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Chronique historique : 19 novembre

21102019

19 octobre 202 (avant Jésus Christ) : bataille de Zama (Tunisie).

Les 50 000 soldats d’Hannibal (général carthaginois) sont vaincus lors de la deuxième guerre punique par Scipion l’Africain (général romain) et ses 40 000 romains. Hannibal avait prévu de percer et désorganiser les lignes romaines avec ses 80 éléphants de combat mais Scipion créé des couloirs dans ses défenses où passent naturellement les pachydermes qui se font attaquer sur les flancs. Certains, apeurés rebroussent chemin et sèment la panique dans leurs propres rangs. Les  2e et 3e lignes romaines prennent à revers les Carthaginois occupés par la 1re ligne romaine. Une explication supplémentaire pour la défaite : la trahison de Massinissa, commandant la cavalerie Numide.

Le bilan est lourd : 20 000 soldats carthaginois périssent contre 1500 Romains. Cette bataille affaiblira définitivement Carthage qui 53 ans plus tard, lors de la troisième guerre punique, sera à nouveau vaincue par Rome après un siège de 3 ans.

19 octobre 1781 : victoire de Yorktown (Guerre d’indépendance américaine).

Fin août, en provenance des Antilles, l’amiral de Grasse entre dans la baie de la Chesapeake (Virginie) avec 3 000 hommes. L’armée de Washington fait sa jonction avec les Français le 26 septembre, interdisant à l’armée de lord Cornwallis installée à Yorktown l’accès à la mer. Les alliés alignent 15 000 hommes dont 6 000 Français commandés par Rochambeau. Ces derniers, formés aux combats des théâtres d’opération européens, maîtrisent la guerre de siège. Cette expérience militaire devait s’avérer décisive pour prendre la place, alors que Cornwallis peine à communiquer avec son supérieur Clinton, qui continue de penser que l’objectif réel des alliés est New York. Les forces de Washington et de Rochambeau se rapprochent de Yorktown, tandis que Cornwallis replie les siennes, soumises à des tirs d’artillerie de plus en plus rapprochés. Isolés, les Britanniques tentent de vaines sorties.

Sans espoir d’être secouru, Cornwallis capitule avec les honneurs de la guerre le 19 octobre 1781.

La Fayette écrit à Vergennes, ministre des Affaires étrangères de Louis XVI : « La pièce est jouée, monsieur le comte, et le cinquième acte vient de finir. » De fait, la prise de Yorktown précipite la fin des opérations militaires ».

19 octobre 1813 : fin de la bataille de Leipzig (Allemagne).

Même si les Alliés de la  6e coalition déplorent plus de pertes que la Grande Armée (environ 60 000 contre 50 000) à l’issue de ce que l’on appelle aussi, la bataille des Nations, celle-ci sanctionne l’incapacité de Napoléon à vaincre de manière nette l’ensemble de l’Europe liguée contre lui. C’est lors de cet affrontement que meurt le maréchal Poniatowski : resté face à l’ennemi pour couvrir la retraite de Napoléon, il est pris au piège lorsque les sapeurs français font sauter, trop tôt, le seul pont sur la rivière Helster.

Blessé à trois reprises lors des combats, il tente néanmoins de franchir à la nage le cours d’eau mais meurt noyé, pendant que 12 000 de ses hommes sont faits prisonniers.  Jozef Antoni Poniatowski est l’un des rares généraux étrangers (Polonais) à avoir été élevé à cette dignité. Il a son nom sous l’arc de triomphe.

19 octobre 1911 : mort de Burton Ely.

Eugene Burton Ely est le pionnier de l’aéronavale puisqu’il a réussi les premiers décollage (Nov 1910) et appontage (Janv 1911) depuis un navire. (Cf. Chronique 18 janvier).

19 octobre 1917 : début de la guerre électronique (Paris).

Après avoir constaté que les raids de zeppelins allemands (équipés de goniomètres) utilisent pour se diriger le signal TSF émis par la Tour Eiffel, le colonel Férié lancent des contre-mesures. Le signal que reçoivent dorénavant les dirigeables, leur indique un émetteur de la station T.S.F. de Lyon La Doua au lieu de Paris.

