Chronique historique : 17 octobre

18102018

17 octobre 1748 : échec du siège britannique de Pondichéry (Inde).

Les habitants de la ville de Pondichéry et les français œuvrant au profit du comptoir de la compagnie des Indes, dirigé par l’administrateur de la colonie aux Indes, Joseph François Dupleix,  repoussent l’armée britannique, emmenée par Boscawen, après 58 jours de siège. Une victoire en vain car, 13 ans plus tard, faute d’avoir suffisamment soutenu Dupleix, Louis XV abandonne le comptoir au profit de l’Angleterre… France et Angleterre se disputent le comptoir jusqu’en 1816, date à laquelle Pondichéry redevient française pour le rester jusqu’en 1962 (en fait 1956 mais ratification en 1962), année de sa cession à l’Inde.

 17 octobre 1777 : bataille de Saratoga (États-Unis – État de New-York).

Le général anglais Burgoyne se rend avec ses 5000 hommes au général Gates commandant quelques 20 000 insurgents américains. Cette défaite anglaise est le tournant de la guerre d’indépendance et incite le roi de France à apporter son aide aux indépendantistes américains.

17 octobre 1781 : bataille de Yorktown (États-Unis – Virginie).

Le comte de Rochambeau et Georges Washington unissent leurs efforts pour l’ultime assaut des dernières redoutes anglaises de Yorktown.

17 octobre 1793 : défaite vendéenne de Cholet.

L’armée catholique vendéenne est battue dans le combat le plus important de la guerre.

 17 octobre 1806 : combat du pont de Halle.

La division Dupont, réduite au 32e de ligne et à un bataillon du 9e, bat le corps de réserve prussien fort de 20 000 hommes, et s’empare du pont de Halle, prenant 5000 prisonniers, 4 drapeaux et 30 canons.

 17 octobre 1893 : mort de Patrice de Mac Mahon (château de la Forêt, commune de Montcresson – Loiret).

Mac Mahon meurt à l’âge de 85 ans et est inhumé en la cathédrale St-Louis des Invalides. Il était comte de Mac Mahon, maréchal de France, duc de Magenta, ancien gouverneur général de l’Algérie et ancien Président de la République française. Par la loi de 1874, il a créé les écoles militaires préparatoires à l’origine des lycées de la Défense et a donné son nom à la corniche de l’EMP d’Autun, située proche de Sully-St-Léger son lieu de naissance.

 17 octobre 1961 : manifestation parisienne tragique.

La guerre d’Algérie se traduit en France par de nombreux attentats et meurtres de policiers commis par le FLN. La FPA (force de police auxiliaire) pratique en retour une répression particulièrement dure à l’encontre de la communauté algérienne en France. Constituée d’Algériens formés au combat urbain et anti-terroriste, la FPA est issue de l’armée et a été utilisée durant la bataille d’Alger. Les dirigeants du FLN poussent, le 17 octobre, la communauté algérienne à manifester alors que le préfet de Paris, Maurice Papon, ayant reçu des ordres du gouvernement, interdit la manifestation et « couvre » moralement et par avance les policiers chargés de la réprimer. Selon les sources, entre 7 et 300 manifestants sont tués. Ces chiffres font toujours débat.




Chronique Historique:11octobre

15102018

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas pour la durée de la guerre de succession d’Autriche. Cependant le traité d’Aix-la-Chapelle rendra les territoires conquis par la France aux Autrichiens et il faudra attendre 1794 pour voir disparaître définitivement les « Pays-Bas autrichiens ». Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1802 : le parachute est breveté. Même si l’invention du Français André-Jacques Garnerin remonte à 1792 et qu’il effectue son premier saut en octobre 1797, au-dessus du parc Monceau, le brevet n’est déposé qu’en 1802 avec une version améliorée et plus stable de l’engin.

11 octobre 1899 : début de la deuxième guerre des Boers (Afrique du Sud).

Les Boers (paysans en Hollandais) qui ont été rejetés vers le nord-est de l’Afrique du Sud par les Britanniques, se sont constitués en Etats indépendants (le Natal et l’Etat d’Orange) et luttent à la fois contre les Zoulous et l’expansionnisme des colons britanniques attirés par l’or fraîchement découvert au Transvaal. Très attachés à leur culture, ceux que l’on finira par appeler les Afrikaners (environ 25 000 combattants), mènent pendant trois ans une guérilla particulièrement éprouvante pour les armées britanniques (près de 500 000 soldats!). Les Afrikaners montent des actions commando (le terme vient de leur langue), sont camouflés alors que les troupes impériales sont de rouge vêtues, mais doivent finalement se rendre. Lord Kitchener (Cf. Fachoda) obtient leur reddition en 1902 après avoir quadrillé le territoire afin de priver les insurgés du soutien de la population (rassemblée dans des camps où sévissent maladies et famine).

