Chronique historique : 13 décembre

13122019

13 décembre 1944 : création de l’EMIA. 

Colocalisée sur le camp de Coëtquidan avec l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, l’École militaire interarmes fête ses 74 ans.

Aujourd’hui, l’école du recrutement semi-direct des officiers de l’armée de Terre permet aux sous-officiers et aux militaires du rang de devenir officiers.

Sa devise est « le travail pour loi, l’honneur comme guide ».

Précisions pour le 13 décembre 1944 : création de l’EMIA. Si le sigle EMIA apparait bien à cette date en 1944, avec la création de l’Ecole de Cherchell (Algérie) où se »mélangèrent » des futurs officiers de toutes origines, il ne recouvre pas exactement la réalité de ce qu’est devenu depuis le 13 décembre 1961, l’EMIA à Coetquidan.

La période de transition entre 1947 et 1961 fut celle de l’ESMIA où étaient fondues ensemble selon la vision du général de Lattre de Tassigny, les écoles de l’ESM (celle créée par Napoléon) et de l’EMIA (celle de Cherchell).




Chronique historique : 5 octobre

7102019

5 octobre 1764 : Le capitaine de vaisseau de Bougainville quitte Saint-Malo.

 Il part pour une expédition en Atlantique sud avec la frégate Aigle et la corvette Sphinx.

5 octobre 1795 : Bonaparte se fait un nom (Paris – devant l’église St Roch).

 Barras, commandant en chef de l’armée de l’intérieur, rappelle le général Bonaparte de sa retraite et lui demande de mater la tentative de révolte organisée par les députés royalistes qui refusent le Directoire. Bonaparte fait tirer au canon à mitraille sur les troupes de sans culottes ralliées aux royalistes qui s’apprêtaient à prendre d’assaut le palais des Tuileries et ramène immédiatement l’ordre dans la capitale (300 morts). Il est dès lors surnommé le général vendémiaire (octobre = Vendémiaire). Pour le récompenser, Barras le nomme commandant de l’armée d’Italie où il va confirmer ses talents de tacticien et meneur d’hommes.

5 octobre 1803 : création d’une unité de guides interprètes (Camp de Boulogne).

 En prévision du débarquement de Napoléon en Angleterre,  le colonel Dupont-Derval est chargé de la constitution d’un Corps d’une centaine d’hommes maîtrisant la langue anglaise. Le débarquement annulé, la compagnie participe aux campagnes d’Allemagne, d’Espagne et de Russie avant d’être licenciée en 1814. Les 25 survivants sont alors incorporés au 2e régiment de Dragons. Ils sont les ancêtres du corps des interprètes militaires.

5 octobre 1914 : première victoire aérienne de l’histoire.

 Les Français Frantz et Quénault à bord d’un biplan Voisin abattent un autre biplan allemand Aviatik au-dessus de Jonchery sur Vesle grâce à leur mitrailleuse FM Hotchkiss, pivotant sur un trépied monté au-dessus de la tête du pilote. Le montage est une idée du constructeur Gabriel Voisin, appliquée à tous les avions de l’escadrille V24. Une plaque commémore cette première victoire à Jonchery sur Vesle et un petit musé retrace l’événement à la mairie de Muizon (commune voisine). Quant au premier combat aérien (sans c

5 octobre 1918 : mort du lieutenant Roland Garros (Saint-Morel – Ardennes).

 Autodidacte du pilotage, il obtient le brevet n°147 en juillet 1910. Il est le premier à traverser la Méditerranée en septembre 1913. Affecté au Camp Retranché de Paris, il met au point le premier système de tir à travers l’hélice, par la pose de déflecteurs en acier sur les pales. En avril 1915, il est le premier à abattre un avion seul dans un monoplace et crée le principe du chasseur. Le 18 du même mois, touché par la DCA, il est contraint de se poser à Hulste (Belgique) occupé par les Allemands. Après de multiples tentatives d’évasion, il parvient à s’échapper le 15 février 1918 avec le lieutenant Anselme Marchal. Affecté au SPA 26, son avion explose en vol le 5 octobre après avoir été touché par les tirs d’un chasseur allemand. En 1927, le stade devant accueillir la finale de la Coupe Davis est baptisé en son honneur sous l’impulsion de son ami Emile Lesieur, président du stade français de tennis auquel Roland Garros avait adhéré en 1906.onséquence), il est attribué, pour les Français, au caporal Joseph Thoret, à la date du 10 août 1914.

5 octobre 1969 : un pilote cubain se pose à Miami.

