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Chronique historique : 28 septembre

30092019

28 septembre 1066 : débarquement de Guillaume le Conquérant en Angleterre.

Le Normand Guillaume, descendant de Viking, envahit le Sussex du roi Harod au moment où ce dernier est occupé à repousser un débarquement du norvégien Harad dans le Nord du pays. Guillaume débarque donc sans être inquiété et prépare l’inévitable bataille. La célèbre bataille d’Hastings a lieu 3 semaines plus tard : Les Normands sont reposés, ont choisi le lieu du combat (Hastings) et de plus disposent d’un fort qu’ils ont construit rapidement. L’armée saxonne, elle,  arrive épuisée après la traversée du pays. Elle ne parvient pas à rejeter à la mer l’envahisseur. L’ère des Anglo-normands commence.

28 septembre 1106 : bataille de Tinchebray (Normandie).

Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et fils cadet de Guillaume le Conquérant décide de mettre un terme à la rébellion de son frère ainé Robert de Courteheuse, le duc de Normandie et débarque sur le continent. La bataille ne dure qu’une heure comme très souvent à l’époque. Les belligérants sont imbriqués dans une mêlée où il est difficile de coordonner une action collective. Aussi le combat est-il indécis jusqu’à ce que Elie de la Flèche, que le roi d’Angleterre a placé en réserve et à couvert, lance une attaque sur les arrières du duc de Normandie. La Normandie est rattachée à l’Angleterre et connait alors une période de paix et prospérité.

28 septembre 1781 : début du siège de Yorktown (Côte Est des futurs États-Unis).

Français et Américains insurgés bombardent la ville tenue par les Britanniques. Elle tombe le 19 octobre.

28 septembre 1794 :  création de la future école Polytechnique (Palais Bourbon).

L’école centrale des travaux publics est créée par le Comité de salut public alors que la France risque une invasion des monarchies coalisées. Un collectif de savants (dont Monge) en battit les premières structures pour fournir à la Nation les cadres scientifiques nécessaires à la Défense nationale. Elle devient École Polytechnique en 1795. Napoléon lui donne le statut d’école militaire en 1804 pour former les officiers d’artillerie puis du génie.

28 septembre 1840 : naissance officielle des bataillons de chasseurs à pied.

Sur l’impulsion du Duc d’Orléans et à la suite de la création d’une compagnie de chasseurs d’essai en 1837, puis d’un bataillon provisoire de chasseurs à pied en 1838 et enfin d’un bataillon de tirailleurs en 1839, une ordonnance royale prescrit la création de 10 bataillons de chasseurs à pied. Ces unités sont mises sur pied au camp d’Helfaut dans la région de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Depuis cette date et sans discontinuité, Le bouton des unités de chasseurs est timbré du cor.

28 septembre 1918 : Tandey épargne Hitler (Marcoing – France).

Lors de la prise du village de Marcoing par son régiment, le soldat britannique Henry Tandey aperçoit un caporal allemand, blessé, qui tente de s’enfuir. Il décide de l’épargner, le caporal  allemand le remerciant d’un hochement de tête. Quelques années plus tard, lors d’une entrevue entre Chamberlain et Hitler, ce dernier aurait expliqué qu’il devait la vie à Tandey qu’il aurait reconnu sur une photo.

28 septembre 1956 : premiers kilowatts nucléaires français (Marcoule).

Pour la première fois en Europe occidentale, l’électricité provient du nucléaire. Un communiqué conjoint d’EDF et du CEA l’annonce.

28 septembre 1958 : approbation de la Ve République.

Approuvez-vous la Constitution qui vous est proposée par le Gouvernement de la République ? Question posée aux Français afin de ratifier le projet de Constitution. Le texte de cette dernière résulte du travail conjoint du Comité Consultatif Constitutionnel, du Parlement ainsi que du Président du Conseil, Charles de Gaulle. L’approbation avec plus des 4/5 des voix (82.6%) permet de promulguer la nouvelle Constitution, le 4 octobre 1958.

28 septembre 1970 : mort de Gamal Abdel Nasser (Le Caire – Égypte).

Président égyptien. Il nationalise le canal de Suez en 1956 ce qui provoque l’intervention armée de la France, du Royaume Uni et d’Israël. Fondateur du mouvement des non-alignés avec Tito et le président indien Nehru. Il s’implique fortement dans la création de l’Organisation de l’Unité Africaine.

 

 

 

 




Chronique historique : 6 juin

6062019

6 juin 48 (avant Jésus Christ) : bataille de Pharsale (Grèce actuelle). Bien qu’en infériorité numérique (22 000 hommes) César vient battre en Grèce l’armée de son adversaire Pompée (45 000 hommes) qui vient de s’y replier. Il remporte ainsi la bataille décisive dans la guerre civile qui ravage la République romaine et va lui permettre de prendre l’ascendant sur le Sénat. A Pharsale, César a prévu que son aile droite serait son point faible car elle regroupe des troupes insuffisamment homogènes. Il sait que Pompée tentera de le battre en poussant son effort à cet endroit et c’est justement pour ça qu’il positionne discrètement 2 000 soldats d’élite en deuxième échelon. Une fois l’aile droite enfoncée, le deuxième échelon se découvre et brise net l’assaut de Pompée qui pensait la victoire acquise. Les troupes de réserve de César font le reste.

 6 juin 1910 : première course d’avions. Robert Martinet remporte la première course d’aéroplanes organisée dans le pays entre Angers et Saumur, en 31 minutes et 35 secondes sur Farman. « Engagé comme réserviste auprès de l’armée depuis 1911, il participe régulièrement à des manoeuvres dans les airs. Lieutenant-aviateur pendant la 1ère guerre mondiale, sa brillante conduite au front lui vaut la croix de guerre. Nommé Capitaine, il commande le parc aéronautique de l’armée Serbe. Attaché à l’armée serbe depuis mars 1915, comme pilote d’escadrille puis comme adjoint technique au commandement de l’aéronautique. Malgrè les épreuves du climat glacial, il exécute de nombreuses reconnaissances à longue portée. Il trouve la mort au cours d’un essai d’appareil près de Mikra en Grèce, le 9 avril 1917″.

