Chronique historique : 18 juin

18062018

18 juin 1429 : bataille de Patay (près d’Orléans).
Événement majeur de la guerre de cent ans qui voit la victoire du Dauphin et Jeanne d’Arc sur les troupes anglaises de Talbot. Si Orléans a eu un grand retentissement moral, en revanche sur un plan purement tactique et opératif, la campagne de la Loire qui s’achève à Patay est beaucoup plus décisive. Les archers anglais n’ont pas eu le temps de se protéger derrière les épieux taillés qu’ils disposent habituellement autour d’eux pour se protéger d’une attaque. Les reconnaissances françaises repèrent leurs positions suite à une maladresse anglaise et donnent l’alerte : l’avant-garde française (1500 hommes) commandée par les capitaines La Hire, de Loré et de Xaintrailles attaque les archers anglais qui fuient. Ensuite, la cavalerie lourde française charge et parvient pour la première fois depuis la défaite d’Azincourt à obtenir un franc succès.
 La victoire de Patay fait suite aux combats victorieux de Jargeau, Meung et Beaugency du 12 au 16 juin, et clôt une campagne éclaire au cours de laquelle Jeanne d’Arc a repris l’initiative (souvent contre l’avis de ses grands subordonnés). Elle ouvre les ponts de la Loire et la route de Reims. Désormais plus rien ne peut arrêter Jeanne d’Arc jusqu’à son but politique : faire sacrer le Roi. Les Anglais qui s’étaient retirés en bon ordre d’Orléans quelque semaines plus tôt et qui avaient gardé toute leur force combattive, sont démoralisés et incapables de l’arrêter.

 18 juin 1635 : la Martinique devient française (Mer des Caraïbes).
Venant de Saint Christophe, les deux colons français Jean du Plessis d’Ossonville et Lienard de l’Olive prennent possession de l’île au nom du roi de France. Celle-ci, bien que découverte en 1493 par les Espagnols n’est pas encore colonisée et est peuplée par les Caraïbes. Un mois plus tard, d’Esnambuc envoie 100 hommes affermir la prise de possession.

 18 juin 1694 : débarquement anglais repoussé (Camaret – Bretagne).
Louis XIV, informé par son service de renseignement que les Anglais préparent un débarquement en Bretagne pour profiter du départ de la flotte française vers la Méditerranée, dépêche en urgence le lieutenant-général Vauban et le nomme commandant militaire de Brest (de tout le littoral breton en fait) car ce dernier a inspecté quelque temps auparavant l’ensemble de la côte Atlantique et de la Manche et en connait les forces et faiblesses. Il a si bien mis en alerte les habitants côtiers que ceux-ci repoussent facilement et sans pertes importantes le corps expéditionnaire du contre-amiral Osborn. Ce dernier perd 800 des 1200 hommes qu’il tente de débarquer, y compris le général Tollemash commandant l’assaut. La plage de Camaret est rebaptisée Trez Rouz (plage rouge) en raison du sang versé.
Cette victoire française est d’autant plus significative qu’elle est obtenue par seulement deux compagnies franches renforcées dans la nuit par une compagnie des milices provinciales de Guyenne. Il faut aussi souligner l’importance de la tour de Camaret que Vauban avait préalablement fait fortifiée et armée pour défendre la plage, envisageant un débarquement possible à cet endroit.

18 juin 1812 : les États-Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne.
Le président des États-Unis James Madison déclare la guerre à la Grande-Bretagne au nom de la défense du principe de liberté des mers, car la marine anglaise, sous prétexte de combattre l’Empire napoléonien, entrave le commerce américain. C’est la première fois que le Congrès américain vote une déclaration de guerre. Les combats auront lieu sur la mer et les Grands Lacs. La paix sera signée en décembre 1814.

 18 juin 1815 : défaite de Waterloo (Belgique).
Napoléon Ier, revenu de son exil sur l’île d’Elbe depuis moins de 100 jours, doit affronter la septième coalition. Il choisit d’attaquer les Anglais (Wellington) avant qu’ils ne se regroupent avec les Prussiens (Blücher) mais se heurte à une forte résistance. Le combat est indécis jusqu’à l’arrivée des Prussiens qui débandent l’armée française. Erreurs (de Ney et Napoléon), retards (Grouchy qui s’entête à Wavre) et trahisons (de Bourmont) alliés à la belle combativité des alliés, expliquent la défaite française. C’est la fin. Quatre jours plus tard, l’empereur abdique.  À noter aussi l’action d’éclat d’un autre général français, Cambrone, lui aussi entouré d’anglais, qui n’a pas fait de discours et se serait contenté d’un seul mot !

18 juin 1855 : échec du premier assaut de Malakof (Crimée).

18 juin 1917 : décret créant la DGGSM.
La direction générale de la guerre sous-marine placée sous l’autorité du contre-amiral Merveilleux du Vignaux est créée pour faire pièce à la menace allemande.

