Chronique historique : 7 août

7082019

7 août 1325 : bataille de Varey (Ain).

« Un long conflit oppose de 1234 à 1355 les comtés de Viennois et de Savoie, émancipés du Saint Empire et dont les territoires sont imbriqués. Après de longues années de chevauchées et d’escarmouches sans résultats, le Comte de Savoie Edouard profite de la minorité du Dauphin de Viennois, Guigues VIII pour tenter d’obtenir un avantage décisif.

Hugues de Genève, capitaine de la ligue anti-savoyarde, ayant prêté hommage au Dauphin pour son château de Varey, contesté par les Sires de Beaujeu (parti savoyard), Edouard lève une armée importante et met le siège au château. Le jeune Dauphin, partant avec son armée de Crémieu par Ambronnay, parvient à tromper les sûretés savoyardes et arrive devant Varey. Les Dauphinois et leurs alliés, laissant les gens de pied à l’arrière, se déploient en trois batailles successives dans la plaine des Arpilles : l’avant-garde sous Raymond de Baux et le Grand Chanoine, le centre avec le Dauphin et les Comtes de Genève, l’arrière-garde avec Aymar de Poitiers. La bataille s’ouvre par une charge des Bourguignons des Comtes d’Auxerre et de Tonnerre, du parti savoyard, qui bousculent l’avant-garde mais sont finalement repoussés par la bataille principale dauphinoise, rejetés vers leur camp en désordre, puis submergés par une sortie en force de la garnison du château. Edouard de Savoie parvient à s’échapper, les Comtes de Tonnerre et d’Auxerre et le sieur de Beaujeu sont prisonniers.

La guerre ayant ruiné les deux partis, le successeur de Guigues VIII, Humbert II de la Tour-du-Pin, vendra en 1349 le Dauphiné à Philippe VI de Valois, roi de France, à condition que le comté conserve quelque autonomie, garantie par la dévolution du Dauphiné au fils aîné du Roi de France. Le nouveau Dauphin, le futur Charles V, signe la paix en 1355 avec le Comte Amédée VI de Savoie, le différend se réglant par des échanges de terres ».

7 août 1942 : débarquement américain à Guadalcanal (Iles Salomon – Pacifique Sud).

Les Japonais en débarquant aux iles Salomon, ont atteint leur avancée la plus au Sud et menacent les convois logistiques alliés en partance du nord de l’Australie grâce à leur piste d’aviation (piste Henderson) en cours d’achèvement par le génie nippon sur l’ile de Guadalcanal. La 1ere division de Marines reçoit la mission de conquérir l’aérodrome et les ilots environnant. Si le débarquement à Guadalcanal est un succès (aucune réaction nippone du fait de la surprise), ceux dans les ilots Tulagi et Gavutu sont sanglants et coutent la vie à de nombreux Marines qui pour beaucoup vivaient leur première action de guerre. La maîtrise de Guadalcanal ne sera totale qu’en Février 1943, une fois les renforts japonais anéantis ou rejetés à la mer. Pour les cinéphiles classiques, voir « Les diables de Guadalcanal ». Pour une autre vision, voir « La ligne rouge » de Terrence Malik.

7 août 2005 : sauvetage du sous-marin de poche AS-28 (Russie – Baie de Berezovaya).

Lors d’un exercice de la marine russe au large du Kamchatka, le sous-marin de poche russe AS-28 bloque son hélice dans des câbles sous-marins à 180 mètres de profondeur. Moscou lance un appel à l’aide. Après 72 heures d’attente, les 7 membres d’équipage sont secourus par un sous-marin Scorpion britannique équipé pour découper les câbles.

 




Chronique historique : 6 août

6082019

6 août 1284 : bataille de Meloria (mer Tyrrhénienne).

Les républiques de Gênes et de Pise se disputent les lignes commerciales en mer Tyrrhénienne. Amorçant un inexorable déclin face à Gênes, Pise va perdre le contrôle de la Corse à la suite de cette bataille navale livrée juste devant Livourne.

6 août 1657 prise de Montmédy (Meuse).

Édifiée par Charles Quint pour défendre la frontière des Pays Bas espagnols avec la France, Montmédy est assiégée par le maréchal de la Ferné assisté de Vauban. Ce dernier met en application ses techniques de siège et finit par imposer la reddition aux Espagnols en présence du jeune roi Louis XIV. Vauban est blessé à 4 reprises durant le siège. Le roi, conscient de la valeur stratégique de ce point fort face à l’Est, lui demandera d’améliorer les défenses de la citadelle (1681).

6 août 1806 : fin du Saint-Empire Romain Germanique.

Fondé en 962 par Othon 1er, le Saint Empire Romain Germanique (SERG) est victime des victoires françaises en Europe centrale et du redécoupage des frontières par Napoléon. François II de Habsbourg en prenant le titre d’empereur d’Autriche renonce à celui du plus vieil empire occidental.

6 août 1870 : défaite française de Froeschwiller-Woerth (charge de Reichsoffen)

6 août 1918 : le général Foch est élevé à la dignité de maréchal de France 

6 août 1945 : bombardement d’Hiroshima (Japon).

