Chronique historique : 15 février 2019

18022019

15 février 1794 : naissance du drapeau tricolore.

Le décret de la Convention nationale remplace les drapeaux d’ordonnance hérités des régiments de l’Ancien Régime stipulant qu’il est « Formé des trois couleurs nationales disposées en trois bandes égales posées verticalement. » Il a été dessiné par Jacques Louis David.   Dès 1790, les bâtiments de la Marine avaient déjà adopté les « trois couleurs de la liberté », dans cette même disposition verticale et non horizontale, afin d’éviter toute confusion avec les couleurs des navires hollandais. Mais « avant d’être drapeau, le tricolore fut cocarde. La Fayette, raconte dans ses Mémoires que, trois jours après la prise de la Bastille, il obligea Louis XVI se rendant à l’hôtel de ville de Paris, à porter la cocarde tricolore, le blanc représentant la monarchie, le bleu et le rouge, la ville de Paris, signe de « l’alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple ». Le succès de la cocarde tricolore, symbole du patriotisme, est alors assuré. »

Quelques origines des couleurs :

Le bleu : couleur du manteau de saint Martin (Il pourrait cependant être blanc !), des armes de Clovis, des branches cadettes de la famille royale puis de la famille royale au XIIème siècle. Pour certains, la couleur de la Seine et celle de la corporation médiévale des Nautes parisiens (armateurs).

Le blanc : bannière de sainte Jeanne d’Arc, panache blanc d’Henri IV, symbole de la monarchie à partir du XVIème siècle.

Le rouge : couleur de la coiffure des affranchis dans l’antiquité, de l’oriflamme de Saint Denis, de Louis VI, Louis XI, du bonnet phrygien de 1789. Pour certains, la couleur de la puissante corporation des bouchers parisiens.

15 février 1898 : explosion du cuirassé américain Maine (Cuba – La Havane).

Envoyé à Cuba pour protéger les intérêts économiques américains mis à mal par la guerre d’indépendance cubaine, le cuirassé Maine embarque 374 marins.  Pour une raison encore disputée aujourd’hui, il explose et coule dans la rade de La Havane tuant les deux tiers de l’équipage.  Le gouvernement américain accuse les forces espagnoles d’avoir lancé une mine marine contre sa coque et déclare la guerre à l’Espagne.  Cuba obtient officiellement la même année son indépendance, qui dans les faits correspond à une prise de contrôle des États-Unis.

15 février 1918 : évasion de Roland Garros (Magdebourg – Allemagne).

Le sous-lieutenant Garros est fait prisonnier par les Allemands le 18 avril 1915 lorsqu’il est obligé de se poser après un combat aérien au-dessus de la Belgique. Il tente à de nombreuses reprises de s’évader, mais n’y parvient que 3 ans plus tard en compagnie du lieutenant Anselme Marchal. L’un et l’autre se sont déguisés en officiers allemands pour franchir tranquillement la grille du camp.

15 février 1942 : chute de Singapour.

Les Japonais attaquent la Malaisie 30 minutes avant Pearl Harbour. Passant par la Thaïlande, la 25e Armée du général Yamashita conquiert en un peu plus d’un mois la Malaisie, repoussant les Britanniques et les troupes du Commonwealth vers Singapour. Alliant assauts blindés (200 chars), débarquements amphibies et attaques aériennes au sol et en mer, les Japonais aguerris par les combats en Chine (depuis 1937), culbutent les forces de l’Empire pourtant deux fois plus nombreuses mais mal équipées, disséminées sur le territoire et assez peu préparées au combat.

Le général britannique Arthur Percival capitule à Singapour bien que les ordres de Churchill soient de se battre jusqu’au bout.   A la décharge de Percival, victime lui aussi d’une « étrange défaite », personne au Royaume Uni n’envisageait une victoire japonaise en Malaisie encore moins contre l’île de Singapour jugée inexpugnable.   Plus de 100 000 soldats de l’Empire sont faits prisonniers, près de 9000 sont tués.  Selon Churchill, la chute de Singapour est « le pire désastre et la plus grande capitulation de l’histoire britannique ».

15 février 1944 : seconde bataille du Mont Cassin (Italie).

La première bataille (17 janvier – 6 février) s’est soldée par un échec des alliés. Les Allemands verrouillent la ligne Gustave grâce à leur position dominante et ont reçu l’ordre d’Hitler de ne pas reculer au-delà. Les alliés pensent à tort que les parachutistes allemands sont barricadés dans l’abbaye et la bombardent. Le raid de 224 avions larguant 420 tonnes de bombes rase entièrement l’édifice.  Les Allemands mettent à profit les ruines pour se camoufler encore un peu mieux. L’attaque des troupes néo-zélandaises et britanniques échoue.

15 février 1989 : fin du retrait soviétique d’Afghanistan.

Ce processus a débuté le 15 mai 1988 à la suite des accords de Genève du 15 avril signés entre l’URSS, l’Afghanistan, le Pakistan et les États-Unis. Durant cette phase de retrait, 100 000 soldats soviétiques quittent l’Afghanistan.




