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Chronique historique : 14 décembre

14122017

14 décembre 1870 : combats sur le Loir. Les combats pour rompre le siège de Paris se multiplient dans la région d’Orléans depuis octobre, les victoires (Coulmiers le 9 novembre) alternant avec les défaites (Beaune-la-Rolande le 28 novembre). Le 5 décembre Gambetta a réorganisé les armées et confié 3 corps d’armée au général Chanzy sous l’appellation de 2ème armée de la Loire. Composée en majorité de mobiles et volontaires, elle parvient à arrêter les troupes du grand-duc de Mecklembourg. Le prince prussien Frédéric-Charles et le général von Moltke, qui croyaient l’armée de la Loire anéantie, sont obligés d’envoyer deux corps supplémentaires en renfort de l’armée du grand-duc pour reprendre l’offensive. Mais la ténacité de Chanzy et la motivation de ses troupes vont surprendre les prussiens qui avoueront plus tard leur admiration. Les 14 et 15 décembre, dans des conditions climatiques éprouvantes avec le froid et la neige, Chanzy parvient à arrêter de nouveau la progression prussienne sur le Loir, entre Morée et Fréteval, avant d’être débordé par le nombre dans le secteur de Vendôme. Le 15 au soir, il ordonne la retraite et se dégage avant que l’ennemi s’en aperçoive, dirigeant ses trois corps par les routes du Mans vers l’Huisne et la Sarthe. Pour lire une synthèse de la guerre franco-prussienne, voir le site Chemins de mémoire.

 14 décembre 1911 : le pôle Sud est atteint (Antarctique). L’explorateur Roald Amundsen plante le drapeau norvégien au pôle Sud, dans le plus grand secret. Il retrouve le camp de base le 25 janvier 1912, après 2824 km parcourus en 94 jours. Son concurrent britannique Robert Scott meurt en mars 1912 en tentant de rééditer l’exploit.  Voir à ce sujet le site Hérodote.

 14 décembre 1942 : le Casabianca débarque des agents de renseignement (Corse). Parti d’Alger, le sous-marin français Casabianca du commandant L’Herminier débarque près de Cargèse, dans la nuit du 14 au 15 décembre, cinq agents dont le but est de structurer la résistance Corse. Sans radar, ni renseignement précis sur l’occupation de la côte par l’ennemi, le Casabianca, rescapé du sabordage de la flotte de Toulon, dépose trois Corses, un belge (ex légionnaire) et un agent de l’OSS américain sur la plage de Chioni. Première mission du genre pour ce sous-marin, elle inaugure l’opération baptisée « Pearl Harbour » qui mènera à la libération de la Corse (septembre 1943) en armant le maquis.

 14 décembre 1942 : Simone Weil travaille pour la France Libre (Londres). Maurice Schumann apprenant que la brillante normalienne souhaite s’engager auprès du général de Gaulle, lui obtient un poste auprès d’André Philip, à la direction de l’Intérieur et du Travail à Londres. Chargée d’examiner les propositions de réforme établies par les comités d’étude de la Résistance et de faire des contre-propositions, elle commence aussitôt la rédaction d’un texte (L’enracinement) devant permettre de « refaire une âme au pays » et  appelé à devenir célèbre grâce au philosophe Gustave Thibon (qui le préserve durant la guerre) et à l’écrivain Michel Camus (qui le publie en 1949). Elle envisageait de le titrer Préludes à une déclaration des devoirs de l’être humain, signifiant que nous n’avons de droits que dans la mesure où nous nous imposons préalablement des devoirs envers les autres. Elle meurt d’épuisement le 24 aout 1943 à seulement 34 ans.

 14 décembre

14 décembre 1995 : signature des accords de Dayton (Paris). Commencée en 1992, la guerre d’ex-Yougoslavie prend fin. La Bosnie-Herzégovine est divisée entre la nouvelle Fédération de Bosnie et Herzégovine et la République serbe de Bosnie. L’IFOR se déploie sur le terrain.

