Chronique historique:22 janvier

22012018

22 janvier 1506 : création de la garde suisse pontificale (Vatican). Par ordre du pape Jules II, il est décidé que la troupe de protection du pape sera recrutée uniquement chez les Suisses. Elle est aujourd’hui la plus petite armée du monde (110 hommes) et aussi l’une des plus anciennes.

22 janvier 1667 : d’Artagnan nommé capitaine-lieutenant « de la première compagnie des mousquetaires de la garde du roi (grade qui désigne dans la Maison militaire du roi les commandants d’unités dont le roi est le capitaine en titre) » M. Bertrand F. (SHD).

 22 janvier 1799 : bataille de Sanhoud (Égypte). Le général Desaix a reçu de Bonaparte la mission de conquérir la Haute-Égypte à l’issue de la bataille des Pyramides. Pendant que le futur empereur pacifie le territoire conquis, Desaix pourchasse Mourad Bey et les renforts qu’il reçoit d’Arabie. À Sanhoud, il repousse et bat l’armée de Mourad pourtant supérieure en nombre.

22 janvier 1852 : création de la médaille militaire par Napoléon III. Destinée à récompenser les mérites des meilleurs soldats et sous-officiers, elle peut être remise exceptionnellement à certains généraux ou maréchaux, ayant rendus des services exceptionnels ou ayant directement commandé des troupes au feu (Joffre, Gallieni ou de Lattre pour ne citer qu’eux).Voir le site de la Grande chancellerie de la LH en cliquant là (médaille militaire). Sur l’image ci-dessous, en 3e position.

22 janvier 1896 : départ de la mission Hourst (Kabara – actuel Mali). À bord du Davoust (voilier en aluminium), le lieutenant de vaisseau Hourst descend le fleuve Niger pour une mission scientifique et de reconnaissance, qu’il remplit avec succès jusqu’en octobre.

22 janvier 1905 : dimanche rouge à Saint-Pétersbourg « qui sonne le début de la Révolution russe de 1905. Le 9 janvier sur le calendrier orthodoxe, une marche organisée par le prêtre Gueorgui Gapone se dirige vers le Palais d’Hiver, la résidence du Tsar, afin de lui porter des doléances suite notamment au licenciement de quatre ouvriers. Bien que Nicolas II soit absent à cette période, le commandement local, dépassé par le mouvement ordonne de tirer sur la foule avant même qu’elle n’ait franchi la Neva. Officiellement, cette répression fait 96 morts et déclenche un vaste mouvement de grèves et de protestations contre le pouvoir impérial ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

22 janvier 1941 : arrestation du capitaine de corvette Honoré d’Estienne d’Orves (Nantes). Héros de la Seconde Guerre mondiale, il a organisé le réseau de renseignement de la Résistance, baptisé Nemrod. Martyr de la Résistance, il est mort pour la France le 29 août 1941, exécuté par les Nazis au Mont-Valérien.

22 janvier 1944 : débarquement d’Anzio (Italie). Connue sous le nom d’opération Shingle, le débarquement des 60 000 anglo-américains est voulu par Churchill pour montrer sa bonne volonté à Staline et surtout pour créer une diversion lors de l’attaque de la ligne Gustav et notamment du mont Cassin. Ne s’attendant pas à débarquer si facilement (la surprise allemande est totale), le général américain, Lucas,  préfère rester sur la défensive plutôt que de filer vers Rome. Le général Kesselring en profite pour contre-attaquer et clouer cette tête de pont. Churchill aura ce mot cruel : « J’avais espéré que nous ayons lancé un chat sauvage sur le rivage, mais tout ce que nous avons finalement eu était une baleine échouée. »

22 janvier 1963 : signature du Traité de l’Élysée (Paris). Il y a 53 ans, de Gaulle et Adenauer signaient le très symbolique traité franco-allemand.

 22 janvier 1971 : accrochage de Gouro (Tchad). Une compagnie du 6e RIAOM est accrochée au Nord de Gouro. Un soldat et un sous-officier (fils du général commandant les troupes françaises au Tchad) sont tués dans les rangs français.  11 rebelles périssent.




