Chronique historique : 9 juin

12062018

9 juin 721 : bataille de Toulouse. Al Kawlani, le gouverneur Omeyade de l’Andalousie attaque Toulouse après s’être emparé de Narbonne (719). Le duc d’Aquitaine, Eudes, bat en retraite (pour chercher des renforts) lorsqu’Al Kawlani met le siège à la ville. Trop confiant, le musulman se laisse surprendre, en plein siège, par le retour d’Eudes. L’armée musulmane est battue et lui-même tué dans la bataille.

11 ans plus tard, Charles Martel réitère entre Tours et Poitiers.

 9 juin 1800 : bataille de Montebello (Italie). Durant la seconde campagne d’Italie, le général Lannes remporte sur les Autrichiens, pourtant supérieurs en nombre, une belle victoire au terme de 11 heures d’affrontement où il montre un très grand courage ainsi qu’un talent manœuvrier. C’est sa première victoire en tant que commandant en chef. Napoléon, en le faisant duc de Montebello (1808) indique par-là que c’est sa plus belle bataille.

 9 juin 1885: traité de Tien Tsin (Chine). Signature du traité de paix, d’amitié et de commerce mettant fin à la guerre franco-chinoise de 1881 à 1885. La Chine abandonne à la France ses droits sur l’empire du Vietnam. La domination française sur l’Annam et le Tonkin permettra la création de l’Indochine en 1887.

 9 juin 1918 : bataille du Matz (Nord de Compiègne). Depuis le 21 mars, Ludendorff a entamé une grande offensive à l’Ouest avec les troupes qui rentrent de Russie (capitulation de Brest-Litovsk). 3 divisions françaises sont enfoncées sur 9 km à hauteur du Matz (affluent de l’Oise) grâce aux blindés allemands A7V et à un déluge d’artillerie. Le général Mangin ordonne un repli afin de mieux contre-attaquer (11 juin).

L’offensive allemande est enrayée, Compiègne et la route de Paris sont sauvés. Côté français, bien que le front se soit agrandi de 53 km, le moral reste bon : l’ennemi s’épuise plus vite et s’impatiente. Il s’agit de tenir encore, le temps jouant pour les alliés.

 9 juin 1918 : naufrage du cuirassé austro-hongrois Szent Istvan (au large de la Croatie). Dans la nuit, une vedette rapide lance-torpilles italienne (MAS 15) coule l’un des seuls cuirassés de la marine impériale austro-hongroise (en route vers le barrage d’Otrante). La vedette n’a jamais été repérée, encore moins inquiétée, les Austro-hongrois pensant à une attaque de sous-marin.

 9 juin 1942 : mort du LCL Félix Broche (Bir Hakeim – Libye actuelle). Chef de corps du Bataillon du Pacifique qui rallie la France Libre le 2 septembre 1940. Meurt durant l’assaut de la position de Bir Hakeim après s’être fait remarquer aux combats d’Halfaya et Tengeder (janvier 1942). Compagnon de la Libération. Il repose au cimetière de Tobrouk. Son fils, journaliste et historien, a écrit un Bir Hakeim (2008) particulièrement clair et édifiant.

 9 juin 1943 : arrestation du général Delestraint, chef de l’Armée secrète (Paris). Piégé par un agent français de la Gestapo, Delestraint est déporté au camp du Struthof puis à Dachau où il meurt le 19 avril 1945 assassiné d’une balle dans la nuque, puisque personnalité catégorisée « Nacht und Nebel ». Il a été fait Compagnon de la Libération (17 novembre 1945). Ses « cendres » sont au Panthéon (10 novembre 1989). Il a donné son nom à la 175e promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (1988-1991). 

9 juin 1944 : massacre de Tulle. La division SS Das Reich, revenue du front Est, a pour mission de se porter depuis le centre de la France vers la tête de pont alliée en Normandie. Sur l’itinéraire, elle est harcelée par la Résistance. Les exactions allemandes vis-à-vis de la population se multiplient en représailles. Les ordres de von Rundstedt aux unités allemandes sont certes sévères et visent à dissuader la population d’aider la Résistance, cependant le nombre important de crimes commis par la division peut aussi s’expliquer par son taux d’encadrement relativement faible depuis la saignée de Koursk. A Tulle, 99 civils sont pendus et 149 autres sont déportés pour venger l’attaque (7 et 8 juin) des FTP contre la garnison.

 9 juin 1959 : lancement du premier SNLE américain (Groton – Connecticut). Premier sous-marin capable de délivrer des missiles balistiques nucléaires (16 Polaris A-1) en immersion. A la même époque, les Soviétiques devaient faire surface pour tirer.

 




Chronique historique : 8 juin

12062018

8 juin : journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine.  Instituée par le décret n° 2005-547 du 26 mai 2005, cette journée d’hommage correspond au jour du transfert à la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette, de la dépouille du Soldat Inconnu d’Indochine, le 8 juin 1980. Un mémorial dédié aux morts pour la France en Indochine est implanté à Fréjus sur une hauteur dominant la ville. Inauguré en 1993 par le président de la République, il abrite près de 24 000 sépultures de militaires et de civils morts en Indochine.

Le site Internet Mémoire des hommes permet de consulter en ligne la base de données des morts pour la France au cours de la Guerre d’Indochine (1945-1954). Conservée par le Service historique de la Défense, elle a été constituée par la saisie et l’indexation d’un fichier établi par le ministère des Anciens combattants au lendemain de ce conflit.

 8 juin 632 : mort de Mahomet (Médine – actuelle Arabie Saoudite). Le prophète de l’Islam meurt à 63 ans.