 6 juin 1915 : première victoire contre un Zeppelin. Le Zeppelin Lz-37 (LZ37 pour l’armée impériale allemande), un type « m2 », est le premier dirigeable à être détruit en combat aérien par un chasseur basé à Dunkerque et piloté par le Flt Sub-Lt Reginald Warneford, du Royal Naval Air Service (RNAS).

 6 juin 1917 : construction du premier avion torpilleur. Le premier avion au monde à être conçu comme bombardier-torpilleur, le Sopwith « Cuckoo », est construit par le Royal Naval Air Service.

6 juin 1940 : Le Jules Verne part bombarder Berlin. Un quadrimoteur Farman initialement destiné à Air France est militarisé au début de la guerre pour compenser dans l’urgence le manque de bombardiers français. Commandé par le capitaine de corvette Dailliere (aéronautique navale), il effectue avec succès plusieurs bombardements sur Aix la Chapelle, Saint Omer et Anvers avant le raid sur Berlin. Pour ce bombardement, il décolle de sa base de Le Poulmic, le 6 juin, afin de gagner Mérignac qui possède une piste très longue, capable de faire décoller des avions très lourds.

Il décolle le lendemain avec une surcharge d’une tonne et lâche 8 bombes explosives de 250 kg et 80 bombes incendiaires de 10 kg (larguées à la main !) sur une usine de Berlin. Il rentre sans problème et se pose à Chartres. C’est la première fois de la guerre que Berlin est bombardé.

 6 juin 1940 : mort du commandant Maurice Arnoux (Angivillers). As français de la chasse durant la Première guerre mondiale, Arnoux est abattu alors qu’il est en combat aérien dans l’Oise avec son Morane 406 contre 7 Messerschmitt Bf 109.

 6 juin 1942 : l’américaine Adeline Gray réalise le premier saut en parachute en nylon. À 24 ans, Adeline possède déjà 32 sauts à son actif, effectués depuis l’âge de 19 ans. C’est la seule Américaine à détenir son brevet de parachutiste, dans le Connecticut.
Elle travaille pour un fabricant de parachutes, Pioneer Parachute Company of Manchester. Avant qu’elle ne se lance, le parachute en nylon est d’abord testé avec des mannequins en bois. Elle effectue le grand saut sous le regard de militaires.

 6 juin 1944 : opération OVERLORD (plages de Normandie). La plus grande opération de débarquement jamais menée à bien mobilise près de 250 000 hommes. Parmi eux et commandés par le capitaine de corvette Philippe Kieffer, tout récemment promu, 177 Bérets verts français du 1er bataillon de fusiliers marins commandos, intégrés au Commando n°4 de la 1st Special Service Brigade, débarquent à Sword Beach dans le cadre de l’opération OVERLORD et prennent pied à Ouistreham.

Il faut ajouter la contribution d’un certain nombre de navires français : 2 croiseurs, 1 destroyer, 4 frégates, 4 corvettes et 14 vedettes et dragueurs de mines sans oublier les 4 sticks SAS du 4°SAS / 2°RCP de la Brigade SAS (pratiquement 40 hommes) qui ont été largués la veille pour moitié dans le Morbihan (Opération Dingson), et pour l’autre moitié dans les Côtes du Nord (Opération Samwest). Ils ont contribué avec l’ensemble du 4°SAS / 2°RCP entièrement constitué de français, à empêcher les 150 000 Allemands présents en Bretagne de rejoindre la Normandie. Le caporal Bouetard, du Stick Marienne, a été tué vers 00h30 heure anglaise à Plumelec dans le Morbihan, ce qui en fait le premier français mort dans l’opération Overlord.

 6 juin 1949 : publication de 1984 de George Orwell. George Orwell a mené en Birmanie une guerre contre-insurrectionnelle, en tant que sergent de l’Empire britannique et en a été échaudé.

Revenu à la vie civile, il tente de se rapprocher du parti communiste britannique dans les années 1930 mais n’est pas jugé suffisamment fiable. Il s’engage aux côtés des Républicains lors de la guerre d’Espagne et découvre le double jeu cruel que mènent les services secrets soviétiques contre toutes les mouvances révolutionnaires non-inféodées à Moscou. Blessé et recherché, il regagne le Royaume-Uni. Choqué par les méthodes totalitaires soviétiques qu’il a découvertes en Espagne, il entame une réflexion qui le conduit à publier des ouvrages devenus aujourd’hui des classiques de la critique du totalitarisme : la ferme des animaux, 1984. Il invente également le concept du « Big brother ».

 6 juin 1971 : le Surcouf est coupé en deux (au large de Carthagène). L’escorteur d’escadre Surcouf est abordé par un pétrolier soviétique (général Boucharov) qui le coupe en deux alors qu’il croise aux abords du détroit de Gibraltar. 9 morts et 1 blessé.

 6 juin 1977 : création de l’armée nationale djiboutienne (AND). « Le Territoire français des Afars et des Issas (TFAI), territoire d’outre-mer qui accédera à l’indépendance le 27 juin 1977 dispose donc de son armée dès le premier jour d’indépendance. Elle se compose du 1er régiment d’infanterie, mis sur pied grâce aux recrues djiboutiennes servant dans les forces françaises à Djibouti et en métropole mais aussi de jeunes djiboutiens recrutés et formés pour l’occasion. S’y ajoutent le groupement nomade autonome et le transfert de la gendarmerie nationale à l’autorité locale. Une partie des rebelles indépendantistes du front de libération de la Côte somalie (FLCS) est également formée pour intégrer les forces armées djiboutiennes. Dès septembre 1976, une trentaine de sous-officiers originaires du territoire et servant dans les régiments de Djibouti ont été envoyés à Fréjus pour suivre une formation d’officier. Il formeront le haut commandement de la future armée djiboutienne. Le général de corps d’armée Zacharia Cheikh Ibrahim, actuel CEMGA de Djibouti, ayant servi 17 ans au 5e RIAOM en faisait partie ».

 6 juin 1982 : début de l’opération Paix en Galilée (Liban). Tsahal envahit le Liban pour en chasser l’OLP.




Chronique historique : 15 avril

16042019

Info :

Suite à des difficultés techniques, la migration de la Chronique vers une adresse Internet civile est reportée de quelques jours.

