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Chronique historique : 22 décembre

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22 décembre 1894 : Dreyfus condamné pour trahison. Le capitaine Alfred Dreyfus, arrêté en octobre pour espionnage est condamné au bagne à vie sur la base de déclarations et documents qui seront plus tard (à partir de 1896) totalement invalidés. Dreyfus est dégradé (5 janvier 1895) et envoyé en Guyane sur l’ile du Diable où il va passer 4 années avant la révision de son procès.

22 décembre 1944 : Giap fonde l’armée populaire vietnamienne. En décembre 1944, le Président Hô Chi Minh confie au général Giap la mission de fonder la Brigade de propagande et de libération du Vietnam. La cérémonie de création de cet organe a lieu à Cao Bang. Il n’y a au départ que 34 militants membres placés sous la direction directe de Vo Nguyên Giap. En 1989, le gouvernement a élargi le sens de cette commémoration en y couplant la journée nationale de la défense nationale.

22 décembre 1956 : rembarquement du corps expéditionnaire franco-britannique (Port Saïd – Egypte). L’expédition sur Suez déclenchée le 5 novembre pour reprendre le canal nationalisé par Nasser a tourné court face à l’opposition des deux Grands. France et Grande-Bretagne mesurent alors pleinement la redistribution des statuts qui s’est opérée dans la vie internationale.

22 décembre 1989 : Ion Iliescu renverse Nicolae Ceausescu au terme de 24 ans de pouvoir dictatorial en Roumanie.

22 décembre 2007 : mort de Julien Gracq (Angers). L’auteur du Rivage des Syrtes, Au château d’Argol, Un balcon en forêt,… s’éteint à 97 ans. Julien Poirier est aussi l’auteur des Manuscrits de guerre qu’il ne souhaitait pas publier mais qui le furent malgré tout en 2011 et dans lesquels il raconte en tant que lieutenant, la retraite de sa section d’infanterie vers Dunkerque. Intéressant de découvrir un très grand écrivain à travers ses écrits les moins travaillés et où il raconte simplement les contingences d’une section de combat et les préoccupations basiques d’un lieutenant soucieux de ses hommes.

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Chronique historique : 20 décembre

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20 décembre 1192 : Richard Cœur de lion prisonnier (Autriche). Le roi d’Angleterre, Richard 1er (dit Cœur de Lion) fait naufrage sur les côtes italiennes en rentrant de croisade (3e croisade) et se fait arrêter par Leopold V d’Autriche qu’il avait eu la mauvaise idée d’insulter alors qu’ils étaient tous deux en Terre sainte. Il sera libéré contre rançon en février 1194.

20 décembre 1667 : mort du chevalier Paul (Toulon). Les origines de ce marin exceptionnel sont si humbles que les historiens hésitent sur son vrai nom : Paul de Fortia ou bien Paul Samuel. La postérité a retenu celui que Louis XIV lui accorde en l’anoblissant pour services rendus, Paul de Saumeur. Né dans l’ile du château d’If au large de Marseille, il embarque dès l’âge de 12 ans et devient un excellent navigateur. Sa soif d’aventure et ses qualités de chef le conduisent rapidement à servir l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem contre les Barbaresques. Il est ensuite repéré et recruté par Richelieu pour la marine royale, dans laquelle il combat contre l’Espagne, l’Angleterre et les pirates barbaresques, toujours avec succès. Il termine sa carrière lieutenant-général des armées navales du roi  en commandant la flotte du Levant à Toulon. Aimé aussi bien de son roi que de ses hommes, il semble avoir possédé toutes les qualités de l’honnête homme. Il meurt à 70 ans. La frégate de défense aérienne D 621 est le troisième navire de la marine nationale à porter son nom.

20 décembre 1803 : Napoléon vend la Louisiane. Cherchant à concentrer ses forces sur le théâtre européen et échaudé par les déboires de son beau-frère, le général Leclerc à Haïti, Napoléon vend pour 80 millions de francs la Louisiane aux émissaires américains qui ne venaient que pour acheter la ville de la Nouvelle-Orléans.

