Chronique historique : 19 novembre

19112019

19 novembre 1809 : bataille d’Ocana (Espagne).
Le maréchal Soult remporte la victoire la plus brillante de toute la campagne d’Espagne alors qu’il dispose de beaucoup moins d’hommes que le général Areizaga (commandant l’armée de la Mancha – 50 000 hommes).  Officiellement sous les ordres du frère de Napoléon, le roi Joseph, Soult manœuvre parfaitement, utilisant l’artillerie du général Sénarmont et la cavalerie de Mortier. Cette victoire ouvre aux Français les portes de l’Andalousie et coute aux Espagnols plus de 12 000 morts.

19 novembre 1873 : prise de Hanoi (Tonkin – actuel Vietnam).
Le lieutenant de vaisseau Francis Garnier s’empare d’Hanoi avec 200 hommes appuyés par l’aviso Sphinx et la canonnière Espingole. Ordonnée par le contre-amiral Dupré, l’expédition est désavouée par le gouverneur de Cochinchine après la mort de Garnier (21 décembre 1873).

19 novembre 1827 : la troupe rétablit l’ordre à Paris.
Sur ordre du ministre de la guerre, la troupe est chargée de rétablir l’ordre à la suite des illuminations des façades de certaines maisons célébrant de manière anticipée la victoire du parti libéral aux élections législatives. Cela se passe sans aucun coup de feu sauf rue Greneta (Quartier du Marais), où le colonel Fitz-James croyant le 18e de ligne sous le feu d’une barricade, commande une charge de cavalerie contre les émeutiers qui sont balayés. Le jeune rebelle Auguste Blanqui est blessé à cette occasion d’une balle dans le cou.
Trois ans plus tard, la charge de cavalerie du 28 juillet 1830 sera enrayée par le jet de divers projectiles depuis les toits des immeubles. Les barricades seront désormais principalement réduites par l’emploi de tirs directs d’artillerie. Cela inspirera le Baron Haussmann dans la conception du nouvel urbanisme parisien.

19 novembre 1919 : le Sénat américain refuse de ratifier le traité de Versailles.
Le refus est surtout dû à l’opposition républicaine au président démocrate Wilson plutôt qu’à la manifestation d’un mécontentement quant à la dureté du traité. Conséquence, les États-Unis n’intègrent pas la SDN puisque l’adhésion à l’organisation est liée à la ratification du traité de paix.

19 novembre 1941 : début de l’opération Crusader (actuelle Lybie).
Visant à reprendre la Cyrénaïque aux forces de l’Axe, et à desserrer l’étau sur Tobrouk. À la suite de l’échec de l’opération Battleaxe, après un été sans combat ainsi que l’arrivée du général Auchinleck, la 8th Army est réorganisée et se voit dotée de nouveaux chars (Valentine et M3 Stuart). Malgré un début difficile, les objectifs sont atteints.

19 novembre 1944 : la 1re Division Française Libre du général Brosset coiffe le Ballon d’Alsace (1247 mètres).
Brosset meurt le lendemain dans un accident de Jeep.

19 novembre 1946 : incident de Haiphong (Tonkin – actuel Vietnam).
Une fusillade dans le port de Haiphong entre la douane française et des nationalistes vietnamiens transportant de l’essence de contrebande sur une jonque, dégénère et fait 24 morts dont le commandant Carmoin qui s’avançait avec un drapeau blanc. L’incident sert de prétexte pour bombarder (23 novembre) le port à partir de trois navires français (dont le Suffren). L’attaque fait environ 6 000 morts ! L’événement passe inaperçu en métropole et notamment du chef du gouvernement, le socialiste Léon Blum, qui n’en perçoit pas la gravité. Hô Chi Minh l’utilise le mois suivant pour déclencher l’insurrection, véritable début de la guerre.




Chronique historique : 25 octobre

28102019

25 octobre 732 : bataille de Poitiers.

Charles Martel, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne arrête, entre Tours et Poitiers (à Ballan-Miré), l’armée d’ Abd el-Rahman. Ce dernier meurt dans l’affrontement. Ce coup d’arrêt est repris par tous les chroniqueurs européens.

25 octobre 1147 : prise de Lisbonne par Alphonse 1er (Portugal).