 15 avril 1450 : bataille de Formigny (Normandie).  

Alors que les garnisons anglaises de Normandie fatiguent et sont sur le déclin, 3 000 Anglais commandés par le capitaine Thomas Kyriel débarquent à Cherbourg et reprennent quelques places fortes. L 

‘armée anglaise progresse vers Bayeux et se renforce chaque jour. Charles VII, le roi de France, dépêche Jean de Clermont (un Bourbon) et 3 000 hommes. Clermont retient tant bien que mal ses troupes qui veulent en découdre au plus vite et fait prévenir en urgence son allié breton, Arthur de Richemont. Craignant les archers gallois, il donne des ordres pour que seule son artillerie s’avance et se mette à portée de tir.  

Les couleuvrines françaises causent des pertes aux Anglais qui décident de les capturer. Sans les Bretons, Clermont se résigne à attaquer pour reprendre sa précieuse artillerie et se retrouve totalement engagé après 3 heures de combat.  

Kyriel, quant à lui, a conservé une troupe en réserve et possède donc un avantage qu’il s’apprête à utiliser pour faire basculer le combat. Les 1 500 cavaliers bretons débouchent alors opportunément sur le flanc gauche des anglais qu’ils mettent en fuite. Beaucoup d’archers gallois périssent tant leur habileté meurtrière les fait haïr par les Français et les Bretons.  

La victoire de Formigny est une des dernières batailles de la guerre de Cent ans et met un terme à la présence anglaise en Normandie. 

 15 avril 1689 : ordonnance royale pour les Armées navales et Arsenaux de Marine.  

C’est l’ordonnance qui définit l’organisation de la Marine jusqu’en 1776. Elle est le fruit d’une préparation de près de cinq années sous la houlette de Colbert et implique des marins illustres comme Tourville, d’Estrées. Elle partage les officiers de Marine en deux catégories : la plume et l’épée. La plume regroupe tous ceux qui construisent, approvisionnent la Marine. L’épée rassemble tous ceux qui utilisent ce que la plume a préparé. 

 15 avril 1847 : bataille navale de Tourane (actuel Vietnam – Danang).  

Pour faire libérer l’évêque français Dominique Lefebvre, deux navires de guerre commandés par le capitaine de vaisseau de Lapierre (frégate La gloire) et le capitaine de frégate de Genuilly (corvette La victorieuse) sont envoyés parlementer avec la cour de l’empereur d’Annam Thieu Tri. La tension monte du fait de l’incompréhension : les Français sont perçus comme insolents, les Vietnamiens sont taxés de duplicité.  

Les 5 navires de l’empereur Thieu Tri sont envoyés par le fond à la suite d’une canonnade dont l’origine est encore discutée aujourd’hui.  

15 avril 1900 : naissance de Pierre Nord (au Cateau-Cambrésis). 

« André Brouillard (1900-1981) alias Pierre Nord est auteur de romans, d’ouvrages historiques et d’essais sur le renseignement.  Il est arrêté et emprisonné pour faits de résistance en 1916 – à seize ans ! – à Saint Quentin occupé par les allemands. Saint-Cyrien (1920-1922), il participe à la guerre du Rif comme officier de cavalerie, puis s’oriente vers le renseignement, après l’école supérieure de guerre et une scolarité à l’école libre des sciences politiques. Durant la deuxième guerre mondiale, il est membre des réseaux Travaux Ruraux et Éleuthère.  

Ayant commencé à écrire avant-guerre sous le pseudonyme de Pierre Nord, il se consacre pleinement à l’écriture à la Libération, devenant un écrivain prolifique, dont certains de ses ouvrages seront adaptés au cinéma. Ses livres, y compris ses romans, regorgent d’anecdotes sur les services de renseignement de cette période et sur la vie militaire » CLC Renaud G. 

 15 avril 1912 : naufrage du Titanic (Atlantique Nord).  

Le Titanic sombre durant sa première traversée, 1 500 personnes meurent dans le naufrage de ce paquebot réputé insubmersible.  

La catastrophe suscite une émotion mondiale et entraîne la prise rapide de mesures améliorant le sauvetage en mer (veille radio permanente à bord, imposition du SOS comme signal de détresse, embarcations de sauvetage plus nombreuses, création de la Patrouille internationale des glaces…) et l’adoption en 1914 de la première convention internationale SOLAS (Safety of life at sea) sur la sécurité des navires marchands. La sécurité et la sûreté du trafic maritime sont aujourd’hui encadrées par la SOLAS de 1974. CESM 

 15 avril 1915 : présentation du casque Adrian.  

Le sous-intendant Adrian présente au Grand Quartier Général son modèle de casque, rapidement adopté et qui devient le premier symbole des Poilus de la Grande Guerre. 

LCL Remy Porte - Chronologie commentée de la Première guerre mondiale

 15 avril 1939 : mort accidentelle à 44 ans du chasseur Albert Roche (Sorgues – Vaucluse).  

Les faits d’armes de cet intrépide chasseur du 27e BCA surnommé le « premier soldat de France » sont nombreux et souvent épiques. 

Pendant l’hiver 1915, sur le front de l’Aisne, il se porte volontaire pour aller détruire un nid de mitrailleuses ennemi. Rampant jusqu’à la cible, il fait tomber une poignée de grenades dans le tuyau d’évacuation du poêle autour duquel se pressent les Allemands transis. Il y a plusieurs morts. Les survivants, hébétés, se rendent, croyant être attaqués pas un bataillon entier. Albert revient à sa base avec 8 prisonniers. Au cours du conflit, il est blessé neuf fois, et compte un total de 1 180 prisonniers à lui tout seul ! À la fin de la guerre, à 23 ans, il est toujours deuxième classe, mais titulaire de douze citations dont quatre à l’ordre de l’Armée. Il sera fait ensuite officier de la Légion d’honneur.  

Le 27 novembre 1918, au balcon de l’hôtel de ville de Strasbourg, devant une immense foule en liesse, il est présenté par le généralissime Foch en ces termes : « Alsaciens, voici votre libérateur Albert Roche ! C’est le premier soldat de France !! ». LCL Pierre C. 

https://www.youtube.com/watch?v=ZO9mjKckXS4HYPERLINK »https://www.youtube.com/watch?v=ZO9mjKckXS4&vl=fr»&HYPERLINK »https://www.youtube.com/watch?v=ZO9mjKckXS4&vl=fr»vl=fr 

 15 avril 1965 : premier vol du Puma.  

