerie met pied à terre car le terrain n’est pas propice au combat à cheval. Alors que les Véronais chargent son centre, il fait déborder ses archers qui franchissent discrètement le canal et prennent la cavalerie ennemie à revers, empêchée de prendre de l’élan sur un terrain très lourd. C’est à ce moment qu’il engage ses réserves et remporte la victoire.

11 mars 1794 : création de la future École Polytechnique.

Par un décret du Comité de salut public, la Commission des travaux publics est créée afin de servir de nouvelle école de cadres scientifiques. Naissance sous l’appellation d’école centrale des travaux publics. Le nom de « Polytechnique » ne verra le jour qu’un an plus tard.

11 mars 1862 : achat du territoire d’Obock (dans l’actuelle République de Djibouti).

Le ministre des Affaires étrangères de Napoléon III, Thouvenel, négocie et signe, à Paris, l’achat d’Obock et dépendances avec les envoyés du sultan de Tadjourah pour un montant de 10 000 Thalers (55 000 francs-or).

11 mars 1862 : acquisition du territoire d’Obock par la France (dans l’actuelle République de Djibouti).

Le Sultan de Tadjourah cède à la France par un traité signé à Paris « les ports, rade et mouillage d’Obock (…) avec la plaine qui s’étend depuis ras Ali au sud jusqu’à Ras Doumeira au nord ». Ce traité fait à la suite de l’arrestation des coupables présumés de l’assassinat de Henri Lambert et à l’envoi d’une délégation Afar à Paris pour demander la protection de la France. En effet, ce commerçant réunionnais et agent consulaire de France à Aden fut assassiné sur l’île Musha dans le Golf de Tadjourah le 4 juin 1859, probablement sur ordre des britanniques qui craignent une implantation française dans la région. Cependant le lieu ne fait l’objet d’aucune occupation pendant presque 20 ans. Par ce traité est créé le territoire d’Obock qui deviendra Côte française des Somalis en 1896 puis territoire français des Afars et des Issas en 1967 avant de devenir en 1977 à l’indépendance de ce territoire d’outre-mer, la République de Djibouti. Le 5e RIMa assure à partir de 1890 la relève du poste d’Obock, faisant ainsi du 5e RIAOM le régiment de tradition de Djibouti.

CNE Christophe I.

11 mars 1882 : Qu’est-ce qu’une Nation ? (La Sorbonne).

Ernest Renan prononce pour la première fois cette célèbre démonstration : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. [...] Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment de sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé, elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existence d’une nation est un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie.

11 mars 1912 : première revue aérienne militaire (Vincennes).

Le président de la République passe en revue les troupes de la garnison de Paris sur le polygone de Vincennes où pour la première fois a lieu une revue aérienne militaire.

11 mars 1916 : tentative de reprise de Cumières (Verdun).

Sous la neige, une puissante contre-attaque française échoue devant les lignes de la division Guretsky.

11 mars 1917 : entrée des Britanniques à Bagdad (actuel Irak).

50 000 soldats britanniques entrent dans Bagdad que les Turcs ont désertée. Cette victoire lave en partie l’affront de la cuisante défaite de Kout El Amara. La division Townshend avait en effet dû s’enfermer dans la forteresse de Kout El Amara pendant 5 mois pour finalement se rendre le 29 avril 1916.

11 mars 1943 : l’Aconit coule deux U-Boot (Atlantique Nord).

La corvette des Forces navales françaises libres, commandée par le lieutenant de vaisseau Levasseur, coule en moins de 5 heures les sous-marins allemands U 444 et U432. Le premier est canonné, le second éperonné. Levasseur est fait Compagnon de la Libération le 19 avril 1943. Une frégate de type La Fayette porte aujourd’hui ce nom, la F713 Aconit. Levasseur meurt accidentellement le 15 avril 1947 sur le site du « 2è Massif » de la Commission de Gâvre (Morbihan), lors d’une démonstration pyrotechnique pour des élèves de la Jeanne d’Arc alors qu’il est directeur des études de l’école d’application des enseignes de vaisseaux.

11 mars 1963 : exécution de Bastien-Thiry (Fort d’Ivry).

Responsable de plusieurs tentatives d’assassinat contre le général de Gaulle, ce polytechnicien, ingénieur de l’armement pour l’armée de l’air est fusillé une semaine après son procès.

11 mars 2004 : attentats de Madrid (Espagne).

Dans plusieurs gares de Madrid explosent 10 bombes à peu près au même moment, tuant 191 personnes. L’attentat survient 3 jours avant les élections espagnoles. Après avoir suspecté l’ETA, la justice espagnole attribue la responsabilité à une mouvance islamiste marocaine.

11 mars 2009 : annonce de la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’Otan.

Le Président de la République annonce lors d’un discours à l’École Militaire (Paris) que la France réintégrera la structure militaire intégrée de l’OTAN. La France en était sortie en 1966, à la suite d’une décision du général de Gaulle.