Le 19 octobre, l’un des derniers raids de dirigeables allemands (11 zeppelins) ayant Londres pour cible se solde par la perte des 2/3 des aéronefs lors de leur voyage retour. Seuls 3 appareils réussissent à rallier l’Allemagne après avoir fait un très grand détour par le Sud de la France. La guerre électronique est née.

19 octobre 1952 : Bigeard se replie (Rivière noire).

Le 6e BPC (chef de bataillon Bigeard) atteint la Rivière Noire avec tous ses blessés, après 60 km parcourus en 2 jours sous le harcèlement ennemi.

Parachuté le 17 octobre près de Tu lé pour faciliter le repli des postes de Muong Chen, Gia Hoï et Nghia Lo situés à l’Est de cette rivière, il a efficacement résisté aux attaques de la division 308 avant de se replier sur ordres. Bien qu’attendu au col de Tu Lé par des éléments ennemis de la division 312, il réussit à passer grace à ses deux compagnies d’arrière-garde qui finissent par être ont été submergées.

L’Adjudant Peyrol, chef du poste de Muong Chen appuyé par deux cadres français, le sergent Cheron et le marsouin Destournel et 43 partisans thaïs, tiendra 3 heures de plus pour couvrir le repli du 6ème BPC. Il n’atteindra la Rivière Noire, avec 16 survivants, que le 6 novembre. après avoir parcouru plus de 200 km dans la jungle.

19 octobre 1984 : assassinat du père Jerzy Popieluszko (Varsovie – Pologne).

Vicaire d’une paroisse de la capitale polonaise, Son corps sera retrouvé mutilé dans la Vistule le 30 octobre. Aumônier du syndicat Solidarnosc, ses homélies sont très suivies et indisposent les dirigeants communistes qui le font arrêter après maintes intimidations et tentatives d’assassinats.




Chronique historique : 26 août

26082019

26 août 1346 : bataille de Crécy (Somme).  

Cruelle défaite française face aux troupes anglaises d’Edouard III. Les Français lancent des charges de cavalerie désordonnées et inefficaces face à des Anglais retranchés derrière leurs archers.  Environ 4000 hommes du camp français périssent dont 1542 chevaliers, alors que les Anglais ne déplorent que 300 morts. L’armée française étant décapitée, Edouard poursuit vers Calais qu’il va assiéger pendant toute une année.  

La reddition de la ville donnera lieu au fameux épisode des bourgeois de Calais, popularisé par la sculpture célèbre de Rodin. 

 26 août 1880 : naissance d’Apollinaire (Rome).  

Wilhelm Apolinaris de Kostrowitzky, de son vrai nom, est d’origine polonaise. Il s’engage dans l’armée française en décembre 1914.  

Naturalisé français le 9 mars 1916 il est blessé le 17, quelque jours plus tard et décède le 9 novembre 1918. 

 26 août 1905 : début de production de masse de sous-marins.  

Le ministre de la Marine ordonne la construction de 21 sous-marins (18 à vapeurs, 3 diesel). L’année 1905 est une année charnière pour le sous-marin puisqu’elle voit le départ de Camille Pelletan et l’arrivée de Gaston Thomson à la barre du Ministère mais aussi le choix du moteur diesel pour la propulsion future de ces nouveaux engins.  

À noter que le temps de prise de plongée de la classe Aigrette (Diesel) n’est à cette époque que de 4 minutes.   

Pour les passionnés de sous-marins et plus particulièrement de leur propulsion, voir l’ouvrage extrêmement riche et intéressant  la propulsion du sous-marin français des origines à 1940 de Dominique Brisou (SHD – 2007) et d’une manière plus large l’encyclopédie des sous-marins de l’amiral Thierry d’Arbonneau. 

 26 août 1914 : reddition du Togo allemand. Première victoire alliée alors que sur le front franco-allemand, Français et Britanniques sont en pleine retraite 

 26 août 1914 : Gallieni est nommé Gouverneur de Paris. 

 26 août 1974 : mort de Charles Lindbergh (Hawaï).  

