Chronique historique : 21 octobre

21102019

L’un des plus grands navigateurs français. « … modèle des chefs audacieux au coup d’œil infaillible et à l’habileté manœuvrière jamais en défaut » (E. Taillemite).

21 octobre 1790 : les trois couleurs remplacent le blanc (Assemblée – Paris).

 Sur proposition de Jacques François de Menou, défendue par Mirabeau, le drapeau blanc est remplacé par le drapeau tricolore et l’on substitue au cri de « Vive le roi », celui de « Vive la Nation, la loi et le roi ».

21 octobre 1798 : révolte du Caire (Égypte).

Les 38 000 hommes de Bonaparte ont débarqué à Alexandrie le 1er juillet et conquis tous les centres névralgiques d’Égypte en infligeant une lourde défaite à la légendaire cavalerie des mamelouks (bataille des Pyramides-21/07). La révolte est d’autant plus inattendue que rien ne l’annonçait : le général Dupuy commandant la place du Caire est assassiné ainsi que bon nombre d’Européens. Bonaparte réplique immédiatement et fait détruire la mosquée d’où est partie le mouvement et où se retranchent les insurgés.

21 octobre 1805 : défaite française de Trafalgar (eaux espagnoles).

La flotte franco-espagnole commandée par l’amiral de Villeneuve (40 bateaux) jusque-là enfermée dans Cadix par la flotte de Nelson, profite d’une temporaire supériorité numérique pour sortir de la rade et forcer le blocus à la hauteur du cap Trafalgar.

Nelson innove les tactiques de guerre navale en attaquant l’unique colonne franco-espagnole au moyen de deux colonnes perpendiculaires qui coupent la ligne en son centre. Perdant toute cohésion, les navires alliés sont réduits les uns après les autres. Avec 4 000 marins français et 1 500 espagnols tués, les alliés ont dix fois plus de pertes que les Anglais, qui ne perdent aucun navire tandis que seuls 5 vaisseaux français et autant d’espagnols échappent au carnage. Seule clarté dans cette journée, où Napoléon perd définitivement toute chance de disposer d’une suprématie locale sur mer, la mort de l’amiral anglais.

Déjà rendu borgne à Calvi en 1793 et manchot à Tenerif en 1797, Nelson est victime du tir d’un français posté dans les hunes du vaisseau Le Redoutable. L’amiral Villeneuve se suicide en avril 1806, accablé par les reproches de Napoléon.

21 octobre 1870 : première bataille de Buzenval.

Alors que le siège de Paris continue, les troupes françaises tentent une percée et atteignent Saint-Cucufa et La Malmaison. Les Prussiens, bousculés, envisagent déjà le retrait de leur état-major de Versailles lorsque leur contre-offensive parvient à faire reculer les troupes de la défense nationale qui sonnent la retraite. Le lendemain 22 octobre, les habitants du village de Buzenval seront mis à l’amende, 18 d’entre-deux seront traduits en conseil de guerre pour avoir aidé les troupes françaises, 2 seront déportés en Allemagne et 3 autres seront fusillés devant les habitants.

21 octobre 1899 : lancement du sous-marin le Narval (Cherbourg). 

Submersible français de 117 tonnes conçu par l’ingénieur du génie maritime Laubeuf. Propulsé par une machine à vapeur de 250 chevaux, il est doté d’un moteur électrique alimenté par des accumulateurs rechargeables en surface ce qui lui donne une certaine autonomie en plongée. C’est une première mondiale.

21 octobre 1967 : marche sur le Pentagone (Washington).

Plus de 100 000 manifestants protestent contre la guerre que mènent les États-Unis au Vietnam et demandent le retrait des Boys. En 1967 les américains perdent deux fois plus d’hommes qu’en 1966 (passage de 6000 à 11000 morts/an). L’effectif total est de 485 000 américains déployés au Vietnam.  La contestation progresse et rassemble de plus en plus de notabilités (Jane Fonda, Noam Chomsky,…).

21 octobre 1998 : la 174e promotion de l’ENSOA reçoit le nom de SCH Jean Jestin.

Jestin (né en 1920) rejoint Londres le 19 juin 1940 après avoir entendu l’appel de de Gaulle. Il participe à toutes les campagnes de la France libre, depuis le Cameroun jusqu’à Toulon en passant par El Alamein et le mont Majo. Sur les pentes du mont Coudon (Toulon), le 20 août 1944, il est blessé pour la troisième fois depuis son engagement. Il confie le commandement de sa section à son adjoint et tente de rejoindre seul le poste de secours. Un soldat allemand isolé l’abat. Le chef Jestin est titulaire de la médaille militaire, de la légion d’honneur et est compagnon de la libération. Il est enterré à Brest.