Le roi du Portugal, après de nombreuses tentatives, reprend la ville qu’occupaient les Musulmans depuis près de 400 ans.

25   octobre 1415 : défaite française d’Azincourt (Pas-de-Calais).

Cette défaite est   d’autant plus pénible pour les Français qu’elle répète celles de Crécy (1346)   et Nouaillé-Maupertuis (1356) plus connue sous le nom de bataille de   Poitiers.

Le roi d’Angleterre,   Henry V, débarque à Harfleur avec son armée (15 000 hommes) pour réclamer la   couronne française que le roi Charles VI, affaibli par des crises de démence,   ne peut plus défendre. Charles d’Albret, connétable de France, barre la route   vers Calais aux Anglais avec l’armée royale forte de 20 000 hommes au niveau   d’Azincourt. Les Français, plus nombreux, sont sûrs de l’emporter et   négligent de préparer convenablement l’affrontement en s’adaptant à la   situation particulière du champ de bataille : terrain étroit et boueux ne   permettant ni déploiement ni charge de la chevalerie, mauvais positionnement   des gens de pieds et archers,… Henry V, se sachant en infériorité numérique   préfère utiliser les armes à grande portée (arcs).

La bataille est un   carnage qui détruit l’encadrement de l’armée : 6000 chevaliers français   tombent (principalement) sous les flèches anglaises et les gens de pied. C’en   est réellement fini de l’ère de la chevalerie : Le roi anglais craignant un   retournement de situation n’hésite pas à faire égorger les très nombreux   prisonniers français.

25 octobre 1747 : bataille du cap Finisterre (au large de l’Espagne).

« Pendant la guerre de Succession d’Autriche, les Français protègent leurs convois marchands face à l’Escadre de l’ouest anglaise. Huit bâtiments commandés par le marquis de L’Estenduère escortent 252 navires vers les Antilles quand 14 vaisseaux anglais les attaquent. Alors que la bataille semble tourner au désavantage des Français, le Tonnant et l’Intrépide, vaisseaux récents qui jouissent d’une forte avance technologique réussissent à se dégager. La majorité du convoi échappe ainsi à la Royal Navy qui réforme alors ses techniques de combat et sa flotte ».

25 octobre 1854 : bataille de Balaklava (Crimée).

Dans une première tentative pour rompre le siège de Sébastopol, les 25 000 russes de l’armée de secours surgissent sur les arrières anglais dans la plaine de Balaklava, occupée par une troupe hétérogène principalement composée d’un bataillon du 93 Highlanders, bientôt renforcé par tout ce que le contingent franco-anglais peut engager au plus vite. De ce combat résultent trois faits devenus mythiques pour les alliés britanniques : l’arrêt de la charge de la cavalerie russe par la mince ligne sur deux rangs des grenadiers écossais (the thin red line), la dispersion de la cavalerie russe par la charge de la brigade lourde de Lord Scarlett, et surtout la charge de la brigade légère de Lord Cardigan, qu’une accumulation invraisemblable de facteurs négatifs transforme en carnage malgré son soutien par les escadrons du 4ème Chasseurs d’Afrique (les trois quarts des cavaliers engagés périssent dans cet assaut frontal dénué de tout intérêt tactique).

25   octobre 1983 : invasion américaine de la Grenade (Caraïbes)

Les coups d’État se   sont succédé dans l’île entre 1979 et 1983 créant une

instabilité politique   et un climat de guerre civile. L’instauration d’une dictature militaire   marxiste par le général Hudson Austin le 19 octobre pousse l’Organisation des   États Caraïbes de l’Est, ainsi que la Barbade et la Jamaïque à demander   l’assistance des États-Unis … que ceux-ci avaient déjà programmée.

7600 Américains   débarquent sur l’ile, en provenance de la Barbade et affrontent environ 1200   soldats grenadins ainsi que 780 Cubains.

L’Assemblée Générale   de l’ONU condamne le 2 novembre l’opération pour »violation flagrante des   lois internationales». Le Conseil de Sécurité tente d’émettre une Résolution   en ce sens, mais son vote est bloqué par le veto des États-Unis.

Les troupes   américaines entament leur retrait dès le 3 novembre 1983, les derniers   soldats quittant la Grenade le 15 décembre. Pertes américaines : 19 tués et   106 blessés. Pertes adverses : 69 tués. A noter que parmi les prisonniers se   trouvent des Soviétiques, Est-Allemands, Bulgares,…




Chronique historique : 24 octobre

28102019

24 octobre 1360 : traité de paix franco-anglais (Calais).

