Chronique historique : 11 octobre

15102019

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas. Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas. Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1899 : début de la deuxième guerre des Boers (Afrique du Sud).

Les Boers (paysans en Hollandais) qui ont été rejetés vers le nord-est de l’Afrique du Sud par les Britanniques, se sont constitués en États indépendants (le Natal et l’État d’Orange) et luttent à la fois contre les Zoulous et l’expansionnisme des colons britanniques attirés par l’or fraîchement découvert au Transvaal. Très attachés à leur culture, ceux que l’on finira par appeler les Afrikaners (environ 25 000 combattants), mènent pendant trois ans une guérilla particulièrement éprouvante pour les armées britanniques (près de 500 000 soldats!). Les Afrikaners montent des actions commando (le terme vient de leur langue), sont camouflés alors que les troupes impériales sont de rouge vêtues, mais doivent finalement se rendre. Lord Kitchener (Cf. Fachoda) obtient leur reddition en 1902 après avoir quadrillé le territoire afin de priver les insurgés du soutien de la population (rassemblée dans des camps où sévissent maladies et famine).

11 octobre 1939 : Roosevelt reçoit la lettre Einstein-Szilard (Washington).

Le 2 août, les physiciens hongrois Szilard, Teller et Wigner décident d’alerter les États-Unis sur la possible utilisation de la fission nucléaire par les nazis. Ils préviennent ainsi les États-Unis sur les récentes avancées scientifiques pouvant créer des bombes d’un nouveau type et extrêmement puissantes. Ils recommandent même d’accélérer le travail expérimental. Ces physiciens demandent à Einstein de bien vouloir signer la lettre afin d’avoir plus de poids auprès du président américain. La lettre arrive tardivement à destination compte tenu du début des combats (Pologne) et est à l’origine du projet Manhattan.

11 octobre 1951 : victoire de Crève-cœur (Corée).

La conquête de la ligne de crête « Bloody ridge » permettant le contrôle du massif de Hwachon débute le 13 septembre avec la 2e DI américaine à laquelle appartient le bataillon français (BF/ONU). La position est fermement tenue par les Sino-coréens car donne accès au réservoir hydro-électrique de Séoul. Les pertes franco-américaines sont très élevées (597 morts dont 60 français) durant les 4 semaines d’assaut. C’est le bataillon français qui conquiert la crête dans la nuit du 11 au 12, après avoir utilisé tout le registre connu (de la baïonnette au canon sans recul en passant par le lance-flamme).  Les préparations d’artillerie ont été si intenses du fait de l’excellence des fortifications ennemies que le général Monclar, ancien de la guerre 14-18, a déclaré aux survivants du bataillon, »Vous pourrez dire à vos anciens que vous avez vécu quelque chose qui ressemble à Verdun».

Pour approfondir lire l’ouvrage d’Ivan Cadeau (La guerre de Corée – 1950-1953) et Monclar, le Bayard du 20ème siècle, livre écrit par Fabienne Monclar (fille du général).

11 octobre 1958 : lancement de Pioneer 1.

Deux mois après l’échec de Pioneer 0, un lanceur Thor-Able propulse une nouvelle sonde de 38 kg en direction de la Lune. Elle retombe sur Terre deux jours plus tard mais la NASA se console puisque la sonde rapporte tout de même des données sur la ceinture de radiations de Van Allen, découverte au début de la même année par les missions Explorer.

11 octobre 1970 : embuscade de Bedo (Tchad).

La Compagnie Parachutiste d’infanterie de Marine du 6e RIAOM ayant reçu la mission de contrôler la ligne des palmeraies située au Nord-ouest de Faya-Largeau. Se déplace entre Gouro et Kirdimi lorsqu’elle tombe dans une embuscade. Le commando du lieutenant Neau perd 11 tués et 16 blessés. Le SCH Dimitri Voronine est atteint d’une balle en plein cœur en se lançant à l’assaut des rebelles. Agé de 24 ans, il s’était engagé au 1er RPIMa à 19 ans, dès la fin de ses études secondaires. Il s’y était distingué d’emblée par sa vivacité d’esprit, sa générosité et ses indéniables qualités de chef.

La 169e promotion de l’ENSOA (1998) porte son nom.

11 octobre 2013 : l’OIAC lauréate du Nobel de la paix (Oslo).

Méconnue du grand public, l’organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques supervise depuis 1997 la destruction des armes chimiques déclarées par les pays signataires et l’arrêt des installations de production.




Chronique historique : 26 août

26082019

26 août 1346 : bataille de Crécy (Somme).  