 18 juin 1940 : appel radiophonique du général de Gaulle (Londres).
C’est le premier discours prononcé par le général de Gaulle à la BBC depuis Londres dans lequel il appelle à ne pas cesser le combat contre l’Allemagne nazie. Ce discours – très peu entendu sur le moment mais publié dans la presse française le lendemain et diffusé par des radios étrangères – est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française, dont il demeure le symbole.

18 juin 1940 : évacuation des réserves d’or de la Banque de France (Brest).
Face à l’avance allemande inexorable, les réserves d’or de la banque de France sont transférées par train à Brest (mi- mai 1940), comme en 1870 d’ailleurs. Ces près de 2000 tonnes d’or (dont 170 de la Banque de Belgique) sont finalement chargées à bord de la première division de croiseurs auxiliaires commandée par le contre-amiral Cadart, lorsqu’il devient évident que les Allemands ne peuvent plus être contenus. Une partie de cet or est déjà en route pour Halifax (Canada) depuis quelques jours. L’autre partie ne quitte Brest que quelques heures avant l’arrivée des troupes allemandes et se dirige vers Dakar. Le trésor connait tout au long de la guerre un périple intéressant, excitant les convoitises les plus diverses.

 18 juin 1953 : décès de l’As des as (Paris).
Le lieutenant-colonel René Fonck, caporal au début de la Première Guerre mondiale, la termine lieutenant et totalise 75 victoires aériennes homologuées (sans compter 52 victoires probables). Il est l’As des as français de la guerre aérienne.

 18 juin 1964 : Tabarly remporte la transat.
L’enseigne de vaisseau Eric Tabarly remporte la transat en solitaire Plymouth-Newport à bord de Pen Duick II.

 18 juin 2010 : décès du général Bigeard (Toul).
Marcel Bigeard a débuté dans l’armée comme soldat de 2e classe en 1936 et a terminé son parcours comme général de corps d’armée (1974) puis secrétaire d’État à la Défense (1975-1976. Véritable légende militaire dès son vivant, il est l’une des figures les plus illustres des parachutistes, ayant été de presque tous les combats de son époque (Campagne de France, Résistance, Indochine, Algérie). Ses cendres reposent à Fréjus au Mémorial des guerres en Indochine.
Quand Lartéguy publie en 1960 Les Centurions, c’est un hommage, de son vivant, à Bigeard.




Chronique historique : 11 juin

12062018

11 juin 1430 : bataille d’Anthon.

Les Bourguignons (4000 soldats) alliés au duc de Savoie Amédée VIII s’infiltrent en Dauphiné pour l’arracher au royaume de France. Le gouverneur Raoul de Gaucourt, renseigné sur la progression et le nombre de l’ennemi sait qu’il permettra la survie de ses 1600 hommes s’il attaque par surprise et de manière non conventionnelle. Les Bourguignons marchant sur le château de Colombier doivent traverser le Bois des Franchises sur un axe étroit ne permettant aucun déploiement de leurs cavaliers : c’est là que Gaucourt dispose en embuscade ses archers et bombardes (venues de Crémieux). Insuffisamment renseignés et trop sûr de leurs forces, les Bourguignons négligent de reconnaître l’axe de progression. Ils tombent dans une série d’embuscades tout le long du chemin et se font décimer. Les troupes dauphinoises accentuent la panique des Bourguignons en faisant croire à une supériorité numérique écrasante (hurlements dans les bois). Le Dauphiné reste au Royaume de France.

 11 juin 1837 : inauguration de la galerie des batailles (Château de Versailles).

Le roi Louis-Philippe inaugure la galerie qui regroupe parmi les plus belles toiles représentant les grandes batailles françaises, de Tolbiac (496) à Wagram (1809).

 11 juin 1885 : mort de l’amiral Courbet (à bord du Bayard au large de l’actuelle Taiwan).

Polytechnicien et amiral commandant l’escadre d’Extrême-Orient.

 11 juin 1931 : Pierre Benoit, immortel.

L’auteur de Koenigsmark, l’Atlantide, la châtelaine du Liban, …, la sainte Vehme, est élu à l’Académie française.  Le général Maxime Weygand est lui aussi élu le même jour.

 11 juin 1942 : sortie de vive force de Bir Hakeim (Libye).

Du 27 mai au 10 juin, la brigade du général Koenig (3600 hommes) résiste aux assauts et aux bombardements de Rommel et permet ainsi aux Britanniques de la 8e armée d’achever leur repli et de se reconditionner en Égypte.

En s’obstinant à prendre Bir Hakeim qui n’a pourtant pas de caractère stratégique particulier, Rommel perd un temps précieux et surtout commet l’erreur de mettre en évidence la valeur au combat des Français libres. Dans la nuit du 10 au 11 juin, la brigade française démine un couloir de 40 mètres de large dans le périmètre défensif et commence son évacuation du camp retranché. Les Allemands détectent très vite la sortie et déclenchent un déluge de feu qui ne parvient cependant pas à arrêter la sortie. La bataille donne lieu à d’innombrables actes de courage. 2100 soldats gagnent les lignes britanniques distantes de 7 km. Le retentissement de ce fait d’armes est international et salué par toutes les radios alliées qui focalisent depuis deux semaines sur la résistance française inattendue à Bir Hakeim.

