Chronique historique : 30 novembre

3122018

30 novembre 1700 : bataille de Narva (Estonie actuelle). Les Suédois, bien qu’en infériorité numérique, écrasent les Russes en profitant d’une tempête de neige soufflant par chance dans l’axe de leur attaque.

 30 novembre 1750 : mort du maréchal de Saxe (Chambord). Le chef de guerre le plus habile de Louis XV.

 30 novembre 1789 : la Corse devient officiellement française par décret de l’Assemblée nationale. Deux mois plus tard, le 15 janvier 1790, la Corse devient un département avec Bastia comme chef-lieu et siège de l’unique évêché. L’île de Beauté avait été rachetée par Louis XV aux Génois en 1768.

 30 novembre 1807 : la Grande Armée entre dans Lisbonne.

 30 novembre 1808 : combat de Somosierra (Espagne). En route vers Madrid pour effacer l’affront de la capitulation de Baylen, l’armée française est arrêtée dans le défilé de Somosierra par le tir de quatre batteries de canons que défendent quelques 8 000 hommes. Après plusieurs tentatives de débordement infructueuses, Napoléon envoie les 150 chevau-légers Polonais qui constituent ce jour-là son escadron de service. Pour leur baptême du feu, les lanciers forcent le passage jusqu’au col, bientôt soutenus par un deuxième escadron de lanciers et les chasseurs à cheval de la Garde, au prix de 57 des leurs. La route de Madrid est ouverte. En 1936, durant la guerre civile espagnole, une autre bataille aura lieu au même endroit : Somosierra est un des rares passages dans le massif de Guadarrama (culminant à 2430 mètres) qui barre dans son centre l’Espagne, juste au Nord de Madrid. C’est une des principales défenses naturelles de la capitale.

 30 novembre 1840 : la Belle poule accoste à Cherbourg. Le Prince de Joinville, fils du roi Louis-Philippe, est de retour de l’île de Sainte Hélène où il est parti chercher les restes de l’empereur.

 30 novembre 1853 : bataille de Sinope (actuelle Turquie – côte de Mer Noire). Bataille navale russo-turque qui déclenche la guerre de Crimée et voit la victoire de la flotte russe venue bombarder les Ottomans à l’intérieur du port de Sinope. C’est l’une des dernières batailles navales de la marine à voile. Seuls quelques unités étaient à vapeur notamment dans la flotte russe du Tsar Nicolas 1er. En revanche, la marine russe a utilisé des obus explosifs qui ont ravagé la flotte ottomane alors que cette dernière ne disposait que de boulets traditionnels. La France, l’Angleterre et le Piemont vont déclarer la guerre au Tsar pour contrer ses ambitions méridionales.

 30 novembre 1870 : combat du plateau de Villiers. Le général Trochu afin de rompre l’encerclement de Paris par les Prussiens et de redonner courage aux Parisiens ordonne une sortie en direction de Champigny et Villiers. Le général Ducrot sort avec 80 000 hommes, franchit la Marne mais ne parvient pas à percer les lignes de la division du Wurtemberg solidement installée en défensive sur les hauteurs.

 30 novembre 1939 : l’armée rouge attaque la Finlande. Des tirs d’artillerie sur le village de Mainila tuent 4 soldats soviétiques le 26 novembre. Moscou accuse immédiatement la Finlande et réclame un retrait de ses troupes de l’isthme de Carélie (à portée de canon de Leningrad). La Finlande propose le lendemain un retrait mutuel des troupes, mais l’URSS maintient ses accusations et dénonce unilatéralement le traité de non-agression russo-finnois de 1932. Le 30 novembre, 400 000 soviétiques envahissent la Finlande ; la guerre d’hiver débute. L’armée rouge va essuyer de nombreux revers face à la valeureuse petite armée finlandaise (250 000 hommes), bien préparée. La loi du nombre l’emportant, la Finlande finit par être vaincue, le 12 mars 1940.

 30 novembre 1972 : proposition française d’une Europe spatiale (Paris). En conseil interministériel sur l’espace, la proposition du CNES d’associer des partenaires européens au projet de lanceur de satellites (L3S) est acceptée par le président Pompidou. Un mois plus tard, à Bruxelles, la proposition est officiellement faite aux pays européens.




Chronique historique : 19 novembre

19112018

19 novembre 1809 : bataille d’Ocana (Espagne).