Chronique historique : 17 janvier

17012018

17 janvier : Saint Antoine : patron de la Légion étrangère. Saint Antoine le Grand (251-356) né en Haute-Egypte, jouit très rapidement d’une grande popularité et devint le protecteur de nombreuses confréries et métiers. « Son caractère de lutteur victorieux (dans la vie spirituelle), d’ascète qui vit de manière frustre et dépouillée dans la solitude, d’homme qui a changé de vie pour une vie nouvelle au service de Dieu, a de quoi largement toucher le légionnaire. Mais la célébration des combats de Camerone (30 avril) et l’importance prise à la Légion par la veillée de Noël (avec la création de crèches) tendent à éclipser quelque peu la fête de saint Antoine ».

17 janvier 1855 : création d’une seconde Légion étrangère dite Légion suisse. « Par décret impérial, il est décidé de mettre sur pied deux régiments de ligne et un bataillon de tirailleurs composés exclusivement de Suisses. Sous les ordres du général Ochsenbein, l’un des pères fondateurs de la confédération helvétique, ils prennent notamment part au siège de Sébastopol où le choléra fera des ravages dans leurs rangs. La caractéristique de cette troupe est d’être vêtue d’une veste verte et d’un pantalon garance, les futures couleurs de la Légion actuelle. Le faible recrutement et la fin de l’engagement en Crimée conduisent à sa dissolution le 16 avril 1856. Ses effectifs serviront à créer le 1er Régiment étranger ». CNE Jean-Baptiste P.

17 janvier 1941 : bataille navale de Koh Chang (Golfe de Thaïlande). Enhardie par la défaite française face à l’Allemagne, la Thaïlande (Siam), soutenue par le Japon, multiplie les attaques sur la frontière avec l’Indochine. Le 5ème REI se bat bien mais les Thaïs ont l’avantage. Le gouverneur général de l’Indochine autorise une action navale contre la flotte Thaïe pour faire pièce à la pression subie sur la frontière terrestre (actuels Laos et Cambodge). L’attaque française est un beau succès bien que la surprise recherchée ne joue pas puisque la flotte siamoise (de très bon niveau par rapport à la flotte française) détecte l’approche et tire en premier. Le capitaine de vaisseau Bérenger coordonne parfaitement la riposte de ses 4 bâtiments tout en naviguant dans des hautfonds inconnus. Fort heureusement, les premiers tirs détruisent un poste de télécommunication à terre (empêchant de donner l’alerte à l’aviation Thaïe) et tuent l’un des commandants ennemis. La flotte siamoise est détruite en deux heures. La seule victoire navale française du conflit sauve momentanément l’Indochine (ce que de Gaulle reconnait dans ses Mémoires) et pousse le Japon à rechercher un accord.

17 janvier 1951 : première utilisation du napalm (Indochine). Le général de Lattre autorise l’emploi du napalm pour dégager la garnison de Vinh Yen qui combat de manière acharnée depuis 5 jours.

17 janvier 1966 : 4 bombes nucléaires US perdues (Palomares – Espagne). Lors d’un ravitaillement en vol, un KC 135 percute le B 52 qu’il est en train de ravitailler. Les deux avions se crashent. Les 4 bombes nucléaires transportées par le B 52 ne sont pas armées. Sur les 3 qui tombent à terre près de Palomares (côte méditerranéenne), la première est retrouvée intacte, les 2 autres se désagrègent et contaminent une partie des champs de la localité. La 4ème reste introuvable jusqu’à ce qu’en mars, un sous-marin américain la localise par 869 mètres de fond grâce aux indications d’un pêcheur espagnol.

17 janvier 1991 : début de l’opération Desert storm (Irak). Environ 85 000 tonnes de bombes sont lancées sur les défenses de Saddam Hussein pendant 42 jours afin de préparer l’offensive terrestre.




Chronique Historique: 15 janvier

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15 janvier 1835 : Stendhal est fait chevalier de la Légion d’honneur. Henri Beyle (de son vrai nom) a été sous-lieutenant de Dragons durant la campagne d’Italie de 1800 à 1802 puis commissaire aux armées. Armées qu’il suit en Italie, Allemagne, Autriche et Russie.

 15 janvier 1871 : bataille de la Lizaine. Deux jours après sa victoire à Villersexel, Bourbaki tente de forcer la ligne de défense établie par les troupes de von Werder le long de la Lizaine. Malgré des forces trois fois supérieures en effectif, les troupes françaises ne peuvent forcer le passage et reprendre Montbéliard. Les troupes se lancent dans la traversée du Jura. L’odyssée de « l’armée de Bourbaki » commence.