Il est le premier à avoir traversé en solitaire l’Atlantique à bord du Spirit of Saint Louis (entre le 20 et le 21 mai 1927). Deux semaines avant cette traversée, les Français Nungesser et Coli ont disparu dans l’Atlantique Nord en tentant de rééditer l’exploit des britanniques Alcock et Brown (en 1919 !). De ces 3 aventures, la postérité n’a réellement retenu que celle de Lindbergh. Joli geste de ce dernier : juste après sa traversée réussie, sa première visite est pour la mère du lieutenant Nungesser.  

  26 août 2013 : mort d’Hélie Denoix de Saint Marc (La Garde Adhémar – Drôme).  

Il entre dans la résistance en 1941 à l’âge de 19 ans et est arrêté en franchissant la frontière franco-espagnole en 1943.  

Déporté dans le camp de concentration de Buchenwald où il manque mourir (« j’ai trouvé le pire chez les autres mais aussi en moi »), il conserve malgré tout la soif de l’action et fait Saint Cyr.  

Légionnaire parachutiste, il effectue trois séjours en Indochine qui le marquent profondément : les rencontres (avec l’adjudant Bonnin), les combats (« l’entrée dans ces territoires où rôde la mort, oblige à se hisser à la pointe de soi-même »), le pays (« un monde féérique ») mais aussi l’abandon du village de Talung ensuite massacré par le Vietminh. Chef de cabinet du général Massu pendant la bataille d’Alger puis commandant au 1er REP, il entre en rébellion lors du putsch des généraux en avril 1961 (« Un homme doit toujours garder en lui la capacité de s’opposer et de résister »).  

Il se constitue prisonnier, ne rejoint pas l’OAS et est condamné à 10 ans de prison (« L’enfermement peut développer une force intérieure qui peut être plus grande que la violence qui nous est faite »). Gracié 5 ans plus tard, il est réhabilité dans ses droits civils et militaires.  

Écrivain talentueux, et homme au parcours incroyable, son témoignage humble et courageux est à lire (Les champs de braises) tant il est structurant pour l’éthique du soldat français. Il a d’ailleurs préfacé l’ouvrage éponyme du général Benoît Royal.  

Il est mort à l’âge de 91 ans.   




Chronique historique : 22 mai

22052019

22 mai 1689 : Jean Bart et Forbin faits prisonniers (au large de Cherbourg).

Les deux frégates, la Railleuse et les Jeux, commandées par les lieutenants de vaisseau Jean Bart et Forbin, sont attaquées par deux vaisseaux anglais. Blessés, les deux officiers sont faits prisonniers et enfermés à Plymouth. Ils s’échappent quelques jours plus tard en sciant les barreaux d’une fenêtre et traversent la Manche en chaloupe.

22 mai 1809 : bataille d’Essling (Autriche).

Lors de la campagne d’Autriche, Napoléon frise la défaite. L’Archiduc Charles ne profite pas de son avantage numérique alors que la rupture des ponts sur le Danube a coupé la Grande Armée en trois. Le Maréchal Lannes (mortellement blessé) et 3 généraux sont tués mais les autrichiens perdent 23 000 hommes en 2 jours. Cette journée est racontée de façon romancée par Patrick Rambaud dans son ouvrage passionnant, La bataille (prix Goncourt).

22 mai 1939 : signature du pacte d’acier (Berlin).

L’Allemagne nazie et l’Italie fasciste signent un accord militaire pour raffermir l’axe Rome-Berlin (novembre 1936).

22 mai 1943 : création du bataillon de choc (Algérie).

Le général Giraud décide la création d’une unité française dont la vocation est d’apporter une aide spécifiquement militaire aux organisations de résistance en France. Le commandant Gambiez prend la tête de cette unité, créée à Staouéli (Algérie) avec une trentaine de cadres venus de tous horizons. Leur première mission consistera à préparer la libération de la Corse.

22 mai 1947 : mort du général Lelong (Corse).

Le général Pierre Lelong, Grand Officier de la Légion d’Honneur, commandant la subdivision d’Ajaccio, trouve la mort dans un accident de jeep.