Le général de Gaulle envoie immédiatement un message de félicitations à Koenig.

 11 juin 1948 : résolution Vandenberg (États-Unis – Washington).

Le sénat américain en votant cette résolution permet aux États-Unis d’intégrer l’alliance des États signataires du Traité de Bruxelles et donne un coup d’accélérateur décisif à la future OTAN. Le traité de l’Atlantique Nord sera signé moins d’un an plus tard (4 avril 1949).

 




Chronique historique : 8 juin

12062018

8 juin : journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine.  Instituée par le décret n° 2005-547 du 26 mai 2005, cette journée d’hommage correspond au jour du transfert à la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette, de la dépouille du Soldat Inconnu d’Indochine, le 8 juin 1980. Un mémorial dédié aux morts pour la France en Indochine est implanté à Fréjus sur une hauteur dominant la ville. Inauguré en 1993 par le président de la République, il abrite près de 24 000 sépultures de militaires et de civils morts en Indochine.

Le site Internet Mémoire des hommes permet de consulter en ligne la base de données des morts pour la France au cours de la Guerre d’Indochine (1945-1954). Conservée par le Service historique de la Défense, elle a été constituée par la saisie et l’indexation d’un fichier établi par le ministère des Anciens combattants au lendemain de ce conflit.

 8 juin 632 : mort de Mahomet (Médine – actuelle Arabie Saoudite). Le prophète de l’Islam meurt à 63 ans.

 8 juin 1865 : combat de Hierba Buena (Mexique)

 8 juin 1883 : signature de la Convention de la Marsa (au nord-est de Tunis). La convention complète le Traité du Bardo et permet à la France d’établir son protectorat sur la Tunisie.

 8 juin 1912 : naufrage du sous-marin Vendémiaire (Manche). Le sous-marin se fait éperonner accidentellement par le cuirassé Saint Louis au cours d’un exercice naval. La totalité de l’équipage disparaît (24 hommes).

 8 juin 1941 : combat franco-français en Syrie. Les raisons de l’intervention alliée en Syrie sont multiples : Pour les Français libres, il s’agit de rallier à de Gaulle l’armée du Levant (Vichy). Pour les Britanniques, le but est d’empêcher la Syrie de tomber aux mains des Allemands mais dans un deuxième temps de supplanter les Français dans une zone stratégique qu’ils n’auraient jamais dû occuper avant-guerre.

Le 8 juin, 5000 Français libres aux ordres du général Catroux et du général Legentilhomme entrent en Syrie avec 30 000 Britanniques. Les troupes du général Dentz (Vichy) résistent vaillamment jusqu’au 11 juillet. Les combats sont très intenses mais leur caractère fratricide (1066 morts pour l’armée du Levant – 650 pour la France Libre) explique qu’aucun fait d’armes n’a été retenu par la mémoire collective.

De Gaulle n’accordera aucune citation ni décoration pour ces combats que certains, puisant aux sources classiques, ont comparé à celui des Curiaces contre les Horaces. Chacun des camps français qui s’oppose a à cœur de montrer à l’autre qu’il n’est pas lâche, sait se battre et accomplit son devoir… d’où l’aspect cornélien de cette affaire.

 8 juin 1944 : 48 heures après le débarquement allié sur les côtes normandes. Les deux têtes de pont d’Omaha Beach et de Gold Beach effectuent leur jonction à Port-en-Bessin au Nord de Bayeux, qui est libéré ce même jour par les troupes Britanniques. La jonction entre les troupes débarquées à Utah et à Omaha n’est toujours par réalisée. C’est, dans les heures qui suivent, un des objectifs majeurs pour les forces américaines. L’infanterie du 116e Régiment, appuyée par les chars Sherman, accède à la Pointe du Hoc où les Allemands s’apprêtaient à donner le coup de grâce aux 90 Rangers survivants, dont un grand nombre est blessé. Un bataillon de 225 rangers avait débarqué devant la batterie allemande du Hoc le 6 juin et est resté cloué sur place.

Le même jour le sergent Franck Peregory du 116e RI accomplit un acte de guerre d’une audace incroyable en attaquant victorieusement une tranchée allemande : à lui seul, il obtient la reddition de près de 40 soldats ennemis. Dans l’attaque, il en a tué 3 et a permis aux hommes de son unité de libérer le village de Grandcamp tout en récupérant les redoutables mitrailleuses allemandes.