Le prototype de l’hélicoptère Puma SA330 vole pour la première fois. La firme Eurocopter a poursuivi le développement de cet appareil avec le Super Puma et le Cougar. Les 3 types sont toujours en service et dans de nombreux pays. Le Puma a 40 ans.  

 15 avril 1986 : bombardement américain de Tripoli et Benghazi (Libye).  

En représailles au plasticage d’une discothèque accueillant des soldats américains à Berlin Ouest (5 avril), le président Reagan décide l’opération El Dorado Canyon. L’interdiction de survol des territoires français et espagnols complique la mission de l’amiral Kelso, commandant la VIème flotte et patron d’El Dorado Canyon.  

La coordination des 119 appareils (F-111, F-14, Corsair A7E, F-18, …) convergeant en deux raids simultanés est cependant un succès. Seul un F-111 s’écrase.  

 15 avril 1997 : début de l’opération Alba (Albanie).  

Le pays risquant de sombrer dans des débordements populaires à la suite d’un effondrement économique (dû à des faillites en cascades des sociétés d’épargne), l’ONU (appuyée par l’OSCE) décide l’intervention (28 mars 1997) d’une force multinationale de protection de 7 200 hommes sous commandement italien. Les forces de l’ordre et l’armée albanaises ont abandonné généralement leur poste et leur armement devant l’ampleur du mécontentement qui coûte la vie à 1 800 Albanais avant l’intervention du contingent international. 950 français participent à l’opération qui dure jusqu’en août 1997 




Chronique historique : 15 mars

15032019

15 mars – 60 : bataille de Magetobriga (Alsace).

Les riches terres de l’Alsace actuelle attirent les Germains qui passent le Rhin en – 72. Les tribus gauloises finissent par s’unir pour tenter de repousser les envahisseurs, mais sont vaincues et doivent se replier vers « l’intérieur ». César, nommé consul des Gaules en – 59, est appelé à l’aide par les Éduens. Après avoir tenté de négocier avec Arioviste, le chef des germains, César prend conscience du danger que représentent ces peuplades non seulement pour les Gaules mais aussi pour Rome et décide de régler le problème : la bataille de Ochsenfeld (- 58) boute les Germain sur la rive Est du Rhin.

15 mars – 44 : assassinat de Jules César (Rome).

Au pouvoir depuis cinq ans, César, en modernisant Rome, accroit son pouvoir et inquiète les sénateurs. Une soixantaine d’entre eux fomentent un complot et le tuent en réunion.

15 mars 1311 : bataille de Copais (Grèce).

À la suite d’un désaccord entre anciens alliés, la chevalerie franque du duché d’Athènes est sévèrement battue par la compagnie catalane, petite armée de mercenaires espagnols qui avait initialement vendu ses services à l’empire byzantin pour lutter contre les Turcs.

15 mars 1891 : première publication du Rôle social de l’officier

Lorsque l’article paraît dans La Revue des deux mondes, le retentissement est grand. Écrit sans signature pour ne pas mettre à mal le devoir de réserve, le texte est concis et clair, le style incisif. En cette fin de siècle, la description faite des travers de l’armée est sévère mais juste et se veut constructive. Elle n’est pas une lubie subite puisqu’elle s’appuie sur une observation du corps de troupe pendant près de vingt ans. Vite découvert, Lyautey est autant félicité que critiqué mais n’est pas inquiété outre mesure par sa hiérarchie. Les principes développés par Lyautey étaient déjà en partie connus et vont finir progressivement par être appliqués.

15 mars 1892 : naissance de Charles Nungesser (Paris).

Personnage hors normes dont la vie est un roman. As de l’aviation française pendant la Première Guerre mondiale avec 43 victoires homologuées. Il disparait avec François Coli le 8 mai 1927, au-dessus de l’Atlantique, lors d’une tentative de traversée Paris-New York sans escale à bord de L’Oiseau blanc. Durant la bataille de Verdun, il remporte 10 victoires en combat aérien.

15 mars 1916 : à la poursuite de Pancho Villa (Mexique).

Le président américain Woodrow Wilson ordonne au général Pershing une expédition punitive contre Pancho Villa dont les hommes viennent d’attaquer la ville américaine de Colombus (09/03/1916). Pershing franchit la frontière le 15 mars et cherche pendant près d’un an en territoire mexicain celui qu’on soupçonne d’être à la solde de Guillaume II pour semer des troubles sur la frontière américano mexicaine dans le but de faire diversion aux opérations européennes.  A noter que le futur général Patton et le futur général puis président Eisenhower participaient en tant que lieutenant à cette incursion mexicaine.

15 mars 1935 : le service militaire français passe de 1 à 2 ans.

Le contingent appelé sous les drapeaux est à l’époque fort de 230 000 hommes, cependant, le gouvernement français s’aperçoit, après une petite étude démographique, qu’il ne sera plus que de 118 000 hommes en 1936, avec l’arrivée des classes creuses (dues à la Première Guerre Mondiale).   Le lendemain, Adolf Hitler annonce le rétablissement du service militaire en Allemagne portant les effectifs de la Wehrmacht de 100 000 à 500 000 hommes.

15 mars 1939 : l’Allemagne envahit la Tchécoslovaquie.

Après l’annexion des Sudètes en 1938, le gouvernement tchécoslovaque a perdu toute crédibilité face aux volontés indépendantistes de ses minorités slovaque et ruthénienne. Le gain territorial allemand a aussi privé le pays de sa seule ligne de défense moderne, équivalente à la ligne Maginot. Le 14 mars Mgr Tiso proclame l’indépendance de la Slovaquie. Le lendemain, la Wehrmacht envahit la Bohême-Moravie violant ainsi les accords de Munich. L’Allemagne prend le contrôle des usines d’armement Skoda.

A noter que le parc allemand de chars moyens lors de la campagne de France était composé d’un tiers de chars d’origine tchécoslovaque (Panzer 35 et 38). CNE Jean-Baptiste P.

15 mars 1941 : opération Savannah (région de Vannes).