Cruelle défaite française face aux troupes anglaises d’Edouard III. Les Français lancent des charges de cavalerie désordonnées et inefficaces face à des Anglais retranchés derrière leurs archers.  Environ 4000 hommes du camp français périssent dont 1542 chevaliers, alors que les Anglais ne déplorent que 300 morts. L’armée française étant décapitée, Edouard poursuit vers Calais qu’il va assiéger pendant toute une année.  

La reddition de la ville donnera lieu au fameux épisode des bourgeois de Calais, popularisé par la sculpture célèbre de Rodin. 

 26 août 1880 : naissance d’Apollinaire (Rome).  

Wilhelm Apolinaris de Kostrowitzky, de son vrai nom, est d’origine polonaise. Il s’engage dans l’armée française en décembre 1914.  

Naturalisé français le 9 mars 1916 il est blessé le 17, quelque jours plus tard et décède le 9 novembre 1918. 

 26 août 1905 : début de production de masse de sous-marins.  

Le ministre de la Marine ordonne la construction de 21 sous-marins (18 à vapeurs, 3 diesel). L’année 1905 est une année charnière pour le sous-marin puisqu’elle voit le départ de Camille Pelletan et l’arrivée de Gaston Thomson à la barre du Ministère mais aussi le choix du moteur diesel pour la propulsion future de ces nouveaux engins.  

À noter que le temps de prise de plongée de la classe Aigrette (Diesel) n’est à cette époque que de 4 minutes.   

Pour les passionnés de sous-marins et plus particulièrement de leur propulsion, voir l’ouvrage extrêmement riche et intéressant  la propulsion du sous-marin français des origines à 1940 de Dominique Brisou (SHD – 2007) et d’une manière plus large l’encyclopédie des sous-marins de l’amiral Thierry d’Arbonneau. 

 26 août 1914 : reddition du Togo allemand. Première victoire alliée alors que sur le front franco-allemand, Français et Britanniques sont en pleine retraite 

 26 août 1914 : Gallieni est nommé Gouverneur de Paris. 

 26 août 1974 : mort de Charles Lindbergh (Hawaï).  

Il est le premier à avoir traversé en solitaire l’Atlantique à bord du Spirit of Saint Louis (entre le 20 et le 21 mai 1927). Deux semaines avant cette traversée, les Français Nungesser et Coli ont disparu dans l’Atlantique Nord en tentant de rééditer l’exploit des britanniques Alcock et Brown (en 1919 !). De ces 3 aventures, la postérité n’a réellement retenu que celle de Lindbergh. Joli geste de ce dernier : juste après sa traversée réussie, sa première visite est pour la mère du lieutenant Nungesser.  

  26 août 2013 : mort d’Hélie Denoix de Saint Marc (La Garde Adhémar – Drôme).  

Il entre dans la résistance en 1941 à l’âge de 19 ans et est arrêté en franchissant la frontière franco-espagnole en 1943.  

Déporté dans le camp de concentration de Buchenwald où il manque mourir (« j’ai trouvé le pire chez les autres mais aussi en moi »), il conserve malgré tout la soif de l’action et fait Saint Cyr.  

Légionnaire parachutiste, il effectue trois séjours en Indochine qui le marquent profondément : les rencontres (avec l’adjudant Bonnin), les combats (« l’entrée dans ces territoires où rôde la mort, oblige à se hisser à la pointe de soi-même »), le pays (« un monde féérique ») mais aussi l’abandon du village de Talung ensuite massacré par le Vietminh. Chef de cabinet du général Massu pendant la bataille d’Alger puis commandant au 1er REP, il entre en rébellion lors du putsch des généraux en avril 1961 (« Un homme doit toujours garder en lui la capacité de s’opposer et de résister »).  

Il se constitue prisonnier, ne rejoint pas l’OAS et est condamné à 10 ans de prison (« L’enfermement peut développer une force intérieure qui peut être plus grande que la violence qui nous est faite »). Gracié 5 ans plus tard, il est réhabilité dans ses droits civils et militaires.  

Écrivain talentueux, et homme au parcours incroyable, son témoignage humble et courageux est à lire (Les champs de braises) tant il est structurant pour l’éthique du soldat français. Il a d’ailleurs préfacé l’ouvrage éponyme du général Benoît Royal.  

Il est mort à l’âge de 91 ans.   




Chronique historique : 22 juin

24062019

2 juin 1476 : bataille de Morat (Suisse).