15 janvier 1894 : attaque du détachement Bonnier (Tacoubao – actuel Mali). Le bivouac du LCL Bonnier est attaqué dans la nuit par des Touaregs. Venant de récupérer les survivants de la flottille du lieutenant de vaisseau Boiteux (attaquée à Kabara), Bonnier voulait faire sa jonction avec la colonne Joffre arrivant de Segou dans le cadre de la conquête de Tombouctou. 77 morts dont 13 cadres.

15 janvier 1900 : Lyautey publie du rôle colonial de l’armée dans la Revue des deux mondes. Neuf ans après son Rôle social de l’officier (1891), Lyautey publie un article dans la célèbre revue, lequel est aussi publié chez Armand Colin.

15 janvier 1915 : naufrage du sous-marin Saphir (détroit des Dardanelles). Le LV Fournier commandant du Saphir est obligé de faire surface en plein détroit à la suite d’une série d’avaries. Pris sous le feu des forts turcs, l’équipage évacue après avoir sabordé le bâtiment. Seuls 10 hommes survivent sur les 24. Ils sont internés dans un camp de prisonniers turc après l’interrogatoire mené par le général allemand Liman von Sanders, conseiller militaire auprès de l’empire ottoman. Sur les 5 sous-marins ayant reçu mission d’opérer en mer de Marmara, seul le Bernoulli du LV Defforges parvient à remonter le détroit puis à revenir en mer Égée (avril 1915).

15 janvier 1919 : assassinats de Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht (Berlin). Profitant de la défaite allemande de novembre 1918, les Spartakistes tentent d’importer la révolution bolchevique en Allemagne. La répression par la toute jeune république de Weimar aidée des corps francs est particulièrement rude. Les meneurs du mouvement révolutionnaire, Liebknecht et Luxembourg, sont arrêtés chez eux par l’armée et exécutés sommairement.

15 janvier 1941 : attaque du poste de Ban Dou (Cambodge). L’armée thaïlandaise lance une véritable armée contre le petit poste de la RC 10, commandé par l’ADC Durazzi et tenu par une soixantaine de tirailleurs annamites et de gardes cambodgiens. Ils se replient en bon ordre causant 300 morts chez les Thaïs, ne perdant eux-mêmes que 8 hommes dont le sergent Boulle.

15 janvier 1943 : Inauguration du Pentagone. « Situé à Arlington en Virginie, il abrite le quartier général du département de la Défense américaine. Actuellement le plus grand bâtiment de bureau au monde, il ne compte pas moins de 28 km de couloirs, 161 00 km de câble téléphonique pour 25 000 lignes, 7554 fenêtres sur 24 mètres de haut pour 281 mètres par côté. Construit en béton armé, il a été renforcé de kelvar à la fin des années 90. Le vol AA77 s’écrase sur son aile ouest  le 11 septembre 2001 faisant 189 morts dont 125 au sol. Cet attentat est survenu pour le 70è anniversaire du début de sa construction, le 11 septembre 1941 ». CNE Jean-Baptiste P.

15 janvier 1963 : création de la cour de sureté de l’État. (France). « Suite à l’arrêt d’invalidation du Haut Tribunal Militaire rendu par le Conseil d’Etat, le général de Gaulle institue la Cour de Sûreté de l’Etat. Le Haut Tribunal militaire avait été mis en place par voie d’ordonnance, dans le cadre de l’article 16, décrété après le putsch d’avril 1961. Saisi, le Conseil d’Etat l’avait jugé illégal, par la forme de sa création et par le fait que ses jugements étaient rendus sans appel. Furieux, et devant juger rapidement les auteurs de l’attentat du Petit-Clamart, de Gaulle a pris une autre Ordonnance recréant exactement la même instance, en changeant simplement son appellation, la Cour de Sûreté de l’Etat. Estimant que cette .juridiction était illégale à la base, François Mitterrand l’a dissoute dès son accession au pouvoir en 1981. »

 




Chronique historique : 8 janvier

8012018

Bonne et heureuse année 2018 !

8 janvier 1676 : bataille d’Alicudi (au large des côtes siciliennes). Bataille navale durant la guerre de Hollande où Duquesne « fait des merveilles » selon son adversaire l’amiral Ruyter qui avoue n’avoir jamais vu une arrivée de l’ennemi en aussi bon ordre. Les pertes sont cependant lourdes des deux côtés (Duquesne est lui-même blessé aux jambes) mais les Français parviennent à entrer à Messine, ce qui était leur objectif initial.