 8 juin 1865 : combat de Hierba Buena (Mexique)

 8 juin 1883 : signature de la Convention de la Marsa (au nord-est de Tunis). La convention complète le Traité du Bardo et permet à la France d’établir son protectorat sur la Tunisie.

 8 juin 1912 : naufrage du sous-marin Vendémiaire (Manche). Le sous-marin se fait éperonner accidentellement par le cuirassé Saint Louis au cours d’un exercice naval. La totalité de l’équipage disparaît (24 hommes).

 8 juin 1941 : combat franco-français en Syrie. Les raisons de l’intervention alliée en Syrie sont multiples : Pour les Français libres, il s’agit de rallier à de Gaulle l’armée du Levant (Vichy). Pour les Britanniques, le but est d’empêcher la Syrie de tomber aux mains des Allemands mais dans un deuxième temps de supplanter les Français dans une zone stratégique qu’ils n’auraient jamais dû occuper avant-guerre.

Le 8 juin, 5000 Français libres aux ordres du général Catroux et du général Legentilhomme entrent en Syrie avec 30 000 Britanniques. Les troupes du général Dentz (Vichy) résistent vaillamment jusqu’au 11 juillet. Les combats sont très intenses mais leur caractère fratricide (1066 morts pour l’armée du Levant – 650 pour la France Libre) explique qu’aucun fait d’armes n’a été retenu par la mémoire collective.

De Gaulle n’accordera aucune citation ni décoration pour ces combats que certains, puisant aux sources classiques, ont comparé à celui des Curiaces contre les Horaces. Chacun des camps français qui s’oppose a à cœur de montrer à l’autre qu’il n’est pas lâche, sait se battre et accomplit son devoir… d’où l’aspect cornélien de cette affaire.

 8 juin 1944 : 48 heures après le débarquement allié sur les côtes normandes. Les deux têtes de pont d’Omaha Beach et de Gold Beach effectuent leur jonction à Port-en-Bessin au Nord de Bayeux, qui est libéré ce même jour par les troupes Britanniques. La jonction entre les troupes débarquées à Utah et à Omaha n’est toujours par réalisée. C’est, dans les heures qui suivent, un des objectifs majeurs pour les forces américaines. L’infanterie du 116e Régiment, appuyée par les chars Sherman, accède à la Pointe du Hoc où les Allemands s’apprêtaient à donner le coup de grâce aux 90 Rangers survivants, dont un grand nombre est blessé. Un bataillon de 225 rangers avait débarqué devant la batterie allemande du Hoc le 6 juin et est resté cloué sur place.

Le même jour le sergent Franck Peregory du 116e RI accomplit un acte de guerre d’une audace incroyable en attaquant victorieusement une tranchée allemande : à lui seul, il obtient la reddition de près de 40 soldats ennemis. Dans l’attaque, il en a tué 3 et a permis aux hommes de son unité de libérer le village de Grandcamp tout en récupérant les redoutables mitrailleuses allemandes.

 8 juin 1967 : attaque israélienne de l’USS Liberty. Durant la guerre des Six-Jours, les forces israéliennes attaquent dans les eaux internationales au large de l’Égypte, un navire américain de guerre électronique. 34 américains sont tués. Israël reconnaitra une erreur et présentera ses excuses au gouvernement américain ainsi qu’aux familles des victimes.

 8 juin 1972 : bombardement du village de Trang Bang (Vietnam). Le croyant tenu par les Nord-vietnamiens, le village est bombardé par erreur par l’armée sud-vietnamienne avec du napalm. Le photographe Huỳnh Công Út, plus connu sous le nom de Nick Ut (de l’agence Associated press) est présent comme beaucoup de journalistes et prend la photo d’une fillette de 9 ans qui fuit le bombardement. La nudité de Kim Phuc, brûlée par le napalm, fait débat dans la rédaction jusqu’au 12 juin. Pourtant, lorsqu’elle paraît, la photo fait le tour du monde et vaudra à son auteur le prix Pulitzer la même année. Ce cliché, qui suscite alors l’indignation générale, est devenu le symbole de l’horreur de la guerre du Vietnam.Kim Phuc est aujourd’hui mère de famille et est âgée de 55 ans.




Chronique historique : 7 juin

12062018

Précisions pour le 5 et le 6 juin 1944 : opération Overlord : « […]seuls 177 sont français et participent à l’assaut initial au sein du commando Kieffer ». Plus précisément, d’autres français ont participé à cette opération, puisque 4 sticks SAS du 4°SAS / 2°RCP de la Brigade SAS (pratiquement 40 hommes) ont été largués pour moitié dans le Morbihan (Opération Dingson), et pour l’autre moitié dans les Côtes du Nord (Opération Samwest) le 5 juin. Ils ont contribué à empêcher les 150 000 Allemands présents en Bretagne de rejoindre la Normandie. Le caporal Bouetard, du Stick Marienne, a été tué vers 00h30 heure anglaise à Plumelec dans le Morbihan, ce qui en fait le premier français mort dans l’opération Overlord.

Merci au LCL Jean-Christophe D.

 7 juin 1494 : signature du traité de Tordesillas. « C’est le traité signé par les Espagnols et les Portugais crée la ligne de partage de  leurs conquêtes vers l’Ouest. Ces accords sont la matérialisation de la Bulle « Inter cetera »  du Pape Alexandre VI « Borgia » datée du 3 mai 1493 et séparant le monde en deux hémisphères le long d’un méridien passant à 370 lieues à l’ouest du Cap Vert  et attribuant les demi-sphères ainsi délimitées à chacun de ces deux Etats concurrents. Ce qui fera dire  en 1515 à François Ier : «…Le soleil luit pour moi comme pour les autres et je voudrais bien voir l’article du testament d’Adam qui m’exclut du partage du monde… ». Ephéméride des TDM.