Profitant d’essais en vol, le lieutenant Jimenez déserte Cuba avec son Mig 17 et se pose sur la base d’Homestead, près de Miami, sans avoir été préalablement intercepté par la défense aérienne américaine. L’affaire est d’autant plus gênante qu’Air Force One, l’avion présidentiel US, est en attente sur une des pistes. L’air force restitue le Mig 17 peu de temps après parce qu’elle en possède déjà quelques exemplaires.

5 octobre 1995 : Bob Denard se rend à l’armée française (Comores).

Ayant tenté, le 27 septembre, de renverser le pouvoir en place aux Comores, avec une trentaine d’hommes à lui, le célèbre mercenaire français Bob Denard est encerclé par des unités des forces spéciales dans le cadre de l’opération Azalée déclenchée par la France au titre d’un accord avec les Comores. Se qualifiant lui-même de « corsaire de la République », Bob Denard, né Bourgeaud, a été successivement résistant, marin (engagé), enginiste de chantier, et patron de mercenaires opérant principalement en Afrique. Après une activité de mercenariat de près de 40 ans sur ce continent, il meurt en octobre 2007 en France (Paris) atteint de la maladie d’Alzheimer.

5 octobre
1998 : le groupe aéronaval comprenant le porte-avions Foch reçoit l’ordre de
rallier l’Adriatique et de se tenir prêt à intervenir au Kosovo.

 




Chronique historique : 4 octobre

7102019

4 octobre 1796 : modification du règlement donnant une taille minimum pour servir dans une unité française.

 Le 13 Vendémiaire an V, la définition de l’organisation de la Garde du Directoire instaure une taille limite pour servir dans ses rangs. Ainsi un officier doit mesurer au minimum 5 pieds 4 pouces (1,61m) et la troupe 5 pieds 6 pouces (1,67m). Créée par la Constitution de l’an III, elle comprend un corps de cavalerie et d’infanterie ayant pour mission la sûreté de la Représentation nationale. Sa fusion avec la Garde du corps législatif donnera naissance à la Garde des Consuls en 1799. L’ordonnance du 26 janvier 1701 fixait le minimum à 5 pieds (1,62). Ce minimum ne va pas cesser de baisser… Aujourd’hui, une aptitude médicale a remplacé ce seuil.

4 octobre 1928 : naissance d’Alvin Toffler (New York).

Auteur (avec son épouse Heidi) d’une série d’ouvrages (devenus des best Sellers mondiaux) dont l’objectif est de déterminer l’avenir des rapports de forces.

Ex : Guerre et contre-guerre, le choc du futur, la troisième vague,… Il est mort à 87 ans.

4 octobre 1944 : bataille de Ronchamp (Haute Saone).

Le bataillon d’infanterie de Marine du Pacifique (BIMP) commandé par le capitaine Magendie, enlève le village de Romchamp sur les contreforts Sud des Vosges ouvrant ainsi la route de Belfort et de l’Alsace.

4 octobre 1957 : lancement de Spoutnik 1 (Baïkonour – Kazakhstan).

Le premier satellite artificiel de l’Humanité est mis sur orbite par une fusée soviétique R7 (initialement prévue comme missile balistique). Spoutnik reste en orbite plus de 3 mois et accomplit 1400 orbites. Il ouvre l’ère de la conquête spatiale.

4 octobre 1959 : lancement de Lunik 3 (Baïkonour – Kazakhstan).

La sonde soviétique prend le 7 octobre une série de clichés de la face cachée de la Lune qu’elle envoie vers la Terre par radio le lendemain. C’est la première fois que la Lune est photographiée sous cet angle.

4 octobre 1993 : fin de la bataille de Mogadiscio (Somalie).

L’opération gothic serpent est un échec militaire américain que Ridley Scott et Hollywood (La chute du faucon noir) ont métamorphosé en un film rendant beaucoup plus hommage à l’héroïsme (certes réel) des soldats US qu’à leur capacité à maîtriser la violence au cours de ce combat au cœur de la population.

Dans des conditions similaires, trois mois plus tôt et au même endroit, un sous groupement tactique du colonel de Saqui de Sannes ne déplore que deux blessés. Tout en interdisant de tirer à l’arme lourde et de riposter aveuglément aux tirs qu’essuient ses hommes, le colonel français prend l’ascendant sur les hommes d’Aïdid qui constatent à la fois la précision meurtrière et le sang-froid du détachement.

Le colonel de Saqui de Sannes commandait à ce moment-là le 5e RIAOM de Djibouti. De 1999 à 2001, il commandera la 9e BLBMa.

Sur le sujet lire : Décider en situation d’extrême violence par Michel Goya – n° 3 revue Inflexions (avril-septembre 2006).

4 octobre 2001 : un vol commercial détruit par un missile (Mer Noire).

