Chronique historique : 18 juin

18062019

18 juin 1429 : bataille de Patay (près d’Orléans).

Événement majeur de la guerre de cent ans qui voit la victoire du Dauphin et Jeanne d’Arc sur les troupes anglaises de Talbot. Si Orléans a eu un grand retentissement moral, en revanche sur un plan purement tactique et opératif, la campagne de la Loire qui s’achève à Patay est beaucoup plus décisive. Les archers anglais n’ont pas eu le temps de se protéger derrière les épieux taillés qu’ils disposent habituellement autour d’eux pour se protéger d’une attaque. Les reconnaissances françaises repèrent leurs positions suite à une maladresse anglaise et donnent l’alerte : l’avant-garde française (1500 hommes) commandée par les capitaines La Hire, de Loré et de Xaintrailles attaque les archers anglais qui fuient. Ensuite, la cavalerie lourde française charge et parvient pour la première fois depuis la défaite d’Azincourt à obtenir un franc succès.

La victoire de Patay fait suite aux combats victorieux de Jargeau, Meung et Beaugency du 12 au 16 juin, et clôt une campagne éclaire au cours de laquelle Jeanne d’Arc a repris l’initiative (souvent contre l’avis de ses grands subordonnés). Elle ouvre les ponts de la Loire et la route de Reims. Désormais plus rien ne peut arrêter Jeanne d’Arc jusqu’à son but politique : faire sacrer le Roi. Les Anglais qui s’étaient retirés en bon ordre d’Orléans quelque semaines plus tôt et qui avaient gardé toute leur force combattive, sont démoralisés et incapables de l’arrêter. La bataille a donné naissance à l’expression « mettre la Patay ». L’orthographe s’est transformée avec le temps donnant la forme qu’on lui connaît aujourd’hui : « mettre la pâtée ».

 18 juin 1635 : la Martinique devient française (Mer des Caraïbes).

Venant de Saint Christophe, les deux colons français Jean du Plessis d’Ossonville et Lienard de l’Olive prennent possession de l’île au nom du roi de France. Celle-ci, bien que découverte en 1493 par les Espagnols n’est pas encore colonisée et est peuplée par les Caraïbes. Un mois plus tard, d’Esnambuc envoie 100 hommes affermir la prise de possession.

 18 juin 1694 : débarquement anglais repoussé (Camaret – Bretagne).

Louis XIV, informé par son service de renseignement que les Anglais préparent un débarquement en Bretagne pour profiter du départ de la flotte française vers la Méditerranée, dépêche en urgence le lieutenant-général Vauban et le nomme commandant militaire de Brest (de tout le littoral breton en fait) car ce dernier a inspecté quelque temps auparavant l’ensemble de la côte Atlantique et de la Manche et en connait les forces et faiblesses. Il a si bien mis en alerte les habitants côtiers que ceux-ci repoussent facilement et sans pertes importantes le corps expéditionnaire du contre-amiral Osborn. Ce dernier perd 800 des 1200 hommes qu’il tente de débarquer, y compris le général Tollemash commandant l’assaut. La plage de Camaret est rebaptisée Trez Rouz (plage rouge) en raison du sang versé.

Cette victoire française est d’autant plus significative qu’elle est obtenue par seulement deux compagnies franches renforcées dans la nuit par une compagnie des milices provinciales de Guyenne. Il faut aussi souligner l’importance de la tour de Camaret que Vauban avait préalablement fait fortifier et armer pour défendre la plage, envisageant un débarquement possible à cet endroit.

 18 juin 1812 : les États-Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne.

Le président des États-Unis James Madison déclare la guerre à la Grande-Bretagne au nom de la défense du principe de liberté des mers, car la marine anglaise, sous prétexte de combattre l’Empire français, entrave le commerce américain. C’est la première fois que le Congrès américain vote une déclaration de guerre. Les combats auront lieu sur la mer et les Grands Lacs. La paix sera signée en décembre 1814.

 18 juin 1815 : défaite de Waterloo (Belgique).

Napoléon Ier, revenu de son exil sur l’île d’Elbe depuis moins de 100 jours, doit affronter la septième coalition. Il choisit d’attaquer les Anglais (Wellington) avant qu’ils ne se regroupent avec les Prussiens (Blücher) mais se heurte à une forte résistance. Le combat est indécis jusqu’à l’arrivée des Prussiens qui débandent l’armée française. Erreurs (de Ney et Napoléon), retards (Grouchy qui s’entête à Wavre) et trahisons (de Bourmont) alliés à la belle combativité des alliés, expliquent la défaite française. C’est la fin. Quatre jours plus tard, l’empereur abdique.  À noter aussi l’action d’éclat d’un autre général français, Cambronne, lui aussi entouré d’anglais, qui n’a pas fait de discours et s’est contenté d’un seul mot !

18 juin 1855 : échec du premier assaut de Malakof (Crimée).

 18 juin 1917 : décret créant la DGGSM.

La direction générale de la guerre sous-marine placée sous l’autorité du contre-amiral Merveilleux du Vignaux est créée pour faire pièce à la menace allemande.

 18 juin 1940 : appel radiophonique du général de Gaulle (Londres).

« Sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre depuis le 5 juin, le général De Gaulle s’entretient le 16 juin avec Churchill du projet d’union qui fusionnerait les nations et institutions françaises et britanniques dans le but de poursuivre la guerre. Dans l’après-midi, De Gaulle téléphone au Président du Conseil Paul Reynaud pour lui faire part de l’accord de Churchill. Mais ce projet est repoussé par le Conseil des ministres et entraîne la démission de Reynaud. Le Président de la République, Albert Lebrun, charge alors le maréchal Philippe Pétain de former un nouveau gouvernement. Rentrant de Londres dans la soirée, De Gaulle atterrit à Bordeaux et apprend qu’il ne fait plus partie du gouvernement. Surpris d’avoir été écarté de la nouvelle équipe, il s’envole vers Londres le 17 matin, en compagnie d’Edward Louis Spears, envoyé spécial de Churchill. Le 18, il prononce son discours à la BBC. A la demande du Gouvernement britannique, qui veut ménager le nouveau chef du Gouvernement français, le texte initial a été changé, notamment les deux premières phrases d’introduction qui énoncent : « Le Gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables un cessez-le-feu était possible. Il a déclaré que, si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France, la lutte devait continuer… ». COL Pierre Marie-Jeanne.

 18 juin 1940 : évacuation des réserves d’or de la Banque de France (Brest).

Face à l’avance allemande inexorable, les réserves d’or de la banque de France sont transférées par train à Brest (mi- mai 1940), comme en 1870 d’ailleurs. Ces près de 2000 tonnes d’or (dont 170 de la Banque de Belgique) sont finalement chargées à bord de la première division de croiseurs auxiliaires commandée par le contre-amiral Cadart, lorsqu’il devient évident que les Allemands ne peuvent plus être contenus. Une partie de cet or est déjà en route pour Halifax (Canada) depuis quelques jours. L’autre partie ne quitte Brest que quelques heures avant l’arrivée des troupes allemandes et se dirige vers Dakar. Le trésor connait tout au long de la guerre un périple intéressant, excitant les convoitises les plus diverses.

 18 juin 1944 : bataille de Saint-Marcel (Bretagne).

Parachutés le 5 juin, les SAS du 2e RCP/4th SAS Battalion, se sont regroupés dans les landes de Saint-Marcel pour former et diriger les maquis FFI du Morbihan estimés à plus de 3000 résistants. Les 8 et 9 juin, les parachutages massifs d’hommes et de matériels commencent. Durant 10 jours le ballet aérien permet à la place de se fortifier, à raison de 150 à 200 containers parachutés en moyenne par nuit. Le 18 juin, au matin, une patrouille de Feldgendarme donne l’alerte. Le camp bien organisé face aux renforts allemands, résiste toute la journée grâce aux enseignements des SAS mais aussi grâce à un soutien aérien venu d’Angleterre, rare action de ce type au profit d’un maquis durant la Libération. Malgré une résistance ferme, le commandant Bourgoin, chef de corps du 2e RCP, décide l’évacuation du camp. Le Lieutenant Louis Mairet, engagé dès le début de la bataille, est chargé avec sa section de couvrir la retraite des forces, mission qu’il remplit complètement.

Au cours de la bataille, 28 combattants meurent dont 6 parachutistes, 60 sont blessés et 15 sont faits prisonniers. Côté allemand, on estime les pertes à près de 300 hommes. La répression allemande soutenue par les milices locales fait 40 morts civils et détruit le village de Saint-Marcel.

La bataille de Saint-Marcel a d’importantes répercussions psychologiques car elle montre, pour la première fois en zone nord, que la Résistance, armée et encadrée par des professionnels peut tenir les Allemands en échec dans une bataille rangée.

De plus les troupes mobilisées par le commandement allemand en Bretagne sont autant de soldats en moins dans le bocage normand aidant une avancée déjà difficile pour les Alliés.

 18 juin 1953 : décès de l’As des as (Paris).

Le lieutenant-colonel René Fonck, caporal au début de la Première Guerre mondiale, la termine lieutenant et totalise 75 victoires aériennes homologuées (sans compter 52 victoires probables). Il est l’As des as français de la guerre aérienne.

 18 juin 1964 : Tabarly remporte la transat

L’enseigne de vaisseau Eric Tabarly remporte la transat en solitaire Plymouth-Newport à bord de Pen Duick II.

 18 juin 2010 : décès du général Bigeard (Toul).

Marcel Bigeard a débuté dans l’armée comme soldat de 2e classe en 1936 et a terminé son parcours comme général de corps d’armée (1974) puis secrétaire d’État à la Défense (1975-1976. Véritable légende militaire dès son vivant, il est l’une des figures les plus illustres des parachutistes, ayant été de presque tous les combats de son époque (Campagne de France, Résistance, Indochine, Algérie). Ses cendres reposent à Fréjus au Mémorial des guerres en Indochine.

Quand Lartéguy publie en 1960 Les Centurions, c’est un hommage, de son vivant, à Bigeard. La 50ème promo de l’EMIA porte le nom de Bigeard.




Chronique historique : 17 juin

17062019

17 juin 1696 : bataille de Dogger bank (Mer du Nord).  

Le corsaire français Jean Bart capture un convoi d’une centaine de navires marchands, chargés de blé, après avoir défait leur escorte hollandaise. Pris en chasse par une escadre de l’amiral britannique Benbow, Jean Bart se cache au Danemark puis passant au travers de tous les pièges tendus en Mer du Nord et dans la Manche, rejoint triomphalement Dunkerque.  

 17 juin 1734 : mort du maréchal de Villars (Turin).  