Le roi de France Jean II le Bon ayant été fait prisonnier lors de la bataille de Poitiers (19 septembre 1356), il est retenu prisonnier à Londres et promet au Plantagenêt Henry III une forte rançon et la moitié des possessions capétiennes pour sa libération. Cet accord est à nouveau négocié lors du traité de Brétigny (8 mai 1360) où le Dauphin, fils de Jean II le Bon et futur Charles V le Sage obtient que l’Anglais cesse de revendiquer la couronne de France. Cet accord ratifié à Calais ramène la France à ses possessions de 1223. Il ne sera jamais accepté dans les faits.

24 octobre 1790 : adoption du drapeau tricolore dans la Marine de guerre française.  

« L’Assemblée constituante décide que tous les vaisseaux de guerre et navires de commerce français porteront un pavillon aux trois bandes verticales : rouge près de la hampe, blanc au centre et cette bande sera plus large que les autres, bleu enfin. Le sens vertical des couleurs s’impose. En effet, depuis un siècle déjà, le pavillon néerlandais aux couleurs rouge, blanc, bleu disposées à l’horizontal flotte sur toutes les mers.

Le drapeau tricolore ne prend sa forme définitive que le 15 février 1794 (27 pluviôse an II) lorsque la convention nationale décrète que le pavillon national « sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs ». La légende voudrait que ce soit le peintre Louis David qui ait choisi l’ordre des couleurs ». Site de l’Elysée.

24 octobre 1916 : reprise du fort de Douaumont (près de Verdun).

Le groupement Mangin reprend le fort avec notamment le RICM et l’action décisive du futur sergent du génie Dumont (19e bataillon du génie).

24 octobre 1917 : début de la bataille du Caporetto (actuelle Slovénie).

Le front des Alpes, opposant depuis mai 1915 les Austro-hongrois aux Italiens est relativement stable jusqu’à l’arrivée des renforts allemands commandés par le général Otto von Below. Fort de son expérience acquise sur le front russe (1914) et des techniques d’attaque de tranchées désormais maitrisées, il lance la XIVème armée contre les lignes italiennes adossées à l’Isonzo. Surpris, les Italiens subissent dès le premier jour de l’attaque une défaite évidente : ils reculent de 25 km sous un déluge d’obus et de gaz de combat. A la mi-novembre, les Allemands sont aux portes de Venise après une percée de 140 km. Le front se stabilise sur la Piave grâce à l’intervention de 6 divisions franco-britanniques. Le lieutenant Erwin Rommel se fait connaitre lors de cette bataille. Servant dans les troupes de montagne allemandes, il prend avec son bataillon, en 48 heures seulement, trois sommets dont certains culminent à 2000 mètres en ne perdant que 6 hommes. A la fin de la bataille du Caporetto, le 9 novembre, il accomplit un nouvel exploit en s’emparant d’un village entier après avoir franchi un lac gelé. Le terme Caporetto est synonyme aujourd’hui de désastre tant la défaite fut importante : 300 000 morts, blessés et prisonniers alors que les Austro-allemands ne perdent que 5 000 hommes.

24 octobre 1928 : combat de Tamaskate (Nord de l’actuel Mali).

Apprenant qu’un important rezzou vient de pénétrer sur la zone de compétence du poste de Kidal, le lieutenant Le Cocq monte un contre-rezzou. En moins d’une semaine, il constitue un commando avec ses meilleurs éléments, se met en chasse de l’ennemi et finit par le détecter à Tamaskate. Victoire totale.

24 octobre 1940 : entrevue de Montoire (Loir et Cher).

Hitler remontant en train d’une visite au général Franco s’arrête à Montoire pour y rencontrer Pétain, chef de l’État français. Pétain déclare « entrer en collaboration ». Ce mot n’a, en octobre 1940, pas le même sens que celui qu’il acquiert dans les 4 ans qui suivent.

24 octobre 1945 : naissance officielle de l’ONU.

Si la Charte de San Francisco a été signée le 26 juin 1945, la naissance effective de l’ONU a lieu au moment de la ratification par la plupart des États membres.