Un Tupolev 154 de la Siberian Airlines en provenance de Tel Aviv est percuté par un missile S200 ukrainien au-dessus de la mer noire. 78 morts. Au début de l’enquête, la thèse de l’attentat est privilégiée (proximité des attentats du World Trade center) mais des billes d’aciers provenant du S200 sont retrouvées dans le fuselage de l’épave et attestent d’une erreur de tir lors de manœuvres ukrainiennes.

 

 




Chronique historique : 18 juin

18062019

18 juin 1429 : bataille de Patay (près d’Orléans).

Événement majeur de la guerre de cent ans qui voit la victoire du Dauphin et Jeanne d’Arc sur les troupes anglaises de Talbot. Si Orléans a eu un grand retentissement moral, en revanche sur un plan purement tactique et opératif, la campagne de la Loire qui s’achève à Patay est beaucoup plus décisive. Les archers anglais n’ont pas eu le temps de se protéger derrière les épieux taillés qu’ils disposent habituellement autour d’eux pour se protéger d’une attaque. Les reconnaissances françaises repèrent leurs positions suite à une maladresse anglaise et donnent l’alerte : l’avant-garde française (1500 hommes) commandée par les capitaines La Hire, de Loré et de Xaintrailles attaque les archers anglais qui fuient. Ensuite, la cavalerie lourde française charge et parvient pour la première fois depuis la défaite d’Azincourt à obtenir un franc succès.

La victoire de Patay fait suite aux combats victorieux de Jargeau, Meung et Beaugency du 12 au 16 juin, et clôt une campagne éclaire au cours de laquelle Jeanne d’Arc a repris l’initiative (souvent contre l’avis de ses grands subordonnés). Elle ouvre les ponts de la Loire et la route de Reims. Désormais plus rien ne peut arrêter Jeanne d’Arc jusqu’à son but politique : faire sacrer le Roi. Les Anglais qui s’étaient retirés en bon ordre d’Orléans quelque semaines plus tôt et qui avaient gardé toute leur force combattive, sont démoralisés et incapables de l’arrêter. La bataille a donné naissance à l’expression « mettre la Patay ». L’orthographe s’est transformée avec le temps donnant la forme qu’on lui connaît aujourd’hui : « mettre la pâtée ».

 18 juin 1635 : la Martinique devient française (Mer des Caraïbes).

Venant de Saint Christophe, les deux colons français Jean du Plessis d’Ossonville et Lienard de l’Olive prennent possession de l’île au nom du roi de France. Celle-ci, bien que découverte en 1493 par les Espagnols n’est pas encore colonisée et est peuplée par les Caraïbes. Un mois plus tard, d’Esnambuc envoie 100 hommes affermir la prise de possession.

 18 juin 1694 : débarquement anglais repoussé (Camaret – Bretagne).

Louis XIV, informé par son service de renseignement que les Anglais préparent un débarquement en Bretagne pour profiter du départ de la flotte française vers la Méditerranée, dépêche en urgence le lieutenant-général Vauban et le nomme commandant militaire de Brest (de tout le littoral breton en fait) car ce dernier a inspecté quelque temps auparavant l’ensemble de la côte Atlantique et de la Manche et en connait les forces et faiblesses. Il a si bien mis en alerte les habitants côtiers que ceux-ci repoussent facilement et sans pertes importantes le corps expéditionnaire du contre-amiral Osborn. Ce dernier perd 800 des 1200 hommes qu’il tente de débarquer, y compris le général Tollemash commandant l’assaut. La plage de Camaret est rebaptisée Trez Rouz (plage rouge) en raison du sang versé.

Cette victoire française est d’autant plus significative qu’elle est obtenue par seulement deux compagnies franches renforcées dans la nuit par une compagnie des milices provinciales de Guyenne. Il faut aussi souligner l’importance de la tour de Camaret que Vauban avait préalablement fait fortifier et armer pour défendre la plage, envisageant un débarquement possible à cet endroit.

 18 juin 1812 : les États-Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne.

Le président des États-Unis James Madison déclare la guerre à la Grande-Bretagne au nom de la défense du principe de liberté des mers, car la marine anglaise, sous prétexte de combattre l’Empire français, entrave le commerce américain. C’est la première fois que le Congrès américain vote une déclaration de guerre. Les combats auront lieu sur la mer et les Grands Lacs. La paix sera signée en décembre 1814.

 18 juin 1815 : défaite de Waterloo (Belgique).