Héros de Maastricht (juin 1673), Seneffe (août 1674), Friedelinghen (octobre 1702), Denain (juillet 1712), il meurt à 82 ans en rentrant victorieux d’une campagne en Italie. Louis XIV l’avait remarqué à Maastricht lors de ses débuts : « Il semble que dès que l’on tire en quelque endroit, ce petit garçon sorte de terre pour s’y trouver ». Puis le maréchal de Créqui : « Jeune homme, si Dieu te laisse vivre, tu auras ma place plus tôt que personne ».  

 17 juin 1778 : combat naval de Roscoff (Baie de Goulven).  

La frégate française La belle poule est attaquée sans sommations par la frégate anglaise Arethusa qui est finalement vaincue et doit fuir. La nouvelle fait sensation à Versailles où la mode féminine célèbre la victoire en créant une coiffure intitulée Belle poule. Cet affrontement pousse Louis XVI à déclarer la guerre à l’Angleterre dans le cadre de ce que l’on va appeler la guerre d’indépendance américaine. 4 navires de guerre ont porté, à ce jour, le nom de belle poule, dont l’actuelle goélette (navire école de la Marine nationale) qui fut un navire de la France libre. 

 17 juin 1940 : « C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat ».  

Appelé par le Président de la République, Lebrun à la charge de président du Conseil, le maréchal Pétain s’exprime à la radio vers 12h30 et annonce qu’il a demandé la veille aux Allemands leurs conditions pour arrêter les hostilités. Il appelle les Français à cesser le combat. 

 17 juin 1940 : premier acte de résistance de Jean Moulin (Chartres).  

Préfet d’Eure et Loir lors de l’arrivée de la Wehrmacht à Chartres, Jean Moulin refuse de signer un rapport que les Allemands ont préparé pour faire attribuer la mort de civils à l’aviation française et aux troupes africaines. Comprenant l’intention, Moulin refuse de signer. Passé à tabac, il tente de se suicider pour ne pas faiblir. Au sujet de Jean Moulin, voir l’excellent dossier que lui consacre Le Figaro Histoire n°8 « Jean Moulin, un héros très secret ». 

 17 juin 1944 : prise de l’île d’Elbe.  

Surveillant la portion de Méditerranée entre la Corse et l’Italie, l’île est tenue par les Allemands et ne peut rester comme une menace dans le dos des alliés qui ont passé la ligne Gustav. Le bataillon de choc (Cdt Gambiez), et les commandos d’Afrique, lors de l’opération Brassard, débarquent sur l’île et prennent d’assaut les batteries côtières. La 9ème Division d’Infanterie coloniale débarque quelques heures plus tard et parachève la libération de l’île. Les combats sont durs : 250 français périssent contre 700 Allemands durant les deux jours d’affrontement.  

 17 juin 1953 : l’armée rouge réprime une insurrection populaire (Berlin-Est). 

Quelques mois après la mort de Staline, les ouvriers est-Allemands se mettent en grève puis créent une insurrection rassemblant 60 000 manifestants dans Berlin-Est. Appelés en renforts, les chars soviétiques écrasent la révolte : plus de 80 morts et des milliers d’arrestations.  

 17 juin 1967 : explosion de la première bombe H chinoise (désert du Takla-Makan – Chine).  

La Chine teste avec succès sa première bombe à fusion nucléaire (bombe thermonucléaire ou bombe H) à peine 3 ans après sa première bombe à fission (bombe A).  

La France a testé les siennes en 1960 (A) et 1968 (H).  

Pour les Américains, 1945 et 1952.  

Pour les Soviétiques, 1949 et 1953. 

 17 juin 1985 : le colonel Baudry dans l’espace (Floride–États-Unis).  

Patrick Baudry décolle du Kennedy center à bord de la navette Discovery et passe 7 jours dans l’espace. C’est le deuxième spationaute français (le premier étant le général Jean-Loup Chrétien).  




Chronique historique : 11 juin

11062019

11 juin 1430 : bataille d’Anthon.  

Les Bourguignons (4000 soldats) alliés au duc de Savoie Amédée VIII s’infiltrent en Dauphiné pour l’arracher au royaume de France. Le gouverneur Raoul de Gaucourt, renseigné sur la progression et le nombre de l’ennemi sait qu’il permettra la survie de ses 1600 hommes s’il attaque par surprise et de manière non conventionnelle.  

Les Bourguignons marchant sur le château de Colombier doivent traverser le Bois des Franchises sur un axe étroit ne permettant aucun déploiement de leurs cavaliers : c’est là que Gaucourt dispose en embuscade ses archers et bombardes (venues de Crémieux). Insuffisamment renseignés et trop sûr de leurs forces, les Bourguignons négligent de reconnaître l’axe de progression. Ils tombent dans une série d’embuscades tout le long du chemin et se font décimer.  

Les troupes dauphinoises accentuent la panique des Bourguignons en faisant croire à une supériorité numérique écrasante (hurlements dans les bois).  

Le Dauphiné reste au Royaume de France. 

 11 juin 1837 : inauguration de la galerie des batailles (Château de Versailles).  

Le roi Louis-Philippe inaugure la galerie qui regroupe parmi les plus belles toiles représentant les grandes batailles françaises, de Tolbiac (496) à Wagram (1809). 

 11 juin 1885 : mort de l’amiral Courbet (à bord du Bayard au large de l’actuelle Taiwan).  

Polytechnicien et amiral commandant l’escadre d’Extrême-Orient.  

 11 juin 1918 : coup d’arrêt à l’attaque allemande à Gneisenau (région de Noyon).