 7 juin 1863 : entrée des troupes françaises à Mexico (Mexique). Corps expéditionnaire français envoyé par Napoléon III soutenir l’archiduc Maximilien. Il se repliera en 1867. Maximilien est fusillé le 19 juin.

 7 juin 1916 : reddition du fort de Vaux (près de Verdun). Le chef de bataillon Raynal résiste avec sa garnison depuis le 2 juin mais doit finalement se rendre, ayant épuisé vivres et munitions. L’ennemi lui rend les honneurs militaires. Il est conduit à l’état-major du Kronprinz, où ce dernier le félicite pour son courage et sa vaillance face à ses troupes et lui offre un sabre-épée d’officier français.

 7 juin 1917 : bataille de Messines (Belgique). Britanniques, Australiens et Néozélandais brisent le saillant Sud d’Ypres. Dans la nuit, 19 fourneaux de mines britanniques creusés sous les premières lignes allemandes explosent et donnent le signal de l’attaque. C’est le baptême du feu des 75 chars Marks IV britanniques qui attaquent aux côtés de 15 divisions d’infanterie. Cette attaque permet de soulager le front français où la plupart des unités connaissent des cas de mutineries.

 7 juin 1918 : combat du bois Belleau (près de Château-Thierry). C’est le combat fondateur du corps des US Marines. La 2e Division d’infanterie américaine libère le verrou contrôlant Château-Thierry, au cours de combats acharnés.

7 juin 1940 : mort du capitaine Charles N’Tchoréré (Somme). Né en 1896 à Libreville, naturalisé français en 1940, N’Tchoréré s’engage en 1916 et finit la Première Guerre mondiale avec le grade de sergent. Il sert au Maroc, en Syrie et au Mali (Soudan français) et passe officier.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale débute, il demande à partir pour le front où à la tête de sa compagnie, il se comporte brillamment. Il repousse 4 assauts allemands contre Airaines (entre Amiens et Abbeville) et permet à son bataillon de décrocher. Encerclée et à court de munition, la compagnie d’ N’Tchoréré se rend. Refusant d’être considéré autrement que comme un officier français lorsque les Allemands séparent les Noirs des Blancs, il s’insurge et est abattu d’une balle dans la nuque. Le même jour, son fils Jean-Baptiste, caporal au 2e RIC est tué à Remiencourt.

7 juin 1948 : bataille de Nitzanim (Israël). Les Israéliens subissent une de leurs rares défaites face aux Egyptiens.

7 juin 1951 : fin de la bataille de Ninh Binh (Indochine). Giap attaque dans le delta du fleuve rouge en direction de Hanoi depuis le 28 mai. Il fait sauter le verrou de Ninh Binh sur le fleuve Day, tenu par le lieutenant de Lattre (mort au combat le 30/05/51). Le 2/1 RTA (Lt Marengo) et le commando 24 (ou Tigres noirs) de l’adjudant Vandenberghe reprennent le piton sur lequel se trouve le poste. La 27e promotion de l’ENSOA (1968) porte le nom de ce dernier.

 7 juin 1954 : mort d’Alan Turing (Wilmslow – Royaume-Uni). Cryptologue et mathématicien qui a « cassé » le code Enigma des Allemands et a probablement fait gagner la guerre avec 2 ans d’avance…

 7 juin 1967 : Tsahal prend le contrôle de Jérusalem-Est

 7 juin 1981 : opération Opéra (Irak).Voulant se prémunir contre la possibilité que Saddam Hussein se dote de l’arme nucléaire, Tsahal déclenche une opération aérienne (F16 et F15) pour détruire le réacteur nucléaire (baptisé Osirak) en périphérie de Bagdad. Livré par les Français, ce réacteur destiné à des applications civiles avait déjà fait l’objet d’attaques israéliennes (1979 et 1980) et iranienne (1980).

 




Chronique historique : 6 juin

12062018

6 juin 48 (avant Jésus Christ) : bataille de Pharsale (Grèce actuelle). Bien qu’en infériorité numérique (22 000 hommes) César vient battre en Grèce l’armée de son adversaire Pompée (45 000 hommes) qui vient de s’y replier. Il remporte ainsi la bataille décisive dans la guerre civile qui ravage la République romaine et va lui permettre de prendre l’ascendant sur le Sénat. A Pharsale, César a prévu que son aile droite serait son point faible car elle regroupe des troupes insuffisamment homogènes. Il sait que Pompée tentera de le battre en poussant son effort à cet endroit et c’est justement pour ça qu’il positionne discrètement 2 000 soldats d’élite en deuxième échelon. Une fois l’aile droite enfoncée, le deuxième échelon se découvre et brise net l’assaut de Pompée qui pensait la victoire acquise. Les troupes de réserve de César font le reste.

 6 juin 1910 : première course d’avions. Robert Martinet remporte la première course d’aéroplanes organisée dans le pays entre Angers et Saumur, en 31 minutes et 35 secondes sur Farman. « Engagé comme réserviste auprès de l’armée depuis 1911, il participe régulièrement à des manoeuvres dans les airs. Lieutenant-aviateur pendant la 1ère guerre mondiale, sa brillante conduite au front lui vaut la croix de guerre. Nommé Capitaine, il commande le parc aéronautique de l’armée Serbe. Attaché à l’armée serbe depuis mars 1915, comme pilote d’escadrille puis comme adjoint technique au commandement de l’aéronautique. Malgrè les épreuves du climat glacial, il exécute de nombreuses reconnaissances à longue portée. Il trouve la mort au cours d’un essai d’appareil près de Mikra en Grèce, le 9 avril 1917″.

