Chronique historique : 24 octobre

28102019

24 octobre 1360 : traité de paix franco-anglais (Calais).

Le roi de France Jean II le Bon ayant été fait prisonnier lors de la bataille de Poitiers (19 septembre 1356), il est retenu prisonnier à Londres et promet au Plantagenêt Henry III une forte rançon et la moitié des possessions capétiennes pour sa libération. Cet accord est à nouveau négocié lors du traité de Brétigny (8 mai 1360) où le Dauphin, fils de Jean II le Bon et futur Charles V le Sage obtient que l’Anglais cesse de revendiquer la couronne de France. Cet accord ratifié à Calais ramène la France à ses possessions de 1223. Il ne sera jamais accepté dans les faits.

24 octobre 1790 : adoption du drapeau tricolore dans la Marine de guerre française.  

« L’Assemblée constituante décide que tous les vaisseaux de guerre et navires de commerce français porteront un pavillon aux trois bandes verticales : rouge près de la hampe, blanc au centre et cette bande sera plus large que les autres, bleu enfin. Le sens vertical des couleurs s’impose. En effet, depuis un siècle déjà, le pavillon néerlandais aux couleurs rouge, blanc, bleu disposées à l’horizontal flotte sur toutes les mers.

Le drapeau tricolore ne prend sa forme définitive que le 15 février 1794 (27 pluviôse an II) lorsque la convention nationale décrète que le pavillon national « sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs ». La légende voudrait que ce soit le peintre Louis David qui ait choisi l’ordre des couleurs ». Site de l’Elysée.

24 octobre 1916 : reprise du fort de Douaumont (près de Verdun).

Le groupement Mangin reprend le fort avec notamment le RICM et l’action décisive du futur sergent du génie Dumont (19e bataillon du génie).

24 octobre 1917 : début de la bataille du Caporetto (actuelle Slovénie).

Le front des Alpes, opposant depuis mai 1915 les Austro-hongrois aux Italiens est relativement stable jusqu’à l’arrivée des renforts allemands commandés par le général Otto von Below. Fort de son expérience acquise sur le front russe (1914) et des techniques d’attaque de tranchées désormais maitrisées, il lance la XIVème armée contre les lignes italiennes adossées à l’Isonzo. Surpris, les Italiens subissent dès le premier jour de l’attaque une défaite évidente : ils reculent de 25 km sous un déluge d’obus et de gaz de combat. A la mi-novembre, les Allemands sont aux portes de Venise après une percée de 140 km. Le front se stabilise sur la Piave grâce à l’intervention de 6 divisions franco-britanniques. Le lieutenant Erwin Rommel se fait connaitre lors de cette bataille. Servant dans les troupes de montagne allemandes, il prend avec son bataillon, en 48 heures seulement, trois sommets dont certains culminent à 2000 mètres en ne perdant que 6 hommes. A la fin de la bataille du Caporetto, le 9 novembre, il accomplit un nouvel exploit en s’emparant d’un village entier après avoir franchi un lac gelé. Le terme Caporetto est synonyme aujourd’hui de désastre tant la défaite fut importante : 300 000 morts, blessés et prisonniers alors que les Austro-allemands ne perdent que 5 000 hommes.

24 octobre 1928 : combat de Tamaskate (Nord de l’actuel Mali).

Apprenant qu’un important rezzou vient de pénétrer sur la zone de compétence du poste de Kidal, le lieutenant Le Cocq monte un contre-rezzou. En moins d’une semaine, il constitue un commando avec ses meilleurs éléments, se met en chasse de l’ennemi et finit par le détecter à Tamaskate. Victoire totale.

24 octobre 1940 : entrevue de Montoire (Loir et Cher).

Hitler remontant en train d’une visite au général Franco s’arrête à Montoire pour y rencontrer Pétain, chef de l’État français. Pétain déclare « entrer en collaboration ». Ce mot n’a, en octobre 1940, pas le même sens que celui qu’il acquiert dans les 4 ans qui suivent.

24 octobre 1945 : naissance officielle de l’ONU.

Si la Charte de San Francisco a été signée le 26 juin 1945, la naissance effective de l’ONU a lieu au moment de la ratification par la plupart des États membres.

24 octobre 1973 : fin de la guerre du Kippour.

Israël est attaqué par l’Egypte, la Syrie et la Jordanie sans préavis, le 6 octobre, jour du Grand Pardon et fête la plus sainte chez les Juifs. Après quelques jours de doute et de victoires arabes, Israël endigue et repousse l’attaque en mobilisant ses réserves et recevant l’appui des États-Unis.

 

 

 




Chronique historique : 11 octobre

15102019

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas. Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas. Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1899 : début de la deuxième guerre des Boers (Afrique du Sud).

Les Boers (paysans en Hollandais) qui ont été rejetés vers le nord-est de l’Afrique du Sud par les Britanniques, se sont constitués en États indépendants (le Natal et l’État d’Orange) et luttent à la fois contre les Zoulous et l’expansionnisme des colons britanniques attirés par l’or fraîchement découvert au Transvaal. Très attachés à leur culture, ceux que l’on finira par appeler les Afrikaners (environ 25 000 combattants), mènent pendant trois ans une guérilla particulièrement éprouvante pour les armées britanniques (près de 500 000 soldats!). Les Afrikaners montent des actions commando (le terme vient de leur langue), sont camouflés alors que les troupes impériales sont de rouge vêtues, mais doivent finalement se rendre. Lord Kitchener (Cf. Fachoda) obtient leur reddition en 1902 après avoir quadrillé le territoire afin de priver les insurgés du soutien de la population (rassemblée dans des camps où sévissent maladies et famine).

11 octobre 1939 : Roosevelt reçoit la lettre Einstein-Szilard (Washington).