 8 juin 1967 : attaque israélienne de l’USS Liberty. Durant la guerre des Six-Jours, les forces israéliennes attaquent dans les eaux internationales au large de l’Égypte, un navire américain de guerre électronique. 34 américains sont tués. Israël reconnaitra une erreur et présentera ses excuses au gouvernement américain ainsi qu’aux familles des victimes.

 8 juin 1972 : bombardement du village de Trang Bang (Vietnam). Le croyant tenu par les Nord-vietnamiens, le village est bombardé par erreur par l’armée sud-vietnamienne avec du napalm. Le photographe Huỳnh Công Út, plus connu sous le nom de Nick Ut (de l’agence Associated press) est présent comme beaucoup de journalistes et prend la photo d’une fillette de 9 ans qui fuit le bombardement. La nudité de Kim Phuc, brûlée par le napalm, fait débat dans la rédaction jusqu’au 12 juin. Pourtant, lorsqu’elle paraît, la photo fait le tour du monde et vaudra à son auteur le prix Pulitzer la même année. Ce cliché, qui suscite alors l’indignation générale, est devenu le symbole de l’horreur de la guerre du Vietnam.Kim Phuc est aujourd’hui mère de famille et est âgée de 55 ans.




Chronique historique : 29 mai

30052018

ERRATUM pour le 28 mai 1908 : naissance de Ian Fleming (Londres). Le créateur de James Bond aurait eu 107 110 ans hier

 29 mai 1453 : chute de Constantinople. Le sultan Mehmet II, s’empare de la capitale de l’Empire byzantin après plusieurs semaines de siège (depuis le 6 avril). Il fait construire des forts le long des détroits de Bosphore et des Dardanelles afin de priver la ville de ravitaillement. Il bombarde les remparts de la ville avec le plus gros canon jamais construit jusqu’alors (les boulets pèsent 500 kg !). Après plusieurs assauts infructueux, une attaque maritime et terrestre finit par livrer la ville aux Janissaires de Mehmet II. La population est massacrée. Constantin XI, le dernier empereur byzantin, héritier de l’Empire Romain d’orient, meurt en lançant une contre-attaque vouée à l’échec. Lire Les derniers siècle de Byzance de Donald Mac Nicol.

 29 mai 1692 : bataille de Barfleur (Côtes normandes). Pour acquérir le contrôle de la Manche dans le cadre d’un futur débarquement en Angleterre, Louis XIV se laisse convaincre par ses conseillers d’attaquer la flotte anglo-hollandaise. Le vice-amiral de Tourville, contraint par le ministre Pontchartrain, rencontre la flotte ennemie au large du Cotentin et bien qu’en infériorité numérique très nette (1 pour 2) et contre toute attente, inflige à l’ennemi des pertes très importantes. C’est l’une des plus belles batailles navales françaises, y compris de l’avis ennemi.  Malheureusement, La Hougue suit Barfleur. En effet, quelques jours plus tard (du 1er au 3 juin),  une partie de la flotte française, immobilisée suite aux dommages subis et donc incapable de rallier Brest ou Saint Malo, mouille à la Hougue pour réparer. Elle est incendiée par les Anglais qui viennent venger l’affront de Barfleur en s’en prenant aux navires en panne (15 navires). Lire Les 600 plus grandes batailles navales de l’histoire – Yves Le Moing.

 29 mai 1940 : campagne de France

- à Lille, le général Alphonse Juin est fait prisonnier. Commandant la 15ème DIM, il défend pendant 4 jours l’entrée de la ville commandée par le général Molinié. 15 jours plus tôt, il participait à la bataille de Gembloux (Belgique) où le XVIème corps allemand a été tenu en échec jusqu’à l’ordre de replis. Dans Lille encerclée, Juin finit par se rendre après de très rudes combats. Les Allemands rendront d’ailleurs les honneurs aux défenseurs le 31 mai.

 - à Dunkerque, l’opération Dynamo (évacuation par bateau vers l’Angleterre) se poursuit sous les tirs de l’artillerie allemande désormais à portée des plages. La Luftwaffe doit réduire ses attaques du fait du mauvais temps. Les Français reçoivent officiellement l’ordre d’embarquer eux aussi.

 - à Abbeville, sur la Somme, le général Weygand ordonne à de Gaulle d’attaquer pour entamer le flanc gauche de la division Guderian. Malgré un premier succès, les chars de de Gaulle sont arrêtés par les tirs des redoutables 88mm.

 29 mai 1951 : bataille du Day (Indochine). Le commando François (commandé par le LV Labbens), retranché dans l’église de Ninh Binh résiste pendant près de 24 heures à l’attaque du général Giap et donne ainsi le temps au général de Lattre de préparer les troupes. L’effet de surprise ne peut plus jouer et la bataille du Day est perdue pour Giap cependant 47 commandos sont tués ou portés disparus, 5 reviendront après de longs mois de captivité. Seuls 24 hommes réussiront à survivre au déluge de feu qui s’abat sur leur position en s’exfiltrant à travers les lignes ennemies. Le général de Lattre envoie des renforts (notamment l’unité où sert son fils, le bataillon de marche vietnamien du 1er régiment de chasseurs). En l’apprenant, le Viet Minh va focaliser ses efforts sur le rocher de Ninh Binh qu’occupe le lieutenant de Lattre et sacrifier un grand nombre de ses « bo doi » (soldats)  pour le détruire.

