Chronique historique : 8 octobre

8102018

8 octobre 1793 : mort du père Amiot
Premier traducteur occidental de L’Art de la guerre de Sun Tzu (Pékin, Chine). Véritable encyclopédiste de la Chine, le père Joseph-Marie Amiot livra d’innombrables études sur l’Empire du Milieu, dont la toute première traduction de L’art de la guerre de Sun Tzu, publiée en France en 1772. La Révolution française de 1789 passée, le père Amiot fut profondément troublé lorsqu’il apprit que le roi Louis XVI avait été exécuté. Le jésuite s’éteignit peu après, en 1793, après 42 ans passés en Chine. Avec lui disparaissait le dernier survivant de la grande épopée de la Mission jésuite en Chine. Voir l’excellent site http://suntzufrance.fr/author/suntzufr/

 8 octobre 1799 : Bonaparte rentre d’Égypte (Fréjus).
Après 41 jours de mer, le général Bonaparte accoste à Fréjus après avoir laissé le commandement de l’armée d’Égypte au général Kleber. La campagne d’Égypte s’enlisant, Bonaparte rentre en France où son prestige dû à ses victoires en Italie reste grand. C’est précisément à cause de cette renommée que le Directoire l’avait éloigné de la France en lui proposant l’expédition d’Égypte. Un an et demi plus tard, les membres du Directoire sentant que la Première République se meurt à cause du manque de cadres, voient dans le général efficace et ambitieux non plus un danger mais le salut de l’idéal républicain.

 8 octobre 1918 : le caporal York se distingue (Forêt d’Argonne).
Selon le maréchal Foch, c’est « le plus grand exploit jamais réalisé par un simple soldat de toutes les armées en Europe ». Le caporal York, de la 82ème division d’infanterie américaine, voyant sa section décimée par un tir croisé de plusieurs mitrailleuses allemandes, monte à l’assaut de la tranchée ennemie tout en visant posément les Allemands qui se découvrent pour ajuster leur tir. Ses camarades constatant qu’il fait taire progressivement les nids de mitrailleuses, le suivent. En arrivant dans la tranchée, York dénombre 25 ennemis tués. Abasourdi par l’exploit, le bataillon allemand se rend. York est biensûr décoré des plus hautes décorations américaine et française. Cet ancien objecteur de conscience devient une icône de l’héroïsme guerrier américain. Alors que les États Unis entrent en guerre en 1941, Garry Cooper incarne le héros américain dans un film de Hawks et Huston.

 8 octobre 1950 : 4500 morts pour évacuer Cao Bang (nord-est du Tonkin).
Poste près de la frontière chinoise qui contrôle une partie de la RC4, Cao Bang est commandé par le colonel Charton. Le commandement craignant que Cao Bang ne soit définitivement coupé du reste des forces, lui donne l’ordre d’évacuer (1er oct) et d’opérer la jonction (à hauteur du poste de Dong Khê) avec la colonne de son homologue Lepage qui monte vers lui pour l’aider. Les deux unités tombent dans des embuscades successives qui les anéantissent tactiquement si bien que les survivants n’ont plus qu’à tenter l’exfiltration vers le sud-est, par la falaise de Coc Xa. Ce carnage décide le haut commandement à abandonner Lang Son et toute la province du nord-est au vietminh qui peut dès lors être formé et ravitaillé sans souci par la Chine communiste. 

 8 octobre 1970 : Soljenitsyne remporte le prix Nobel de littérature.
En pleine guerre froide, les oeuvres de Soljenitsine traversent le rideau de fer et rencontrent un succès mondial parce qu’elles mettent en lumière le système carcéral soviétique. Dépassé par le succès inattendu du dissident, le Kremlin finit par l’expulser pour ne pas en faire un martyr.




Chronique historique : 6 octobre

8102018

6 octobre 105 avant J.C : bataille d’Arausio (Orange – Vaucluse).
Les Cimbres (peuple germain originaire du Jutland) et les Teutons infligent une sévère défaite à l’armée romaine en profitant de la rivalité entre le proconsul Coepio et le consul Mallius. Les pertes romaines s’élèvent à 80 000 hommes soient les pires du siècle. Trois ans plus tard lors de la bataille d’Aix-en-Provence, le consul Marius anéantit les Teutons revenant du pillage de l’Espagne, et écarte ainsi la menace d’une invasion de l’Italie.