Le 2 août, les physiciens hongrois Szilard, Teller et Wigner décident d’alerter les États-Unis sur la possible utilisation de la fission nucléaire par les nazis. Ils préviennent ainsi les États-Unis sur les récentes avancées scientifiques pouvant créer des bombes d’un nouveau type et extrêmement puissantes. Ils recommandent même d’accélérer le travail expérimental. Ces physiciens demandent à Einstein de bien vouloir signer la lettre afin d’avoir plus de poids auprès du président américain. La lettre arrive tardivement à destination compte tenu du début des combats (Pologne) et est à l’origine du projet Manhattan.

11 octobre 1951 : victoire de Crève-cœur (Corée).

La conquête de la ligne de crête « Bloody ridge » permettant le contrôle du massif de Hwachon débute le 13 septembre avec la 2e DI américaine à laquelle appartient le bataillon français (BF/ONU). La position est fermement tenue par les Sino-coréens car donne accès au réservoir hydro-électrique de Séoul. Les pertes franco-américaines sont très élevées (597 morts dont 60 français) durant les 4 semaines d’assaut. C’est le bataillon français qui conquiert la crête dans la nuit du 11 au 12, après avoir utilisé tout le registre connu (de la baïonnette au canon sans recul en passant par le lance-flamme).  Les préparations d’artillerie ont été si intenses du fait de l’excellence des fortifications ennemies que le général Monclar, ancien de la guerre 14-18, a déclaré aux survivants du bataillon, »Vous pourrez dire à vos anciens que vous avez vécu quelque chose qui ressemble à Verdun».

Pour approfondir lire l’ouvrage d’Ivan Cadeau (La guerre de Corée – 1950-1953) et Monclar, le Bayard du 20ème siècle, livre écrit par Fabienne Monclar (fille du général).

11 octobre 1958 : lancement de Pioneer 1.

Deux mois après l’échec de Pioneer 0, un lanceur Thor-Able propulse une nouvelle sonde de 38 kg en direction de la Lune. Elle retombe sur Terre deux jours plus tard mais la NASA se console puisque la sonde rapporte tout de même des données sur la ceinture de radiations de Van Allen, découverte au début de la même année par les missions Explorer.

11 octobre 1970 : embuscade de Bedo (Tchad).

La Compagnie Parachutiste d’infanterie de Marine du 6e RIAOM ayant reçu la mission de contrôler la ligne des palmeraies située au Nord-ouest de Faya-Largeau. Se déplace entre Gouro et Kirdimi lorsqu’elle tombe dans une embuscade. Le commando du lieutenant Neau perd 11 tués et 16 blessés. Le SCH Dimitri Voronine est atteint d’une balle en plein cœur en se lançant à l’assaut des rebelles. Agé de 24 ans, il s’était engagé au 1er RPIMa à 19 ans, dès la fin de ses études secondaires. Il s’y était distingué d’emblée par sa vivacité d’esprit, sa générosité et ses indéniables qualités de chef.

La 169e promotion de l’ENSOA (1998) porte son nom.

11 octobre 2013 : l’OIAC lauréate du Nobel de la paix (Oslo).

Méconnue du grand public, l’organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques supervise depuis 1997 la destruction des armes chimiques déclarées par les pays signataires et l’arrêt des installations de production.




Chronique historique : 29 août

2092019

 30 août 1483 : mort de Louis XI (Plessis-Lès-Tours – près de Tours).  

Rois de France issu de la branche des Valois, il a agrandi le royaume de France en usant prioritairement de l’arme diplomatique. Pieux, même si la mémoire a conservé de lui une image volontairement à charge de calculateur cruel, il a modernisé les services de l’État naissant.  

Gravement malade, il a fait venir d’Italie, le futur Saint François de Paule dont sa réputation de guérisseur était parvenue à sa cour. Ce dernier n’a pas pu le guérir mais va passer ses 28 dernières années au service du roi de France et sera à l’origine du rapprochement avec le Duché de Bretagne. 

 30 août 1808 : convention de Sintra (Portugal – près de Lisbonne).   

À l’issue de la bataille de Vimeiro (20 août) qui voit l’échec du général Junot face aux troupes anglo-portugaises de Wellington, la tentative française de soumettre le Portugal pour l’empêcher de commercer avec la Grande-Bretagne échoue. Cette première invasion napoléonienne du Portugal marque le début des combats dans la péninsule ibérique.  

La convention est signée au palais royal de Queluz. L’armée de Junot est ramenée en France par la Royal Navy avec armes et bagages sur ordre du général Darlymple ce qui lui vaudra un blâme une fois l’affaire connue à Londres. 

 30 août 1813 : bataille de Kulm (actuelle république de Tchéquie)  

Après sa victoire à Dresde, Napoléon ordonne au général Vandamme de poursuivre les coalisés du général Kleist. Il perd malheureusement la bataille et est fait prisonnier. Vandamme a son nom inscrit sur l’Arc de Triomphe. 

 30 août 1870 : bataille de Beaumont (Ardennes).  

Défaite française face aux armées prussiennes. Le corps d’armée du général de Failly est surpris au repos par l’armée d’Albert de Saxe. Cette défaite va entrainer celle de Sedan. 

 30 août 1898 : aveux puis suicide du lieutenant-colonel Henry (affaire Dreyfus).  

La véracité des documents accusant le capitaine Dreyfus finit par être remise en cause par le Ministre de la Guerre, Cavaignac qui au cours d’un entretien avec le LCL Henry obtient les aveux de ce dernier. Henry se tranche la gorge le lendemain dans sa cellule. 

 30 août 1914 : bataille germano-russe de Tannenberg (actuelle Pologne).  