Napoléon Ier, revenu de son exil sur l’île d’Elbe depuis moins de 100 jours, doit affronter la septième coalition. Il choisit d’attaquer les Anglais (Wellington) avant qu’ils ne se regroupent avec les Prussiens (Blücher) mais se heurte à une forte résistance. Le combat est indécis jusqu’à l’arrivée des Prussiens qui débandent l’armée française. Erreurs (de Ney et Napoléon), retards (Grouchy qui s’entête à Wavre) et trahisons (de Bourmont) alliés à la belle combativité des alliés, expliquent la défaite française. C’est la fin. Quatre jours plus tard, l’empereur abdique.  À noter aussi l’action d’éclat d’un autre général français, Cambronne, lui aussi entouré d’anglais, qui n’a pas fait de discours et s’est contenté d’un seul mot !

18 juin 1855 : échec du premier assaut de Malakof (Crimée).

 18 juin 1917 : décret créant la DGGSM.

La direction générale de la guerre sous-marine placée sous l’autorité du contre-amiral Merveilleux du Vignaux est créée pour faire pièce à la menace allemande.

 18 juin 1940 : appel radiophonique du général de Gaulle (Londres).

« Sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre depuis le 5 juin, le général De Gaulle s’entretient le 16 juin avec Churchill du projet d’union qui fusionnerait les nations et institutions françaises et britanniques dans le but de poursuivre la guerre. Dans l’après-midi, De Gaulle téléphone au Président du Conseil Paul Reynaud pour lui faire part de l’accord de Churchill. Mais ce projet est repoussé par le Conseil des ministres et entraîne la démission de Reynaud. Le Président de la République, Albert Lebrun, charge alors le maréchal Philippe Pétain de former un nouveau gouvernement. Rentrant de Londres dans la soirée, De Gaulle atterrit à Bordeaux et apprend qu’il ne fait plus partie du gouvernement. Surpris d’avoir été écarté de la nouvelle équipe, il s’envole vers Londres le 17 matin, en compagnie d’Edward Louis Spears, envoyé spécial de Churchill. Le 18, il prononce son discours à la BBC. A la demande du Gouvernement britannique, qui veut ménager le nouveau chef du Gouvernement français, le texte initial a été changé, notamment les deux premières phrases d’introduction qui énoncent : « Le Gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables un cessez-le-feu était possible. Il a déclaré que, si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France, la lutte devait continuer… ». COL Pierre Marie-Jeanne.

 18 juin 1940 : évacuation des réserves d’or de la Banque de France (Brest).

Face à l’avance allemande inexorable, les réserves d’or de la banque de France sont transférées par train à Brest (mi- mai 1940), comme en 1870 d’ailleurs. Ces près de 2000 tonnes d’or (dont 170 de la Banque de Belgique) sont finalement chargées à bord de la première division de croiseurs auxiliaires commandée par le contre-amiral Cadart, lorsqu’il devient évident que les Allemands ne peuvent plus être contenus. Une partie de cet or est déjà en route pour Halifax (Canada) depuis quelques jours. L’autre partie ne quitte Brest que quelques heures avant l’arrivée des troupes allemandes et se dirige vers Dakar. Le trésor connait tout au long de la guerre un périple intéressant, excitant les convoitises les plus diverses.

 18 juin 1944 : bataille de Saint-Marcel (Bretagne).

Parachutés le 5 juin, les SAS du 2e RCP/4th SAS Battalion, se sont regroupés dans les landes de Saint-Marcel pour former et diriger les maquis FFI du Morbihan estimés à plus de 3000 résistants. Les 8 et 9 juin, les parachutages massifs d’hommes et de matériels commencent. Durant 10 jours le ballet aérien permet à la place de se fortifier, à raison de 150 à 200 containers parachutés en moyenne par nuit. Le 18 juin, au matin, une patrouille de Feldgendarme donne l’alerte. Le camp bien organisé face aux renforts allemands, résiste toute la journée grâce aux enseignements des SAS mais aussi grâce à un soutien aérien venu d’Angleterre, rare action de ce type au profit d’un maquis durant la Libération. Malgré une résistance ferme, le commandant Bourgoin, chef de corps du 2e RCP, décide l’évacuation du camp. Le Lieutenant Louis Mairet, engagé dès le début de la bataille, est chargé avec sa section de couvrir la retraite des forces, mission qu’il remplit complètement.

Au cours de la bataille, 28 combattants meurent dont 6 parachutistes, 60 sont blessés et 15 sont faits prisonniers. Côté allemand, on estime les pertes à près de 300 hommes. La répression allemande soutenue par les milices locales fait 40 morts civils et détruit le village de Saint-Marcel.

La bataille de Saint-Marcel a d’importantes répercussions psychologiques car elle montre, pour la première fois en zone nord, que la Résistance, armée et encadrée par des professionnels peut tenir les Allemands en échec dans une bataille rangée.

