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Chronique historique : 23 novembre

23112017

23 novembre 1880 : découverte de l’hématozoaire du paludisme « par le docteur Laveran, alors médecin militaire. Il confirme cette année-là, l’intuition qu’il avait eue lors de son premier séjour en Algérie en 1878. Il recevra en 1907 le Prix Nobel de médecine pour cette découverte. L’hôpital d’instruction des armées de Marseille porte son nom ». CNE J-B P.

 23 novembre 1889 : création de l’école coloniale (Paris). Créée initialement pour accueillir les enfants de dignitaires Annamites, l’école se transforme rapidement en une sorte d’ENA des futurs cadres (indigènes et français). L’école s’installe rue de l’Observatoire en 1896 et finit après quelques évolutions (Ecole nationale de la France d’Outre-mer) par être absorbée par l’Ecole Nationale d’administration. Exemples d’anciens élèves : Paul Biya, Pierre Mesmer, Abdou Diouf, Félix Eboué …

 23 novembre 1944 : la 2ème Division Blindée de Leclerc prend Strasbourg. La colonne Leclerc, constituée en mars 1941 pour la prise de Koufra (Lybie), avait fait le serment de ne cesser le combat qu’une fois le drapeau tricolore hissé au sommet de la cathédrale de Strasbourg. Le serment est tenu. Cette colonne, devenue 2ème DB, entre dans Paris et ira jusqu’en Allemagne, à Berchtesgaden, le « nid d’aigle » d’Hitler. Ce même jour (23 novembre), la 6ème armée entre dans le camp du Struthof entièrement évacué par les Allemands.

23 novembre Leclerc à Strasbourg. Serment de Koufra tenu.

 23 novembre 1996 : Malraux au Panthéon (Paris). Les cendres d’André Malraux sont transférées au Panthéon 20 ans après sa mort (23 novembre 1976) en présence du Président de la République. Archéologue, écrivain, combattant, ministre et l’un des piliers du Gaullisme, Malraux rejoint Jean Moulin, héros de la Résistance.  C’est en effet Malraux qui en décembre 1964 avait prononcé le discours officiel pour le transfert des cendres de Jean Moulin : « Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d’exaltation dans le soleil d’Afrique, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi — et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé. Avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses. Avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l’un des nôtres. Entre avec le peuple né de l’ombre et disparu avec elle — nos frères dans l’ordre de la Nuit… ».

                       




Chronique historique : 22 novembre

22112017

22 novembre 845 : bataille de Ballon (près de Redon). Le chef breton Nominoë bat le roi de France Charles le chauve et gagne l’indépendance de la Bretagne

22 novembre 1890 : naissance de Charles de Gaulle (Lille). Né dans une famille catholique dont le père affiche des idées monarchistes, il lit dans sa jeunesse Barrès et Péguy qui l’attachent à la République. Saint-Cyrien, il choisit l’infanterie et sert sous les ordres du colonel Pétain. Il est blessé trois fois lors des premiers combats de la Première Guerre Mondiale avant d’être fait prisonnier en mars 1916. Il tente de s’évader à cinq reprises sans succès et n’est libéré que par l’armistice. Militaire écrivain, il se distingue par une intelligence vive, un caractère cassant et une grande ambition pour la France. En gagnant Londres en juin 1940, il sauve la France sur la scène internationale. Président du conseil en 1958, puis Président de la Vème République, il amorce la décolonisation, pousse à la mise en œuvre de la dissuasion nucléaire, fait sortir la France du commandement intégré de l’OTAN,…  Visionnaire, décideur, fondateur, ses qualités de dirigeant « au-dessus des partis » font de lui un homme politique exceptionnel dans l’Histoire de France. Lorsqu’il entendit dire lors d’une assemblée du RPF, « Mort aux cons! » il répondit « Vaste programme !« .