11 octobre 1939 : Roosevelt reçoit la lettre Einstein-Szilard (Washington). Le 2 août, les physiciens hongrois Szilard, Teller et Wagner décident d’alerter les Etats-Unis sur la possible utilisation de la fission nucléaire par les nazis. Ils préviennent ainsi les Etats-Unis sur les récentes avancées scientifiques pouvant créer des bombes d’un nouveau type et extrêmement puissantes. Ils recommandent même d’accélérer le travail expérimental. Ces physiciens demandent à Einstein de bien vouloir signer la lettre afin d’avoir plus de poids auprès du président américain. La lettre arrive tardivement à destination compte tenu du début des combats (Pologne) et est à l’origine du projet Manhattan.

11 octobre 1951 : victoire de Crève-cœur (Corée). La conquête de la ligne de crête « Bloody ridge » permettant le contrôle du massif de Hwachon débute le 13 septembre avec la 2ème DI américaine à laquelle appartient le bataillon français (BF/ONU). La position est fermement tenue par les Sino-coréens car donne accès au réservoir hydro-électrique de Séoul. Les pertes franco-américaines sont très élevées (597 morts dont 60 français) durant les 4 semaines d’assaut. C’est le bataillon français qui conquiert la crête dans la nuit du 11 au 12, après avoir utilisé tout le registre connu (de la baïonnette au canon sans recul en passant par le lance-flamme).  Les préparations d’artillerie ont été si intenses du fait de l’excellence des fortifications ennemies que le général Monclar, ancien de la guerre 14-18, a déclaré aux survivants du bataillon, « Vous pourrez dire à vos anciens que vous avez vécu quelque chose qui ressemble à Verdun ». Pour approfondir lire l’ouvrage d’Ivan Cadeau (La guerre de Corée – 1950-1953) et Monclar, le Bayard du 20e siècle, livre écrit par Fabienne Monclar (fille du général).  Pour un survol synthétique, consulter le site chemins de mémoire.

11 octobre 1958 : lancement de Pioneer 1. Deux mois après l’échec de Pioneer 0, un lanceur Thor-Able propulse une nouvelle sonde de 38 kg en direction de la Lune. Elle retombe sur Terre deux jours plus tard mais la NASA se console puisque la sonde rapporte tout de même des données sur la ceinture de radiations de Van Allen, découverte au début de la même année par les missions Explorer.

11 octobre 1970 : embuscade de Bedo (Tchad).

La Compagnie Parachutiste d’infanterie de Marine du 6e RIAOM ayant reçu la mission de contrôler la ligne des palmeraies située au Nord-ouest de Faya-Largeau. Se déplace entre Gouro et Kirdimi lorsqu’elle tombe dans une embuscade. Le commando du lieutenant Neau perd 11 tués et 16 blessés. Le SCH Dimitri Voronine est atteint d’une balle en plein cœur en se lançant à l’assaut des rebelles. Agé de 24 ans, il s’était engagé au 1er RPIMa à 19 ans, dès la fin de ses études secondaires. Il s’y était distingué d’emblée par sa vivacité d’esprit, sa générosité et ses indéniables qualités de chef.

La 169e promotion de l’ENSOA (1998) porte son nom.

11 octobre 2013 : l’O.I.A.C lauréate du Nobel de la paix (Oslo). L’organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques supervise depuis 1997 la destruction des armes chimiques déclarées par les pays signataires et l’arrêt des installations de production.

 




Chronique historique : 1er octobre

1102018

1er octobre 331 avant JC : Alexandre le grand bat Darius à Gaugameles (près de Mossoul – Irak).
Voulant stopper l’avancée du jeune (25 ans)  roi macédonien sur ses terres, le Perse Darius III réunit une armée de 300 000 hommes sur un terrain plat convenant à ses éléphants de combat et ses chars à faux. Renseigné, Alexandre accepte le combat contre l’avis de ses conseillers alors que son armée est nettement moins nombreuse (45 000 hommes). Tactique inhabituelle pour l’époque, Alexandre n’aligne pas ses troupes sur une seule ligne de front : il incite les Perses à s’engager dans son centre en retrait, créant des nasses qui se referment sur les vagues d’assaillants. De plus, lorsque ses flancs sont attaqués, il rompt le combat pour obliger Darius à étendre son dispositif.  Darius est contraint de détacher des troupes qui le protégeaient et créée la brèche qu’Alexandre attendait afin de le combattre personnellement. Darius s’enfuit laissant son armée sans commandement alors que son aile droite enfonçait un des flancs macédoniens. Alexandre abandonne l’idée du duel pour prendre à revers les Perses qui démoralisés (bien que plus nombreux) se rendent. Gaugameles est une bataille singulière puisque elle a rassemblé plus de 350 000 combattants malgré la logistique sommaire de l’Antiquité. Les Macédoniens, numériquement plus faibles, l’emportent grâce à l’innovation tactique d’Alexandre. Après cette bataille, il est couronné roi d’Asie et est le premier à unir l’Orient à l’Occident. Les Perses perdent 50 000 hommes. Les Macédoniens 5000.

 1er octobre 1830 : création du corps des Zouaves (Algérie).
Le général Clausel crée ce corps issu d’un recrutement mixte qui dure jusqu’en 1962. Les Zouaves ont eu une « deuxième vie » de 1982 à 2006 au CEC de Givet. Le terme Zouave vient du nom d’une tribu kabyle, les Zwava.