 6 juin 1915 : première victoire contre un Zeppelin. Le Zeppelin Lz-37 (LZ37 pour l’armée impériale allemande), un type « m2 », est le premier dirigeable à être détruit en combat aérien par un chasseur basé à Dunkerque et piloté par le Flt Sub-Lt Reginald Warneford, du Royal Naval Air Service (RNAS).

 6 juin 1917 : construction du premier avion torpilleur. Le premier avion au monde à être conçu comme bombardier-torpilleur, le Sopwith « Cuckoo », est construit par le Royal Naval Air Service.

6 juin 1940 : Le Jules Verne part bombarder Berlin. Un quadrimoteur Farman initialement destiné à Air France est militarisé au début de la guerre pour compenser dans l’urgence le manque de bombardiers français. Commandé par le capitaine de corvette Dailliere (aéronautique navale), il effectue avec succès plusieurs bombardements sur Aix la Chapelle, Saint Omer et Anvers avant le raid sur Berlin. Pour ce bombardement, il décolle de sa base de Le Poulmic, le 6 juin, afin de gagner Mérignac qui possède une piste très longue, capable de faire décoller des avions très lourds.

Il décolle le lendemain avec une surcharge d’une tonne et lâche 8 bombes explosives de 250 kg et 80 bombes incendiaires de 10 kg (larguées à la main !) sur une usine de Berlin. Il rentre sans problème et se pose à Chartres. C’est la première fois de la guerre que Berlin est bombardé.

 6 juin 1940 : mort du commandant Maurice Arnoux (Angivillers). As français de la chasse durant la Première guerre mondiale, Arnoux est abattu alors qu’il est en combat aérien dans l’Oise avec son Morane 406 contre 7 Messerschmitt Bf 109.

 6 juin 1942 : l’américaine Adeline Gray réalise le premier saut en parachute en nylon. À 24 ans, Adeline possède déjà 32 sauts à son actif, effectués depuis l’âge de 19 ans. C’est la seule Américaine à détenir son brevet de parachutiste, dans le Connecticut.
Elle travaille pour un fabricant de parachutes, Pioneer Parachute Company of Manchester. Avant qu’elle ne se lance, le parachute en nylon est d’abord testé avec des mannequins en bois. Elle effectue le grand saut sous le regard de militaires.

 6 juin 1944 : opération OVERLORD (plages de Normandie). Commandés par le capitaine de corvette Philippe Kieffer, tout récemment promu, 177 Bérets verts français du 1er bataillon de fusiliers marins commandos, intégrés au Commando n°4 de la 1st Special Service Brigade, débarquent à Sword Beach dans le cadre de l’opération OVERLORD et prennent pied à Ouistreham.

Il faut ajouter la contribution d’un certain nombre de navires français : 2 croiseurs, 1 destroyer, 4 frégates, 4 corvettes et 14 vedettes et dragueurs de mines.

La plus grande opération de débarquement jamais menée à bien mobilise près de 250 000 hommes.

 6 juin 1949 : publication de 1984 de George Orwell. George Orwell a mené en Birmanie une guerre contre-insurrectionnelle, en tant que sergent de l’Empire britannique et en a été échaudé.

Revenu à la vie civile, il tente de se rapprocher du parti communiste britannique dans les années 1930 mais n’est pas jugé suffisamment fiable. Il s’engage aux côtés des Républicains lors de la guerre d’Espagne et découvre le double jeu cruel que mènent les services secrets soviétiques contre toutes les mouvances révolutionnaires non-inféodées à Moscou. Blessé et recherché, il regagne le Royaume-Uni. Choqué par les méthodes totalitaires soviétiques qu’il a découvertes en Espagne, il entame une réflexion qui le conduit à publier des ouvrages devenus aujourd’hui des classiques de la critique du totalitarisme : la ferme des animaux, 1984. Il invente également le concept du « Big brother ».

 6 juin 1971 : le Surcouf est coupé en deux (au large de Carthagène). L’escorteur d’escadre Surcouf est abordé par un pétrolier soviétique (général Boucharov) qui le coupe en deux alors qu’il croise aux abords du détroit de Gibraltar. 9 morts et 1 blessé.

 6 juin 1977 : création de l’armée nationale djiboutienne (AND). « Le Territoire français des Afars et des Issas (TFAI), territoire d’outre-mer qui accédera à l’indépendance le 27 juin 1977 dispose donc de son armée dès le premier jour d’indépendance. Elle se compose du 1er régiment d’infanterie, mis sur pied grâce aux recrues djiboutiennes servant dans les forces françaises à Djibouti et en métropole mais aussi de jeunes djiboutiens recrutés et formés pour l’occasion. S’y ajoutent le groupement nomade autonome et le transfert de la gendarmerie nationale à l’autorité locale. Une partie des rebelles indépendantistes du front de libération de la Côte somalie (FLCS) est également formée pour intégrer les forces armées djiboutiennes. Dès septembre 1976, une trentaine de sous-officiers originaires du territoire et servant dans les régiments de Djibouti ont été envoyés à Fréjus pour suivre une formation d’officier. Il formeront le haut commandement de la future armée djiboutienne. Le général de corps d’armée Zacharia Cheikh Ibrahim, actuel CEMGA de Djibouti, ayant servi 17 ans au 5e RIAOM en faisait partie ».