22 novembre 1902 : naissance de Philippe Leclerc de Hautecloque (Somme). Saint-Cyrien, gaulliste de la première heure, instigateur du serment de Koufra, chef de la 2ème DB, des forces françaises en Indochine puis inspecteur des armées. Il meurt dans le crash de son avion le 28 novembre 1947.

22 novembre 1943 : le Liban s’émancipe. Soutenus par les Anglo-saxons, les Libanais imposent leur indépendance à de Gaulle, chef de la France libre. La date est depuis, fête nationale au Liban.

22 novembre 1944 : la 3ème armée de Patton prend Metz ;  la 2ème DB de Leclerc prend Saverne par surprise ;  la 1ère armée de de Lattre prend Belfort puis Mulhouse.

22 novembre 1961 : admission au service actif du Clémenceau (Toulon). Premier « vrai » porte-avion construit en France (Brest), le Clemenceau est resté en activité jusqu’en 1997, soit 36 ans. 24 000 tonnes. 36 avions embarqués. 1920 hommes à bord.

22 novembre 1977 : déclenchement de l’opération Lamentin (Mauritanie). Action menée par l’armée de l’air et la 11ème DP contre le Polisario suite à son attaque de la voie ferrée Zouerate-Nouakchott. Pour plus d’information sur l’opération, voir la Revue Historique des Armées (RHA Janvier 1992) et notamment l’article du général Forget qui a commandé l’opération.

22 novembre

 




Chronique historique : 21 novembre

21112017

21 novembre 1806 : Napoléon instaure le blocus continental pendant que le général Mortier prend le port de Hambourg.

 21 novembre 1892 : le scandale de Panama éclate (Paris).  Les travaux de percement de l’isthme de Panama se révélant plus difficiles que prévus (en 1879), la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama souscrit un nouvel emprunt dont une partie sert à corrompre journalistes et parlementaires français. Le scandale éclate lorsque Jacques de Reinach, le banquier responsable du montage financier est découvert mort chez lui. La compagnie fait faillite et de nombreux souscripteurs perdent leurs économies. La classe politique française est en grande partie discréditée et l’antisémitisme aggravé (2 ans avant l’affaire Dreyfus).

 21 novembre 1957 : bataille de Timimoun (Algérie). Un convoi d’employés du pétrole, encadré par un groupe de légionnaires, est attaqué (07/11) par des Méharistes, retournés par le FLN et passés à l’ennemi. Les enjeux économiques d’une telle situation sont jugés importants et forcent le général Salan à dépêcher Bigeard sur place (13/11) pour éradiquer la menace. Une compagnie du 3 RPC partie en chasse après les déserteurs est sévèrement accrochée par des tireurs d’élite (15 morts). Bigeard déclenche alors l’une des seules opérations aéroportées de la guerre d’Algérie pour la dégager. Parmi les blessés qu’il veut secourir se trouve le SCH René Sentenac, héros de Dien Bien Phu qui fait partie de la poignée de soldats ayant réussi à s’échapper de la cuvette de Dien Bien Phu après la capitulation française. Il succombe à sa blessure. Sentenac est Chevalier de la légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de guerre des t.o.e, Croix de la valeur militaire, Médaille des évadés. Cité 13 fois. Bigeard conservera toute sa vie la photo de Sentenac mort.

21 novembre Le SCH René Sentenac.

 21 novembre 1995 : mise au point  des accords de Dayton ( Ohio – Etats-Unis ). Même si ces accords ne sont réellement signés officiellement que le 14 décembre suivant à Paris, c’est sur la base aérienne américaine Wright-Patterson à Dayton que les parties prenantes s’entendent sur le texte final. Les accords sont signés par le président musulman de Bosnie, Alija Izetbegovic, le président de la Croatie, Franjo Tudjman, au nom des Croates de Bosnie, et le président serbe, Slobodan Milosevic, au nom des Serbes de Bosnie. A noter la récente parution d’un ouvrage synthétique permettant de faire le point sur l’intervention française dans les Balkans et plus particulièrement à Sarajevo : Sarajevo 1995 : Mission impossible du général Bachelet.