Pour la première fois, un commando de 5 Français (FFL) est parachuté en France. Commandé par le capitaine Bergé, l’objectif du commando lui a été dévoilé moins de 2 semaines auparavant : tendre une embuscade au personnel d’une escadrille spécialisée de la Luftwaffe qui conduit des bombardements de nuit sur Londres. Les services secrets anglais n’ayant personne pour cette mission se sont résignés à demander l’appui de la France Libre, à qui ils fournissent les moyens logistiques. Une fois sur place, le capitaine Bergé constate que les renseignements ayant provoqué la mission sont erronés, l’empêchant d’agir. Il décide de disperser ses hommes pour ramener un maximum de renseignements sur différents secteurs, en attendant de se faire exfiltrer comme prévu quinze jours après. Seuls deux commandos rejoignent Bergé sur le sous-marin venu les récupérer. Si la mission initiale n’a pas pu être réalisée, les renseignements ramenés par les 3 hommes s’avéreront d’une importance stratégique pour d’autres opérations. Savannah a aussi permis de valider le concept de telles incursions en territoire occupé, tout en renforçant la crédibilité de Forces Françaises Libres encore embryonnaires.  Une promotion de l’École militaire interarmes porte le nom de général Bergé (1998-2000).

15 mars 1954 : point de situation à Dien Bien Phu (Indochine – Tonkin).

« Au matin du 15 mars 1954, le réveil est difficile pour la garnison de Dîen Biên Phu : Gabrielle, aux termes d’une défense énergique qui a duré toute la nuit, tombe. La contre-attaque conduite à l’aube parle 5e bataillon parachutiste vietnamien (5e BPVN), largué la veille et engagé dans les pires conditions, appuyé de deux compagnies du 1er bataillon étranger parachutiste (1er BEP) et d’un peloton de M 24 Chaffee, s’est heurté à de forts éléments de l’armée populaire qui l’attendaient. Surtout, par suite d’incompréhensions et de mauvaises interprétations des ordres, la mission de reprendre Gabrielle s’est transformée en mission de recueil des derniers défenseurs… Avec la chute de Gabrielle, c’est l’une des pièces maîtresses du camp retranché qui s’évanouit : la protection de la piste d’aviation, élément clé du dispositif français, n’est plus assurée. Avant la bataille, l’organisation défensive de Diên Biên Phu reposait sur trois sous-secteurs comprenant au total 8 centres de résistance (CR) -auxquels des prénoms féminins avaient été donnés. Chaque CR était défendu par la valeur d’un bataillon et était divisé en points d’appui (PA) qu’une compagnie occupait. Au 15 mars, deux CR parmi les plus importants ont disparu. Par ailleurs, les deux bataillons de réserve générale (1er BEP et 8e Choc) chargés des contre-attaques ont été entamés et/ou sont dépensés dans des missions défensives.

A cette date, si le sort de la bataille n’est pas encore joué, les chances de succès français ont été considérablement réduites ». CDT Ivan Cadeau.




Chronique historique : 25 janvier

28012019

25 janvier 1807 : combat de Mohrungen (Pologne).  

Lors de la reprise de l’offensive russe de Benningsen, pendant la campagne de Pologne, Bernadotte arrête avec 8 000 hommes une force deux fois supérieure en nombre commandée par le général Markov. 

25 janvier 1871 : raid sur Fontenoy (Moselle).  

Une audacieuse opération digne de commandos est réalisée par les chasseurs des Vosges. Après un périple de 160 km pendant sept jours en pays ennemi, par grand froid et avec deux rivières à franchir, ils attaquent un viaduc sur la Moselle, entre Toul et Nancy, et le détachement prussien qui le garde. La mission est une réussite totale, aucune perte n’étant à déplorer. Elle interrompt durablement les communications sur l’ensemble de la ligne ferrée et a compliqué en la rallongeant (puisque des itinéraires de détournement durent être utilisés) la chaîne d’approvisionnement pour les armées prussiennes qui encerclent Paris. 

 25 janvier 1888 : la colonne Pernot conquiert le bassin de la rivière noire (actuel Vietnam).  

Parti de Hanoi, le colonel Pernot remonte la rivière noire jusqu’à Lai Chau, aux confins de l’actuel Laos et de la Chine.  

25 février 1916 : première commande de 400 « cuirassiers terrestres » du Ministère de la Guerre à la firme Schneider, avec une livraison attendue début 1917. D’après un projet du général ESTIENNE, le char Schneider se présente comme un parallélépipède de 6,32 mètres de long pour 2,05 de large et 2,30 mètres de haut, armé d’un canon de 75mm en blockhaus et de deux mitrailleuses Hotchkiss. Un éperon à l’avant de l’engin permet de dévier les barbelés afin qu’il ne s’emmêle dans les chenilles. Son moteur de 60 CV le propulse à la vitesse maximum de 8 km/h, et seulement 4 km/h au combat. Ce sera le char des premiers engagements de l’Artillerie Spéciale.  CNE Jean-Baptiste P. 

 25 janvier 1930 : arrivée à Darwin (Australie) d’un avion parti de Londres. 

Parti de Londres le 20 décembre 1929, après de nombreuses étapes et ennuis mécaniques, le pilote australien Francis Chischester (1901-1972), se pose à Darwin soit une distance de plus de 20 000 km et 180 heures de vol. Il pilotait un biplan Havilland Gipsy Month IV . Plus tard, Chischester pratique les grandes courses à la voile sur mer. En 1964, il arrive 2e, derrière Tabarly, dans la Transat avec son voilier Gipsy Moth

 25 janvier 1944 : début des combats du Belvédère (campagne d’Italie). 

Entre le 25 janvier et le 1er février, le 4e Régiment de tirailleurs tunisiens (RTT), en tête de la 3e Division d’infanterie algérienne (DIA), s’empare du Belvédère et du Colle Abate au cours de combats acharnés.  Reprenant pitons et villages, les trois régiments de la division payent leur victoire avec 1 500 tués. L’absence de réserves empêche d’exploiter ce succès. Les Allemands surveilleront à présent avec attention les secteurs où les Français seront signalés. Commandée par le général de Monsabert, la 3e DIA a débarqué en Italie fin décembre. Elle fait partie des cinq divisions d’infanterie progressivement mises sur pied à partir des unités de l’Armée d’Afrique, des troupes coloniales et des Forces de la France Libre dans le cadre du Plan d’Anfa, décidé par Roosevelt et Giraud en janvier 1943.  