 6 octobre 1860 : sac du palais d’été (Pékin – Chine).
Les vainqueurs franco-britanniques de la bataille de Palikao (21 septembre) pillent le palais d’été. L’ordre de l’incendier vient de Lord Elgin. Victor Hugo, alors en exil à Guernesey et donc en délicatesse avec Napoléon III, traitera les Européens de bandits dans une lettre rendue publique.

 6 octobre 1918 : entrée à Beyrouth (actuel Liban).
Une flotte franco-britannique entre dans le port de Beyrouth évacué par les Turcs. Deux contre-torpilleurs français de l’escadre de Syrie (l’Arbalète et le Coutelas) précèdent les troupes du général Franchet d’Esperey en Palestine (en fait, un régiment mixte de cavalerie : chasseurs d’Afrique et Spahis).

 6 octobre 1949 : loi américaine d’ « aide militaire pour la défense mutuelle ».
Signée par Truman, cette loi porte uniquement sur l’aide militaire afin de ne pas donner raison à la propagande soviétique qui présente le plan Marshall (1947-1951) comme une machine de guerre américaine offerte aux Européens. La France a reçu environ 20  % des 10 milliards de dollars d’aide américaine. La signature de cette loi américaine intervient seulement 2 semaines après la révélation de la première explosion atomique soviétique réussie.

 6 octobre 1951 : combats de Nghia-Lo (Tonkin – actuel Vietnam).  La section du LTN Truchot (8e BCCP) est prise dans une vaste embuscade, isolée en tête de sa compagnie. La section se bat au corps à corps et ne cesse le combat que lorsque toutes ses munitions sont épuisées, presque tous ses hommes tués ou blessés. Au camp 113, Guy TRUCHOT sera un exemple de dignité. Refusant tout endoctrinement, il préférera mourir plutôt que de donner même l’apparence de sa soumission. Seuls 5 survivants reviendront de captivité. Ephéméride TDM.

 6 octobre 1973 : début de la guerre du Kippour (Israël).
L’Égypte et la Syrie, appuyées par une coalition arabe, attaquent par surprise Israël qui finit par l’emporter.

 6 octobre 1977 : premier vol du Mig 29.
Chasseur russe bi-supersonique baptisé Fulcrum par les américains. Grande maniabilité en vol et rusticité d’emploi. Toujours en service dans une dizaine de pays.

 6 octobre 1981 : assassinat du président Sadate (Le Caire).
Lors d’un défilé militaire, un groupe d’officiers proches des frères musulmans tire sur le président égyptien et le tue ainsi que 6 autres dignitaires présents dans les tribunes.

 6 octobre 1986 : le K219 coule au large des Bermudes.
Le sous-marin nucléaire soviétique K219 (lanceur d’engins) est victime d’un incendie qui l’oblige à faire surface. 4 hommes d’équipage périssent lors de l’incendie qui se déclare dans le silo n°6. Un cargo soviétique tente de le remorquer mais il sombre par 5500 mètres de fond avec ses 32 missiles nucléaires à bord.




Chronique historique : 5 octobre

8102018

5 octobre 1764 : Le capitaine de vaisseau de Bougainville quitte Saint-Malo.
Il part pour une expédition en Atlantique sud avec la frégate Aigle et la corvette Sphinx.

 5 octobre 1803 : création d’une unité de guides interprètes (Camp de Boulogne).
En prévision du débarquement de Napoléon en Angleterre,  le colonel Dupont-Derval est chargé de la constitution d’un Corps d’une centaine d’hommes maîtrisant la langue anglaise. Le débarquement annulé, la compagnie participe aux campagnes d’Allemagne, d’Espagne et de Russie avant
d’être licenciée en 1814. Les 25 survivants sont alors incorporés au 2e régiment de Dragons. Ils sont les ancêtres du corps des interprètes militaires.