                    

 




Chronique historique : 16 novembre

16112017

16 novembre 1805 : combat de Hollabrunn (Autriche). Premier gros engagement de la campagne d’Allemagne entre Français et Russes. Ces derniers y perdent un tiers de leur effectif. Pour mémoire, la veille de la bataille d’Austerlitz, Napoléon rappelle à ses hommes leur beau comportement lors d’Hollabrunn.

16 novembre 1812 : bataille de Krasnoie (Russie, actuelle Ukraine). La retraite de Russie n’est pas encore un carnage. Isolée, la division Broussier, appartenant à l’armée d’Italie commandée par le prince Eugène de Beauharnais, est pratiquement anéantie, mais Davout puis Ney parviendront à forcer le passage à travers les forces russes pourtant d’une supériorité numérique écrasante. La survie de l’armée à Krasnoie tient au coup de bluff de Napoléon, qui pour montrer à Koutouzov sa détermination fait sortir sa garde impériale. Koutouzov craignant d’être engagé dans une bataille rangée, préfère reculer et continuer son harcèlement à distance. Le pari de l’empereur coute tout de même 6000 hommes.

16 novembre 1887 : condominium franco-anglais aux Nouvelles Hébrides (Actuelles Vanuatu – Pacifique Sud).  Les iles que l’on appelle aujourd’hui Vanuatu, sont découvertes en 1606 par le navigateur portugais Queiros qui les nomme Esperito Santo. Redécouvertes par Bougainville (1768) puis Cook (1774), elles sont appelées Nouvelles Hébrides jusqu’à leur indépendance en 1980. Ayant renoncé à s’affronter pour les coloniser, Français et Anglais instaurent une commission navale mixte chargée de contrôler en commun l’archipel (81 iles). La commission est composée de 4 officiers de marine (2 français et 2 anglais) assurant alternativement la présidence pour des durées de 1 mois.

16 novembre 1917 : le Tigre au pouvoir. « Georges Clemenceau devient président du Conseil et ministre de la Guerre avec un programme de guerre à outrance et gouverne jusqu’en janvier 1920. Son chef de cabinet militaire, général Mordacq, écrit : Nécessité d’y rétablir l’autorité du ministre qui n’existait plus. Tout le monde y commandait sauf le ministre. » LCL Rémy Porte.

16 novembre 1920 : bataille de Sébastopol (Russie, actuelle Ukraine).La défaite de l’«Armée blanche» de Wrangel met fin à la guerre civile en Russie et consacre la victoire des bolcheviques et de Lénine.

16 novembre 1940 : création de l’ordre de la Libération par de Gaulle (Brazzaville). Décoration récompensant les actes de courage et services rendus à la cause de la libération de la France et de son empire , remise entre 1941 et 1946 à 1038 personnes dont 138 à titre posthume. Le Général de Gaule signe le 16 novembre 1940 l’ordonnance n° 7 créant l’ordre de la libération dont les membres porteront le titre de « compagnons de la Libération ». La décoration se porte immédiatement après la Légion d’honneur et avant la médaille militaire. Lors des cérémonies, les compagnons prennent rang immédiatement après les dignitaires de la LH. Il a été mis fin à l’attribution de la croix de la Libération par décret du 23 janvier 1946. Depuis le décès de Fred Moore, cet été, il ne reste plus que 10 Compagnons en vie. C’est le GDI (2S) Christian Baptiste, ancien n°2 de la DICoD et ancien directeur du Musée de l’Armée qui lui succède en tant que délégué national du Conseil national des communes « Compagnon de la Libération ». A noter, 5 communes françaises et 18 unités militaires ont été faites Compagnons de la Libération. Pour plus de détails.

 16 novembreLa croix de la Libération.