Sorti de Saint Cyr en 1913, il n’avait jamais cessé de s’exposer et de s’illustrer tout au long de sa carrière sur une vingtaine de théâtres d’opérations. Capable d’exploits peu ordinaires, c’est ainsi qu’en Sibérie en janvier 1919, il avait rejoint Omsk, à demi gelé sur une locomotive dont il avait obligé le mécanicien (le pistolet à la main) à le conduire, lui et le prisonnier qu’il escortait, sur des dizaines de km par un froid de loup. Jeune de corps et de caractère, original et non conformiste, il excellait dans le commandement de la troupe. Le général Borgnis Desbordes (de l’Artillerie de Marine, le neveu du colonisateur) qui avait été son camarade de captivité dans le camp de représailles où les Allemands gardaient les évadés récidivistes au cours de la Grande Guerre, a dit de lui : « D’aucuns ne comprirent pas que l’on pouvait être un chef, un chef de guerre lucide et obéi, sans être grave et sinistre. On alla même jusqu’à lui reprocher d’être trop brave… ».

22 mai 1992 : décision de créer le Corps Européen (La Rochelle).

François Mitterrand et Helmut Kohl annoncent lors du sommet européen de La Rochelle leur volonté de créer une unité militaire européenne à l’image de la brigade franco-allemande (existant depuis octobre 1989). L’état-major du corps européen est implanté à Strasbourg. Ce corps a depuis été rejoint par les nations cadres belge, luxembourgeoise, espagnoles et les nations associées grecque, autrichienne, italienne, polonaise et turque.




Chronique historique : 25 avril

25042019

Info :

Suite à des difficultés techniques, la migration de la Chronique vers une adresse Internet civile est reportée de quelques jours.

 25 avril 1707 : bataille d’Almansa (Espagne).  

Belle victoire des troupes franco-espagnoles qui remettent sur son trône Philippe V en battant une coalition composée d’Anglais, de Portugais et des Provinces Unies. Il faut noter que les Franco-espagnols sont commandés par Jacques Fitz James, duc de Berwick (et fils naturel du roi anglais Jacques II Stuart, détrôné) qui malgré son nom et son ascendance, est français (né à Moulins) et fait maréchal par Louis XIV en 1706. La coalition adverse est elle aussi commandée par un Huguenot français, Henri de Massue, passé à la solde de Londres à la faveur des guerres de religions.  

L’Espagne commémore chaque année cette bataille sur les lieux mêmes au cours d’un spectacle. 

25 avril 1792 : composition de la Marseillaise.  

Le capitaine Rouget de l’Isle compose à Strasbourg un chant patriotique pour l’armée du Rhin qui acquiert sa notoriété une fois chanté par les soldats marseillais… Il devient l’hymne français en 1795, puis 1879, mais n’est inscrit dans la Constitution qu’à partir de 1946. 

 25 avril 1849 : opération de secours papale (Civitavecchia – Italie).  

Le général Oudinot prend la ville portuaire avec 1500 hommes après avoir été débarqué par l’escadre de l’amiral Tréhouart. Il se dirige vers Rome que menacent les troupes de Garibaldi. 

  25 avril 1915 : débarquement à Gallipoli (Dardanelles).  

Un premier contingent de 75 000 soldats franco-britanniques, australiens et néozélandais débarque sur la péninsule de Gallipoli bordant au Nord le détroit des Dardanelles. L’effet de surprise escompté par les alliés ne joue pas puisque les Turcs, commandés par Mustapha Kemal et conseillés par un général allemand (Von Sanders), attendent posément l’envahisseur.  Les Français réussissent cependant à prendre le fort de Koum Kaleh et font 500 prisonniers turcs. Pour une raison indéterminée, le fort sera évacué à la demande du commandement britannique et se verra aussitôt réoccupé sans combattre par les Turcs qui l’utiliseront pour contrôler le détroit sur sa partie asiatique. 

Malgré des renforts, les alliés ne perceront que sur 5 km au total et subiront d’énormes pertes sans aucune contrepartie durant les 9 mois d’opérations. L’évacuation est effectuée en janvier 1916. 