 29 mai 1958 : mort du LCL Jeanpierre (Djebel Mermera – Algérie). Le LCL Jeanpierre, chef du 1er REP meurt dans le crash de son hélicoptère abattu par l’ALN lors de la bataille des frontières. La 146e promotion de l’École spéciale militaire interarmes de Saint-Cyr (1959-1961) porte son nom.

 29 mai 1971 : premier tir technique d’un missile balistique. En plongée au large d’Arcachon, le sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Redoutable, commandé par le capitaine de vaisseau Louzeau, effectue le premier tir technique français d’un missile balistique.




Chronique historique : 17 mai

23052018

17 mai 1648 : victoire de Zumarshausen (Allemagne).Dernière bataille de la guerre de Trente ans sur le sol allemand. Elle est l’une des très nombreuses victoires que Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne a remporté pour le compte du roi de France. « Sans doute le plus grand homme de guerre français avant Napoléon » Universalis. Aussi bon stratège que tacticien, on lui doit le fameux : « Tu trembles carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ». En effet, d’une bravoure sans pareille, il ne cachait pas son appréhension juste avant les combats.

 17 mai 1684 : Duquesne bombarde Gênes. En guerre contre l’Espagne, Louis XIV décide de punir la République de Gênes alliée à l’empire d’Espagne. Il commande au lieutenant-général Duquesne l’attaque de la ville. Son escadre bombarde Gênes jusqu’au 28 juin, tire 3000 bombes et provoque d’importants dégâts dans la ville, à l’arsenal et au palais des Doges. La République de Gênes se soumettra aux conditions de Louis XIV et signera un traité de paix en février 1685.

 17 mai 1809 : prise du fort de Camporoso (frontière italo-autrichienne). Le Prince Eugène de Beauharnais commandant l’armée d’Italie force le passage du col de Camporoso défendu par un détachement autrichien. Beauharnais est en route pour rejoindre Napoléon à Lobau. Il participera à la fin de la campagne d’Autriche à la bataille de Wagram (5 et 6 juillet) ayant une action déterminante.

 17 mai 1944 : les Allemands abandonnent le mont Cassin (Italie). La bataille du Monte Cassino a commencé en janvier 1944 sur la ligne Gustav qui interdit l’Italie du Nord aux forces alliées. Bloqués de longs mois face au verrou de cette ligne de défense, les 300 000 alliés engagés ne parviennent pas à réduire les 100 000 Allemands malgré des attaques aériennes massives et de nombreux assauts frontaux. Le commandement américain s’en remet alors aux plans du général Juin, commandant le CEF (corps expéditionnaire français) qui consistent à utiliser les aptitudes des troupes marocaines au combat en montagne pour prendre les sommets environnant le mont Cassin. Le mont Majo tombe le 13 et dès lors les troupes allemandes vacillent. Le maréchal Kesselring donne l’ordre à la Xème armée dont le PC vient d’être anéanti par un bombardement aérien de se replier. La route vers Rome est ouverte.

 17 mai 1987 : exocet contre frégate américaine (Golfe persique). Durant la guerre Iran – Irak (1980-1988), les belligérants ciblent leurs terminaux pétroliers et créent une zone d’insécurité dans l’une des mers les plus stratégiques du monde. L’USS Stark, frégate américaine opérant sur place est touché par deux missiles Exocet tirés par un Falcon 50 irakien qui a pris le bateau pour un pétrolier iranien. 37 marins américains sont tués. La frégate parvient néanmoins à rentrer aux USA par ses propres moyens.




Chronique historique : 12 mai

14052018

12 mai 1694 : Duguay-Trouin se rend (au large des iles Sorlingues). Après un combat héroïque, le capitaine Duguay-Trouin, commandant de la frégate Diligente se rend à une escadre anglaise (six vaisseaux du contre-amiral David Mitchel). Il a perdu 230 hommes sur un équipage de 250 marins. Fait prisonnier, il s’évade peu après de Plymouth avec la complicité d’une jolie anglaise qu’il a séduite.

 12 mai 1930 : traversée de l’Atlantique Sud. « L’aviateur français Jean Mermoz réussit la première traversée postale sans escale de l’Atlantique Sud entre Saint-Louis (Sénégal) et Natal (Brésil) à bord de l’hydravion Laté 28-3 « Le Comte de la Vaulx ». Il parcourt en 21 heures les 3 200 kilomètres qui séparent les deux continents. Il permet ainsi l’ouverture de la liaison postale France-Amérique du Sud. Jean Mermoz disparaîtra en mer au large du Sénégal à bord de l’hydravion « La Croix du Sud » en 1936 ». LCL Pierre B.