Au Belvédère, le 4e RTT a payé le prix fort : le colonel Roux est tué, ses trois commandants de bataillon, surnommés par leurs capitaines les « Trois mousquetaires », Berne, Bacqué et Gandoët, sont mis hors de combat.  Seul, Gandoët pourra reprendre un commandement (au 151e régiment d’infanterie) à la fin de la guerre. Tous les commandants de compagnie sont tués ou grièvement blessés. Plus de la moitié des chefs de section tués.  Le taux d’attrition des cadres est équivalent à celui des tirailleurs.  Ceux-ci se battaient pratiquement uniquement pour leur chef, ils n’avaient du drapeau français qu’une idée très vague, et ces chefs devaient mériter leur estime par une attitude au feu qui ne pouvait souffrir aucune équivoque.  

 C’est toute la gloire de l’École interarmes de Cherchell, qui mêlait Saint-cyriens repliés de métropole et candidats des années 43 et 44, Saint-Maixentais dans la même position et élèves-officiers de réserve, d’avoir formé ces chefs qui montaient au feu dès leur sortie d’École et qui s’y sont remarquablement comportés.  La figure emblématique de ces jeunes aspirants et sous-lieutenants est le général Laurier (aspirant issu de Cherchell), activé et qui a achevé sa carrière au rang de général de corps d’armée commandant le 2e corps d’armée des forces françaises stationnées en Allemagne avec des états de services exceptionnels ». 

 25 janvier 1971 : Idi Amin Dada, prend le pouvoir (Kampala – Ouganda).  

Repéré par les recruteurs britanniques pour son physique impressionnant, Amin Dada (1923-2003) se hisse grâce à ses qualités de meneur d’hommes, jusqu’au grade de lieutenant d’infanterie, grade alors rarement attribué par les Britanniques à un natif.  

Après l’indépendance de l’Ouganda (1962), devenu chef d’état-major, il aide le premier ministre Milton Obote à renverser le président Mutesa (1966).  Constatant quelque temps plus tard qu’Obote l’éloigne progressivement du pouvoir, il devance la disgrâce et le renverse à son tour (25 janvier) sans que l’Occident s’en émeuve puisque Obote sympathisait avec l’URSS.   Une fois président (2 février 1971), Amin Dada s’affuble de tous les titres (docteur, maréchal à vie, roi d’Écosse), se décerne toutes les médailles (y compris des copies d’ordres étrangers), expulse les ethnies rivales, les Asiatiques, les intellectuels, les Israéliens et finit par ruiner son pays (qui se rebelle) tout en se ridiculisant auprès de l’opinion internationale.  Il tente de reprendre la main en attaquant la Tanzanie (novembre 1978) mais se fait battre malgré le soutien libyen et palestinien.  

Il fuit finalement en Arabie saoudite où il meurt en 2003. Il a fait disparaître entre 150 000 et 300 000 Ougandais. 

 25 janvier 1985 : assassinat de l’ingénieur général de l’armement Audran (La Celle Saint Cloud).  

Le groupe terroriste d’extrême gauche Action directe assassine l’ingénieur général de l’armement René Audran devant son domicile. Ancien élève du Prytanée national militaire et de l’École polytechnique, René Audran était alors le directeur des affaires internationales au sein de la Délégation générale de l’armement. 

Une salle de la DGA porte toujours son nom dans les locaux de l’Hexagone Balard. 

 25 janvier 1995 : fausse alerte au missile balistique nucléaire (frontière Norvège-Russie). 

Une équipe de météorologues occidentaux lance, depuis l’île norvégienne d’Andoya, une fusée-sonde Black Brant pour étudier les aurores boréales après avoir diffusé les communiqués réglementaires.   Les radars russes interprètent la trajectoire comme étant celle d’un missile balistique de sous-marin nucléaire américain et déclenchent l’alerte. Ils n’ont en effet pas eu connaissance du communiqué. Les 6 à 8 minutes de réflexion prises par le président Eltsine ont heureusement permis aux radaristes russes de déterminer que le missile se dirigeait vers l’océan Arctique et était en fait une sonde inoffensive.  

Cet événement est à mettre en parallèle avec la récente panique hawaïenne (13 janvier 2018) due à un SMS intempestif des autorités américaines




Chronique historique : 28 septembre

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28 septembre 1066 : débarquement de Guillaume le Conquérant en Angleterre. Le Normand Guillaume, descendant de Viking, envahit le Sussex du roi Harod au moment où ce dernier est occupé à repousser un débarquement du norvégien Harad dans le Nord du pays. Guillaume débarque donc sans être inquiété et prépare l’inévitable bataille. La célèbre bataille d’Hastings a lieu 3 semaines plus tard : Les Normands sont reposés, ont choisi le lieu du combat (Hastings) et de plus disposent d’un fort qu’ils ont construit rapidement. L’armée saxonne, elle,  arrive épuisée après la traversée du pays. Elle ne parvient pas à rejeter à la mer l’envahisseur. L’ère des Anglo-normands commence.

 28 septembre 1106 : bataille de Tinchebray (Normandie). Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et fils cadet de Guillaume le Conquérant décide de mettre un terme à la rébellion de son frère ainé Robert de Courteheuse, le duc de Normandie et débarque sur le continent. La bataille ne dure qu’une heure comme très souvent à l’époque. Les belligérants sont imbriqués dans une mêlée où il est difficile de coordonner une action collective. Aussi le combat est-il indécis jusqu’à ce que Elie de la Flèche, que le roi d’Angleterre a placé en réserve et à couvert, lance une attaque sur les arrières du duc de Normandie. La Normandie est rattachée à l’Angleterre et connait alors une période de paix et prospérité.

 28 septembre 1781 : début du siège de Yorktown (Côte Est des futurs États-Unis). Français et Américains insurgés bombardent la ville tenue par les Britanniques. Elle tombe le 19 octobre.

