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Critique du livre « La nostalgie de l’honneur », prix littéraire Erwan Bergot de l’armée de Terre

10112017

La nostalgie de l’honneur  de Jean-René Van Der Plaetsen 

Editions Grasset

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Recommandation :  Excellent – Lu par Paul Beuzebosc – chronique à paraître demain 11 novembre sur les sites Culture-Tops (www.culture-tops) et Atlantico.fr

THEME

Sous ce beau titre, au pied de la célèbre jaquette jaune des éditions Grasset, une photo en noir et blanc dit déjà presque tout du livre. De face, un général en tenue, large, carré, immense, portant les insignes des Forces Françaises Libres, décorations pendantes, est penché sur un jeune garçon, de dos, pour l’embrasser. Dans le tendre masque du tribun, dans l’attitude de son petit-fils – le futur auteur du livre – percent le sens de l’engagement, l’adoubement de l’héritier, la transmission d’une mémoire enfouie.

POINTS FORTS

Pour l’honneur, il n’y a pas mieux que les héros. Et quand on a la chance d’en avoir un dans sa famille, autant le remettre à sa place dans leur panthéon, parmi ceux qui ont tissé l’histoire plutôt que ceux qui ont fait fortune dans la légende.

Le général Jean Crépin, polytechnicien, artilleur colonial, compagnon de la Libération, beau et grand soldat méconnu, est de ceux-là.

Aux côtés de De Gaulle, de Leclerc – picard comme lui – il a incarné les vertus de l’honneur : le choix de se battre et de dire non à la défaite, de rallier les FFL (forces françaises libres), d’appuyer de ses feux précis tous les combats de la 2ème DB jusqu’à la victoire.

Puis, toujours aux côtés de Leclerc, il perçoit d’emblée l’impasse militaire en Indochine qui se terminera dans la boue sanglante de Dien Bien Phu.

Après un passage au SGDN et dans le nucléaire militaire, il vit de 1959 à 1961, à la tête de deux corps d’armée dont celui d’Alger puis comme commandant en chef, la tragédie algérienne avant d’être exfiltré par De Gaulle à la tête des Forces françaises en Allemagne. Il y boucle son parcours d’officier, fait de service, d’abnégation et de fidélité, à l’image de cette génération humiliée par la défaite, animée par l’esprit de reconquête, en marge d’une France tourmentée par la division et l’abandon.

POINTS FAIBLES

Ce livre a le défaut de ses qualités: un idéalisme assumé teinté d’une nostalgie non dénuée d’espérance. A l’ombre de l’épopée du gaullisme, le pieux culte familial mène le seul garçon de la lignée à une passion pour cet aïeul, « grognard métaphysique », qui l’a pris en affection, puis à une émouvante complicité entre deux soldats confrontés, chacun à leur tour, un jour à la guerre.

EN DEUX MOTS

Sous le noble patronage de l’honneur, Jean-René Van Der Plaetsen écrit à la place de son grand-père les « mémoires » qu’il lui avait légués en confidences. Faute de force, d’envie ou de tempérament de sortir, au terme de sa longue vie, de sa méditation. Il sait dire, dans le panorama d’une époque, la force des modestes doués dans l’ombre de chefs de génie et l’intelligence puissante que l’artilleur chevronné apporte au succès des combats. On devine l’orgueil blessé du chef éloigné d’Algérie pour être épargné et la tension entre deux générations de guerriers face à une décolonisation mal engagée.

Sans se risquer dans la philosophie à propos d’un mot dont le singulier tombe en désuétude, cette enquête, sorte de biographie sentimentale, raconte une belle histoire, singulière, exemplaire et inachevée.

UN EXTRAIT

- « C’est l’instinct de l’honneur qui fait les héros ». (Jean-René Van Der Plaetsen)

« Le temps presse, nous avons une guerre à mener et à gagner ». ( Général Leclerc).

L’AUTEUR

Né en 1962 en Afrique, Jean-René Van Der Plaetsen est journaliste et directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine. Membre du jury du Prix de Flore, il publie ici son premier livre., qui vient d’obtenir  le Prix Jean Giono et le Prix Erwan Bergot.