La bataille de Gneisenau fait partie de la contre-offensive allemande de printemps visant à percer le front avant le plein déploiement des troupes américaines. Le général Mangin, sur ordre de Pétain, stoppe net la progression du général Von Hutier qui menace Compiègne après avoir créé une poche dans la région de Courcelles-Mery au Sud de Montdidier. En fin de journée, le résultat stratégique escompté par le haut-commandement français est acquis et l’attaque allemande n’est pas poursuivie à fond au-delà du 13. Pétain dira de Mangin « …ce que d’autres eussent cru impossible, il l’exécuta avec une rare fermeté … » et le Kronprinz « … la percée qui nous eut conduits à la guerre de mouvement ne fut pas exécutée… ».

 11 juin 1931 : Pierre Benoit, immortel.  

L’auteur de Koenigsmark, l’Atlantide, la châtelaine du Liban, …, la sainte Vehme, est élu à l’Académie française.  Le général Maxime Weygand est lui aussi élu le même jour.  

 11 juin 1942 : sortie de vive force de Bir Hakeim (Libye).  

Du 27 mai au 10 juin, la brigade du général Koenig (3600 hommes) résiste aux assauts et aux bombardements de Rommel et permet ainsi aux Britanniques de la 8e armée d’achever leur repli et de se reconditionner en Égypte.  

En s’obstinant à prendre Bir Hakeim qui n’a pourtant pas de caractère stratégique particulier, Rommel perd un temps précieux et surtout commet l’erreur de mettre en évidence la valeur au combat des Français libres. Dans la nuit du 10 au 11 juin, la brigade française démine un couloir de 40 mètres de large dans le périmètre défensif et commence son évacuation du camp retranché. Les Allemands détectent très vite la sortie et déclenchent un déluge de feu qui ne parvient cependant pas à arrêter la sortie. La bataille donne lieu à d’innombrables actes de courage.  2100 soldats gagnent les lignes britanniques distantes de 7 km.  

Le retentissement de ce fait d’armes est international et salué par toutes les radios alliées qui focalisent depuis deux semaines sur la résistance française inattendue à Bir Hakeim.  

Le général de Gaulle envoie immédiatement un message de félicitations à Koenig. 

 11 juin 1948 : résolution Vandenberg (États-Unis – Washington).  

Le sénat américain en votant cette résolution permet aux États-Unis d’intégrer l’alliance des États signataires du Traité de Bruxelles et donne un coup d’accélérateur décisif à la future OTAN. Le traité de l’Atlantique Nord sera signé moins d’un an plus tard (4 avril 1949). 




Chronique historique : 8 juin

8062019

8 juin : journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine.  Instituée par le décret n° 2005-547 du 26 mai 2005, cette journée d’hommage correspond au jour du transfert à la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette, de la dépouille du Soldat Inconnu d’Indochine, le 8 juin 1980. Un mémorial dédié aux morts pour la France en Indochine est implanté à Fréjus sur une hauteur dominant la ville. Inauguré en 1993 par le président de la République, il abrite près de 24 000 sépultures de militaires et de civils morts en Indochine.

Le site Internet « mémoire des hommes » permet de consulter en ligne la base de données des morts pour la France au cours de la Guerre d’Indochine (1945-1954). Conservée par le Service historique de la Défense, elle a été constituée par la saisie et l’indexation d’un fichier établi par le ministère des Anciens combattants au lendemain de ce conflit.

 8 juin 632 : mort de Mahomet (Médine – actuelle Arabie Saoudite). Le prophète de l’Islam meurt à 63 ans.

8 juin 1865 : combat de Hierba Buena (Mexique)

8 juin 1883 : signature de la Convention de la Marsa (au nord-est de Tunis). La convention complète le Traité du Bardo et permet à la France d’établir son protectorat sur la Tunisie.

8 juin 1912 : naufrage du sous-marin Vendémiaire (Manche). Le sous-marin se fait éperonner accidentellement par le cuirassé Saint Louis au cours d’un exercice naval. La totalité de l’équipage disparaît (24 hommes).

8 juin 1941 : combat franco-français en Syrie. Les raisons de l’intervention alliée en Syrie sont multiples : Pour les Français libres, il s’agit de rallier à de Gaulle l’armée du Levant (Vichy). Pour les Britanniques, le but est d’empêcher la Syrie de tomber aux mains des Allemands mais dans un deuxième temps de supplanter les Français dans une zone stratégique qu’ils n’auraient jamais dû occuper avant-guerre.

Le 8 juin, 5000 Français libres aux ordres du général Catroux et du général Legentilhomme entrent en Syrie avec 30 000 Britanniques. Les troupes du général Dentz (Vichy) résistent vaillamment jusqu’au 11 juillet. Les combats sont très intenses mais leur caractère fratricide (1066 morts pour l’armée du Levant – 650 pour la France Libre) explique qu’aucun fait d’armes n’a été retenu par la mémoire collective.

De Gaulle n’accordera aucune citation ni décoration pour ces combats que certains, puisant aux sources classiques, ont comparé à celui des Curiaces contre les Horaces. Chacun des camps français qui s’oppose a à cœur de montrer à l’autre qu’il n’est pas lâche, sait se battre et accomplit son devoir… d’où l’aspect cornélien de cette affaire.