5 octobre 1914 : première victoire aérienne de l’histoire.
Les Français Frantz et Quénault à bord d’un biplan Voisin abattent un autre biplan allemand Aviatik au-dessus de Jonchery sur Vesle grâce à leur mitrailleuse FM Hotchkiss, pivotant sur un trépied monté au-dessus de la tête du pilote. Le montage est une idée du constructeur Gabriel Voisin, appliquée à tous les avions de l’escadrille V24. Une plaque commémore cette première victoire à Jonchery sur Vesle et un petit musé retrace l’événement à la mairie de Muizon (commune voisine). Quant au premier combat aérien (sans conséquence), il est attribué, pour les Français, au caporal Joseph Thoret, à la date du 10 août 1914.

5 octobre 1918 : mort du lieutenant Roland Garros (Saint-Morel – Ardennes).
Autodidacte du pilotage, il obtient le brevet n°147 en juillet 1910. Il est le premier à traverser la Méditerranée en septembre 1913. Affecté au Camp Retranché de Paris, il met au point le premier système de tir à travers l’hélice, par la pose de déflecteurs en acier sur les pales. En avril 1915, il est le premier à abattre un avion seul dans un monoplace et crée le principe du chasseur. Le 18 du même mois, touché par la DCA, il est contraint de se poser à Hulste (Belgique) occupé par les Allemands. Après de multiples tentatives d’évasion, il parvient à s’échapper le 15 février 1918 avec le lieutenant Anselme Marchal. Affecté à la SPA 26, son avion explose en vol le 5 octobre après avoir été touché par les tirs d’un chasseur allemand. En 1927, le stade devant accueillir la finale de la Coupe Davis est baptisé en son honneur sous l’impulsion de son ami Emile Lesieur, président du stade français de tennis auquel Roland Garros avait adhéré en 1906.

 5 octobre 1969 : un pilote cubain se pose à Miami (Etats-Unis).
Profitant d’essais en vol, le lieutenant Jimenez déserte Cuba avec son Mig 17 et se pose sur la base d’Homestead, près de Miami, sans avoir été préalablement intercepté par la défense aérienne américaine. L’affaire est d’autant plus gênante qu’Air Force One, l’avion présidentiel US, est en attente sur une des pistes. L’air force restitue le Mig 17 peu de temps après parce qu’elle en possède déjà quelques exemplaires.

5 octobre 1995 : Bob Denard se rend à l’armée française (Comores).
Ayant tenté, le 27 septembre, de renverser le pouvoir en place aux Comores, avec une trentaine d’hommes à lui, le célèbre mercenaire français Bob Denard est encerclé par des unités des forces spéciales dans le cadre de l’opération Azalée déclenchée par la France au titre d’un accord avec les Comores. Se qualifiant lui-même de « corsaire de la République », Bob Denard, né Bourgeaud, a été successivement résistant, marin (engagé), enginiste de chantier, et patron de mercenaires opérant principalement en Afrique. Après une activité de mercenariat de près de 40 ans sur ce continent, il meurt en octobre 2007 en France (Paris) atteint de la maladie d’Alzheimer.

5 octobre 1998 : le groupe aéronaval comprenant le porte-avions Foch reçoit l’ordre de rallier l’Adriatique et de se tenir prêt à intervenir au Kosovo.




Chronique historique : 4 octobre

8102018

4 octobre 1796 : modification du règlement donnant une taille minimum pour servir dans une unité française.
Le 13 Vendémiaire an V, la définition de l’organisation de la Garde du Directoire instaure une taille limite pour servir dans ses rangs. Ainsi un officier doit mesurer au minimum 5 pieds 4 pouces (1,61m) et la troupe 5 pieds 6 pouces (1,67m). Créée par la Constitution de l’an III, elle comprend un corps de cavalerie et d’infanterie ayant pour mission la sûreté de la Représentation nationale. Sa fusion avec la Garde du corps législatif donnera naissance à la Garde des Consuls en 1799.
L’ordonnance du 26 janvier 1701 fixait quant à elle le minimum à 5 pieds (1,62). Ce minimum ne va pas cesser de baisser… Aujourd’hui, une aptitude médicale a remplacé ce seuil.