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20 décembre 1989 : Les Etats-Unis envahissent le Panama. L’opération interarmées « Just cause » regroupe environ 25 000 soldats américains qui dans la nuit occupent tous les points stratégiques du Panama, alors dirigé par le général Manuel Noriega. Ancien collaborateur de la CIA en Amérique centrale, il est impliqué dans le trafic de drogue et est, de plus, devenu incontrôlable par les USA qui risquent à cause de lui, de compromettre la position stratégique du canal. Les américains perdent 24 hommes dans cette opération face aux Forces de Défense Panaméennes. Si les pertes des FDP sont 10 fois supérieures à celles des GI’S, c’est la population civile de Panama City qui est la plus touchée (pertes estimées entre 500 et 4000 selon les sources). Noriega se rend le 3 janvier 1990. Après 17 ans de détention en Floride, il est extradé vers la France (avril 2010) afin d’y être jugé pour blanchiment d’argent. Il a été extradé vers son pays pour y purger une peine de 60 ans de prison.

20 décembre 1995 : l’ONU remplacée par l’OTAN en Bosnie-Herzégovine. Les casques bleus de la FORPRONU (force de protection des nations unies) sont officiellement remplacés par les forces de l’OTAN suite aux accords de Dayton. L’IFOR (force d’imposition de la paix) sera active pendant un an puis transformée en SFOR (force de stabilisation).




ACTU DEFENSE du 30 novembre 2017

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Le dernier numéro de la lettre d’information « Actu Défense » est paru.

Ont retenu plus spécialement notre attention : fichier pdf Actu Défense 30 novembre 2017

-          le déplacement du Président de la république en Afrique (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana [ce dernier pays faisant partie de l’Afrique anglophone, c’était donc une première pour un  président français]), comportant, au menu des rencontres : la lutte contre le terrorisme avec le renforcement des capacités des forces africaines et notamment, le consolidement du « G5 Sahel », ainsi que l’initiative euro-africaine visant à contrer l’action des trafiquants d’armes et d’êtres humains ;

-          la livraison aux armées (armée de Terre [infanterie et cavalerie] et Forces spéciales des trois armées) du « Missile moyenne portée » (MMP), missile de 5ème génération, permettant des tirs de jour comme de nuit, sur tous types de terrain (y compris en zone urbaines). Le système d’armes bénéficie des retours d’expérience (RETEX) des derniers engagements opérationnels et permettra de s’adapter aux conflits dits « asymétriques » (adversaires non constitués comme une armée classique, pour résumer) ;

-          la démarche « innovation et numérique », avec notamment la visite de Mme Florence Parly, ministre des armées (MINARM) à « l’accélérateur de start-up NUMA », dans le cadre plus large d’une stratégie globale de placement de l’innovation  numérique au cœur de la transformation du ministère et des armées, y compris dans leur gouvernance ; L’armée de Terre au demeurant prend aussi un virage digital encore plus accentué qu’il ne l’est déjà (cf. 2ème article à ce sujet) ;

-          la livraison, par la « Direction générale de l’armement » (DGA) du douzième avion de transport de nouvelle génération « A400M » à l’Armée de l’air, le 22 novembre 2017. Au-delà des capacités de transport de ses prédécesseurs, cet appareil est le premier à pouvoir être équipé de dispositifs permettant le ravitaillement en vol des avions de chasse ;

