Chronique historique : 8 novembre

9112019

8 novembre 397 : mort de Saint Martin (Candes – Touraine).
Officier de la garde impériale romaine par tradition familiale, moine par vocation puis élu malgré lui évêque de Tours, Martin est l’un des saints patrons de la France et le saint patron des soldats. D’une très grande popularité à l’époque et encore aujourd’hui, c’est surtout la date de son enterrement (11 novembre) que l’on retient puisqu’elle a été choisie symboliquement par les négociateurs de l’armistice de 1918 étant donné le culte dont il fait l’objet de part et d’autre du Rhin. Le commissariat aux armées l’a aussi choisi comme saint patron très probablement en référence à l’épisode du partage du manteau. Précision sur ce partage : L’officier romain en est doté par l’Empire mais il peut à ses frais y ajouter une doublure en peau. C’est cette doublure que saint Martin a donné au pauvre, partageant ainsi son manteau en deux, mais dans le sens de l’épaisseur.

8 novembre 1226 : mort de Louis VIII (Montpensier – Auvergne).
Revenant d’une campagne contre les Albigeois dans le sud de la France, le roi meurt de la dysenterie au terme d’un règne très court (3 ans). Il a cependant gagné son surnom de Lion grâce à ses faits de guerre (bataille de la Roche aux Moines – 1214), campagne d’Angleterre (il est proclamé roi d’Angleterre en 1216) et campagne contre les Albigeois (1226).

8 novembre 1806 : prise de Magdebourg (Prusse).
Le maréchal Ney met fin à la campagne de Prusse avec la capitulation de la place, qui livre 22 000 prisonniers dont 20 généraux, 800 canons et 54 drapeaux.

8 novembre 1923 : début de la tentative de putsch d’Hitler (Munich).
Adolf Hitler, chef du Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands (NSDAP) rallie les 3000 spectateurs du meeting politique de la BurgerbrauKeller (brasserie géante) au cours d’une soirée où harangues et menaces se succèdent. Le lendemain matin, croyant avoir gagné à sa cause toutes les forces de l’ordre locales, il marche sur le siège du gouvernement bavarois avec les SA de Röhm et Goering. Le général Ludendorff l’accompagne. Une fusillade éclate et conduit à l’arrestation des meneurs nazis.  Condamné à 5 ans de prison Hitler bénéficie de la clémence des jurés, subjugués par ses talents de tribun, et ne sera emprisonné qu’un peu plus d’un an.  Il profite de cet isolement pour écrire Mein Kampf.

8 novembre 1939 : attentat raté contre Hitler (Munich).
Venu commémorer sa tentative de putsch de 1923, comme chaque année depuis sa sortie de prison…, Hitler échappe de peu à l’explosion d’une bombe posée par Georg Elser dans la brasserie où a lieu le rassemblement.

8 novembre 1942 : opération Torch.
Les troupes anglo-américaines débarquent en Afrique du Nord à proximité d’Alger, Oran et Casablanca, sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower. L’amiral Darlan, dauphin de Pétain, précisément de passage à Alger, ordonne aux troupes françaises restées aux ordres du gouvernement de Vichy de résister. La marine française perd 27 bâtiments et 40 avions pour un millier d’hommes, principalement à Casablanca.

8 novembre 1950: premier combat aérien d’avions à réaction (Corée).
Pour la première fois dans l’histoire de l’aviation, deux avions à réaction s’affrontent : un F 80 Shooting Star américain abat un Mig 15 chinois au-dessus de Sinuiju.

8 novembre 2004 : assaut des troupes de la coalition contre Falloujah (Irak).
Considérée comme l’un des derniers bastions de la guérilla irakienne, la ville de Falloujah est attaquée par le IIIème corps américain et une brigade des forces de sécurité irakiennes. Une première attaque au succès très mitigé avait eu lieu en mars. La deuxième attaque permet de contrôler la ville le 29 novembre.




Chronique historique : 5 novembre

5112019

5 novembre 1757 : bataille de Rosbach (Allemagne).

Le prince de Soubise à la tête d’une armée franco-impériale est complètement défait par l’armée prussienne de Frédéric II. Les Prussiens, inférieurs en nombre, ont tendu un piège dans lequel les Français donnent sans méfiance. Longtemps, cette défaite reste pour la France, synonyme de désastre déshonorant car le vent de panique qui a soufflé dans les rangs français a poussé beaucoup d’unités à se replier sans combattre.

5 novembre 1854 : bataille d’Inkerman (Crimée).

 Après l’échec de Balaklava (25 octobre 1854), le général russe Menchikov ordonne une deuxième tentative de rupture du siège de Sébastopol par une attaque massive (36 000 hommes) des arrières anglais sur le plateau d’Inkerman. La surprise alliée est totale mais le manque de coordination du commandement russe s’ajoutant à la résistance héroïque du petit contingent britannique donne suffisamment de temps aux Français pour amener des renforts. Les généraux Bourbaki et Bosquet inversent le sort des armes et  transforment l’échec russe en déroute. L’armée russe perd 10 000 hommes, les Anglais 3 000 et les Français 800, principalement dans un assaut suicidaire de la brigade Lourmel sur le bastion de la Quarantaine. Cette victoire commune est toujours célébrée dans la mémoire de l’armée britannique, beaucoup moins chez les Français.