Lors des guerres de Bourgogne (1474-1477), le destin tragique du dernier Grand-Duc d’Occident peut être résumé dans cette formule laconique, connue par cœur de tous les écoliers suisses : « Charles le Téméraire perdit à Grandson le bien (sa fortune matérielle), à Morat le courage (à la suite de la destruction de son armée), à Nancy la vie (il fut tué au combat) ». Dans l’histoire militaire suisse, la bataille décisive de Morat reste la bataille la plus célèbre. L’armée bourguignonne est taillée en pièces par ce « peuple de bouviers » que le duc de Bourgogne ne cesse de sous-estimer. Pourtant, celui-ci est loin d’être un chef incapable. À certains égards, son armée préfigure les armées de l’époque moderne. À Morat toutefois, le fantassin suisse, rustique, l’emporte sur le chevalier bourguignon, l’archer anglais ou le « piéton » lombard. Selon une formule consacrée, la bataille s’est jouée en une heure, au-dessus de Morat, dans le secteur de la « Haie verte ». Cette heure a été suivie de cinq heures d’épouvante : Pas de prisonniers, tel est le mot d’ordre que les Suisses vont appliquer sans état d’âme en représailles de Granson (28 février).

La bataille a été marquée par le renseignement et les erreurs d’appréciation commises de part et d’autre. À ce jeu-là, les Suisses tirent le meilleur parti possible du fait qu’ils tiennent la ville de Morat, que celle-ci résiste à l’assaut du 18 juin et que le Téméraire se fait surprendre par l’arrivée de l’armée de secours suisse qu’il guettait pourtant. Les Suisses n’ont pas seulement combattu pour l’argent du roi Louis XI, mais ils ont aussi défendu leurs intérêts et préservé leur autonomie.

 22 juin 1815 : l’empereur abdique (Palais de l’Élysée).

Pour la seconde fois, Napoléon Ier abdique en faveur de son fils après la défaite de Waterloo (18 juin 1815). « Je m’offre en sacrifice à la haine des ennemis de la France ». Il avait déjà abdiqué une première fois le 6 avril 1814 à Fontainebleau.

 22 juin 1940 : 2e armistice de Rethondes (forêt de Compiègne).

Hitler impose la signature de l’armistice à l’endroit même où Foch, 22 ans plus tôt, avait imposé ses conditions à l’Allemagne. Hitler fait ensuite démanteler le site.

22 juin 1941 : opération Barbarossa.

Hitler déclenche l’invasion de l’URSS, malgré le pacte de non-agression. Staline a négligé tous les signes précurseurs de l’invasion. Il fera exécuter le général Pavlov et tout son état-major pour incompétence le 30 juin, l’armée rouge étant bousculée de toutes parts. L’attaque précipite les communistes français dans la résistance.

22 juin 1979 : fin de service pour le HSS.

« La dernière formation composée d’hélicoptères HSS disparaît après plus de 20 ans de service dans l’aéronautique navale. 57 appareils ont participé aux opérations d’héliportage d’assaut des commandos Marine en Algérie. Le HSS a constitué la première flottille d’hélicoptères de lutte anti-sous-marine, a servi en Polynésie et au Tchad. 20 HSS ont été détruits en opérations ou par accident ».

22 juin 1994 : l’ONU autorise l’opération TURQUOISE.

Par la résolution 929, le Conseil de sécurité des Nations unies décide d’intervenir temporairement au Rwanda, avec une force armée multinationale commandée par le général Jean-Claude Lafourcade. La durée de la mission (qui débute le lendemain) est fixée à 2 mois afin de donner le temps à la Mission des Nations unies pour l’Assistance au Rwanda (MINUAR) (octobre 1993 à mars 1996) de renforcer ses effectifs. Les controverses nées du conflit rwandais ont obligé certains officiers français à publier des livres témoignage sur leurs actions. C’est le cas notamment du général Jean-Claude Lafourcade, Opération Turquoise – Rwanda – 1994, et du colonel Jacques Hogard.

 22 juin 2013 : inculpation d’Edward Snowden (États-Unis).

Edward Snowden, jeune informaticien ayant travaillé sur des programmes de surveillance utilisés par la CIA et la NSA révèle le 6 juin 2013 au Washington Post l’étendue et la portée de ces logiciels. Si sur le principe ces révélations ne sont pas neuves, leurs précisions et leur origine portent atteinte à la sécurité de l’État et de nombreuses personnes et irritent l’administration américaine. Il vit depuis en Russie qui lui a accordé l’asile politique.




Chronique historique : 11 février

11022019

11 février 1814 : bataille de Montmirail.  