14 décembre 2003 :  annonce de la capture de Saddam Hussein (Al Daour – Irak). Arrêté la veille au soir par une unité de la 4e division d’infanterie américaine au cours de l’opération Aube rouge, l’ex chef de l’Etat irakien est identifié formellement le lendemain. Il est exécuté le 30 décembre 2006 après avoir été condamné à mort en juillet 2004.

 

 




Chronique historique : 24 octobre

25102017

24 octobre 1790 : adoption du drapeau tricolore dans la Marine de guerre française.  

24 octobre 1916 : reprise du fort de Douaumont (près de Verdun). Le groupement Mangin reprend le fort avec notamment le RICM et l’action décisive du futur sergent du génie Dumont (19e bataillon du génie).

24 octobre 1917 : début de la bataille du Caporetto (actuelle Slovénie). Le front des Alpes, opposant depuis mai 1915 les Austro-hongrois aux Italiens est relativement stable jusqu’à l’arrivée des renforts allemands commandés par le général Otto von Below. Fort de son expérience acquise sur le front russe (1914) et des techniques d’attaque de tranchées désormais maitrisées, il lance la XIVème armée contre les lignes italiennes adossées à l’Isonzo. Surpris, les Italiens subissent dès le premier jour de l’attaque une défaite évidente : ils reculent de 25 km sous un déluge d’obus et de gaz de combat. A la mi-novembre, les Allemands sont aux portes de Venise après une percée de 140 km. Le front se stabilise sur la Piave grâce à l’intervention de 6 divisions franco-britanniques. Le lieutenant Erwin Rommel se fait connaitre lors de cette bataille. Servant dans les troupes de montagne allemandes, il prend avec son bataillon, en 48 heures seulement, trois sommets dont certains culminent à 2000 mètres en ne perdant que 6 hommes. A la fin de la bataille du Caporetto, le 9 novembre, il accomplit un nouvel exploit en s’emparant d’un village entier après avoir franchi un lac gelé. Le terme Caporetto est synonyme aujourd’hui de désastre tant la défaite fut importante : 300 000 morts, blessés et prisonniers alors que les Austro-allemands ne perdent que 5000 hommes.

24 octobre 1928 : combat de Tamaskate (Nord de l’actuel Mali). Apprenant qu’un important rezzou vient de pénétrer sur la zone de compétence du poste de Kidal, le lieutenant Le Cocq monte un contre-rezzou. En moins d’une semaine, il constitue un commando avec ses meilleurs éléments, se met en chasse de l’ennemi et finit par le détecter à Tamaskate. Victoire totale.

24 octobre 1929 : jeudi noir (New-York).  Le krach boursier de Wallstreet débute et va s’étendre à l’Europe.

24 octobre 1940 : entrevue de Montoire (Loir et Cher). Hitler remontant en train d’une visite au général Franco s’arrête à Montoire pour y rencontrer Pétain, chef de l’Etat français. Pétain déclare « entrer en collaboration ». Ce mot n’a, en octobre 1940, pas le même sens que celui qu’il acquiert dans les 4 ans qui suivent. 

24 octobre 1942 : mort du LCL Amilakvari (El Alamein – Egypte). Né dans le Caucase (en Géorgie) et descendant de la famille des Sadguinidze qui a donné beaucoup de chef de la cavalerie au Tsar, Dimitri Amilakvari (11 ans) émigre avec ses parents au moment de la révolution bolchevique (1917) d’abord à Istamboul puis à Paris. Il fait Saint Cyr puis choisit la Légion étrangère où il sert à titre étranger au Maroc. Durant la seconde guerre mondiale, il participe à la campagne de Norvège au sein de la 13ème DBLE avec le colonel Monclar. L’unité embarque pour l’Angleterre le 22 juin 1940 et se rallie à de Gaulle. Il combat ensuite en Érythrée en Syrie et prend le commandement de la 13 juste avant la bataille de Bir Hakeim. Il est fait compagnon de la libération par de Gaulle en aout 1942. Ayant reçu la mission de prendre le plateau d’Himeimat durant la bataille d’El Alamein (commencée la veille), il est tué par un éclat d’obus. (Cf. Chronique d’hier).