 




Chronique historique : 19 novembre

21102019

19 octobre 202 (avant Jésus Christ) : bataille de Zama (Tunisie).

Les 50 000 soldats d’Hannibal (général carthaginois) sont vaincus lors de la deuxième guerre punique par Scipion l’Africain (général romain) et ses 40 000 romains. Hannibal avait prévu de percer et désorganiser les lignes romaines avec ses 80 éléphants de combat mais Scipion créé des couloirs dans ses défenses où passent naturellement les pachydermes qui se font attaquer sur les flancs. Certains, apeurés rebroussent chemin et sèment la panique dans leurs propres rangs. Les  2e et 3e lignes romaines prennent à revers les Carthaginois occupés par la 1re ligne romaine. Une explication supplémentaire pour la défaite : la trahison de Massinissa, commandant la cavalerie Numide.

Le bilan est lourd : 20 000 soldats carthaginois périssent contre 1500 Romains. Cette bataille affaiblira définitivement Carthage qui 53 ans plus tard, lors de la troisième guerre punique, sera à nouveau vaincue par Rome après un siège de 3 ans.

19 octobre 1781 : victoire de Yorktown (Guerre d’indépendance américaine).

Fin août, en provenance des Antilles, l’amiral de Grasse entre dans la baie de la Chesapeake (Virginie) avec 3 000 hommes. L’armée de Washington fait sa jonction avec les Français le 26 septembre, interdisant à l’armée de lord Cornwallis installée à Yorktown l’accès à la mer. Les alliés alignent 15 000 hommes dont 6 000 Français commandés par Rochambeau. Ces derniers, formés aux combats des théâtres d’opération européens, maîtrisent la guerre de siège. Cette expérience militaire devait s’avérer décisive pour prendre la place, alors que Cornwallis peine à communiquer avec son supérieur Clinton, qui continue de penser que l’objectif réel des alliés est New York. Les forces de Washington et de Rochambeau se rapprochent de Yorktown, tandis que Cornwallis replie les siennes, soumises à des tirs d’artillerie de plus en plus rapprochés. Isolés, les Britanniques tentent de vaines sorties.

Sans espoir d’être secouru, Cornwallis capitule avec les honneurs de la guerre le 19 octobre 1781.

La Fayette écrit à Vergennes, ministre des Affaires étrangères de Louis XVI : « La pièce est jouée, monsieur le comte, et le cinquième acte vient de finir. » De fait, la prise de Yorktown précipite la fin des opérations militaires ».

19 octobre 1813 : fin de la bataille de Leipzig (Allemagne).

Même si les Alliés de la  6e coalition déplorent plus de pertes que la Grande Armée (environ 60 000 contre 50 000) à l’issue de ce que l’on appelle aussi, la bataille des Nations, celle-ci sanctionne l’incapacité de Napoléon à vaincre de manière nette l’ensemble de l’Europe liguée contre lui. C’est lors de cet affrontement que meurt le maréchal Poniatowski : resté face à l’ennemi pour couvrir la retraite de Napoléon, il est pris au piège lorsque les sapeurs français font sauter, trop tôt, le seul pont sur la rivière Helster.

Blessé à trois reprises lors des combats, il tente néanmoins de franchir à la nage le cours d’eau mais meurt noyé, pendant que 12 000 de ses hommes sont faits prisonniers.  Jozef Antoni Poniatowski est l’un des rares généraux étrangers (Polonais) à avoir été élevé à cette dignité. Il a son nom sous l’arc de triomphe.

19 octobre 1911 : mort de Burton Ely.

Eugene Burton Ely est le pionnier de l’aéronavale puisqu’il a réussi les premiers décollage (Nov 1910) et appontage (Janv 1911) depuis un navire. (Cf. Chronique 18 janvier).

19 octobre 1917 : début de la guerre électronique (Paris).

Après avoir constaté que les raids de zeppelins allemands (équipés de goniomètres) utilisent pour se diriger le signal TSF émis par la Tour Eiffel, le colonel Férié lancent des contre-mesures. Le signal que reçoivent dorénavant les dirigeables, leur indique un émetteur de la station T.S.F. de Lyon La Doua au lieu de Paris.

Le 19 octobre, l’un des derniers raids de dirigeables allemands (11 zeppelins) ayant Londres pour cible se solde par la perte des 2/3 des aéronefs lors de leur voyage retour. Seuls 3 appareils réussissent à rallier l’Allemagne après avoir fait un très grand détour par le Sud de la France. La guerre électronique est née.

19 octobre 1952 : Bigeard se replie (Rivière noire).