 12 mai 1940 : première bataille de chars (d’envergure) de l’histoire (Hannut – Belgique). Le corps de cavalerie commandé par le général français Prioux (chars Hotchkis et SOMUA 35) donne un coup d’arrêt puis freine le 16e corps de Panzer du général Hoepner (Panzer I, II, III et IV) dans le cadre d’un rapport de force au global équilibré. Même si les Allemands perdent 164 chars contre 105 côté français, la bataille ne peut  être considérée comme une occasion de victoire manquée puisque la mission du corps de cavalerie français n’a pu être remplie (couvrir l’installation de la 1ère armée sur la ligne Wavre-Gembloux-Namur et renseigner sur la situation des Belges sur le canal Albert).  Bien que mécaniquement excellents, les chars français ont été victimes de deux défauts congénitaux majeurs : absence de radio (interdisant coordination entre eux et avec les appuis ) et tourelle à 1 homme (le chef de char est à la fois tireur et chargeur). L’efficacité des Stukas allemands contre l’artillerie a par ailleurs privé les chars français de ces précieux appuis.

 12 mai 1943 : première torpille acoustique sous-marine. Le UBoot U-456 est coulé par l’explosion d’une torpille anti-sous-marine acoustique (Marck 24) larguée pour la première fois depuis un bombardier Consolidated Liberator

 12 mai 1949 : fin du blocus de Berlin. Du 24 juin 1948 au 12 mai 1949, soit pendant plus d’un an, Berlin Ouest est ravitaillé uniquement par voie aérienne grâce à un gigantesque effort logistique principalement américain. Les Soviétiques ne parviennent pas à étouffer la partie Ouest de Berlin qu’occupent les Alliés et ce malgré les nombreuses intimidations de l’URSS. 79 alliés perdent la vie durant le pont aérien à cause d’accidents liés pour beaucoup à des obstructions soviétiques.




Chronique historique : 11 mai

14052018

11 mai 1678 : naufrage des récifs d’Aves (actuel Venezuela). Après avoir repris aux Hollandais, l’ile de Gorée, Tobago et Cayenne durant la campagne de 1676-1677, le vice-amiral Jean d’Estrées décide d’attaquer Curaçao, île hollandaise. Refusant de prendre un pilote alors que ses adjoints l’exhortent à le faire, il s’échoue dans la nuit du 11 au 12 mai avec 17 navires (dont le vaisseau amiral le Terrible) sur les récifs des îles d’Aves. Cette catastrophe (500 morts) a effacé de la mémoire de la Royale ses premiers succès sans toutefois l’empêcher d’être promu maréchal de France en 1681.

11 mai 1689 : bataille de la baie de Bantry (Irlande). Victoire navale française sur les Anglais durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Jacques II d’Angleterre, détrôné par Guillaume d’Orange, s’est réfugié en France où Louis XIV l’aide à retrouver son trône. Une armée navale de vingt-quatre vaisseaux commandée par le lieutenant général de Châteaurenault débarque ainsi 1500 hommes dans la baie de Bantry lorsqu’il est rejoint par une flotte anglaise (amiral Herbert). Châteaurenault réussit à la fois le débarquement des troupes et la sortie de la baie sous le feu anglais puis met en fuite l’escadre ennemie qui dénombre plus de trois cents tués ou blessés.

11 mai 1745 : bataille de Fontenoy (Belgique). Louis XV grâce au Maréchal de Saxe remporte une belle victoire sur la coalition anglo-hollandaise du duc de Cumberland. Une colonne ennemie parvient à percer la première ligne française mais est stoppée par l’utilisation à bout portant de 4 canons. Profitant de la désorganisation créée, les Français (mais aussi des Irlandais !) chargent la colonne disloquée. Cette célèbre bataille est décrite dans de nombreux ouvrages. A signaler le canon artisan de la victoire, du général Rouqueyrol, (Lavauzelle – coll. la pensée préservée) évoquant le rôle de l’artillerie dans les batailles (jusqu’à la Première guerre mondiale) et notamment cette fameuse contre-attaque à Fontenoy permise par quelques canons bien placés. Voir aussi le Poème de Fontenoy par Voltaire et les peintres Philipoteaux (la bataille de Fontenoy) ou Detaille (le salut avant la bataille de Fontenoy) illustrant la mythique et improbable formule « Messieurs les Anglais, tirez les premier ! »

11 mai 1857 : attaque du fort de Médine (actuel Mali). Le marabout El Hadj Omar, à la tête de 20 000 guerriers Toucouleurs, armés de fusils, attaque le fort de Médine défendu par le sergent Desplat et le chef du village, Paul Holle. Ces derniers ne disposent que d’une poignée de tirailleurs (équivalant d’une compagnie) pour protéger le poste et le village heureusement fortifiés. Le poste résiste pendant 97 jours aux assauts des Toucouleurs. Il est finalement sauvé par le général Faidherbe qui amène des renforts par bateau sur le fleuve Sénégal.