 4 octobre 1928 : naissance d’Alvin Toffler (New York).
Auteur (avec son épouse Heidi) d’une série d’ouvrages (devenus des best Sellers mondiaux) dont l’objectif est de déterminer l’avenir des rapports de forces. Il est mort à 87 ans.
Ex : Guerre et contre-guerre, le choc du futur, la troisième vague,…

 4 octobre 1957 : lancement de Spoutnik 1 (Baïkonour – Kazakhstan).
Le premier satellite artificiel de l’Humanité est mis sur orbite par une fusée soviétique R7 (initialement prévue comme missile balistique). Spoutnik reste en orbite plus de 3 mois et accomplit 1400 orbites. Il ouvre l’ère de la conquête spatiale.

 4 octobre 1958 : acte de naissance de la 5e République française.
Promulgation de la Constitution de la Vème République adoptée par référendum le 28 septembre 1958

 4 octobre 1959 : lancement de Lunik 3 (Baïkonour – Kazakhstan).
La sonde soviétique prend le 7 octobre une série de clichés de la face cachée de la Lune qu’elle envoie vers la Terre par radio le lendemain. C’est la première fois que la Lune est photographiée sous cet angle.

4 octobre 1993 : fin de la bataille de Mogadiscio (Somalie).
L’opération gothic serpent est un échec militaire américain que Ridley Scott et Hollywood (La chute du faucon noir) ont métamorphosé en un film rendant beaucoup plus hommage à l’héroïsme (certes réel) des soldats US qu’à leur capacité à maîtriser la violence au cours de ce combat au cœur de la population. Dans des conditions similaires, trois mois plus tôt et au même endroit, un sous groupement tactique du colonel de Saqui de Sannes ne déplore que deux blessés. Tout en interdisant de tirer à l’arme lourde et de riposter aveuglément aux tirs qu’essuient ses hommes, le colonel français prend l’ascendant sur les hommes d’Aïdid qui constatent à la fois la précision meurtrière et le sang-froid du détachement. Le colonel de Saqui de Sannes commandait à ce moment-là le 5e RIAOM de Djibouti. De 1999 à 2001, il commandera la 9e BLBMa.
Sur le sujet lire : Décider en situation d’extrême violence par Michel Goya – n° 3 revue Inflexions (avril-septembre 2006).

4 octobre 2001 : un vol commercial détruit par un missile (Mer Noire).
Un Tupolev 154 de la Siberian Airlines en provenance de Tel Aviv est percuté par un missile S200 ukrainien au-dessus de la mer noire. 78 morts. Au début de l’enquête, la thèse de l’attentat est privilégiée (proximité des attentats du World Trade center) mais des billes d’aciers provenant du S200 sont retrouvées dans le fuselage de l’épave et attestent d’une erreur de tir lors de manœuvres en Ukraine.

 




Chronique historique : 3 octobre

3102018

3 octobre 1569 : bataille de Moncontour (Poitou).
Victoire du parti catholique face aux protestants. Le duc d’Anjou, futur roi Henri III et chef de l’armée catholique (27 000 hommes) bat l’amiral de Coligny dont les 19 000 hommes manquent pourtant de culbuter les catholiques dès le début de l’engagement. Ceux-ci doivent la victoire à la contrattaque du corps de réserve de Biron que le duc d’Anjou a eu la présence d’esprit de constituer avant la bataille. Coligny, blessé, se retire et laisse sur le terrain 8000 hommes morts ou blessés pour 1000 catholiques. Se sachant inferieur en nombre, l’amiral de Coligny ne voulait pas ce combat mais y a été contraint par ses mercenaires allemands. Le taux de pertes, fort pour l’époque, s’explique en partie par le règlement de compte entre mercenaires suisses (alliés des catholiques) et les lansquenets allemands (alliés des protestants). Les premiers reprochant aux seconds un manquement lors d’un engagement antérieur.
À noter aussi que le fameux chirurgien, Ambroise Paré, soignera beaucoup des blessés.