Le 6e BPC (chef de bataillon Bigeard) atteint la Rivière Noire avec tous ses blessés, après 60 km parcourus en 2 jours sous le harcèlement ennemi.

Parachuté le 17 octobre près de Tu lé pour faciliter le repli des postes de Muong Chen, Gia Hoï et Nghia Lo situés à l’Est de cette rivière, il a efficacement résisté aux attaques de la division 308 avant de se replier sur ordres. Bien qu’attendu au col de Tu Lé par des éléments ennemis de la division 312, il réussit à passer grace à ses deux compagnies d’arrière-garde qui finissent par être ont été submergées.

L’Adjudant Peyrol, chef du poste de Muong Chen appuyé par deux cadres français, le sergent Cheron et le marsouin Destournel et 43 partisans thaïs, tiendra 3 heures de plus pour couvrir le repli du 6ème BPC. Il n’atteindra la Rivière Noire, avec 16 survivants, que le 6 novembre. après avoir parcouru plus de 200 km dans la jungle.

19 octobre 1984 : assassinat du père Jerzy Popieluszko (Varsovie – Pologne).

Vicaire d’une paroisse de la capitale polonaise, Son corps sera retrouvé mutilé dans la Vistule le 30 octobre. Aumônier du syndicat Solidarnosc, ses homélies sont très suivies et indisposent les dirigeants communistes qui le font arrêter après maintes intimidations et tentatives d’assassinats.




Chronique historique : 17 octobre

17102019

17 octobre 1748 : échec du siège britannique de Pondichéry (Inde).
Les habitants de la ville de Pondichéry et les français œuvrant au profit du comptoir de la compagnie des Indes, dirigé par l’administrateur de la colonie aux Indes, Joseph François Dupleix,  repoussent l’armée britannique, emmenée par Boscawen, après 58 jours de siège. Une victoire en vain car, 13 ans plus tard, faute d’avoir suffisamment soutenu Dupleix, Louis XV abandonne le comptoir au profit de l’Angleterre… France et Angleterre se disputent le comptoir jusqu’en 1816, date à laquelle Pondichéry redevient française pour le rester jusqu’en 1962 (en fait 1956 mais ratification en 1962), année de sa cession à l’Inde.

17 octobre 1777 : bataille de Saratoga (États-Unis – État de New-York).
Le général anglais Burgoyne se rend avec ses 5000 hommes au général Gates commandant quelques 20 000 insurgents américains. Cette défaite anglaise est le tournant de la guerre d’indépendance et incite le roi de France à apporter son aide aux indépendantistes américains.

17 octobre 1781 : bataille de Yorktown (États-Unis – Virginie).
Le comte de Rochambeau et Georges Washington unissent leurs efforts pour l’ultime assaut des dernières redoutes anglaises de Yorktown.

17 octobre 1793 : défaite vendéenne de Cholet.
L’armée catholique vendéenne est battue dans le combat le plus important de la guerre. ttps://www.herodote.net/17_octobre_1793-evenement-17931017.php

17 octobre 1806 : combat du pont de Halle.
La division Dupont, réduite au 32e de ligne et à un bataillon du 9e, bat le corps de réserve prussien fort de 20 000 hommes, et s’empare du pont de Halle, prenant 5000 prisonniers, 4 drapeaux et 30 canons.

17 octobre 1893 : mort de Patrice de Mac Mahon (château de la Forêt, commune de Montcresson – Loiret).
Mac Mahon meurt à l’âge de 85 ans et est inhumé en la cathédrale St-Louis des Invalides. Il était comte de Mac Mahon, maréchal de France, duc de Magenta, ancien gouverneur général de l’Algérie et ancien Président de la République française. Par la loi de 1874, il a créé les écoles militaires préparatoires à l’origine des lycées de la Défense et a donné son nom à la corniche de l’EMP d’Autun, située proche de Sully-St-Léger son lieu de naissance.

17 octobre 1961 : manifestation parisienne tragique.
La guerre d’Algérie se traduit en France par de nombreux attentats et meurtres de policiers commis par le FLN. La FPA (force de police auxiliaire) pratique en retour une répression particulièrement dure à l’encontre de la communauté algérienne en France. Constituée d’Algériens formés au combat urbain et anti-terroriste, la FPA est issue de l’armée et a été utilisée durant la bataille d’Alger.
Les dirigeants du FLN poussent, le 17 octobre, la communauté algérienne à manifester alors que le préfet de Paris, Maurice Papon, ayant reçu des ordres du gouvernement, interdit la manifestation et »couvre» moralement et par avance les policiers chargés de la réprimer. Selon les sources, entre 7 et 300 manifestants sont tués. Ces chiffres font toujours débat




Chronique historique : 14 octobre

15102019

14 octobre 1066 : bataille d’Hastings (Angleterre).