Le maréchal Soult remporte la victoire la plus brillante de toute la campagne d’Espagne alors qu’il dispose de beaucoup moins d’hommes que le général Areizaga (commandant l’armée de la Mancha – 50 000 hommes).  Officiellement sous les ordres du frère de Napoléon, le roi Joseph, Soult manœuvre  parfaitement, utilisant l’artillerie du général Sénarmont et la cavalerie de Mortier. Cette victoire ouvre aux Français les portes de l’Andalousie et coute aux Espagnols plus de 12 000 morts.

 19 novembre 1873 : prise de Hanoi (Tonkin – actuel Vietnam).

Le lieutenant de vaisseau Francis Garnier s’empare d’Hanoi avec 200 hommes appuyés par l’aviso Sphinx et la canonnière Espingole. Ordonnée par le contre-amiral Dupré, l’expédition est désavouée par le gouverneur de Cochinchine après la mort de Garnier (21 décembre 1873).

 19 novembre 1827: la troupe rétablit l’ordre à Paris.

Sur ordre du ministre de la guerre, la troupe est chargée de rétablir l’ordre à la suite des illuminations des façades de certaines maisons célébrant de manière anticipée la victoire du parti libéral aux élections législatives. Cela se passe sans aucun coup de feu sauf rue Greneta (Quartier du Marais), où le colonel Fitz-James croyant le 18e de ligne sous le feu d’une barricade, commande une charge de cavalerie contre les émeutiers qui sont balayés. Le jeune rebelle Auguste Blanqui est blessé à cette occasion d’une balle dans le cou. Trois ans plus tard, la charge de cavalerie du 28 juillet 1830 sera enrayée par le jet de divers projectiles depuis les toits des immeubles. Les barricades seront désormais principalement réduites par l’emploi de tirs directs d’artillerie. Cela inspirera le Baron Haussmann dans la conception du nouvel urbanisme parisien.

 19 novembre 1919 : le Sénat américain refuse de ratifier le traité de Versailles.

Le refus est surtout dû à l’opposition républicaine au président démocrate Wilson plutôt qu’à la manifestation d’un mécontentement quant à la dureté du traité. Conséquence, les États-Unis n’intègrent pas la SDN puisque l’adhésion à l’organisation est liée à la ratification du traité de paix.

 19 novembre 1941 : début de l’opération Crusader (actuelle Lybie).

À la suite de l’échec de l’opération Battleaxe, la 8e  Army est réorganiséee par le général Auchinleck profitant d’un été sans combat. L’armée se voit dotée de nouveaux chars (Valentine et M3 Stuart). Crusader vise à reprendre la Cyrénaïque aux forces de l’Axe, et à desserrer l’étau autour de Tobrouk.  Malgré un début difficile, les objectifs sont atteints.

 19 novembre 1944 : la 1re Division Française Libre du général Brosset coiffe le Ballon d’Alsace (1247 mètres).

 19 novembre 1946 : incident de Haiphong (Tonkin – actuel Vietnam).

Une fusillade dans le port de Haiphong entre la douane française et des nationalistes vietnamiens transportant de l’essence de contrebande sur une jonque, dégénère et fait 24 morts dont le commandant Carmoin qui s’avançait avec un drapeau blanc. L’incident sert de prétexte pour bombarder (23 novembre) le port à partir de trois navires français (dont le Suffren). L’attaque fait environ 6 000 morts ! L’événement passe inaperçu en métropole et notamment du chef du gouvernement, le socialiste Léon Blum, qui n’en perçoit pas la gravité. Hô Chi Minh l’utilise le mois suivant pour déclencher l’insurrection, véritable début de la guerre.




Chronique historique : 25 octobre

31102018

25 octobre 732 : bataille de Poitiers.

Charles Martel, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne arrête, entre Tours et Poitiers (à Ballan-Miré), l’armée d’ Abd el-Rahman. Ce dernier meurt dans l’affrontement. Ce coup d’arrêt est repris par tous les chroniqueurs européens.

25 octobre 1147 : prise de Lisbonne par Alphonse 1er (Portugal).

Le roi du Portugal, après de nombreuses tentatives, reprend la ville qu’occupaient les Musulmans depuis près de 400 ans.

25 octobre 1415 : défaite française d’Azincourt (Pas-de-Calais).