 




Chronique historique : 15 novembre

15112017

15 novembre 1315 : bataille de Morgarten (Suisse actuelle). Convoités à la fois par la Bavière et l’Autriche, les Cantons suisses (Uri, Schwytz et Unterwald) donnent leur faveur au duc Louis IV de Bavière. Mécontent, Léopold Ier d’Autriche envoi une armée de 4000 hommes mater les montagnards suisses. Malheureusement pour lui, son attaque ne reste pas secrète et les Cantons préparent une embuscade dans les règles de l’art au niveau du lac d’Ageri et du passage de Morgarten. L’armée Habsbourgeoise pense surprendre les paysans suisses au petit matin et progresse de nuit sur un chemin qui à certains endroits est étroit, pris entre des falaises et un lac. C’est là que les paysans suisses l’attendent : ils laissent l’armée s’engager dans le piège, la bloquent puis la détruisent posément à coup de pierres, troncs d’arbres et coups de piques. Beaucoup de chevaliers périssent noyés dans le lac. L’opinion publique de l’époque est choquée car les montagnards suisses ne font aucun prisonnier : ils préfèrent détrousser l’adversaire (mort ou assommé) plutôt que de s’embarrasser d’un otage pour réclamer une rançon comme cela se pratiquait alors.

 15 novembre 1634 : premier règlement de discipline de la Marine. Richelieu fait adopter un texte codifiant la discipline à bord des navires sur la base des traditions et coutumes des marins.

 15 novembre 1796 : début de la bataille du pont d’Arcole (Italie). Après l’échec de Caldiero le 12, Bonaparte doit éviter de perdre Vérone. Manœuvrant pour couper les Autrichiens de leurs soutiens, il butte sur l’Alpone, petit affluent de l’Adige, que seul un pont traverse à la hauteur du village d’Arcole fermement tenu par les Autrichiens. L’acharnement des soldats français et l’exemple de leurs chefs (Augereau, Lannes, Bon, Verdier) leur permettront de forcer le passage, au prix de nombreuses pertes…deux jours plus tard.

 15 novembre 1879 : naissance d’Henry de Monfreid (La Franqui). Le baroudeur de la Corne de l’Afrique aurait 135 ans aujourd’hui. Mort en 1974 à 95 ans, sa vie est une succession d’aventures.

 15 novembre 1900 : Churchill est fait prisonnier par Botha (Afrique du Sud). Envoyé comme correspondant du Morning post en Afrique du Sud pour couvrir le second conflit des Boers, le jeune Winston Churchill, 26 ans, est victime d’un déraillement du train blindé dans lequel il voyage. Les troupes du général Botha le font prisonnier. Il s’évade un mois plus tard du camp de Pretoria et parcourt 480 km jusqu’à Lourenço Marquez. Il fait la « une » des journaux britanniques et entame une carrière publique qui durera 60 ans.

 15 novembre 1942 : fin de la bataille navale de Guadalcanal (  ). Elle oppose les marines américaine et japonaise durant la campagne des îles Salomon. Au prix de lourdes pertes, les défenseurs américains parviennent à conserver l’aérodrome de Henderson Field situé sur l’île de Guadalcanal et à repousser la flotte impériale. L’issue de cette bataille marque un tournant dans le théâtre du Pacifique : l’expansion japonaise, déjà mise à mal par la bataille de Midway, est arrêtée net. La flotte impériale, très affaiblie suite à ces engagements, n’est plus de taille à tenir tête à l’US Navy, dont la puissance ne fera qu’augmenter jusqu’à la fin du conflit.