 24 octobre   LCL Amilakvari.

24 octobre 1945 : naissance officielle de l’ONU. Si la Charte de San Francisco a été signée le 26 juin 1945, la naissance effective de l’ONU a lieu au moment de la ratification par la plupart des Etats membres.

24 octobre 1973 : fin de la guerre du Kippour. Victoire israélienne.

                       




Forces armées africaines : un livre de référence

17102017

Couverture Forces armées africaines

Forces armées africaines expose ce que sont les outils militaires des nations du continent africain.  

Chaque pays est présenté sous la forme d’une fiche-chapitre détaillant l’ordre de bataille ainsi que les inventaires des matériels terrestres, aériens et navals. L’ensemble est suivi d’une analyse. Celle-ci est souvent développée en une mise en perspective large : Algérie, Cameroun, Côte d’Ivoire, Égypte, Mali, Maroc, Nigeria, Soudan, etc. Elle inclut alors une description des contextes géopolitiques et des postures stratégiques des pays concernés. La lutte d’influence entre l’Arabie Saoudite et l’Iran qui s’étend jusqu’en Afrique, avec ses conséquences dans le domaine de la défense, est ainsi abordée. Tout comme l’est la menace terroriste et les décisions militaro-sécuritaires prises pour l’affronter, ou tout comme le sont aussi les achats d’armements.

Plus singulièrement, cette mise en perspective scrute les capacités opératives et parfois tactiques au regard des opérations menées ou de celles qui pourraient l’être. Enfin, elle inclut des observations sociologiques, voire anthropologiques. Le phénomène guerrier africain contemporain est lui aussi évoqué via la manière de combattre et le rapport qu’entretient le combattant avec ses armes.

Avec des réflexions qui vont au-delà de la période 2016 à 2017, cet ouvrage nourrira la curiosité intellectuelle de quiconque s’intéresse au continent africain et à ses problématiques géopolitiques et militaires, qu’il s’agisse d’un intérêt personnel ou professionnel.

Historien militaire, chercheur indépendant sur les questions de défense, Laurent Touchard travaille sur la problématique des forces armées confrontées aux entités insurrectionnelles, de la guerre froide jusqu’à aujourd’hui. Il a collaboré à plusieurs publications, notamment sur la guerre du Vietnam (Viet Cong and NVA tunnels and fortifications of the Vietnam War, Osprey 2006). Il a aussi rédigé des articles pour le magazine Batailles & Blindés (les blindés dans l’affaire de la Baie des Cochons et la guerre mécanisée en Rhodésie, n°67 et n°72, éditions Caraktère 2015 et 2016). Il écrit aussi sur les armées africaines pour le magazine DSI. Enfin, il a produit des études approfondies sur les capacités militaires du régime syrien et de ses alliés (2014), sur les femmes et le jihad (2015) ou encore sur l’organisation tactique et les méthodes de combat de l’État islamique (2016), toutes en accès libre.




Chronique historique : 4 octobre

4102017

4 octobre 1796 : règlement donnant une taille minimum pour servir dans une unité française. Il semble que l’ordonnance du 26 janvier 1701 qui fixe la taille minimum pour être soldat à 1,62 mètre(5 pieds) soit la première à donner un seuil. Cette ordonnance modifie le recrutement des miliciens par levée. La taille réglementaire n’a cessé par la suite de se réduire : 1,59 mètre en 1799, puis 1,57 mètre (loi du 10 mars 1818) et même 1,54 mètre (loi du 11 décembre 1830). Merci au CNE Geoffroy C.