11 mai 1916 : mort du commandant de Rose, créateur de la Chasse. « Charles de Tricornot de Rose est né en 1876. Fils d’un officier de cavalerie, il entre à Saint-Cyr en 1895 et choisit les dragons. Condamné à trois ans de non-activité par un tribunal militaire lors de l’affaire des inventaires à la suite de la loi de séparation des églises et de l’Etat, il se passionne pour l’aviation naissante avant de réintégrer l’armée en 1910 au sein de la toute jeune aéronautique militaire. Titulaire du premier brevet d’aviateur militaire en 1911, il participe au développement de cette nouvelle composante des armées en particulier pour l’observation et le réglage d’artillerie tout en étant persuadé, très vite, que l’avion devra aussi participer par son armement aux combats. En août 1914, il commande l’aéronautique de la 5e armée de Franchet d’Esperey. En mars 1915, il crée la première escadrille, spécialisée dans la chasse, la MS 12. Toutefois, il n’y a pas encore une doctrine d’emploi. Après avoir pris le commandement du secteur de Verdun, le général Pétain lui demande, le 28 février 1916, de rassembler les meilleurs chasseurs avec la fameuse injonction :  » Je suis aveugle. Rose balayez moi le ciel« . Au bout de quinze jours, les avions du commandant de Rose ont réussi à reprendre la maîtrise du ciel afin que les avions d’observation puissent renseigner le commandement et régler les tirs d’artillerie. La chasse n’étant pas une fin en soi mais le moyen de permettre la réalisation des autres missions de l’aéronautique. Le commandant de Rose meurt dans un accident d’avion le 11 mai 1916 sans avoir vu la totalité de sa réussite.​ Un avion Bébé Nieuport du type de ceux utilisés lors de la bataille de Verdun est exposé au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget ». (Gilles Aubagnac – musée de l’Air et de l’Espace

11 mai 1941 : dernier raid du Blitz sur Londres. La Chambre des Communes, à Londres est détruite tôt dans la nuit lors d’un raid massif responsable de 2 000 incendies et de 3 000 victimes. Quelques jours plus tard la Luftwaffe est envoyée à l’est pour préparer l’invasion de l’URSS ce qui met fin au Blitz. Entre septembre 1940 et mai 1941, ce dernier a fait 43 000 morts, 90 000 blessés graves, et 150 000 blessés légers, tous civils. La Luftwaffe a perdu 2 000 appareils et leurs équipages. L’Allemagne ne parvint cependant pas à briser le moral des Britanniques et n’arriva pas non plus à paralyser leur effort de guerre.

11 mai 1944 : attaque du mont Majo (Italie). Depuis le mois de janvier 1944, les alliés butent sur la ligne de défense Gustav dont le verrou est le mont Cassin tenu par des troupes d’élite allemandes. Les alliés engagent jusqu’à 300 000 hommes face aux 100 000 allemands retranchés dans les montagnes. Le général Juin persuade les alliés d’abandonner l’attaque frontale du mont Cassin pour le déborder par les hauteurs voisines là où les allemands jugent la pénétration impossible. Dans la soirée du 11 mai, Juin lance les goumiers et tirailleurs du général Guillaume (2ème division d’infanterie marocaine et 4ème division marocaine de montagne) à l’assaut du mont Majo. Ils transportent leur artillerie à dos de mulets sur des terrains impraticables pour des troupes non aguerries au combat en montagne et finissent par prendre le sommet le 13 mai. Le colonel allemand Böhmler, l’un des défenseurs de Cassino dans ses mémoires : « La grande surprise fut l’attitude au combat du Corps expéditionnaire français. C’est Juin qui, en s’emparant du mont Majo et en faisant irruption dans la vallée du Liri, a réduit en miettes la porte de Rome. »

11 mai 1960 : le Mossad enlève Adolph Eichmann (Buenos Aires). Responsable durant la Seconde Guerre Mondiale de la logistique de la solution finale, l’officier S.S Eichmann est fait prisonnier par les américains en 1945 alors qu’il tente de fuir sous une fausse identité. Le 5 février 1946, il s’évade et gagne l’Argentine après s’être caché en Allemagne, en Autriche et en Italie pendant 4 ans grâce à des complices. Le Mossad intervient secrètement en argentine, sur ordre du Premier ministre israélien Ben Gourion, et parvient à l’enlever et à l’exfiltrer vers Israël. Les Israéliens veulent un procès à l’image de celui de Nuremberg pour accomplir un travail de mémoire auprès de la jeune génération. Ce procès très médiatisé est suivi dans le monde entier. L’accusé reconnait les faits mais affirme n’avoir fait qu’obéir aux ordres reçus. Il est pendu et incinéré le 1er juin 1962. Ses cendres sont dispersées dans les eaux internationales de la Méditerranée.