8 janvier 1863 : bombardement d’Acapulco (Mexique). Pendant la campagne du Mexique,  la division navale du Pacifique, commandée par le contre-amiral Adolphe Bouet, détruit les batteries côtières d’Acapulco et bloque le port avec la frégate Pallas, les corvettes Galatée et Cornélie, et l’aviso à vapeur Diamant.

8 janvier 1842 : mort du général Cambronne (Nantes). Commandant une division de la Garde Impériale à Waterloo (1815), il est sommé de se rendre par le général anglais Colville auquel il répond : « La garde meurt mais ne se rend pas ». La légende alimentée par Victor Hugo mais jamais confirmée par l’intéressé lui-même dit que devant l’insistance de Colville, Cambronne aurait fini par lâché « Merde ! ».

8-9 janvier 1871 : bataille de Villersexel.(Franche-Comté). « Début janvier 1871, l’armée de l’Est du général Bourbaki, quatre corps d’armée, 140 000 hommes, fait mouvement à partir de Besançon pour tenter d’obliger les Prussiens à lever le siège de Belfort. Le XIVe corps du général von Werder s’interposant au niveau de la petite ville de Villersexel (Haute-Saône), Bourbaki lui livre une bataille très disputée qui dure jusqu’au soir. Prudemment, risquant d’être submergé, von Werder décroche pour se replier sur la Lisaine, cours d’eau qui coule d’Héricourt vers Montbéliard ». Colonel (ER) Henri Ortholan.

Du même auteur et sur le sujet, lire L’Armée de l’Est, 1870-1871.

8 janvier 1915 : débarquement des survivants de l’Emden (Hoddeida – Yemen). Le croiseur léger allemand Emden avant d’être coulé par le croiseur australien Sydney a envoyé par le fond depuis le début de la guerre au moins 30 navires dont le torpilleur français Mousquet. 48 hommes de l’Emden, commandés par le lieutenant von Mücke avaient débarqué juste avant çà aux Iles Cocos et constatant la fin de leur navire décident de tenter leur chance en volant un voilier. Ils traversent l’Océan indien et débarquent au Yémen d’où ils entament un périple à travers tout le Moyen-Orient. Il parviendront en Allemagne via Constantinople et seront reçus en héros.

 

8 janvier 1918 : présentation des 14 points (Washington – Etats-Unis). Le président Wilson présente devant le Congrès américain les 14 points qui sont sensés mettre fin à la guerre et préparer la paix.  Certains de ces points serviront à la création de la SDN.

 

8 janvier 1941 : « fin de piste » pour Baden Powell. (Kenya). Le baron Baden Powell of Gilwell, fondateur du mouvement scout meurt à 84 ans. Officier général de l’empire britannique, Baden Powell s’est toujours beaucoup intéressé à la mission des éclaireurs qu’il a notamment commandés durant ses affectations en Inde, Afrique du Sud, Afghanistan,… Il écrit un livre réunissant les grands principes utiles aux soldats accomplissant les missions d’éclaireurs et s’aperçoit qu’il a un écho inattendu auprès de la jeunesse civile britannique. Devant l’ampleur du mouvement, le roi Edouard VII lui demande d’en prendre la tête pour le structurer : les bénéfices sociaux et sanitaires ne tardent pas. C’est toute la jeunesse anglaise et surtout beaucoup de jeunes des quartiers pauvres, qui découvrent le scoutisme et en font une règle de vie. Le texte original de Paden Powell concernant la formation des éclaireurs est en ligne et toujours disponible en PDF, Aids to Scouting for NCOs and Men.

8 janvier 1961 : référendum sur l’autodétermination de l’Algérie. 75 % en métropole, 70% en Algérie se prononcent pour que les populations algériennes choisissent elles même leur avenir.

8 janvier 1985 : assassinat du LCL Cuenot (Beyrouth – Liban). Adjoint du commandant des observateurs français (Casques blancs), le LCL Cuenot est tué d’une balle dans la tête à bout-portant dans la rue des Pins alors qu’il quitte le QG.

8 janvier 1996 : mort de François Mitterrand (Paris).

8 janvier 2015 : assassinat d’une policière (Montrouge). Clarissa Jean-Philippe meurt d’une balle tirée dans le dos par Amedy Coulibaly (en lien avec les frères Kouachi).