ÉDITORIAL de la revue de septembre 2016 : Cérémonies du Triomphe et volontarisme associatif

14092016

Revue 194

Couverture du N° 194 de la Revue – septembre 2016 – à paraître

EDITORIAL DU PRESIDENT

De retour des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan pour les cérémonies du Triomphe, je suis partagé entre deux sentiments :
• Heureux et fier d’avoir pu rencontrer et féliciter les promotions EMIA (les sous-lieutenants de la promotion Lieutenant Nungesser qui vont rejoindre leurs écoles d’application avant de retourner dans la vraie vie du corps de troupe et les officiers-élèves de la nouvelle promotion Colonel Michel Vallette d’Osia), les officiers sous contrat de la promotion capitaine Erwan Bergot (notamment en remettant un sabre aux majors
des OSC Encadrement, des OSC Spécialistes et des OSC Pilotes) ou encore le stage des officiers de recrutement semi-tardif et tardif (OAEA et Officiers Rang).
Un grand bravo à toutes et tous pour le travail accompli, pour avoir eu la volonté de se lancer dans ces cursus et avoir ainsi « l’audace de servir » l’armée et la nation comme officier. N’oublions pas que nos recrutements représentent 70% des officiers de l’armée de Terre qui servent avec notre belle devise chevillée au corps « Le travail pour loi et l’honneur comme guide ».
• Peiné et préoccupé par la tragédie qui s’est déroulée sur la promenade des Anglais à Nice (mon fief familial) et à Munich. Comment faire face à ces actes de terrorisme d’une lâcheté et d’une barbarie qui
posent question sur les ressorts de cette violence bestiale et nous renvoient à nos faiblesses ? Quelles mesures de vigilance adopter pour contrer efficacement ces terroristes dénués de tout respect de la vie ?
Nos forces armées sont-elles bien utilisées sur le terrain ? Malgré le sens aigu de la mission et l’abnégation de nos soldats de tous grades, l’usure très sensible de nos unités dans le cadre de l’opération Sentinelle et ses effets sur nos capacités et nos missions opérationnelles sont-ils réellement perçus par nos responsables politiques ?

Etant d’un optimiste volontariste, je veux garder en tête les images de ces belles et émouvantes cérémonies du Triomphe : l’adoubement des recrutements semi-tardifs et tardifs, les démonstrations sur le
Marchfeld, les chants des promotions de Saint-Cyr et de l’EMIA, le remarquable défilé de la promotion Nungesser, l’engagement, dans la simplicité et le sérieux, de nos OSC.

J’en profite pour saluer et remercier le général Blachon, commandant les écoles de Coëtquidan pour son approche toujours positive des affaires, pour sa disponibilité et la simplicité dans les rapports avec
ses interlocuteurs, mettant ainsi beaucoup de sérénité au sein de ce beau creuset de formation des officiers.

Le dossier de ce numéro porte sur l’implication des armées dans la sécurité civile et présente le Service civique. On oublie qu’au sein de la sécurité civile, qui désigne l’ensemble des moyens mis en oeuvre
par un Etat pour protéger ses citoyens en temps de guerre comme en temps de paix, de nombreux militaires y servent. Le Service civique, redéfini par la loi du 10 mars 2010, est destiné aux 16 à 25 ans. Deux réalités totalement différentes, souvent mal comprises par beaucoup d’entre nous, qu’il est bon de clarifier.

Enfin, le dossier des APNM demeure dans l’actualité avec la parution fin juin du décret modifiant l’organisation de la concertation des militaires (CSFM) et la publication des décrets d’application le
20 juillet 2016. L’avenir nous dira si L’Épaulette a eu raison de soutenir la création de l’APNM APRODEF dès février 2016. Notre unique objectif est que l’armée de terre puisse prendre toute la place qui lui revient au sein du futur CSFM. Le premier défi que nous devons relever ensemble est de gagner la bataille des effectifs. Je me tourne donc vers nos adhérents d’active et sous ESR pour leur demander d’exprimer au siège de L’ÉPAULETTE leur adhésion à APRODEF (cela ne leur coûtera rien puisque le montant de l’adhésion est compris dans la cotisation à L’Épaulette). Cela permettra à APRODEF de remplir les conditions
d’éligibilité pour pouvoir siéger au CSFM, la concrétisation de son nouveau format devant se faire à court terme.

Notre volonté, au travers d’APRODEF, est de pouvoir venir en appui du commandement pour défendre la condition militaire vis-à-vis des décideurs et attirer l’attention des responsables politiques sur
la « surchauffe » actuelle d’emploi de nos forces entre missions intérieures et opérations extérieures. Nous menons déjà une réflexion sur ces thèmes importants, mais nous avons aussi besoin du soutien de nos
adhérents à l’image des démarches adoptées au sein des autres armées.

Partageons ensemble la conviction que les associations telles que L’Épaulette ou APRODEF demain apportent une contribution loyale et désintéressée pour expliciter et défendre auprès des dirigeants et
de la société civile, la place que tient l’ensemble de la communauté militaire au sein de la Nation et sa spécificité.
Bien fidèlement et bonne rentrée.