5 novembre 1915 : premier catapultage d’un avion depuis un navire (Baie de Pensacola – Floride).

Pionnier de l’aéronautique navale américaine, le commandant Henry C. Mustin, à bord d’un Curtiss AB-2, décolle du croiseur USS North Carolina grâce à une catapulte. Le dispositif prendra tout son intérêt avec l’alourdissement des avions embarqués. D’abord hydrauliques ou pneumatiques, les catapultes fonctionneront toutes à la vapeur d’eau à partir des années 1950. Actuellement, Chine et États-Unis développent des catapultes électromagnétiques, plus puissantes et plus souples d’emploi.

5 novembre 1943 : bombardement du Vatican.

Un bombardier italien largue 5 bombes sur la cité papale pour détruire Radio Vatican suspectée de transmettre des messages codés aux Alliés. Jusqu’en 2010, ce bombardement a été attribué à une erreur des Britanniques car les bombes utilisées venaient d’un stock de munitions anglais (saisi par les Allemands à Tobrouk). Pas de victimes. Un second bombardement, à nouveau italien, a lieu le 1er mars 1944 qui tue un ouvrier.

5 novembre 1956 : opération sur Suez (Égypte).

Le président Nasser a nationalisé en Juillet le canal de Suez dont les intérêts étaient principalement franco-britanniques. Lors des accords secrets de Sèvres (24 oct), les gouvernements français (Guy Mollet), britannique (Anthony Eden) et Israélien (Ben Gourion) décident d’intervenir militairement : la France pour sanctionner le soutien au FLN algérien, la Grande-Bretagne pour reprendre le contrôle du canal, Israël pour mieux  contrôler sa frontière Sud et le golfe d’Akaba. Les Israéliens ont lancé une offensive blindée dans tout le Sinaï (29 oct) que les franco-britanniques déclarent vouloir arrêter en menant une opération aéroportée sur Port Said. L’opération est tactiquement une belle réussite, tous les objectifs assignés étant atteints, cependant les menaces soviétiques et protestations américaines obligent le trio à faire machine arrière et mettent en évidence que l’Europe a définitivement cédé le leadership mondial aux deux grands. Au même moment, les russes en profitent pour mater la révolte à Budapest, sans réaction à l’Ouest.

 




Chronique historique : 6 octobre

7102019

6 octobre 105 avant J.C : bataille d’Arausio (Orange – Vaucluse).

Les Cimbres (peuple germain originaire du Jutland) et les Teutons infligent une sévère défaite à l’armée romaine en profitant de la rivalité entre le proconsul Coepio et le consul Mallius. Les pertes romaines s’élèvent à 80 000 hommes soient les pires du siècle. Trois ans plus tard lors de la bataille d’Aix-en-Provence, le consul Marius anéantit les Teutons revenant du pillage de l’Espagne, et écarte ainsi la menace d’une invasion de l’Italie.

6 octobre 1860 : sac du palais d’été (Pékin – Chine).

Les vainqueurs franco-britanniques de la bataille de Palikao (21 septembre) pillent le palais d’été. L’ordre de l’incendier vient de Lord Elgin. Victor Hugo, alors en exil à Guernesey et donc en délicatesse avec Napoléon III, traitera les Européens de bandits dans une lettre rendue publique.

6 octobre 1918 : entrée à Beyrouth (actuel Liban).

Une flotte franco-britannique entre dans le port de Beyrouth évacué par les Turcs. Deux contre-torpilleurs français de l’escadre de Syrie (l’Arbalète et le Coutelas) précèdent les troupes du général Franchet d’Esperey en Palestine (en fait, un régiment mixte de cavalerie : chasseurs d’Afrique et Spahis).

6 octobre 1949 : loi américaine d’ « aide militaire pour la défense mutuelle ».

Signée
par Truman, cette loi porte uniquement sur l’aide militaire afin de ne pas
donner raison à la propagande soviétique qui présente le plan Marshall
(1947-1951) comme une machine de guerre américaine offerte aux Européens. La
France a reçu environ 20  % des 10 milliards de dollars d’aide américaine. La
signature de cette loi américaine intervient seulement 2 semaines après la
révélation de la première explosion atomique soviétique réussie.

6 octobre 1986 : le K219 coule au large des Bermudes.

Le sous-marin nucléaire soviétique K219 (lanceur d’engins) est victime d’un incendie qui l’oblige à faire surface. 4 hommes d’équipage périssent lors de l’incendie qui se déclare dans le silo n°6. Un cargo soviétique tente de le remorquer mais il sombre par 5500 mètres de fond avec ses 32 missiles nucléaires à bord.gnée
par Truman, cette loi porte uniquement sur l’aide militaire afin de ne pas
donner raison à la propagande soviétique qui présente le plan Marshall
(1947-1951) comme une machine de guerre américaine offerte aux Européens. La
France a reçu environ 20  % des 10 milliards de dollars d’aide américaine. La
signature de cette loi américaine intervient seulement 2 semaines après la
révélation de la première explosion atomique soviétique réussie.