Chronique historique : 8 décembre

8122017

8 décembre 1594 : invention de la contremarche européenne par Guillaume Louis de Nassau (Groningue – actuels Pays-Bas). Chef de guerre aussi expérimenté que cultivé, il met au point les mouvements tactiques de l’infanterie permettant d’obtenir un « feu roulant » en permutant les lignes d’arquebusiers.

8 décembre 1914 : bataille des Falkland (Atlantique Sud). Ayant coulé la flotte vieillissante britannique du contre-amiral Cradock lors de la bataille de Coronel (01/11/1914) au large du Chili, le vice-amiral von Spee tente de rallier l’Allemagne en infligeant le maximum de dégâts possibles au trafic commercial britannique. Il fait un détour par les Falkland pensant au pire bombarder la base de Port Stanley, au mieux y surprendre la flotte du contre-amiral Sturdee qu’il espère bloquée au port en plein charbonnage. Sturdee escomptant cette erreur a placé des vigies sur les hauteurs de l’ile lui donnant le temps de se préparer. Sa flotte surclassant celle de Spee en vitesse, armement et blindage, il venge de manière magistrale Coronel en coulant 4 croiseurs allemands sans perdre lui-même une seule unité. L’Allemagne n’a plus dès lors que l’option de la guerre sous-marine pour gêner les approvisionnements alliés.

8 décembre 1925 : publication en Allemagne de l’ouvrage d’Adolph Hitler Mein Kampf . Lorsqu’en 1934 parait en France la première traduction de l’ouvrage – d’ailleurs contre l’avis d’Hitler qui fera un procès à l’éditeur – la couverture est barrée d’une citation de Lyautey : « Tout Français doit lire ce livre ». Mon combat, rédigé en prison après son coup d’Etat raté à Munich (8 novembre 1923) est un exposé particulièrement explicite des thèses nazies (racisme, antisémitisme, anti-christianisme, espace vital, revanche, …). Le traducteur André Calmettes expliquera qu’il s’est fait un douloureux devoir de traduire l’ouvrage pour avertir les Français d’un péril qu’il sentait venir d’Allemagne. Ian Kershaw , biographe d’Hitler, estime que 80 millions d’exemplaires ont été diffusés jusqu’à présent dans le monde. Environ 10 millions l’avaient été jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale…

8 décembre 1929 : naissance de Gérard de Villiers (Paris). Le créateur de SAS, série de romans d’espionnage mettant en scène Malko Linge le fameux prince mais néanmoins espion à la solde de la CIA, aurait 88 ans aujourd’hui (décédé le 30/10/2013). Avec à son actif 200 ouvrages et au moins 100 millions d’exemplaires vendus dans le monde depuis 1965, Gérard de Villiers est l’un des écrivains français les plus connus et les plus lus. Considéré par beaucoup comme un auteur de littérature de gare à cause d’un style expéditif et de ses répétitives scènes torrides, il a cependant fait l’objet d’un article élogieux du New York Times en janvier 2013 le qualifiant d’auteur de romans d’espionnage le mieux informé, tant ses ouvrages sont géopolitiquement solides et certains même, prophétiques. Le général Rondot le présente comme un « homme au courage physique à la limite de l’inconscience » et Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères comme « extrêmement intéressant, avec un œil et un flair incroyables ».

8 décembre 1940 : déchéance de la nationalité française pour De Gaulle. Par décret du 8 décembre 1940, publié au Journal officiel du 10 décembre 1940, page 6043, Charles de Gaulle est déchu de la nationalité française, à effet du 2 août 1940, sur le fondement de la loi du 23 juillet 1940. Ce sera aussi le cas de tous les résistants (lois du 22 juillet 1940 et du 23 février 1941).

8 décembre 1941 : déclaration de guerre au Japon. Etats-Unis et Grande-Bretagne répondent à l’attaque surprise de Pearl Harbour.

8 décembre 1944 : création des CRS (compagnies républicaines de sécurité). CRS, héritières des groupes mobiles de réserve (GMR) créés par Vichy le 23 avril 1941 et restructurés à la Libération.

8 décembre 1955 : adoption du drapeau européen. Par l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Ses 12 étoiles d’or, pointes en haut, disposées en cercle sur fond d’azur, symbolisent l’union et la solidarité entre les peuples d’Europe. Schumman a choisi la couronne à 12 étoiles (alors qu’il n’y avait pas 12 pays en 1955) en référence à la couronne d’étoiles de la Sainte Vierge

8 décembre 1987 : signature du traité INF. Traité entre l’URSS et les USA prévoyant la suppression des missiles sol-sol ayant une portée comprise entre 500 et 5500 km.