 3 octobre 1908 : création des Goums marocains.
Unité de 100 cavaliers incorporée plus tard au sein d’un Tabor qui comprend 4 Goums. Créées initialement pour des opérations de police, ces Goums deviennent une infanterie légère d’élite qui contribue à de nombreuses victoires (Monte Faito et Majo). Les 6 premiers Goum marocains ont été mis sur pied le 1 novembre 1908 par  le général d’Amade, suite à directive  n°9917/9/11 du 13 octobre signé par le général Picquart  ministre de la Guerre. Leur composition  étaient de 150 fantassins et de 50 cavaliers, ce qui fait qu’ils seront appelés Goums Mixtes Marocains en 1913. C’est seulement en 1940 qu’ils formeront des Tabors, mot d’origine ottomane qui signifie bataillon. Ce mot a été choisi par le général Noguès pour camoufler les Goums aux yeux des commissions d’armistices allemandes en tentant de faire croire qu’ils formaient les Mehallas chérifiennes du sultan.

 3 octobre 1928 : disparition du sous-marin Ondine (au large du Portugal).
Le sous-marin français Ondine, commandé par le LV Breittmayer coule au large de Vigo après avoir été heurté, en pleine nuit, par un cargo grec. 43 disparus.

 3 octobre 1929 : naissance administrative de la Yougoslavie

3 octobre 1942 : premier vol réussi pour le V2 allemand (Peenemünde).
L’invention de Werner von Braun n’est cependant employée qu’à partir du 6 septembre 1944. Emportant une charge explosive d’une tonne à une vitesse de Mach 3,5, le V2 est capable d’atteindre une cible à 320 km après être monté à 85 km d’altitude. Indétectable et imparable, le V2 est l’ancêtre du missile balistique. 4000 de ces missiles touchent l’Angleterre et les Pays-Bas à la fin de la seconde guerre mondiale. La première explosion mortelle a lieu à Maisons-Alfort près de Paris. Impuissantes contre ces attaques, les autorités britanniques choisissent de ne pas communiquer durant deux mois, préférant laisser croire qu’il s’agit d’explosions dues au gaz ou de sabotages.
Ce premier vol peut aussi être considéré comme un échec relatif puisque le missile revient s’écraser sur son pas de tir, manquant de peu l’équipe de programme présente. A. Speer qui assiste au tir, l’évoque dans ses mémoires.

 3 octobre 1946 : décision est officiellement prise de ferrailler Le Normandie.
Fleuron de l’industrie navale française et de l’art décoratif des années trente, Le Normandie, mis en service en 1935, est réquisitionné par les États-Unis pour être transformé en transport de troupes à la fin de l’année 1941 et renommé USS Lafayette. En 1942, un incendie se déclare pendant les travaux qui visent à sa transformation : les tonnes d’eau utilisées pour l’éteindre font chavirer le bâtiment. Il reste ainsi dans le port de New York pendant toute la durée de la guerre avant de partir à la ferraille. Son mobilier, ses éléments décoratifs, enlevés avant les travaux, sont exposés  dans plusieurs musées aux États-Unis comme dans le reste du monde. CDT Ivan Cadeau

 3 octobre 1952 : première explosion d’une bombe atomique britannique (au large de l’Australie).
Bénéficiant des recherches américaines, les Britanniques deviennent la troisième puissance atomique au monde en faisant exploser 25 kilotonnes, sur l’île de Monte Bello, soit la puissance de la bombe lancée sur Nagasaki.

3 octobre 1990: unification de l’Allemagne
Par l’adhésion de la RDA à la Loi fondamentale de la RFA, qui devient ainsi la constitution de l’Allemagne dans son ensemble. La RDA disparaît tandis que perdure la République fédérale d’Allemagne (RFA). Depuis, ce jour est jour de fête nationale sous la dénomination de Jour de l’Unité allemande et est fêté,  de façon tournante, par respect du fédéralisme, dans la capitale du Land qui a alors la présidence du Conseil fédéral. Prof. Jérôme Vaillant (Lille 3).