6 octobre 1986 : le K219 coule au large des Bermudes.

Le sous-marin nucléaire soviétique K219 (lanceur d’engins) est victime d’un incendie qui l’oblige à faire surface. 4 hommes d’équipage périssent lors de l’incendie qui se déclare dans le silo n°6. Un cargo soviétique tente de le remorquer mais il sombre par 5500 mètres de fond avec ses 32 missiles nucléaires à bord.ignée par Truman, cette loi porte uniquement sur l’aide militaire afin de ne pas donner raison à la propagande soviétique qui présente le plan Marshall (1947-1951) comme une machine de guerre américaine offerte aux Européens. La France a reçu environ 20  % des 10 milliards de dollars d’aide américaine. La signature de cette loi américaine intervient seulement 2 semaines après la révélation de la première explosion atomique soviétique réussie.

6 octobre 1973 : début de la guerre du Kippour (Israël).

L’Égypte et la Syrie, appuyées par une coalition arabe, attaquent par surprise Israël qui finit par l’emporter.

6 octobre 1977 : premier vol du Mig 29.

Chasseur russe bi-supersonique baptisé Fulcrum par les américains. Grande maniabilité en vol et rusticité d’emploi. Toujours en service dans une dizaine de pays.

6 octobre 1981 : assassinat du président Sadate (Le Caire).

Lors d’un défilé militaire, un groupe d’officiers proches des frères musulmans tire sur le président égyptien et le tue ainsi que 6 autres dignitaires présents dans les tribunes.

6 octobre 1986 : le K219 coule au large des Bermudes.

Le sous-marin nucléaire soviétique K219 (lanceur d’engins) est victime d’un incendie qui l’oblige à faire surface. 4 hommes d’équipage périssent lors de l’incendie qui se déclare dans le silo n°6. Un cargo soviétique tente de le remorquer mais il sombre par 5500 mètres de fond avec ses 32 missiles nucléaires à bord.

 

 




Chronique historique : 22 juin

24062019

2 juin 1476 : bataille de Morat (Suisse).

Lors des guerres de Bourgogne (1474-1477), le destin tragique du dernier Grand-Duc d’Occident peut être résumé dans cette formule laconique, connue par cœur de tous les écoliers suisses : « Charles le Téméraire perdit à Grandson le bien (sa fortune matérielle), à Morat le courage (à la suite de la destruction de son armée), à Nancy la vie (il fut tué au combat) ». Dans l’histoire militaire suisse, la bataille décisive de Morat reste la bataille la plus célèbre. L’armée bourguignonne est taillée en pièces par ce « peuple de bouviers » que le duc de Bourgogne ne cesse de sous-estimer. Pourtant, celui-ci est loin d’être un chef incapable. À certains égards, son armée préfigure les armées de l’époque moderne. À Morat toutefois, le fantassin suisse, rustique, l’emporte sur le chevalier bourguignon, l’archer anglais ou le « piéton » lombard. Selon une formule consacrée, la bataille s’est jouée en une heure, au-dessus de Morat, dans le secteur de la « Haie verte ». Cette heure a été suivie de cinq heures d’épouvante : Pas de prisonniers, tel est le mot d’ordre que les Suisses vont appliquer sans état d’âme en représailles de Granson (28 février).

La bataille a été marquée par le renseignement et les erreurs d’appréciation commises de part et d’autre. À ce jeu-là, les Suisses tirent le meilleur parti possible du fait qu’ils tiennent la ville de Morat, que celle-ci résiste à l’assaut du 18 juin et que le Téméraire se fait surprendre par l’arrivée de l’armée de secours suisse qu’il guettait pourtant. Les Suisses n’ont pas seulement combattu pour l’argent du roi Louis XI, mais ils ont aussi défendu leurs intérêts et préservé leur autonomie.

 22 juin 1815 : l’empereur abdique (Palais de l’Élysée).

Pour la seconde fois, Napoléon Ier abdique en faveur de son fils après la défaite de Waterloo (18 juin 1815). « Je m’offre en sacrifice à la haine des ennemis de la France ». Il avait déjà abdiqué une première fois le 6 avril 1814 à Fontainebleau.

 22 juin 1940 : 2e armistice de Rethondes (forêt de Compiègne).

Hitler impose la signature de l’armistice à l’endroit même où Foch, 22 ans plus tôt, avait imposé ses conditions à l’Allemagne. Hitler fait ensuite démanteler le site.

22 juin 1941 : opération Barbarossa.

Hitler déclenche l’invasion de l’URSS, malgré le pacte de non-agression. Staline a négligé tous les signes précurseurs de l’invasion. Il fera exécuter le général Pavlov et tout son état-major pour incompétence le 30 juin, l’armée rouge étant bousculée de toutes parts. L’attaque précipite les communistes français dans la résistance.