Chronique historique : 9 février

11022019

9 février 1842 : première installation des Français à Grand Bassam (Côte d’Ivoire). 

 9 février 1917 : les Allemands débutent les préparatifs de l’Alberich.  

L’Alberich est le nom donné aux préparatifs du repli stratégique des Allemands (à partir du 14 mars) sur la ligne fortifiée Hindenbourg. Subissant une pression trop importante sur le saillant que les alliés ont créé lors de la vaste offensive de la Somme, les Allemands détruisent méthodiquement et absolument tout ce qui pourra servir aux Alliés après leur repli (maison, arbres, puits, …).  

Plus grave encore que les conséquences de cette vieille tactique de la terre brûlée : l’offensive d’avril 1917 préparée de longue date par Nivelle pour exploiter la pression créée dans la Somme, ne tient pas compte de ce repli. L’offensive du chemin des Dames sera un échec cuisant.  

Le nouveau front fait 50 km de moins et permet aux Allemands de redéployer une dizaine de divisions. 

  9 février 1930 : mutinerie au 4e RTT (Tonkin – Yen Bay).  

Dans la nuit du 9 au 10 février, une compagnie du 4e Régiment de tirailleurs tonkinois attaque la caserne et l’état-major de Yen Bay. Dirigée par N’Guyen Ai Quoc (futur Ho Chi Minh), l’insurrection est le résultat d’un long travail de sape du parti nationaliste indochinois auprès de sous-officiers et tirailleurs.  

L’attaque échoue en raison du loyalisme des autres compagnies et de la combattivité des familles des cadres français (une épouse est citée et décorée de la médaille des TOE).  

Ho Chi Minh, en fuite, est condamné à mort par contumace pour avoir fomenté la révolte qui a causé la mort de 11 personnes et blessé de nombreux civils. Il sera arrêté quelque temps après à Hong Kong par les Britanniques. Après 6 mois de prison, il gagnera l’URSS. 

 9 février 1943 : fin des combats à Guadalcanal (Iles Salomon – Pacifique).  

Après six mois de combats acharnés, les dernières troupes japonaises évacuent définitivement l’île. Cette victoire coûte aux Américains 6300 des leurs, contre plus de 24000 aux Japonais. Elle confirme pourtant le redressement entamé avec la victoire aéronavale de Midway et enraye l’expansion japonaise vers l’Australie.  

Le réalisateur américain Terrence Malick en a fait en 1999 un film surprenant, La ligne rouge (âmes guerrières s’abstenir) qui détonne par rapport au très traditionnel Les diables de Guadalcanal (1951) avec John Wayne.  

 9 février 1958 : opération Ecouvillon (confins algéro-mauritano-marocains).  

Une opération franco-espagnole rassemblant 14 000 hommes poursuit jusqu’à Smara les bandes armées de l’armée de libération du sud Maroc (qui revendique le Sahara occidental (Sahara espagnol) et la Mauritanie (dans le cadre du « Grand Maroc »), afin de stopper les raids de pillage dont est victime la population.  

56 rebelles sont mis hors de combat pour 1 légionnaire français tué. 

 9 février 1972 :  premier vol de l’AWACS (États-Unis).  

Le Boeing E-3 Sentry (EC-137D) dérivé du Boeing 707 effectue son premier vol aux États-Unis. L’armée de l’air française dispose de 4 E3-F au sein de la 36e escadre de commandement et de conduite aéroportée (36e EC2A).

 9 février 1977 : décès de Sergueï Iliouchine. 

Ingénieur aéronautique soviétique, il est pilote durant la première guerre mondiale et dirige son premier bureau d’étude dès 1931. En 1939, il conçoit l’Iliouchine IL-2 Sturmovik, aussi appelé le Bossu ou la Mort noire, produit à plus de 36 000 exemplaires.  

Après-guerre, il s’oriente vers la conception d’appareils civils tels que l’IL-76, l’un des plus gros avions de transport.  

Le bureau d’étude Iliouchine appartient au consortium appelé OAK regroupant Soukhoï, MiG, Tuplev, Yakovlev, Beriev et Irkurt.  

 9 février 1996 : décès d’Adolf Galland (Remagen-Oberwinter – Allemagne).  

Général de division aérienne et as de la chasse allemande durant la seconde guerre mondiale, il est issu d’une famille d’origine huguenote. En 1932, il intègre l’école de pilotage de l’aviation civile. L’année suivante, il suit des cours de pilote de chasse en Italie. Il doit son faciès particulier à un accident lors d’un entrainement de voltige en 1935. Rendu inapte au vol, il triche aux examens médicaux et réussit à reprendre du service durant la guerre d’Espagne. Il remporte ses 3 premières victoires en mai 1940.  

A la fin de la guerre, son tableau de chasse s’élève à 104 victoires officielles. Il en totaliserait une trentaine de plus si celles acquises lors de ses interdictions de vol avaient été prises en compte. Limogé par Göring, en janvier 1945 de son poste de général de la chasse, il prend alors la tête du Jagdverband 44 doté de Messerschmitt 262 à réaction.  