Guillaume, duc de Normandie a débarqué depuis deux semaines dans le Sussex et a fait construire une place forte dans l’urgence afin d’attendre le retour du roi Saxon Harold. Ce dernier vient d’écraser les forces Viking (roi norvégien Harald) débarquées dans le Nord de l’Angleterre à hauteur de York. Fatigués, par l’aller-retour qu’imposent ces deux débarquements, les 7500 combattants Saxons surprennent par leur bonne tenue dans le début du combat qui s’engage. Les 7000 Normands sont presque vaincus en fin de matinée. La rumeur de la mort du duc de Normandie se propage dans les rangs et terrasse psychologiquement les envahisseurs. Guillaume se place alors sur le devant des troupes pour se faire reconnaitre et conduit un nouvel assaut. Cependant, c’est l’action « commando » de quatre de ses chevaliers contre Harold (roi saxon) qui est décisive : ayant percé intentionnellement la ligne de défense juste devant lui, ils le tuent et provoquent la débandade saxonne. Guillaume est couronné roi d’Angleterre en décembre.

 14 octobre 1543 : Barberousse hiverne à Toulon avec sa flotte.

 À la suite de l’accord passé entre Soliman et François Ier, le corsaire musulman passe l’hiver à Toulon d’où la population a été évacuée … et la cathédrale transformée en mosquée. Cette alliance de revers connue sous le nom de Capitulations (signature entre 1528 et 1536) vise  à affaiblir la maison d’Autriche et instaure dans les faits, la vocation de la France à protéger les chrétiens d’Orient.

14 octobre 1702 : victoire de Friedlingen (Allemagne).

Le duc de Villars bat les Impériaux du prince de Bade et gagne ainsi son bâton de maréchal.

14 octobre 1806 : victoires d’Iéna et Auerstadt (Allemagne).

Napoléon à Iéna et Davout à Auerstadt anéantissent la réputation de l’armée prussienne mise en déroute. Murat s’illustre en rattrapant à Weimar l’artillerie et la logistique prussienne en fuite. La reine Louise de Prusse, »âme damnée» de la guerre, parvient toutefois à s’enfuir par une porte de la ville alors même que les Français entrent par l’autre. Cette double victoire ouvre la route de Berlin. Clausewitz quant à lui est fait prisonnier à Auerstadt.

14 octobre 1918 : Adolphe Hitler est blessé (Ypres – Belgique).

Affecté au 16e régiment d’infanterie bavarois, le caporal Hitler est blessé au front pour la deuxième fois. Une attaque britannique au gaz moutarde sur le saillant d’Ypres le rend momentanément aveugle. Il est évacué sur un hôpital en Poméranie où il apprendra la capitulation allemande.

14 octobre 1939 : le cuirassé Royal Oak est coulé à l’ancre par un sous-marin allemand dans Scapa Flow (iles Orcades – Ecosse). 

L’amiral Donitz commandant la flotte allemande veut frapper fort dès l’entrée en guerre et ordonne une opération spectaculaire contre la base britannique. L’U47 du commandant Prien parvient à pénétrer de nuit dans Scapa Flow malgré les courants très forts et les obstacles destinés à la protéger des attaques de sous-marins. Curieusement, l’explosion de la première torpille n’alerte pas les britanniques qui pensent plutôt à un accident. Ce n’est que 10 minutes plus tard, lors de la seconde salve que la chasse au sous-marin est lancée. Prien parvient à s’échapper. Churchill dans ses mémoires de guerre lui rend hommage, considérant que l’attaque est un fait d’armes de l’ennemi. Churchill était à ce moment ministre de la marine et venait d’inspecter les défenses de Scapa Flows…

14 octobre 1944 : suicide de Rommel (Herrlingen – Allemagne).

 Le maréchal Erwin Rommel se suicide sur ordre de Hitler qui lui tient rigueur de liens entretenus avec les officiers ayant attenté à sa vie. En contrepartie, sa réputation et sa famille sont préservées. Il a même droit à des funérailles nationales, le décès étant présenté comme la conséquence d’une embolie pulmonaire.

14 octobre 1947 : passage du mur du son (États-Unis).

Charles Yeager à bord de son Bell X-1 dépasse la vitesse de 1 200 km/h soit environ 340 m/s

14 octobre 1962 : découverte de rampes de missiles à Cuba.

Un avion espion U2 américain repère 36 missiles SS-4 capables chacun de délivrer 1 mégatonne à 2000 km. Les États-Unis sont à portée de tir nucléaire des soviétiques en quelques minutes.