  25 avril 1918 : contre-attaque victorieuse des Australiens à Villers-Bretonneux (80).  

Comme la prise de la colline de Vimy (9 avril 1917) constitue l’un des fondements de la nation canadienne, le combat de Villers-Bretonneux est celui de la nation australienne. Le corps australien et néo-zélandais (ANZAC) a prouvé sa valeur aux Dardanelles dans la presqu’île de Gallipoli (1915). 

Composé exclusivement de volontaires, l’ANZAC a sans doute sauvé les meubles des alliés, pendant qu’ils finissaient de mettre en place les modalités d’exercice du commandement unique par le général Foch (depuis le 26 mars après la conférence de Doullens).  

Chaque 25 avril, débutant à 05h30 (heure de la contre-offensive de 1918), l’ANZAC Day permet à la nation australienne de se souvenir de ses morts, tous tombés hors du territoire national.  

Son principal monument commémoratif n’est ni à Canberra, ni à Sidney mais à Villers-Bretonneux.  

  25 avril 1945 : jonction des troupes américaines et soviétiques à Torgau (Allemagne).  

 25 avril 1945 : sabordage du Graf Zeppelin (Stettin – actuelle Pologne).  

Le porte-avions allemand Graf Zeppelin, non achevé, est sabordé à Stettin pour empêcher sa capture par l’Union soviétique. Il est renfloué par les russes qui vont l’étudier jusqu’en juillet 1947, date à laquelle il est définitivement coulé en mer Baltique par 80 mètres de fond. L’épave a été retrouvée par la marine polonaise en juillet 2006. 

 25 avril 1974 : révolution des Œillets (Portugal).  

Un coup d’État militaire renverse pacifiquement le gouvernement de Marcelo Caetano, héritier de la dictature de Salazar. 

 25 avril 1945 : Le bataillon de marche somali quitte Soulac. 

Si la participation des Somalis à la lutte contre le nazisme fut réduite dans le temps, les tirailleurs de 1945 ont montré qu’ils étaient, à tous égards, dignes de leurs Anciens de Douaumont, de la Malmaison et de Mont-de-Choisy. 

Ce bataillon indigène, issu des Forces françaises libres de la Côte française des Somalis, a participé à la réduction de la poche de Royan et en particulier à la Pointe de Grave en avril 1945.  

Pour l’attaque sur le pont du Gua le 15 avril puis la libération du Vieux-Soulac le 18 avril, il reçoit sur son fanion, des mains du général de Gaulle, le 22 avril, une palme sur sa croix de guerre 39/45 à coté ce celles obtenues par le 1er bataillon de tirailleurs somalis en 14/18. Il est aussi cité ce 25 avril à l’ordre de la division pour les autres combats de la Pointe de Grave. CNE Christophe I.




Chronique historique : 22 mai

23052018

22 mai 1689 : Jean Bart et Forbin faits prisonniers. (au large de Cherbourg). Les deux frégates, la Railleuse et les Jeux, commandées par les lieutenants de vaisseau Jean Bart et Forbin, sont attaquées par deux vaisseaux anglais. Blessés, les deux officiers sont faits prisonniers et enfermés à Plymouth. Ils s’échappent quelques jours plus tard en sciant les barreaux d’une fenêtre et traversent la Manche en chaloupe.

 22 mai 1809 : bataille d’Essling (Autriche). Lors de la campagne d’Autriche, Napoléon frise la défaite. L’Archiduc Charles ne profite pas de son avantage numérique alors que la rupture des ponts sur le Danube a coupé la Grande Armée en trois. Le Maréchal Lannes (mortellement blessé) et 3 généraux sont tués mais les autrichiens perdent 23 000 hommes en 2 jours. Cette journée est racontée de façon romancée par Patrick Rambaud dans son ouvrage passionnant, La bataille (prix Goncourt).

 22 mai 1939 : signature du pacte d’acier (Berlin). L’Allemagne nazie et l’Italie fasciste signent un accord militaire pour raffermir l’axe Rome-Berlin (novembre 1936).