Le général Hindenburg écrase les forces du Tsar (La 1re Armée de Rennenkampf bat en retraite et la 2e Armée de Samsonov est faite prisonnière. Le général se suicide.  Les Allemands prennent ainsi une revanche sur l’Histoire puisqu’en 1410, au même endroit, les chevaliers teutoniques ont été très sévèrement battus, mais cette fois, par les Polonais.  

 30 août 1918 : attentat contre Lénine (Moscou).  

Fanny Kaplan, membre du Parti, tire sur Lénine à la fin d’un meeting. Il survit avec une balle dans l’épaule et une autre au poumon. Elle est interrogée par la Tchéka puis exécutée sans jugement 4 jours plus tard. Cette tentative d’assassinat déclenche la Terreur Rouge qui frappe l’URSS durant toute la guerre civile russe. La Pravda attribue la tentative aux Alliés mais ne parvient pas à enrayer la rumeur de la mort de Lénine avant plusieurs jours.   

 30 août 1918 : les Onandaga déclarent la guerre à l’Allemagne.  

L’une des 5 tribus iroquoises, estimant qu’elle a été humiliée lors de la tournée d’un cirque se produisant dans une ville allemande, déclare la guerre à l’Allemagne. La tribu enverra un contingent de guerriers dans l’US Army. 

 30 août 1935 : mort d’Henri Barbusse (Moscou).  

L’auteur du roman Le feu, prix Goncourt 1916, meurt durant l’un de ses voyages en URSS. Il connait la célébrité grâce au roman, Le feu, journal d’une escouade, illustrant la vie des soldats au front. Fervent admirateur du socialisme, il était ami avec Lénine. 

 30 août 1954 : le parlement français ne ratifie pas le traité de la CED.  

Au début des années 50, les prémices de la guerre froide poussent les États-Unis à réclamer de la part des européens un investissement militaire plus important et donc à envisager le réarmement de l’Allemagne (RFA), considéré comme nécessaire pour lutter contre l’URSS. Difficilement accepté par les Français, ce réarmement se conçoit néanmoins peu à peu au sein d’une Communauté Européenne de Défense (CED) dont la France signe le traité en mai 1952. Il prévoit une armée internationale à 40 divisions portant un même uniforme et sous commandement unique dépendant de l’OTAN.  

Mais la perte de souveraineté en matière de Défense qu’implique la ratification de la CED suscite un intense débat en France entre « Cedistes » et « anticedistes » et finit par être l’argument décisif des Gaullistes.  La création de la CECA en 1951 (communauté économique du charbon et de l’acier), ancêtre de la CEE puis de l’UE, n’a pas posé autant de problèmes alors qu’elle impliquait le même degré de supranationalité (en matière d’économie). Près de 60 ans plus tard, l’abandon de souveraineté reste encore l’une des questions épineuses de l’Europe de la Défense. 

 30 août 1963 : mise en place du téléphone rouge.  

À la suite de la crise des missiles de Cuba (octobre 1962), les États-Unis et l’Union Soviétique, conscients d’avoir échappé à une confrontation armée, se dotent d’une ligne directe permettant d’échanger afin de dénouer plus rapidement les éventuelles crises à venir.  

 30 août 1974: « silence, on coule ! ».  

Trente ans après sa création, le journal Combat publie son dernier numéro dont la Une – « Silence, on coule ! » – restera célèbre.  Né durant la Seconde Guerre mondiale et d’abord distribué clandestinement, le quotidien Combat va constituer un des vecteurs d’une pensée de gauche non communiste.  Si des intellectuels tels que Jean-Paul Sartre, André Malraux et surtout Albert Camus collaborent à cette publication, Combat ne va pas manquer de subir différentes crises qui le mèneront à infléchir la radicalité de sa ligne éditoriale.  Au fil des années, le journal voit son lectorat diminuer et les nombreux soucis de ses dirigeants successifs vont contribuer à sa déroute ». LCL Jacques-Olivier M.    

 30 août 1988 : signature de la proposition de règlement pacifique ou Settlement Plan dans le cadre du conflit au Sahara occidental.  

Avancée majeure après plusieurs années de statu quo. Cette proposition prévoyait 4 phases allant du cessez-le-feu (6 septembre 1991) à la proclamation des résultats d’un référendum d’autodétermination du Sahara occidental (qui devait avoir lieu en janvier 1992).  Les profondes divergences d’opinions entre le Maroc et le Front Polisario font qu’aujourd’hui cette proposition est toujours au stade initial. Elle est un des événements fondateurs de la MINURSO (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum  au Sahara occidental). CNE Jean-Baptiste P.    




Chronique historique : 7 août

7082019

7 août 1325 : bataille de Varey (Ain).

« Un long conflit oppose de 1234 à 1355 les comtés de Viennois et de Savoie, émancipés du Saint Empire et dont les territoires sont imbriqués. Après de longues années de chevauchées et d’escarmouches sans résultats, le Comte de Savoie Edouard profite de la minorité du Dauphin de Viennois, Guigues VIII pour tenter d’obtenir un avantage décisif.

Hugues de Genève, capitaine de la ligue anti-savoyarde, ayant prêté hommage au Dauphin pour son château de Varey, contesté par les Sires de Beaujeu (parti savoyard), Edouard lève une armée importante et met le siège au château. Le jeune Dauphin, partant avec son armée de Crémieu par Ambronnay, parvient à tromper les sûretés savoyardes et arrive devant Varey. Les Dauphinois et leurs alliés, laissant les gens de pied à l’arrière, se déploient en trois batailles successives dans la plaine des Arpilles : l’avant-garde sous Raymond de Baux et le Grand Chanoine, le centre avec le Dauphin et les Comtes de Genève, l’arrière-garde avec Aymar de Poitiers. La bataille s’ouvre par une charge des Bourguignons des Comtes d’Auxerre et de Tonnerre, du parti savoyard, qui bousculent l’avant-garde mais sont finalement repoussés par la bataille principale dauphinoise, rejetés vers leur camp en désordre, puis submergés par une sortie en force de la garnison du château. Edouard de Savoie parvient à s’échapper, les Comtes de Tonnerre et d’Auxerre et le sieur de Beaujeu sont prisonniers.