4 octobre 1928 : naissance d’Alvin Toffler (New York). Auteur (avec son épouse Heidi) d’une série d’ouvrages (devenus des best Sellers mondiaux) dont l’objectif est de déterminer l’avenir des rapports de forces. Ex : Guerre et contre-guerre, le choc du futur, la troisième vague,… Il est mort à 87 ans.

4 octobre 1957 : lancement de Spoutnik 1 (Baïkonour – Kazakhstan). Le premier satellite artificiel de l’Humanité est mis sur orbite par une fusée soviétique R7 (initialement prévue comme missile balistique). Spoutnik reste en orbite plus de 3 mois et accomplit 1400 orbites. Il ouvre l’ère de la conquête spatiale.

4 octobre 1958 : acte de naissance de la 5ème République française.

4 octobre 1959 : lancement de Lunik 3 (Baïkonour – Kazakhstan). La sonde soviétique prend le 7 octobre une série de clichés de la face cachée de la Lune qu’elle envoie vers la Terre par radio le lendemain. C’est la première fois que la Lune est photographiée sous cet angle.

4 octobre 1993 : fin de la bataille de Mogadiscio (Somalie). L’opération gothic serpent est un échec militaire américain que Ridley Scott et Hollywood (La chute du faucon noir) ont métamorphosé en un film rendant beaucoup plus hommage à l’héroïsme (certes réel) des soldats US qu’à leur capacité à maîtriser la violence au cours de ce combat au cœur de la population. Dans des conditions similaires, trois mois plus tôt et au même endroit, un sous groupement tactique du colonel de Saqui de Sannes ne déplore que deux blessés. Tout en interdisant de tirer à l’arme lourde et de riposter aveuglément aux tirs qu’essuient ses hommes, le colonel français prend l’ascendant sur les hommes d’Aïdid qui constatent à la fois la précision meurtrière et le sang-froid du détachement. Le colonel de Saqui de Sannes commandait à ce moment-là le 5e RIAOM de Djibouti. De 1999 à 2001, il commandera la 9e BLBMa.  Sur le sujet lire : Décider en situation d’extrême violence par Michel Goya – n° 3 revue Inflexions (avril-septembre 2006).

4 octobre 2001 : un vol commercial détruit par un missile (Mer noire). Un Tupolev 154 de la Siberian Airlines en provenance de Tel Aviv est percuté par un missile S200 ukrainien au-dessus de la mer noire. 78 morts. Au début de l’enquête, la thèse de l’attentat est privilégiée (proximité des attentats du World Trade center) mais des billes d’aciers provenant du S200 sont retrouvées dans le fuselage de l’épave et attestent d’une erreur de tir lors de manœuvres ukrainiennes.

  04 octobreLa chute du faucon noir.

 

 




Chronique historique : 2 octobre

2102017

2 octobre 1187 : Jérusalem se rend à Saladin. Assiégée par une armée de 40 000 hommes depuis le 20 septembre, la ville, très affaiblie, se rend après les négociations que mène Balian d’Ibelin avec Saladin.

2 octobre 1370 : Du Guesclin est fait Connétable de France. Le roi Charles V le sage remet l’épée de connétable au chevalier breton, symbole du commandement de son armée.

2 octobre 1804 : mort de Joseph Cugnot (Paris). Ingénieur militaire français, créateur du premier véhicule terrestre motorisé de l’histoire. Pour remplacer les chevaux en tant que force de traction des canons d’artillerie, il construit en 1770 un fardier fonctionnant à la vapeur. L’invention est subventionnée par le ministre Choiseul, mais Cugnot ne percera jamais vraiment.

2 octobre 1914 : mort du capitaine Maurice Cortier (Drouilly – Marne). Le premier explorateur et cartographe du massif montagneux de l’Adrar des Iforas (actuel Mali) meurt des blessures reçues lors de la contre-attaque de la Marne (25 septembre). Saint-Cyrien, officier des troupes coloniales, il est l’un des meilleurs connaisseurs du Sahara pour l’avoir sillonné au cours de nombreuses missions notamment dans l’Adrar des Iforas (1907), leTassili Najjer (1908) et leTanezrouft (1913). Il est l’auteur de plusieurs études et notamment de l’ouvrage D’une rive à l’autre du Sahara, Paris, Emile Larose, 1908.