22 juin 1979 : fin de service pour le HSS.

« La dernière formation composée d’hélicoptères HSS disparaît après plus de 20 ans de service dans l’aéronautique navale. 57 appareils ont participé aux opérations d’héliportage d’assaut des commandos Marine en Algérie. Le HSS a constitué la première flottille d’hélicoptères de lutte anti-sous-marine, a servi en Polynésie et au Tchad. 20 HSS ont été détruits en opérations ou par accident ».

22 juin 1994 : l’ONU autorise l’opération TURQUOISE.

Par la résolution 929, le Conseil de sécurité des Nations unies décide d’intervenir temporairement au Rwanda, avec une force armée multinationale commandée par le général Jean-Claude Lafourcade. La durée de la mission (qui débute le lendemain) est fixée à 2 mois afin de donner le temps à la Mission des Nations unies pour l’Assistance au Rwanda (MINUAR) (octobre 1993 à mars 1996) de renforcer ses effectifs. Les controverses nées du conflit rwandais ont obligé certains officiers français à publier des livres témoignage sur leurs actions. C’est le cas notamment du général Jean-Claude Lafourcade, Opération Turquoise – Rwanda – 1994, et du colonel Jacques Hogard.

 22 juin 2013 : inculpation d’Edward Snowden (États-Unis).

Edward Snowden, jeune informaticien ayant travaillé sur des programmes de surveillance utilisés par la CIA et la NSA révèle le 6 juin 2013 au Washington Post l’étendue et la portée de ces logiciels. Si sur le principe ces révélations ne sont pas neuves, leurs précisions et leur origine portent atteinte à la sécurité de l’État et de nombreuses personnes et irritent l’administration américaine. Il vit depuis en Russie qui lui a accordé l’asile politique.




Chronique historique : 21 juin

24062019

21 juin 217 (avant Jésus-Christ) : bataille de Trasimène – 2e guerre punique (Italie).

Hannibal, commandant les armées de Carthage, ennemie de Rome, a franchi, deux ans auparavant, les Alpes en provenance d’Espagne. Il a enchaîné les victoires sur les légions romaines et progresse à présent vers Rome, entraînant ses adversaires à sa poursuite. Il organise aux abords du lac Trasimène probablement la plus grande embuscade de l’histoire militaire où, avec ses 40 000 combattants il piège les 40 000 hommes du consul Flaminius. Obnubilé par la poursuite d’Hannibal, Flaminius ne s’est  en effet pas rendu compte que sa « fuite » n’était qu’un leurre d’une fraction des forces d’Hannibal, destiné à l’entraîner dans une nasse mortelle. Le gros des troupes est caché en embuscade sur les hauteurs dominant le chemin en bord du lac Trasimène sur près de 5 km. Seuls 6 000 romains parviendront à échapper au massacre.

21 juin 1627 : exécution des duellistes (Paris).

En application de l’ordre royal du 6 février 1626, Richelieu fait exécuter deux nobles (François de Montmorency-Boutteville et François de Rosmadec ) ayant contrevenu à l’interdiction de se battre en duel.

Pour mémoire, le comte de Montmorency-Bouteville est le père du futur maréchal-duc de Luxembourg, François-Henri de Montmorency-Luxembourg (1628-1695), l’un des quatre grands généraux de Louis XIV (après le Grand Condé et Turenne et avec Villars), surnommé le « tapissier de Notre-Dame » en raison de ses très nombreuses et éclatantes victoires lors de la Guerre de la Ligue d’Augsbourg (1689-1697). Il a notamment remporté celles de Fleurus (1er juillet 1690), Leuze (18 septembre 1691), Steinkerque (3 août 1692) et Neerwinden (29 juillet 1693). Il meurt au faîte de sa gloire militaire en 1695. Apparenté à Condé, il combat sous ses ordres à Rocroi en 1643, puis le suit dans la Fronde à partir de 1650. Il ne revient en grâce auprès du roi qu’à l’occasion de la Guerre de Hollande (1672-1678), où il commande notamment le corps d’occupation déployé à Utrecht. Mêlé à l’ « affaire des poisons » à compter de 1679, il est à nouveau disgracié et ce n’est que la pénurie de généraux compétents et ses puissants appuis familiaux qui amènent à sa nomination à la tête de la principale armée royale à partir de 1690 jusqu’à sa mort.

Lire la très belle biographie de Bertrand Fonck : Le maréchal de Luxembourg et le commandement des armées sous Louis XIV.

21 juin 1813 : bataille de Vitoria (Espagne).