Chronique historique : 2 octobre

2102018

2 octobre 1187 : Jérusalem se rend à Saladin.
Assiégée par une armée de 40 000 hommes depuis le 20 septembre, la ville, très affaiblie, se rend après les négociations que mène Balian d’Ibelin avec Saladin.

 2 octobre 1370 : Du Guesclin est fait Connétable de France.
Le roi Charles V le sage remet l’épée de connétable au chevalier breton, symbole du commandement de son armée.

 2 octobre 1804 : mort de Joseph Cugnot (Paris).
Ingénieur militaire français, créateur du premier véhicule terrestre motorisé de l’histoire. Pour remplacer les chevaux en tant que force de traction des canons d’artillerie, il construit en 1770 un fardier fonctionnant à la vapeur. L’invention est subventionnée par le ministre Choiseul, mais Cugnot ne percera jamais vraiment.

 2 octobre 1914 : mort du capitaine Maurice Cortier (Drouilly – Marne).
Le premier explorateur et cartographe du massif montagneux de l’Adrar des Iforas (actuel Mali) meurt des blessures reçues lors de la contre-attaque de la Marne (25 septembre). Saint-Cyrien, officier des troupes coloniales, il est l’un des meilleurs connaisseurs du Sahara pour l’avoir sillonné au cours de nombreuses missions notamment dans l’Adrar des Iforas (1907), leTassili Najjer (1908) et leTanezrouft (1913)

Il est l’auteur de plusieurs études et notamment de l’ouvrage D’une rive à l’autre du Sahara, Paris, Emile Larose, 1908.

 2 octobre 1914 : le yacht de sir Lipton transformé en hôpital (Le Havre).
Le fondateur de la marque de thés, aujourd’hui très connue, met à disposition de la Croix-Rouge son yacht personnel à bord duquel sert la duchesse de Westminster en tant qu’infirmière.

 2 octobre 1948 : création du 2e BEP (Algérie – Sétif).
Ancêtre de l’actuel 2e Régiment étranger de parachutistes. Il est stationné à Calvi depuis 1967 et est présent sur tous les théâtres d’opérations où intervient la France.




Chronique historique : 1er octobre

1102018

1er octobre 331 avant JC : Alexandre le grand bat Darius à Gaugameles (près de Mossoul – Irak).
Voulant stopper l’avancée du jeune (25 ans)  roi macédonien sur ses terres, le Perse Darius III réunit une armée de 300 000 hommes sur un terrain plat convenant à ses éléphants de combat et ses chars à faux. Renseigné, Alexandre accepte le combat contre l’avis de ses conseillers alors que son armée est nettement moins nombreuse (45 000 hommes). Tactique inhabituelle pour l’époque, Alexandre n’aligne pas ses troupes sur une seule ligne de front : il incite les Perses à s’engager dans son centre en retrait, créant des nasses qui se referment sur les vagues d’assaillants. De plus, lorsque ses flancs sont attaqués, il rompt le combat pour obliger Darius à étendre son dispositif.  Darius est contraint de détacher des troupes qui le protégeaient et créée la brèche qu’Alexandre attendait afin de le combattre personnellement. Darius s’enfuit laissant son armée sans commandement alors que son aile droite enfonçait un des flancs macédoniens. Alexandre abandonne l’idée du duel pour prendre à revers les Perses qui démoralisés (bien que plus nombreux) se rendent. Gaugameles est une bataille singulière puisque elle a rassemblé plus de 350 000 combattants malgré la logistique sommaire de l’Antiquité. Les Macédoniens, numériquement plus faibles, l’emportent grâce à l’innovation tactique d’Alexandre. Après cette bataille, il est couronné roi d’Asie et est le premier à unir l’Orient à l’Occident. Les Perses perdent 50 000 hommes. Les Macédoniens 5000.

 1er octobre 1830 : création du corps des Zouaves (Algérie).
Le général Clausel crée ce corps issu d’un recrutement mixte qui dure jusqu’en 1962. Les Zouaves ont eu une « deuxième vie » de 1982 à 2006 au CEC de Givet. Le terme Zouave vient du nom d’une tribu kabyle, les Zwava.