Cette défaite est d’autant plus pénible pour les Français qu’elle répète celles de Crécy (1346) et Nouaillé-Maupertuis (1356) en fait plus connue sous le nom de bataille de Poitiers. Le roi d’Angleterre, Henry V, débarque à Harfleur avec son armée (15 000 hommes) pour réclamer la couronne française que le roi Charles VI, affaibli par des crises de démence, ne peut plus défendre. Charles d’Albret, connétable de France, barre la route vers Calais aux Anglais avec l’armée royale forte de 20 000 hommes au niveau d’Azincourt. Les Français, plus nombreux, sont sûrs de l’emporter et négligent de préparer convenablement l’affrontement en s’adaptant à la situation particulière du champ de bataille : terrain étroit et boueux ne permettant ni déploiement ni charge de la chevalerie, mauvais positionnement des gens de pieds et archers,… Henry V, se sachant en infériorité numérique préfère utiliser les armes à grande portée (arcs). La bataille est un carnage qui détruit l’encadrement de l’armée : 6000 chevaliers français tombent (principalement) sous les flèches anglaises et les gens de pied. C’en est réellement fini de l’ère de la chevalerie : Le roi anglais craignant un retournement de situation n’hésite pas à faire égorger les très nombreux prisonniers français.

25 octobre 1747 : bataille du cap Finisterre (au large de l’Espagne).

« Pendant la guerre de Succession d’Autriche, les Français protègent leurs convois marchands face à l’Escadre de l’ouest anglaise. Huit bâtiments commandés par le marquis de L’Estenduère escortent 252 navires vers les Antilles quand 14 vaisseaux anglais les attaquent. Alors que la bataille semble tourner au désavantage des Français, le Tonnant et l’Intrépide, vaisseaux récents qui jouissent d’une forte avance technologique réussissent à se dégager. La majorité du convoi échappe ainsi à la Royal Navy qui réforme alors ses techniques de combat et sa flotte ». CESM.

25 octobre 1854 : bataille de Balaklava (Crimée).

Dans une première tentative pour rompre le siège de Sébastopol, les 25 000 russes de l’armée de secours surgissent sur les arrières anglais dans la plaine de Balaklava, occupée par une troupe hétérogène principalement composée d’un bataillon du 93 Highlanders, bientôt renforcé par tout ce que le contingent franco-anglais peut engager au plus vite. De ce combat résultent trois faits devenus mythiques pour les alliés britanniques : l’arrêt de la charge de la cavalerie russe par la mince ligne sur deux rangs des grenadiers écossais (the thin red line), la dispersion de la cavalerie russe par la charge de la brigade lourde de Lord Scarlett, et surtout la charge de la brigade légère de Lord Cardigan, qu’une accumulation invraisemblable de facteurs négatifs transforme en carnage malgré son soutien par les escadrons du 4ème Chasseurs d’Afrique (les trois quarts des cavaliers engagés périssent dans cet assaut frontal dénué de tout intérêt tactique).

25 octobre 1983 : invasion américaine de la Grenade (Caraïbes)

Les coups d’État se sont succédé dans l’île entre 1979 et 1983 créant une instabilité politique et un climat de guerre civile. L’instauration d’une dictature militaire marxiste par le général Hudson Austin le 19 octobre pousse l’Organisation des États Caraïbes de l’Est, ainsi que la Barbade et la Jamaïque à demander l’assistance des États-Unis … que ceux-ci avaient déjà programmée. 7600 Américains débarquent sur l’ile, en provenance de la Barbade et affrontent environ 1200 soldats grenadins ainsi que 780 Cubains.

L’Assemblée Générale de l’ONU condamne le 2 novembre l’opération pour « violation flagrante des lois internationales ». Le Conseil de Sécurité tente d’émettre une Résolution en ce sens, mais son vote est bloqué par le veto des Etats-Unis.

Les troupes américaines entament leur retrait dès le 3 novembre 1983, les derniers soldats quittant la Grenade le 15 décembre. Pertes américaines : 19 tués et 106 blessés. Pertes adverses : 69 tués. A noter que parmi les prisonniers se trouvent des Soviétiques, Est-Allemands, Bulgares,…




Chronique historique : 24 octobre

24102018

24 octobre 1360 : traité de paix franco-anglais (Calais).

Le roi de France Jean II le Bon ayant été fait prisonnier lors de la bataille de Poitiers (19 septembre 1956), il est retenu prisonnier à Londres et promet au Plantagenêt Henry III une forte rançon et la moitié des possessions capétiennes pour sa libération. Cet accord est à nouveau négocié lors du traité de Brétigny (8 mai 1360) où le Dauphin, fils de Jean II le Bon et futur Charles V le Sage obtient que l’Anglais cesse de revendiquer la couronne de France. Cet accord ratifié à Calais ramène la France à ses possessions de 1223. Il ne sera jamais accepté dans les faits.