 6 juin 1982 : début de l’opération Paix en Galilée (Liban). Tsahal envahit le Liban pour en chasser l’OLP.




Chronique historique : 5 juin

5062018

5 juin 774 : prise de Pavie (actuelle Italie). Charlemagne en prenant la ville devient roi des Lombards en plus d’être roi des Francs.

 5 juin 1856 : création des fusiliers marins. Un décret du ministère de la marine et des colonies instaure la spécialité de fusilier marin. Le Bataillon des apprentis fusiliers s’implante à Lorient et deviendra l’École des fusiliers marins où elle se trouve toujours aujourd’hui (sauf de 1945 à 1962 au centre Siroco près d’Alger). L’école forme aussi les fusiliers marins commandos, créés quant à eux durant la seconde guerre mondiale par le capitaine Kieffer (1er bataillon de fusiliers marins commandos).

 5 juin 1912 : débarquement américain à Cuba. En vertu de l’amendement Platt (voté en 1901), le Congrès américain se réserve le droit d’ingérence à Cuba (officiellement jusqu’en 1934) étant donné les très nombreux intérêts économiques qui s’y trouvent.  En mai 1912, le président Gomez (favorable aux États-Unis) est menacé par le parti des indépendants d’Estenoz (soutenu par l’ambassadeur français), ce qui provoque l’intervention des US Marines depuis Guantanamo mais aussi depuis les États-Unis.

 5 juin 1925 : le poste du Djebel el Biban tombe (Maroc). Pendant la guerre du Rif, le sergent Bernez-Cambot résiste 51 jours aux assauts de 2000 hommes d’Abd el Krim. Déjà cité à deux reprises par le maréchal Lyautey, Bernez-Cambot s’illustre une dernière fois à la tête de sa compagnie de tirailleurs. Il a été fait chevalier de la Légion d’honneur et une promotion de l’École nationale des sous-officiers d’active porte son nom.

 5 juin 1940 : de Gaulle est nommé sous-secrétaire d’État à la Défense. L’attaque allemande reprend sur la Somme et l’Aisne. Daladier quittant le gouvernement, le colonel de Gaulle vient d’être promu général de brigade à titre temporaire et est nommé sous-secrétaire d’État à la guerre par Paul Reynaud. Il quitte alors la 4e DCr (division cuirassée) qu’il commandait depuis 1 mois.

 5 juin 1944 : largage des parachutistes sur les arrières ennemis (Normandie). Les 5 000 navires de l’opération NEPTUNE se groupent sur leur base de départ dans la Manche alors que la houle et le mauvais temps rendent impensable une opération de débarquement.

Dans la nuit, les 82e et 101e divisions aéroportées américaines ainsi que la 6e division aéroportée britannique sont larguées en Normandie. Malgré une préparation minutieuse, la plupart des mises à terre (parachutes ou planeurs) s’effectuent avec une grande marge d’erreur. On estime à 50 % les pertes subies par ces précurseurs lors de la seule nuit précédant le débarquement (casse à l’atterrissage, accrochages avec l’ennemi, noyades…). Malgré tout, l’action de ces parachutistes contribue à immobiliser loin des plages une grande partie des troupes locales et à semer la confusion chez l’ennemi.

 5 juin 1961 : condamnation du commandant Hélie de Saint-Marc (Haut tribunal militaire). Entré en rébellion lors du putsch des généraux d’avril 1961, il se constitue très vite prisonnier et ne rejoindra donc pas l’OAS. Il est condamné à 10 ans de prison.  Gracié (par de Gaulle), après 5 années passées à la prison de Tulle, il est réhabilité dans ses droits civils et militaires en 1978 (par Valéry Giscard d’Estaing). Il a été élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur par Jacques Chirac en 2002, puis de grand-croix de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy en 2011.

A noter qu’après la sentence condamnant Saint Marc, en 1961, le général Maurice Ingold, Grand Chancelier de l’Ordre de la Libération, a préféré démissionner du Haut Tribunal Militaire et de sa charge de Grand Chancelier.

 5 juin 1967 : guerre des Six-jours. Devançant une probable attaque de ses voisins, l’État d’Israël anéantit en une journée l’armée de l’air égyptienne avant de déclencher une offensive terrestre jusqu’au canal de Suez. Basculant son effort, Tsahal conduit la même attaque foudroyante contre la Syrie, la Jordanie et le Liban, et atteint ses objectifs (dont le contrôle de Jérusalem et du plateau du Golan) en 6 jours.

 5 juin 1975 : réouverture du canal de Suez (Égypte). Le président Sadaate inaugure le canal fermé depuis 8 ans pour cause de guerre (des Six-jours) puis de travaux de déminage.

La France a participé au déminage à travers l’opération DECAN.




Chronique historique : 4 juin

5062018

4 juin : sainte Clothilde : patronne de l’ALAT (aviation légère de l’armée de Terre). « Née vers 465-475, fille du roi burgonde Chilpéric II, elle échappe au massacre de sa famille catholique perpétré par l’arien Gondebaud. En 493 elle épouse Clovis, Roi des Francs Saliens, alors païen. Ils ont quatre enfants : Clodomir, Childebert, Clotaire et Clotilde. Sous son influence et après la victoire de Tolbiac, où il s’est écrié: »-Dieu de Clotilde si tu me donnes la victoire je me ferais baptiser », Clovis reçoit le baptême en la Noël 496, des mains de saint Rémi, à Reims.