24 octobre 1973 : fin de la guerre du Kippour.

Israël est attaqué par l’Egypte, la Syrie et la Jordanie sans préavis, le 6 octobre, jour du Grand Pardon et fête la plus sainte chez les Juifs. Après quelques jours de doute et de victoires arabes, Israël endigue et repousse l’attaque en mobilisant ses réserves et recevant l’appui des États-Unis.

 

 

 




Chronique historique : 23 octobre

28102019

23 octobre : fête des aumôniers militaires.

L’évêché catholique aux armées a choisi Saint Jean Capistran (1386–1456) pour saint patron des aumôniers militaires catholiques.

23 octobre 1812 : le général Malet rate son coup d’État contre Napoléon (Paris).

Profitant de l’absence de l’empereur (campagne de Russie), le général Malet s’échappe de la résidence surveillée où il est incarcéré pour tentative de putsch. Il fait croire à la mort de Napoléon puis tente d’imposer un gouvernement provisoire. La tentative échoue lorsque le général Hulin, commandant la place de Paris, demande des ordres écrits. Malet panique, tire sur Hulin et est arrêté. Il est exécuté le 29 octobre. Napoléon, apprenant le 6 novembre qu’il avait failli être renversé, sera surtout surpris que personne n’aie crié : « Napoléon 1er est mort, vive Napoléon 2 ! ».

23 octobre 1917 : bataille de la Malmaison (Aisne).

Bataille école des offensives à objectif limité voulues par Pétain. Les objectifs assignés sont presque tous atteints dans la journée et l’offensive cesse dès le 25 après avoir atteint le canal de l’Oise.

23 octobre 1942 : contre-attaque britannique (El Alamein).

L’Afrikakorps entame une retraite définitive face à la VIIIème armée de Montgomery. C’est le premier revers significatif du Reich depuis le début de la guerre. Cette victoire d’El Alamein est en partie due à deux actions héroïques françaises : plus tôt dans l’année à Bir Hakeim, en mai et juin, la brigade Koenig en résistant efficacement et de manière inattendue à Rommel a donné aux britanniques le temps de préparer leurs lignes de défense pour recevoir l’Afrikakorps.

Ensuite, durant la bataille d’El-Alamein, les éléments français (13e DBLE, 1er régiment de spahis marocains, 501e compagnie de chars, 1er RCA et des fusiliers marins armant la DCA) commandés par le LCL Amilakvari sont chargés d’opérer une diversion au sud du dispositif pour permettre l’effort de la VIIIe armée au nord. L’opération est un succès mais se solde par un lourd bilan français. Amilakvari meurt au combat dans le massif d’El Himeimat. Il est Compagnon de la Libération.

23 octobre 1944 : bataille aéronavale de Leyte (golfe de Leyte – Philippines).

Plus grande bataille aéronavale de l’histoire qui voit la neutralisation de la flotte japonaise par l’US Navy. C’est aussi la première apparition des Kamikazes.

23 octobre 1954 : création de l’UEO (Paris).

Lors de la signature des accords de Paris, l’Union de l’Europe Occidentale est créée (F, GB, RFA, It, Benelux). Ils mettent aussi officiellement fin à l’état de guerre entre ces pays. L’U.E.O est née de l’échec de la C.E.D (communauté européenne de Défense), projet mort-né.  Dissolution de l’U.E.O en 2011.

23 octobre 1956 : début de l’insurrection de Budapest (Hongrie).

La mort de Staline (1953) ayant entraîné un relâchement relatif de la pression soviétique sur l’Europe de l’Est, 20 000 étudiants hongrois provoquent la démission du gouvernement pro-Moscou lors d’une manifestation qui dégénère. L’URSS intervient  le 4 novembre avec 17 divisions et écrase la révolte en moins d’une semaine.

 

 




Chronique historique : 22 octobre

22102019

22 octobre 741 : mort de Charles Martel (Quierzy sur Oise – Aisne).

 Grand-père de Charlemagne et fondateur, de ce fait, de la lignée des Carolingiens, Charles Martel est le maire (sorte de ministre) du palais d’Austrasie (Grand Est de la France) à la fin de l’ère mérovingienne. Connu pour avoir arrêté l’invasion musulmane en 732 entre Tours et Poitiers (Balan-Miré), il a profondément réformé son armée et jeté certaines des bases du monde féodal.