8 décembre 1987 : livraison des premiers C-130 Hercules H.

8 décembre 1991 : création de la Communauté des Etats Indépendants – CEI  (traité de Minsk). Le traité prévoit aussi la dissolution de l’Union soviétique (URSS). Signé dans un premier temps par la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie le traité est contresigné le 21 décembre suivant par 8 autres anciennes républiques soviétiques.

8dec

8 décembre 2004 : création d’une direction nationale du renseignement (Washington). Faisant suite aux recommandations de la Commission indépendante sur les attentats du 11 septembre 2001, sont créés un poste de directeur national du renseignement, un Centre national de lutte contre le terrorisme et un Centre national de lutte contre la prolifération des armes chimiques, biologiques et nucléaires, ainsi qu’un Bureau pour la protection des libertés civiles et de la vie privée.




Critique du livre « La nostalgie de l’honneur », prix littéraire Erwan Bergot de l’armée de Terre

10112017

La nostalgie de l’honneur  de Jean-René Van Der Plaetsen 

Editions Grasset

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Recommandation :  Excellent – Lu par Paul Beuzebosc – chronique à paraître demain 11 novembre sur les sites Culture-Tops (www.culture-tops) et Atlantico.fr

THEME

Sous ce beau titre, au pied de la célèbre jaquette jaune des éditions Grasset, une photo en noir et blanc dit déjà presque tout du livre. De face, un général en tenue, large, carré, immense, portant les insignes des Forces Françaises Libres, décorations pendantes, est penché sur un jeune garçon, de dos, pour l’embrasser. Dans le tendre masque du tribun, dans l’attitude de son petit-fils – le futur auteur du livre – percent le sens de l’engagement, l’adoubement de l’héritier, la transmission d’une mémoire enfouie.

POINTS FORTS

Pour l’honneur, il n’y a pas mieux que les héros. Et quand on a la chance d’en avoir un dans sa famille, autant le remettre à sa place dans leur panthéon, parmi ceux qui ont tissé l’histoire plutôt que ceux qui ont fait fortune dans la légende.

Le général Jean Crépin, polytechnicien, artilleur colonial, compagnon de la Libération, beau et grand soldat méconnu, est de ceux-là.

Aux côtés de De Gaulle, de Leclerc – picard comme lui – il a incarné les vertus de l’honneur : le choix de se battre et de dire non à la défaite, de rallier les FFL (forces françaises libres), d’appuyer de ses feux précis tous les combats de la 2ème DB jusqu’à la victoire.

Puis, toujours aux côtés de Leclerc, il perçoit d’emblée l’impasse militaire en Indochine qui se terminera dans la boue sanglante de Dien Bien Phu.

Après un passage au SGDN et dans le nucléaire militaire, il vit de 1959 à 1961, à la tête de deux corps d’armée dont celui d’Alger puis comme commandant en chef, la tragédie algérienne avant d’être exfiltré par De Gaulle à la tête des Forces françaises en Allemagne. Il y boucle son parcours d’officier, fait de service, d’abnégation et de fidélité, à l’image de cette génération humiliée par la défaite, animée par l’esprit de reconquête, en marge d’une France tourmentée par la division et l’abandon.

POINTS FAIBLES

Ce livre a le défaut de ses qualités: un idéalisme assumé teinté d’une nostalgie non dénuée d’espérance. A l’ombre de l’épopée du gaullisme, le pieux culte familial mène le seul garçon de la lignée à une passion pour cet aïeul, « grognard métaphysique », qui l’a pris en affection, puis à une émouvante complicité entre deux soldats confrontés, chacun à leur tour, un jour à la guerre.

EN DEUX MOTS

Sous le noble patronage de l’honneur, Jean-René Van Der Plaetsen écrit à la place de son grand-père les « mémoires » qu’il lui avait légués en confidences. Faute de force, d’envie ou de tempérament de sortir, au terme de sa longue vie, de sa méditation. Il sait dire, dans le panorama d’une époque, la force des modestes doués dans l’ombre de chefs de génie et l’intelligence puissante que l’artilleur chevronné apporte au succès des combats. On devine l’orgueil blessé du chef éloigné d’Algérie pour être épargné et la tension entre deux générations de guerriers face à une décolonisation mal engagée.

Sans se risquer dans la philosophie à propos d’un mot dont le singulier tombe en désuétude, cette enquête, sorte de biographie sentimentale, raconte une belle histoire, singulière, exemplaire et inachevée.