Napoléon jette la Garde impériale sur le corps russe de Sacken, qui perd 7 000 hommes. Napoléon remporte une nouvelle victoire. Le comportement héroïque des jeunes recrues (les “Marie-Louise”) formées à la hâte ajoute au retentissement de cette victoire. Montmirail sera le nom de la promotion de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr sortie en 1914 (avec dans ses rangs le futur Général Monclar) et qui perdra 60% de ses effectifs pendant la Grande Guerre, dont la moitié dans les deux premiers mois de la guerre.   

 11 février 1922 : naissance d’Hélie Denoix de Saint Marc (Bordeaux).  

Il entre dans la résistance en 1941 à l’âge de 19 ans et est arrêté en franchissant la frontière franco-espagnole en 1943.  Déporté dans le camp de concentration de Buchenwald où il manque mourir (« j’ai trouvé le pire chez les autres mais aussi en moi »), il conserve malgré tout la soif de l’action et fait Saint Cyr. Légionnaire parachutiste, il effectue trois séjours en Indochine qui le marquent profondément : les rencontres (avec l’adjudant Bonnin), les combats (« l’entrée dans ces territoires où rôde la mort, oblige à se hisser à la pointe de soi-même »), le pays (« un monde féérique ») mais aussi l’abandon du village de Talung ensuite massacré par le Vietminh.  

Chef de cabinet du général Massu pendant la bataille d’Alger puis commandant au 1er REP, il entre en rébellion lors du putsch des généraux en avril 1961 (“Un homme doit toujours garder en lui la capacité de s’opposer et de résister”).  Il se constitue prisonnier, ne rejoint pas l’OAS et est condamné à 10 ans de prison (« L’enfermement peut développer une force intérieure qui peut être plus grande que la violence qui nous est faite »).  Gracié 5 ans plus tard, il sera réhabilité dans ses droits civils et militaires.  Il est décédé à 91 ans en Aout 2013.

Ecrivain talentueux, et homme au parcours incroyable, son témoignage humble et courageux est à lire (Les champs de braise) tant il est structurant pour l’éthique du soldat français. Il a d’ailleurs préfacé l’ouvrage du général Benoît Royal portant ce dernier titre. 

 11 février 1942 : opération Cerberus (Brest).  

Les croiseurs de bataille allemands Scharnhorst et Gneisenau, accompagnés du croiseur lourd Prinz Eugen, quittent de nuit le port de Brest où ils sont réfugiés depuis un an pour gagner au plus vite la Mer du Nord et rejoindre le port de Wilhelmshaven. Sous le commandement de l’Amiral Ciliax, l’opération est un succès.  

La Résistance française a communiqué aux Britanniques des renseignements tendant à penser que les navires partaient pour l’Atlantique Sud étant donné la nature du matériel embarqué (tenues d’été pour climat tropical). 

 11 février 1945 : fin de la conférence de Yalta.  

Réunissant Staline, Roosevelt et Churchill en Crimée, elle a pour but de définir une stratégie commune achever la guerre au plus tôt, régler le destin de l’Europe et stabiliser le monde à l’issue de la victoire.  

 11 février 1992 : collision de sous-marins (Mer de Barents).  

L’USS Baton Rouge (SSN-689) percute le SNA russe K-276, de classe Sierra, qu’il piste au large de Severomorsk, à la limite (contestée) des eaux territoriales. Pas de victimes. 




Chronique historique : 28 janvier

28012019

28 janvier 814 : mort de Charlemagne (Aix la Chapelle).

Après un peu plus de 45 ans de règne. 

 28 janvier 1871 : Paris capitule.

Après cinq mois de siège éprouvant, Paris se rend mettant un terme à la guerre franco-prussienne qui coûte à la France la perte de l’Alsace et de la Moselle. Depuis un mois, le système défensif de la capitale et la ville sont bombardés quotidiennement par les batteries prussiennes équipées de nouveaux canons Krupp. On se bat encore à Blois. Belfort et Bitche résistent toujours. Dix jours plus tôt, le roi de Prusse s’est fait couronner empereur d’Allemagne à Versailles. 

 28 janvier 1909 : départ des troupes américaines (Cuba).  

 28 janvier 1910 : crue centennale (Paris).