De plus les troupes mobilisées par le commandement allemand en Bretagne sont autant de soldats en moins dans le bocage normand aidant une avancée déjà difficile pour les Alliés.

 18 juin 1953 : décès de l’As des as (Paris).

Le lieutenant-colonel René Fonck, caporal au début de la Première Guerre mondiale, la termine lieutenant et totalise 75 victoires aériennes homologuées (sans compter 52 victoires probables). Il est l’As des as français de la guerre aérienne.

 18 juin 1964 : Tabarly remporte la transat

L’enseigne de vaisseau Eric Tabarly remporte la transat en solitaire Plymouth-Newport à bord de Pen Duick II.

 18 juin 2010 : décès du général Bigeard (Toul).

Marcel Bigeard a débuté dans l’armée comme soldat de 2e classe en 1936 et a terminé son parcours comme général de corps d’armée (1974) puis secrétaire d’État à la Défense (1975-1976. Véritable légende militaire dès son vivant, il est l’une des figures les plus illustres des parachutistes, ayant été de presque tous les combats de son époque (Campagne de France, Résistance, Indochine, Algérie). Ses cendres reposent à Fréjus au Mémorial des guerres en Indochine.

Quand Lartéguy publie en 1960 Les Centurions, c’est un hommage, de son vivant, à Bigeard. La 50ème promo de l’EMIA porte le nom de Bigeard.




Chronique historique : 8 juin

8062019

8 juin : journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine.  Instituée par le décret n° 2005-547 du 26 mai 2005, cette journée d’hommage correspond au jour du transfert à la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette, de la dépouille du Soldat Inconnu d’Indochine, le 8 juin 1980. Un mémorial dédié aux morts pour la France en Indochine est implanté à Fréjus sur une hauteur dominant la ville. Inauguré en 1993 par le président de la République, il abrite près de 24 000 sépultures de militaires et de civils morts en Indochine.

Le site Internet « mémoire des hommes » permet de consulter en ligne la base de données des morts pour la France au cours de la Guerre d’Indochine (1945-1954). Conservée par le Service historique de la Défense, elle a été constituée par la saisie et l’indexation d’un fichier établi par le ministère des Anciens combattants au lendemain de ce conflit.

 8 juin 632 : mort de Mahomet (Médine – actuelle Arabie Saoudite). Le prophète de l’Islam meurt à 63 ans.

8 juin 1865 : combat de Hierba Buena (Mexique)

8 juin 1883 : signature de la Convention de la Marsa (au nord-est de Tunis). La convention complète le Traité du Bardo et permet à la France d’établir son protectorat sur la Tunisie.

8 juin 1912 : naufrage du sous-marin Vendémiaire (Manche). Le sous-marin se fait éperonner accidentellement par le cuirassé Saint Louis au cours d’un exercice naval. La totalité de l’équipage disparaît (24 hommes).

8 juin 1941 : combat franco-français en Syrie. Les raisons de l’intervention alliée en Syrie sont multiples : Pour les Français libres, il s’agit de rallier à de Gaulle l’armée du Levant (Vichy). Pour les Britanniques, le but est d’empêcher la Syrie de tomber aux mains des Allemands mais dans un deuxième temps de supplanter les Français dans une zone stratégique qu’ils n’auraient jamais dû occuper avant-guerre.

Le 8 juin, 5000 Français libres aux ordres du général Catroux et du général Legentilhomme entrent en Syrie avec 30 000 Britanniques. Les troupes du général Dentz (Vichy) résistent vaillamment jusqu’au 11 juillet. Les combats sont très intenses mais leur caractère fratricide (1066 morts pour l’armée du Levant – 650 pour la France Libre) explique qu’aucun fait d’armes n’a été retenu par la mémoire collective.

De Gaulle n’accordera aucune citation ni décoration pour ces combats que certains, puisant aux sources classiques, ont comparé à celui des Curiaces contre les Horaces. Chacun des camps français qui s’oppose a à cœur de montrer à l’autre qu’il n’est pas lâche, sait se battre et accomplit son devoir… d’où l’aspect cornélien de cette affaire.

8 juin 1944 : 48 heures après le débarquement allié sur les côtes normandes. Les deux têtes de pont d’Omaha Beach et de Gold Beach effectuent leur jonction à Port-en-Bessin au Nord de Bayeux, qui est libéré ce même jour par les troupes Britanniques. La jonction entre les troupes débarquées à Utah et à Omaha n’est toujours par réalisée. C’est, dans les heures qui suivent, un des objectifs majeurs pour les forces américaines. L’infanterie du 116e Régiment, appuyée par les chars Sherman, accède à la Pointe du Hoc où les Allemands s’apprêtaient à donner le coup de grâce aux 90 Rangers survivants, dont un grand nombre est blessé. Un bataillon de 225 rangers avait débarqué devant la batterie allemande du Hoc le 6 juin et est resté cloué sur place.