Après la guerre, il continue de travailler dans le domaine de l’aéronautique.  Adolf Galland est l’auteur de « Jusqu’au bout sur nos Messerschmitt  » et  »Les premiers et les derniers ». Il apparait aussi comme conseiller technique dans le générique du film « La bataille d’Angleterre ».  

 9 février 2001 : surfaçage d’urgence dramatique (Japon).  

Le sous-marin nucléaire d’attaque USS Greeneville heurte le chalutier école japonais Ehime Maru tuant 9 des 35 élèves matelots. L’enquête révèle que le surfaçage d’urgence a été confié à des civils qui effectuaient une visite à bord du Greenville dans le cadre d’une opération de relations publiques.




Chronique historique : 8 février

8022019

8 février 1250 : bataille de la Mansourah (actuelle Égypte). 

Louis IX, futur Saint Louis, à la tête de la 7e croisade se dirige vers le Caire et tente de prendre la forteresse de Mansourah qui protège l’accès à la ville. Son frère Robert d’Artois, voulant exploiter les premiers succès de l’attaque pénètre dans la forteresse avec son parti mais se fait tuer. Le siège est mis jusqu’à ce que la maladie oblige les croisés à faire retraite.  Louis IX sera fait prisonnier le 7 avril (libéré contre rançon un mois plus tard).

8 février 1738 : débarquement des troupes françaises en Corse (Bastia).

A la demande de la République de Gênes, Louis XV envoie en Corse le maréchal de camp Louis de Frétat à la tête d’un corps expéditionnaire afin de mater la rébellion.

8 février 1807 : bataille d’Eylau (actuelle enclave russe de Kaliningrad).

Espérant en finir avec l’armée russe du général Bennigsen (80 000 hommes), Napoléon attaque en très nette infériorité numérique (50 000 hommes) alors que son armée vient d’effectuer une marche longue et éprouvante pour reprendre contact avec l’ennemi.

Au cours de la bataille, une tempête de neige au centre du dispositif français désoriente le 7e Corps d’Augereau, qui égaré, présente son flanc à l’artillerie russe et est anéanti. La brèche est immédiatement exploitée par les Russes qui foncent sur le cimetière d’Eylau où Napoléon se tient.  Ce dernier commande à Murat de charger avec tout ce dont il dispose pour repousser les Russes. Il réunit environ 10 000 cavaliers et mène la plus grande charge de cavalerie de l’Histoire. Cependant, depuis l’apparition de la baïonnette, aucune charge de cavalerie (même la « grosse cavalerie » des cuirassiers et carabiniers) n’est alors capable d’entamer une ligne d’infanterie qui n’a pas été auparavant désorganisée par des tirs d’artillerie ou une mousqueterie d’infanterie. La charge de Murat est donc toute de sacrifice et n’a pour objet que de fixer l’infanterie russe pour gagner du temps. Quelques bataillons russes trop lents à passer de la formation d’attaque (en colonne) à celle de défense (ligne ou surtout carré, plus adapté contre la cavalerie) sont sabrés et le résultat net de la charge est très relatif même si l’attaque russe est finalement enrayée. C’est finalement l’arrivée de Ney qui oblige Bennigsen à se replier.

L’Empereur reconstruit son centre et clame qu’il a gagné dans son bulletin de la Grande Armée (bien qu’il ait échoué à atteindre son objectif qui était de détruire l’armée russe, et ce malgré une situation stratégique favorable).  Les pertes sont énormes dans les deux camps et le combat est qualifié de boucherie par les plus aguerris. Napoléon est resté maitre du champ de bataille mais les Russes se sont retirés en bon ordre et estiment avoir remporté la victoire.  Ney résume la situation en découvrant les lieux du combat : “quel massacre ! Et sans résultat !”.

Lire Eylau 1807, de Frédéric Naulet.

8 février 1862 : naissance de Louis Ferdinand Ferber (Lyon).

Futur polytechnicien (à 20 ans), officier du Génie, puis d’artillerie, il construit une série de planeurs, et vole sur divers types d’avions. Il publie : L’aviation, ses débuts, son développement.  Il mourra aux commandes de son aéroplane en capotant au roulage sur un terrain mal aménagé, lors d’une exhibition publique à bord d’un biplan Voisin, le 22 septembre 1909, à Boulogne sur Mer.   Une stèle à sa mémoire est dressée à proximité immédiate de l’aéroport de Nice Côte-d’Azur. Par extension, le quartier de Carras est aussi appelé “Ferber”.  Il est l’un des précurseurs français de l’aviation. LCL Pierre B. CFA.

8 février 1917 : Guynemer abat son premier bombardier.

C’est aussi le premier pilote allié à parvenir à abattre un bombardier Gotha G.III avec son Spad VII. Il lui reste encore 7 mois à vivre et une cinquantaine d’avions à abattre.

8 février 1921 : prise d’Ain Tab par l’armée du Levant (actuelle Turquie, ancienne Cilicie).