 1er octobre 1914 : circulaire Millerand.
La circulaire appelle au respect de la liberté de conscience pour tous les blessés dans les hôpitaux militaires. Chaque culte peut pénétrer les enceintes militaires sans faire de prosélytisme. La loi de séparation de l’Eglise et de l’État (1905) n’est en effet pas très vieille et a laissé quelques cicatrices.

 1er octobre 1966 : refondation du Règlement de discipline générale dans les armées.
Par décret, le règlement en vigueur depuis 1933 est abrogé. Ce dernier énonçait la formule restée fameuse : « La discipline faisant la force principale des armées, il importe que tout supérieur obtienne de ses subordonnés une obéissance entière et une soumission de tous les instants, que les ordres soient exécutés sans hésitation ni murmure… ». La refonte de 1966 constitue un événement considérable : le nouveau Règlement stipule bien toujours que « La discipline fait la force principale des armées » mais on y lit aussi et surtout : « L’obéissance (…) procède de la soumission à la loi. (…) Le devoir d’obéissance ne dégage jamais le subordonné des responsabilités qui lui incombent au regard de la loi ».  Il énumère par ailleurs  «  les actes qu’il est interdit au chef d’ordonner et dont l’exécution engagerait la responsabilité pénale des subordonnés». Ainsi est introduit le droit et même le devoir de désobéissance du militaire en certaines situations, repris ensuite dans le statut général des militaires, et ce jusqu’à nos jours. Ces dispositions, particulièrement révélatrices de la problématique éthique dans l’usage de la force, restent d’une totale actualité. Le général F. Gambiez, ancien commandant du bataillon de choc pour la libération de la Corse et le débarquement en Provence, commandant en chef en Algérie en 1961, présidait la commission de refonte. Dans sa présentation du nouveau règlement, il écrivait : « Il fallait doter notre armée d’une éthique à la mesure du siècle… « . » GA J-R Bachelet.

 1er octobre 1985 : raid israélien sur le QG palestinien de Tunis (Tunisie).
Pour sanctionner des attentats commis durant l’été contre des Israéliens, Shimon Peres ordonne l’opération Jambe de bois : 10 appareils F15 Eagle ravitaillés par 2 Boeing 707 traversent la Méditerranée (4600 km aller-retour) afin de détruire le quartier général de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Ne rencontrant aucune résistance, les avions détruisent le bâtiment palestinien et tuent 68 personnes.




Chronique historique : 29 septembre

1102018

29 septembre : fête des saints Archanges.

Saint Michel, patron des Parachutistes français (la maison mère pour l’armée de Terre est l’École des troupes aéroportées à Pau).
Saint Gabriel, patron des Transmetteurs (la maison mère pour l’interarmées est l’École des Transmissions à Cesson-Sévigné). Il est aussi le patron des diplomates.
Saint Raphael, patron des unités du Renseignement (la maison mère pour l’armée de Terre est le COMRENS à Strasbourg).
 29 septembre 1833 : bataille de Bougie (Algérie – actuelle Bejaïa).

La division navale du capitaine de frégate Parseval-Dechènes à bord de la frégate Victoire met à terre le corps expéditionnaire du général Trezel (2000 hommes) et sous la protection de son artillerie navale lui permet de s’emparer de la ville au bout de 2 jours de combats. Le port de la ville est l’un des meilleurs mouillages de la côte.

 29 septembre 1898 : capture de Samory Touré par le capitaine Gouraud (Guelemou – actuelle Côte d’Ivoire).
Avec seulement une dizaine d’hommes et sans combat, le futur général Henri Gouraud capture Samory Touré, aussi appelé « Almamy ». Ce mot est une corruption de l’arabe Amir Al Muminim et signifie que Samory est devenu un chef religieux après avoir été un chef militaire. Il prend ce titre en  juillet 1884 en l’empruntant à la tradition des souverains du Fouta-Dyalon. Samory contrôlait depuis 1880 tout le Haut-Niger avec son armée de 50 000 soldats aguerris. Gouraud met ainsi fin à une rébellion armée qui durait depuis 1891 et avait infligé plusieurs revers aux troupes françaises. Cet événement connait un retentissement très important en France en réaction au développement de la crise de Fachoda (Soudan) qui voit la France céder face au Royaume-Uni. L’exploit de Gouraud permet de redorer le blason colonial français que les britanniques viennent de ternir. Dans « Au Soudan, souvenirs d’un Africain » (1939), il relatera l’événement. Et lire bien entendu les ouvrages de Julie d’Andurain La capture de Samory, 1898 : l’achèvement de la conquête de l’Afrique de l’Ouest et son tout dernier paru Henri Gouraud, photographies d’Afrique et d’Orient, trésors des archives du Quai d’Orsay.

 29 septembre 1914 : l’Homme libre est saisi (Paris). Le journal de Clemenceau est saisi et suspendu de diffusion pour 8 jours, la censure estimant ne pas pouvoir laisser écrire des vérités gênantes pour les forces françaises.