Le même jour le sergent Franck Peregory du 116e RI accomplit un acte de guerre d’une audace incroyable en attaquant victorieusement une tranchée allemande : à lui seul, il obtient la reddition de près de 40 soldats ennemis. Dans l’attaque, il en a tué 3 et a permis aux hommes de son unité de libérer le village de Grandcamp tout en récupérant les redoutables mitrailleuses allemandes.

8 juin 1967 : attaque israélienne de l’USS Liberty. Durant la guerre des Six-Jours, les forces israéliennes attaquent un navire américain de guerre électronique dans les eaux internationales au large de l’Égypte. 34 Américains sont tués. Israël reconnaitra une erreur et présentera ses excuses au gouvernement américain ainsi qu’aux familles des victimes.

8 juin 1972 : bombardement du village de Trang Bang (Vietnam). Le croyant tenu par les Nord-vietnamiens, le village est bombardé par erreur par l’armée sud-vietnamienne avec du napalm. Le photographe Huỳnh Công Út, plus connu sous le nom de Nick Ut (de l’agence Associated press) est présent comme beaucoup de journalistes et prend la photo d’une fillette de 9 ans qui fuit le bombardement. La nudité de Kim Phuc, brûlée par le napalm, fait débat dans la rédaction jusqu’au 12 juin. Pourtant, lorsqu’elle paraît, la photo fait le tour du monde et vaudra à son auteur le prix Pulitzer la même année. Ce cliché, qui suscite alors l’indignation générale, est devenu le symbole de l’horreur de la guerre du Vietnam.Kim Phuc est aujourd’hui mère de famille et est âgée de 56 ans.




Chronique historique : 3 mai

3052019

3 mai 1808 : exécution des prisonniers espagnols sur ordre du maréchal Murat.
Les habitants de Madrid se sont soulevés la veille contre l’occupant français. Murat tente de réprimer la rébellion en procédant à des exécutions sommaires. La révolte s’étend à presque tout le pays à l’appel du clergé, de la noblesse et des libéraux. Plusieurs armées françaises sont anéanties du fait de cette «guerre de l’indépendance» d’un genre inconnu jusqu’alors. On invente l’expression «guérilla» (petite guerre) pour qualifier les attaques surprises des combattants de l’ombre qui ne laissent aucune chance aux groupes de soldats isolés. Les Anglais en profitent pour débarquer en Espagne un corps expéditionnaire sous la conduite du général Arthur Wellesley, futur duc de Wellington (qui vaincra Napoléon à Waterloo). L’événement inspire le peintre espagnol Francisco de Goya pour son plus célèbre tableau : Tres de Mayo. La toile a été commissionnée par le gouvernement provisoire espagnol sur suggestion de Goya. Elle pourrait aujourd’hui passer pour une habile propagande destinée à galvaniser le peuple mais elle n’a été achevée qu’en 1814. Les Espagnols n’ont pas attendu ce que nous appelons aujourd’hui « la puissance de l’image » pour s’insurger. Lire le flagellant de Séville de Paul Morand pour découvrir la guerre d’Espagne vue du côté d’une famille espagnole patriote mais partagée entre gout des idées démocratiques et fidélité à la monarchie. Passionnant et très bien écrit.

3 mai 1809 : prise d’Ebelsberg (Autriche).
Le fort qui commande la confluence Danube –Traun est pris par les troupes de Masséna qui obligent l’archiduc d’Autriche à se replier vers Vienne.

3 mai 1854 : le capitaine Faidherbe est nommé gouverneur du Sénégal

3 mai 1925 : mort de Clément Ader (Toulouse).
Inventeur français qui fait décoller pour la première fois un plus lourd que l’air le 9 octobre 1890.

3 mai 1958 : fin de la bataille de Souk Ahras (Djebel el Mouadjène – Algérie).
Du 28 avril au 3 mai, plus de 30 compagnies ou escadrons sont engagés simultanément dans une vaste opération de bouclage à proximité du barrage électrifié (ligne Morice) édifié le long de la frontière tunisienne. Les Français engagent le 9 RCP, 60 RI, 152 RIM, 153 RIM, 8 RA, 14 RCP, 26 RIM, 3 REI, 3 GCNA, 1 REP, 2 REP, 18 RCP, 18 hélicoptères, 150 véhicules au sol et des avions d’appui au sol contre 1300 combattants du FLN dont le 4e faïlek, son bataillon de choc qui tente de franchir la ligne Morice. Au terme de la bataille, le FLN perd 620 hommes (le 4eme failek est détruit) alors que côté français les pertes s’élèvent à 47 morts (33 du 9 RCP dont le capitaine Beaumont, commandant la 3e cie), 68 blessés (dont 40 du 9 RCP). 3 prisonniers français capturés dans la région de Souk Ahras plusieurs mois auparavant sont exécutés en Tunisie en représailles. Une promotion de l’ESM Saint-Cyr a pris pour parrain le capitaine Beaumont (2005-2008). La 44e promotion de l’EMIA a pris pour parrain le col Gueguen (2004-2006).
Lire Volontaire du colonel Émile René Gueguen, qui commandait la 2e compagnie du 9 RCP et qui récupèrera le corps de Beaumont sur le terrain.