 1er octobre 1914 : circulaire Millerand.
La circulaire appelle au respect de la liberté de conscience pour tous les blessés dans les hôpitaux militaires. Chaque culte peut pénétrer les enceintes militaires sans faire de prosélytisme. La loi de séparation de l’Eglise et de l’État (1905) n’est en effet pas très vieille et a laissé quelques cicatrices.

 1er octobre 1966 : refondation du Règlement de discipline générale dans les armées.
Par décret, le règlement en vigueur depuis 1933 est abrogé. Ce dernier énonçait la formule restée fameuse : « La discipline faisant la force principale des armées, il importe que tout supérieur obtienne de ses subordonnés une obéissance entière et une soumission de tous les instants, que les ordres soient exécutés sans hésitation ni murmure… ». La refonte de 1966 constitue un événement considérable : le nouveau Règlement stipule bien toujours que « La discipline fait la force principale des armées » mais on y lit aussi et surtout : « L’obéissance (…) procède de la soumission à la loi. (…) Le devoir d’obéissance ne dégage jamais le subordonné des responsabilités qui lui incombent au regard de la loi ».  Il énumère par ailleurs  «  les actes qu’il est interdit au chef d’ordonner et dont l’exécution engagerait la responsabilité pénale des subordonnés». Ainsi est introduit le droit et même le devoir de désobéissance du militaire en certaines situations, repris ensuite dans le statut général des militaires, et ce jusqu’à nos jours. Ces dispositions, particulièrement révélatrices de la problématique éthique dans l’usage de la force, restent d’une totale actualité. Le général F. Gambiez, ancien commandant du bataillon de choc pour la libération de la Corse et le débarquement en Provence, commandant en chef en Algérie en 1961, présidait la commission de refonte. Dans sa présentation du nouveau règlement, il écrivait : « Il fallait doter notre armée d’une éthique à la mesure du siècle… « . » GA J-R Bachelet.

 1er octobre 1985 : raid israélien sur le QG palestinien de Tunis (Tunisie).
Pour sanctionner des attentats commis durant l’été contre des Israéliens, Shimon Peres ordonne l’opération Jambe de bois : 10 appareils F15 Eagle ravitaillés par 2 Boeing 707 traversent la Méditerranée (4600 km aller-retour) afin de détruire le quartier général de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Ne rencontrant aucune résistance, les avions détruisent le bâtiment palestinien et tuent 68 personnes.




Chronique historique : 29 septembre

1102018

29 septembre : fête des saints Archanges.

Saint Michel, patron des Parachutistes français (la maison mère pour l’armée de Terre est l’École des troupes aéroportées à Pau).
Saint Gabriel, patron des Transmetteurs (la maison mère pour l’interarmées est l’École des Transmissions à Cesson-Sévigné). Il est aussi le patron des diplomates.
Saint Raphael, patron des unités du Renseignement (la maison mère pour l’armée de Terre est le COMRENS à Strasbourg).
 29 septembre 1833 : bataille de Bougie (Algérie – actuelle Bejaïa).

La division navale du capitaine de frégate Parseval-Dechènes à bord de la frégate Victoire met à terre le corps expéditionnaire du général Trezel (2000 hommes) et sous la protection de son artillerie navale lui permet de s’emparer de la ville au bout de 2 jours de combats. Le port de la ville est l’un des meilleurs mouillages de la côte.