Depuis le début de la campagne de Russie, l’Empereur prélève régulièrement des troupes sur le théâtre espagnol qui n’est pourtant pas brillant et va finir par imploser. Joseph Bonaparte, roi d’Espagne par la volonté de son frère, se replie vers la frontière française ne pouvant plus tenir Madrid. Ses 57 000 hommes sont battus par 78 000 Britanniques, Espagnols et Portugais. Cette défaite  de Vitoria conclue la désastreuse guerre d’Espagne. Abandonnant leur butin aux anglais, qui du coup stoppent leur poursuite, les Français parviennent à se replier mais en perdant 7500 hommes. Pour l’anecdote, la Bataille de Vitoria est aussi le plus grand succès de Beethoven de son vivant (mais pas le meilleur selon les spécialistes de l’art). Cette œuvre, intitulée aussi la Victoire de Wellington a été donnée en plein air à Vienne, par deux orchestres symphoniques, accompagnés des tirs de canons et de fusils (à blanc bien entendu), Beethoven dirigeant le tout.

21 juin 1919 : sabordage de la flotte allemande (Scapa Flow – Ecosse).

En application des clauses d’armistice, la flotte allemande a été contrainte de mouiller dans la rade naturelle des îles Orcades. Pour ne pas être saisie par les Britanniques, l’amiral von Reuter lui donne l’ordre de se saborder.

21 juin 1940 : combats du Chaberton (Campagne de France, front des Alpes).

L’Italie, qui a déclaré la guerre à la France le 10 juin (alors que les Allemands sont aux portes de Paris), ne parvient pas à percer le dispositif français valorisé par des ouvrages de type Maginot. L’artillerie de montagne française réduit au silence par plusieurs coups au but le fort du Chaberton, construit à grand frais pour contrôler le col du Montgenèvre. Au même moment, les négociations de Rethondes commencent en forêt de Compiègne.

 21 juin 1940 : dernière défense de Lorient.

Le vice-amiral d’escadre de Penfentenyo, préfet maritime de Lorient défend le port durant toute la journée (il prend lui-même les armes) puis fait détruire tout ce qui pourrait être utile à l’ennemi avant de se rendre. A la tête de quelques dizaines de Dragons et de Marsouins, il mène un baroud d’honneur (sans aucune illusion sur l’issue des combats) à l’extérieur de la ville, aux Cinq-Chemins à Guidel, ceci dans le but de ne pas exposer la population lorientaise.Les jours précédents, sachant l’arrivée imminente de l’envahisseur, l’Amiral a fait évacuer tout ce qui pouvait l’être, notamment près de 300 tonnes d’or belge et polonais, et a fait détruire tout ce qui pouvait avoir un intérêt pour les Allemands et qui n’a pas pu être évacué.En fin d’après-midi, il se rend et il est fait prisonnier avec une partie de son état-major.

21 juin 1942 : l’Afrikakorps reprend Tobrouk (Libye).

30 000 soldats du général Wavel se rendent à Rommel qui est fait maréchal. Auchinleck, commandant du théâtre, prend personnellement le commandement de la 8e armée du général Neil Ritchie après la défaite de Tobrouk-Gazala.

 21 juin 1943 : arrestation de Jean Moulin (Lyon).  

Arrêté à Caluire par la Gestapo, le président du Comité National de la Résistance (CNR) est torturé par Klaus Barbie. Il décède le 8 juillet, en gare de Metz, dans le train qui le transfère vers un camp allemand.

 21 juin 2006 : décès du général d’armée Michel Poulet.

Saint-Cyrien, légionnaire parachutiste, le général Poulet est mort un soir de fête de la musique à 57 ans, des suites d’un cancer foudroyant. Commandant de compagnie lors de l’assaut de Kolwezi (1978), il commandera plus tard le 2e REP (régiment étranger de parachutistes).




Chronique historique : 15 juin

15062019

15 juin : Saint Bernard de Menthon. Saint-patron des troupes de montagne.

Saint Bernard a été choisi comme saint protecteur des troupes alpines en 1993, à l’initiative de l’aumônier Claude Mino-Matot, avec l’autorisation de Monseigneur Dubos, évêque aux armées de l’époque et en collaboration avec les généraux Bassères puis Meyer, patrons de la Division alpine. La première commémoration a eu lieu au col du petit Saint Bernard au printemps 1995. Voir le site du diocèse aux armées. Merci au général J-R Bachelet.

15 juin 1389 : bataille de Kosovo Polje (Kosovo/Serbie).

En 1365, Mourad Ier déplace sa capitale en Europe (à Adrianople aujourd’hui Edirne). En 1386, les Ottomans occupent la ville serbe de Nis. Trois ans plus tard, le prince serbe Lazar rassemble une partie des princes chrétiens et marche sur Mourad. La rencontre a lieu sur le « champ des merles » (Kosovo Polje) et s’achève par une défaite des chrétiens. Lazar et Mourad meurent tous deux au combat. Cette bataille est restée dans l’histoire des Slaves du Sud (ou Yougoslaves) comme un événement majeur. Aujourd’hui, la date et le lieu de la bataille sont d’autant plus célébrés par les Serbes que Kosovo Polje est situé en République du Kosovo. Depuis début 2008, le Kosovo s’est proclamé indépendant. Le Kosovo n’est pas reconnu par l’ONU et par l’UE en raison de l’opposition de plusieurs de ses membres.