UN EXTRAIT

- « C’est l’instinct de l’honneur qui fait les héros ». (Jean-René Van Der Plaetsen)

« Le temps presse, nous avons une guerre à mener et à gagner ». ( Général Leclerc).

L’AUTEUR

Né en 1962 en Afrique, Jean-René Van Der Plaetsen est journaliste et directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine. Membre du jury du Prix de Flore, il publie ici son premier livre., qui vient d’obtenir  le Prix Jean Giono et le Prix Erwan Bergot.




Chronique historique : 24 octobre

25102017

24 octobre 1790 : adoption du drapeau tricolore dans la Marine de guerre française.  

24 octobre 1916 : reprise du fort de Douaumont (près de Verdun). Le groupement Mangin reprend le fort avec notamment le RICM et l’action décisive du futur sergent du génie Dumont (19e bataillon du génie).

24 octobre 1917 : début de la bataille du Caporetto (actuelle Slovénie). Le front des Alpes, opposant depuis mai 1915 les Austro-hongrois aux Italiens est relativement stable jusqu’à l’arrivée des renforts allemands commandés par le général Otto von Below. Fort de son expérience acquise sur le front russe (1914) et des techniques d’attaque de tranchées désormais maitrisées, il lance la XIVème armée contre les lignes italiennes adossées à l’Isonzo. Surpris, les Italiens subissent dès le premier jour de l’attaque une défaite évidente : ils reculent de 25 km sous un déluge d’obus et de gaz de combat. A la mi-novembre, les Allemands sont aux portes de Venise après une percée de 140 km. Le front se stabilise sur la Piave grâce à l’intervention de 6 divisions franco-britanniques. Le lieutenant Erwin Rommel se fait connaitre lors de cette bataille. Servant dans les troupes de montagne allemandes, il prend avec son bataillon, en 48 heures seulement, trois sommets dont certains culminent à 2000 mètres en ne perdant que 6 hommes. A la fin de la bataille du Caporetto, le 9 novembre, il accomplit un nouvel exploit en s’emparant d’un village entier après avoir franchi un lac gelé. Le terme Caporetto est synonyme aujourd’hui de désastre tant la défaite fut importante : 300 000 morts, blessés et prisonniers alors que les Austro-allemands ne perdent que 5000 hommes.

24 octobre 1928 : combat de Tamaskate (Nord de l’actuel Mali). Apprenant qu’un important rezzou vient de pénétrer sur la zone de compétence du poste de Kidal, le lieutenant Le Cocq monte un contre-rezzou. En moins d’une semaine, il constitue un commando avec ses meilleurs éléments, se met en chasse de l’ennemi et finit par le détecter à Tamaskate. Victoire totale.

24 octobre 1929 : jeudi noir (New-York).  Le krach boursier de Wallstreet débute et va s’étendre à l’Europe.

24 octobre 1940 : entrevue de Montoire (Loir et Cher). Hitler remontant en train d’une visite au général Franco s’arrête à Montoire pour y rencontrer Pétain, chef de l’Etat français. Pétain déclare « entrer en collaboration ». Ce mot n’a, en octobre 1940, pas le même sens que celui qu’il acquiert dans les 4 ans qui suivent. 

24 octobre 1942 : mort du LCL Amilakvari (El Alamein – Egypte). Né dans le Caucase (en Géorgie) et descendant de la famille des Sadguinidze qui a donné beaucoup de chef de la cavalerie au Tsar, Dimitri Amilakvari (11 ans) émigre avec ses parents au moment de la révolution bolchevique (1917) d’abord à Istamboul puis à Paris. Il fait Saint Cyr puis choisit la Légion étrangère où il sert à titre étranger au Maroc. Durant la seconde guerre mondiale, il participe à la campagne de Norvège au sein de la 13ème DBLE avec le colonel Monclar. L’unité embarque pour l’Angleterre le 22 juin 1940 et se rallie à de Gaulle. Il combat ensuite en Érythrée en Syrie et prend le commandement de la 13 juste avant la bataille de Bir Hakeim. Il est fait compagnon de la libération par de Gaulle en aout 1942. Ayant reçu la mission de prendre le plateau d’Himeimat durant la bataille d’El Alamein (commencée la veille), il est tué par un éclat d’obus. (Cf. Chronique d’hier).

 24 octobre   LCL Amilakvari.