2 octobre 1914 : le yacht de sir Lipton transformé en hôpital (Le Havre). Le fondateur de la marque de thés, aujourd’hui très connue, met à disposition de la Croix-Rouge son yacht personnel à bord duquel sert la duchesse de Westminster en tant qu’infirmière.

2 octobre 1948 : création du 2ème BEP (Algérie – Sétif). Ancêtre de l’actuel 2ème Régiment Etranger de Parachutistes. Il est stationné à Calvi depuis 1967 et est présent sur tous les théâtres d’opérations où intervient la France.

                       02 octobre

 




Chronique historique : 6 septembre

6092017

6 septembre 1566 : mort de Soliman le Magnifique (Hongrie). Il a incarné le plus long règne de l’empire ottoman (46 ans).

6 septembre 1669 : fin du siège de Candie (Héraklion – Crète). Assiégée depuis 1648 par les troupes ottomanes, la ville de Candie appartenant à la République de Venise depuis 4 siècles finit par se rendre. C’est le départ du contingent français (Aout 1669) qui oblige Francesco Morosini (chef des forces terrestres et futur Doge de Venise) à négocier. Le prestige de ce dernier est si grand auprès des Ottomans qu’il obtient beaucoup de compensations (cf. chronique du 6 janvier 1694).

6 septembre 1683 : mort de Jean-Baptiste Colbert (Paris). Principal ministre de Louis XIV.

6 septembre 1834 : création officielle des régiments de Spahis (Algérie). Recrutement nord-africain de la troupe, encadrement français. Nom d’origine persane désignant les cavaliers ottomans. Aujourd’hui, seul subsiste le 1er régiment de Spahis (Valence).

6 septembre 1891 : bataille de Dabadougou (actuelle Guinée) Durant la lutte contre le chef de guerre Samory Touré, le lieutenant Mangin, à la tête de son peloton de Spahis (basé à Kankan), permet à sa compagnie d’échapper à une destruction certaine. Assaillis par la valeur d’un bataillon sofas (guerriers malinkés), les tirailleurs sénégalais résistent vaillamment durant toute une journée aux assauts répétés des Sofas. Les charges des Spahis de Mangin dégagent les sections les plus exposées (Mangin a son cheval tué sous lui). L’ennemi étant plus nombreux et particulièrement motivé, la compagnie doit se replier derrière la dangereuse rivière de Kolenfi. C’est à nouveau le lieutenant Mangin, excellent nageur, qui après avoir franchi le cours d’eau particulièrement périlleux, tend un câble permettant d’évacuer tout le monde. Le retrait s’effectue en bon ordre et sous le feu des Sofas.  Lire : Au Niger – Récits de campagne 1891-1892 par le LCL Etienne Peroz.

6 septembre 1914 : début de la première bataille de la Marne. Les armées françaises sont en repli constant depuis le 22 Aout  devant l’application réussie du Plan Schlieffen. Pour arrêter l’avance allemande, le général Joffre ordonne un sursaut  et si besoin de  « se faire tuer sur place plutôt que de reculer », l’avenir du pays étant en jeu. Un gigantesque coup d’arrêt (sur 300 km) est préparé de Senlis à Verdun.  De plus, Joffre ayant décelé dans le mouvement enveloppant de l’ennemi, un décalage entre la 1ère et la 2ème armée allemande, il tente de s’y engouffrer, obligeant von Molke à se réorganiser sur l’Aisne à partir du 10 septembre. Les historiens estiment aujourd’hui que la célèbre mobilisation des taxis parisiens par le général Gallieni pour transporter en urgence 5500 soldats sur l’Ourcq a certes contribué à la victoire mais rend difficilement compte de la volte-face générale sur le front et surtout de l’esprit combattif incroyable qui la permet. Pour la petite Histoire : C’est durant cette bataille que meurt l’adjudant Alfred Mayssonnié (Meuse) comme à vrai dire plusieurs milliers d’autres combattants. Demi de mêlée et ouvreur du Stade Toulousain, Mayssonnié est sélectionné 3 fois en équipe de France dont une fois pour le premier match du Tournoi des Cinq Nations (1910). Servant au 259è Régiment d’infanterie de Foix, il est tué (à 30 ans) lors de la première bataille de la Marne entre Osches et Ippécourt.