 22 mai 1943 : création du bataillon de choc (Algérie). Le général Giraud décide la création d’une unité française dont la vocation est d’apporter une aide spécifiquement militaire aux organisations de résistance en France. Le commandant Gambiez prend la tête de cette unité, créée à Staouéli (Algérie) avec une trentaine de cadres venus de tous horizons. Leur première mission consistera à préparer la libération de la Corse.

 22 mai 1947 : mort du général Lelong (Corse). Le Gbr Pierre Lelong, GOLH, Cdt la subdivision d’Ajaccio, trouve la mort dans un accident de jeep. Sorti de Saint Cyr en 1913, il n’avait jamais cessé de s’exposer et de s’illustrer tout au long de sa carrière sur une vingtaine de théâtres d’opérations. Capable d’exploits peu ordinaires, c’est ainsi qu’en Sibérie en janvier 1919, il avait rejoint Omsk, à demi gelé sur une locomotive dont il avait obligé le mécanicien (le pistolet à la main) à le conduire, lui et le prisonnier qu’il escortait, sur des dizaines de km par un froid de loup. Jeune de corps et de caractère, original et non conformiste, il excellait dans le commandement de la troupe. Le GCA Borgnis Desbordes qui avait été son camarade de captivité dans le camp de représailles où les Allemands gardaient les évadés récidivistes au cours de la Grande Guerre, a dit de lui : « …D’aucuns ne comprirent pas que l’on pouvait être un chef, un chef de guerre lucide et obéi, sans être grave et sinistre. On alla même jusqu’à lui reprocher d’être trop brave… ». Ephéméride des TDM.

 22 mai 1992 : décision de créer le Corps Européen (La Rochelle). François Mitterrand et Helmut Kohl annoncent lors du sommet européen de La Rochelle leur volonté de créer une unité militaire européenne à l’image de la brigade franco-allemande (existant depuis octobre 1989). L’état-major du corps européen est implanté à Strasbourg. Ce corps a depuis été rejoint par les nations cadres belge, luxembourgeoise, espagnoles et les nations associées grecque, autrichienne, italienne, polonaise et turque.




Chronique historique : 22 mai

22052017

22 mai 1689 : Jean Bart et Forbin faits prisonniers. (au large de Cherbourg). Les deux frégates, la Railleuse et les Jeux, commandées par les lieutenants de vaisseau Jean Bart et Forbin, sont attaquées par deux vaisseaux anglais. Blessés, les deux officiers sont faits prisonniers et enfermés à Plymouth. Ils s’échappent quelques jours plus tard en sciant les barreaux d’une fenêtre et traversent la Manche en chaloupe.

 22 mai 1809 : bataille d’Essling (Autriche). Lors de la campagne d’Autriche, Napoléon frise la défaite. L’Archiduc Charles ne profite pas de son avantage numérique alors que la rupture des ponts sur le Danube a coupé la Grande Armée en trois. Le Maréchal Lannes (mortellement blessé) et 3 généraux sont tués mais les autrichiens perdent 23 000 hommes en 2 jours. Cette journée est racontée de façon romancée par Patrick Rambaud dans son ouvrage passionnant, La bataille (prix Goncourt).

 22 mai 1939 : signature du pacte d’acier (Berlin). L’Allemagne nazie et l’Italie fasciste signent un accord militaire pour raffermir l’axe Rome-Berlin (novembre 1936).

 22 mai 1943 : création du bataillon de choc (Algérie). Le général Giraud décide la création d’une unité française dont la vocation est d’apporter une aide spécifiquement militaire aux organisations de résistance en France. Le commandant Gambiez prend la tête de cette unité, créée à Staouéli (Algérie) avec une trentaine de cadres venus de tous horizons. Leur première mission consistera à préparer la libération de la Corse.

 22 mai 1992 : décision de créer le Corps Européen (La Rochelle). François Mitterrand et Helmut Kohl annoncent lors du sommet européen de La Rochelle leur volonté de créer une unité militaire européenne à l’image de la brigade franco-allemande (existant depuis octobre 1989). L’état-major du corps européen est implanté à Strasbourg. Ce corps a depuis été rejoint par les nations cadres belge, luxembourgeoise, espagnoles et les nations associées grecque, autrichienne, italienne, polonaise et turque.