 15 novembre 1976 : mort de Jean Gabin (Neuilly-sur-Seine). Jean Alexis Moncorgé (son vrai nom) effectue son service militaire à Lorient en tant que fusilier marin (1924). Devenu une véritable star du cinéma il est néanmoins mobilisé en septembre 1939 et affecté à Cherbourg. Refusant de tourner pour les Allemands, il émigre aux Etats-Unis après une fuite par l’Espagne (Février 1941). Après quelques tournages à Hollywood, il finit par s’engager dans les forces navales françaises libres (Avril 1943) et gagne Casablanca. Il est affecté à la 2ème DB où il sert en tant que chef de char (Souffleur II) au régiment blindé de fusiliers-marins et ira jusqu’à Berchtesgaden après avoir participé aux combats de Royan et de la campagne d’Allemagne. Monstre sacré du cinéma français, il a tourné dans la plupart des films dits classiques. Ayant conservé toute sa vie des relations étroites avec la Marine nationale, l’une de ses dernières volontés est permise par le Président de la République : le 19 novembre, les honneurs militaires lui sont rendus à bord de l’aviso Détroyat et ses cendres sont répandues au large de Brest.

15 novembreJean Gabin dans la Traversée de Paris : Jambier !

 




Critique du livre « La nostalgie de l’honneur », prix littéraire Erwan Bergot de l’armée de Terre

10112017

La nostalgie de l’honneur  de Jean-René Van Der Plaetsen 

Editions Grasset

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Recommandation :  Excellent – Lu par Paul Beuzebosc – chronique à paraître demain 11 novembre sur les sites Culture-Tops (www.culture-tops) et Atlantico.fr

THEME

Sous ce beau titre, au pied de la célèbre jaquette jaune des éditions Grasset, une photo en noir et blanc dit déjà presque tout du livre. De face, un général en tenue, large, carré, immense, portant les insignes des Forces Françaises Libres, décorations pendantes, est penché sur un jeune garçon, de dos, pour l’embrasser. Dans le tendre masque du tribun, dans l’attitude de son petit-fils – le futur auteur du livre – percent le sens de l’engagement, l’adoubement de l’héritier, la transmission d’une mémoire enfouie.

POINTS FORTS

Pour l’honneur, il n’y a pas mieux que les héros. Et quand on a la chance d’en avoir un dans sa famille, autant le remettre à sa place dans leur panthéon, parmi ceux qui ont tissé l’histoire plutôt que ceux qui ont fait fortune dans la légende.

Le général Jean Crépin, polytechnicien, artilleur colonial, compagnon de la Libération, beau et grand soldat méconnu, est de ceux-là.

Aux côtés de De Gaulle, de Leclerc – picard comme lui – il a incarné les vertus de l’honneur : le choix de se battre et de dire non à la défaite, de rallier les FFL (forces françaises libres), d’appuyer de ses feux précis tous les combats de la 2ème DB jusqu’à la victoire.

Puis, toujours aux côtés de Leclerc, il perçoit d’emblée l’impasse militaire en Indochine qui se terminera dans la boue sanglante de Dien Bien Phu.

Après un passage au SGDN et dans le nucléaire militaire, il vit de 1959 à 1961, à la tête de deux corps d’armée dont celui d’Alger puis comme commandant en chef, la tragédie algérienne avant d’être exfiltré par De Gaulle à la tête des Forces françaises en Allemagne. Il y boucle son parcours d’officier, fait de service, d’abnégation et de fidélité, à l’image de cette génération humiliée par la défaite, animée par l’esprit de reconquête, en marge d’une France tourmentée par la division et l’abandon.

POINTS FAIBLES

Ce livre a le défaut de ses qualités: un idéalisme assumé teinté d’une nostalgie non dénuée d’espérance. A l’ombre de l’épopée du gaullisme, le pieux culte familial mène le seul garçon de la lignée à une passion pour cet aïeul, « grognard métaphysique », qui l’a pris en affection, puis à une émouvante complicité entre deux soldats confrontés, chacun à leur tour, un jour à la guerre.

EN DEUX MOTS

Sous le noble patronage de l’honneur, Jean-René Van Der Plaetsen écrit à la place de son grand-père les « mémoires » qu’il lui avait légués en confidences. Faute de force, d’envie ou de tempérament de sortir, au terme de sa longue vie, de sa méditation. Il sait dire, dans le panorama d’une époque, la force des modestes doués dans l’ombre de chefs de génie et l’intelligence puissante que l’artilleur chevronné apporte au succès des combats. On devine l’orgueil blessé du chef éloigné d’Algérie pour être épargné et la tension entre deux générations de guerriers face à une décolonisation mal engagée.