Le colonel Paul Tibbets, commandant le 509eme escadron de bombardement, décolle de l’ile de Tinian (Iles Mariannes) avec son B29 baptisé »Enola Gay» tôt dans la matinée en direction d’Hiroshima. La bombe atomique »little boy», bombe à l’uranium 235 de 16KT est armée durant le vol (qui va durer 6 heures). Larguée à 9600 mètres d’altitude, la bombe explose à 580 mètres au-dessus du centre d’Hiroshima et rase tout immédiatement sur 12 kilomètres. Les pertes directes sont estimées entre 70 000 et 140 000 morts.




Chronique historique : 27 juin

27062019

27 juin 992 : bataille de Conquereuil (près de Nantes).

La Bretagne est un enjeu permanent pour le roi de France qui, par l’intermédiaire des comtes d’Anjou, cherche à s’en emparer. Le Breton Conan 1er prétendant dominer toute la Bretagne prépare un piège à l’approche des 3000 hommes du comte d’Anjou, Foulque Nerra. Il dissimule sous des fougères un long fossé derrière lequel ses troupes se replient. Elles défient les angevins qui, ne se doutant de rien tombent dans le piège et voient leur première ligne massacrée. Foulque Nerra ordonne la retraite. Les Bretons les poursuivent et s’apprêtent à remporter une belle victoire sur l’envahisseur lorsque Conan est tué. Selon les sources, le chef breton, soit à cause de la chaleur, soit par excès de confiance, quitte son armure et se fait tuer par des Angevins restés cachés suite à l’attaque angevine. La mort de Conan provoque un tel choc psychologique sur les Bretons qu’ils cessent leur poursuite et, démoralisés, perdent la bataille à l’issue de la contre-attaque de Foulque Nerra.

 27 juin 1693 : bataille de Lagos (au large du Portugal – Algarve)..

« Tourville reçoit mission d’intercepter le convoi de plusieurs centaines de bateaux qui transportent, une fois par an, de riches cargaisons de toute l’Europe du Nord depuis l’Angleterre vers Smyrne. L’amiral britannique Rooke, chargé de sa protection, n’a pas connaissance de la position de Tourville qui l’attend en baie de Lagos avec près de 100 navires. L’attaque puis la poursuite de la flotte éparpillée en Atlantique et en Méditerranée permettent la capture de plusieurs vaisseaux de ligne et la saisie, ou la perte, de 90 navires marchands. Le désastre financier qui s’ensuit provoque de nombreuses faillites à Londres ».

 27 juin 1743 : bataille de Dettingen (Bavière).

Lors de la guerre de succession d’Autriche, le combat bien engagé en Bavière contre Georges II d’Angleterre par le duc de Noailles tourne en sa défaveur, en raison de l’attaque prématurée du duc de Gramont, son neveu, commandant les Gardes françaises. Avec des pertes très supérieures, les troupes anglaises de Lords Stairs sont surprises de rester maîtresses du champ de bataille.

 27 juin 1858 : traité de Tien Sin (Chine).

Entraînée dans la 2e guerre de l’opium par la Grande Bretagne, la France signe le traité qui, après la prise des forts qui commandent l’embouchure du fleuve Bei He,  impose à la Chine l’établissement de concessions en différents lieux et l’ouverture au commerce. Mais l’empereur Xian Feng tient le traité pour lettre morte.

Un an plus tard, une force franco-britannique est repoussée à l’embouchure du Bai He, ouvrant les hostilités de la 3e guerre de l’opium qui se soldera par la prise du palais d’été à Pékin.

 27 juin 1917 : création du Royal Tanks Corps (Grande-Bretagne).  

Auparavant Heavy Branch Machine Gun Corps.  Cette nouvelle appellation consacre le terme de tank dans la sémantique militaire britannique. 

 27 juin 1977 : proclamation d’indépendance de Djibouti.

 27 juin 1991 : début de la guerre en Ex-Yougoslavie.

Unilatéralement, la Slovénie a déclaré son indépendance deux jours plus tôt. Les forces fédérales yougoslaves répliquent en attaquant les casernes des mutins, principalement issus de la Force Territoriale. Cette dernière résiste et pousse à la désertion les Slovènes servant dans l’armée fédérale. Les Fédéraux (en majorité serbes) se retirent dix jours plus tard de Slovénie sans intensifier les combats qui au final sont peu meurtriers. La grande homogénéité ethnique de la population slovène explique en grande partie pourquoi le conflit a été bref dans cette ancienne province yougoslave et n’a pas suscité le terrible acharnement qui aura lieu plus tard dans les Krajina (Croatie), en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo.




Chronique historique : 25 juin

25062019

25 juin 841 : bataille de Fontenoy-en-Puisaye (actuel département de l’Yonne).

La bataille oppose les trois fils survivants de l’empereur Louis dit le Pieux ou le Débonnaire, lui-même fils de Charlemagne. Les prétentions hégémoniques de Lothaire, fils aîné de l’empereur, dressent contre lui son frère Louis le Germanique, roi de Francie orientale (Germanie), et son demi-frère Charles le Chauve, roi de Francie occidentale (France), tous deux soucieux de garantir l’indépendance de leurs royaumes. La bataille frappe les chroniqueurs contemporains part l’importance des effectifs engagés (plus d’une dizaine de « nations » y participent) et l’ampleur des pertes : les chroniques mentionnant de 40 000 à 100 000 morts. Ces chiffres sont invérifiables, comme souvent pour la période médiévale, et ne doivent pas être pris pour argent comptant mais soulignent l’importance inhabituelle des forces en présence. Mêlée acharnée et longtemps indécise, la bataille de Fontenoy-en-Puisaye se solde par la défaite de « l’empereur » Lothaire.