8 juin 1944 : 48 heures après le débarquement allié sur les côtes normandes. Les deux têtes de pont d’Omaha Beach et de Gold Beach effectuent leur jonction à Port-en-Bessin au Nord de Bayeux, qui est libéré ce même jour par les troupes Britanniques. La jonction entre les troupes débarquées à Utah et à Omaha n’est toujours par réalisée. C’est, dans les heures qui suivent, un des objectifs majeurs pour les forces américaines. L’infanterie du 116e Régiment, appuyée par les chars Sherman, accède à la Pointe du Hoc où les Allemands s’apprêtaient à donner le coup de grâce aux 90 Rangers survivants, dont un grand nombre est blessé. Un bataillon de 225 rangers avait débarqué devant la batterie allemande du Hoc le 6 juin et est resté cloué sur place.

Le même jour le sergent Franck Peregory du 116e RI accomplit un acte de guerre d’une audace incroyable en attaquant victorieusement une tranchée allemande : à lui seul, il obtient la reddition de près de 40 soldats ennemis. Dans l’attaque, il en a tué 3 et a permis aux hommes de son unité de libérer le village de Grandcamp tout en récupérant les redoutables mitrailleuses allemandes.

8 juin 1967 : attaque israélienne de l’USS Liberty. Durant la guerre des Six-Jours, les forces israéliennes attaquent un navire américain de guerre électronique dans les eaux internationales au large de l’Égypte. 34 Américains sont tués. Israël reconnaitra une erreur et présentera ses excuses au gouvernement américain ainsi qu’aux familles des victimes.

8 juin 1972 : bombardement du village de Trang Bang (Vietnam). Le croyant tenu par les Nord-vietnamiens, le village est bombardé par erreur par l’armée sud-vietnamienne avec du napalm. Le photographe Huỳnh Công Út, plus connu sous le nom de Nick Ut (de l’agence Associated press) est présent comme beaucoup de journalistes et prend la photo d’une fillette de 9 ans qui fuit le bombardement. La nudité de Kim Phuc, brûlée par le napalm, fait débat dans la rédaction jusqu’au 12 juin. Pourtant, lorsqu’elle paraît, la photo fait le tour du monde et vaudra à son auteur le prix Pulitzer la même année. Ce cliché, qui suscite alors l’indignation générale, est devenu le symbole de l’horreur de la guerre du Vietnam.Kim Phuc est aujourd’hui mère de famille et est âgée de 56 ans.




Chronique historique : 29 mai

29052019

29 mai 1453 : chute de Constantinople.

Le sultan Mehmet II, s’empare de la capitale de l’Empire byzantin après plusieurs semaines de siège (depuis le 6 avril). Il fait construire des forts le long des détroits de Bosphore et des Dardanelles afin de priver la ville de ravitaillement. Il bombarde les remparts de la ville avec le plus gros canon jamais construit jusqu’alors (les boulets pèsent 500 kg !). Après plusieurs assauts infructueux, une attaque maritime et terrestre finit par livrer la ville aux Janissaires de Mehmet II. La population est massacrée. Constantin XI, le dernier empereur byzantin, héritier de l’Empire Romain d’orient, meurt en lançant une contre-attaque vouée à l’échec.

Lire Les derniers siècles de Byzance de Donald Mac Nicol.

29 mai 1692 : bataille de Barfleur (Côtes normandes).

Pour acquérir le contrôle de la Manche dans le cadre d’un futur débarquement en Angleterre, Louis XIV se laisse convaincre par ses conseillers d’attaquer la flotte anglo-hollandaise. Le vice-amiral de Tourville, contraint par le ministre Pontchartrain, rencontre la flotte ennemie au large du Cotentin et bien qu’en infériorité numérique très nette (1 pour 2) et contre toute attente, inflige à l’ennemi des pertes très importantes.

C’est l’une des plus belles batailles navales françaises, y compris de l’avis ennemi.  Malheureusement, La Hougue suit Barfleur. En effet, quelques jours plus tard (du 1er au 3 juin),  une partie de la flotte française, immobilisée à la suite des dommages subis et donc incapable de rallier Brest ou Saint-Malo, mouille à la Hougue pour réparer. Elle est incendiée par les Anglais qui viennent venger l’affront de Barfleur en s’en prenant aux navires en panne (15 navires).

Lire Les 600 plus grandes batailles navales de l’histoire – Yves Le Moing.

29 mai 1940 : campagne de France

- à Lille, le général Alphonse Juin est fait prisonnier. Commandant la 15e DIM, il défend pendant 4 jours l’entrée de la ville commandée par le général Molinié. 15 jours plus tôt, il participait à la bataille de Gembloux (Belgique) où le XVIème corps allemand a été tenu en échec jusqu’à l’ordre de replis. Dans Lille encerclée, Juin finit par se rendre après de très rudes combats. Les Allemands rendront d’ailleurs les honneurs aux défenseurs le 31 mai.

- à Dunkerque, l’opération Dynamo (évacuation par bateau vers l’Angleterre) se poursuit sous les tirs de l’artillerie allemande désormais à portée des plages. La Luftwaffe doit réduire ses attaques du fait du mauvais temps. Les Français reçoivent officiellement l’ordre d’embarquer eux aussi.

- à Abbeville, sur la Somme, le général Weygand ordonne à de Gaulle d’attaquer pour entamer le flanc gauche de la division Guderian. Malgré un premier succès, les chars de de Gaulle sont arrêtés par les tirs des redoutables 88 mm.

29 mai 1951 : bataille du Day (Indochine).