À noter : Les Orthodoxes commémorent la bataille le 15 juin (calendrier Julien) alors que le calendrier grégorien (le nôtre) ne le fait que le 28 juin. Des chrétiens combattaient dans les deux camps.

15 juin 1809 : combat de Maria (Espagne).

Le général Suchet bat un corps anglo-espagnol et le poursuit jusqu’à Belchite.

15 juin 1895 : création de l’A.O.F.

Par décret gouvernemental l’Afrique Occidentale Française est créée. Le gouverneur de Dakar a désormais en charge le regroupement des colonies et possessions suivantes : Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Dahomey et Soudan.

15 juin 1905 : naissance de Philippe Tailliez (Malo-les Bains).

Officier de marine, écrivain et pionnier de la plongée sous-marine autonome, civile et militaire, il forme, avec Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas, les « Mousquemers » et marque l’histoire de la plongée. Comme premier commandant du groupe de recherche sous-marine de la Marine, il apporte le soutien de son unité aux premières plongées du bathyscaphe FNRS 2 du professeur Piccard et mène de nombreuses missions de déminage, d’exploration et d’archéologie sous-marine. Il quitte la marine, atteint par la limite d’âge, avec le grade de capitaine de vaisseau et se consacre ensuite totalement à la protection de l’environnement marin. Il effectue une dernière plongée au sein de la Marine à l’occasion de ses 90 ans. A noter aussi : Jean Painlevé, le fils du ministre, fait partie des pionniers de l’aventure de la plongée sous-marine.

15 juin 1940 : les Allemands à Verdun.

Alors que la Wehrmacht est entrée la veille (14 juin) à Paris, Verdun est déclarée ville ouverte dès le 11. Les panzers de Guderian entrent dans la ville restée inviolée en 1916. A noter : le futur président Mitterrand est blessé d’un éclat d’obus au Mort Homme (la veille :14 juin).

15 juin 1940 : mort au combat du colonel Cazeilles (Rembercourt – Argonne).

Saint-Cyrien (promotion « de la Croix du Drapeau » 1913-1914), fantassin colonial  et écrivain de guerre, Léon Cazeilles est chevalier de la Légion d’honneur à 25 ans. Cité trois fois lors de la Première guerre mondiale, notamment au sein de l’Armée d’Orient, il fait l’admiration du futur maréchal Franchet d’Esperey pendant la Bataille de Dobro Polje (1918). Au Maroc en 1920, il se fait remarquer par le maréchal Lyautey lors du combat de Bouknadel. Chef de corps du 21e Régiment d’infanterie coloniale au début de la Campagne de France, il meurt en chargeant à la tête du régiment. Les honneurs seront rendus à sa dépouille par l’ennemi.

La 182e promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (1995-1998) porte son nom.

15 juin 1940 : jour de gloire des ailes françaises.

Décollant sur alerte de l’aérodrome du Luc-Le Cannet des Maures (actuel EALAT/EFA « TIGRE ») pour intercepter des formations italiennes venues attaquer des installations militaires dans la région – dont le terrain de Luc – l’adjudant Pierre Le Gloan du GC 3/6 (unité alors en cours de transformation sur le nouveau chasseur Dewoitine D520) réussit l’exploit d’abattre 5 avions en moins de 40 minutes au-dessus de Saint Tropez, le Luc et Vidauban. Pour ce fait d’arme exceptionnel, félicité en personne par le colonel Fonck grand as de 14/18, il est nommé immédiatement sous-lieutenant. Fidèle à ses engagements, Le Gloan part servir dans l’armée de l’air d’armistice, au Levant, où s’est replié son unité, avant de reprendre la lutte aux côtés des Anglo-américains après leur débarquement en Afrique du nord et le ralliement des unités françaises.  Il meurt le 11 septembre 1943 (jour anniversaire de la mort de Guynemer), dans le crash accidentel de son P39 AIRACOBRA aux environs de Mostaganem.

As méconnu aux 18 victoires sûres et 3 probables, il est Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la médaille militaire et croix de guerre 39/45 avec 10 palmes et une étoile.

15 juin 1943 : premier vol du premier bombardier à réaction au monde (Allemagne).

L’Arado 234 effectue son premier vol test au-dessus de Munster. Cette version est celle d’un avion de reconnaissance lancé par un charriot sur rail avec atterrissage sur patin. La version bombardier vole en mars 1944 sous le code A 234 B.

15 juin 1944 : début de la bataille de Saipan (Îles Mariannes).

Après 2 jours de bombardement naval, 300 blindés et 8000 marines débarquent sous le feu de l’artillerie japonaise. Saipan est la première île, prise d’assaut par les Américains et mettant le Japon à portée des bombardiers B-29 Superforteress.  La bataille dure jusqu’au 9 juillet face à un ennemi acharné : beaucoup se jettent du haut des falaises pour ne pas être capturés. Lors de ce premier jour de combats, les américains perdent 25 % de l’effectif débarqué (soit les 2/3 des pertes de la bataille de Saipan).