Depuis 1995 l’Aviation légère de l’armée de terre a choisi sainte Clotilde pour patronne. C’est en effet à ses prières que Clovis put être victorieux à Tolbiac en « submergeant l’ennemi sous le feu du ciel », ce qui est précisément aujourd’hui la fonction des hélicoptères de combat de l’armée française. »

Bonne fête aux Clothilde (avec ou sans « h »).

 4 juin 1525 : fin de la guerre des paysans (Allemagne). Prélude à la guerre de Trente ans, la Bauernkrieg qui secoue le Saint Empire pendant deux années trouve en partie ses racines dans la misère. De plus, la Réforme qu’introduit Luther à ce moment, brise beaucoup de tabous et incite les paysans à se révolter, sous l’impulsion de prêcheurs millénaristes. Des bandes se créent arborant la bannière rouge frappée du mot « liberté » et ravagent l’Empire. La répression est méthodique et très meurtrière. Même si ces mêmes paysans révoltés sont ceux qui fourniront les rangs des courageux et robustes Landsknecht, leur armement et tactique sont surclassés par les troupes impériales. Cette guerre aurait fait 100 000 morts. Considérée par Engels comme une des premières manifestations de la lutte des classes, elle a traumatisé l’Allemagne.

 4 juin 1629 : naufrage du Batavia (Côte ouest de l’Australie). Cas édifiant de mutinerie montrant les dangers d’un commandement défaillant en milieu hostile et fermé.  Le Batavia navire de la compagnie des Indes Néerlandaises fait naufrage sur un récif. Les rescapés se répartissent sur les îles de l’archipel tandis que le capitaine et 48 passagers embarquent à bord d’une chaloupe pour trouver de l’aide. Ils atteignent, le 7 juillet, Batavia (aujourd’hui Jakarta). Pendant ce temps sur l’archipel, se développe une société de type totalitaire contrôlée par l’un des rescapés les plus habiles qui instaure un climat de terreur avec l’aide d’une partie des soldats du bord. Les secours arrivent le 17 septembre, trouvant l’archipel en pleine guerre. Sur les 320 passagers, seuls un tiers put rentrer (115 furent assassinées sur l’île).

 4 juin 1859 : bataille de Magenta (Italie). La bataille de Magenta se termine par une victoire franco-sarde contre les Autrichiens. Dans la nuit du 2  au 3 juin, le génie français, protégé par l’artillerie, jette un pont de barques de 180 mètres à Turbigo : le IIe corps d’armée peut commencer à traverser afin de soutenir les premiers combats à Turbigo et Robecchetto. Le matin du 4 juin, Napoléon III entend tonner le canon, de son observatoire dans la tour de San Martino al Basto et  convaincu que l’attaque de Mac Mahon est engagée, il ordonne aux troupes en attente près du Tessin de se déplacer vers les ponts existant. Les Autrichiens réussissent à en faire sauter 2 sur 3 si bien que les Français ont du mal à se coordonner. L’espace d’une heure, les renforts autrichiens submergent les Français à tel point qu’un télégramme est envoyé à Vienne qui annonce la victoire. Cependant après de féroces combats, les Français réussissent à passer sur le ponte Nuovo après que les Autrichiens, menacés sur leur flanc droit par Mac Mahon qui a repoussé l’attaque à Boffalora, se retirent à Magenta. Les Autrichiens se réfugient dans les habitations espérant défendre le territoire mètre par mètre. Par une manœuvre en tenaille, les Français attaquent l’ennemi retranché dans la ville. Au soir du 4 juin, l’empereur Napoléon III nomme Mac Mahon maréchal de France et duc de Magenta.

 4 juin 1940 : les Allemands entrent dans Dunkerque. 40 000 soldats (la plupart français) sont faits prisonniers lorsqu’au petit matin les troupes allemandes atteignent les plages. 340 000 soldats (dont 112 000 français) ont réussi à évacuer la poche de Dunkerque au cours de l’opération Dynamo. L’armement, les munitions et le matériel abandonné sont cependant gigantesques. Lire les RHA n° 12 et 173.

 4 juin 1944 : les Américains à Rome. La 5ème armée du général Clark entre dans Rome. La bataille de Monte Cassino s’est achevée le 18 mai.

 4 juin 1958 : « Je vous ai compris ! «  (Alger). C’est l’un des discours les plus célèbres de Charles de Gaulle. Prononcé sur le Forum à Alger, quelques jours après l’investiture de de Gaulle et devant des milliers de spectateurs qui l’acclament comme le sauveur de l’Algérie française, ce discours sera très souvent cité pour dénoncer l’évolution du nouveau Président de la République sur le devenir de l’Algérie.

 4 juin 1982 : début de l’opération Paix en Galilée (Liban). Tsahal entre au Liban malgré le dispositif d’interposition de la FINUL sur la frontière. Les forces palestiniennes sont encerclées dans Beyrouth le 1er aout.

 4 juin 1989 : l’armée chinoise tire sur la foule (place Tiananmen). L’armée chinoise intervient pour faire cesser les manifestations étudiantes qui se déroulent place Tiananmen depuis près de 2 mois (15 avril). Le bilan humain varie selon les sources entre 240 et 10 000 morts.

 




Chronique historique : 1er juin

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Précision pour le 31 mai 1916 : bataille navale du Jutland (Mer du Nord). Ce ne sont pas les Britanniques qui ont rompu le combat à la bataille du Jutland mais les Allemands alors même que ces derniers ont infligé des pertes supérieures à la Royal Navy et ont réussi à fuir sans être submergés. Tactiquement les Allemands ont probablement gagné. Stratégiquement, ils ont perdu puisqu’ils ne sortiront plus jamais de leurs ports. Merci au CV Jacques R.