11 mars 2011 : tsunami japonais sur la centrale nucléaire de Fukushima (Japon)

11 mars 2012 : début d’une série d’attentats toulousains.

Mohamed Merah tue un sous-officier de la brigade parachutiste. Le 15, il abat 3 autres parachutistes. Le 19, il s’en prend à une école et tue 3 enfants et un adulte. Il est tué le 22 mars dans l’assaut de son appartement par le RAID.




Chronique historique : 2 mars

4032019

2 mars 1698 : découverte de l’embouchure du Mississipi (actuels États-Unis).  

Le capitaine de frégate Pierre Lemoyne d’Iberville remonte l’embouchure du fleuve et établit un fort à Biloxi où s’installe une petite garnison.  En explorant le fleuve, il rencontre des Indiens qui délimitent leur territoire avec des poteaux peints en rouge… Il nomme cette région « Bâton Rouge ». Cavelier de la Salle avait déjà découvert l’embouchure du Mississipi en 1682. 

 2 mars 1476 : les Suisses battent les Bourguignons à Grandson (Suisse).  

Le turbulent État bourguignon, dirigé par Charles le Téméraire, est pris entre le Royaume de France de Louis XI et l’Empire romain germanique. Pour s’imposer face à ce vassal trop puissant, Louis XI dresse les cantons suisses contre la Bourgogne. Le Téméraire intervient alors dans les Cantons suisses avec 20 000 hommes et grâce à son artillerie prend les châteaux de Vaumarcus et Grandson. Maladroitement, il laisse massacrer les prisonniers suisses de Grandson. Environ 400 soldats de la garnison sont pendus ou noyés en dehors de toute bataille ! 

La nouvelle se répand et crée un choc psychologique permettant aux 8 cantons suisses de s’unir et d’attaquer avec 18 000 hommes. Le Téméraire commet deux nouvelles erreurs : tout d’abord, il quitte Grandson et butte avec ses éléments de tête sur l’avant-garde ennemie en terrain peu propice. Ses cavaliers équipés de lance (4 mètres) ne parviennent pas à disloquer les carrés de piquiers suisses (piques de 6 mètres). Voulant rompre l’imbrication et attirer les piquiers sur un terrain que son artillerie peut atteindre, il fait manœuvrer en arrière ses troupes mais son ordre est mal compris d’autant plus qu’il le donne au moment où le gros des troupes suisses apparaît. Les Bourguignons cèdent à la panique et s’enfuient laissant 300 des leurs sur le champ de bataille. 

 2 mars 1793 : début de l’insurrection vendéenne (Cholet).  

Refusant la levée en masse décrétée par la Convention quelques jours plus tôt (cf. 23 février), des habitants de Cholet s’en prennent aux gardes ayant apporté les décrets parisiens et déclenchent un tumulte qui va se transformer les jours suivants en véritable soulèvement populaire dans le Grand Ouest. 

 2 mars 1793 : la principauté de Salm-Salm devient française (Vosges).  

Principauté entièrement souveraine durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Située à l’ouest de l’Alsace, entre Schirmeck et Senones, sa capitale, elle est rattachée à la France à la demande de la population contrainte par un blocus économique…français.  Le prince de Salm possédait à Paris un hôtel particulier qui abrite aujourd’hui le musée de la Légion d’honneur. 

 2 mars 1916 : le capitaine de Gaulle est fait prisonnier (Verdun).  

En tentant de repousser une attaque allemande sur le fort de Douaumont avec sa compagnie, de Gaulle est blessé à la cuisse.  C’est sa troisième blessure depuis 1914. Il est porté disparu et cité à l’ordre de l’armée par Pétain.  De Gaulle passera le reste de la guerre en captivité malgré 5 tentatives d’évasion. 

 2 mars 1941 : serment de Koufra (Libye).  

La colonne Leclerc prend aux Italiens l’oasis de Koufra. Leclerc fait le serment de ne déposer les armes qu’une fois le drapeau français flottant sur les cathédrales de Metz et Strasbourg.  

 2 mars 1943 : bataille de la mer de Bismarck (Pacifique Sud).  

Un important convoi de troupes japonaises est coulé par l’aviation américano-australienne. Les Japonais perdent près de 3000 soldats en une seule bataille pour avoir voulu transférer des forces en Nouvelle-Guinée à la suite de la défaite de Guadalcanal. 

2 mars 1969 : premier vol d’essai du Concorde (Toulouse).  

Construit en association par Sud-Aviation (future Aérospatiale) et British Aircraft Corporation (future British aerospace), il sera le seul avion de ligne supersonique de transport de voyageurs sans compter le malheureux Tupolev TU-144.  

 2 mars 1983 : transfert des restes de Doudart de Lagrée.  

Les autorités vietnamiennes remettent au consul général de France à Hô Chi Minh-ville une urne contenant les cendres du capitaine de frégate Doudart de Lagrée.  L’urne est embarquée à Singapour sur l’aviso-escorteur Doudart de Lagrée puis transportée à Saint-Vincent-de-Mercuze (Isère), village natal du marin explorateur. 







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