15 juin 1945 : création de l’École militaire de haute montagne (Chamonix).

Initialement créée en 1932, l’EHM rejoint en 1939 le 199e bataillon de chasseurs de haute montagne. Elle est officiellement reconstituée en 1945. Véritable Institution dans le monde de la montagne et  pôle d’excellence pour la formation des cadres militaires français et étrangers, l’EMHM est la plus ancienne école de ce type au monde. Depuis 70 ans, 50 000 stagiaires ont été formés dont 1 800 étrangers (28 nationalités) à Chamonix. La pratique de la montagne est exigeante et dangereuse, c’est pourquoi la conduite de détachements militaires dans un tel environnement fait l’objet d’une attention particulière dans ce haut lieu de la formation. La réputation de l’EMHM est internationale et entretenue notamment par les exploits sportifs régulièrement accomplis par l’élite des cadres de l’école, au sein du GMHM (Groupe militaire de haute montagne). Réputation décuplée lors des compétitions sportives internationales par les  athlètes des équipes de France militaires de ski (EFMS) pour ne citer que Fourcade, Vaultier, Worley, Roux et Duvillard.

 




Chronique historique :

20052019

20 mai 1217 : seconde bataille de Lincoln (Angleterre).

Défaite du capétien Louis VIII dit le Lion (père de Saint Louis et fils de Philippe Auguste), entrainant la perte de la couronne d’Angleterre. Arrivé en Angleterre un an auparavant parce que les barons anglais ne veulent plus de leur roi (Jean sans terre), il est acclamé roi d’Angleterre à Londres (1216). Constatant un an plus tard qu’il n’est pas suffisamment maniable, les barons le boutent hors du pays.

20 mai 1756 : bataille navale de Port-Mahon (Minorque – Baléares).

Dans le cadre de la guerre de 7 ans (1756-1763), la flotte du lieutenant-général de la Galissonnière escorte un convoi de 12 000 Français qui débarquent sur l’île. L’amiral anglais Byng, avec une flotte de même taille attaque la Galissonnière mais doit rompre le combat. L’annonce de cette défaite à Londres déclenche la fureur de l’opinion publique anglaise. Byng est traduit en conseil de guerre, condamné à mort et exécuté (14 mars 1757).

20 mai 1896 : Djibouti devient une colonie française. 

Sous le nom officiel de Côte française des Somalis et dépendances (Obock, Tadjoura, Gobad, Goubbet, Danakils) la colonie est créée et placée sous l’autorité du Ministre de France à Addis Abeba (Éthiopie).

20 mai 1929 : première inauguration de l’ossuaire de Douaumont.

L’ossuaire symbolisant tellement la bataille de Verdun, et elle-même symbolisant à elle seule la Première guerre mondiale, la nécropole a vécu tout au long de sa construction une succession de visites inaugurales des autorités de l’époque. Le président du Conseil, Poincaré (20 mai), le Président de la République, Doumergue (23 juin) puis Lebrun (7 août 1932). Elle a été financée aux 9/10e par les souscriptions privées. Lire le très beau texte d’Antoine Prost, Verdun dans Les Lieux de mémoire.

20 mai 1940 : campagne de France.

Rommel prend Arras et Guderian atteint la Manche à Noyelles : les forces alliées sont coupées en deux.

20 mai 1941 : les parachutistes allemands sautent sur la Crète.

L’opération Merkur est déclenchée au matin.  17 000 Allemands sont engagés : la moitié par largage de parachutistes sur trois aérodromes de l’île ; le restant débarque par bateaux. La bataille de Crète durera deux semaines. Elle se solde par une victoire allemande mais au prix de lourdes pertes (surtout chez les parachutistes) qui dissuaderont l’état-major allemand de tenter à l’avenir une opération aéroportée d’une telle envergure.

20 mai 1955 : le CEA est reconnu « Maître d’œuvre en matière d’armement atomique ».

Un protocole d’accord est signé entre les Armées, le ministère des finances et le CEA.

20 mai 1969 : fin de la bataille d’Ap Bia (Vietnam).

Victoire sur le terrain, défaite dans les médias. L’aviation ainsi que l‘infanterie US et sud-vietnamienne donnent l’assaut final à la colline d’Ap Bia où sont solidement retranchés les derniers défenseurs nord-vietnamiens. Les américains perdent une compagnie et ont plus de 300 blessés alors que les défenseurs sont anéantis (630 tués et un nombre indéfini de blessés). Cette bataille apparait à l’opinion publique américaine comme une boucherie (Ap Bia devint la bataille de hamburger Hill !) lorsque les médias s’en font l’écho. Critiquée par des sénateurs US, l’opération initiale visant à causer un maximum de pertes chez les nord-vietnamiens, si elle réussit en partie sur le terrain, est perdue médiatiquement aux États-Unis, l’état-major ne parvenant pas à rétablir les faits et surtout à les remettre en perspective.