La Seine étant en crue, le centre-ville est inondé. Le zouave du pont de l’Alma a de l’eau jusqu’aux épaules. Le niveau maximum a été atteint en 10 jours (soit une côte de 8,62 m). Le retour à la normale prend 35 jours. Les dégâts sont considérables et paralysent le centre nerveux du pays. L’armée et notamment le génie avec ses moyens de franchissement, sont mis à contribution. Une telle crue de nos jours affecterait 5 millions de personnes et le tiers de l’économie nationale. Elle coûterait 30 milliards d’euros selon un rapport de l’OCDE. Le plan Neptune et l’exercice Alma sont les réponses opérationnelles préparées pour y faire face.  

 28 janvier 1918 : raid aérien massif (Londres).

Un raid allemand de Gothas fait 67 morts et 166 blessés. 

 28 janvier 1918 : création de l’Armée rouge (Moscou).

Le conseil des commissaires du peuple adopte un décret transformant la Garde rouge en Armée rouge. Vitaly Primakov en est le premier chef, rapidement remplacé par Trotski. 

 28 janvier 1921 : inhumation du soldat inconnu. (Paris- place de l’Etoile).

André Maginot demande le 10 novembre 1920 au soldat Auguste Thin du 132ème RI de déposer un bouquet sur un des huit cercueils rassemblés dans une chapelle ardente de la citadelle de Verdun pour que son choix désigne celui qui, seul et inconnu, symbolisera la multitude tombée durant la Première Guerre Mondiale. Le corps est escorté à Paris et veillé jusqu’à son inhumation sous la voute de l’Arc de Triomphe.  

 28 janvier 1945 : mort au combat de Roza Chanina.

A 20 ans, , la « Terreur invisible de la Prusse orientale » est tuée au combat. Avec 59 ennemis tués, dont 12 tireurs d’élite, pendant la bataille de Vilnius, elle était reconnue pour sa précision au tir. Sniper de l’armée rouge, elle était notamment capable de toucher des ennemis en mouvement et de faire des « doublets » : 2 cibles touchées par deux coups tirés en succession rapide. Roza Chanina a obtenu l’ordre de la Gloire par deux fois, devenant ainsi la 1re femme à recevoir l’une des plus hautes décorations soviétiques de la Seconde Guerre mondiale

 28 janvier 1965 : décès du général Maxime Weygand.

« Il a notamment succédé au maréchal Joffre au fauteuil n°35 de l’Académie Française, le 11 juin 1931 ». CNE Jean-Baptiste P.    

 28 janvier 1986 : explosion de la navette spatiale Challenger (Floride).

Un défaut d’élasticité du joint d’étanchéité d’un réservoir est à l’origine de la désintégration de la navette à peine une minute après son lancement. Les procédures de remonté des alertes de sécurité de la NASA sont mises en cause. Les vols sont interrompus pendant plus de deux ans. 

28 janvier 2013 : libération de Tombouctou par la brigade Serval (Mali).

A minuit, heure de Paris, alors que le 21e RIMa (GTIA 1) prend l’aéroport avec l’appui du 5e RHC (GAM), le 2e REP (GTIA 4) saute sur Tombouctou. En fin de matinée, sans déplorer de perte, la brigade Serval (3°BM), commandée par le général de brigade Bernard Barrera, contrôle totalement la perle du désert que les terroristes ont évacué précipitamment. L’opération Serval a duré un an et demi (du 11 janvier 2013 au 1er août 2014) et a coûté la vie à 10 soldats français. L’opération Barkhane lui a succédé, en élargissant la zone d’action française sur l’ensemble de la bande sahélo-saharienne. Sur le sujet lire les ouvrages du général Barrera, Opération Serval : Notes de guerre, Mali 2013, du chef de bataillon Scarpa, Offensive éclair au Mali, du colonel Gout, Libérez Tombouctou ! Journal de guerre au Mali et du colonel Verborg, Envoyez les hélicos




Chronique historique : 11 janvier

11012019

ERRATUM pour le 10 janvier 1920 : naissance de la SDN et entrée en vigueur du traité de Versailles. « C’est surement aussi ce traité qui a contribué à déclencher la seconde [guerre mondiale] tant il pesait (psychologiquement et économiquement) sur l’Allemagne ».                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        A noter cependant : les clauses économiques du traité de Versailles ont été très allégées en 1924 (plan Dawes), puis 1930 (plan Young) et supprimées en 1932. De plus, l’essentiel des autres exigences a été accepté au traité de Locarno (1925), avec la garantie de la Grande-Bretagne et de l’Italie. La responsabilité du traité de Versailles dans la guerre est, pour le moins, à nuancer. En revanche, si le gouvernement français avait fait respecter la clause de démilitarisation de la rive gauche du Rhin, violée par Hitler le 7 mars 1936, le régime nazi se serait probablement effondré.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Merci au Prof. Jacques Fremeaux.