Général de corps d’armée (2s) Hervé Giaume, président national de L’Épaulette




18ème Prix Erwan Bergot pour « Les grands jours »

1072013

Le mardi 25 juin 2013, le prix Erwan Bergot a été décerné à Pierre Mari pour son livre Les grands jours.

Ce livre relate les débuts de la bataille de Verdun et honore la mémoire du lieutenant-colonel Emile Driant*, 18ème Prix Erwan Bergot pour « Les grands jours » dans ACTUALITE lgjmort au combat à la tête de deux bataillons de chasseurs après une résistance exceptionnelle.

En présence de la petite-fille du lieutenant-colonel, Laure Darcos, et de son arrière-petit-fils, Jérôme Driant, le général d’armée Bertrand Ract Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) et président du jury a célébré une œuvre qui « sublime le dévouement de ces 1 200 héros des 56e et 59e bataillons de chasseurs à pied qui se sacrifieront les 21 et 22 février 1916, pour défendre le bois des Caures contre 10 000 soldats allemands ».
Créé en 1995, le prix Erwan Bergot récompense chaque année une œuvre littéraire grand public célébrant l’engagement contemporain ou la vie des soldats de l’armée de Terre.

Pour cette 18e édition, le jury a également décerné une mention spéciale à l’ouvrage Dans les griffes du Tigre, rédigé par le capitaine Brice Erbland.

* le LCL Driant est le parrain d’une promotion de St Cyr.




Pierre Schœndœrffer

21032012

Pierre Schœndœrffer dans INFOS pierre-schoendoerffer-ici-avec-bruno-cremer-300x218Avec quelques jours de retard cet hommage à Pierre Schoendoerffer issu de textes publiés sur INTRADEF.

Figurent ci-dessous, une biographie sommaire ainsi que des extraits de l’éloge funèbre prononcé par le Premier Ministre lors de la cérémonie aux Invalides.

 

 

Décès de l’écrivain et réalisateur Pierre Schœndœrffer

Le réalisateur et écrivain français Pierre Schœndœrffer est décédé ce matin à Clamart, à l’âge de 83 ans. Proche de l’armée de Terre, il était également membre du jury du prix littéraire de l’armée de Terre – Erwan-Bergot.

Écrivain, scénariste et cinéaste, Pierre Schœndœrffer, a réalisé une œuvre importante, documentaire et de fiction. Thème récurrent de son travail : la guerre d’Indochine, à laquelle il a participé en tant que caméraman pour le service cinématographique de l’armée.

Né en 1928 dans le Puy-de-Dôme, Pierre Schœndœrffer effectue son service militaire au sein du 13e bataillon des chasseurs alpins, période de sa vie qui se retrouve dans L’Honneur d’un capitaine (1982). Intéressé par le cinéma, il entre ensuite aux services cinématographiques de l’armée. Il est envoyé en Indochine en 1951, où il est fait prisonnier, à Diên Biên Phu. Après sa libération, il devient reporter-photographe de guerre, puis se lance dans le cinéma.

En 1963, il tourne La 317e section : un des meilleurs témoignages sur le conflit vietnamien, adaptation de l’un de ses ouvrages, qui lui a valu le prix du meilleur scénario à Cannes. Son documentaire La Section Anderson, tourné 2 ans plus tard sur le même sujet, remporte l’Oscar du meilleur film documentaire, le faisant entrer dans le cercle fermé des réalisateurs français ayant obtenu un Oscar.

Parmi ses œuvres les plus connues : le livre Là-haut (1981), qu’il adaptera en 2004, ou le film l’honneur d’un capitaine (1982). En 1992, il tourne Diên Biên Phu 1954/1992, de la bataille au film, basé sur son expérience au Vietnam.

L’Aile du papillon, roman de 2003, est récompensé par le Prix littéraire de l’armée de terre – Erwan Bergot.

Il était soldat de 1re classe d’honneur du 1er régiment de chasseurs parachutistes (1er RCP), à l’invitation duquel il s’est rendu en Afghanistan en 2007.

Pierre Schœndœrffer a massivement obtenu la reconnaissance de la Nation et du monde artistique : outre ces César, Oscar et palmes académiques, il est décoré des insignes de commandeur de la Légion d’honneur, d’officier de l’Ordre national du mérite et d’officier des Arts et des Lettres. Il avait également reçu de nombreuses décorations militaires : 6 citations pour la Croix de guerre et une palme.

Retrouvez un dossier hommage à Pierre Schœndœrffer sur le site internet de l’ECPAD : http://www.ecpad.fr/tag/thema-schoendoerffer. Lire la suite… »







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