 




Chronique historique : 11 octobre

15102019

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas. Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas. Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1899 : début de la deuxième guerre des Boers (Afrique du Sud).

Les Boers (paysans en Hollandais) qui ont été rejetés vers le nord-est de l’Afrique du Sud par les Britanniques, se sont constitués en États indépendants (le Natal et l’État d’Orange) et luttent à la fois contre les Zoulous et l’expansionnisme des colons britanniques attirés par l’or fraîchement découvert au Transvaal. Très attachés à leur culture, ceux que l’on finira par appeler les Afrikaners (environ 25 000 combattants), mènent pendant trois ans une guérilla particulièrement éprouvante pour les armées britanniques (près de 500 000 soldats!). Les Afrikaners montent des actions commando (le terme vient de leur langue), sont camouflés alors que les troupes impériales sont de rouge vêtues, mais doivent finalement se rendre. Lord Kitchener (Cf. Fachoda) obtient leur reddition en 1902 après avoir quadrillé le territoire afin de priver les insurgés du soutien de la population (rassemblée dans des camps où sévissent maladies et famine).

11 octobre 1939 : Roosevelt reçoit la lettre Einstein-Szilard (Washington).

Le 2 août, les physiciens hongrois Szilard, Teller et Wigner décident d’alerter les États-Unis sur la possible utilisation de la fission nucléaire par les nazis. Ils préviennent ainsi les États-Unis sur les récentes avancées scientifiques pouvant créer des bombes d’un nouveau type et extrêmement puissantes. Ils recommandent même d’accélérer le travail expérimental. Ces physiciens demandent à Einstein de bien vouloir signer la lettre afin d’avoir plus de poids auprès du président américain. La lettre arrive tardivement à destination compte tenu du début des combats (Pologne) et est à l’origine du projet Manhattan.

11 octobre 1951 : victoire de Crève-cœur (Corée).

La conquête de la ligne de crête « Bloody ridge » permettant le contrôle du massif de Hwachon débute le 13 septembre avec la 2e DI américaine à laquelle appartient le bataillon français (BF/ONU). La position est fermement tenue par les Sino-coréens car donne accès au réservoir hydro-électrique de Séoul. Les pertes franco-américaines sont très élevées (597 morts dont 60 français) durant les 4 semaines d’assaut. C’est le bataillon français qui conquiert la crête dans la nuit du 11 au 12, après avoir utilisé tout le registre connu (de la baïonnette au canon sans recul en passant par le lance-flamme).  Les préparations d’artillerie ont été si intenses du fait de l’excellence des fortifications ennemies que le général Monclar, ancien de la guerre 14-18, a déclaré aux survivants du bataillon, »Vous pourrez dire à vos anciens que vous avez vécu quelque chose qui ressemble à Verdun».

Pour approfondir lire l’ouvrage d’Ivan Cadeau (La guerre de Corée – 1950-1953) et Monclar, le Bayard du 20ème siècle, livre écrit par Fabienne Monclar (fille du général).

11 octobre 1958 : lancement de Pioneer 1.

Deux mois après l’échec de Pioneer 0, un lanceur Thor-Able propulse une nouvelle sonde de 38 kg en direction de la Lune. Elle retombe sur Terre deux jours plus tard mais la NASA se console puisque la sonde rapporte tout de même des données sur la ceinture de radiations de Van Allen, découverte au début de la même année par les missions Explorer.

11 octobre 1970 : embuscade de Bedo (Tchad).

La Compagnie Parachutiste d’infanterie de Marine du 6e RIAOM ayant reçu la mission de contrôler la ligne des palmeraies située au Nord-ouest de Faya-Largeau. Se déplace entre Gouro et Kirdimi lorsqu’elle tombe dans une embuscade. Le commando du lieutenant Neau perd 11 tués et 16 blessés. Le SCH Dimitri Voronine est atteint d’une balle en plein cœur en se lançant à l’assaut des rebelles. Agé de 24 ans, il s’était engagé au 1er RPIMa à 19 ans, dès la fin de ses études secondaires. Il s’y était distingué d’emblée par sa vivacité d’esprit, sa générosité et ses indéniables qualités de chef.

La 169e promotion de l’ENSOA (1998) porte son nom.

11 octobre 2013 : l’OIAC lauréate du Nobel de la paix (Oslo).

Méconnue du grand public, l’organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques supervise depuis 1997 la destruction des armes chimiques déclarées par les pays signataires et l’arrêt des installations de production.




Chronique historique : 1 octobre

1102019
1er   octobre 331 avant JC : Alexandre le grand bat Darius à Gaugameles (près de   Mossoul – Irak).