24 octobre 1945 : naissance officielle de l’ONU. Si la Charte de San Francisco a été signée le 26 juin 1945, la naissance effective de l’ONU a lieu au moment de la ratification par la plupart des Etats membres.

24 octobre 1973 : fin de la guerre du Kippour. Victoire israélienne.

                       




Chronique historique : 23 octobre

23102017

23 octobre : fête des aumôniers militaires. L’évêché catholique aux armées a choisi Saint Jean Capistran (1386–1456) pour saint patron des aumôniers militaires catholiques.

23 octobre 1812 : le général Malet rate son coup d’Etat contre Napoléon (Paris). Profitant de l’absence de l’empereur (campagne de Russie), le général Malet s’échappe de la résidence surveillée où il est incarcéré pour tentative de putsch. Il fait croire à la mort de Napoléon puis tente d’imposer un gouvernement provisoire. La tentative échoue lorsque le général Hulin, commandant la place de Paris, demande des ordres écrits. Malet panique, tire sur Hulin et est arrêté. Il est exécuté le 29 octobre. Napoléon, apprenant le 6 novembre qu’il avait failli être renversé, sera surtout surpris que personne n’aie crié : « Napoléon 1er est mort, vive Napoléon 2 ! »

23 octobre 1917 : bataille de la Malmaison (Aisne). « Bataille école des offensives à objectif limité voulues par Pétain. Les objectifs assignés sont presque tous atteints dans la journée et l’offensive cesse dès le 25 après avoir atteint le canal de l’Oise ». LCL Rémy Porte (EMAT).

23 octobre 1942 : contre-attaque britannique (El Alamein). L’Afrikakorps entame une retraite définitive face à la VIIIème armée de Montgomery. C’est le premier revers significatif du Reich depuis le début de la guerre. Cette victoire d’El Alamein est en partie due à deux actions héroiques françaises : plus tôt dans l’année à Bir Hakeim, en mai et juin, la brigade Koenig en résistant efficacement  et de manière inattendue à Rommel a donné aux britanniques le temps de préparer leurs lignes de défense pour recevoir l’Afrikakorps. Ensuite, durant  la bataille d’El-Alamein, les éléments français (13e DBLE, 1er régiment de spahis marocains, 501ème compagnie de chars, 1er R.C.A. et des fusiliers marins armant la D.C.A) commandés par le LCL Amilakvari sont chargés d’opérer une diversion au sud du dispositif pour permettre l’effort de la VIIIe armée au nord. L’opération est un succès mais se solde par un lourd bilan français. Amilakvari meurt au combat dans le massif d’El Himeimat. Il est Compagnon de la Libération.

 23 octobre 1944 : bataille aéronavale de Leyte (golfe de Leyte – Philippines). Plus grande bataille aéronavale de l’histoire qui voit la neutralisation de la flotte japonaise par l’US Navy.
C’est aussi la première apparition des Kamikazes.

23 octobre 1954 : création de l’U.E.O (Paris). Lors de la signature des accords de Paris, l’Union de l’Europe Occidentale est créée (F, GB, RFA, It, Benelux). Ils mettent aussi officiellement fin à l’état de guerre entre ces pays. L’U.E.O est née de l’échec de la C.E.D (communauté européenne de Défense), projet mort-né.  Dissolution de l’U.E.O en 2011. 

23 octobre 1956 : début de l’insurrection de Budapest (Hongrie).La mort de Staline (1953) ayant entraîné un relâchement relatif de la pression soviétique sur l’Europe de l’Est, 20 000 étudiants hongrois provoquent la démission du gouvernement pro-Moscou lors d’une manifestation qui dégénère. L’URSS intervient  le 4 novembre avec 17 divisions et écrase la révolte en moins d’une semaine.

23 octobre 1983 : attentat contre le Drakkar (Beyrouth – Liban). A quelques minutes d’intervalle, les PC américain (aéroport) et français (bâtiment Drakkar) explosent dans un attentat au camion piégé. Les explosions tuent 241 américains et 58 français (du 1er et 9ème RCP) appartenant à la Force multinationale de sécurité de Beyrouth.

23 octobre 1985 : création du RAID (Paris). Le ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe, fait publier un décret instituant une unité d’intervention placée directement sous l’autorité du directeur général de la police nationale. Le but est de doter la police d’une unité équivalente au GIGN (créé en 1974). RAID pour Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion.

23 octobre Cérémonie aux Invalides après l’attentat du Drakkar.







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