La véritable importance de ce conflit oublié est ailleurs : d’une part il scelle en effet l’alliance de Charles le Chauve et Louis le Germanique et d’autre part, il met un terme aux prétentions impériales de Lothaire et ouvre la voie au traité de Verdun (843), décisif pour le millénaire suivant de l’histoire occidentale. Il marque aussi la disparition de l’empire de Charlemagne et est l’acte fondateur du royaume de Francie puis de France.

 25 juin 1218 : mort de Simon de Montfort (Toulouse). Durant la croisade contre les Albigeois (1209-1229) et alors qu’il fait le siège de Toulouse pour la deuxième fois, il est tué par une pierre que la légende dit tirée par une toulousaine.

 25 juin 1673 : mort de d’Artagnan (Maastricht).

L’ironie de l’Histoire veut que d’Artagnan meure sous les ordres de Vauban et en présence du roi Louis XIV. Le mousquetaire est d’un courage légendaire frisant la témérité alors que Vauban est un maître de guerre raisonnable qui inaugure à Maastricht ses techniques de siège qui durant des années économiseront la vie des hommes. Charles de Batz Castelmore, comte d’Artagnan, mousquetaire de grande valeur, sert sous Mazarin avec une grande loyauté puis devient l’un des hommes de confiance du Roi-Soleil. Les circonstances de sa mort sont incertaines : il meurt en recevant une balle de mousquet lors d’une contre-attaque à laquelle il ne peut s’empêcher de participer. Quatre de ses mousquetaires se font tuer en allant chercher son corps tombé côté hollandais.  

Le comte de d’Artagnan est passé à la postérité grâce aux romans d’Alexandre Dumas :  les trois mousquetaires ,  Vingt ans après et Le vicomte de Bragelonne, lesquels donnent une vision très romanesque de sa vie.

 25 juin 1795 : fondation du Bureau des longitudes (Paris). « La détermination précise de la longitude en haute mer restant encore à cette époque une difficulté pour les marins, la Convention crée ce Bureau pour « faire fleurir notre marine » et reprendre la maîtrise des mers à la Grande-Bretagne. Le Bureau est tout particulièrement chargé de l’étude de la mécanique céleste et du problème de détermination du temps. Institut scientifique à visée pratique, il est chargé de la tenue et de la publication des tables astronomiques, de la Connaissance des temps (créée en 1679), de l’Annuaire (le calendrier officiel de la France) et des Éphémérides nautiques ».

 25 juin 1804 : exécution de Cadoudal (Paris).

S’il l’avait voulu, il serait devenu l’un des généraux de Napoléon puisque ce dernier lui propose sa grâce. Mais fidèle à l’idéal qui l’a amené à combattre les révolutionnaires durant les guerres de Vendée, il préfère être exécuté.

 25 juin 1876 : bataille de Little Big Horn (États-Unis – Montana).

Le lieutenant-colonel George Armstrong Custer (général à titre provisoire à la fin de la guerre de Sécession) commandant le 7e régiment de cavalerie, fractionne son unité en 3 colonnes et tombe, avec celle qu’il commande (212 hommes), dans une embuscade tendue par 2500 guerriers sioux aux ordres du chef Sitting Bull. Tous les cavaliers de son détachement seront massacrés par les Indiens près de la rivière Little Big Horn, dans le Montana. Seul Custer ne fut pas scalpé…

De récentes études ont accrédité la thèse de l’incompétence de ses principaux subordonnés comme étant à l’origine de cette défaite.

 25 juin 1894 : assassinat de Sadi Carnot (Lyon).

Déjà victime de 2 tentatives d’assassinat, le 5e président de la IIIe République est poignardé par l’anarchiste Casério. Polytechnicien et descendant de Lazard Carnot, son mandat présidentiel s’inscrit dans une période de fortes turbulences politiques (affaire de Panama, crise boulangiste, anarchisme).

 25 juin 1917 : prise de la caverne du Dragon (sous le Chemin des Dames).

Les galeries de la carrière dans lesquelles les Allemands sont installés depuis janvier 1915 sont parfaitement aménagées pour durer et permettent surtout grâce à leurs 7 entrées des prises à revers en fonction de la position de la ligne de front. Le 152e RI et le 334e RI, en isolant toutes les entrées du secteur allemand, prennent au piège les défenseurs de la caverne. Environ 340 Allemands se rendent.

 25 juin 1940 : application du cessez-le-feu en France.

Les Italiens, au dernier jour des combats avant l’entrée en vigueur de l’armistice, occupent la Haute Maurienne en Savoie, de Termignon à Bessans. Les troupes du parti fasciste ont réussi à s’infiltrer par les cols d’altitude mais sans avoir réduit les forts des Revets et de la Petite Turra qui barrent encore l’accès à la route du Mont Cenis. Partout ailleurs sur le front, les Italiens ont été arrêtés sur la ligne des avants postes ou des ouvrages Maginot.