 Voulant stopper   l’avancée du jeune (25 ans)  roi macédonien sur ses terres, le Perse Darius   III réunit une armée de 300 000 hommes sur un terrain plat convenant à ses   éléphants de combat et ses chars à faux.

Renseigné, Alexandre   accepte le combat contre l’avis de ses conseillers alors que son armée est nettement   moins nombreuse (45 000 hommes).

Tactique inhabituelle   pour l’époque, Alexandre n’aligne pas ses troupes sur une seule ligne de   front : il incite les Perses à s’engager dans son centre en retrait, créant   des nasses qui se referment sur les vagues d’assaillants. De plus, lorsque   ses flancs sont attaqués, il rompt le combat pour obliger Darius à étendre   son dispositif.  Darius est contraint de détacher des troupes qui le   protégeaient et créée la brèche qu’Alexandre attendait afin de le combattre   personnellement.

Darius s’enfuit   laissant son armée sans commandement alors que son aile droite enfonçait un   des flancs macédoniens. Alexandre abandonne l’idée du duel pour prendre à   revers les Perses qui démoralisés (bien que plus nombreux) se rendent.

Gaugameles est une   bataille singulière puisque elle a rassemblé plus de 350 000 combattants   malgré la logistique sommaire de l’Antiquité. Les Macédoniens, numériquement   plus faibles, l’emportent grâce à l’innovation tactique d’Alexandre. Après   cette bataille, il est couronné roi d’Asie et est le premier à unir l’Orient   à l’Occident. Les Perses perdent 50 000 hommes. Les Macédoniens 5000.

1er octobre 1830 : création du corps des Zouaves (Algérie).

Le général Clausel crée ce corps issu d’un recrutement mixte qui dure jusqu’en 1962. Les Zouaves ont eu une “deuxième vie” de 1982 à 2006 au CEC de Givet. Le terme Zouave vient du nom d’une tribu kabyle, les Zwava

1er octobre 1914 : circulaire Millerand.

La circulaire appelle au respect de la liberté de conscience pour tous les blessés dans les hôpitaux militaires. Chaque culte peut pénétrer les enceintes militaires sans faire de prosélytisme. La loi de séparation de l’Eglise et de l’État (1905) n’est en effet pas très vieille et a laissé quelques cicatrices.

1er   octobre 1966 : refondation du Règlement de discipline générale dans les   armées.

Par décret, le   règlement en vigueur depuis 1933 est abrogé. Ce dernier énonçait la formule   restée fameuse : « La discipline faisant la force principale des armées, il   importe que tout supérieur obtienne de ses subordonnés une obéissance entière   et une soumission de tous les instants, que les ordres soient exécutés sans   hésitation ni murmure… ».

La refonte de 1966   constitue un événement considérable : le nouveau Règlement stipule bien   toujours que « La discipline fait la force principale des armées » mais on y   lit aussi et surtout : « L’obéissance (…) procède de la soumission à la loi.   (…) Le devoir d’obéissance ne dégage jamais le subordonné des responsabilités   qui lui incombent au regard de la loi ».  Il énumère par ailleurs  «  les   actes qu’il est interdit au chef d’ordonner et dont l’exécution engagerait la   responsabilité pénale des subordonnés». Ainsi est introduit le droit et même   le devoir de désobéissance du militaire en certaines situations, repris   ensuite dans le statut général des militaires, et ce jusqu’à nos jours.

Ces dispositions,   particulièrement révélatrices de la problématique éthique dans l’usage de la   force, restent d’une totale actualité. Le général F. Gambiez, ancien   commandant du bataillon de choc pour la libération de la Corse et le   débarquement en Provence, commandant en chef en Algérie en 1961, présidait la   commission de refonte. Dans sa pr

1er octobre 1985 : raid israélien sur le QG palestinien de Tunis (Tunisie).

Pour sanctionner des attentats commis durant l’été contre des Israéliens, Shimon Peres ordonne l’opération Jambe de bois : 10 appareils F15 Eagle ravitaillés par 2 Boeing 707 traversent la Méditerranée (4600 km aller-retour) afin de détruire le quartier général de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Ne rencontrant aucune résistance, les avions détruisent le bâtiment palestinien et tuent 68 personnes.ésentation du nouveau règlement, il écrivait   : « Il fallait doter notre armée d’une éthique à la mesure du siècle…   « . » GA J-R Bachelet.

 

 




Chronique historique : 29 septembre

30092019

29 septembre : Saint Michel, patron des Parachutistes français (la maison mère pour l’armée de Terre est l’École des troupes aéroportées à Pau).

Saint Gabriel, patron des Transmetteurs (la maison mère pour l’interarmées est l’École des Transmissions à Cesson-Sévigné). Il est aussi le patron des diplomates.

