Nouveau nuage ou fausse alerte?

23022012

Dans ce qui suit les textes en italique correspondent à l’information recueillie, les textes droits sont de l’auteur.

Nouveau nuage ou fausse alerte? dans INFOS nuage_noir-300x164A l’occasion d’un échange avec des cadres de l’EMSST il semble qu’on envisagerait de modifier le cursus de certains BT langues rares: après le concours du CID, les « sélectionnés »  ne feraient  plus que les 2 années à l’INALCO et une année en école à l’étranger.  Ils ne feraient plus leur année d’Ecole de guerre, et leur brevet serait automatiquement validé. L’avantage est de raccourcir d’un an leur scolarité, ce qui est bien en soi, mais pourrait s’avérer pénalisant pour ces DT « lourds ».

En effet, certains EMIA choisissent encore de passer ces DT car ils ont la garantie de devenir experts dans un domaine comme les langues ou les RI, et l’espoir de pouvoir servir à l’étranger dans des représentations diplomatiques ou des organismes de coopération. Cette forme de promotion interne, nécessaire dans toute catégorie de recrutement, reste le principal moteur de motivation en seconde partie de carrière.

Sans devoir constituer des domaines réservés, ces voies de spécialisation pointue sont souvent présentées par le commandement comme « la voie royale » des semi-directs non brevetés.

Or avec ce nouveau cursus, les DT ne feraient plus que 2 ans à l’INALCO et ne partiraient plus en stage à l’étranger: stage réservé aux BT. Ils seraient donc titulaires au mieux d’une licence de l’INALCO, mais diplômés de l’EMS1 et sans expérience outre-mer. Cette expérience à l’étranger reste pourtant aujourd’hui un des seuls arguments pour faire reconnaitre l’expertise de ces DT et justifier des emplois privilégiés dans leur spécialité. Quid des arbitrages futurs au moment du choix des affectations?

Cet « élitisme » organisé par touches successives devient gênant…pour les semi-directs, comme pour certains directs qui sont eux-aussi conscients des risques de dérives qui les verraient demain remplacer des semi-directs d’aujourd’hui.

Enfin, je suis convaincu comme ancien commandant du CESAT que pour nos BT, le passage à l’Ecole de guerre reste indispensable car c’est à ce moment qu’ils côtoient leur camarades des autres armées avec lesquels ils seront amenés à travailler plus tard. Ce nouveau cursus formerait un corps d’experts et futurs décideurs (ou verraient-ils leur horizon se restreindre à leur spécialité?) sans culture militaire adaptée aux responsabilités qu’ils pensent légitimement exercer un jour.

Pas terrible!

Beau sujet pour alimenter un forum…au moins susciter quelques commentaires et justifier une question à la DRHAT.







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