11 janvier  - 49 avant Jésus-Christ : César franchit le Rubicon (Italie).

Jules César sommé par le Sénat de rentrer à Rome (sans ses légions), se livre à une intense réflexion avant de décider de sa conduite. Il vient de remporter la guerre des Gaules et sa popularité dans les troupes et à Rome ne cesse d’augmenter or, le Sénat, fragile à cette époque, ne veut pas d’un général trop puissant. C’est pourquoi il ordonne à César de se présenter devant lui en simple citoyen, ce qui le mettrait en fait à la merci de ses ennemis (notamment Pompée, son ancien allié).En obéissant, il se perd. En désobéissant, ce général ambitieux risque le tout pour le tout et décide de franchir le Rubicon avec ses légions pour prendre le contrôle de Rome. Plutarque et Suétone lui attribuent la phrase désormais célèbre de celui qui enfreint la légalité en connaissance de cause : Alea jacta est ! (le sort en est jeté). Le Rubicon est un petit fleuve frontière entre les terres directement administrées par Rome et la Gaule Cisalpine où César est proconsul.

Lire aussi Herodote

 11 janvier 1871 : combat d’Arcey.  

Après sa victoire à Villersexel le 9 janvier 1871, l’armée de Bourbaki ne reprend sa progression sur Belfort que le 11. Le 13, elle se heurte à des avant-postes prussiens du XIVe corps à la hauteur du village d’Arcey, qu’elle enlève, ainsi que plusieurs autres localités. C’est le dernier succès français de la guerre de 1870-1871.

 Sur le sujet lire L’Armée de l’Est, 1870-1871 du Colonel Ortholan.

 11 janvier 1915 : remise du drapeau à la brigade de fusiliers marins « du contre-amiral Ronarc’h par le président de la République, Raymond Poincaré. La brigade Ronarc’h s’est, entre autres, illustrée à la bataille de Dixmude, en Belgique, à l’automne 1914. En grande infériorité numérique face à l’ennemi, les marins reçoivent l’ordre de tenir au moins quatre jours. Ils ne quittent Dixmude que trois semaines plus tard en ayant infligé des pertes très importantes aux attaquants, mais au prix de 3 000 morts et blessés ». (CESM). 

11 janvier 1923 : début de l’occupation complète de la Ruhr par les Français.

« Suite au soulèvement communiste de 1920, les Français et les Belges occupent, conformément au traité de Versailles la région de Duisbourg et une partie de la zone démilitarisée. Devant l’impossibilité de la république de Weimar de pouvoir s’acquitter des réparations de guerre, les Français occupent la totalité de la Ruhr. Les autorités allemandes ripostent par le Ruhrkampf ou la résistance passive : les mineurs et cheminots refusent d’obéir aux Français et entrainent la paralysie économique de la région. Le Ruhrkampf se termine en septembre 1923 devant l’inflation galopante du Mark. Le retrait des troupes étrangères a lieu après l’application du plan Dawes.

11 janvier 1952 : mort de de Lattre de Tassigny (Paris).

Le général d’armée Jean de Lattre de Tassigny, affectueusement surnommé le roi Jean par ses hommes, meurt à 62 ans. « Il a choisi la cavalerie à la sortie de Saint-Cyr (de la promotion qui précède celle des Juin, de Gaulle ou Bethouard) et sera d’ailleurs blessé par la lance d’un uhlan dans les premières semaines de la Grande Guerre en 1914 (voilà donc un homme qui aura combattu à cheval comme officier subalterne et qui connaîtra l’entrée dans l’ère atomique comme général d’armée). Mais, lorsque commencera la guerre des tranchées où la cavalerie n’avait plus sa place, il demandera à passer dans l’infanterie. C’est ainsi que, peu avant la Deuxième Guerre mondiale, il commandera le 151e R.I. à Metz, laissant dès cette époque le souvenir d’un chef au comportement atypique. Dans l’armée d’armistice, il commande la Région dont le siège est alors à Montpellier et galvanise ses troupes pour la préparation de la revanche, tout en s’intéressant de très près à la jeunesse des camps de jeunesse. Ses tentatives pour s’opposer à l’invasion de la zone sud en novembre 42 lui valent d’être emprisonné par le gouvernement de Vichy… Il s’évade de la prison de Riom avec le concours de sa femme et de son jeune fils Bernard. Il gagne Londres puis Alger. Pour les combats de la Libération et la période qui suit, il prend des décisions et donne des impulsions qui réorientent puissamment l’armée de terre : Amalgame des troupes venues d’Afrique du Nord et des unités FFI. Création de l’école des cadres de Rouffach, dont l’esprit orienté vers une vie rustique en plein air et la pratique intensive du sport anticipe le style qu’il impulsera à Saint-Cyr dont il obtient l’installation à Coëtquidan, en lieu et place de la banlieue parisienne. Amalgame à Saint-Cyr – Coëtquidan des recrutements directs et semi-directs au sein de l’École Spéciale Militaire Interarmes, qui allait exister jusqu’en 1960. Le commandement en chef en Indochine lui échoit sur sa demande alors qu’il était inspecteur général de l’armée de terre (Juin avait décliné la proposition). Le témoignage de son fils Bernard, alors lieutenant sur ce théâtre d’opérations et qui devait y laisser la vie, a incontestablement joué un rôle dans cette décision. Nommé maréchal de France sur son lit de mort, il est inhumé dans son village vendéen de Mouilleron-en-Pareds, où il est le concitoyen de Clemenceau ». GA Jean-René Bachelet. 