La ville d’Ain Tab est considérée comme le Verdun turc. Durant toute la Première Guerre Mondiale, elle est l’objet d’attaques turques, arméniennes, syriennes, et franco-anglaises. Les Turcs se rendent aux Français après un siège épuisant. La Cilicie sera cédée aux Turcs par l’accord franco-turc du 11 mars 1921.

8 février 1958 : bombardement du village de Sakiet (Tunisie).

11 bombardiers B-26 équipés de bombes, 8 Mistral (bombes et roquettes) et 6 Corsair de l’aéronavale (bombes) attaquent le village situé près de la frontière avec l’Algérie. La Tunisie fournissant un soutien logistique aux combattants algériens, une mesure de représailles est décidée, notamment après qu’un avion de reconnaissance français a été pris à parti depuis le village de Sakiet.  Malheureusement, le bombardement est particulièrement sanglant (62 civils tués dont des enfants) et le tollé international que soulève cette action décrédibilise l’action de la France au Maghreb.




Chronique historique : 5 février

5022019

5 février 1679 : traité de Nimègue.

La signature du traité de paix marque la fin de la guerre de Hollande (débutée en 1672) qui a opposé la France (pour une fois alliée à l’Angleterre), aux Provinces-Unies et à l’Espagne. Après une phase d’opérations navales alternant désastres et indécisions pour les Anglo-français de 1672 à 1673, l’invasion du territoire hollandais par Louis XIV provoque l’extension du conflit et la fin de l’alliance avec l’Angleterre.

 5 février 1782 : prise des colonies hollandaises (actuel Guyana – Amérique du Sud).

Le capitaine de vaisseau Guy Pierre Kersaint de Coëtnempren, commandant la frégate Iphigénie prend, avec quatre autres bâtiments, les comptoirs de Demerara, Essequibo et Berbice, que les Anglais avaient eux-mêmes enlevés aux Hollandais.

 5 février 1810 : prise de Malaga (Espagne).

Le général Horace Sébastiani prend la ville andalouse.

 5 février 1915 : censure météorologique (France).

« Les journaux français ne sont plus autorisés à publier des informations météorologiques pour ne pas renseigner les services de navigation aérienne ennemis ».

 5 février 1951 : création de la ligne DEW (États-Unis – Canada).

La DEW (Distant Early Warning line) est une ligne avancée d’alerte précoce constituée de stations radars réparties essentiellement au nord du Canada. Son objectif est au début de détecter toute tentative d’intrusion des bombardiers soviétiques à long rayon d’action puis les trajectoires balistiques venant d’URSS et passant par le pôle Nord. Avec l’avènement des satellites d’observation, cette ligne a été quasiment démantelée.

 5 février 1956 : création du Comité de recherche des applications militaires de l’énergie atomique.

Actuelle Direction des applications militaires du CEA.

 5 février 1977 : la DMA devient la DGA.

La délégation ministérielle pour l’armement (créée en 1961) se transforme en délégation générale pour l’Armement. Elle ne prend l’appellation de direction qu’en 2009. Elle a pour missions d’équiper les forces, de préparer le futur en anticipant les risques et menaces et promeut les exportations d’armement.

 5 février 1994 : attentat au marché de Markale (Sarajevo).

À 12h20, un obus de mortier de 120 mm s’abat en plein cœur du marché de Markale et tue 68 personnes et cause 200 blessés. En heurtant un auvent, la charge explose en effet à hauteur d’hommes, ce qui en décuple les effets mortels. Deux thèses s’opposent alors. Dès les premiers instants, les Musulmans accusent les Serbes d’avoir tiré un obus de mortier depuis les collines environnantes. Ces derniers dénoncent une machination destinée à les faire accuser. Ce n’est qu’en 2003 que le Tribunal pénal international pour la Yougoslavie établit les responsabilités dans cet attentat et désigne le général Stanislav Galic (Bosniaque serbe) comme responsable de ce bombardement. Malgré son appel, il fut condamné à la prison à vie en 2006 et purge sa peine en Allemagne. À noter qu’un second massacre a lieu au même endroit le 28 août 1995.




Chronique historique : 4 février

4022019

4 février : sainte Véronique.  

Sainte patronne des photographes et cameramen militaires (ECPAD, DICoD, SIRPA).  Durant la Passion, Véronique (« vraie image ») a osé s’approcher du Christ peinant sous la croix, malgré les soldats qui le gardaient, pour essuyer son visage avec un linge. Celui-ci est resté imprimé sur le tissu.  

A propos du voile de Véronique voir aussi l’histoire du voile de Manopello (Italie). 

 4 février 1536 : signature d’une alliance franco-ottomane.  

François 1er et Soliman le Magnifique signent les Capitulations, chacun pensant porter un coup mortel à leur ennemi commun, le Habsbourg Charles Quint.  L’alliance fait scandale car pour la première fois officiellement, l’intérêt de l’État prime sur la solidarité religieuse et conduit entre autres François 1er à permettre à la flotte ottomane de faire relâche à Marseille pendant plusieurs mois.  Si l’alliance de revers sert Soliman dans sa marche vers Vienne, elle ne se révèle en revanche d’aucune utilité tactique pour les Français si ce n’est leur accorder la charge de protéger les chrétiens d’Orient. 