La guerre ayant ruiné les deux partis, le successeur de Guigues VIII, Humbert II de la Tour-du-Pin, vendra en 1349 le Dauphiné à Philippe VI de Valois, roi de France, à condition que le comté conserve quelque autonomie, garantie par la dévolution du Dauphiné au fils aîné du Roi de France. Le nouveau Dauphin, le futur Charles V, signe la paix en 1355 avec le Comte Amédée VI de Savoie, le différend se réglant par des échanges de terres ».

7 août 1942 : débarquement américain à Guadalcanal (Iles Salomon – Pacifique Sud).

Les Japonais en débarquant aux iles Salomon, ont atteint leur avancée la plus au Sud et menacent les convois logistiques alliés en partance du nord de l’Australie grâce à leur piste d’aviation (piste Henderson) en cours d’achèvement par le génie nippon sur l’ile de Guadalcanal. La 1ere division de Marines reçoit la mission de conquérir l’aérodrome et les ilots environnant. Si le débarquement à Guadalcanal est un succès (aucune réaction nippone du fait de la surprise), ceux dans les ilots Tulagi et Gavutu sont sanglants et coutent la vie à de nombreux Marines qui pour beaucoup vivaient leur première action de guerre. La maîtrise de Guadalcanal ne sera totale qu’en Février 1943, une fois les renforts japonais anéantis ou rejetés à la mer. Pour les cinéphiles classiques, voir « Les diables de Guadalcanal ». Pour une autre vision, voir « La ligne rouge » de Terrence Malik.

7 août 2005 : sauvetage du sous-marin de poche AS-28 (Russie – Baie de Berezovaya).

Lors d’un exercice de la marine russe au large du Kamchatka, le sous-marin de poche russe AS-28 bloque son hélice dans des câbles sous-marins à 180 mètres de profondeur. Moscou lance un appel à l’aide. Après 72 heures d’attente, les 7 membres d’équipage sont secourus par un sous-marin Scorpion britannique équipé pour découper les câbles.

 




Chronique historique : 18 juin

18062019

18 juin 1429 : bataille de Patay (près d’Orléans).

Événement majeur de la guerre de cent ans qui voit la victoire du Dauphin et Jeanne d’Arc sur les troupes anglaises de Talbot. Si Orléans a eu un grand retentissement moral, en revanche sur un plan purement tactique et opératif, la campagne de la Loire qui s’achève à Patay est beaucoup plus décisive. Les archers anglais n’ont pas eu le temps de se protéger derrière les épieux taillés qu’ils disposent habituellement autour d’eux pour se protéger d’une attaque. Les reconnaissances françaises repèrent leurs positions suite à une maladresse anglaise et donnent l’alerte : l’avant-garde française (1500 hommes) commandée par les capitaines La Hire, de Loré et de Xaintrailles attaque les archers anglais qui fuient. Ensuite, la cavalerie lourde française charge et parvient pour la première fois depuis la défaite d’Azincourt à obtenir un franc succès.

La victoire de Patay fait suite aux combats victorieux de Jargeau, Meung et Beaugency du 12 au 16 juin, et clôt une campagne éclaire au cours de laquelle Jeanne d’Arc a repris l’initiative (souvent contre l’avis de ses grands subordonnés). Elle ouvre les ponts de la Loire et la route de Reims. Désormais plus rien ne peut arrêter Jeanne d’Arc jusqu’à son but politique : faire sacrer le Roi. Les Anglais qui s’étaient retirés en bon ordre d’Orléans quelque semaines plus tôt et qui avaient gardé toute leur force combattive, sont démoralisés et incapables de l’arrêter. La bataille a donné naissance à l’expression « mettre la Patay ». L’orthographe s’est transformée avec le temps donnant la forme qu’on lui connaît aujourd’hui : « mettre la pâtée ».

 18 juin 1635 : la Martinique devient française (Mer des Caraïbes).

Venant de Saint Christophe, les deux colons français Jean du Plessis d’Ossonville et Lienard de l’Olive prennent possession de l’île au nom du roi de France. Celle-ci, bien que découverte en 1493 par les Espagnols n’est pas encore colonisée et est peuplée par les Caraïbes. Un mois plus tard, d’Esnambuc envoie 100 hommes affermir la prise de possession.

 18 juin 1694 : débarquement anglais repoussé (Camaret – Bretagne).

Louis XIV, informé par son service de renseignement que les Anglais préparent un débarquement en Bretagne pour profiter du départ de la flotte française vers la Méditerranée, dépêche en urgence le lieutenant-général Vauban et le nomme commandant militaire de Brest (de tout le littoral breton en fait) car ce dernier a inspecté quelque temps auparavant l’ensemble de la côte Atlantique et de la Manche et en connait les forces et faiblesses. Il a si bien mis en alerte les habitants côtiers que ceux-ci repoussent facilement et sans pertes importantes le corps expéditionnaire du contre-amiral Osborn. Ce dernier perd 800 des 1200 hommes qu’il tente de débarquer, y compris le général Tollemash commandant l’assaut. La plage de Camaret est rebaptisée Trez Rouz (plage rouge) en raison du sang versé.