 11 janvier 1988 : décès  de Gregory « Pappy » Boyington.

« Passé à la postérité grace à la série télévisée Les têtes brûlées, Boyington exista vraiment et s’illustra comme pilote de l’USMC durant le second conflit mondial. D’origine Sioux, son caractère indiscipliné le conduit à démissionner avant de rengager et de se retrouver avec les Tigres volants en Chine où il obtiendra 6 victoires. Il prend ensuite la tête de l’escadrille VMF 214, appelée The Black Sheep, où il est appelé Pappy du fait de son âge. Ses 30 ans font de lui un ancien par rapport aux autres pilotes dont la moyenne d’âge est de 20 ans. Abattu et déclaré mort en janvier 1944, la Medal of Honor lui est décernée : en réalité, il est prisonnier des japonais. Libéré en août 1945, promu colonel, et détenteur de 28 victoires, sa carrière militaire s’achève. Il écrit ses mémoires intitulée Baa baa black sheep qui inspireront le créateur des Têtes brûlées ».  CNE Jean-Baptiste P.   

 11 janvier 2013 : lancement de l’opération Serval (Mali).  




Chronique historique : 10 janvier

11012019

10 janvier 1430 : création de l’ordre de la Toison d’or (Saint-Ouen – actuelle Seine-Saint-Denis). Philippe le Bon, duc de Bourgogne décide la création de cet ordre de chevalerie pour fidéliser ses nobles,  imiter ses grands rivaux européens, et en même temps s’affirmer face à ces derniers : En 1348, l’Anglais Edouard III crée la Jarretière, le Français Jean le Bon, instaure quant à lui en 1351, l’ordre de l’étoile (aujourd’hui disparu).  La Toison d’or existe toujours et est reconnue officiellement par la République française à travers la grande chancellerie de la Légion d’honneur. Nicolas Sarkozy l’a reçue de Juan Carlos devenant le 1202ème membre. L’actuel Grand maître  de l’ordre est le roi d’Espagne Philippe VI.

10-11 janvier 1871 : bataille du Mans. L’armée de la Loire du général Chanzy, en  retraite depuis la défaite de Loigny (2 déc 1870) qui avait à nouveau livré Orléans aux Prussiens, tente vainement de reprendre l’initiative. Composée de troupes disparates mal équipées et peu entraînées, l’armée s’effondre entre autres en raison de la supériorité technique de l’artillerie allemande et des rigueurs de l’hiver. Les unités bretonnes ont été dotées uniquement de fusils à chargement par le canon et non du fusil Chassepot pourtant produit à 1 200 000 exemplaires à cette date parceque Gambetta ne voulait pas prendre le risque d’en doter ces « chouans potentiels ».

10 janvier 1920 : naissance de la SDN et entrée en vigueur du traité de Versailles. La Société Des Nations est créée à Genève par 32 États membres le jour de l’application du traité de Versailles ayant mis fin à la Première Guerre Mondiale. C’est surement aussi ce traité qui a contribué à déclencher la seconde tant il pesait (psychologiquement et économiquement) sur l’Allemagne.

10 janvier 1929 : naissance du journaliste globetrotter Tintin (Bruxelles). Le dessinateur Hergé (de son vrai nom, Georges Rémi) publie à 21 ans dans la revue belge Le petit vingtième, la première aventure de son héros Tintin au pays des Soviets. Anti-communiste, la BD fait partie des premières dénonciations grand public du bolchevisme. L’album paru en noir et blanc ne connaîtra de réédition en couleur qu’en … 2017.