 25 juin 1942 : Eisenhower nommé chef en Europe.

Le département de la guerre américain officialise la mise en place d’un théâtre d’opérations pour l’Europe ayant son QG à Londres et nomme le général D. D. Eisenhower, chef des forces terrestres alliées en Europe.

25 juin 1950 : début de la guerre de Corée.

À 4 heures du matin, les avant-gardes de l’armée nord-coréenne, forte de 120 000 hommes, franchissent la ligne de démarcation du 38e parallèle qui sépare leur État, sous gouvernement communiste, de la Corée du Sud, sous régime pro-occidental. Moins nombreux, mal instruits, mal armés et peu motivés, les soldats sud-coréens lâchent bientôt pied. Quelques heures après, le président américain Harry Truman saisit l’ONU et obtient du Conseil de sécurité, en l’absence du représentant soviétique depuis le mois de janvier précédent, un accord pour assurer la paix dans la région et rétablir la Corée du Sud dans ses droits, par l’envoi d’une force militaire internationale commandée, à partir du 7 juillet, par le général Mac Arthur.

Lire La guerre de Corée du CDT Ivan Cadeau.

25 juin 1953 : réception officielle à l’Académie française du maréchal Alphonse Juin (1888-1967).

Parmi ses ouvrages, Trois siècles d’obéissance militaire. Sur un total de 728 « immortels », on compte une vingtaine de militaires élus en tant que militaires. Les derniers militaires élus sont Pierre Loti (1891), Albert de Mun (1897), Louis-Hubert Lyautey (1912), Joseph Joffre (1918), Ferdinand Foch (1918), Maurice de Broglie (1934), Philippe Pétain (1929), Maxime Weygand (1931), Louis Franchet d’Esperey (1934), Lucien Lacaze (1936), et enfin Alphonse Juin (1952).

 25 juin 1991 : explosion de la République fédérative socialiste de Yougoslavie (ex-Yougoslavie).

Les provinces croate et slovène proclament leur indépendance entraînant de facto la fin de la République socialiste fédérative de Yougoslavie et le début de la dernière guerre des Balkans.




Chronique historique : 18 juin

18062019

18 juin 1429 : bataille de Patay (près d’Orléans).

Événement majeur de la guerre de cent ans qui voit la victoire du Dauphin et Jeanne d’Arc sur les troupes anglaises de Talbot. Si Orléans a eu un grand retentissement moral, en revanche sur un plan purement tactique et opératif, la campagne de la Loire qui s’achève à Patay est beaucoup plus décisive. Les archers anglais n’ont pas eu le temps de se protéger derrière les épieux taillés qu’ils disposent habituellement autour d’eux pour se protéger d’une attaque. Les reconnaissances françaises repèrent leurs positions suite à une maladresse anglaise et donnent l’alerte : l’avant-garde française (1500 hommes) commandée par les capitaines La Hire, de Loré et de Xaintrailles attaque les archers anglais qui fuient. Ensuite, la cavalerie lourde française charge et parvient pour la première fois depuis la défaite d’Azincourt à obtenir un franc succès.

La victoire de Patay fait suite aux combats victorieux de Jargeau, Meung et Beaugency du 12 au 16 juin, et clôt une campagne éclaire au cours de laquelle Jeanne d’Arc a repris l’initiative (souvent contre l’avis de ses grands subordonnés). Elle ouvre les ponts de la Loire et la route de Reims. Désormais plus rien ne peut arrêter Jeanne d’Arc jusqu’à son but politique : faire sacrer le Roi. Les Anglais qui s’étaient retirés en bon ordre d’Orléans quelque semaines plus tôt et qui avaient gardé toute leur force combattive, sont démoralisés et incapables de l’arrêter. La bataille a donné naissance à l’expression « mettre la Patay ». L’orthographe s’est transformée avec le temps donnant la forme qu’on lui connaît aujourd’hui : « mettre la pâtée ».

 18 juin 1635 : la Martinique devient française (Mer des Caraïbes).

Venant de Saint Christophe, les deux colons français Jean du Plessis d’Ossonville et Lienard de l’Olive prennent possession de l’île au nom du roi de France. Celle-ci, bien que découverte en 1493 par les Espagnols n’est pas encore colonisée et est peuplée par les Caraïbes. Un mois plus tard, d’Esnambuc envoie 100 hommes affermir la prise de possession.

 18 juin 1694 : débarquement anglais repoussé (Camaret – Bretagne).

Louis XIV, informé par son service de renseignement que les Anglais préparent un débarquement en Bretagne pour profiter du départ de la flotte française vers la Méditerranée, dépêche en urgence le lieutenant-général Vauban et le nomme commandant militaire de Brest (de tout le littoral breton en fait) car ce dernier a inspecté quelque temps auparavant l’ensemble de la côte Atlantique et de la Manche et en connait les forces et faiblesses. Il a si bien mis en alerte les habitants côtiers que ceux-ci repoussent facilement et sans pertes importantes le corps expéditionnaire du contre-amiral Osborn. Ce dernier perd 800 des 1200 hommes qu’il tente de débarquer, y compris le général Tollemash commandant l’assaut. La plage de Camaret est rebaptisée Trez Rouz (plage rouge) en raison du sang versé.