 29 septembre 1918 : prise d’Uskub (actuelle Skopje en Macédoine).
Cette victoire de la brigade de cavalerie (4e chasseurs d’Afrique, 1er chasseurs d’Afrique et un régiment de marche des spahis marocains et de façon intermittente des éléments d’artillerie de campagne) du général Jouinot-Gambetta est aujourd’hui presque oubliée alors qu’elle constitue un véritable exploit. Remontant depuis Salonique où elles ont été débarquées, les troupes de l’armée d’Orient affrontent les Bulgares, les Autrichiens et les Allemands tout au long d’un périple de plus de 1000 km. Ce nouveau front a pour vocation d’accentuer la pression sur l’ennemi. Les hommes de Jouinot-Gambetta (1er spahi entre-autres) conquièrent la ville d’Uskub à l’issue d’un raid de cavalerie de 300 km en pleine zone de moyenne montagne, défendue par l’armée bulgare et allemande. L’autonomie des troupes est quasi-totale et oblige chefs et soldats à puiser le meilleur en eux-mêmes, ce qui produit au final un résultat surprenant, montrant le sens de l’adaptation et de l’initiative de ces cavaliers. Jouinot-Gambetta use de l’avion pour ses reconnaissances avant les déplacements et pour la coordination des mouvements avec les unités alliées.
C’est la fête régimentaire du 1er régiment de Spahis.

Lire Guerre en montagne, Economica, 2010 par les colonels Le Nen, de Courrèges et Givre. Plus particulièrement le chapitre Bataille du Drobopolié (1918) qui reprend beaucoup plus en détails l’épisode.

 29 septembre 1988 : le prix Nobel de la Paix aux Casques bleus.

 29 septembre 1995 : fin de cavale pour Khaled Kelkal (Vaugneray – Rhône).
Terroriste islamiste algérien, membre du Groupe islamique armé (GIA), il est le principal responsable de la vague d’attentat de 1995 : meurtre de l’imam Sahraoui (11 juillet), RER B (15 juillet), Place de l’Etoile (17 août), tentative ratée de la ligne TGV Paris-Lyon (26 août), marché Richard Lenoir (3 septembre) et la voiture piégée en face d’une école juive de Villeurbanne (7 septembre). Repéré dans les Monts du Lyonnais le 27, il est abattu par l’EPIGN au lieu-dit Maison blanche tandis qu’il riposte aux forces de l’ordre. 

 29 septembre 1969 : premier envoi de message par ARPANET.
Développé par l’agence de recherche technologique de défense américaine (DARPA), l’ancêtre d’Internet transmet son premier message qui n’est en fait qu’un mot : Login.   Si les 3 premières lettres arrivent à la vitesse de la lumière, les dernières mettent une heure pour relier l’UCLAT à Stanford (515 km) suite à un bug.

 




Chronique historique : 28 septembre

1102018

28 septembre 1066 : débarquement de Guillaume le Conquérant en Angleterre. Le Normand Guillaume, descendant de Viking, envahit le Sussex du roi Harod au moment où ce dernier est occupé à repousser un débarquement du norvégien Harad dans le Nord du pays. Guillaume débarque donc sans être inquiété et prépare l’inévitable bataille. La célèbre bataille d’Hastings a lieu 3 semaines plus tard : Les Normands sont reposés, ont choisi le lieu du combat (Hastings) et de plus disposent d’un fort qu’ils ont construit rapidement. L’armée saxonne, elle,  arrive épuisée après la traversée du pays. Elle ne parvient pas à rejeter à la mer l’envahisseur. L’ère des Anglo-normands commence.

 28 septembre 1106 : bataille de Tinchebray (Normandie). Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et fils cadet de Guillaume le Conquérant décide de mettre un terme à la rébellion de son frère ainé Robert de Courteheuse, le duc de Normandie et débarque sur le continent. La bataille ne dure qu’une heure comme très souvent à l’époque. Les belligérants sont imbriqués dans une mêlée où il est difficile de coordonner une action collective. Aussi le combat est-il indécis jusqu’à ce que Elie de la Flèche, que le roi d’Angleterre a placé en réserve et à couvert, lance une attaque sur les arrières du duc de Normandie. La Normandie est rattachée à l’Angleterre et connait alors une période de paix et prospérité.

 28 septembre 1781 : début du siège de Yorktown (Côte Est des futurs États-Unis). Français et Américains insurgés bombardent la ville tenue par les Britanniques. Elle tombe le 19 octobre.

 28 septembre 1794 :  création de la future école Polytechnique (Palais Bourbon). L’école centrale des travaux publics est créée par le Comité de salut public alors que la France risque une invasion des monarchies coalisées. Un collectif de savants (dont Monge) en battit les premières structures pour fournir à la Nation les cadres scientifiques nécessaires à la Défense nationale. Elle devient École Polytechnique en 1795. Napoléon lui donne le statut d’école militaire en 1804 pour former les officiers d’artillerie puis du génie.

 28 septembre 1840 : naissance officielle des bataillons de chasseurs à pied. Sur l’impulsion du Duc d’Orléans et suite à la création d’une compagnie de chasseurs d’essai en 1837, puis d’un bataillon provisoire de chasseurs à pied en 1838 et enfin d’un bataillon de tirailleurs en 1839, une ordonnance royale prescrit la création de 10 bataillons de chasseurs à pied. Ces unités sont mises sur pied au camp d’Helfaut dans la région de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Depuis cette date et sans discontinuité, Le bouton des unités de chasseurs est timbré du cor.  CNE Jean-Baptiste P.