 1er juin 1808 : transformation du Prytanée militaire françaisDénommé Prytanée militaire de la Flèche sous la Troisième République. Un Collège royal  avait déjà été fondé par Henri IV à La Flèche en 1604 sous la direction de la Compagnie de Jésus. Ce collège de jésuites n’était pas militaire. Sa transformation en une institution militaire en 1764 est une conséquence de la création de l’Ecole royale militaire en 1751. En effet, dans la première moitié du XVIIIe siècle, les jeunes gens de la bonne noblesse et de la bourgeoisie fortunée qui se destinaient à la carrière des armes n’entraient pas d’emblée dans l’armée, avant d’avoir reçu une solide instruction générale. Après une instruction élémentaire (souvent par précepteur), ils fréquentaient, aux côtés de congénères qui ne se destinaient pas à la carrière des armes, un collège, soit un collège des universités, soit un collège d’une institution religieuse, jésuites ou oratoriens. Le collège des jésuites de La Flèche était simplement un de ces collèges…

En 1751 est créée l’Ecole royale militaire à Paris, pour donner, aux frais de la monarchie, aux gentilshommes pauvres qui se destinaient à la carrière des armes (prioritairement les orphelins et les fils de militaires) l’instruction que leurs moyens financiers ne leur permettaient pas d’acquérir dans des collèges. Or le niveau des élèves est très inégal à l’entrée (du fait qu’il n’y a pas d’examen d’entrée), même si une instruction élémentaire est requise pour postuler. Donc en 1764, la monarchie crée, à La Flèche, une école préparatoire, pour donner aux enfants un enseignement élémentaire avant leur entrée à l’Ecole royale militaire de Paris. Cette école préparatoire est installée dans les locaux de l’ancien collège jésuite de La Flèche (les collèges de jésuites ont été fermés en 1762, après la condamnation de la Compagnie de Jésus par le Parlement de Paris). Lire André Corvisier (dir.), Histoire militaire de la France, Paris, PUF, tome 2, 1992, p. 68-75 (chapitre écrit par Jean Chagniot) et Des Premières écoles militaires aux lycées de la Défense, l’éducation des enfants au sein de l’armée de Frédéric de Berthier.

 1er juin 1815 : mort du maréchal Berthier (Allemagne). Né en 1753, il commence sa carrière comme ingénieur cartographe à l’école du génie de Mézières, fait la campagne de la guerre d’Indépendance américaine avec La Fayette puis ne quitte plus Napoléon jusqu’à la campagne de Russie où il démissionne pour manifester son désaccord. Grand organisateur, il sert principalement en tant que ministre de la guerre ou chef d’état-major de l’empereur. Il est avec La Fayette l’un des rares Cincinnati français. L’ordre des Cincinnati a été fondé en 1783 par George Washington afin d’honorer les ainés des familles les plus méritantes dans le combat pour l’indépendance des Etats-Unis et notamment les officiers étrangers. Il existe 14 sociétés des Cincinnati (13 américaines et 1 française) toujours actives. Ce sont les plus anciennes sociétés patriotiques américaines. L’appellation fait référence au héros romain Cincinnatus, modèle de l’honnête homme, aussi courageux dans la guerre que dans la paix ». COL Claude F.

1er juin 1823 : mort du maréchal Louis Nicolas d’Avout (dit Davout). Cavalier émérite et d’une grande loyauté, il est l’artisan principal des victoires d’Auerstedt et d’Eckmühl. Il n’a jamais perdu de bataille tout en ayant participé à la plupart des campagnes de l’Empire.

 1er juin 1879 : mort au combat du Prince Louis Napoléon (Afrique du Sud). A 23 ans, le fils de Napoléon III demande avec insistance à être intégré dans les troupes britanniques d’Afrique australe. La reine Victoria l’y autorise et il s’embarque en février. Après un passage au Cap, il est versé dans une unité d’éclaireurs au Natal. Il y arrive au moment où les Britanniques, battus quelques mois plus tôt par les Zoulous, reprennent l’offensive. Le 1er juin, il participe à une mission de reconnaissance à cheval avec quelques hommes dans une région située à environ 50 kilomètres à l’ouest de Dundee. Lors d’une halte au bord d’une rivière, la patrouille est surprise par un groupe de 60 guerriers zoulous. Il meurt, atteint de 17 coups de lance (reçus de face). Le chef zoulou, capturé quelques jours plus tard, confirme que le jeune prince « s’est battu comme un lion ». Sa dépouille est inhumée à Chiselhurst, dans le Kent. Elle sera ensuite transférée à l’abbaye St Michel à Farnborough, dans le sud de l’Angleterre. L’impératrice Eugénie l’a fait bâtir pour que lui et son père y reposent. Une stèle existe aussi dans la chapelle royale de Windsor. L’émotion fut beaucoup plus vive en Angleterre qu’en France. Aujourd’hui, la statue du Prince Louis Napoléon est un des monuments les plus symboliques et les mieux mis en valeur à l’académie royale militaire de Sandhurst, où sont actuellement formés les officiers britanniques.

 1er juin 1899 : réception triomphale du commandant Marchand (Paris). La mission « Congo-Nil » du CBA Jean-Baptiste Marchand est accueillie par une foule en liesse à Paris après sa traversée de l’Afrique, d’Ouest en Est. 6000 km parcourus en deux ans : une des plus grandes aventures africaines pour l’armée française.