 




Chronique historique : 14 mai

14052019

14 mai 1643 : mort de Louis XIII (St Germain en Laye).  Fils d’Henri IV, père du futur Louis XIV et mari d’Anne d’Autriche, Louis XIII dit le Juste meurt à 41 ans soit quelques mois seulement après son ministre Richelieu (4 décembre 1642). Ces deux morts  surviennent au plus mauvais moment puisque les Français s’apprêtent à livrer bataille à Rocroi contre l’armée des Flandres espagnole. Le duc d’Enghien (futur Grand Condé) commandant des troupes, cachera d’ailleurs la nouvelle à ses hommes pour ne pas les démoraliser avant le combat.  

C’est le futur St Vincent de Paul qui assiste le roi, à sa demande, dans ses derniers instants. “Je n’ai vu mourir personne plus chrétiennement” dira St Vincent de Paul. 

 14 mai 1747 : bataille naval du Cap Finisterre (au large du cap Ortegal – Espagne). Les Anglais (Amiral Anson), très supérieurs en nombre, battent les Français qui escortent 2 convois, l’un à destination du Canada (Chef d’escadre La Jonquière), l’autre de L’Inde (Chevalier Saint Georges). 800 marins français périssent dont La Jonquière. Les Anglais font l’éloge du comportement de leur adversaire. Le convoi pour le Canada réussi à s’esquiver et parviendra à destination. 

 14 mai 1807 : le sergent Chopot fait honneur au Génie à Dantzig (actuelle Gdansk – Pologne). Le général Lefebvre assiège Dantzig où se sont repliés 20 000 Prussiens et Russes depuis le 19 mars. En repoussant une tentative de sortie, les troupes du génie découvrent une mine en cours d’excavation sous les positions récemment acquises par les assiégeants. Le sergent Chopot fait prisonniers, seul, 12 Prussiens en plein travail de sape. 

 14 mai 1915 : le général Gouraud commandant du CE des Dardanelles. Le général de division Gouraud succède au général d’Amade et reçoit le commandement du corps expéditionnaire d’Orient (CEO) des Dardanelles. Un mois et demi plus tard (30 juin) il perd un bras à la suite de l’explosion d’un obus turc alors qu’il inspecte un hôpital de campagne. 

 14 mai 1917 : bataille d’Otrante (Mer Adriatique). L’amiral Miklos Horthy commande l’attaque du barrage du détroit d’Otrante où Italiens, Britanniques et Français ferment l’accès à la Méditerranée à la marine Austro-hongroise. Horthy inflige de lourdes pertes aux Alliés après un raid audacieux qui lui vaudra d’être nommé commandant des forces navales austro-hongroises. (A noter la conférence de Catherine Horel sur l’Amiral Horthy au SHD le 18 juin 2015). 

 14 mai 1940 : l’Allemagne déferle  

- En Hollande la Luftwaffe bombarde Rotterdam (plus de 1000 civils tués), les parachutistes allemands prennent les aéroports malgré des pertes sévères. La Hollande capitule le jour même. 

- En Belgique, la 7ème Panzerdivision de Rommel est à Dinant (Belgique) et franchit la Meuse. 

- En France, les Allemands percent à Sedan depuis le 13, grâce aux Pionniers. Leur pont flottant permet au général Guderian de faire franchir ses blindés qui séparent la IIème armée du général Huntziger de la IX de Corap. Côté allemand : décision, rapidité des ordres, des mouvements et belle coordination entre l’appui aérien et l’attaque terrestre. Côté français : la prise de conscience progressive des erreurs et manquements paralyse la chaîne de commandement malgré ici et là des actions de résistance héroïques, vouées à l’échec car non coordonnées.  

14 mai 1941 : les aérodromes français de Syrie bombardés par les Britanniques. Une révolution de palais à Bagdad ayant porté au pouvoir un gouvernement pro-allemand, le contrôle des sources d’approvisionnement en pétrole est dangereusement menacé pour les Britanniques. Les putschistes irakiens, le carré d’or, demandent l’aide de l’Allemagne qui est alors engagée dans la campagne des Balkans et qui de plus ne dispose pas de suffisamment d’allonge stratégique. Sollicité par l’Allemagne, Vichy après quelques hésitations accorde le droit d’escale sur ses aérodromes en Syrie. Londres les fait bombarder le 14. 

 14 mai 1948 : création de l’Etat d’Israël.  

“L’assemblée générale vote le 29 novembre 1947 le principe d’un partage du territoire entre deux États, l’un arabe, l’autre juif, au sein d’une union douanière, le secteur de Jérusalem et Bethléem étant quant à lui placé sous administration internationale (résolution 181). 

Le mandat anglais prend donc fin le 14 mai 1948. Ce jour-là, conformément au plan onusien, les derniers soldats britanniques quittent la Terre sainte”. Hérodote.fr 

 14 mai 1955 : création du pacte de Varsovie. En réponse à l’OTAN (avril 1949) et à l’intégration de la RFA dans l’Alliance Atlantique (oct 1954), les Soviétiques constituent leur propre alliance avec l’Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la RDA, la Roumanie, la Tchécoslovaquie et la Pologne.







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