 28 septembre 1918 : Tandey épargne Hitler (Marcoing – France). Lors de la prise du village de Marcoing par son régiment, le soldat britannique Henry Tandey aperçoit un caporal allemand, blessé, qui tente de s’enfuir. Il décide de l’épargner, le caporal  allemand le remerciant d’un hochement de tête. Quelques années plus tard, lors d’une entrevue entre Chamberlain et Hitler, ce dernier aurait expliqué qu’il devait la vie à Tandey qu’il aurait reconnu sur une photo.

 28 septembre 1956 : premiers kilowatts nucléaires français (Marcoule). Pour la première fois en Europe occidentale, l’électricité provient du nucléaire. Un communiqué conjoint d’EDF et du CEA l’annonce. Voir l’excellent article d’Hérodote sur le sujet.

 28 septembre 1958 : approbation de la Vè République. Approuvez-vous la Constitution qui vous est proposée par le Gouvernement de la République? Question posée aux Français afin de ratifier le projet de Constitution. Le texte de cette dernière résulte du travail conjoint du Comité Consultatif Constitutionnel, du Parlement ainsi que du Président du Conseil, Charles de Gaulle. L’approbation avec plus des 4/5 des voix (82.6%) permet de promulguer la nouvelle Constitution, le 4 octobre 1958.

 28 septembre 1970 : mort de Gamal Abdel Nasser (Le Caire – Égypte).  Président égyptien. Il nationalise le canal de Suez en 1956 ce qui provoque l’intervention armée de la France, du Royaume Uni et d’Israël. Fondateur du mouvement des non-alignés avec Tito et le président indien Nehru. Il s’implique fortement dans la création de l’Organisation de l’Unité Africaine.




Chronique historique : 27 septembre

27092018

27 septembre 1396 : défaite croisée à Nicopolis (Bulgarie).

L’une des plus grandes armées occidentales, rassemblée à la demande du pape (Boniface IX), du roi de Hongrie (Sigismond) et du Basileus (Manuel II Paléologue) tente de mettre un terme à l’avancée des Ottomans dans les Balkans et attaque la ville de Nicopolis. Le sultan Bajazet Ier aidé de son vassal Stefan Lazarevic, prince de Serbie et fils du prince Lazare (battu à Kosovo Polje en 1389) écrase les forces occidentales réunies autour de Sigismond. La Bulgarie (en fait, les petits royaumes constituant la Bulgarie actuelle) tombe sous domination ottomane et y restera jusqu’en 1878. A noter que le maréchal Boucicaut, maréchal de France, participe à la bataille. Il sera libéré contre rançon.

 27 septembre 1748 : abolition des galères.

Louis XV par une ordonnance abolit la peine des galères et transfère à la Marine royale la quarantaine de galères dont le port d’attache devient Toulon. Hasards ou pas du calendrier, le 27 septembre est aussi, la Saint Vincent car jour de la mort de Saint Vincent de Paul (en 1660). Celui-ci était, entre autres fonctions, aumônier général des galères du Roi (sous Louis XIII, la régence et Louis XIV) qu’il a contribué à rendre moins dures. Il avait lui-même connu les prisons barbaresques. Capturé en Méditerranée (1605) par 3 brigantins turcs lors d’une traversée Marseille – Narbonne, il est captif pendant près de 2 ans à Tunis.

 27 septembre 1840 : naissance du théoricien de la puissance maritime, l’Américain Alfred T. Mahan (West Point).

« Officier de marine et historien, il renouvelle la pensée géopolitique mondiale par son analyse des rapports de force dans l’histoire de l’Europe. Selon Mahan, un État doit préférer la mer à la terre pour accéder à la domination et une puissance maritime ne peut se concevoir sans puissance navale. Les écrits de Mahan, dont le plus influent « The influence of Sea Power upon History 1660-1783 » ont inspiré les marines dans leur course à l’armement du début du XXe siècle. Sa doctrine influence toujours la politique étrangère des États-Unis ». CA Daniel F.

 27 septembre 1917 : mort de l’adjudant-chef Georges Chemet (Hard – Autriche).

« Breveté pilote en 1910, il réalise deux ans plus tard et pour la première fois la double traversée de l’Adriatique (Venise-Trieste-Venise), soit 256 kilomètres, à bord d’un hydravion Borel. Engagé dans la 112è escadrille du 2è Groupe d’aviation, il est contraint de se poser dans les lignes allemandes à Bétheniville (Marne), le 12 avril 1917. Il se noie dans le Rhin alpin lors de sa tentative d’évasion ». CNE Jean-Baptiste P. 

 27 septembre 1918 : début de la bataille du Canal du Nord (Pas-de-Calais).

Dans le cadre de la contre-attaque générale des Alliés, les troupes canadiennes sous les ordres du Général Arthur William Currie attaquent et franchissent le dernier segment de la ligne Hindenburg grâce notamment au génie canadien qui construit des passerelles flottantes et des ponts pour faire franchir les portions inondées à l’infanterie et à l’artillerie.  Cette percée au niveau du Bois Bourlon ouvre la route de Cambrai.