060917

6 septembre 1991 : cessez-le-feu au Sahara Occidental. « Suite à la signature du Settlment Plan, le 24 mai 1991, le Secrétaire Général des Nations Unies propose la date du 6 septembre pour la mise en place du cessez-le-feu. Malgré l’accord du Maroc et du Front POLISARIO, les divergences demeurent et mettent à mal les préparatifs de la phase de transition vers le référendum. Fin août, le Maroc effectue un raid sur la plaine de Tifariti afin de figer la menace au plus bas. La date du 6 marque le début effectif du mandat de la MINURSO, dont la première mission est de veiller au respect du cessez-le-feu ». CNE Jean-Baptiste P.

 




Biographie et Ordre du jour N°1 du GAR Lecointre, nouveau CEMA

30082017

FL

Le général d’armée François LECOINTRE est né le 6 février 1962 à Cherbourg. Il est marié et père de quatre enfants.

Saint-cyrien de la promotion « Général Monclar » (1984 -1987), il choisit l’arme des troupes de marine, spécialité infanterie, et poursuit sa formation à l’École d’application de l’infanterie à Montpellier.

Il sert principalement au 3e régiment d’infanterie de marine à Vannes, comme chef de section de 1988 à 1991, officier adjoint puis commandant de compagnie entre 1993 et 1996, et enfin, en qualité de chef de corps de 2005 à 2007. Il sert également au 5e régiment interarmes d’outre-mer à Djibouti de 1991 à 1993.

Il a connu de nombreuses expériences opérationnelles, en République Centrafricaine en 1989, lors de la Guerre du Golfe en 1991, en Somalie en 1993, au Gabon puis au Rwanda en 1994, à Sarajevo en 1995. C’est lors de cette mission effectuée sous mandat de l’ONU qu’il monte à l’assaut le 27 mai 1995 avec le lieutenant Bruno HELUIN et ses hommes pour reprendre le poste du pont de Vrbanja. Il sera projeté en Côte d’Ivoire en tant que chef de corps avec son régiment lors de l’opération Licorne à l’hiver 2006.

Breveté de l’école de guerre en 2001, il sert durant quatre ans à l’état-major de l’armée de Terre, comme rédacteur des interventions du chef d’état-major, puis au bureau de conception des systèmes de forces. Après son temps de commandement de chef de corps, il est stagiaire au centre des hautes études militaires et auditeur à l’institut des hautes études de la défense nationale de 2007 à 2008, puis il assure la direction de la formation de la 58e session du centre des hautes études militaires des études. De 2009 à 2011, il sert au cabinet militaire du ministre de la Défense.

Le 1er août 2011, promu officier général, il prend la tête de la 9e brigade d’infanterie de marine, à Poitiers, pendant deux années. Il est engagé au Mali à la tête de la première mission européenne de formation de l’armée malienne de janvier à juillet 2013.

Le 1er août 2013, il retrouve l’état-major de l’armée de Terre comme chargé de mission, puis aux fonctions de sous-chef d’état-major « performance-synthèse » de 2014 à 2016. Il est promu général de division le 1er août 2015.

Depuis le 1er août 2016, il occupe les fonctions de chef du cabinet militaire du Premier ministre. Il est élevé aux rang et appellation de général de corps d’armée le 1er mars 2017.