Cette victoire française est d’autant plus significative qu’elle est obtenue par seulement deux compagnies franches renforcées dans la nuit par une compagnie des milices provinciales de Guyenne. Il faut aussi souligner l’importance de la tour de Camaret que Vauban avait préalablement fait fortifier et armer pour défendre la plage, envisageant un débarquement possible à cet endroit.

 18 juin 1812 : les États-Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne.

Le président des États-Unis James Madison déclare la guerre à la Grande-Bretagne au nom de la défense du principe de liberté des mers, car la marine anglaise, sous prétexte de combattre l’Empire français, entrave le commerce américain. C’est la première fois que le Congrès américain vote une déclaration de guerre. Les combats auront lieu sur la mer et les Grands Lacs. La paix sera signée en décembre 1814.

 18 juin 1815 : défaite de Waterloo (Belgique).

Napoléon Ier, revenu de son exil sur l’île d’Elbe depuis moins de 100 jours, doit affronter la septième coalition. Il choisit d’attaquer les Anglais (Wellington) avant qu’ils ne se regroupent avec les Prussiens (Blücher) mais se heurte à une forte résistance. Le combat est indécis jusqu’à l’arrivée des Prussiens qui débandent l’armée française. Erreurs (de Ney et Napoléon), retards (Grouchy qui s’entête à Wavre) et trahisons (de Bourmont) alliés à la belle combativité des alliés, expliquent la défaite française. C’est la fin. Quatre jours plus tard, l’empereur abdique.  À noter aussi l’action d’éclat d’un autre général français, Cambronne, lui aussi entouré d’anglais, qui n’a pas fait de discours et s’est contenté d’un seul mot !

18 juin 1855 : échec du premier assaut de Malakof (Crimée).

 18 juin 1917 : décret créant la DGGSM.

La direction générale de la guerre sous-marine placée sous l’autorité du contre-amiral Merveilleux du Vignaux est créée pour faire pièce à la menace allemande.

 18 juin 1940 : appel radiophonique du général de Gaulle (Londres).

« Sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre depuis le 5 juin, le général De Gaulle s’entretient le 16 juin avec Churchill du projet d’union qui fusionnerait les nations et institutions françaises et britanniques dans le but de poursuivre la guerre. Dans l’après-midi, De Gaulle téléphone au Président du Conseil Paul Reynaud pour lui faire part de l’accord de Churchill. Mais ce projet est repoussé par le Conseil des ministres et entraîne la démission de Reynaud. Le Président de la République, Albert Lebrun, charge alors le maréchal Philippe Pétain de former un nouveau gouvernement. Rentrant de Londres dans la soirée, De Gaulle atterrit à Bordeaux et apprend qu’il ne fait plus partie du gouvernement. Surpris d’avoir été écarté de la nouvelle équipe, il s’envole vers Londres le 17 matin, en compagnie d’Edward Louis Spears, envoyé spécial de Churchill. Le 18, il prononce son discours à la BBC. A la demande du Gouvernement britannique, qui veut ménager le nouveau chef du Gouvernement français, le texte initial a été changé, notamment les deux premières phrases d’introduction qui énoncent : « Le Gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables un cessez-le-feu était possible. Il a déclaré que, si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France, la lutte devait continuer… ». COL Pierre Marie-Jeanne.

 18 juin 1940 : évacuation des réserves d’or de la Banque de France (Brest).

Face à l’avance allemande inexorable, les réserves d’or de la banque de France sont transférées par train à Brest (mi- mai 1940), comme en 1870 d’ailleurs. Ces près de 2000 tonnes d’or (dont 170 de la Banque de Belgique) sont finalement chargées à bord de la première division de croiseurs auxiliaires commandée par le contre-amiral Cadart, lorsqu’il devient évident que les Allemands ne peuvent plus être contenus. Une partie de cet or est déjà en route pour Halifax (Canada) depuis quelques jours. L’autre partie ne quitte Brest que quelques heures avant l’arrivée des troupes allemandes et se dirige vers Dakar. Le trésor connait tout au long de la guerre un périple intéressant, excitant les convoitises les plus diverses.

 18 juin 1944 : bataille de Saint-Marcel (Bretagne).

Parachutés le 5 juin, les SAS du 2e RCP/4th SAS Battalion, se sont regroupés dans les landes de Saint-Marcel pour former et diriger les maquis FFI du Morbihan estimés à plus de 3000 résistants. Les 8 et 9 juin, les parachutages massifs d’hommes et de matériels commencent. Durant 10 jours le ballet aérien permet à la place de se fortifier, à raison de 150 à 200 containers parachutés en moyenne par nuit. Le 18 juin, au matin, une patrouille de Feldgendarme donne l’alerte. Le camp bien organisé face aux renforts allemands, résiste toute la journée grâce aux enseignements des SAS mais aussi grâce à un soutien aérien venu d’Angleterre, rare action de ce type au profit d’un maquis durant la Libération. Malgré une résistance ferme, le commandant Bourgoin, chef de corps du 2e RCP, décide l’évacuation du camp. Le Lieutenant Louis Mairet, engagé dès le début de la bataille, est chargé avec sa section de couvrir la retraite des forces, mission qu’il remplit complètement.

Au cours de la bataille, 28 combattants meurent dont 6 parachutistes, 60 sont blessés et 15 sont faits prisonniers. Côté allemand, on estime les pertes à près de 300 hommes. La répression allemande soutenue par les milices locales fait 40 morts civils et détruit le village de Saint-Marcel.

La bataille de Saint-Marcel a d’importantes répercussions psychologiques car elle montre, pour la première fois en zone nord, que la Résistance, armée et encadrée par des professionnels peut tenir les Allemands en échec dans une bataille rangée.