Saint Raphael, patron des unités du Renseignement (la maison mère pour l’armée de Terre est le COMRENS à Strasbourg).

29 septembre 1833 : bataille de Bougie (Algérie – actuelle Bejaïa).

La division navale du capitaine de frégate Parseval-Dechènes à bord de la frégate Victoire met à terre le corps expéditionnaire du général Trezel (2000 hommes) et sous la protection de son artillerie navale lui permet de s’emparer de la ville au bout de 2 jours de combats. Le port de la ville est l’un des meilleurs mouillages de la côte.

29 septembre 1898 : capture de Samory Touré par le capitaine Gouraud (Guelemou – actuelle Côte d’Ivoire).

Avec seulement une dizaine d’hommes et sans combat, le futur général Henri Gouraud capture Samory Touré, aussi appelé « Almamy ». Ce mot est une corruption de l’arabe Amir Al Muminim et signifie que Samory est devenu un chef religieux après avoir été un chef militaire. Il prend ce titre en  juillet 1884 en l’empruntant à la tradition des souverains du Fouta-Dyalon. Samory contrôlait depuis 1880 tout le Haut-Niger avec son armée de 50 000 soldats aguerris. Gouraud met ainsi fin à une rébellion armée qui durait depuis 1891 et avait infligé plusieurs revers aux troupes françaises.

Cet événement connait un retentissement très important en France en réaction au développement de la crise de Fachoda (Soudan) qui voit la France céder face au Royaume-Uni. L’exploit de Gouraud permet de redorer le blason colonial français que les britanniques viennent de ternir.

Dans « Au Soudan, souvenirs d’un Africain » (1939), il relatera l’événement.

Et lire bien entendu les ouvrages de Julie d’Andurain  »La capture de Samory, 1898 : l’achèvement de la conquête de l’Afrique de l’Ouest » et son tout dernier paru « Henri Gouraud, photographies d’Afrique et d’Orient, trésors des archives du Quai d’Orsay ».

29 septembre 1914 : l’Homme libre est saisi (Paris).

Le journal de Clemenceau est saisi et suspendu de diffusion pour 8 jours, la censure estimant ne pas pouvoir laisser écrire des vérités gênantes pour les forces françaises.

29 septembre 1918 : prise d’Uskub (actuelle Skopje en Macédoine).

Cette victoire de la brigade de cavalerie (4e chasseurs d’Afrique, 1er chasseurs d’Afrique et un régiment de marche des spahis marocains et de façon intermittente des éléments d’artillerie de campagne) du général Jouinot-Gambetta est aujourd’hui presque oubliée alors qu’elle constitue un véritable exploit.

Remontant depuis Salonique où elles ont été débarquées, les troupes de l’armée d’Orient affrontent les Bulgares, les Autrichiens et les Allemands tout au long d’un périple de plus de 1000 km. Ce nouveau front a pour vocation d’accentuer la pression sur l’ennemi.

Les hommes de Jouinot-Gambetta (1er spahi entre-autres) conquièrent la ville d’Uskub à l’issue d’un raid de cavalerie de 300 km en pleine zone de moyenne montagne, défendue par l’armée bulgare et allemande. L’autonomie des troupes est quasi-totale et oblige chefs et soldats à puiser le meilleur en eux-mêmes, ce qui produit au final un résultat surprenant, montrant le sens de l’adaptation et de l’initiative de ces cavaliers. Jouinot-Gambetta use de l’avion pour ses reconnaissances avant les déplacements et pour la coordination des mouvements avec les unités alliées. Lire « Guerre en montagne » par les colonels Le Nen, de Courrèges et Givre. Plus particulièrement le chapitre Bataille du Drobopolié (1918) qui reprend beaucoup plus en détails l’épisode.

29
septembre 1988 : le prix Nobel de la Paix aux Casques bleus.

29 septembre 1995 : fin de cavale pour Khaled Kelkal (Vaugneray – Rhône).

Terroriste islamiste algérien, membre du Groupe islamique armé (GIA), il est le principal responsable de la vague d’attentat de 1995 : meurtre de l’imam Sahraoui (11 juillet), RER B (15 juillet), Place de l’Etoile (17 août), tentative ratée de la ligne TGV Paris-Lyon (26 août), marché Richard Lenoir (3 septembre) et la voiture piégée en face d’une école juive de Villeurbanne (7 septembre). Repéré dans les Monts du Lyonnais le 27, il est abattu par l’EPIGN au lieu-dit Maison blanche tandis qu’il riposte aux forces de l’ordre.

29 septembre 1969 : premier envoi de message par ARPANET.