Cette victoire française est d’autant plus significative qu’elle est obtenue par seulement deux compagnies franches renforcées dans la nuit par une compagnie des milices provinciales de Guyenne. Il faut aussi souligner l’importance de la tour de Camaret que Vauban avait préalablement fait fortifier et armer pour défendre la plage, envisageant un débarquement possible à cet endroit.

 18 juin 1812 : les États-Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne.

Le président des États-Unis James Madison déclare la guerre à la Grande-Bretagne au nom de la défense du principe de liberté des mers, car la marine anglaise, sous prétexte de combattre l’Empire français, entrave le commerce américain. C’est la première fois que le Congrès américain vote une déclaration de guerre. Les combats auront lieu sur la mer et les Grands Lacs. La paix sera signée en décembre 1814.

 18 juin 1815 : défaite de Waterloo (Belgique).

Napoléon Ier, revenu de son exil sur l’île d’Elbe depuis moins de 100 jours, doit affronter la septième coalition. Il choisit d’attaquer les Anglais (Wellington) avant qu’ils ne se regroupent avec les Prussiens (Blücher) mais se heurte à une forte résistance. Le combat est indécis jusqu’à l’arrivée des Prussiens qui débandent l’armée française. Erreurs (de Ney et Napoléon), retards (Grouchy qui s’entête à Wavre) et trahisons (de Bourmont) alliés à la belle combativité des alliés, expliquent la défaite française. C’est la fin. Quatre jours plus tard, l’empereur abdique.  À noter aussi l’action d’éclat d’un autre général français, Cambronne, lui aussi entouré d’anglais, qui n’a pas fait de discours et s’est contenté d’un seul mot !

18 juin 1855 : échec du premier assaut de Malakof (Crimée).

 18 juin 1917 : décret créant la DGGSM.

La direction générale de la guerre sous-marine placée sous l’autorité du contre-amiral Merveilleux du Vignaux est créée pour faire pièce à la menace allemande.

 18 juin 1940 : appel radiophonique du général de Gaulle (Londres).

« Sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre depuis le 5 juin, le général De Gaulle s’entretient le 16 juin avec Churchill du projet d’union qui fusionnerait les nations et institutions françaises et britanniques dans le but de poursuivre la guerre. Dans l’après-midi, De Gaulle téléphone au Président du Conseil Paul Reynaud pour lui faire part de l’accord de Churchill. Mais ce projet est repoussé par le Conseil des ministres et entraîne la démission de Reynaud. Le Président de la République, Albert Lebrun, charge alors le maréchal Philippe Pétain de former un nouveau gouvernement. Rentrant de Londres dans la soirée, De Gaulle atterrit à Bordeaux et apprend qu’il ne fait plus partie du gouvernement. Surpris d’avoir été écarté de la nouvelle équipe, il s’envole vers Londres le 17 matin, en compagnie d’Edward Louis Spears, envoyé spécial de Churchill. Le 18, il prononce son discours à la BBC. A la demande du Gouvernement britannique, qui veut ménager le nouveau chef du Gouvernement français, le texte initial a été changé, notamment les deux premières phrases d’introduction qui énoncent : « Le Gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables un cessez-le-feu était possible. Il a déclaré que, si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France, la lutte devait continuer… ». COL Pierre Marie-Jeanne.

 18 juin 1940 : évacuation des réserves d’or de la Banque de France (Brest).

Face à l’avance allemande inexorable, les réserves d’or de la banque de France sont transférées par train à Brest (mi- mai 1940), comme en 1870 d’ailleurs. Ces près de 2000 tonnes d’or (dont 170 de la Banque de Belgique) sont finalement chargées à bord de la première division de croiseurs auxiliaires commandée par le contre-amiral Cadart, lorsqu’il devient évident que les Allemands ne peuvent plus être contenus. Une partie de cet or est déjà en route pour Halifax (Canada) depuis quelques jours. L’autre partie ne quitte Brest que quelques heures avant l’arrivée des troupes allemandes et se dirige vers Dakar. Le trésor connait tout au long de la guerre un périple intéressant, excitant les convoitises les plus diverses.

 18 juin 1944 : bataille de Saint-Marcel (Bretagne).

Parachutés le 5 juin, les SAS du 2e RCP/4th SAS Battalion, se sont regroupés dans les landes de Saint-Marcel pour former et diriger les maquis FFI du Morbihan estimés à plus de 3000 résistants. Les 8 et 9 juin, les parachutages massifs d’hommes et de matériels commencent. Durant 10 jours le ballet aérien permet à la place de se fortifier, à raison de 150 à 200 containers parachutés en moyenne par nuit. Le 18 juin, au matin, une patrouille de Feldgendarme donne l’alerte. Le camp bien organisé face aux renforts allemands, résiste toute la journée grâce aux enseignements des SAS mais aussi grâce à un soutien aérien venu d’Angleterre, rare action de ce type au profit d’un maquis durant la Libération. Malgré une résistance ferme, le commandant Bourgoin, chef de corps du 2e RCP, décide l’évacuation du camp. Le Lieutenant Louis Mairet, engagé dès le début de la bataille, est chargé avec sa section de couvrir la retraite des forces, mission qu’il remplit complètement.