22 octobre 1813 : bataille d’Unstrut (Allemagne).

 Couvrant la retraite de l’armée après la bataille de Leipzig, la Jeune Garde contient les Prussiens pendant toute la journée à Unstrut, sous le commandement du maréchal Oudinot. Les troupes du génie ont à nouveau construit en urgence des ponts pour franchir la rivière Unstrut. Napoléon a supervisé en personne le franchissement.

La Jeune Garde est le nom donné aux unités de la Garde impériale créées après 1812, pour les distinguer des grognards de la Vieille Garde, vétérans des campagnes impériales de 1805 à 1812.

22 octobre 1941 : exécution de Guy Moquet (Châteaubriant).

Un commando français abat un officier allemand à Nantes, le 20 octobre. En représailles, 48 otages sont fusillés, principalement choisis parmi les communistes incarcérés. Guy Moquet, 16 ans, en fait partie. Il est cité à l’ordre de la Nation par le général de Gaulle à la Libération.

22 octobre 1956 : arrestation de Ben Bella (espace aérien algérien).

Apprenant par le SDECE que Ben Bella et des chefs du FLN doivent emprunter l’espace aérien algérien pour se rendre de Rabat (Maroc) à Tunis, l’armée française intercepte le DC3 marocain avec l’appui négocié de son équipage. Robert Lacoste, gouverneur général d’Algérie exulte devant cette prise de guerre et informe le président du Conseil, Guy Mollet. Celui-ci est embarrassé car au même moment la France, Israël et le Royaume-Uni s’apprêtent à déclencher contre l’Égypte l’opération Mousquetaire (le coup de Suez) et ne peut pas s’aliéner encore plus les opinions arabes. Il couvre cependant ce que le droit international qualifie de détournement. Ben Bella est libéré 6 ans plus tard.

22 octobre 1962 : début de la crise de Cuba.

Le président américain Kennedy déclare à la télévision qu’il décide un blocus aéronaval de l’île de Cuba où des rampes de missiles balistiques soviétiques viennent d’être découvertes. Le général de Gaulle appelle directement le président Kennedy afin de l’assurer du soutien total de la France.

22 octobre 1963 : manœuvre Big Lift.

Les États-Unis projettent en 2 jours (22 et 23 octobre) une division entière en Europe pour démontrer leurs capacités d’intervention. Cela représente 14500 hommes avec leur équipement et véhicules.

22 octobre 1975 : premières images de Vénus.

Une fusée Proton met en orbite  autour de Vénus la sonde soviétique Venera 9 (pesant 5 tonnes !). Elle fait parvenir sur Terre les premières images de la planète. Venera 9 va émettre pendant 3 mois et fournir une quantité astronomique de films et clichés.

22 octobre 1987 : mort de Lino Ventura (Saint Cloud). 

Né un 14 juillet 1919 en Italie, « l’homme de la pampa » décède à 68 ans d’une crise cardiaque après une carrière d’acteur aux rôles mythiques : le brigadier Théo Dumas dans un Taxi pour Tobrouk (1961), le résistant Philippe Gerbier, l’homme qui refuse de courir sous la menace, dans l’armée des ombres (1969).

 




Chronique historique : 21 octobre

21102019

L’un des plus grands navigateurs français. « … modèle des chefs audacieux au coup d’œil infaillible et à l’habileté manœuvrière jamais en défaut » (E. Taillemite).

21 octobre 1790 : les trois couleurs remplacent le blanc (Assemblée – Paris).

 Sur proposition de Jacques François de Menou, défendue par Mirabeau, le drapeau blanc est remplacé par le drapeau tricolore et l’on substitue au cri de « Vive le roi », celui de « Vive la Nation, la loi et le roi ».

21 octobre 1798 : révolte du Caire (Égypte).

Les 38 000 hommes de Bonaparte ont débarqué à Alexandrie le 1er juillet et conquis tous les centres névralgiques d’Égypte en infligeant une lourde défaite à la légendaire cavalerie des mamelouks (bataille des Pyramides-21/07). La révolte est d’autant plus inattendue que rien ne l’annonçait : le général Dupuy commandant la place du Caire est assassiné ainsi que bon nombre d’Européens. Bonaparte réplique immédiatement et fait détruire la mosquée d’où est partie le mouvement et où se retranchent les insurgés.