-          l’interception, par les forces armées en Nouvelle Calédonie, de deux bateaux vietnamiens en infraction avec la législation relative à la pêche dans les eaux territoriales françaises. Pour mémoire, la France possède, avec 11 millions de km2, la deuxième surface maritime mondiale, appelée, « Zone économique exclusive » (ZEE), qui s’étende, depuis les côtes jusqu’au plateau continental sous-marin jusqu’à 200 nautiques, soit 370 km à partir de chaque rivage national. Les ressources réelles et potentielles sont, évidemment l’objet de convoitises multiples et les bâtiments de la Marine nationale, pas assez nombreux au regard des immensités à surveiller ( sur 123 bâtiments que compte la Marine nationale, inclus les sous-marins, [mais sans compter les 38 bâtiments de la gendarmerie maritime qui ont davantage une fonction de contrôle « côtiers »], 74 sont des bâtiments de combat et de soutien [cf. « Les chiffres clés de la Défense », édition 2017] ; en novembre 2017, 54 bâtiments étaient déployés sur le globe [cf. « Cols bleus, édition de novembre 2017]) ;

-          enfin, comme à l’accoutumée, l’actualité des théâtres d’opérations extérieures (exclu donc l’opération intérieure « Sentinelle »). Pour mémoire, l’ensemble des militaires des trois armées et des services, engagé sur et hors le territoire national représente un effectif permanent de 30 000 hommes et femmes.

 

 

 




UNE BANDE DESSINEE SUR L’EMIA

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Une bande dessinée réalisée par la promotion de l’EMIA Maréchal BESSIERES avec le soutien de sponsors parmi lesquels la SNCF, L’Epaulette et plusieurs promotions de l’EMIA, sera proposée à la vente à partir du 19 janvier 2018, mais également sur le site de la 56ème promotion « LCL MAIRET » (1ère brigade de l’EMIA) ainsi qu’à son magasin promotion http://www.boutique.promotions-emia.fr au prix public de 14 euros.

Elle sera disponible en pré-vente à compter du 19 décembre 2017 au prix préférentiel de 13€. Il est possible de réserver cette BD auprès de la promotion LCL MAIRET avant le 11 décembre. Pour ce faire, envoyer un message a l’adresse suivante en indiquant le nombre d’exemplaires souhaités : marine.carrias@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr.

Une séance de dédicace aura lieu à Coëtquidan le 19 décembre dans le hall de la médiathèque de 13h30 à 18h, vous pourrez y rencontrer les auteurs et retirer les ouvrages commandés.

Ci-après, le synopsis de l’album :
À l’École Militaire Interarmes, deux élèves officiers, Benoit et Charles, aux caractères opposés vont mettre leur amitié à rude épreuve. En effet, le fougueux Benoit est persuadé qu’un professeur participe à un complot visant l’EMIA. Co-écrit par un ancien élève de l’EMIA, cet album vous propose une plongée unique dans une des grandes écoles d’officiers françaises. Très documentée, cette BD présente une enquête résolue en un tome.

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Chronique historique : 7 décembre

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7 décembre : Saint Ambroise, patron du corps technique et administratif (CTA). Sage administrateur de la ville de Milan dont il devient évêque au IVème siècle, Saint Ambroise est docteur de l’Eglise. Réputé pour ses qualités de pédagogue, de défenseur des lois et de l’Eglise, il a été choisi comme Saint patron du CTA.

7 décembre 1815 : exécution du Maréchal Ney (Paris). Un rassemblement important étant signalé sur le lieu traditionnel des exécutions (plaine de Grenelle), le « braves des braves » est exécuté rue de l’observatoire, pour éviter tout dérapage populaire.

7 décembre 1841 : création de 3 bataillons de tirailleurs indigènes (Algérie). Les futurs tirailleurs algériens sont créés par une ordonnance royale.

7 décembre 1895 : Les Ethiopiens infligent une défaite aux Italiens à Ambia Alagi (Abyssinie). Durant la première guerre italo-éthiopienne, 2500 soldats italiens et érythréens sont battus par les 20 000 hommes de Makonen, le père du futur Hailé Sélassié. Quelques semaines plus tard, les Italiens sont à nouveau défaits à Mekele puis Adoua. Ces revers inattendus vont alimenter le désir de revanche italien qui peut aussi expliquer pour partie la montée en puissance de Mussolini.