Le commando François (commandé par le LV Labbens), retranché dans l’église de Ninh Binh résiste pendant près de 24 heures à l’attaque du général Giap et donne ainsi le temps au général de Lattre de préparer les troupes. L’effet de surprise ne peut plus jouer et la bataille du Day est perdue pour Giap cependant 47 commandos sont tués ou portés disparus, 5 reviendront après de longs mois de captivité. Seuls 24 hommes réussiront à survivre au déluge de feu qui s’abat sur leur position en s’exfiltrant à travers les lignes ennemies. Le général de Lattre envoie des renforts (notamment l’unité où sert son fils, le bataillon de marche vietnamien du 1er régiment de chasseurs).

En l’apprenant, le Viet Minh va focaliser ses efforts sur le rocher de Ninh Binh qu’occupe le lieutenant de Lattre et sacrifier un grand nombre de ses « bo doi » (soldats)  pour le détruire.

29 mai 1958 : mort du LCL Pierre Paul Jeanpierre (Djebel Mermera – Algérie).

Le LCL Jeanpierre, chef de corps du 1er REP, meurt dans le crash de son hélicoptère Alouette abattu par l’ALN lors de la bataille des frontières. La 146e promotion de l’École spéciale militaire interarmes (ESMIA) porte son nom.

 

29 mai 1971 : premier tir technique d’un missile balistique. 

En plongée au large d’Arcachon, le sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Redoutable, commandé par le capitaine de vaisseau Louzeau, effectue le premier tir technique français d’un missile balistique.




Chronique historique : 27 mai

27052019

27 mai 1905 : bataille navale de Tsushima (entre le Japon et la Russie).  

La situation militaire de la Russie en guerre contre le Japon se dégradant en Extrême-Orient, Nicolas II décide l’envoi d’une escadre de secours (4 cuirassés à peine achevés, 11 cuirassés et croiseurs anciens ou hors d’âge, 9 destroyers). Partie de la Baltique, aux ordres de l’amiral Rojdestvenski, l’escadre parvient à l’entrée du détroit de Corée en vue de l’île de Tsushima le 27 mai 1905, après un périple de sept mois de navigation épuisante pour contourner l’Afrique puis traverser l’océan Indien et les mers de Chine. Elle est attendue par l’amiral Tōgō avec 4 cuirassés, 8 croiseurs cuirassés, 14 croiseurs et 21 torpilleurs. Le tir japonais, très précis, disloque les trois lignes russes. En quelques heures, les quatre cuirassés de tête sont mis hors de combat. Rojdestvenski, blessé, est fait prisonnier. Son remplaçant Nebogatov capitule avec les rares bâtiments rescapés le 28 mai au matin. Seuls un croiseur et deux destroyers rallieront Vladivostok. Le reste de l’escadre russe est coulé, capturé ou interné. Les Russes comptent 5 000 morts, 6 000 prisonniers et 700 blessés, contre seulement 600 hommes mis hors de combat pour les Japonais. Cette victoire japonaise eut un grand retentissement à l’époque en Asie et fit entrer le Japon dans le cercle des grandes puissances maritimes. 

 27 mai 1913 : naissance de Jesse Glenn Gray (Pennsylvanie).  

Écrivain et philosophe américain qui effectue la Seconde guerre mondiale dans le contre-espionnage durant les campagnes d’Italie et de France. Auteur du désormais classique  « Au combat – Réflexions sur les hommes à la guerre», il dresse un portrait fin et émouvant de l’homme confronté à la peur et la violence, présentant avec une grande clarté ses pensées sur la mort, le courage, la lâcheté, l’ennemi, la culpabilité, la fraternité, le sacrifice,… Gray écrit 10 ans après la guerre en s’appuyant sur les notes prises à l’époque. La force de son témoignage de « soldat » est intacte, gagnant même en profondeur grâce à l’analyse rétrospective du philosophe. Comme Ernst Jünger, il avoue une fascination involontaire pour le déchainement de la puissance mais, tout en n’étant pas un rêveur irresponsable, dénonce aussi l’absurdité de l’homme qui tue l’homme. 

 27 mai 1916 : mort de Joseph Gallieni. 

Le corps du défenseur de Paris est exposé aux Invalides, devant les Parisiens qui se pressent en masse.  

 27 mai 1918 : Ludendorff attaque au chemin des dames. 

Après les échecs dans ses tentatives de percée du front occidental en Artois et dans la Somme, Ludendorff lance son ultime attaque dans la région du Chemin des Dames, théâtre de la coûteuse offensive Nivelle un an plus tôt. Les Stosstruppen (troupes d’assaut) reprennent en 1 jour le terrain conquis en 1 an par les Français et ne seront arrêtés que sur la Marne à la fin du mois, grâce à l’engagement précipité des premières unités américaines : c’est le »Caporetto» de la France. Le redressement est dû à l’énergie sans faille du chef du gouvernement Clemenceau qui limite les récriminations et tentatives d’incursions de la Chambre et à la sanction sélective du commandant en chef interallié, Foch. 

 27 mai 1919 : arrivée de la première transat en avion (Lisbonne).  

Le commandant Albert Cushion Read de la marine américaine pose son hydravion, un Curtis NC4, dans le port de Lisbonne, accomplissant la première traversée de l’Atlantique de l’histoire de l’aviation.  

Parti le 16 mai de Terre Neuve, il fait une escale de quelques jours à Horta dans les iles Açores. La première traversée sans escale fut quant à elle réalisée par les Britanniques Alcock et Whitten les 14 et 15 juin suivants à bord d’un bombardier Vicker Vimy. 

 27 mai 1926 : reddition d’Abd el Krim.  

Le chef rebelle et auto-proclamé de la « République du Rif », en guerre contre l’Espagne et la France au Maroc, se rend après 5 ans de combats. Il met ainsi fin à la guerre du Rif. 