De plus les troupes mobilisées par le commandement allemand en Bretagne sont autant de soldats en moins dans le bocage normand aidant une avancée déjà difficile pour les Alliés.

 18 juin 1953 : décès de l’As des as (Paris).

Le lieutenant-colonel René Fonck, caporal au début de la Première Guerre mondiale, la termine lieutenant et totalise 75 victoires aériennes homologuées (sans compter 52 victoires probables). Il est l’As des as français de la guerre aérienne.

 18 juin 1964 : Tabarly remporte la transat

L’enseigne de vaisseau Eric Tabarly remporte la transat en solitaire Plymouth-Newport à bord de Pen Duick II.

 18 juin 2010 : décès du général Bigeard (Toul).

Marcel Bigeard a débuté dans l’armée comme soldat de 2e classe en 1936 et a terminé son parcours comme général de corps d’armée (1974) puis secrétaire d’État à la Défense (1975-1976. Véritable légende militaire dès son vivant, il est l’une des figures les plus illustres des parachutistes, ayant été de presque tous les combats de son époque (Campagne de France, Résistance, Indochine, Algérie). Ses cendres reposent à Fréjus au Mémorial des guerres en Indochine.

Quand Lartéguy publie en 1960 Les Centurions, c’est un hommage, de son vivant, à Bigeard. La 50ème promo de l’EMIA porte le nom de Bigeard.




Chronique historique : 17 juin

17062019

17 juin 1696 : bataille de Dogger bank (Mer du Nord).  

Le corsaire français Jean Bart capture un convoi d’une centaine de navires marchands, chargés de blé, après avoir défait leur escorte hollandaise. Pris en chasse par une escadre de l’amiral britannique Benbow, Jean Bart se cache au Danemark puis passant au travers de tous les pièges tendus en Mer du Nord et dans la Manche, rejoint triomphalement Dunkerque.  

 17 juin 1734 : mort du maréchal de Villars (Turin).  

Héros de Maastricht (juin 1673), Seneffe (août 1674), Friedelinghen (octobre 1702), Denain (juillet 1712), il meurt à 82 ans en rentrant victorieux d’une campagne en Italie. Louis XIV l’avait remarqué à Maastricht lors de ses débuts : « Il semble que dès que l’on tire en quelque endroit, ce petit garçon sorte de terre pour s’y trouver ». Puis le maréchal de Créqui : « Jeune homme, si Dieu te laisse vivre, tu auras ma place plus tôt que personne ».  

 17 juin 1778 : combat naval de Roscoff (Baie de Goulven).  

La frégate française La belle poule est attaquée sans sommations par la frégate anglaise Arethusa qui est finalement vaincue et doit fuir. La nouvelle fait sensation à Versailles où la mode féminine célèbre la victoire en créant une coiffure intitulée Belle poule. Cet affrontement pousse Louis XVI à déclarer la guerre à l’Angleterre dans le cadre de ce que l’on va appeler la guerre d’indépendance américaine. 4 navires de guerre ont porté, à ce jour, le nom de belle poule, dont l’actuelle goélette (navire école de la Marine nationale) qui fut un navire de la France libre. 

 17 juin 1940 : « C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat ».  

Appelé par le Président de la République, Lebrun à la charge de président du Conseil, le maréchal Pétain s’exprime à la radio vers 12h30 et annonce qu’il a demandé la veille aux Allemands leurs conditions pour arrêter les hostilités. Il appelle les Français à cesser le combat. 

 17 juin 1940 : premier acte de résistance de Jean Moulin (Chartres).  

Préfet d’Eure et Loir lors de l’arrivée de la Wehrmacht à Chartres, Jean Moulin refuse de signer un rapport que les Allemands ont préparé pour faire attribuer la mort de civils à l’aviation française et aux troupes africaines. Comprenant l’intention, Moulin refuse de signer. Passé à tabac, il tente de se suicider pour ne pas faiblir. Au sujet de Jean Moulin, voir l’excellent dossier que lui consacre Le Figaro Histoire n°8 « Jean Moulin, un héros très secret ». 

 17 juin 1944 : prise de l’île d’Elbe.  

Surveillant la portion de Méditerranée entre la Corse et l’Italie, l’île est tenue par les Allemands et ne peut rester comme une menace dans le dos des alliés qui ont passé la ligne Gustav. Le bataillon de choc (Cdt Gambiez), et les commandos d’Afrique, lors de l’opération Brassard, débarquent sur l’île et prennent d’assaut les batteries côtières. La 9ème Division d’Infanterie coloniale débarque quelques heures plus tard et parachève la libération de l’île. Les combats sont durs : 250 français périssent contre 700 Allemands durant les deux jours d’affrontement.  

 17 juin 1953 : l’armée rouge réprime une insurrection populaire (Berlin-Est). 

Quelques mois après la mort de Staline, les ouvriers est-Allemands se mettent en grève puis créent une insurrection rassemblant 60 000 manifestants dans Berlin-Est. Appelés en renforts, les chars soviétiques écrasent la révolte : plus de 80 morts et des milliers d’arrestations.  

 17 juin 1967 : explosion de la première bombe H chinoise (désert du Takla-Makan – Chine).  

La Chine teste avec succès sa première bombe à fusion nucléaire (bombe thermonucléaire ou bombe H) à peine 3 ans après sa première bombe à fission (bombe A).  

La France a testé les siennes en 1960 (A) et 1968 (H).  

Pour les Américains, 1945 et 1952.  

Pour les Soviétiques, 1949 et 1953. 

 17 juin 1985 : le colonel Baudry dans l’espace (Floride–États-Unis).  

Patrick Baudry décolle du Kennedy center à bord de la navette Discovery et passe 7 jours dans l’espace. C’est le deuxième spationaute français (le premier étant le général Jean-Loup Chrétien).  