 28 septembre 1794 :  création de la future école Polytechnique (Palais Bourbon). L’école centrale des travaux publics est créée par le Comité de salut public alors que la France risque une invasion des monarchies coalisées. Un collectif de savants (dont Monge) en battit les premières structures pour fournir à la Nation les cadres scientifiques nécessaires à la Défense nationale. Elle devient École Polytechnique en 1795. Napoléon lui donne le statut d’école militaire en 1804 pour former les officiers d’artillerie puis du génie.

 28 septembre 1840 : naissance officielle des bataillons de chasseurs à pied. Sur l’impulsion du Duc d’Orléans et suite à la création d’une compagnie de chasseurs d’essai en 1837, puis d’un bataillon provisoire de chasseurs à pied en 1838 et enfin d’un bataillon de tirailleurs en 1839, une ordonnance royale prescrit la création de 10 bataillons de chasseurs à pied. Ces unités sont mises sur pied au camp d’Helfaut dans la région de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Depuis cette date et sans discontinuité, Le bouton des unités de chasseurs est timbré du cor.  CNE Jean-Baptiste P.

 28 septembre 1918 : Tandey épargne Hitler (Marcoing – France). Lors de la prise du village de Marcoing par son régiment, le soldat britannique Henry Tandey aperçoit un caporal allemand, blessé, qui tente de s’enfuir. Il décide de l’épargner, le caporal  allemand le remerciant d’un hochement de tête. Quelques années plus tard, lors d’une entrevue entre Chamberlain et Hitler, ce dernier aurait expliqué qu’il devait la vie à Tandey qu’il aurait reconnu sur une photo.

 28 septembre 1956 : premiers kilowatts nucléaires français (Marcoule). Pour la première fois en Europe occidentale, l’électricité provient du nucléaire. Un communiqué conjoint d’EDF et du CEA l’annonce. Voir l’excellent article d’Hérodote sur le sujet.

 28 septembre 1958 : approbation de la Vè République. Approuvez-vous la Constitution qui vous est proposée par le Gouvernement de la République? Question posée aux Français afin de ratifier le projet de Constitution. Le texte de cette dernière résulte du travail conjoint du Comité Consultatif Constitutionnel, du Parlement ainsi que du Président du Conseil, Charles de Gaulle. L’approbation avec plus des 4/5 des voix (82.6%) permet de promulguer la nouvelle Constitution, le 4 octobre 1958.

 28 septembre 1970 : mort de Gamal Abdel Nasser (Le Caire – Égypte).  Président égyptien. Il nationalise le canal de Suez en 1956 ce qui provoque l’intervention armée de la France, du Royaume Uni et d’Israël. Fondateur du mouvement des non-alignés avec Tito et le président indien Nehru. Il s’implique fortement dans la création de l’Organisation de l’Unité Africaine.




Chronique historique : 6 juin

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6 juin 48 (avant Jésus Christ) : bataille de Pharsale (Grèce actuelle). Bien qu’en infériorité numérique (22 000 hommes) César vient battre en Grèce l’armée de son adversaire Pompée (45 000 hommes) qui vient de s’y replier. Il remporte ainsi la bataille décisive dans la guerre civile qui ravage la République romaine et va lui permettre de prendre l’ascendant sur le Sénat. A Pharsale, César a prévu que son aile droite serait son point faible car elle regroupe des troupes insuffisamment homogènes. Il sait que Pompée tentera de le battre en poussant son effort à cet endroit et c’est justement pour ça qu’il positionne discrètement 2 000 soldats d’élite en deuxième échelon. Une fois l’aile droite enfoncée, le deuxième échelon se découvre et brise net l’assaut de Pompée qui pensait la victoire acquise. Les troupes de réserve de César font le reste.

 6 juin 1910 : première course d’avions. Robert Martinet remporte la première course d’aéroplanes organisée dans le pays entre Angers et Saumur, en 31 minutes et 35 secondes sur Farman. « Engagé comme réserviste auprès de l’armée depuis 1911, il participe régulièrement à des manoeuvres dans les airs. Lieutenant-aviateur pendant la 1ère guerre mondiale, sa brillante conduite au front lui vaut la croix de guerre. Nommé Capitaine, il commande le parc aéronautique de l’armée Serbe. Attaché à l’armée serbe depuis mars 1915, comme pilote d’escadrille puis comme adjoint technique au commandement de l’aéronautique. Malgrè les épreuves du climat glacial, il exécute de nombreuses reconnaissances à longue portée. Il trouve la mort au cours d’un essai d’appareil près de Mikra en Grèce, le 9 avril 1917″.

 6 juin 1915 : première victoire contre un Zeppelin. Le Zeppelin Lz-37 (LZ37 pour l’armée impériale allemande), un type « m2 », est le premier dirigeable à être détruit en combat aérien par un chasseur basé à Dunkerque et piloté par le Flt Sub-Lt Reginald Warneford, du Royal Naval Air Service (RNAS).

 6 juin 1917 : construction du premier avion torpilleur. Le premier avion au monde à être conçu comme bombardier-torpilleur, le Sopwith « Cuckoo », est construit par le Royal Naval Air Service.

6 juin 1940 : Le Jules Verne part bombarder Berlin. Un quadrimoteur Farman initialement destiné à Air France est militarisé au début de la guerre pour compenser dans l’urgence le manque de bombardiers français. Commandé par le capitaine de corvette Dailliere (aéronautique navale), il effectue avec succès plusieurs bombardements sur Aix la Chapelle, Saint Omer et Anvers avant le raid sur Berlin. Pour ce bombardement, il décolle de sa base de Le Poulmic, le 6 juin, afin de gagner Mérignac qui possède une piste très longue, capable de faire décoller des avions très lourds.

Il décolle le lendemain avec une surcharge d’une tonne et lâche 8 bombes explosives de 250 kg et 80 bombes incendiaires de 10 kg (larguées à la main !) sur une usine de Berlin. Il rentre sans problème et se pose à Chartres. C’est la première fois de la guerre que Berlin est bombardé.

 6 juin 1940 : mort du commandant Maurice Arnoux (Angivillers). As français de la chasse durant la Première guerre mondiale, Arnoux est abattu alors qu’il est en combat aérien dans l’Oise avec son Morane 406 contre 7 Messerschmitt Bf 109.