21 octobre 1805 : défaite française de Trafalgar (eaux espagnoles).

La flotte franco-espagnole commandée par l’amiral de Villeneuve (40 bateaux) jusque-là enfermée dans Cadix par la flotte de Nelson, profite d’une temporaire supériorité numérique pour sortir de la rade et forcer le blocus à la hauteur du cap Trafalgar.

Nelson innove les tactiques de guerre navale en attaquant l’unique colonne franco-espagnole au moyen de deux colonnes perpendiculaires qui coupent la ligne en son centre. Perdant toute cohésion, les navires alliés sont réduits les uns après les autres. Avec 4 000 marins français et 1 500 espagnols tués, les alliés ont dix fois plus de pertes que les Anglais, qui ne perdent aucun navire tandis que seuls 5 vaisseaux français et autant d’espagnols échappent au carnage. Seule clarté dans cette journée, où Napoléon perd définitivement toute chance de disposer d’une suprématie locale sur mer, la mort de l’amiral anglais.

Déjà rendu borgne à Calvi en 1793 et manchot à Tenerif en 1797, Nelson est victime du tir d’un français posté dans les hunes du vaisseau Le Redoutable. L’amiral Villeneuve se suicide en avril 1806, accablé par les reproches de Napoléon.

21 octobre 1870 : première bataille de Buzenval.

Alors que le siège de Paris continue, les troupes françaises tentent une percée et atteignent Saint-Cucufa et La Malmaison. Les Prussiens, bousculés, envisagent déjà le retrait de leur état-major de Versailles lorsque leur contre-offensive parvient à faire reculer les troupes de la défense nationale qui sonnent la retraite. Le lendemain 22 octobre, les habitants du village de Buzenval seront mis à l’amende, 18 d’entre-deux seront traduits en conseil de guerre pour avoir aidé les troupes françaises, 2 seront déportés en Allemagne et 3 autres seront fusillés devant les habitants.

21 octobre 1899 : lancement du sous-marin le Narval (Cherbourg). 

Submersible français de 117 tonnes conçu par l’ingénieur du génie maritime Laubeuf. Propulsé par une machine à vapeur de 250 chevaux, il est doté d’un moteur électrique alimenté par des accumulateurs rechargeables en surface ce qui lui donne une certaine autonomie en plongée. C’est une première mondiale.

21 octobre 1967 : marche sur le Pentagone (Washington).

Plus de 100 000 manifestants protestent contre la guerre que mènent les États-Unis au Vietnam et demandent le retrait des Boys. En 1967 les américains perdent deux fois plus d’hommes qu’en 1966 (passage de 6000 à 11000 morts/an). L’effectif total est de 485 000 américains déployés au Vietnam.  La contestation progresse et rassemble de plus en plus de notabilités (Jane Fonda, Noam Chomsky,…).

21 octobre 1998 : la 174e promotion de l’ENSOA reçoit le nom de SCH Jean Jestin.

Jestin (né en 1920) rejoint Londres le 19 juin 1940 après avoir entendu l’appel de de Gaulle. Il participe à toutes les campagnes de la France libre, depuis le Cameroun jusqu’à Toulon en passant par El Alamein et le mont Majo. Sur les pentes du mont Coudon (Toulon), le 20 août 1944, il est blessé pour la troisième fois depuis son engagement. Il confie le commandement de sa section à son adjoint et tente de rejoindre seul le poste de secours. Un soldat allemand isolé l’abat. Le chef Jestin est titulaire de la médaille militaire, de la légion d’honneur et est compagnon de la libération. Il est enterré à Brest.

 




Chronique historique : 19 novembre

21102019

19 octobre 202 (avant Jésus Christ) : bataille de Zama (Tunisie).

Les 50 000 soldats d’Hannibal (général carthaginois) sont vaincus lors de la deuxième guerre punique par Scipion l’Africain (général romain) et ses 40 000 romains. Hannibal avait prévu de percer et désorganiser les lignes romaines avec ses 80 éléphants de combat mais Scipion créé des couloirs dans ses défenses où passent naturellement les pachydermes qui se font attaquer sur les flancs. Certains, apeurés rebroussent chemin et sèment la panique dans leurs propres rangs. Les  2e et 3e lignes romaines prennent à revers les Carthaginois occupés par la 1re ligne romaine. Une explication supplémentaire pour la défaite : la trahison de Massinissa, commandant la cavalerie Numide.