 24 octobre 1790 : adoption du drapeau tricolore dans la Marine de guerre française.  

« L’Assemblée constituante décide que tous les vaisseaux de guerre et navires de commerce français porteront un pavillon aux trois bandes verticales : rouge près de la hampe, blanc au centre et cette bande sera plus large que les autres, bleu enfin. Le sens vertical des couleurs s’impose. En effet, depuis un siècle déjà, le pavillon néerlandais aux couleurs rouge, blanc, bleu disposées à l’horizontal flotte sur toutes les mers.

Le drapeau tricolore ne prend sa forme définitive que le 15 février 1794 (27 pluviôse an II) lorsque la convention nationale décrète que le pavillon national « sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs ». La légende voudrait que ce soit le peintre Louis David qui ait choisi l’ordre des couleurs ». Site de l’Elysée.

 24 octobre 1916 : reprise du fort de Douaumont (près de Verdun).

Le groupement Mangin reprend le fort avec notamment le RICM et l’action décisive du futur sergent du génie Dumont (19e bataillon du génie).

 24 octobre 1917 : début de la bataille du Caporetto (actuelle Slovénie).

Le front des Alpes, opposant depuis mai 1915 les Austro-hongrois aux Italiens est relativement stable jusqu’à l’arrivée des renforts allemands commandés par le général Otto von Below. Fort de son expérience acquise sur le front russe (1914) et des techniques d’attaque de tranchées désormais maitrisées, il lance la XIVème armée contre les lignes italiennes adossées à l’Isonzo. Surpris, les Italiens subissent dès le premier jour de l’attaque une défaite évidente : ils reculent de 25 km sous un déluge d’obus et de gaz de combat. A la mi-novembre, les Allemands sont aux portes de Venise après une percée de 140 km. Le front se stabilise sur la Piave grâce à l’intervention de 6 divisions franco-britanniques. Le lieutenant Erwin Rommel se fait connaitre lors de cette bataille. Servant dans les troupes de montagne allemandes, il prend avec son bataillon, en 48 heures seulement, trois sommets dont certains culminent à 2000 mètres en ne perdant que 6 hommes. A la fin de la bataille du Caporetto, le 9 novembre, il accomplit un nouvel exploit en s’emparant d’un village entier après avoir franchi un lac gelé. Le terme Caporetto est synonyme aujourd’hui de désastre tant la défaite fut importante : 300 000 morts, blessés et prisonniers alors que les Austro-allemands ne perdent que 5 000 hommes.

 24 octobre 1928 : combat de Tamaskate (Nord de l’actuel Mali).

Apprenant qu’un important rezzou vient de pénétrer sur la zone de compétence du poste de Kidal, le lieutenant Le Cocq monte un contre-rezzou. En moins d’une semaine, il constitue un commando avec ses meilleurs éléments, se met en chasse de l’ennemi et finit par le détecter à Tamaskate. Victoire totale.

 24 octobre 1929 : jeudi noir (New-York).

Le krach boursier de Wallstreet débute et va s’étendre à l’Europe.

 24 octobre 1940 : entrevue de Montoire (Loir et Cher).

Hitler remontant en train d’une visite au général Franco s’arrête à Montoire pour y rencontrer Pétain, chef de l’État français. Pétain déclare « entrer en collaboration ». Ce mot n’a, en octobre 1940, pas le même sens que celui qu’il acquiert dans les 4 ans qui suivent. 

 24 octobre 1942 : mort du LCL Amilakvari (El Alamein – Égypte).

Né dans le Caucase (en Géorgie) et descendant de la famille des Sadguinidze qui a donné beaucoup de chef de la cavalerie au Tsar, Dimitri Amilakvari (11 ans) émigre avec ses parents au moment de la révolution bolchevique (1917) d’abord à Istamboul puis à Paris. Il fait Saint Cyr puis choisit la Légion étrangère où il sert à titre étranger au Maroc. Durant la seconde guerre mondiale, il participe à la campagne de Norvège au sein de la 13ème DBLE avec le colonel Monclar (Raoul Charles Magrin-Vernerey, plus connu sous le pseudonyme de Ralph Monclar). L’unité embarque pour l’Angleterre le 22 juin 1940 et se rallie à de Gaulle. Il combat ensuite en Érythrée en Syrie et prend le commandement de la 13 juste avant la bataille de Bir Hakeim. Il est fait compagnon de la libération par de Gaulle en août 1942. Ayant reçu la mission de prendre le plateau d’Himeimat durant la bataille d’El Alamein (commencée la veille), il est tué par un éclat d’obus. (Cf. Chronique d’hier).