 6 juin 1942 : l’américaine Adeline Gray réalise le premier saut en parachute en nylon. À 24 ans, Adeline possède déjà 32 sauts à son actif, effectués depuis l’âge de 19 ans. C’est la seule Américaine à détenir son brevet de parachutiste, dans le Connecticut.
Elle travaille pour un fabricant de parachutes, Pioneer Parachute Company of Manchester. Avant qu’elle ne se lance, le parachute en nylon est d’abord testé avec des mannequins en bois. Elle effectue le grand saut sous le regard de militaires.

 6 juin 1944 : opération OVERLORD (plages de Normandie). Commandés par le capitaine de corvette Philippe Kieffer, tout récemment promu, 177 Bérets verts français du 1er bataillon de fusiliers marins commandos, intégrés au Commando n°4 de la 1st Special Service Brigade, débarquent à Sword Beach dans le cadre de l’opération OVERLORD et prennent pied à Ouistreham.

Il faut ajouter la contribution d’un certain nombre de navires français : 2 croiseurs, 1 destroyer, 4 frégates, 4 corvettes et 14 vedettes et dragueurs de mines.

La plus grande opération de débarquement jamais menée à bien mobilise près de 250 000 hommes.

 6 juin 1949 : publication de 1984 de George Orwell. George Orwell a mené en Birmanie une guerre contre-insurrectionnelle, en tant que sergent de l’Empire britannique et en a été échaudé.

Revenu à la vie civile, il tente de se rapprocher du parti communiste britannique dans les années 1930 mais n’est pas jugé suffisamment fiable. Il s’engage aux côtés des Républicains lors de la guerre d’Espagne et découvre le double jeu cruel que mènent les services secrets soviétiques contre toutes les mouvances révolutionnaires non-inféodées à Moscou. Blessé et recherché, il regagne le Royaume-Uni. Choqué par les méthodes totalitaires soviétiques qu’il a découvertes en Espagne, il entame une réflexion qui le conduit à publier des ouvrages devenus aujourd’hui des classiques de la critique du totalitarisme : la ferme des animaux, 1984. Il invente également le concept du « Big brother ».

 6 juin 1971 : le Surcouf est coupé en deux (au large de Carthagène). L’escorteur d’escadre Surcouf est abordé par un pétrolier soviétique (général Boucharov) qui le coupe en deux alors qu’il croise aux abords du détroit de Gibraltar. 9 morts et 1 blessé.

 6 juin 1977 : création de l’armée nationale djiboutienne (AND). « Le Territoire français des Afars et des Issas (TFAI), territoire d’outre-mer qui accédera à l’indépendance le 27 juin 1977 dispose donc de son armée dès le premier jour d’indépendance. Elle se compose du 1er régiment d’infanterie, mis sur pied grâce aux recrues djiboutiennes servant dans les forces françaises à Djibouti et en métropole mais aussi de jeunes djiboutiens recrutés et formés pour l’occasion. S’y ajoutent le groupement nomade autonome et le transfert de la gendarmerie nationale à l’autorité locale. Une partie des rebelles indépendantistes du front de libération de la Côte somalie (FLCS) est également formée pour intégrer les forces armées djiboutiennes. Dès septembre 1976, une trentaine de sous-officiers originaires du territoire et servant dans les régiments de Djibouti ont été envoyés à Fréjus pour suivre une formation d’officier. Il formeront le haut commandement de la future armée djiboutienne. Le général de corps d’armée Zacharia Cheikh Ibrahim, actuel CEMGA de Djibouti, ayant servi 17 ans au 5e RIAOM en faisait partie ».

 6 juin 1982 : début de l’opération Paix en Galilée (Liban). Tsahal envahit le Liban pour en chasser l’OLP.




Chronique historique : 17 octobre

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17 octobre 1748 : échec du siège britannique de Pondichéry (Inde). Les habitants de la ville de Pondichéry et les français œuvrant au profit du comptoir de la compagnie des Indes, dirigé par l’administrateur de la colonie aux Indes, Joseph François Dupleix,  repoussent l’armée britannique, emmenée par Boscawen, après 58 jours de siège. Une victoire en vain car, 13 ans plus tard, faute d’avoir suffisamment soutenu Dupleix, Louis XV abandonne le comptoir au profit de l’Angleterre… France et Angleterre se disputent le comptoir jusqu’en 1816, date à laquelle Pondichéry redevient française pour le rester jusqu’en 1962 (en fait 1956 mais ratification en 1962), année de sa cession officielle à l’Inde.

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17 octobre 1777 : bataille de Saratoga ( Etats-Unis – Etat de New-York) ). Le général anglais Burgoyne se rend avec ses 5000 hommes au général Gates commandant quelques 20 000 insurgents américains. Cette défaite anglaise est le tournant de la guerre d’indépendance et incite le roi de France à apporter son aide aux indépendantistes américains.

17 octobre 1781 : bataille de Yorktown (Etats-Unis – Virginie). Le comte de Rochambeau et Georges Washington unissent leurs efforts pour l’ultime assaut des dernières redoutes anglaises de Yorktown.

17 octobre 1793 : défaite vendéenne de Cholet. L’armée catholique vendéenne est battue dans le combat le plus important de la guerre.

17 octobre 1806 : combat du pont de Halle. La division Dupont, réduite au 32e de ligne et à un bataillon du 9e, bat le corps de réserve prussien fort de 20 000 hommes, et s’empare du pont de Halle, prenant 5000 prisonniers, 4 drapeaux et 30 canons.

17 octobre 1961 : manifestation parisienne tragique. La guerre d’Algérie se traduit en France par de nombreux attentats et meurtres de policiers commis par le FLN. La FPA (force de police auxiliaire) pratique en retour une répression particulièrement dure à l’encontre de la communauté algérienne en France. Constituée d’Algériens formés au combat urbain et anti-terroriste, la FPA est issue de l’armée et a été utilisée durant la bataille d’Alger. Les dirigeants du FLN poussent, le 17 octobre, la communauté algérienne à manifester alors que le préfet de Paris, Maurice Papon, ayant reçu des ordres du gouvernement, interdit la manifestation et « couvre » moralement et par avance les policiers chargés de la réprimer. Selon les sources, entre 7 et 300 manifestants sont tués. Ces chiffres font toujours débat.







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