7 décembre 1936 : disparition en mer de Jean Mermoz à bord du « Croix-du-Sud ». Après une courte carrière dans l’aviation militaire, il acquiert ses lettres de noblesse dans l’aéropostale avec la traversée des Andes, en juillet 1929, et celle de l’Atlantique Sud sans escale avec le même avion en mai 1930. Il est l’auteur de Mes vols.

7 décembre 1941 : attaque surprise japonaise du port de Pearl Harbour (Hawaï). La flotte de l’amiral Yamamoto détruit en deux heures les trois quarts de la flotte américaine basée à Hawaï, sauf trois porte-avions, en mer, au moment de l’attaque. 2400 marins périssent sous les bombes japonaises. L’indignation dans l’opinion publique américaine est telle que le président Roosevelt n’a aucune peine à faire entrer officiellement en guerre les Etats-Unis qui jusque-là refusaient de s’impliquer dans le conflit mondial grandissant.

7 décembre 1942 : opération Frankton (Estuaire de la Gironde). Voulant gêner les échanges maritimes entre le Japon et le Reich, Churchill demande qu’une opération soit montée contre le port de Bordeaux d’où part le commerce armes contre caoutchouc. Lord Mountbatten, chef des opérations combinées, fait préparer une opération commando. Le sous-marin HMS Tuna débarque près de l’estuaire de la Gironde 10 Royal Marines qui remontent l’estuaire à bord de 5 kayaks pour aller poser des charges explosives sur les bateaux à quai. Le 11 décembre, 6 cargos et forceurs de blocus sont gravement endommagés par les explosions. Seuls, 2 commandos survivent et rejoignent la Grande-Bretagne avec l’aide de la Résistance. Les 8 autres périssent : 2 noyés, 6 fusillés après dénonciation et arrestation et ce malgré leurs uniformes empêchant de les confondre avec des terroristes. L’un des deux survivants est le chef du commando, le major Asler, surnommé « Blondie ». Il fait partie de ceux qui organisent en 1960 la première transatlantique en solitaire à la voile, Plymouth-Newport. Il y prend part à la première édition remportée par Sir Francis Chichester. La seconde, en 1964, est remportée par un certain Eric Tabarly. Lire le livre d’André Voisin, L’Odyssée du Commando Frankton, (réédition 2011).




Chronique historique : 24 novembre

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24 novembre 885 : début du siège de Paris par les Vikings. Très actifs durant le IXè siècle, les Vikings ont pris l’habitude de remonter les fleuves du Nord de la France pour piller et rançonner les villes. 700 bateaux embarquant environ 30 000 guerriers danois et norvégiens se présentent devant Paris. Le siège débute réellement le lendemain, avec le refus de l’évêque Gozlin de laisser passer la flotte du chef Viking Siegfried. Jusqu’en mai 887, Paris est assiégé et ses environs ravagées. Siegfried lève le siège suite au paiement d’un tribut de 700 livres d’argent par l’empereur Charles le Gros.

 24 novembre 1793 : le calendrier républicain remplace le grégorien (Convention – Paris). Il ne sera utilisé que jusqu’en 1806 année de son abolition par Napoléon Ier. Aujourd’hui serait le 4 (Quartidi) frimaire 224.

 24 novembre 1867 : le fil de fer barbelé est breveté.

 24 novembre 1929 : mort du Tigre (Paris). Georges Clemenceau décède à 88 ans.

 24 novembre 1938 : Beria nommé à la tête du NKVD. Ancêtre du KGB.

 24 novembre 1964 : reprise de Stanleyville (actuelle Kisangani – RDC). Un régiment parachutiste belge est largué sur Stanleyville pour libérer des otages retenus par des rebelles au pouvoir. Avec l’aide de mercenaires occidentaux, il met fin à la rébellion. 24 otages, 2 militaires belges sont tués.

 24 novembre 1965 : Mobutu prend le pouvoir (actuelle RDC). Il va rester 32 ans à la tête du Zaïre.