Le bilan est lourd : 20 000 soldats carthaginois périssent contre 1500 Romains. Cette bataille affaiblira définitivement Carthage qui 53 ans plus tard, lors de la troisième guerre punique, sera à nouveau vaincue par Rome après un siège de 3 ans.

19 octobre 1781 : victoire de Yorktown (Guerre d’indépendance américaine).

Fin août, en provenance des Antilles, l’amiral de Grasse entre dans la baie de la Chesapeake (Virginie) avec 3 000 hommes. L’armée de Washington fait sa jonction avec les Français le 26 septembre, interdisant à l’armée de lord Cornwallis installée à Yorktown l’accès à la mer. Les alliés alignent 15 000 hommes dont 6 000 Français commandés par Rochambeau. Ces derniers, formés aux combats des théâtres d’opération européens, maîtrisent la guerre de siège. Cette expérience militaire devait s’avérer décisive pour prendre la place, alors que Cornwallis peine à communiquer avec son supérieur Clinton, qui continue de penser que l’objectif réel des alliés est New York. Les forces de Washington et de Rochambeau se rapprochent de Yorktown, tandis que Cornwallis replie les siennes, soumises à des tirs d’artillerie de plus en plus rapprochés. Isolés, les Britanniques tentent de vaines sorties.

Sans espoir d’être secouru, Cornwallis capitule avec les honneurs de la guerre le 19 octobre 1781.

La Fayette écrit à Vergennes, ministre des Affaires étrangères de Louis XVI : « La pièce est jouée, monsieur le comte, et le cinquième acte vient de finir. » De fait, la prise de Yorktown précipite la fin des opérations militaires ».

19 octobre 1813 : fin de la bataille de Leipzig (Allemagne).

Même si les Alliés de la  6e coalition déplorent plus de pertes que la Grande Armée (environ 60 000 contre 50 000) à l’issue de ce que l’on appelle aussi, la bataille des Nations, celle-ci sanctionne l’incapacité de Napoléon à vaincre de manière nette l’ensemble de l’Europe liguée contre lui. C’est lors de cet affrontement que meurt le maréchal Poniatowski : resté face à l’ennemi pour couvrir la retraite de Napoléon, il est pris au piège lorsque les sapeurs français font sauter, trop tôt, le seul pont sur la rivière Helster.

Blessé à trois reprises lors des combats, il tente néanmoins de franchir à la nage le cours d’eau mais meurt noyé, pendant que 12 000 de ses hommes sont faits prisonniers.  Jozef Antoni Poniatowski est l’un des rares généraux étrangers (Polonais) à avoir été élevé à cette dignité. Il a son nom sous l’arc de triomphe.

19 octobre 1911 : mort de Burton Ely.

Eugene Burton Ely est le pionnier de l’aéronavale puisqu’il a réussi les premiers décollage (Nov 1910) et appontage (Janv 1911) depuis un navire. (Cf. Chronique 18 janvier).

19 octobre 1917 : début de la guerre électronique (Paris).

Après avoir constaté que les raids de zeppelins allemands (équipés de goniomètres) utilisent pour se diriger le signal TSF émis par la Tour Eiffel, le colonel Férié lancent des contre-mesures. Le signal que reçoivent dorénavant les dirigeables, leur indique un émetteur de la station T.S.F. de Lyon La Doua au lieu de Paris.

Le 19 octobre, l’un des derniers raids de dirigeables allemands (11 zeppelins) ayant Londres pour cible se solde par la perte des 2/3 des aéronefs lors de leur voyage retour. Seuls 3 appareils réussissent à rallier l’Allemagne après avoir fait un très grand détour par le Sud de la France. La guerre électronique est née.

19 octobre 1952 : Bigeard se replie (Rivière noire).

Le 6e BPC (chef de bataillon Bigeard) atteint la Rivière Noire avec tous ses blessés, après 60 km parcourus en 2 jours sous le harcèlement ennemi.

Parachuté le 17 octobre près de Tu lé pour faciliter le repli des postes de Muong Chen, Gia Hoï et Nghia Lo situés à l’Est de cette rivière, il a efficacement résisté aux attaques de la division 308 avant de se replier sur ordres. Bien qu’attendu au col de Tu Lé par des éléments ennemis de la division 312, il réussit à passer grace à ses deux compagnies d’arrière-garde qui finissent par être ont été submergées.