 1er juin 1915 : abandon du pantalon rouge au profit de la tenue « bleu horizon »

 1er juin 1939 : naufrage du HMS Thetis (Baie de Liverpool). Lancé en 1938, le sous-marin britannique coule par 40 mètres de fond après une série d’erreurs : Un des tubes lance torpilles est resté accidentellement ouvert innondant une partie du submersible qui reste échoué malgré toutes les tentatives de renflouement des secours de la Royal Navy. Seuls 4 hommes parviennent à regagner la surface. 99 hommes périssent.

 1er juin 1954 : Genevieve de Gallard rentre à Paris. Convoyeuse de l’air et infirmière en Indochine à 28 ans, elle est faite prisonnière lors de la défaite de Dien Bien Phu (7 mai 1954). Son comportement exemplaire au quotidien dans la tourmente du camp retranché fait d’elle une héroïne. Libérée par le Vietnam, elle est célébrée en France et même décorée par le président américain Eisenhower. Elle est Grand-Croix de la légion d’honneur.

 1er juin 2016 : création du commandement Terre pour le territoire national (COM T-TN).




Chronique historique : 31 mai

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31 mai 1223 : bataille de la rivière Kalka (entre Donetsk actuel et Mariupol). Premier engagement militaire entre les armées mongoles et les Ruthènes. Les Slaves tombent dans un piège que leur a tendu Subodei, un des lieutenants de Gengis Khan, au niveau de la rivière Kalka. Unis pour l’affrontement, les princes russes s’emballent en apercevant l’avant-garde mongole et se jettent à sa poursuite durant huit jours sans se rendre compte qu’elle les mène sur le champ de bataille choisi par Subodei. Les cavaliers mongols attendent cachés des deux côtés de la Kalka et profitent du franchissement des Russes pour les écraser.

 31 mai 1805 : attaque du rocher du Diamant (Martinique). Les Britanniques occupent l’îlot au large de la Martinique depuis janvier 1804 dans le cadre de la guerre que se livrent les Français et les Anglais pour le contrôle des Antilles. Le rocher du diamant est un promontoire permettant de surveiller le canal entre la Martinique et l’ile de Sainte Lucie (plus au Sud). Défendu par une petite garnison (une centaine d’hommes) et des canons hissés à son sommet, le rocher remplit la fonction d’un « vaisseau immobile » de sa majesté d’où le nom donné par l’amirauté britannique, HMS Diamond Rock. Le futur contre-amiral français Cosmao en attaquant la garnison retranchée sur l’ilot, perce d’un coup de boulet de canon les citernes d’eau, obligeant celle-ci à se rendre une semaine plus tard.

 31 mai 1915 : premier raid de zeppelins (Londres). On en compte une vingtaine durant l’année 1915. Ce même jour, René Fonck, le futur as de la chasse française (75 victoires homologuées, 142 probables) obtient son brevet de pilote.

 31 mai 1916 : bataille navale du Jutland (Mer du Nord). Une bataille navale oppose, au large du Danemark, 37 navires britanniques à 21 allemands. Ces derniers, sous le commandement de l’amiral von Scheer, évitent l’encerclement et obligent la Royal Navy, commandée par l’amiral Jellicoe, à rompre le combat. Les pertes sont lourdes des deux côtés et le résultat indécis. C’est la plus grande bataille navale de la guerre 14-18.La Royal Navy sort quelque peu humiliée de cette bataille navale, la plus importante du conflit. Il n’en reste pas moins que la marine allemande, fragilisée, devra à partir de là renoncer à gagner la haute mer. Elle se cantonnera à la guerre sous-marine.

 31 mai 1918 : baptême du feu du char Renault FT (Chaudun-Ploisy). Une trentaine de nouveaux chars Renault FT17 sont engagés dans l’urgence aux côtés de la division marocaine afin de conserver le saillant de Reims face à la progression allemande.

 31 mai 1942 : attaque nippone en Australie. Trois sous-marins de poche japonais tentent d’entrer dans la baie de Sydney dans la nuit du 31 mai au 1er juin pour torpiller des navires alliés à quai. Deux sont repérés et attaqués avant d’avoir pu tirer et  doivent se saborder. Le troisième, en visant  le croiseur lourd USS Chicago rate sa cible et coule un ferry australien, le Kuttabul, transformé en navire-caserne. Les dégâts militaires sont minimes mais affectent profondément les Australiens qui voient les actions de guerre atteindre leur territoire.

 31 mai 1945 : conflit franco-britannique (Damas). Voulant faire revivre les accords Sykes-Picot (1916) qui accordent à la France la région aujourd’hui constituée de la Syrie et du Liban, la France bombarde Damas (29 mai) agitée par des revendications indépendantistes se fondant sur l’indépendance donnée par le général Catroux (25 décembre 1941). Le bombardement ne fait qu’envenimer la situation. Les Britanniques imposent alors leur médiation au général De Gaulle.

 31 mai 1991 : fin théorique de la guerre en Angola (Lisbonne). Le président angolais Dos Santos signe avec Jonas Savimbi, le chef de l’UNITA, un accord de paix qui met, théoriquement, fin à 15 ans de guerre civile. Guerre coloniale, idéologique, économique, ethnique, … ce conflit très meurtrier n’a réellement pris fin qu’à la mort de Savimbi en 2002.

 31 mai 1962 : exécution du SS Adolph Eichmann (Tel Aviv). Enlevé le 11 mai 1960 à Buenos Aires par un commando du Mossad, Eichmann est jugé après 14 ans de cavale, lors d’un procès retentissant en Israël. Il est exécuté par pendaison et ses cendres jetées dans les eaux internationales de la Méditerranée.







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