 24 novembre 1970 : harakiri de Mishima (Tokyo). Kimitake Hiraoka, plus connu sous son nom d’écrivain, Yukio Mishima, se suicide en se faisant Seppuku après avoir tenté un simulacre de prise de pouvoir au ministère de la Défense japonais. Son discours devant le chef d’état-major séquestré et les troupes présentes ne convaincant pas, il se suicide selon le rituel traditionnel. N’ayant aucun passé militaire, son geste a souvent été interprété comme une tentative de rachat pour sa réforme durant la Seconde guerre mondiale ou encore comme une ultime mise en scène sans aucun autre but que la mort esthétisée et ritualisée.

 24 novembre 1977 : premier vol du Super Etendard de série (Mérignac). Premier avion français équipé d’un système inertiel de navigation et d’attaque. Il a été retiré du service actif en juillet 2016, après presque 40 ans de bons et loyaux services. L’avion est connu pour avoir formé un couple redoutable avec le missile AM-39 « Exocet », conçu pour la lutte antinavire. Il assurait également des missions d’appui-feu au profit des troupes à terre et des missions de reconnaissance.

 24 novembre 1985 : assaut meurtrier d’un jet détourné (Malte). Des commandos égyptiens dépêchés en urgence à Malte donnent l´assaut au Boeing égyptien détourné par 4 pirates (Palestiniens et Syrien) sur La Valette. 60 personnes sont tuées dont 4 des 5 pirates qui avaient commencé à abattre les otages (4 !).

 24 novembre 2002 : signature du HCoC (La Haye – Pays-Bas). « L’entrée en vigueur du Code de Conduite de la Haye contre la prolifération des missiles balistiques (Hague Code of Conduct against Ballistic Missile Proliferation) a lieu le lendemain. Les États souscripteurs au Code s’engagent politiquement à des mesures de retenue et de confiance en matière de développement et déploiement de missiles balistiques, parmi lesquelles les pré-notifications de tirs d’essai de missiles balistiques et de lancement de fusées. Le HCoC compte aujourd’hui 138 États souscripteurs ». DGRIS.

 24 novembre 2015 : F16 contre Sukhoi (Frontière turque). Deux chasseurs F-16 turcs abattent un bombardier SU-24 russe près de la frontière avec la Syrie. L’équipage réussit à s’éjecter. Un hélicoptère Mi-8AMT engagé immédiatement dans leur récupération est détruit après un atterrissage d’urgence (1 mort). Un peu plus tard une mission de sauvetage a priori russo-syrienne parvient à extraire le navigateur russe. Le pilote a, quant à lui, été retrouvé mort, manifestement tué par des tirs venant du sol lors de son atterrissage . L’évènement a singulièrement tendu les relations entre Russie et Turquie entrainant sanctions économiques et déclarations fermes de part et d’autre jusqu’à l’été 2016.

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Chronique historique : 15 novembre

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15 novembre 1315 : bataille de Morgarten (Suisse actuelle). Convoités à la fois par la Bavière et l’Autriche, les Cantons suisses (Uri, Schwytz et Unterwald) donnent leur faveur au duc Louis IV de Bavière. Mécontent, Léopold Ier d’Autriche envoi une armée de 4000 hommes mater les montagnards suisses. Malheureusement pour lui, son attaque ne reste pas secrète et les Cantons préparent une embuscade dans les règles de l’art au niveau du lac d’Ageri et du passage de Morgarten. L’armée Habsbourgeoise pense surprendre les paysans suisses au petit matin et progresse de nuit sur un chemin qui à certains endroits est étroit, pris entre des falaises et un lac. C’est là que les paysans suisses l’attendent : ils laissent l’armée s’engager dans le piège, la bloquent puis la détruisent posément à coup de pierres, troncs d’arbres et coups de piques. Beaucoup de chevaliers périssent noyés dans le lac. L’opinion publique de l’époque est choquée car les montagnards suisses ne font aucun prisonnier : ils préfèrent détrousser l’adversaire (mort ou assommé) plutôt que de s’embarrasser d’un otage pour réclamer une rançon comme cela se pratiquait alors.