 4 février 1812 : prise du fort de Peniscola (Espagne).  

Le très vieux fort de la péninsule de Peniscola défendu par une garnison de 1000 hommes et 60 canons se rend au général Severoli (de l’armée d’Aragon du maréchal Suchet) après un bombardement d’une semaine. Le fort aurait semble-t-il pu tenir plus longtemps mais son gouverneur, le général Garcia Navaro est pressé de décevoir ses insupportables alliés anglais en livrant la place à un ennemi respecté (Suchet était généralement apprécié des Espagnols).   

Peniscola, accessible par la mer et facilement défendable, aurait pu devenir une tête de pont anglaise. 

 4 février 1892 : mort du capitaine Menard (Côte d’Ivoire).  

Capitaine Saint-cyrien de l’infanterie de Marine, Joseph Menard est assiégé (avec 5 tirailleurs) par 600 guerriers Sofas dans son poste de Séguéla alors qu’il mène des reconnaissances dans la région pour opérer la jonction avec le Sénégal. Bientôt à court de munitions, il charge ses assiégeants et meurt au combat. 

 4 février 1912 : essai raté d’un parachute à partir de la Tour Eiffel.  

François Reichelt s’élance du premier étage avec un parachute de son cru : un costume-parachute en toile caoutchoutée inspiré des chauves-souris.  Ayant rédigé auparavant son testament, le tailleur du quartier de l’Opéra se jette à 8h57 du premier étage de la Tour Eiffel, soit une hauteur de 57 mètres.  Son costume ne s’ouvre qu’à moitié et il s’écrase.  Ayant appelé la presse, ce tragique essai a été filmé à l’époque.  

 4 février 1945 : conférence de Yalta.  

Roosevelt, Churchill et Staline anticipant la chute du IIIe Reich, continuent de préparer l’après-guerre en se partageant le monde en zones d’influence. 

 4 février 1958 : livraison du premier porte-avions nucléaire (Newport – États-Unis).  

L’USS Enterprise, premier porte-avions à propulsion nucléaire est livré aux chantiers navals américains de Newport. Retiré du service en fin 2012. 

 4 février 1961 : début de la guerre en Angola (Luanda).  

Un groupe de 200 nationalistes indépendantistes attaque à l’arme blanche et sans réelle préparation la prison et l’aéroport de Luanda. La riposte des forces portugaises cause 60 morts. La guerre d’indépendance débute. Elle s’achève en 1975 pour se transformer en guerre civile (jusqu’en 2002).  Cette attaque suicidaire est considérée comme l’acte fondateur de la guerre d’indépendance.  Certains y ont vu rétrospectivement une commémoration du 4 février 1794 (la Convention abolit l’esclavage). 

 4 février 1969 : première mise en réseau d’ordinateurs par ARPANET.  

Le réseau qui va devenir Internet débute par la mise en réseau de 4 ordinateurs d’Universités américaines. Les crédits de recherche proviennent de la DARPA (defense advanced research projects agency) dont l’homologue français, s’il fallait comparer, pourrait être la DGA (délégation générale pour l’armement).   

 4 février 2004 : lancement de Facebook (Harvard – États-Unis).  

L’étudiant Mark Zuckerberg créé un trombinoscope interactif en ligne pour son université. Le succès est immédiat et gigantesque.  Aujourd’hui, près d’1 milliard de comptes sont actifs dans le monde. Facebook est le deuxième site le plus fréquenté derrière Google.  La quantité de données personnelles stockées sur les serveurs de Facebook explique l’intérêt de la NSA (National Security Agency) comme l’a révélé dernièrement Edward Snowden à travers l’affaire PRISM. 




Chronique historique : 30 janvier

30012019

30 janvier 1862 : lancement de l’ ironclad « USS Monitor ».  

« Inquiets de la construction de « coques en fer » par les Sudistes, les Nordistes décident de s’équiper de ce nouveau type de bâtiment. L’ingénieur John Ericsson construit en 100 jours un navire blindé doté d’une machine à vapeur, d’une hélice et, grande innovation, d’une tourelle pour son artillerie de 280 mm. « Laboratoire » flottant, le Monitor inspirera les premiers cuirassés qui transposeront ses qualités (propulsion, protection, artillerie) à des coques aux lignes plus éprouvées.  

Bas sur l’eau et en effet incapable d’affronter la haute mer, le « USS Monitor » coule dans une tempête en décembre 1862″. CESM. 

 30 janvier 1915 : intensification de la guerre sous-marine allemande.  

Sans sommations, le sous-marin U-20 du capitaine Walter Schweiger coule 2 navires marchands britanniques au large du Havre.  C’est ce même capitaine qui, le 7 mai 1915 coule le paquebot Lusitania (1198 morts). Le scandale est énorme chez les Alliés et notamment aux États-Unis où l’opinion publique cesse d’être non-interventionniste. Schweiger est décoré par la Kaiserliche Marine qui stoppe cependant sa guerre à outrance craignant l’entrée en guerre des États-Unis.  