 27 septembre 1918: mort de Louise de Bettignies (Cologne – Allemagne).

« Née en 1880 à St-Almand des Eaux près de Lille, la ville la plus assiégée de l’histoire de France, Louise de Bettignies se destine au Carmel puis aux études et devient finalement gouvernante dans les plus grandes familles d’Europe. Après avoir participé à la défense de Béthune en 1914, elle accepte de devenir agent de renseignement sous le nom d’Alice Dubois en raison de sa connaissance des langues étrangères. Elle met en place un véritable réseau pour le compte de l’armée anglaise. Arrêtée le 20 octobre 1915, avec plusieurs passeports sur elle, elle fait disparaitre en l’avalant un message important. Elle est interrogée par les Allemands puis condamnée à mort le 16 mars 1916. Subissant des conditions de détention de plus en plus dures, elle succombe le 27 novembre 1918 à 38 ans. Son corps est rapatrié sur un affût de canon et le 16 mars 1920, les Alliés organisent à Lille une cérémonie-hommage pendant laquelle la « Jeanne d’Arc du Nord » reçoit à titre posthume la croix de la Légion d’honneur, la croix de guerre 1914-1918 avec palme, la Médaille militaire anglaise. Elle est faite officier de l’Ordre de l’empire britannique. Louise de Bettignies, alias Alice Dubois, repose au cimetière de Saint-Amand-les-Eaux. Lire de Chantal Antier, Louise de Bettignies, espionne et héroïne de la Grande Guerre ».

 27 septembre 1936 : bataille de Tolède (Espagne).

Débutée en juillet, la guerre civile espagnole opposant le camp des Nationaux à celui des Républicains connait l’une de ses premières batailles à Tolède. Le général Franco choisit d’attaquer cette ancienne capitale d’Espagne plutôt que Madrid en raison de sa valeur symbolique et pour délivrer les combattants de l’Alcazar assiégé depuis deux mois.

 27 septembre 1939 : Varsovie tombe après 19 jours de résistance aux Allemands (Pologne).

 27 septembre 1943 : début des combats pour la libération de Bastia. L’insurrection conduite par Paul Colonna d’Istria a débuté dès le 8 septembre, tirant profit des quiproquos opposant les forces italiennes et allemandes d’occupation, suite à la chute de Mussolini. Dès le 17, les hommes du Bataillon de choc (commandant Gambiez), qui ont fait la traversée sur le sous-marin Casabianca (du commandant Lherminier), sont les premiers soldats français arrivés d’Alger. Ils constituent l’avant-garde des troupes de l’opération Vésuve uniquement françaises à l’exception d’un commando américain (tirailleurs marocains du colonel de Butler, tabors marocains du lieutenant-colonel de La Tour ainsi que des spahis marocains, et des unités d’artillerie d’Afrique). Les unités italiennes se rallient aux forces alliées et participent activement aux combats (près de 600 pertes), assurant aussi les transports par leurs unités du Train, l’appui artillerie et le soutien santé. La bataille pour Bastia, qui a lieu par très mauvais temps, dure du 27 septembre au 4 octobre. Le 73ème Goum du 6ème Tabor entre le premier dans la ville à l’aube. A l’issue de la libération de l’île, 13 000 Corses s’engageront dans la guerre de reconquête. Volontaires ou mobilisés par un simple avis de presse le 30 novembre, ils seront embarqués pour Alger où ils seront enrôlés à la 1ère Division Française Libre ou à la 2ème Division blindée.

 27 septembre 1996 : les Talibans s’emparent de Kaboul (Afghanistan). Financés par l’étranger, les Talibans (« étudiants ») reprennent facilement le contrôle de l’Afghanistan et entrent dans Kaboul où un gouvernement (issu de la résistance aux Soviétiques) est en proie aux dissensions depuis 1992. L’ex président Najibulha et son frère sont torturés et assassinés par un commando taliban alors que toutes les forces (ONU et Alliance du Nord) se replient. Le Mollah Mohamed Rabbani impose la stricte application de la loi coranique dans tout l’Afghanistan.

 27 septembre 1941 : lancement du premier Liberty ship, le SS Patrick Henry. Pour ravitailler l’Europe en guerre et compenser les pertes dues à la guerre sous-marine, le président Roosevelt lance la construction en urgence d’une série de navires de transport, les Liberty ships. Assemblés dans les arsenaux à partir d’éléments standardisés fabriqués dans tous les États-Unis, les différents types de navires sont produits à un rythme incroyable : 2 710 en quatre ans (le record revenant au SS Robert E. Peary assemblé en moins de cinq jours). Véritables bêtes de somme des mers, les Liberty ships joueront un rôle capital dans le déroulement de la guerre. CESM




Chronique historique : 26 septembre

26092018

26 septembre 1423 : bataille de la Brossinière (Anjou).