 15 novembre 1634 : premier règlement de discipline de la Marine. Richelieu fait adopter un texte codifiant la discipline à bord des navires sur la base des traditions et coutumes des marins.

 15 novembre 1796 : début de la bataille du pont d’Arcole (Italie). Après l’échec de Caldiero le 12, Bonaparte doit éviter de perdre Vérone. Manœuvrant pour couper les Autrichiens de leurs soutiens, il butte sur l’Alpone, petit affluent de l’Adige, que seul un pont traverse à la hauteur du village d’Arcole fermement tenu par les Autrichiens. L’acharnement des soldats français et l’exemple de leurs chefs (Augereau, Lannes, Bon, Verdier) leur permettront de forcer le passage, au prix de nombreuses pertes…deux jours plus tard.

 15 novembre 1879 : naissance d’Henry de Monfreid (La Franqui). Le baroudeur de la Corne de l’Afrique aurait 135 ans aujourd’hui. Mort en 1974 à 95 ans, sa vie est une succession d’aventures.

 15 novembre 1900 : Churchill est fait prisonnier par Botha (Afrique du Sud). Envoyé comme correspondant du Morning post en Afrique du Sud pour couvrir le second conflit des Boers, le jeune Winston Churchill, 26 ans, est victime d’un déraillement du train blindé dans lequel il voyage. Les troupes du général Botha le font prisonnier. Il s’évade un mois plus tard du camp de Pretoria et parcourt 480 km jusqu’à Lourenço Marquez. Il fait la « une » des journaux britanniques et entame une carrière publique qui durera 60 ans.

 15 novembre 1942 : fin de la bataille navale de Guadalcanal (  ). Elle oppose les marines américaine et japonaise durant la campagne des îles Salomon. Au prix de lourdes pertes, les défenseurs américains parviennent à conserver l’aérodrome de Henderson Field situé sur l’île de Guadalcanal et à repousser la flotte impériale. L’issue de cette bataille marque un tournant dans le théâtre du Pacifique : l’expansion japonaise, déjà mise à mal par la bataille de Midway, est arrêtée net. La flotte impériale, très affaiblie suite à ces engagements, n’est plus de taille à tenir tête à l’US Navy, dont la puissance ne fera qu’augmenter jusqu’à la fin du conflit.

 15 novembre 1976 : mort de Jean Gabin (Neuilly-sur-Seine). Jean Alexis Moncorgé (son vrai nom) effectue son service militaire à Lorient en tant que fusilier marin (1924). Devenu une véritable star du cinéma il est néanmoins mobilisé en septembre 1939 et affecté à Cherbourg. Refusant de tourner pour les Allemands, il émigre aux Etats-Unis après une fuite par l’Espagne (Février 1941). Après quelques tournages à Hollywood, il finit par s’engager dans les forces navales françaises libres (Avril 1943) et gagne Casablanca. Il est affecté à la 2ème DB où il sert en tant que chef de char (Souffleur II) au régiment blindé de fusiliers-marins et ira jusqu’à Berchtesgaden après avoir participé aux combats de Royan et de la campagne d’Allemagne. Monstre sacré du cinéma français, il a tourné dans la plupart des films dits classiques. Ayant conservé toute sa vie des relations étroites avec la Marine nationale, l’une de ses dernières volontés est permise par le Président de la République : le 19 novembre, les honneurs militaires lui sont rendus à bord de l’aviso Détroyat et ses cendres sont répandues au large de Brest.

15 novembreJean Gabin dans la Traversée de Paris : Jambier !

 




Chronique historique : 23 octobre

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23 octobre : fête des aumôniers militaires. L’évêché catholique aux armées a choisi Saint Jean Capistran (1386–1456) pour saint patron des aumôniers militaires catholiques.