L’Adjudant Peyrol, chef du poste de Muong Chen appuyé par deux cadres français, le sergent Cheron et le marsouin Destournel et 43 partisans thaïs, tiendra 3 heures de plus pour couvrir le repli du 6ème BPC. Il n’atteindra la Rivière Noire, avec 16 survivants, que le 6 novembre. après avoir parcouru plus de 200 km dans la jungle.

19 octobre 1984 : assassinat du père Jerzy Popieluszko (Varsovie – Pologne).

Vicaire d’une paroisse de la capitale polonaise, Son corps sera retrouvé mutilé dans la Vistule le 30 octobre. Aumônier du syndicat Solidarnosc, ses homélies sont très suivies et indisposent les dirigeants communistes qui le font arrêter après maintes intimidations et tentatives d’assassinats.




Chronique historique : 17 octobre

17102019

17 octobre 1748 : échec du siège britannique de Pondichéry (Inde).
Les habitants de la ville de Pondichéry et les français œuvrant au profit du comptoir de la compagnie des Indes, dirigé par l’administrateur de la colonie aux Indes, Joseph François Dupleix,  repoussent l’armée britannique, emmenée par Boscawen, après 58 jours de siège. Une victoire en vain car, 13 ans plus tard, faute d’avoir suffisamment soutenu Dupleix, Louis XV abandonne le comptoir au profit de l’Angleterre… France et Angleterre se disputent le comptoir jusqu’en 1816, date à laquelle Pondichéry redevient française pour le rester jusqu’en 1962 (en fait 1956 mais ratification en 1962), année de sa cession à l’Inde.

17 octobre 1777 : bataille de Saratoga (États-Unis – État de New-York).
Le général anglais Burgoyne se rend avec ses 5000 hommes au général Gates commandant quelques 20 000 insurgents américains. Cette défaite anglaise est le tournant de la guerre d’indépendance et incite le roi de France à apporter son aide aux indépendantistes américains.

17 octobre 1781 : bataille de Yorktown (États-Unis – Virginie).
Le comte de Rochambeau et Georges Washington unissent leurs efforts pour l’ultime assaut des dernières redoutes anglaises de Yorktown.

17 octobre 1793 : défaite vendéenne de Cholet.
L’armée catholique vendéenne est battue dans le combat le plus important de la guerre. ttps://www.herodote.net/17_octobre_1793-evenement-17931017.php

17 octobre 1806 : combat du pont de Halle.
La division Dupont, réduite au 32e de ligne et à un bataillon du 9e, bat le corps de réserve prussien fort de 20 000 hommes, et s’empare du pont de Halle, prenant 5000 prisonniers, 4 drapeaux et 30 canons.

17 octobre 1893 : mort de Patrice de Mac Mahon (château de la Forêt, commune de Montcresson – Loiret).
Mac Mahon meurt à l’âge de 85 ans et est inhumé en la cathédrale St-Louis des Invalides. Il était comte de Mac Mahon, maréchal de France, duc de Magenta, ancien gouverneur général de l’Algérie et ancien Président de la République française. Par la loi de 1874, il a créé les écoles militaires préparatoires à l’origine des lycées de la Défense et a donné son nom à la corniche de l’EMP d’Autun, située proche de Sully-St-Léger son lieu de naissance.

17 octobre 1961 : manifestation parisienne tragique.
La guerre d’Algérie se traduit en France par de nombreux attentats et meurtres de policiers commis par le FLN. La FPA (force de police auxiliaire) pratique en retour une répression particulièrement dure à l’encontre de la communauté algérienne en France. Constituée d’Algériens formés au combat urbain et anti-terroriste, la FPA est issue de l’armée et a été utilisée durant la bataille d’Alger.
Les dirigeants du FLN poussent, le 17 octobre, la communauté algérienne à manifester alors que le préfet de Paris, Maurice Papon, ayant reçu des ordres du gouvernement, interdit la manifestation et »couvre» moralement et par avance les policiers chargés de la réprimer. Selon les sources, entre 7 et 300 manifestants sont tués. Ces chiffres font toujours débat







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