Chronique historique : 7 juin

7062019

7 juin 1494 : signature du traité de Tordesillas. « C’est le traité signé par les Espagnols et les Portugais crée la ligne de partage de  leurs conquêtes vers l’Ouest. Ces accords sont la matérialisation de la Bulle « Inter cetera »  du Pape Alexandre VI « Borgia » datée du 3 mai 1493 et séparant le monde en deux hémisphères le long d’un méridien passant à 370 lieues à l’ouest du Cap Vert  et attribuant les demi-sphères ainsi délimitées à chacun de ces deux Etats concurrents. Ce qui fera dire  en 1515 à François Ier : «…Le soleil luit pour moi comme pour les autres et je voudrais bien voir l’article du testament d’Adam qui m’exclut du partage du monde… ». Ephéméride des TDM.

 7 juin 1863 : entrée des troupes françaises à Mexico (Mexique). Corps expéditionnaire français envoyé par Napoléon III soutenir l’archiduc Maximilien. Il se repliera en 1867. Maximilien est fusillé le 19 juin.

7 juin 1916 : reddition du fort de Vaux (près de Verdun). Le chef de bataillon Raynal résiste avec sa garnison depuis le 2 juin mais doit finalement se rendre, ayant épuisé vivres et munitions. L’ennemi lui rend les honneurs militaires. Il est conduit à l’état-major du Kronprinz, où ce dernier le félicite pour son courage et sa vaillance face à ses troupes et lui offre un sabre-épée d’officier français.

 7 juin 1917 : bataille de Messines (Belgique). Britanniques, Australiens et Néozélandais brisent le saillant Sud d’Ypres. Dans la nuit, 19 fourneaux de mines britanniques creusés sous les premières lignes allemandes explosent et donnent le signal de l’attaque. C’est le baptême du feu des 75 chars Marks IV britanniques qui attaquent aux côtés de 15 divisions d’infanterie. Cette attaque permet de soulager le front français où la plupart des unités connaissent des cas de « mutineries ». Le sens du terme « mutinerie », passé à la postérité, doit cependant être expliqué : il s’agissait de refus collectifs d’obéissance. Mais jamais, il n’y eut la moindre voie de fait vis-à-vis d’un officier, et jamais la moindre tentative de prise du commandement. Aucune unité en ligne n’a jamais été atteinte. Le mouvement s’est limité aux cantonnements et aux gares de régulation des convois de permissionnaires. Raison pour laquelle, les Allemands ne se sont rendus compte de rien. Toutes les relèves ont été effectuées sans aucun mouvement séditieux.

7 juin 1918 : combat du bois Belleau (près de Château-Thierry). C’est le combat fondateur du corps des US Marines. La 2e Division d’infanterie américaine libère le verrou contrôlant Château-Thierry, au cours de combats acharnés.

7 juin 1940 : mort du capitaine Charles N’Tchoréré (Somme). Né en 1896 à Libreville, naturalisé français en 1940, N’Tchoréré s’engage en 1916 et finit la Première Guerre mondiale avec le grade de sergent. Il sert au Maroc, en Syrie et au Mali (Soudan français) et passe officier.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale débute, il demande à partir pour le front où à la tête de sa compagnie, il se comporte brillamment. Il repousse 4 assauts allemands contre Airaines (entre Amiens et Abbeville) et permet à son bataillon de décrocher. Encerclée et à court de munition, la compagnie d’ N’Tchoréré se rend. Refusant d’être considéré autrement que comme un officier français lorsque les Allemands séparent les Noirs des Blancs, il s’insurge et est abattu d’une balle dans la nuque. Le même jour, son fils Jean-Baptiste, caporal au 2e RIC est tué à Remiencourt.

7 juin 1948 : bataille de Nitzanim (Israël). Les Israéliens subissent une de leurs rares défaites face aux Egyptiens.

7 juin 1951 : fin de la bataille de Ninh Binh (Indochine). Giap attaque dans le delta du fleuve rouge en direction de Hanoi depuis le 28 mai. Il fait sauter le verrou de Ninh Binh sur le fleuve Day, tenu par le lieutenant de Lattre (mort au combat le 30/05/51). Le 2/1 RTA (Lt Marengo) et le commando 24 (ou Tigres noirs) de l’adjudant Vandenberghe reprennent le piton sur lequel se trouve le poste. La 27e promotion de l’ENSOA (1968) porte le nom de ce dernier.

7 juin 1954 : mort d’Alan Turing (Wilmslow – Royaume-Uni). Cryptologue et mathématicien qui a « cassé » le code Enigma des Allemands et a probablement fait gagner la guerre avec 2 ans d’avance… Retrouvé mort empoisonné au cyanure le 8 juin : la cause de sa mort reste mystérieuse. Suicide, meurtre, accident,… toutes les hypothèses ont été avancées.

7 juin 1967 : Tsahal prend le contrôle de Jérusalem-Est

 7 juin 1981 : opération Opéra (Irak). Voulant se prémunir contre la possibilité que Saddam Hussein se dote de l’arme nucléaire, Tsahal déclenche une opération aérienne (F16 et F15) pour détruire le réacteur nucléaire (baptisé Osirak par le CEA qui dans un jeu de mots contracte Osiris et Irak) en périphérie de Bagdad. Livré par les Français, ce réacteur destiné à des applications civiles avait déjà fait l’objet d’attaques israéliennes (1979 et 1980) et iranienne (1980).




Chronique historique : 16 avril

16042019

Info :

Suite à des difficultés techniques, la migration de la Chronique vers une adresse Internet civile est reportée de quelques jours.