 24 octobre 1945 : naissance officielle de l’ONU.

Si la Charte de San Francisco a été signée le 26 juin 1945, la naissance effective de l’ONU a lieu au moment de la ratification par la plupart des États membres.

24 octobre 1973 : fin de la guerre du Kippour.

Israël est attaqué par l’Egypte, la Syrie et la Jordanie sans préavis, le 6 octobre, jour du Grand Pardon et fête la plus sainte chez les Juifs. Après quelques jours de doute et de victoires arabes, Israël endigue et repousse l’attaque en mobilisant ses réserves et recevant l’appui des Etats-Unis.




Chronique historique : 23 octobre

24102018

23 octobre : fête des aumôniers militaires catholiques.

L’évêché catholique aux armées a choisi Saint Jean de Capistran (1386–1456) pour saint patron des aumôniers militaires catholiques. Il s’est notamment illustré durant le siège de Belgrade.

 23 octobre 1812 : le général Malet rate son coup d’État contre Napoléon (Paris).

Profitant de l’absence de l’empereur (campagne de Russie), le général Malet s’échappe de la résidence surveillée où il est incarcéré pour tentative de putsch. Il fait croire à la mort de Napoléon puis tente d’imposer un gouvernement provisoire. La tentative échoue lorsque le général Hulin, commandant la place de Paris, demande des ordres écrits. Malet panique, tire sur Hulin et est arrêté. Il est exécuté le 29 octobre. Napoléon, apprenant le 6 novembre qu’il avait failli être renversé, sera surtout surpris que personne n’aie crié : « Napoléon 1er est mort, vive Napoléon 2 ! ».

23 octobre 1917 : bataille de la Malmaison (Aisne).

Bataille école des offensives à objectif limité voulues par Pétain. Les objectifs assignés sont presque tous atteints dans la journée et l’offensive cesse dès le 25 après avoir atteint le canal de l’Oise.

 23 octobre 1942 : contre-attaque britannique (El Alamein).

L’Afrikakorps entame une retraite définitive face à la VIIIème armée de Montgomery. C’est le premier revers significatif du Reich depuis le début de la guerre. Cette victoire d’El Alamein est en partie due à deux actions héroïques françaises : plus tôt dans l’année à Bir Hakeim, en mai et juin, la brigade Koenig en résistant efficacement  et de manière inattendue à Rommel a donné aux britanniques le temps de préparer leurs lignes de défense pour recevoir l’Afrikakorps.

Ensuite, durant  la bataille d’El-Alamein, les éléments français (13e DBLE, 1er régiment de spahis marocains, 501e compagnie de chars, 1er RCA et des fusiliers marins armant la DCA) commandés par le LCL Amilakvari sont chargés d’opérer une diversion au sud du dispositif pour permettre l’effort de la VIIIe armée au nord. L’opération est un succès mais se solde par un lourd bilan français. Amilakvari meurt au combat dans le massif d’El Himeimat. Il est Compagnon de la Libération.

 23 octobre 1944 : bataille aéronavale de Leyte (golfe de Leyte – Philippines).

Plus grande bataille aéronavale de l’histoire qui voit la neutralisation de la flotte japonaise par l’US Navy. C’est aussi la première apparition des Kamikazes.

 23 octobre 1954 : création de l’UEO (Paris).

Lors de la signature des accords de Paris, l’Union de l’Europe Occidentale est créée (F, GB, RFA, It, Benelux). Ils mettent aussi officiellement fin à l’état de guerre entre ces pays. L’U.E.O est née de l’échec de la C.E.D (communauté européenne de Défense), projet mort-né.  Dissolution de l’U.E.O en 2011. 

 23 octobre 1956 : début de l’insurrection de Budapest (Hongrie).

La mort de Staline (1953) ayant entraîné un relâchement relatif de la pression soviétique sur l’Europe de l’Est, 20 000 étudiants hongrois provoquent la démission du gouvernement pro-Moscou lors d’une manifestation qui dégénère. L’URSS intervient  le 4 novembre avec 17 divisions et écrase la révolte en moins d’une semaine.