 Développé par l’agence de recherche technologique de défense américaine (DARPA), l’ancêtre d’Internet transmet son premier message qui n’est en fait qu’un mot : Login.  Si les 3 premières lettres arrivent à la vitesse de la lumière, les dernières mettent une heure pour relier l’UCLAT à Stanford (515 km) à la suite d’un bug.




Chronique historique : 28 septembre

30092019

28 septembre 1066 : débarquement de Guillaume le Conquérant en Angleterre.

Le Normand Guillaume, descendant de Viking, envahit le Sussex du roi Harod au moment où ce dernier est occupé à repousser un débarquement du norvégien Harad dans le Nord du pays. Guillaume débarque donc sans être inquiété et prépare l’inévitable bataille. La célèbre bataille d’Hastings a lieu 3 semaines plus tard : Les Normands sont reposés, ont choisi le lieu du combat (Hastings) et de plus disposent d’un fort qu’ils ont construit rapidement. L’armée saxonne, elle,  arrive épuisée après la traversée du pays. Elle ne parvient pas à rejeter à la mer l’envahisseur. L’ère des Anglo-normands commence.

28 septembre 1106 : bataille de Tinchebray (Normandie).

Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et fils cadet de Guillaume le Conquérant décide de mettre un terme à la rébellion de son frère ainé Robert de Courteheuse, le duc de Normandie et débarque sur le continent. La bataille ne dure qu’une heure comme très souvent à l’époque. Les belligérants sont imbriqués dans une mêlée où il est difficile de coordonner une action collective. Aussi le combat est-il indécis jusqu’à ce que Elie de la Flèche, que le roi d’Angleterre a placé en réserve et à couvert, lance une attaque sur les arrières du duc de Normandie. La Normandie est rattachée à l’Angleterre et connait alors une période de paix et prospérité.

28 septembre 1781 : début du siège de Yorktown (Côte Est des futurs États-Unis).

Français et Américains insurgés bombardent la ville tenue par les Britanniques. Elle tombe le 19 octobre.

28 septembre 1794 :  création de la future école Polytechnique (Palais Bourbon).

L’école centrale des travaux publics est créée par le Comité de salut public alors que la France risque une invasion des monarchies coalisées. Un collectif de savants (dont Monge) en battit les premières structures pour fournir à la Nation les cadres scientifiques nécessaires à la Défense nationale. Elle devient École Polytechnique en 1795. Napoléon lui donne le statut d’école militaire en 1804 pour former les officiers d’artillerie puis du génie.

28 septembre 1840 : naissance officielle des bataillons de chasseurs à pied.

Sur l’impulsion du Duc d’Orléans et à la suite de la création d’une compagnie de chasseurs d’essai en 1837, puis d’un bataillon provisoire de chasseurs à pied en 1838 et enfin d’un bataillon de tirailleurs en 1839, une ordonnance royale prescrit la création de 10 bataillons de chasseurs à pied. Ces unités sont mises sur pied au camp d’Helfaut dans la région de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Depuis cette date et sans discontinuité, Le bouton des unités de chasseurs est timbré du cor.

28 septembre 1918 : Tandey épargne Hitler (Marcoing – France).

Lors de la prise du village de Marcoing par son régiment, le soldat britannique Henry Tandey aperçoit un caporal allemand, blessé, qui tente de s’enfuir. Il décide de l’épargner, le caporal  allemand le remerciant d’un hochement de tête. Quelques années plus tard, lors d’une entrevue entre Chamberlain et Hitler, ce dernier aurait expliqué qu’il devait la vie à Tandey qu’il aurait reconnu sur une photo.

28 septembre 1956 : premiers kilowatts nucléaires français (Marcoule).

Pour la première fois en Europe occidentale, l’électricité provient du nucléaire. Un communiqué conjoint d’EDF et du CEA l’annonce.

28 septembre 1958 : approbation de la Ve République.

Approuvez-vous la Constitution qui vous est proposée par le Gouvernement de la République ? Question posée aux Français afin de ratifier le projet de Constitution. Le texte de cette dernière résulte du travail conjoint du Comité Consultatif Constitutionnel, du Parlement ainsi que du Président du Conseil, Charles de Gaulle. L’approbation avec plus des 4/5 des voix (82.6%) permet de promulguer la nouvelle Constitution, le 4 octobre 1958.

28 septembre 1970 : mort de Gamal Abdel Nasser (Le Caire – Égypte).

Président égyptien. Il nationalise le canal de Suez en 1956 ce qui provoque l’intervention armée de la France, du Royaume Uni et d’Israël. Fondateur du mouvement des non-alignés avec Tito et le président indien Nehru. Il s’implique fortement dans la création de l’Organisation de l’Unité Africaine.

 

 

 

 







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