A noter cependant qu’en 1972, l’ouverture des archives britanniques relatives à cet événement a montré que le Lusitania transportait des munitions et était armé de 12 canons au moment de l’attaque, contrairement à toutes les déclarations officielles qui ont contribué à développer l’émoi suscité.  
 
30 janvier 1933 : Hitler est nommé Chancelier de la République de Weimar.  

 30 janvier 1943 : le général Paulus est nommé maréchal par Hitler.  

Aucun maréchal allemand ne s’étant jamais rendu à l’ennemi, Hitler accorde cette distinction au général Paulus en espérant qu’il ne se rendra jamais aux soviétiques qui encerclent Stalingrad. Le maréchal Paulus se rend aux soviétiques le lendemain. 
 
30 janvier 1945 : pire catastrophe maritime de l’Histoire 

Le paquebot allemand Wilhelm Gustloff est coulé par un sous-marin soviétique à sa sortie de la baie de Dantzig, alors qu’il évacue 10 582 réfugiés de Prusse orientale. C’est la plus grande catastrophe maritime jamais survenue et pourtant l’une des moins connues.  Le navire avait été conçu pour embarquer au maximum 1865 personnes.  9 343 personnes périssent, dont plus de 4 000 enfants. Lire le roman de Gunther Grass, En crabe.  

 30 janvier 1945 : combat de Jebsheim. (Alsace).  

Durant la réduction de la poche de Colmar, à partir du village conquis de haute lutte la veille par le 1er RCP, mêlé au régiment de marche de la Légion étrangère et à des éléments américains, le Bataillon de choc est engagé à découvert en direction du Rhin face à un dispositif allemand solidement implanté : 170 commandos sont mis hors de combat, dont 22 tués, dans cette action complètement inutile. 

 30 janvier 1972 : bloody sunday (Derry – Irlande du Nord).  

Le premier bataillon du régiment parachutiste britannique reçoit l’ordre d’ouvrir le feu lors d’une manifestation de catholiques irlandais demandant l’égalité des droits civiques. Au total, 14 morts civils par balles. L’enchaînement incompréhensible des événements de ce jour a fortement marqué l’opinion.  Le groupe de rock U2 en a fait une chanson qui est toujours un tube.  Voir aussi le film de Paul Greengrass : Bloody Sunday (Ours d’or au festival de Berlin en 2002) qui relate assez fidèlement la journée du 30 janvier.




Chronique historique : 25 janvier

28012019

25 janvier 1807 : combat de Mohrungen (Pologne).  

Lors de la reprise de l’offensive russe de Benningsen, pendant la campagne de Pologne, Bernadotte arrête avec 8 000 hommes une force deux fois supérieure en nombre commandée par le général Markov. 

25 janvier 1871 : raid sur Fontenoy (Moselle).  

Une audacieuse opération digne de commandos est réalisée par les chasseurs des Vosges. Après un périple de 160 km pendant sept jours en pays ennemi, par grand froid et avec deux rivières à franchir, ils attaquent un viaduc sur la Moselle, entre Toul et Nancy, et le détachement prussien qui le garde. La mission est une réussite totale, aucune perte n’étant à déplorer. Elle interrompt durablement les communications sur l’ensemble de la ligne ferrée et a compliqué en la rallongeant (puisque des itinéraires de détournement durent être utilisés) la chaîne d’approvisionnement pour les armées prussiennes qui encerclent Paris. 

 25 janvier 1888 : la colonne Pernot conquiert le bassin de la rivière noire (actuel Vietnam).  

Parti de Hanoi, le colonel Pernot remonte la rivière noire jusqu’à Lai Chau, aux confins de l’actuel Laos et de la Chine.  

25 février 1916 : première commande de 400 « cuirassiers terrestres » du Ministère de la Guerre à la firme Schneider, avec une livraison attendue début 1917. D’après un projet du général ESTIENNE, le char Schneider se présente comme un parallélépipède de 6,32 mètres de long pour 2,05 de large et 2,30 mètres de haut, armé d’un canon de 75mm en blockhaus et de deux mitrailleuses Hotchkiss. Un éperon à l’avant de l’engin permet de dévier les barbelés afin qu’il ne s’emmêle dans les chenilles. Son moteur de 60 CV le propulse à la vitesse maximum de 8 km/h, et seulement 4 km/h au combat. Ce sera le char des premiers engagements de l’Artillerie Spéciale.  CNE Jean-Baptiste P. 

 25 janvier 1930 : arrivée à Darwin (Australie) d’un avion parti de Londres. 

Parti de Londres le 20 décembre 1929, après de nombreuses étapes et ennuis mécaniques, le pilote australien Francis Chischester (1901-1972), se pose à Darwin soit une distance de plus de 20 000 km et 180 heures de vol. Il pilotait un biplan Havilland Gipsy Month IV . Plus tard, Chischester pratique les grandes courses à la voile sur mer. En 1964, il arrive 2e, derrière Tabarly, dans la Transat avec son voilier Gipsy Moth

 25 janvier 1944 : début des combats du Belvédère (campagne d’Italie). 