Au cours de la bataille, 28 combattants meurent dont 6 parachutistes, 60 sont blessés et 15 sont faits prisonniers. Côté allemand, on estime les pertes à près de 300 hommes. La répression allemande soutenue par les milices locales fait 40 morts civils et détruit le village de Saint-Marcel.

La bataille de Saint-Marcel a d’importantes répercussions psychologiques car elle montre, pour la première fois en zone nord, que la Résistance, armée et encadrée par des professionnels peut tenir les Allemands en échec dans une bataille rangée.

De plus les troupes mobilisées par le commandement allemand en Bretagne sont autant de soldats en moins dans le bocage normand aidant une avancée déjà difficile pour les Alliés.

 18 juin 1953 : décès de l’As des as (Paris).

Le lieutenant-colonel René Fonck, caporal au début de la Première Guerre mondiale, la termine lieutenant et totalise 75 victoires aériennes homologuées (sans compter 52 victoires probables). Il est l’As des as français de la guerre aérienne.

 18 juin 1964 : Tabarly remporte la transat

L’enseigne de vaisseau Eric Tabarly remporte la transat en solitaire Plymouth-Newport à bord de Pen Duick II.

 18 juin 2010 : décès du général Bigeard (Toul).

Marcel Bigeard a débuté dans l’armée comme soldat de 2e classe en 1936 et a terminé son parcours comme général de corps d’armée (1974) puis secrétaire d’État à la Défense (1975-1976. Véritable légende militaire dès son vivant, il est l’une des figures les plus illustres des parachutistes, ayant été de presque tous les combats de son époque (Campagne de France, Résistance, Indochine, Algérie). Ses cendres reposent à Fréjus au Mémorial des guerres en Indochine.

Quand Lartéguy publie en 1960 Les Centurions, c’est un hommage, de son vivant, à Bigeard. La 50ème promo de l’EMIA porte le nom de Bigeard.




Chronique historique : 17 juin

17062019

17 juin 1696 : bataille de Dogger bank (Mer du Nord).  

Le corsaire français Jean Bart capture un convoi d’une centaine de navires marchands, chargés de blé, après avoir défait leur escorte hollandaise. Pris en chasse par une escadre de l’amiral britannique Benbow, Jean Bart se cache au Danemark puis passant au travers de tous les pièges tendus en Mer du Nord et dans la Manche, rejoint triomphalement Dunkerque.  

 17 juin 1734 : mort du maréchal de Villars (Turin).  

Héros de Maastricht (juin 1673), Seneffe (août 1674), Friedelinghen (octobre 1702), Denain (juillet 1712), il meurt à 82 ans en rentrant victorieux d’une campagne en Italie. Louis XIV l’avait remarqué à Maastricht lors de ses débuts : « Il semble que dès que l’on tire en quelque endroit, ce petit garçon sorte de terre pour s’y trouver ». Puis le maréchal de Créqui : « Jeune homme, si Dieu te laisse vivre, tu auras ma place plus tôt que personne ».  

 17 juin 1778 : combat naval de Roscoff (Baie de Goulven).  

La frégate française La belle poule est attaquée sans sommations par la frégate anglaise Arethusa qui est finalement vaincue et doit fuir. La nouvelle fait sensation à Versailles où la mode féminine célèbre la victoire en créant une coiffure intitulée Belle poule. Cet affrontement pousse Louis XVI à déclarer la guerre à l’Angleterre dans le cadre de ce que l’on va appeler la guerre d’indépendance américaine. 4 navires de guerre ont porté, à ce jour, le nom de belle poule, dont l’actuelle goélette (navire école de la Marine nationale) qui fut un navire de la France libre. 

 17 juin 1940 : « C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat ».  

Appelé par le Président de la République, Lebrun à la charge de président du Conseil, le maréchal Pétain s’exprime à la radio vers 12h30 et annonce qu’il a demandé la veille aux Allemands leurs conditions pour arrêter les hostilités. Il appelle les Français à cesser le combat. 

 17 juin 1940 : premier acte de résistance de Jean Moulin (Chartres).  

Préfet d’Eure et Loir lors de l’arrivée de la Wehrmacht à Chartres, Jean Moulin refuse de signer un rapport que les Allemands ont préparé pour faire attribuer la mort de civils à l’aviation française et aux troupes africaines. Comprenant l’intention, Moulin refuse de signer. Passé à tabac, il tente de se suicider pour ne pas faiblir. Au sujet de Jean Moulin, voir l’excellent dossier que lui consacre Le Figaro Histoire n°8 « Jean Moulin, un héros très secret ». 

 17 juin 1944 : prise de l’île d’Elbe.  

Surveillant la portion de Méditerranée entre la Corse et l’Italie, l’île est tenue par les Allemands et ne peut rester comme une menace dans le dos des alliés qui ont passé la ligne Gustav. Le bataillon de choc (Cdt Gambiez), et les commandos d’Afrique, lors de l’opération Brassard, débarquent sur l’île et prennent d’assaut les batteries côtières. La 9ème Division d’Infanterie coloniale débarque quelques heures plus tard et parachève la libération de l’île. Les combats sont durs : 250 français périssent contre 700 Allemands durant les deux jours d’affrontement.  

 17 juin 1953 : l’armée rouge réprime une insurrection populaire (Berlin-Est). 