 27 mai 1941 : la fin du Bismarck (Atlantique Nord).  

Poursuivi depuis son repérage au nord de l’Islande, après avoir coulé le HMS Hood le 24 mai (seulement 3 survivants parmi l’équipage), le puissant cuirassé allemand Bismarck est coulé avec ses 2 200 membres d’équipage (110 survivants).  Le cuirassé reçoit une torpille dans le gouvernail tribord, lancée par un avion (Swordfisch) du HMS Ark Royal. Ne pouvant plus manœuvrer, il tourne en rond et finit par couler sous les coups des HMS King George V, Rodney et Dorsetshire. Seuls 115 survivants (sur un équipage comptant 2 000 marins allemands) seront recueillis. La Kriegsmarine va désormais éviter d’exposer au même sort son navire jumeau : le Tirpitz. 

 27 mai 1942 : opération commando contre Heydrich (Prague). 

Un commando de parachutistes tchèques, ayant fui l’invasion allemande en France puis au Royaume-Uni, est largué d’un Halifax au-dessus de la Tchécoslovaquie entre décembre 1941 et mars 1942. Après avoir repéré les habitudes du »boucher de Prague», ils lui tendent une embuscade en pleine ville. Mortellement blessé par des éclats de grenades, Heydrich décède le 4 juin.  

Chef du RSHA (regroupant tous les services spéciaux), il était le bras droit d’Hitler et de Himmler pour la « solution finale ».  

La témérité de l’action qui lui coute la vie exaspère Hitler qui décide une série de représailles particulièrement sanglantes contre la population. Le commando bénéficie de la protection d’une écrasante majorité de Tchèques mais est trahi par un des siens, appâté par la récompense de 10 millions de couronnes.  

Les paras tchèques retranchés dans une crypte orthodoxe, se battent jusqu’au bout, se réservant leur dernière cartouche. 

 27 mai 1944 : bombardement de Marseille, Nice, Avignon et Nîmes.  

250 bombardiers américains volant à haute altitude bombardent les nœuds ferroviaires des grandes agglomérations du Sud-Est dans le cadre de la préparation du débarquement en Provence (opération Dragoon – Août 1944).  

À Marseille, le bombardement met fin, involontairement, à une grève de 10 000 ouvriers dirigée par la résistance communiste locale et tue près de 1800 civils. 

27 mai 1952 : signature de la CED (Paris).  

Acte de naissance de la Communauté européenne de Défense, le traité de Paris est signé par la RFA, la Belgique, le Luxembourg, l’Italie, les Pays-Bas et la France mais ne sera jamais ratifié par cette dernière alors que l’impulsion initiale du projet est française 

 27 mai 1995 : reprise du poste de Vrbanja (Sarajevo).  

Déployée au centre de Sarajevo (avec une compagnie du 3e RIMa), la section du lieutenant Heluin du BATINF 4 (aux ordres du colonel Erik Sandhal, chef de corps du RICM) reprend le poste tenu par le bataillon au débouché du pont de Vrbanja, capturé traitreusement le matin même par des paramilitaires serbes de Bosnie.  C’est la première action résolument offensive de la FORPRONU.  

Deux Marsouins du 3e RIMa sont tués au cours de l’opération commandée par le capitaine Lecointre (actuel CEMA).  La section est montée à l’assaut dans des conditions contraignantes (pas d’appui lourd pour éviter les dommages collatéraux dans ce quartier très peuplé). L’escadron ERC90 du capitaine Labuze est en appui de l’assaut avec des consignes d’ouverture du feu draconiennes, ce qui n’empêchent pas les ERC90 du peloton du lieutenant Mizon de faire taire presque tous les tirs des immeubles jouxtant le poste. 

 27 mai 1999 : acte d’accusation de Milosevic.  

Le Tribunal Pénal International poursuit le président de la République fédérale de Yougoslavie pour crimes de guerre et contre l’humanité commis au Kosovo. Il perd le pouvoir en octobre 2000 et est arrêté par la police serbe en avril 2001 après un assaut en règle de sa résidence. 




Chronique historique : 17 mai

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17 mai 1648 : victoire de Zumarshausen (Allemagne).

Dernière bataille de la guerre de Trente ans sur le sol allemand. Elle est l’une des très nombreuses victoires que Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne a remporté pour le compte du roi de France. « Sans doute le plus grand homme de guerre français avant Napoléon » Universalis. Aussi bon stratège que tacticien, on lui doit le fameux : « Tu trembles carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ». En effet, d’une bravoure sans pareille, il ne cachait pas son appréhension juste avant les combats.

17 mai 1684 : Duquesne bombarde Gênes.

En guerre contre l’Espagne, Louis XIV décide de punir la République de Gênes alliée à l’empire d’Espagne. Il commande au lieutenant-général Duquesne l’attaque de la ville. Son escadre bombarde Gênes jusqu’au 28 juin, tire 3000 bombes et provoque d’importants dégâts dans la ville, à l’arsenal et au palais des Doges. La République de Gênes se soumettra aux conditions de Louis XIV et signera un traité de paix en février 1685.

17 mai 1809 : prise du fort de Camporoso (frontière italo-autrichienne).

Le Prince Eugène de Beauharnais commandant l’armée d’Italie force le passage du col de Camporoso défendu par un détachement autrichien. Beauharnais est en route pour rejoindre Napoléon à Lobau. Il participera à la fin de la campagne d’Autriche à la bataille de Wagram (5 et 6 juillet) ayant une action déterminante.