     22 mai                   




Chronique Historique: 25 Avril

25042017

25 avril 1707 : bataille d’Almansa (Espagne). Belle victoire des troupes franco-espagnoles qui remettent sur son trône Philippe V en battant une coalition composée d’Anglais, de Portugais et des Provinces Unies. Il faut noter que les Franco-espagnols sont commandés par Jacques Fitz James, duc de Berwick (et fils naturel du roi anglais Jacques II Stuart, détrôné) qui malgré son nom et son ascendance, est français (né à Moulins) et fait maréchal par Louis XIV en 1706. La coalition adverse est elle aussi commandée par un Huguenot français, Henri de Massue, passé à la solde de Londres à la faveur des guerres de religions.

25 avril 1792 : composition de la Marseillaise. Le capitaine Rouget de l’Isle compose à Strasbourg un chant patriotique pour l’armée du Rhin qui acquiert sa notoriété une fois chanté par les soldats marseillais… Il devient l’hymne français en 1795, puis 1879, mais n’est inscrit dans la Constitution qu’à partir de 1946.

25 avril 1915 : débarquement à Gallipoli (Dardanelles). Un premier contingent de 75 000 soldats franco-britanniques débarque sur la péninsule de Gallipoli bordant au Nord le détroit des Dardanelles. L’effet de surprise escompté par les alliés ne joue pas puisque les Turcs, commandés par Mustapha Kemal et conseillés par un général allemand (Von Sanders), attendent posément l’envahisseur. Malgré des renforts, les alliés ne percent pas et subissent d’énormes pertes sans aucune contrepartie durant les 9 mois d’opérations. L’évacuation est effectuée en janvier 1916.

25 avril 1918 : contre-attaque victorieuse des Australiens à Villers-Bretonneux (80). Comme la prise de la colline de Vimy (9 avril 1917) constitue l’un des fondements de la nation canadienne, le combat de Villers-Bretonneux est celui de la nation australienne. Le corps australien et néo-zélandais (ANZAC) a prouvé sa valeur aux Dardanelles dans la presqu’île de Gallipoli (1915).Composé exclusivement de volontaires, l’ANZACa sans doute sauvé les meubles des alliés, pendant qu’ils finissaient de mettre en place les modalités d’exercice du commandement unique par le général Foch (depuis le 26 mars après la conférence de Doullens). Chaque 25 avril, débutant à05h30 (heure de la contre-offensive de 1918), l’ANZAC Day permet à la nation australienne de se souvenir de ses morts, tous tombés hors du territoire national. Son principal monument commémoratif n’est ni à Canberra, ni à Sidney mais à … Villers-Bretonneux.

25 avril 1945 : jonction des troupes américaines et soviétiques à Torgau (Allemagne).

25 avril 1945 : sabordage du Graf Zeppelin (Stettin – actuelle Pologne). Le porte-avions allemand Graf Zeppelin, non achevé, est sabordé à Stettin pour empêcher sa capture par l’Union soviétique. Il est renfloué par les russes qui vont l’étudier jusqu’en juillet 1947, date à laquelle il est définitivement coulé en mer Baltique par 80 mètres de fond. L’épave a été retrouvée par la marine polonaise en juillet 2006.

25 avril 1974 : révolution des Œillets (Portugal). Un coup d’Etat militaire renverse pacifiquement le gouvernement de Marcelo Caetano, héritier de la dictature de Salazar.

25042017

 




Chronique historique : 17 mars

17032017

17 mars : Saint Patrick (patron de l’Irlande). Mort de Patrick, évêque d’Irlande. Pour mémoire et pour faire le lien avec la France : En 1690 à la demande de Louis XIV, une brigade irlandaise est constituée à partir de réfugiés de l’armée du roi Jacques II, dernier roi catholique d’Angleterre (défaite de la Boyne et prise de Limerick) et compte 6000 hommes en 1698. Composée d’1 régiment de cavalerie et de 5 régiments d’infanterie, elle se distingue à la bataille de Fontenoy (1745) ce qui lui vaut estime et récompenses de la part du roi Louis XV. Ces soldats irlandais, surnommés Wild geese (Oies sauvages), entendent poursuivre la lutte pour la cause irlandaise et constituent pour le Roi de France un apport militaire non négligeable. La brigade est dissoute à la Révolution. Napoléon 1er récrée en 1803 une Légion irlandaise qui est licenciée lors de la Seconde Restauration. Le 87e (dissous) et 92e régiment d’infanterie sont issus respectivement des régiments irlandais de l’armée royale de Dillon et de Walsh.