Le 19 juillet 2017, en Conseil des ministres, le général de corps d’armée LECOINTRE est élevé aux rang et appellation de général d’armée, et nommé chef d’état-major des armées à compter du 20 juillet 2017.

Breveté d’études militaires supérieures, titulaire de quatre citations, le général d’armée François LECOINTRE est commandeur de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre national du Mérite.

Son Ordre du jour N°1 figure ici : fichier pdf ODJ GAR Lecointre

 




Chronique historique : 27 juin

27062017

27 juin 992 : bataille de Conquereuil (près de Nantes). La Bretagne est un enjeu permanent pour le roi de France qui par l’intermédiaire des comtes d’Anjou cherche à s’en emparer. Le Breton Conan 1er prétendant dominer toute la Bretagne prépare un piège à l’approche des 3000 hommes du comte d’Anjou, Foulque Nerra. Il dissimule sous des fougères un long fossé derrière lequel ses troupes se replient. Elles défient les angevins qui, ne se doutant de rien tombent dans le piège et voient leur première ligne massacrée. Foulque Nerra ordonne la retraite. Les Bretons les poursuivent et s’apprêtent à remporter une belle victoire sur l’envahisseur lorsque Conan est tué. Selon les sources, le chef breton, soit à cause de la chaleur, soit par excès de confiance, quitte son armure et se fait tuer par des Angevins restés cachés suite à l’attaque angevine. La mort de Conan provoque un tel choc psychologique sur les Bretons qu’ils cessent leur poursuite et, démoralisés, perdent la bataille à l’issue de la contre-attaque de Foulque Nerra.

27 juin 1743 : bataille de Dettingen (Bavière). Lors de la guerre de succession d’Autriche, le combat bien engagé en Bavière contre Georges II d’Angleterre par le duc de Noailles tourne en sa défaveur, en raison de l’attaque prématurée du duc de Gramont, son neveu, commandant les Gardes françaises. Malgré des pertes très supérieures, les troupes anglaises de Lords Stairs sont surprises de rester maîtresses du champ de bataille.

27 juin 1858 : traité de Tien Sin (Chine). Entraînée dans la 2e guerre de l’opium par la Grande Bretagne, la France signe le traité qui, après la prise des forts qui commandent l’embouchure du fleuve Bei He,  impose à la Chine l’établissement de concessions en différents lieux et l’ouverture au commerce. Mais l’empereur Xian Feng tient le traité pour lettre morte. Un an plus tard, une force franco-britannique est repoussée à l’embouchure du Bai He, ouvrant les hostilités de la 3e guerre de l’opium qui se soldera par la prise du palais d’été à Pékin.

27 juin 1917 : création du Royal Tanks Corps (Grande-Bretagne).  Auparavant Heavy Branch Machine Gun Corps.  Cette nouvelle appellation consacre le terme de tank dans la sémantique militaire britannique.

27 juin 1977 : proclamation d’indépendance de Djibouti. Longtemps connue sous le nom de Côte française des Somalis puis en 1967 sous celui le Territoire des Afars et des Issas, la République de Djibouti nait après un référendum.

27 juin 1991 : début de la guerre en Ex-Yougoslavie. Unilatéralement, la Slovénie a déclaré son indépendance deux jours plus tôt. Les forces fédérales yougoslaves répliquent en attaquant les casernes des mutins, principalement issus de la Force Territoriale. Cette dernière résiste et pousse à la désertion les Slovènes servant dans l’armée fédérale. Les Fédéraux (en majorité serbes) se retirent dix jours plus tard de Slovénie sans intensifier les combats qui au final sont peu meurtriers. La grande homogénéité ethnique de la population slovène explique en grande partie pourquoi le conflit a été bref dans cette ancienne province yougoslave et n’a pas suscité le terrible acharnement qui aura lieu plus tard dans les Krajina (Croatie), en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo.

27062017

 







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