 23 octobre 1983 : attentat contre le Drakkar (Beyrouth – Liban).

À quelques minutes d’intervalle, les PC américain (aéroport) et français (bâtiment Drakkar) explosent tuant 241 américains et 58 français (du 1er et 9e RCP) appartenant à la Force multinationale de sécurité de Beyrouth.

 23 octobre 1985 : création du RAID (Paris).

Le ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe, fait publier un décret instituant une unité d’intervention placée directement sous l’autorité du directeur général de la police nationale.

Le but est de doter la police d’une unité équivalente au GIGN (créé en 1974). RAID pour « Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion ».




Chronique historique : 17 octobre

18102018

17 octobre 1748 : échec du siège britannique de Pondichéry (Inde).

Les habitants de la ville de Pondichéry et les français œuvrant au profit du comptoir de la compagnie des Indes, dirigé par l’administrateur de la colonie aux Indes, Joseph François Dupleix,  repoussent l’armée britannique, emmenée par Boscawen, après 58 jours de siège. Une victoire en vain car, 13 ans plus tard, faute d’avoir suffisamment soutenu Dupleix, Louis XV abandonne le comptoir au profit de l’Angleterre… France et Angleterre se disputent le comptoir jusqu’en 1816, date à laquelle Pondichéry redevient française pour le rester jusqu’en 1962 (en fait 1956 mais ratification en 1962), année de sa cession à l’Inde.

 17 octobre 1777 : bataille de Saratoga (États-Unis – État de New-York).

Le général anglais Burgoyne se rend avec ses 5000 hommes au général Gates commandant quelques 20 000 insurgents américains. Cette défaite anglaise est le tournant de la guerre d’indépendance et incite le roi de France à apporter son aide aux indépendantistes américains.

17 octobre 1781 : bataille de Yorktown (États-Unis – Virginie).

Le comte de Rochambeau et Georges Washington unissent leurs efforts pour l’ultime assaut des dernières redoutes anglaises de Yorktown.

17 octobre 1793 : défaite vendéenne de Cholet.

L’armée catholique vendéenne est battue dans le combat le plus important de la guerre.

 17 octobre 1806 : combat du pont de Halle.

La division Dupont, réduite au 32e de ligne et à un bataillon du 9e, bat le corps de réserve prussien fort de 20 000 hommes, et s’empare du pont de Halle, prenant 5000 prisonniers, 4 drapeaux et 30 canons.

 17 octobre 1893 : mort de Patrice de Mac Mahon (château de la Forêt, commune de Montcresson – Loiret).

Mac Mahon meurt à l’âge de 85 ans et est inhumé en la cathédrale St-Louis des Invalides. Il était comte de Mac Mahon, maréchal de France, duc de Magenta, ancien gouverneur général de l’Algérie et ancien Président de la République française. Par la loi de 1874, il a créé les écoles militaires préparatoires à l’origine des lycées de la Défense et a donné son nom à la corniche de l’EMP d’Autun, située proche de Sully-St-Léger son lieu de naissance.

 17 octobre 1961 : manifestation parisienne tragique.

La guerre d’Algérie se traduit en France par de nombreux attentats et meurtres de policiers commis par le FLN. La FPA (force de police auxiliaire) pratique en retour une répression particulièrement dure à l’encontre de la communauté algérienne en France. Constituée d’Algériens formés au combat urbain et anti-terroriste, la FPA est issue de l’armée et a été utilisée durant la bataille d’Alger. Les dirigeants du FLN poussent, le 17 octobre, la communauté algérienne à manifester alors que le préfet de Paris, Maurice Papon, ayant reçu des ordres du gouvernement, interdit la manifestation et « couvre » moralement et par avance les policiers chargés de la réprimer. Selon les sources, entre 7 et 300 manifestants sont tués. Ces chiffres font toujours débat.




Chronique Historique:11octobre

15102018

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas pour la durée de la guerre de succession d’Autriche. Cependant le traité d’Aix-la-Chapelle rendra les territoires conquis par la France aux Autrichiens et il faudra attendre 1794 pour voir disparaître définitivement les « Pays-Bas autrichiens ». Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1802 : le parachute est breveté. Même si l’invention du Français André-Jacques Garnerin remonte à 1792 et qu’il effectue son premier saut en octobre 1797, au-dessus du parc Monceau, le brevet n’est déposé qu’en 1802 avec une version améliorée et plus stable de l’engin.