17 mars 1677 : prise de Valenciennes. Durant la guerre de Hollande, Louis XIV en personne, secondé par plusieurs maréchaux et Vauban (alors lieutenant-général) fait le siège de Valenciennes, garnison appartenant au Saint Empire. Conseillé par Vauban, le roi décide d’attaquer de jour contrairement aux habitudes de l’époque afin de surprendre l’ennemi. La ville est prise de manière fulgurante (30 minutes) par mousquetaires et grenadiers qui, constatant la surprise et la fuite de l’ennemi, exploitent leur avantage jusqu’à la reddition.

17 mars 1769 : arrivée de Bougainville (Saint-Malo). Louis-Antoine de Bougainville boucle son tour du monde avec la frégate Boudeuse et la flûte Etoile après deux ans et quatre mois de navigation, consacrée principalement à l’exploration scientifique. Capitaine d’infanterie, colonel des Dragons et capitaine de vaisseaux , Bougainville finit « officier général de terre et de mer, le premier circumnavigateur français ».

17 mars 1808 : création du Baccalauréat. Par décret de Napoléon Ier, lors de l’instauration de l’Université.

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Le sous-lieutenant Guillaume Apollinaire

17 mars 1916 : Guillaume Apollinaire est blessé à la tête. Wilhelm Apolinaris de Kostrowitzky (son vrai nom) est né à Rome mais d’origine polonaise. Il s’engage dans l’armée française en décembre 1914 (38ème régiment d’artillerie de campagne). Naturalisé français le 9 mars 1916, il est blessé d’un éclat d’obus à la tête le 17, au Bois des Buttes. Affaibli par la blessure reçue, il meurt des suites de la grippe espagnole le 9 novembre 1918.

17 mars 1945 : le pont de Remagen s’effondre (Allemagne). Les ponts sur le Rhin sont tous détruits sauf le pont Ludendorff à Remagen pour d’obscures raisons administratives. Découvrant cette aubaine, les Américains qui viennent de remporter la bataille des Ardennes, se ruent le 7 mars sur Remagen. En moins de 30 minutes, la section du lieutenant Timmerman prend le pont que le petit détachement allemand n’est pas parvenu à faire sauter à cause de l’explosif médiocre utilisé. Le général Eisenhower modifie ses plans d’invasion de l’Allemagne pour profiter du passage et fait franchir 8000 hommes immédiatement. Dans les jours qui suivent, les Allemands tentent de détruire l’ouvrage avec les nageurs de combat de Skorzeny puis des attaques de V2 et enfin par deux Arado Ar-234B « Blitz » (premier bombardier à réaction), mais échouent. Cependant, le pont s’écroule 10 jours après sa conquête, ébranlé par les combats et l’onde de choc créée par l’explosion d’un V2. Une compagnie de sapeurs américains qui travaille au durcissement de l’ouvrage est durement frappée par l’accident : l’équivalent d’une section périt dans le Rhin.

17 mars 1954 : révélation sur les travaux atomiques français. René Pleven, ministre de la Défense nationale et des forces armées annonce lors d’un débat budgétaire que le CEA est en mesure à court terme de fabriquer des bombes nucléaires et de se lancer dans la propulsion nucléaire de navires. Le 13 février 1960 dans la région de Reggane en Algérie a lieu le premier essai nucléaire français, baptisé Gerboise bleue. En 1971, lancement du premier missile balistique depuis le Redoutable, premier SNLE français. Le Redoutable a quant à lui été lancé le 29 mars 1967.

Quelques rendez-vous historiques :

jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).

jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).

 

 

 







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