Pendant la guerre de Cent ans, les Français surprennent les Anglais du conte de Suffolk revenant d’un pillage et les massacrent au lieu-dit de la Brossinière ou encore de La Gravelle. Deux chevaliers de Charles VII ont reçu mission de venger le récent affront anglais commis à Segré (la ville et ses environs sont pillés par John de la Pole) : Jean d’Harcourt (Tours) et Ambroise de Loré (Laval) unissent très rapidement leurs forces et fondent sur les anglais qui n’ont pas le temps de replier leurs archers derrière une barrière de pieux. La bataille qui est en fait une embuscade vite et bien préparée, est décrite dans les chroniques comme très meurtrière pour les Anglais.

 26 septembre 1575 : capture de Miguel de Cervantès (au large des Stes Maries de la mer).

Auteur de Don Quichotte, celui qu’on appelle le manchot de Lépante , puisqu’il a perdu l’usage de la main gauche lors de la bataille naval de Lépante, s’apprête à passer 5 ans dans les geôles d’Alger après sa capture par le corsaire albanais Mami Arnaute.

 25-26 septembre 1799 : bataille de Zurich (Suisse).

Alors que Bonaparte est « prisonnier » de sa conquête en Égypte, le général Massena, futur duc de Rivoli, prince d’Essling et maréchal d’empire, sauve la France de l’invasion en contraignant les forces austro-russes à la retraite lors de la bataille de Zürich. Invaincu jusque-là, le général russe Souvorov ne se remettra pas de cette déconvenue : aussitôt démis de ses fonctions, il mourra peu après dans la disgrâce.

 26 septembre 1915 : bataille de la main de Massiges (Champagne – Ardennes).

Les 2e et 3e divisions d’infanterie coloniale s’illustrent lors de la prise de la Main de Massige au cours de combats les opposant à la 3e armée de von Einem. Les coloniaux aux ordres du célèbre général Gouraud conquièrent les hauteurs ayant la forme d’une main et remportent une victoire tactique indéniable. Cependant, la résistance (jusqu’à l’été 1918) du mont Têtu ou tête de vipère empêche le contrôle total de la région. En 1948, Gouraud, à sa demande, sera inhumé (26/09/1946) dans l’ossuaire de Navarin où reposent les restes de 10 000 de ceux qu’il a commandés à cet endroit. Blaise Cendrars (Frédéric Sauser), le poète et écrivain est blessé lors de cette bataille. Il y perd son bras droit.

 26 septembre 1918 : René Fonck abat dans la journée 6 avions allemands : 3 Fokker, 2 Halberstadt et 1 DFW. Il termine la guerre avec 75 victoires officiellement homologuées.
Voir http://www.museeairespace.fr/

 26 septembre 1944 : échec d’Arnhem et repli des survivants (Pays-Bas).

Après avoir résisté pendant 9 jours dans la ville d’Arnhem où ils avaient été largués, les parachutistes britanniques doivent se replier pour ne pas être totalement détruits par les troupes SS défendant le pont. L’opération Market garden consistant à prendre les ponts franchissant Rhin et Meuse aux Pays-Bas est une idée de Montgomery qu’Eisenhower privilégie au détriment de celle de Bradley et Patton qui préfèrent poursuivre la percée de manière traditionnelle. C’est aussi la plus grande opération aéroportée de l’histoire : 3 divisions parachutistes sont larguées sur Eindhoven, Nimègue et Arnhem. C’est aussi malheureusement un échec compte tenu des pertes subies : 12 000 parachutistes Alliés tués, blessés ou prisonniers, principalement à Arnhem où seulement 1/4 des soldats parvient à regagner les lignes amies. Trop ambitieux, le plan de Montgomery ne tient pas compte des renseignements signalant la présence de blindés à Arnhem et présume de la capacité de pénétration du 30ème corps blindé britannique chargé d’opérer la jonction avec les paras à Arnhem 3 jours après le début de l’attaque (17/09).

 26 septembre 1983 : guerre nucléaire évitée (Kourilovo – URSS).

Officier de garde sur la base d’alerte stratégique de Serpoukhov-15, le lieutenant-colonel Stanislas Petrov est alerté par le satellite de détection précoce Cosmos 1382 que 5 missiles balistiques Minuteman III viennent d’être mis à feu depuis la Malmstrom Air Force Base (États-Unis). Il rend compte immédiatement mais en préconisant de ne pas riposter étant donné qu’une attaque surprise avec si peu de moyens est illogique. L’enquête interne menée par les Soviétiques va révéler que le logiciel de détection du Cosmos 1382 a interprété la réverbération de certains rayons du soleil sur les nuages avec les signes de départ de missiles américains. 




Chronique historique : 21 septembre

25092018

ERRATUM pour le 20 septembre 52 (avant Jésus Christ) : reddition de Vercingétorix à Alésia (date probable. Quant au lieu de la bataille, les archéologues débattent encore ; il serait soit à proximité du village de Chaux-des-Crotenay dans le Jura soit à Alise Ste Reine en Côte-d’Or).

Merci aux lecteurs représentant ces deux thèses pour leur vigilance et à ceux que la Chronique reprend ici dans l’ERRATUM pour leur prudence.

 21 septembre 1589 : combat d’Arques (Normandie).