11 octobre 1899 : début de la deuxième guerre des Boers (Afrique du Sud).

Les Boers (paysans en Hollandais) qui ont été rejetés vers le nord-est de l’Afrique du Sud par les Britanniques, se sont constitués en Etats indépendants (le Natal et l’Etat d’Orange) et luttent à la fois contre les Zoulous et l’expansionnisme des colons britanniques attirés par l’or fraîchement découvert au Transvaal. Très attachés à leur culture, ceux que l’on finira par appeler les Afrikaners (environ 25 000 combattants), mènent pendant trois ans une guérilla particulièrement éprouvante pour les armées britanniques (près de 500 000 soldats!). Les Afrikaners montent des actions commando (le terme vient de leur langue), sont camouflés alors que les troupes impériales sont de rouge vêtues, mais doivent finalement se rendre. Lord Kitchener (Cf. Fachoda) obtient leur reddition en 1902 après avoir quadrillé le territoire afin de priver les insurgés du soutien de la population (rassemblée dans des camps où sévissent maladies et famine).

11 octobre 1939 : Roosevelt reçoit la lettre Einstein-Szilard (Washington). Le 2 août, les physiciens hongrois Szilard, Teller et Wagner décident d’alerter les Etats-Unis sur la possible utilisation de la fission nucléaire par les nazis. Ils préviennent ainsi les Etats-Unis sur les récentes avancées scientifiques pouvant créer des bombes d’un nouveau type et extrêmement puissantes. Ils recommandent même d’accélérer le travail expérimental. Ces physiciens demandent à Einstein de bien vouloir signer la lettre afin d’avoir plus de poids auprès du président américain. La lettre arrive tardivement à destination compte tenu du début des combats (Pologne) et est à l’origine du projet Manhattan.

11 octobre 1951 : victoire de Crève-cœur (Corée). La conquête de la ligne de crête « Bloody ridge » permettant le contrôle du massif de Hwachon débute le 13 septembre avec la 2ème DI américaine à laquelle appartient le bataillon français (BF/ONU). La position est fermement tenue par les Sino-coréens car donne accès au réservoir hydro-électrique de Séoul. Les pertes franco-américaines sont très élevées (597 morts dont 60 français) durant les 4 semaines d’assaut. C’est le bataillon français qui conquiert la crête dans la nuit du 11 au 12, après avoir utilisé tout le registre connu (de la baïonnette au canon sans recul en passant par le lance-flamme).  Les préparations d’artillerie ont été si intenses du fait de l’excellence des fortifications ennemies que le général Monclar, ancien de la guerre 14-18, a déclaré aux survivants du bataillon, « Vous pourrez dire à vos anciens que vous avez vécu quelque chose qui ressemble à Verdun ». Pour approfondir lire l’ouvrage d’Ivan Cadeau (La guerre de Corée – 1950-1953) et Monclar, le Bayard du 20e siècle, livre écrit par Fabienne Monclar (fille du général).  Pour un survol synthétique, consulter le site chemins de mémoire.

11 octobre 1958 : lancement de Pioneer 1. Deux mois après l’échec de Pioneer 0, un lanceur Thor-Able propulse une nouvelle sonde de 38 kg en direction de la Lune. Elle retombe sur Terre deux jours plus tard mais la NASA se console puisque la sonde rapporte tout de même des données sur la ceinture de radiations de Van Allen, découverte au début de la même année par les missions Explorer.

11 octobre 1970 : embuscade de Bedo (Tchad).

La Compagnie Parachutiste d’infanterie de Marine du 6e RIAOM ayant reçu la mission de contrôler la ligne des palmeraies située au Nord-ouest de Faya-Largeau. Se déplace entre Gouro et Kirdimi lorsqu’elle tombe dans une embuscade. Le commando du lieutenant Neau perd 11 tués et 16 blessés. Le SCH Dimitri Voronine est atteint d’une balle en plein cœur en se lançant à l’assaut des rebelles. Agé de 24 ans, il s’était engagé au 1er RPIMa à 19 ans, dès la fin de ses études secondaires. Il s’y était distingué d’emblée par sa vivacité d’esprit, sa générosité et ses indéniables qualités de chef.

La 169e promotion de l’ENSOA (1998) porte son nom.

11 octobre 2013 : l’O.I.A.C lauréate du Nobel de la paix (Oslo). L’organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques supervise depuis 1997 la destruction des armes chimiques déclarées par les pays signataires et l’arrêt des installations de production.