Entre le 25 janvier et le 1er février, le 4e Régiment de tirailleurs tunisiens (RTT), en tête de la 3e Division d’infanterie algérienne (DIA), s’empare du Belvédère et du Colle Abate au cours de combats acharnés.  Reprenant pitons et villages, les trois régiments de la division payent leur victoire avec 1 500 tués. L’absence de réserves empêche d’exploiter ce succès. Les Allemands surveilleront à présent avec attention les secteurs où les Français seront signalés. Commandée par le général de Monsabert, la 3e DIA a débarqué en Italie fin décembre. Elle fait partie des cinq divisions d’infanterie progressivement mises sur pied à partir des unités de l’Armée d’Afrique, des troupes coloniales et des Forces de la France Libre dans le cadre du Plan d’Anfa, décidé par Roosevelt et Giraud en janvier 1943.  

Au Belvédère, le 4e RTT a payé le prix fort : le colonel Roux est tué, ses trois commandants de bataillon, surnommés par leurs capitaines les « Trois mousquetaires », Berne, Bacqué et Gandoët, sont mis hors de combat.  Seul, Gandoët pourra reprendre un commandement (au 151e régiment d’infanterie) à la fin de la guerre. Tous les commandants de compagnie sont tués ou grièvement blessés. Plus de la moitié des chefs de section tués.  Le taux d’attrition des cadres est équivalent à celui des tirailleurs.  Ceux-ci se battaient pratiquement uniquement pour leur chef, ils n’avaient du drapeau français qu’une idée très vague, et ces chefs devaient mériter leur estime par une attitude au feu qui ne pouvait souffrir aucune équivoque.  

 C’est toute la gloire de l’École interarmes de Cherchell, qui mêlait Saint-cyriens repliés de métropole et candidats des années 43 et 44, Saint-Maixentais dans la même position et élèves-officiers de réserve, d’avoir formé ces chefs qui montaient au feu dès leur sortie d’École et qui s’y sont remarquablement comportés.  La figure emblématique de ces jeunes aspirants et sous-lieutenants est le général Laurier (aspirant issu de Cherchell), activé et qui a achevé sa carrière au rang de général de corps d’armée commandant le 2e corps d’armée des forces françaises stationnées en Allemagne avec des états de services exceptionnels ». 

 25 janvier 1971 : Idi Amin Dada, prend le pouvoir (Kampala – Ouganda).  

Repéré par les recruteurs britanniques pour son physique impressionnant, Amin Dada (1923-2003) se hisse grâce à ses qualités de meneur d’hommes, jusqu’au grade de lieutenant d’infanterie, grade alors rarement attribué par les Britanniques à un natif.  

Après l’indépendance de l’Ouganda (1962), devenu chef d’état-major, il aide le premier ministre Milton Obote à renverser le président Mutesa (1966).  Constatant quelque temps plus tard qu’Obote l’éloigne progressivement du pouvoir, il devance la disgrâce et le renverse à son tour (25 janvier) sans que l’Occident s’en émeuve puisque Obote sympathisait avec l’URSS.   Une fois président (2 février 1971), Amin Dada s’affuble de tous les titres (docteur, maréchal à vie, roi d’Écosse), se décerne toutes les médailles (y compris des copies d’ordres étrangers), expulse les ethnies rivales, les Asiatiques, les intellectuels, les Israéliens et finit par ruiner son pays (qui se rebelle) tout en se ridiculisant auprès de l’opinion internationale.  Il tente de reprendre la main en attaquant la Tanzanie (novembre 1978) mais se fait battre malgré le soutien libyen et palestinien.  

Il fuit finalement en Arabie saoudite où il meurt en 2003. Il a fait disparaître entre 150 000 et 300 000 Ougandais. 

 25 janvier 1985 : assassinat de l’ingénieur général de l’armement Audran (La Celle Saint Cloud).  

Le groupe terroriste d’extrême gauche Action directe assassine l’ingénieur général de l’armement René Audran devant son domicile. Ancien élève du Prytanée national militaire et de l’École polytechnique, René Audran était alors le directeur des affaires internationales au sein de la Délégation générale de l’armement. 

Une salle de la DGA porte toujours son nom dans les locaux de l’Hexagone Balard. 

 25 janvier 1995 : fausse alerte au missile balistique nucléaire (frontière Norvège-Russie). 

Une équipe de météorologues occidentaux lance, depuis l’île norvégienne d’Andoya, une fusée-sonde Black Brant pour étudier les aurores boréales après avoir diffusé les communiqués réglementaires.   Les radars russes interprètent la trajectoire comme étant celle d’un missile balistique de sous-marin nucléaire américain et déclenchent l’alerte. Ils n’ont en effet pas eu connaissance du communiqué. Les 6 à 8 minutes de réflexion prises par le président Eltsine ont heureusement permis aux radaristes russes de déterminer que le missile se dirigeait vers l’océan Arctique et était en fait une sonde inoffensive.  