Le bientôt, roi de France Henri IV, repousse les assauts des ligueurs catholiques. Il ne doit cependant sa victoire qu’au débarquement de renforts anglais et écossais dépêchés par Elisabeth I pour lui prêter main forte.

21 septembre 1711 : Duguay Trouin prend Rio de Janeiro (Brésil).

À la tête d’une escadre de sept vaisseaux (financée par un groupe d’armateurs malouins et par le comte de Toulouse), le corsaire Duguay-Trouin force la rade de Rio de Janeiro, fermée par un goulet plus étroit que celui de Brest et protégée par sept vaisseaux portugais. À l’issue d’un débarquement appuyé par ses navires, ses 3 200 hommes de troupe s’emparent des sept forts défendant la rade, pourtant tenus par 12 000 soldats. La ville de Rio est prise le 21 septembre puis rançonnée ; 5 navires de guerre et 60 marchands sont pris ou détruits. Cet exploit, durant la guerre de succession d’Espagne, parmi les plus extraordinaires de la marine à voiles marque la fin de la vie embarquée d’un des plus incroyables marins français. Il servira encore la marine avec le grade de Lieutenant général de la Marine, commandant successivement la Marine à Saint-Malo, la Marine à Brest, puis l’escadre pour le Levant et enfin le port de Toulon.

À noter, concernant le retour de l’expédition de Rio : la moitié du butin (soit 700 kilos d’or) disparait lors d’une tempête au large des Açores pendant le voyage retour.

21 septembre 1792 : abolition de la monarchie française par la Convention

21 septembre 1793 : bataille de Montaigu (guerre de Vendée).

Les révoltés vendéens infligent une sévère défaite aux Républicains.

 21 septembre 1796 : mort du général Marceau

 21 septembre 1822 : exécution capitale de 4 sergents (Paris).

Le régime monarchique restauré depuis 1815, s’inquiète des différents complots qui naissent un peu partout en France pour l’abattre. Aussi, lorsque 4 sergents du 45e RI sont arrêtés parce qu’ils sont reconnus comme bonapartistes et ont fondé une « vente » de carbonari (loge secrète de la Charbonnerie) dans leur unité, le verdict rendu par le tribunal est extrêmement sévère. Guillotinés en place de grève, ils deviennent des martyrs de la cause républicaine tant leur sort semble injuste à la population. Les sergents, tout en n’ayant commis aucun acte illégal, refusent de révéler les noms de leurs chefs.

 21 septembre 1860 : bataille de Palikao (Chine).

La France et la Grande Bretagne voulant s’ouvrir le marché chinois, ont envoyé un corps expéditionnaire de 5000 hommes commandés par les généraux Grant et Cousin-Montauban qui marche vers Pékin. Le fort de Ta Kou à l’embouchure du Pei Ho est tombé le 21/08 dernier.  A Palikao, les Chinois lancent plus de 40 000 soldats contre les Franco-britanniques qui ne rompent pas les lignes et obligent même l’assaillant à se replier. La combattivité et le nombre des Chinois ne peuvent pas grand-chose contre la discipline et l’armement moderne des Européens. C’est le 2e bataillon de chasseurs à pied qui prend le pont de Palikao. Ces derniers ne déplorent que 5 tués alors que les Chinois perdent 1 200 hommes. Le général Cousin-Montauban est fait comte de Palikao par Napoléon III.

L’Empereur Xiangfan s’enfuit lorsque les européens entrent dans Pékin, le 12 octobre. Le palais d’été est malheureusement mis à sac, sur ordre de Lord Elgin.

La destruction du palais d’Été reste, dans l’optique chinoise, la preuve de la barbarie occidentale ; il faut comprendre que sa destruction et son pillage ne pourraient se comparer qu’avec celles du Louvre et de Versailles combinées.

 21 septembre 1918 : prise de Naplouse (actuelle Palestine).

Durant la bataille de Megiddo (16 – 21 septembre), le détachement français de Palestine et Syrie (DFPS) commandé par le colonel de Pieppape et constitué principalement d’unités des 4e Chasseurs d’Afrique, 1er Spahis, d’éléments de la Légion d’Orient et de tirailleurs algériens fait une brèche de 25 km de large dans le front et sur 8 km de profondeur prenant Naplouse et 2400 prisonniers ottomans. Cette victoire s’inscrit dans la vaste opération que le général britannique Allenby a entrepris contre le général allemand Liman von Sanders (commandant 3 armées turques) pour repousser les Ottomans vers le Nord-Est et finalement prendre Damas (1er octobre).

Le 4e chasseurs actuel (4e RCh) a la garde de l’étendard du 4e RCA (dissous après la guerre d’Algérie) et il est autorisé à porter (par DM de 1971 signée du gal de Boissieu) la fourragère CG 14-18 attribuée au 4e RCA.

À noter aussi la belle coordination des actions de sabotage du colonel T.E Lawrence sur les lignes ferroviaires (qui auraient pu permettre un repli général) et les bombardements des flottes britannique et française (CA Varney) sur les troupes ottomanes du littoral (et débouchant sur la conquête de Beyrouth).

 21 septembre 1931 : les Japonais occupent la Mandchourie.







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