 29 septembre 1898 : capture de Samory Touré par le capitaine Gouraud (Guelemou – actuelle Côte d’Ivoire).
Avec seulement une dizaine d’hommes et sans combat, le futur général Henri Gouraud capture Samory Touré, aussi appelé « Almamy ». Ce mot est une corruption de l’arabe Amir Al Muminim et signifie que Samory est devenu un chef religieux après avoir été un chef militaire. Il prend ce titre en  juillet 1884 en l’empruntant à la tradition des souverains du Fouta-Dyalon. Samory contrôlait depuis 1880 tout le Haut-Niger avec son armée de 50 000 soldats aguerris. Gouraud met ainsi fin à une rébellion armée qui durait depuis 1891 et avait infligé plusieurs revers aux troupes françaises. Cet événement connait un retentissement très important en France en réaction au développement de la crise de Fachoda (Soudan) qui voit la France céder face au Royaume-Uni. L’exploit de Gouraud permet de redorer le blason colonial français que les britanniques viennent de ternir. Dans « Au Soudan, souvenirs d’un Africain » (1939), il relatera l’événement. Et lire bien entendu les ouvrages de Julie d’Andurain La capture de Samory, 1898 : l’achèvement de la conquête de l’Afrique de l’Ouest et son tout dernier paru Henri Gouraud, photographies d’Afrique et d’Orient, trésors des archives du Quai d’Orsay.

 29 septembre 1914 : l’Homme libre est saisi (Paris). Le journal de Clemenceau est saisi et suspendu de diffusion pour 8 jours, la censure estimant ne pas pouvoir laisser écrire des vérités gênantes pour les forces françaises.

 29 septembre 1918 : prise d’Uskub (actuelle Skopje en Macédoine).
Cette victoire de la brigade de cavalerie (4e chasseurs d’Afrique, 1er chasseurs d’Afrique et un régiment de marche des spahis marocains et de façon intermittente des éléments d’artillerie de campagne) du général Jouinot-Gambetta est aujourd’hui presque oubliée alors qu’elle constitue un véritable exploit. Remontant depuis Salonique où elles ont été débarquées, les troupes de l’armée d’Orient affrontent les Bulgares, les Autrichiens et les Allemands tout au long d’un périple de plus de 1000 km. Ce nouveau front a pour vocation d’accentuer la pression sur l’ennemi. Les hommes de Jouinot-Gambetta (1er spahi entre-autres) conquièrent la ville d’Uskub à l’issue d’un raid de cavalerie de 300 km en pleine zone de moyenne montagne, défendue par l’armée bulgare et allemande. L’autonomie des troupes est quasi-totale et oblige chefs et soldats à puiser le meilleur en eux-mêmes, ce qui produit au final un résultat surprenant, montrant le sens de l’adaptation et de l’initiative de ces cavaliers. Jouinot-Gambetta use de l’avion pour ses reconnaissances avant les déplacements et pour la coordination des mouvements avec les unités alliées.
C’est la fête régimentaire du 1er régiment de Spahis.

Lire Guerre en montagne, Economica, 2010 par les colonels Le Nen, de Courrèges et Givre. Plus particulièrement le chapitre Bataille du Drobopolié (1918) qui reprend beaucoup plus en détails l’épisode.

 29 septembre 1988 : le prix Nobel de la Paix aux Casques bleus.

 29 septembre 1995 : fin de cavale pour Khaled Kelkal (Vaugneray – Rhône).
Terroriste islamiste algérien, membre du Groupe islamique armé (GIA), il est le principal responsable de la vague d’attentat de 1995 : meurtre de l’imam Sahraoui (11 juillet), RER B (15 juillet), Place de l’Etoile (17 août), tentative ratée de la ligne TGV Paris-Lyon (26 août), marché Richard Lenoir (3 septembre) et la voiture piégée en face d’une école juive de Villeurbanne (7 septembre). Repéré dans les Monts du Lyonnais le 27, il est abattu par l’EPIGN au lieu-dit Maison blanche tandis qu’il riposte aux forces de l’ordre. 

 29 septembre 1969 : premier envoi de message par ARPANET.
Développé par l’agence de recherche technologique de défense américaine (DARPA), l’ancêtre d’Internet transmet son premier message qui n’est en fait qu’un mot : Login.   Si les 3 premières lettres arrivent à la vitesse de la lumière, les dernières mettent une heure pour relier l’UCLAT à Stanford (515 km) suite à un bug.

 







''Cercle Des Amis Dynamiques'' |
LA DEVIATION DU NORD MIGENNOIS |
COMITE DE JUMELAGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La Gazette du Lavoir de Fon...
| Santé pour tous GHANA
| associationlescoccinelles