Cet événement est à mettre en parallèle avec la récente panique hawaïenne (13 janvier 2018) due à un SMS intempestif des autorités américaines




Chronique historique : 22 janvier

22012019

Précision pour le 21 janvier 1840 : la Terre-Adélie devient française (Antarctique).  La Terre Adélie est un territoire où la France exerce sa souveraineté depuis la date de revendication (21 janvier 1840). Le traité de l’Antarctique, signé à Washington en 1959 a gelé les différentes revendications. Aujourd’hui, la Terre Adélie est gèrée dans le cadre des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).

22 janvier 1506 : création de la garde suisse pontificale (Vatican).  Par ordre du pape Jules II, il est décidé que la troupe de protection du pape sera recrutée uniquement chez les Suisses. Elle est aujourd’hui la plus petite armée du monde (110 hommes) et aussi l’une des plus anciennes.  

22 janvier 1667 : d’Artagnan nommé capitaine-lieutenant de la première compagnie des mousquetaires de la garde du roi (grade qui désigne dans la Maison militaire du roi les commandants d’unités dont le roi est le capitaine en titre). M. Bertrand F. (SHD). 

22 janvier 1799 : bataille de Sanhoud (Égypte).  Le général Desaix a reçu de Bonaparte la mission de conquérir la Haute-Égypte à l’issue de la bataille des Pyramides. Pendant que le futur empereur pacifie le territoire conquis, Desaix pourchasse Mourad Bey et les renforts qu’il reçoit d’Arabie. À Sanhoud, il repousse et bat l’armée de Mourad pourtant supérieure en nombre. 

22 janvier 1852 : création de la médaille militaire par Napoléon III.  Destinée à récompenser les mérites des meilleurs soldats et sous-officiers, elle peut être remise exceptionnellement à certains généraux ou maréchaux, ayant rendus des services exceptionnels ou ayant directement commandé des troupes au feu (Joffre, Gallieni ou de Lattre pour ne citer qu’eux). Voir le site de la Grande chancellerie de la Légion d’honneur : médaille militaire. 

22 janvier 1892 : naissance de Marcel Ferdinand Bloch (Paris). Après avoir été formé d’abord à l’Ecole supérieure d’électricité Breguet, Bloch (alias Dassault) sort en 1913 diplômé de la jeune Ecole supérieure d’aéronautique et de construction mécanique. Mobilisé en 1914 au laboratoire d’aéronautique de Chalais-Meudon, il crée durant la guerre, avec Henry Potez, la fameuse hélice Eclair. C’est le début d’une grande carrière dans le domaine de la construction aéronautique. En 1949, il prend le patronyme de Marcel Dassault. Il meurt en 1986. 

22 janvier 1896 : départ de la mission Hourst (Kabara – actuel Mali).  À bord du Davoust (voilier en aluminium), le lieutenant de vaisseau Hourst descend le fleuve Niger pour une mission scientifique et de reconnaissance, qu’il remplit avec succès jusqu’en octobre. 

22 janvier 1905 : dimanche rouge à Saint-Pétersbourg. L’événement sonne le début de la Révolution russe de 1905. Le 9 janvier sur le calendrier orthodoxe, une marche organisée par le prêtre Gueorgui Gapone se dirige vers le Palais d’Hiver, la résidence du Tsar, afin de lui porter des doléances à la suite notamment du licenciement de quatre ouvriers. Bien que Nicolas II soit absent à cette période, le commandement local, dépassé par le mouvement ordonne de tirer sur la foule avant même qu’elle ne franchisse la Neva.  Officiellement, la répression fait 96 morts et déclenche un vaste mouvement de grèves et de protestations contre le pouvoir impérial. CNE Jean-Baptiste P.   

22 janvier 1941 : arrestation du capitaine de corvette Honoré d’Estienne d’Orves (Nantes).  Héros de la Seconde Guerre mondiale, il a organisé le réseau de renseignement de la Résistance, baptisé Nemrod. Martyr de la Résistance, il est mort pour la France le 29 août 1941, exécuté par les Nazis au Mont-Valérien. 

22 janvier 1944 : débarquement d’Anzio (Italie).  Connue sous le nom d’opération Shingle, le débarquement des 60 000 anglo-américains est voulu par Churchill pour montrer sa bonne volonté à Staline et surtout pour créer une diversion lors de l’attaque de la ligne Gustav et notamment du mont Cassin. Ne s’attendant pas à débarquer si facilement (la surprise allemande est totale), le général américain, Lucas, préfère rester sur la défensive plutôt que de filer vers Rome. Le général Kesselring en profite pour contre-attaquer et clouer cette tête de pont.  Churchill aura ce mot cruel : « J’avais espéré que nous ayons lancé un chat sauvage sur le rivage, mais tout ce que nous avons finalement eu était une baleine échouée. » 

22 janvier 1963 : signature du Traité de l’Élysée (Paris).  Il y a 53 ans, de Gaulle et Adenauer signaient le très symbolique traité franco-allemand 

22 janvier 1971 : accrochage de Gouro (Tchad).  Une compagnie du 6e RIAOM est accrochée au Nord de Gouro. Un soldat et un sous-officier (fils du général commandant les troupes françaises au Tchad) sont tués dans les rangs français.  11 rebelles périssent.







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