Quelques mois après la mort de Staline, les ouvriers est-Allemands se mettent en grève puis créent une insurrection rassemblant 60 000 manifestants dans Berlin-Est. Appelés en renforts, les chars soviétiques écrasent la révolte : plus de 80 morts et des milliers d’arrestations.  

 17 juin 1967 : explosion de la première bombe H chinoise (désert du Takla-Makan – Chine).  

La Chine teste avec succès sa première bombe à fusion nucléaire (bombe thermonucléaire ou bombe H) à peine 3 ans après sa première bombe à fission (bombe A).  

La France a testé les siennes en 1960 (A) et 1968 (H).  

Pour les Américains, 1945 et 1952.  

Pour les Soviétiques, 1949 et 1953. 

 17 juin 1985 : le colonel Baudry dans l’espace (Floride–États-Unis).  

Patrick Baudry décolle du Kennedy center à bord de la navette Discovery et passe 7 jours dans l’espace. C’est le deuxième spationaute français (le premier étant le général Jean-Loup Chrétien).  




Chronique historique : 11 juin

11062019

11 juin 1430 : bataille d’Anthon.  

Les Bourguignons (4000 soldats) alliés au duc de Savoie Amédée VIII s’infiltrent en Dauphiné pour l’arracher au royaume de France. Le gouverneur Raoul de Gaucourt, renseigné sur la progression et le nombre de l’ennemi sait qu’il permettra la survie de ses 1600 hommes s’il attaque par surprise et de manière non conventionnelle.  

Les Bourguignons marchant sur le château de Colombier doivent traverser le Bois des Franchises sur un axe étroit ne permettant aucun déploiement de leurs cavaliers : c’est là que Gaucourt dispose en embuscade ses archers et bombardes (venues de Crémieux). Insuffisamment renseignés et trop sûr de leurs forces, les Bourguignons négligent de reconnaître l’axe de progression. Ils tombent dans une série d’embuscades tout le long du chemin et se font décimer.  

Les troupes dauphinoises accentuent la panique des Bourguignons en faisant croire à une supériorité numérique écrasante (hurlements dans les bois).  

Le Dauphiné reste au Royaume de France. 

 11 juin 1837 : inauguration de la galerie des batailles (Château de Versailles).  

Le roi Louis-Philippe inaugure la galerie qui regroupe parmi les plus belles toiles représentant les grandes batailles françaises, de Tolbiac (496) à Wagram (1809). 

 11 juin 1885 : mort de l’amiral Courbet (à bord du Bayard au large de l’actuelle Taiwan).  

Polytechnicien et amiral commandant l’escadre d’Extrême-Orient.  

 11 juin 1918 : coup d’arrêt à l’attaque allemande à Gneisenau (région de Noyon).

La bataille de Gneisenau fait partie de la contre-offensive allemande de printemps visant à percer le front avant le plein déploiement des troupes américaines. Le général Mangin, sur ordre de Pétain, stoppe net la progression du général Von Hutier qui menace Compiègne après avoir créé une poche dans la région de Courcelles-Mery au Sud de Montdidier. En fin de journée, le résultat stratégique escompté par le haut-commandement français est acquis et l’attaque allemande n’est pas poursuivie à fond au-delà du 13. Pétain dira de Mangin « …ce que d’autres eussent cru impossible, il l’exécuta avec une rare fermeté … » et le Kronprinz « … la percée qui nous eut conduits à la guerre de mouvement ne fut pas exécutée… ».

 11 juin 1931 : Pierre Benoit, immortel.  

L’auteur de Koenigsmark, l’Atlantide, la châtelaine du Liban, …, la sainte Vehme, est élu à l’Académie française.  Le général Maxime Weygand est lui aussi élu le même jour.  

 11 juin 1942 : sortie de vive force de Bir Hakeim (Libye).  

Du 27 mai au 10 juin, la brigade du général Koenig (3600 hommes) résiste aux assauts et aux bombardements de Rommel et permet ainsi aux Britanniques de la 8e armée d’achever leur repli et de se reconditionner en Égypte.  

En s’obstinant à prendre Bir Hakeim qui n’a pourtant pas de caractère stratégique particulier, Rommel perd un temps précieux et surtout commet l’erreur de mettre en évidence la valeur au combat des Français libres. Dans la nuit du 10 au 11 juin, la brigade française démine un couloir de 40 mètres de large dans le périmètre défensif et commence son évacuation du camp retranché. Les Allemands détectent très vite la sortie et déclenchent un déluge de feu qui ne parvient cependant pas à arrêter la sortie. La bataille donne lieu à d’innombrables actes de courage.  2100 soldats gagnent les lignes britanniques distantes de 7 km.  

Le retentissement de ce fait d’armes est international et salué par toutes les radios alliées qui focalisent depuis deux semaines sur la résistance française inattendue à Bir Hakeim.  

Le général de Gaulle envoie immédiatement un message de félicitations à Koenig. 

 11 juin 1948 : résolution Vandenberg (États-Unis – Washington).  

Le sénat américain en votant cette résolution permet aux États-Unis d’intégrer l’alliance des États signataires du Traité de Bruxelles et donne un coup d’accélérateur décisif à la future OTAN. Le traité de l’Atlantique Nord sera signé moins d’un an plus tard (4 avril 1949). 