17 mai 1944 : les Allemands abandonnent le mont Cassin (Italie).

La bataille du Monte Cassino a commencé en janvier 1944 sur la ligne Gustav qui interdit l’Italie du Nord aux forces alliées. Bloqués de longs mois face au verrou de cette ligne de défense, les 300 000 alliés engagés ne parviennent pas à réduire les 100 000 Allemands malgré des attaques aériennes massives et de nombreux assauts frontaux. Le commandement américain (Field Marshal Alexander) s’en remet alors aux plans du général Juin, commandant le CEF (corps expéditionnaire français) qui consistent à utiliser les aptitudes des troupes marocaines au combat en montagne pour prendre les sommets environnant le mont Cassin. Le mont Majo tombe le 13 et dès lors les troupes allemandes vacillent. Le maréchal Kesselring donne l’ordre à la Xème armée dont le PC vient d’être anéanti par un bombardement aérien de se replier. La route vers Rome est ouverte.

17 mai 1987 : exocet contre frégate américaine (Golfe persique).

Durant la guerre Iran – Irak (1980-1988), les belligérants ciblent leurs terminaux pétroliers et créent une zone d’insécurité dans l’une des mers les plus stratégiques du monde. L’USS Stark, frégate américaine opérant sur place est touché par deux missiles Exocet tirés par un Falcon 50 irakien qui a pris le bateau pour un pétrolier iranien. 37 marins américains sont tués. La frégate parvient néanmoins à rentrer aux USA par ses propres moyens.




Chronique historique : 13 mai

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13 mai 1707 : Forbin capture un convoi anglais (Manche). Le chevalier de Forbin (frégate Mars) dans le cadre de la guerre de succession d’Espagne et de la guerre de course qu’il mène avec 8 navires, capture après abordage un convoi marchand anglais (56 bateaux de transports) et son escorte de 3 vaisseaux filant vers le Portugal. Il sera promu chef d’escadre à la suite de cette victoire. 

 13 mai 1858 : bataille de Grahovo (Monténégro). La prise de Shkodra (1479) par les Ottomans marque le début d’une vassalité de pure forme pour le Monténégro (appelé Zeta à l’époque). Cette tutelle se relâche au cours du XVIe siècle malgré quelques dernières tentatives turques (1852 et 1853) pour soumettre les monténégrins (notamment de l’arrière-pays). L’ultime tentative se solde par une déroute à Grahovo. 

 13 mai 1912 : premier rapport d’accident aérien (Angleterre). « Un monoplan Flanders s’écrase à Brooklands, dans le Surrey. Le pilote et le passager sont tués. Une enquête est menée par l’Aero-Club Royal, qui émet le premier rapport d’accident jamais diffusé dans l’histoire de l’aviation ». LCL Pierre B. 

 13 mai 1915 : tensions franco-britanniques au Hedjaz (actuelle Arabie saoudite). « Rendu inquiet par l’influence acquise au Hedjaz par les Français, le gouvernement britannique considère comme hautement souhaitable le rappel immédiat de la mission militaire française ». LCL Rémy P. 

 13 mai 1940 : la trouée de Sedan. La diversion faite par les Allemands en Belgique a fonctionné et leur permet avec le gros de leurs forces blindées et aériennes de faire effort sur la région de Sedan où les Français les attendaient le moins pensant les Ardennes difficilement praticables par les blindés.  Le franchissement de la Meuse par les pionniers et fusiliers de la 1re Panzer a lieu entre 15 et 16 h. Au soir, les hauteurs du Bois de la Marfée sont atteintes (au sud de Sedan) et constituent la ligne d’arrêt. 

 13 mai 1940 : « Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur… » (Chambre des Communes). « Nous avons devant nous une épreuve des plus douloureuses. Nous avons devant nous de nombreux et longs mois de combat et de souffrance. Vous demandez, quelle est notre politique ? Je peux vous dire : c’est d’engager le combat sur terre, sur mer et dans les airs, avec toute la puissance, la force que Dieu peut nous donner ; engager le combat contre une monstrueuse tyrannie, sans égale dans les sombres et désolantes annales du crime. Voilà notre politique. Vous demandez, quel est notre but ? Je peux répondre en un mot : la victoire, la victoire à tout prix, la victoire en dépit de la terreur, la victoire aussi long et dur que soit le chemin qui nous y mènera ; car sans victoire, il n’y a pas de survie». Winston Churchill. 
 
13 mai 1944 : attaque du Mont Majo (Italie). Le CEF (corps expéditionnaire français) du général Juin contourne le verrou du Mont Cassin en prenant, de nuit, les crêtes alentour et notamment le Mont Majo alors que les Alliés s’épuisaient depuis des semaines dans des attaques frontales du dispositif allemand. Après 3 jours de combat au total, la route de Rome est ouverte. 

 13 mai 1958 : le Coup d’Alger. Une manifestation d’anciens combattants a lieu à Alger à la mémoire de trois militaires du contingent faits prisonniers par les fellaghas et fusillés en Tunisie. Le 13 mai 1958 correspond aussi à la date d’investiture à Paris de Pierre Pfimlin que les partisans de l’Algérie française redoutent de voir négocier avec le FLN. Profitant de la manifestation, ils donnent l’assaut au bâtiment du gouvernement général d’Alger sous la conduite de Pierre Lagaillarde et nomment un Comité de salut public. Le général Jacques Massu en prend la présidence. Deux jours plus tard, le général Salan fait acclamer le nom du général de Gaulle. 







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