 




Chronique historique : 1er octobre

1102018

1er octobre 331 avant JC : Alexandre le grand bat Darius à Gaugameles (près de Mossoul – Irak).
Voulant stopper l’avancée du jeune (25 ans)  roi macédonien sur ses terres, le Perse Darius III réunit une armée de 300 000 hommes sur un terrain plat convenant à ses éléphants de combat et ses chars à faux. Renseigné, Alexandre accepte le combat contre l’avis de ses conseillers alors que son armée est nettement moins nombreuse (45 000 hommes). Tactique inhabituelle pour l’époque, Alexandre n’aligne pas ses troupes sur une seule ligne de front : il incite les Perses à s’engager dans son centre en retrait, créant des nasses qui se referment sur les vagues d’assaillants. De plus, lorsque ses flancs sont attaqués, il rompt le combat pour obliger Darius à étendre son dispositif.  Darius est contraint de détacher des troupes qui le protégeaient et créée la brèche qu’Alexandre attendait afin de le combattre personnellement. Darius s’enfuit laissant son armée sans commandement alors que son aile droite enfonçait un des flancs macédoniens. Alexandre abandonne l’idée du duel pour prendre à revers les Perses qui démoralisés (bien que plus nombreux) se rendent. Gaugameles est une bataille singulière puisque elle a rassemblé plus de 350 000 combattants malgré la logistique sommaire de l’Antiquité. Les Macédoniens, numériquement plus faibles, l’emportent grâce à l’innovation tactique d’Alexandre. Après cette bataille, il est couronné roi d’Asie et est le premier à unir l’Orient à l’Occident. Les Perses perdent 50 000 hommes. Les Macédoniens 5000.

 1er octobre 1830 : création du corps des Zouaves (Algérie).
Le général Clausel crée ce corps issu d’un recrutement mixte qui dure jusqu’en 1962. Les Zouaves ont eu une « deuxième vie » de 1982 à 2006 au CEC de Givet. Le terme Zouave vient du nom d’une tribu kabyle, les Zwava.

 1er octobre 1914 : circulaire Millerand.
La circulaire appelle au respect de la liberté de conscience pour tous les blessés dans les hôpitaux militaires. Chaque culte peut pénétrer les enceintes militaires sans faire de prosélytisme. La loi de séparation de l’Eglise et de l’État (1905) n’est en effet pas très vieille et a laissé quelques cicatrices.

 1er octobre 1966 : refondation du Règlement de discipline générale dans les armées.
Par décret, le règlement en vigueur depuis 1933 est abrogé. Ce dernier énonçait la formule restée fameuse : « La discipline faisant la force principale des armées, il importe que tout supérieur obtienne de ses subordonnés une obéissance entière et une soumission de tous les instants, que les ordres soient exécutés sans hésitation ni murmure… ». La refonte de 1966 constitue un événement considérable : le nouveau Règlement stipule bien toujours que « La discipline fait la force principale des armées » mais on y lit aussi et surtout : « L’obéissance (…) procède de la soumission à la loi. (…) Le devoir d’obéissance ne dégage jamais le subordonné des responsabilités qui lui incombent au regard de la loi ».  Il énumère par ailleurs  «  les actes qu’il est interdit au chef d’ordonner et dont l’exécution engagerait la responsabilité pénale des subordonnés». Ainsi est introduit le droit et même le devoir de désobéissance du militaire en certaines situations, repris ensuite dans le statut général des militaires, et ce jusqu’à nos jours. Ces dispositions, particulièrement révélatrices de la problématique éthique dans l’usage de la force, restent d’une totale actualité. Le général F. Gambiez, ancien commandant du bataillon de choc pour la libération de la Corse et le débarquement en Provence, commandant en chef en Algérie en 1961, présidait la commission de refonte. Dans sa présentation du nouveau règlement, il écrivait : « Il fallait doter notre armée d’une éthique à la mesure du siècle… « . » GA J-R Bachelet.

 1er octobre 1985 : raid israélien sur le QG palestinien de Tunis (Tunisie).
Pour sanctionner des attentats commis durant l’été contre des Israéliens, Shimon Peres ordonne l’opération Jambe de bois : 10 appareils F15 Eagle ravitaillés par 2 Boeing 707 traversent la Méditerranée (4600 km aller-retour) afin de détruire le quartier général de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Ne rencontrant aucune résistance, les avions détruisent le bâtiment palestinien et tuent 68 personnes.







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