Chronique historique : 8 juin

8062019

8 juin : journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine.  Instituée par le décret n° 2005-547 du 26 mai 2005, cette journée d’hommage correspond au jour du transfert à la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette, de la dépouille du Soldat Inconnu d’Indochine, le 8 juin 1980. Un mémorial dédié aux morts pour la France en Indochine est implanté à Fréjus sur une hauteur dominant la ville. Inauguré en 1993 par le président de la République, il abrite près de 24 000 sépultures de militaires et de civils morts en Indochine.

Le site Internet « mémoire des hommes » permet de consulter en ligne la base de données des morts pour la France au cours de la Guerre d’Indochine (1945-1954). Conservée par le Service historique de la Défense, elle a été constituée par la saisie et l’indexation d’un fichier établi par le ministère des Anciens combattants au lendemain de ce conflit.

 8 juin 632 : mort de Mahomet (Médine – actuelle Arabie Saoudite). Le prophète de l’Islam meurt à 63 ans.

8 juin 1865 : combat de Hierba Buena (Mexique)

8 juin 1883 : signature de la Convention de la Marsa (au nord-est de Tunis). La convention complète le Traité du Bardo et permet à la France d’établir son protectorat sur la Tunisie.

8 juin 1912 : naufrage du sous-marin Vendémiaire (Manche). Le sous-marin se fait éperonner accidentellement par le cuirassé Saint Louis au cours d’un exercice naval. La totalité de l’équipage disparaît (24 hommes).

8 juin 1941 : combat franco-français en Syrie. Les raisons de l’intervention alliée en Syrie sont multiples : Pour les Français libres, il s’agit de rallier à de Gaulle l’armée du Levant (Vichy). Pour les Britanniques, le but est d’empêcher la Syrie de tomber aux mains des Allemands mais dans un deuxième temps de supplanter les Français dans une zone stratégique qu’ils n’auraient jamais dû occuper avant-guerre.

Le 8 juin, 5000 Français libres aux ordres du général Catroux et du général Legentilhomme entrent en Syrie avec 30 000 Britanniques. Les troupes du général Dentz (Vichy) résistent vaillamment jusqu’au 11 juillet. Les combats sont très intenses mais leur caractère fratricide (1066 morts pour l’armée du Levant – 650 pour la France Libre) explique qu’aucun fait d’armes n’a été retenu par la mémoire collective.

De Gaulle n’accordera aucune citation ni décoration pour ces combats que certains, puisant aux sources classiques, ont comparé à celui des Curiaces contre les Horaces. Chacun des camps français qui s’oppose a à cœur de montrer à l’autre qu’il n’est pas lâche, sait se battre et accomplit son devoir… d’où l’aspect cornélien de cette affaire.

8 juin 1944 : 48 heures après le débarquement allié sur les côtes normandes. Les deux têtes de pont d’Omaha Beach et de Gold Beach effectuent leur jonction à Port-en-Bessin au Nord de Bayeux, qui est libéré ce même jour par les troupes Britanniques. La jonction entre les troupes débarquées à Utah et à Omaha n’est toujours par réalisée. C’est, dans les heures qui suivent, un des objectifs majeurs pour les forces américaines. L’infanterie du 116e Régiment, appuyée par les chars Sherman, accède à la Pointe du Hoc où les Allemands s’apprêtaient à donner le coup de grâce aux 90 Rangers survivants, dont un grand nombre est blessé. Un bataillon de 225 rangers avait débarqué devant la batterie allemande du Hoc le 6 juin et est resté cloué sur place.

Le même jour le sergent Franck Peregory du 116e RI accomplit un acte de guerre d’une audace incroyable en attaquant victorieusement une tranchée allemande : à lui seul, il obtient la reddition de près de 40 soldats ennemis. Dans l’attaque, il en a tué 3 et a permis aux hommes de son unité de libérer le village de Grandcamp tout en récupérant les redoutables mitrailleuses allemandes.

8 juin 1967 : attaque israélienne de l’USS Liberty. Durant la guerre des Six-Jours, les forces israéliennes attaquent un navire américain de guerre électronique dans les eaux internationales au large de l’Égypte. 34 Américains sont tués. Israël reconnaitra une erreur et présentera ses excuses au gouvernement américain ainsi qu’aux familles des victimes.

8 juin 1972 : bombardement du village de Trang Bang (Vietnam). Le croyant tenu par les Nord-vietnamiens, le village est bombardé par erreur par l’armée sud-vietnamienne avec du napalm. Le photographe Huỳnh Công Út, plus connu sous le nom de Nick Ut (de l’agence Associated press) est présent comme beaucoup de journalistes et prend la photo d’une fillette de 9 ans qui fuit le bombardement. La nudité de Kim Phuc, brûlée par le napalm, fait débat dans la rédaction jusqu’au 12 juin. Pourtant, lorsqu’elle paraît, la photo fait le tour du monde et vaudra à son auteur le prix Pulitzer la même année. Ce cliché, qui suscite alors l’indignation générale, est devenu le symbole de l’horreur de la guerre du Vietnam.Kim Phuc est aujourd’hui mère de famille et est âgée de 56 ans.







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