Sans se risquer dans la philosophie à propos d’un mot dont le singulier tombe en désuétude, cette enquête, sorte de biographie sentimentale, raconte une belle histoire, singulière, exemplaire et inachevée.

UN EXTRAIT

- « C’est l’instinct de l’honneur qui fait les héros ». (Jean-René Van Der Plaetsen)

« Le temps presse, nous avons une guerre à mener et à gagner ». ( Général Leclerc).

L’AUTEUR

Né en 1962 en Afrique, Jean-René Van Der Plaetsen est journaliste et directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine. Membre du jury du Prix de Flore, il publie ici son premier livre., qui vient d’obtenir  le Prix Jean Giono et le Prix Erwan Bergot.




Chronique historique : 7 novembre

7112017

ERRATUM pour le 6 novembre 1917 : début de la révolution bolchevique (Petrograd). Trotski et Lénine prennent d’assaut le Palais d’hiver. Pas Lénine : il était en Finlande à ce moment, attendant que la situation bascule à son avantage.
Merci à André Larané. Voir l’article qu’il consacre à l’épisode  sur Herodote.net.

7 novembre 1806 : combat de Lubeck ou de la Trave (Bord de la Baltique). Après la double victoire décisive d’Iéna et Auerstedt, le dernier combat de la campagne de Prusse se déroule près de Lubeck sur la Trave. Le général prussien Blücher pour fuir les Français viole la neutralité de cette riche ville hanséatique, espérant s’embarquer sur des bateaux anglais ou suédois. Les généraux Bernadotte et Soult bouclent la ville et coulent avec leur artillerie les navires à quai. Les combats de rue sont intenses et désespérés pour les Prussiens. Lubeck est littéralement mise à sac. Blücher parvient à s’échapper mais est rattrapé et fait prisonnier après une course poursuite de quelques kilomètres. Il sera ultérieurement échangé contre le général Victor.

 7 novembre 1880 : Brazza rencontre Stanley (rive du Congo). L’enseigne de vaisseau Savorgnan de Brazza et l’explorateur anglais Stanley (à la solde du roi des Belges) se rencontrent sur la rive droite du fleuve Congo. Brazza y a fondé depuis plusieurs semaines, Ncouna, la future Brazaville. Stanley se rabat sur l’autre rive où il fonde un an plus tard et juste en face, Léopoldville, la future Kinshasa.

7 novembre 1909 : attaque victorieuse sur un rezzou arabe et Toubou (Niger). Renseignés sur le déplacement d’un rezzou de 1000 guerriers (400 arabes et 600 toubous), le capitaine Prévot et tous les hommes du lieutenant Delpech de Fraissinet (65 tirailleurs du Groupe Nomade de l’Aîr) les attaquent par surprise, à l’aube, pour compenser leur infériorité numérique. Le plan fonctionne et le rezzou essuie des pertes sévères avant de se disperser.

7 novembre 1914 : le sergent André Maginot est décoré (Verdun). Député de la Meuse et ancien sous-secrétaire d’Etat à la guerre, Maginot s’engage comme simple soldat lors de la déclaration de guerre. Nommé rapidement sergent, il se comporte brillamment lors de patrouilles dans le secteur de Verdun et se voit décerner la Médaille Militaire. Deux jours plus tard, il est très grièvement blessé.

7 novembre 1944 : exécution de Richard Sorge (Tokyo – Japon). Il est l’un des plus célèbres espions. Né Russe, Sorge a grandi et travaillé en Allemagne où il lit et fait siens les écrits de Karl Marx après avoir combattu dans les rangs allemands jusqu’à sa blessure en 1916. Après quelques allers et retours Berlin-Moscou, il devient agent du NKVD et fournit beaucoup de renseignements aux Soviétiques. Agent double, il travaille pour l’Abwehr à l’ambassade allemande de Tokyo où il découvre la date d’exécution du plan Barbarossa (invasion de l’URSS par l’Allemagne – 22 juin 1941) qu’il transmet à Moscou. Staline refusant d’y croire, le bénéfice de ce renseignement a été perdu. Arrêté le 18 octobre par les Japonais, il est pendu après que Staline a refusé de l’échanger. Il a cependant été fait Héros de l’Union soviétique en 1964.