Chronique historique : 14 décembre

17122018

Précisions pour le 13 décembre 1944 : création de l’EMIA.  Si le sigle EMIA apparait bien à cette date en 1944, avec la création de l’Ecole de Cherchell (Algérie) où se « mélangèrent  » des futurs officiers de toutes origines, il ne recouvre pas exactement la réalité de ce qu’est devenu depuis le 13 décembre  1961, l’EMIA à Coetquidan.

La période de transition entre 1947 et 1961 fut celle de l’ESMIA où étaient fondues ensemble selon la vision du général de Lattre de Tassigny, les écoles de l’ESM (celle créée par Napoléon) et de l’EMIA (celle de Cherchell).

Merci aux nombreux lecteurs… pas forcément tous Dolos.

14 décembre 1870 : combats sur le Loir. Les combats pour rompre le siège de Paris se multiplient dans la région d’Orléans depuis octobre, les victoires (Coulmiers le 9 novembre) alternant avec les défaites (Beaune-la-Rolande le 28 novembre). Le 5 décembre Gambetta a réorganisé les armées et confié 3 corps d’armée au général Chanzy sous l’appellation de 2ème armée de la Loire. Composée en majorité de mobiles et volontaires, elle parvient à arrêter les troupes du grand-duc de Mecklembourg. Le prince prussien Frédéric-Charles et le général von Moltke, qui croyaient l’armée de la Loire anéantie, sont obligés d’envoyer deux corps supplémentaires en renfort de l’armée du grand-duc pour reprendre l’offensive. Mais la ténacité de Chanzy et la motivation de ses troupes vont surprendre les prussiens qui avoueront plus tard leur admiration. Les 14 et 15 décembre, dans des conditions climatiques éprouvantes avec le froid et la neige, Chanzy parvient à arrêter de nouveau la progression prussienne sur le Loir, entre Morée et Fréteval, avant d’être débordé par le nombre dans le secteur de Vendôme. Le 15 au soir, il ordonne la retraite et se dégage avant que l’ennemi s’en aperçoive, dirigeant ses trois corps par les routes du Mans vers l’Huisne et la Sarthe. Pour lire une synthèse de la guerre franco-prussienne, voir le site Chemins de mémoire

14 décembre 1911 : le pôle Sud est atteint (Antarctique). L’explorateur Roald Amundsen plante le drapeau norvégien au pôle Sud, dans le plus grand secret. Il retrouve le camp de base le 25 janvier 1912, après 2824 km parcourus en 94 jours. Son concurrent britannique Robert Scott meurt en mars 1912 en tentant de rééditer l’exploit.  Voir à ce sujet le site Hérodote.  

14 décembre 1942 : le Casabianca débarque des agents de renseignement (Corse). Parti d’Alger, le sous-marin français Casabianca du commandant L’Herminier débarque près de Cargèse, dans la nuit du 14 au 15 décembre, cinq agents dont le but est de structurer la résistance Corse. Sans radar, ni renseignement précis sur l’occupation de la côte par l’ennemi, le Casabianca, rescapé du sabordage de la flotte de Toulon, dépose trois Corses, un belge (ex légionnaire) et un agent de l’OSS américain sur la plage de Chioni. Première mission du genre pour ce sous-marin, elle inaugure l’opération baptisée « Pearl Harbour » qui mènera à la libération de la Corse (septembre 1943) en armant le maquis. 

14 décembre 1942 : Simone Weil travaille pour la France Libre (Londres). Maurice Schumann apprenant qu’elle souhaite s’engager auprès du général de Gaulle lui obtient un poste auprès d’André Philip, à la direction de l’Intérieur et du Travail. Chargée d’examiner les propositions de réforme établies par les comités d’étude de la Résistance et de faire des contre-propositions, elle commence aussitôt la rédaction d’un texte (L’enracinement) devant permettre de « refaire une âme au pays » et  appelé à devenir célèbre grâce à Gustave Thibon (qui le préserve) et Michel Camus (qui le publie). Elle envisageait de le titrer Préludes à une déclaration des devoirs de l’être humain, signifiant que nous n’avons de droits que dans la mesure où nous nous imposons préalablement des devoirs envers les autres. Elle meurt d’épuisement le 24 août 1943 à 34 ans. 