10 janvier 1971 : mort de Coco Chanel (Paris). Gabrielle Chasnel meurt à 87 ans au Ritz. Celle qui est à l’origine d’un des fleurons de la mode féminine française et tout simplement mondiale est aussi connue, pour les archives, sous le nom de code « Westminster » ou agent F-7124 de l’Abwehr. Célèbre dès les années 1920 et connaissant beaucoup de personnalités européennes, elle est recrutée en 1941 par le service de renseignement allemand pour son carnet d’adresse. Fidèle en amitié et totalement hermétique au « qu’en dira-t-on », elle écrit régulièrement après-guerre à Walter Schellenberg, emprisonné après avoir été condamné à 6 ans de prison à Nuremberg. Libéré en 1951, l’ex responsable des renseignements de la SS sera soutenu financièrement par Mademoiselle Chanel jusqu’à sa mort le 31 mars 1952. Ses funérailles seront payées par Mademoiselle Coco Chanel.

10 janvier 1989 : les Cubains commencent leur retrait d’Angola. En treize ans (depuis novembre 1975), près de 310 000 soldats cubains sont venus combattre en Angola. Au moins 5 000 d’entre eux ont trouvé la mort, principalement dans les combats contre l’UNITA de Savimbi et les troupes Sud-Africaines.
10 janvier 2013 : mission de sauvetage à hauts risques (Somalie – Bulo Marer). Un commando du service action de la DGSE attaque dans la nuit du 10 au 11, la cache où est retenu l’agent Denis Allex. Kidnappé le 14 juillet 2009 à Mogadiscio, il est tué par ses ravisseurs lors de l’assaut visant à le libérer. Deux commandos meurent au combat. Le lendemain, de l’autre côté de l’Afrique (au Mali), est déclenchée l’opération Serval.




Chronique Historique: 05 Dec

5122018

5 décembre 1804 : la distribution des Aigles. Trois jours après son sacre, Napoléon fait distribuer aux unités, les nouveaux emblèmes de l’armée française. L’épisode de la distribution des aigles est illustré par la célèbre toile du peintre David (par ailleurs organisateur de la célébration du sacre).

5 décembre 1854 : le capitaine Faidherbe est nommé gouverneur du Sénégal et dépendances. Le Maroc a eu Lyautey. Le Sénégal a eu Faidherbe. Les Toucouleurs le surnomme « l’homme aux quatre yeux et à la grosse moustache ».

5 decembre 1893 : en route vers Tombouctou . Après avoir remonté le Niger avec une flottille de chalands, le lieutenant de vaisseau Boiteux s’apprête à pénètrer dans Tombouctou.

5 décembre 1941 : Moscou sauvée. Hitler ordonne l’arrêt de l’offensive vers Moscou, en raison des conditions climatiques, alors que les reconnaissances sont à 20km du Kremlin. La contre-attaque de l’armée rouge repousse la Wehrmacht de près de 100 km.

5 décembre 1945 : reconquête de Bane Mai Thouat (Indochine). Après de furieux combats, le 5e RIC (régiment d’infanterie coloniale) reprend la ville des hauts plateaux. En deux mois, les principaux centres urbains de la Cochinchine ont été reconquis par la 2e Division Blindée, précurseur du CEFEO (corps expéditionnaire français en Extrême-Orient).

5 décembre 1946 : le U 2326 disparait en Méditerranée (au large de Toulon). Sous-marin de construction allemande (type XXIII), le U 2326 a été cédé à la France (février 1946) par le Royaume-Uni qui l’avait lui-même reçu d’une reddition allemande.  Commandé par le lieutenant de vaisseau Avon, il effectue une période de tests concluant malgré l’absence de plans détaillés permettant d’en connaître parfaitement les capacités. Lors d’un exercice de plongée profonde, il est porté disparu à 20h00 avec 19 hommes à bord. Son épave n’a toujours pas été retrouvée.

5 décembre 2013 : début de l’opération Sangaris (République Centrafricaine).

Par la résolution 2127, le Conseil de sécurité de l’ONU permet, à l’unanimité, l’intervention de la MISCA (mission internationale de soutien à la Centrafrique) appuyée par les forces françaises. Le soir même l’opération Sangaris est déclenchée. Le but est de “rétablir la sécurité et l’ordre public, de stabiliser le pays pour créer les conditions propices à la fourniture d’une aide humanitaire aux populations en ayant besoin”.

L’opération prend fin le 31 octobre 2016 et a coûté la vie à 3 soldats français.

 

 







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