7 novembre 1950: premier combat aérien d’avions à réaction (Corée). Pour la première fois dans l’histoire de l’aviation, deux avions à réaction s’affrontent : un F 80 Shooting Star américain abat un Mig 15 chinois au-dessus de Sinuiju.

7 novembre 1956 : fin de l’opération sur le canal de Suez (Egypte).

7 novembre 1987 : Ben Ali destitue Bourguiba (Tunisie). Le président Bourguiba (84 ans) à la tête de la Tunisie depuis plus de 30 ans est destitué pour des raisons médicales sur ordre de son ministre de l’Intérieur, Ben Ali. Ce dernier restera au pouvoir 23 ans.

   7 novembre   Ben Ali et Bourguiba. Bourguiba est mort en 2000 à 96 ans.




Chronique historique : 6 novembre

6112017

6 novembre 1792 : bataille de Jemmapes (Hainaut – Belgique). Les 40 000 hommes du général Dumouriez culbutent les Autrichiens au cours d’une bataille restée célèbre pour avoir été l’une des toutes premières de la jeune République. Le duc de Chartres, futur Louis-Philippe, participe à cette bataille et s’y comporte brillamment parvenant à maintenir la cohésion de l’aile gauche du dispositif après une charge de la cavalerie autrichienne. 17 régiments de l’Armée de Terre ont porté dans les plis de leur emblème l’inscription Jemmapes 1792. Aujourd’hui, seul le 1er RHP porte encore cette inscription.

 6 novembre 1899 : Churchill publie The river war, récit de la bataille d’Omdurman (Soudan)

 6 novembre 1917 : début de la révolution bolchevique (Saint Petersbourg). Trotsky et Lénine prennent d’assaut le Palais d’hiver.

 6 novembre 1942 : intoxication préalable à Torch (Méditerranée occidentale). Afin d’éloigner les U.Boot allemands des plages d’Afrique du Nord où les Alliés vont débarquer (08/11) dans le cadre de l’opération Torch, les services britanniques laissent filtrer de fausses informations indiquant que la concentration de navires alliés au large de Gibraltar est destinée à secourir l’ile de Malte assiégée depuis le début de la guerre. L’Abwehr est intoxiquée et conseille de pré positionner les sous-marins aux abords de Malte.  

 6 novembre 1955 : fin du protectorat français sur le Maroc.

 6 novembre 1988 : infection virale gigantesque (Etats-Unis). Robert Tappan Morris, 23 ans, étudiant à l’Université de Cornell (Etat de New York) conçoit et diffuse (02/11) le ver RTM Worm (par la suite appelé Morris worm) qui infecte 6000 ordinateurs (dont ceux du département d’Etat américain) et cause entre 10 et 100 millions de dollars de dégâts. Aujourd’hui, Morris est professeur d’informatique au MIT.

 6 novembre 2004 : attaque de Bouaké (Côte d’Ivoire). Une unité française de l’opération Licorne est délibérément bombardée par un Sukhoi 25 récemment acheté par le gouvernement Gbagbo. 9 soldats français sont tués. La flotte de combat ivoirienne est immédiatement détruite au sol sur ordre de Paris.

6 novembre Sukhoi 25 détruit au sol.

6 novembre 2009 : fusillade de Fort Hood (Texas). Un officier psychiatre, américain de religion musulmane, tue 13 militaires et en blesse 30 autres après avoir tiré à l’arme automatique dans un amphithéâtre de la base de Fort Hood accueillant une remise de diplômes.

  

 







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