14 décembre 1995 : signature des accords de Dayton (Paris). Commencée en 1992, la guerre d’ex-Yougoslavie prend fin. La Bosnie-Herzégovine est divisée entre la nouvelle Fédération de Bosnie et Herzégovine et la République serbe de Bosnie. L’IFOR se déploie sur le terrain. 

14 décembre 2003 :  annonce de la capture de Saddam Hussein (Al Daour – Irak). Arrêté la veille au soir par une unité de la 4e division d’infanterie américaine au cours de l’opération Aube rouge, l’ex chef de l’État irakien est identifié formellement le lendemain. Il est exécuté le 30 décembre 2006 après avoir été condamné à mort en juillet 2004. 




Chronique historique : 13 décembre

17122018

13 décembre 1738 : combat de Borgo (Corse).

Indifférentes au sort de la Corse durant les premières années de rébellion, les grandes puissances européennes s’intéressent de plus en plus à l’île génoise  qui pourrait devenir une base navale stratégique. La France, qui a signé en 1737 la convention de Versailles avec Gênes, respecte ses engagements en intervenant en Corse suite à une demande génoise. Cependant, elle est défaite par les insurgés à Borgo. La pacification ne sera réalisée qu’en juillet 1740. 

 13 décembre 1882 : naissance de l’anthropométrie judiciaire (Paris).  

Alphonse Bertillon présente pour la première fois à la préfecture de police de Paris, la fiche signalétique et inaugure ainsi les débuts de la police scientifique. 

 13 décembre 1916 : avalanche dans le Tyrol.

Un cantonnement autrichien situé sous le pic Gran Poz dans le mont Marmolada est enseveli sous une avalanche. 300 soldats autrichiens meurent sous la neige. En quelques jours durant ce mois de décembre, le front italo-autrichien aurait perdu près de 10 000 soldats (autrichiens et italiens) du seul fait des avalanches.  

 13 décembre 1937 : massacre de Nankin (Chine).

Les Japonais envahissent la ville de Nankin et commettent l’un des plus grands massacres de la Seconde Guerre mondiale. 

 13 décembre 1944 : création de l’EMIA.  

Co-localisée sur le camp de Coëtquidan avec l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, l’École militaire interarmes fête ses 74 ans. 

Aujourd’hui, l’école du recrutement semi-direct des officiers de l’armée de Terre permet aux sous-officiers et aux militaires du rang de devenir officiers. 

Sa devise est « le travail pour loi, l’honneur comme guide ». 

 13 décembre 1974 : mort d’Henry de Monfreid (Ingrande – Indre).

Le baroudeur de la Corne de l’Afrique meurt paisiblement, en France, à 95 ans. Sa vie n’a pourtant été qu’une succession d’aventures certes plus ou moins légales, mais toujours habilement racontées dans ses nombreux livres. Lire Les secrets de la mer Rouge

L’écrivain Joseph Kessel, fasciné par Monfreid, en a fait le héros de son roman Fortune carrée, Hergé s’en est lui aussi inspiré dans Les cigares du pharaon

 13 décembre 1939 : bataille du Rio de la Plata (Uruguay).

Le cuirassé de poche allemand Graf Spee sème la terreur dans l’Atlantique Sud parmi les navires marchands britanniques et décide Churchill à lancer à ses trousses trois croiseurs pour le couler et ainsi maintenir la route commerciale vitale pour la Grande-Bretagne. Le Graf Spee est repéré au large de l’Uruguay et le premier grand combat naval de la Seconde Guerre Mondiale s’engage le 13 décembre, alors qu’en Europe la « drôle de guerre » se poursuit. Rapide et bien armé, il met hors de combat le HMS Exeter et cause de graves dommages au HMS Ajax. Il est cependant lui-même endommagé et doit  trouver refuge dans le port de Montevideo. Obligé de quitter l’Uruguay, pays neutre, le Graf Spee n’est plus opérationnel malgré quelques réparations. Son commandant craignant d’être vaincu par la marine anglaise qu’il pense, à tort, rassemblée à l’embouchure du Rio de la Plata, préfère saborder le navire le 17 décembre. Il se suicidera trois jours plus tard.







''Cercle Des Amis Dynamiques'' |
LA DEVIATION DU NORD MIGENNOIS |
COMITE DE JUMELAGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La Gazette du Lavoir de Fon...
| Santé pour tous GHANA
| associationlescoccinelles