23 octobre 1812 : le général Malet rate son coup d’Etat contre Napoléon (Paris). Profitant de l’absence de l’empereur (campagne de Russie), le général Malet s’échappe de la résidence surveillée où il est incarcéré pour tentative de putsch. Il fait croire à la mort de Napoléon puis tente d’imposer un gouvernement provisoire. La tentative échoue lorsque le général Hulin, commandant la place de Paris, demande des ordres écrits. Malet panique, tire sur Hulin et est arrêté. Il est exécuté le 29 octobre. Napoléon, apprenant le 6 novembre qu’il avait failli être renversé, sera surtout surpris que personne n’aie crié : « Napoléon 1er est mort, vive Napoléon 2 ! »

23 octobre 1917 : bataille de la Malmaison (Aisne). « Bataille école des offensives à objectif limité voulues par Pétain. Les objectifs assignés sont presque tous atteints dans la journée et l’offensive cesse dès le 25 après avoir atteint le canal de l’Oise ». LCL Rémy Porte (EMAT).

23 octobre 1942 : contre-attaque britannique (El Alamein). L’Afrikakorps entame une retraite définitive face à la VIIIème armée de Montgomery. C’est le premier revers significatif du Reich depuis le début de la guerre. Cette victoire d’El Alamein est en partie due à deux actions héroiques françaises : plus tôt dans l’année à Bir Hakeim, en mai et juin, la brigade Koenig en résistant efficacement  et de manière inattendue à Rommel a donné aux britanniques le temps de préparer leurs lignes de défense pour recevoir l’Afrikakorps. Ensuite, durant  la bataille d’El-Alamein, les éléments français (13e DBLE, 1er régiment de spahis marocains, 501ème compagnie de chars, 1er R.C.A. et des fusiliers marins armant la D.C.A) commandés par le LCL Amilakvari sont chargés d’opérer une diversion au sud du dispositif pour permettre l’effort de la VIIIe armée au nord. L’opération est un succès mais se solde par un lourd bilan français. Amilakvari meurt au combat dans le massif d’El Himeimat. Il est Compagnon de la Libération.

 23 octobre 1944 : bataille aéronavale de Leyte (golfe de Leyte – Philippines). Plus grande bataille aéronavale de l’histoire qui voit la neutralisation de la flotte japonaise par l’US Navy.
C’est aussi la première apparition des Kamikazes.

23 octobre 1954 : création de l’U.E.O (Paris). Lors de la signature des accords de Paris, l’Union de l’Europe Occidentale est créée (F, GB, RFA, It, Benelux). Ils mettent aussi officiellement fin à l’état de guerre entre ces pays. L’U.E.O est née de l’échec de la C.E.D (communauté européenne de Défense), projet mort-né.  Dissolution de l’U.E.O en 2011. 

23 octobre 1956 : début de l’insurrection de Budapest (Hongrie).La mort de Staline (1953) ayant entraîné un relâchement relatif de la pression soviétique sur l’Europe de l’Est, 20 000 étudiants hongrois provoquent la démission du gouvernement pro-Moscou lors d’une manifestation qui dégénère. L’URSS intervient  le 4 novembre avec 17 divisions et écrase la révolte en moins d’une semaine.

23 octobre 1983 : attentat contre le Drakkar (Beyrouth – Liban). A quelques minutes d’intervalle, les PC américain (aéroport) et français (bâtiment Drakkar) explosent dans un attentat au camion piégé. Les explosions tuent 241 américains et 58 français (du 1er et 9ème RCP) appartenant à la Force multinationale de sécurité de Beyrouth.

23 octobre 1985 : création du RAID (Paris). Le ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe, fait publier un décret instituant une unité d’intervention placée directement sous l’autorité du directeur général de la police nationale. Le but est de doter la police d’une unité équivalente au GIGN (créé en 1974). RAID pour Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion.

23 octobre Cérémonie aux Invalides après l’attentat du Drakkar.







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