11 mai 1988 : mort de Kim Philby (Moscou). Agent double britannique à la solde du KGB, Philby est un des plus célèbres traitres de la période de la Guerre Froide. Issu d’une famille prestigieuse, il est plus ou moins clairement protégé par le gouvernement britannique lorsque les soupçons des services secrets occidentaux se transforment en preuves. Ecarté du MI6, il s’exile à Beyrouth puis gagne l’URSS où il est accueilli en héros. Le scandale est grand au Royaume-Uni mais aussi en Occident.




Chronique historique : 9 mai

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9 mai 1630 : mort d’Agrippa d’Aubigné (Genève). Protestant, homme de guerre et écrivain, il est le compagnon d’arme d’Henri de Navarre jusqu’à ce que celui-ci devienne Henri IV et roi de France (1589). Erudit et doué pour les lettres, il publie les Tragiques sur la fin de sa vie et lors de son exil, œuvre dans laquelle il raconte l’histoire des guerres de religion en s’appuyant sur ses souvenirs. Sa petite-fille, Françoise d’Aubigné (future Mme de Maintenon), épousera Louis XIV.

 9 mai 1769 : bataille de Ponte Novo (Corse) La Corse est une possession de la ville de Gènes depuis le XIVème siècle. Les Génois considèrent l’ile comme une colonie à exploiter et finissent par irriter les habitants qui régulièrement se révoltent. La famille Paoli (le père, Hyacinthe puis le fils, Pascal) se fait un nom dans les luttes indépendantistes que certains patriotes corses mènent dès 1729 contre Gênes puis contre la France. Des troupes françaises font déjà garnison dans quelques villes corses à la demande de Gênes et avant même que celle-ci ne cède au roi de France la souveraineté sur l’ile (1768). Lors de la bataille de Borgo (fin 1768), le marquis de Chauvelin est battu par les hommes de Pascal Paoli, général et père de la Nation corse. Six mois plus tard, Le conte de Vaux débarque avec 24 000 hommes et bat les patriotes à Ponte Novo. La bataille, où les Corses se battent très courageusement, est un des symboles fondateurs de la lutte indépendantiste. Le père de Napoléon Bonaparte appartient à cette mouvance mais finit par se rallier à la France à la différence de Paoli qui s’exile 20 ans au Royaume-Uni. Napoléon nait quelques mois plus tard (15 août 1769). Paoli revient sur son ile à la faveur de la Révolution française et tout en étant un des hommes emblématiques des Lumières et de la Démocratie naissante, il s’oppose à la famille Bonaparte … avec l’aide des Anglais.

 9 mai 1808 : le colonel Vincent-Yves Boutin quitte Toulon pour Alger. A bord du brick Le Requin, Boutin part en mission secrète pour le compte de l’Empereur afin de dresser la carte du littoral algérois. Le lendemain, le Requin affronte et repousse le HMS Wizard.

 9 mai 1917: Inauguration de la ligne de chemin de fer Djibouti Addis-Abeba.

« Le chemin de fer djibouto-éthiopien est une ancienne ligne à voie unique et métrique longue de 784 km, reliant Djibouti, la capitale de la république homonyme à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie. Construite entre 1897 et 1917, la ligne est inaugurée le 9 mai 1917. La société exploitante s’est appelée Compagnie impériale des chemins de fer éthiopiens (CIE), puis Compagnie du chemin de fer franco-éthiopien (CFE) à partir de 1909, avant de devenir la Compagnie du chemin de fer djibouto-éthiopien  (CDE) en octobre 1981 suite à l’indépendance de l’ancien territoire français en 1977. L’exploitation de la ligne s’est définitivement interrompue dans les années 2000. Elle est remplacée depuis 2016 par la nouvelle ligne à voie normale reliant Addis-Abeba à Djibouti ». CNE Christophe I.

 9 mai 1940 : des commandos allemands interviennent en précurseurs sur les ponts du Rhin (Hollande – Belgique) Prélude à l’offensive allemande mettant fin à la drôle de guerre.

 9 mai 1942 : destruction de l’émetteur d’Allouis (Cher). Henri Clastère, Paul Bodhaine et Maxime Gaudin, trois agents du BCRA sont parachutés dans le Cher, dans la nuit du 5 au 6 mai avec pour mission de faire sauter les antennes de Radio-Paris qui diffuse les programmes allemands mais sert aussi à brouiller ceux de Radio Londres. Les Allemands reconstruisent la station en deux semaines après sa destruction. L’émetteur émet toujours un signal utile pour la synchronisation des horloges françaises sur l’heure légale.

 9 mai 1950 : discours initiant la CECA (salon de l’Horloge – Quai d’Orsay). Sur proposition de Jean Monnet, Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français appelle à la mise en commun sous une autorité internationale des productions française et allemande de charbon et d’acier. Cette « déclaration Schuman » est considérée comme l’acte de naissance de l’Union européenne et fait du 9 mai la fête de l’Europe depuis 1985.







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