 16 avril 73 : prise de Massada (Israël actuel).  

Les Romains ayant détruit le temple de Jérusalem (70) et très durement réprimé la nouvelle révolte juive, un groupe de 1 000 Juifs, irréductibles (appelés Zélotes), choisit de se réfugier dans la forteresse de Massada pour poursuivre symboliquement la lutte. Le site est imprenable. La menace pour les Romains est tactiquement dérisoire, mais Flavius Silva, reçoit l’ordre de laver l’affront avec la Xe légion.  

Afin de protéger au maximum la vie de ses soldats tout en remplissant sa mission, Silva, qu’aucune urgence particulière ne presse, décide de construire une rampe d’accès vers Massada pour y amener une tour d’assaut.  

Après plus d’un an de travaux et des milliers de tonnes de pierres remuées par une armée d’esclaves juifs, la rampe est achevée et permet l’assaut.  

Les Zélotes résistent vaillamment mais avant d’être submergés, ils optent pour le suicide collectif.   
 
16 avril 1746 : bataille de Culloden (Ecosse).  

Les Highlanders catholiques sont battus par le duc de Cumberland qui, à la fougue désordonnée de l’ennemi, oppose la salve méthodique de ses fusiliers. La cause des Stuart est perdue et la répression féroce. 

 16 avril 1781 : bataille de La Praya (Îles du Cap vert).  

Suffren surprend une flotte anglaise au mouillage devant La Praya et l’attaque malgré la neutralité des iles et la supériorité de l’adversaire. L’issue du combat est jugée indécise par Suffren lui-même. Il réussit tout au plus à retarder l’arrivée des Anglais attendus au Cap de Bonne Espérance. 

 16 avril 1799 : bataille du Mont Thabor (Égypte).  

Les 25 000 Turcs d’Abdallah Pacha franchissent le Jourdain pour secourir Saint Jean d’Acre assiégée par Bonaparte depuis le 20 mars. Le danger de se retrouver dans la position de l’assiégé est réel, aussi Bonaparte envoi Kleber et 3 000 hommes au-devant d’Abdallah Pacha. Kleber souhaite surprendre l’ennemi mais se perd dans la nuit. Repéré au petit matin, il ne lui reste plus qu’à faire face.  

La division Kleber combattant à un contre douze forme le carré et résiste pendant six heures. Napoléon débouche alors du Mont Thabor avec 3 000 hommes sur les arrières turcs. Pris entre deux feux, Abdallah Pacha est vaincu. 

 16 avril 1856 : fin de la guerre de Course (Paris).  

Le traité de Paris met fin à la guerre de Crimée mais en profite pour statuer sur quelques points de droit maritime et notamment la piraterie réglementée (ou guerre de Course). Les États signataires s’interdisent de délivrer des lettres de marque.  

 16 avril 1904 : jonction franco-française houleuse à Timiaouin (actuelle frontière algéro-malienne). 

Les méharistes du chef d’escadrons Laperrine, appartenant aux troupes françaises de l’Algérie et partis de Tamanrasset le 14 mars, rencontrent au puits de Timiaouin les coloniaux du capitaine Thèveniaut (AOF), partis eux de Tombouctou.  

Chacun rebrousse chemin pour ne pas violer les zones de « souverainetés ministérielles respectives » qui se bâtissent de facto. L’Algérie est en effet gérée par le ministère de l’Intérieur, l’AOF, par celui des Colonies.  

La rencontre servira malgré tout à délimiter précisément la frontière entre l’Algérie et l’ancien Soudan. 

  16 Avril 1917 : Berry au Bac, la première attaque de chars.  

Lors de l’offensive Nivelle, la 5e armée du général Mazel comprend deux groupements dits d’Artillerie Spéciale, dont celui du chef d’escadrons Bossut, fort de 82 chars Schneider. Débouchant de la région de Berry-au-Bac, son objectif se situe à hauteur de Neufchâtel sur Aisne, soit une attaque d’une portée de 10 kilomètres.  

Dès son débouché, le groupement se trouve pris sous le feu de l’artillerie allemande. En fin d’action, les chars seuls, l’infanterie n’ayant pas pu suivre, parviennent au-delà de la troisième ligne allemande où ils demeurèrent maîtres du terrain durant quelques heures avant que, pris à nouveau sous le feu de l’artillerie allemande, ils furent dès lors, contraints à se replier.  

Au cours de cette action, le chef d’escadrons Bossut trouva une mort glorieuse et est, de ce fait, le premier chef blindé tué au combat.  

 16 avril 1945 : début de la bataille de Berlin.  

L’armée rouge après avoir marqué une pause devant Berlin, lance un dernier coup de boutoir contre la capitale du Reich. Les combats pour Berlin vont durer jusqu’au 2 mai. Ils débutent de nuit, par la bataille de Seelow qui se caractérise par une grande confusion de la part des soviétiques. Le pilonnage par l’artillerie détruit les axes de communication et crée des décombres que les défenseurs allemands mettent à profit. Même si la progression soviétique est inexorable compte tenu des moyens engagés (1 million d’hommes), les pertes de l’armée rouge sont trois fois supérieures à celles des Allemands. 

 16 avril 1964 : création du Centre spatial guyanais.  

En conseil des ministres, la décision est prise de créer le CSG à Kourou en Guyane. La base spatiale est gérée conjointement par le CNES, Arianespace et l’Agence spatiale européenne.  

Le site est principalement protégé par le 3e régiment étranger d’infanterie. 







''Cercle Des Amis Dynamiques'' |
LA DEVIATION DU NORD MIGENNOIS |
COMITE DE JUMELAGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La Gazette du Lavoir de Fon...
| Santé pour tous GHANA
| associationlescoccinelles