Chronique Historique:19 Avril

20042017

19 avril 1706 : bataille de Calcinato (Italie). Le duc de Vendôme à la tête d’une coalition franco-espagnole (40 000 hommes) bat largement les Autrichiens (19 000 hommes) dans le cadre de la guerre de succession d’Espagne (1701 – 1714).

 19 avril 1809 : bataille de Teugn-Hausen (Allemagne). Le maréchal Davout (seul maréchal resté invaincu durant l’Empire) subit une attaque surprise des Autrichiens en Bavière. Ceux-ci veulent profiter de l’absence de l’Empereur (en Espagne) pour reconquérir le territoire perdu. Pensant, écraser les forces de Davout entre son armée et le Danube, l’archiduc autrichien attaque des positions que Davout a évacuées quelques heures plus tôt et ne parvient pas à empêcher le rassemblement des forces françaises.

19 avril 1919 : mutinerie dans la flotte française (Sébastopol- Crimée). Les mutins hissent le drapeau rouge sur les cuirassés France et Jean Bart faisant partie de l’escadre de la mer Noire. La logistique terriblement défaillante des opérations alliées au profit des troupes blanches russes, ajoutée à l’idéal révolutionnaire bolchevique naissant peuvent expliquer la mutinerie française.

19 avril 1919 : première « chute libre ». « L’américain Leslie Irvin est parachutiste et entrepreneur d’aviation. Il conçoit le système de « Poignée d’ouverture » de parachute, et devient en conséquence le premier parachutiste « de chute libre ».
Il a fondé Irvin Aerospace » mais aussi la  irvin jacket  de la RAF que tous les amateurs de roadster british apprécient …. » LCL Pierre B. (CFA).

19 avril 1943 : insurrection du ghetto de Varsovie. Les derniers Juifs du ghetto de Varsovie se soulèvent contre leurs oppresseurs. Sans espoir de survie, encore moins de victoire, ils vont tenir tête héroïquement aux Allemands pendant un mois.

19 avril 1945 : assassinat du général Delestraint (camp de Dachau – Bavière). Le nom du général Charles Delestraint est inscrit au Panthéon depuis 1989. Durant la Seconde Guerre Mondiale, refusant la défaite, il décide d’entrer en résistance après avoir entendu l’appel du 18 juin 1940. Premier chef de l’Armée Secrète, créée en 1942, il est arrêté par la Gestapo à Paris le 9 juin 1943. D’abord interné au Struthof, il est tué à Dachau quelques jours avant la libération. Droit, courageux et humble, Delestraint est un Saint-Cyrien dont la carrière est à l’image de l’homme : discret mais inflexible, il laisse dans le souvenir de ceux qui l’ont croisé une forte impression faite de profondeur et d’humanité. Le général Delestraint est compagnon de la Libération à titre posthume. Une glorieuse promotion de l’ESM de Saint Cyr porte son nom.

19 avril 1995 : attentat d’Oklahoma City (Etats-Unis). Un camion chargé de plus de 2000 kg d’explosif artisanal explose dans le parking souterrain d’un immeuble abritant des services fédéraux (FBI, DEA, ATF,…) et tue 168 personnes. L’auteur de l’attentat, Timothy Mc Veigh, agent de sécurité, ancien militaire et sympathisant du Mouvement des miliciens (groupe extrémiste), a voulu sanctionner « la tyrannie du gouvernement américain » et venger la gestion du siège de Waco par l’ATF puis par le FBI. L’assaut sanglant des forces de l’ordre contre la ferme des Davidiens à Waco le19 avril1993, sert de date symbole à Mc Veigh pour perpétrer son attentat. Peu après l’explosion d’Oklahoma, Mc Veigh est arrêté. Il est exécuté par injection létale en juin 2001. Son complice, Terry Nichols, un ancien militaire, lui aussi, a été condamné à la prison à vie.

19042017




Chronique Historique: 18 avril

18042017

18 avril 1915 : Roland Garros abattu (Belgique). Le sous-lieutenant Roland Garros est abattu pendant une mission au-dessus de la Belgique. Touché par une balle de la DCA allemande, le circuit d’arrivée d’essence du moteur de son Morane-Saulnier est coupé. Obligé d’atterrir à l’intérieur des lignes allemandes à Hulste en territoire belge occupé. Il est fait prisonnier avant d’avoir pu mettre le feu à son avion. Les allemands découvrent donc à cette occasion le dispositif de tir à travers le champ décrit par l’hélice, que Roland Garros a contribué à mettre au point. C’est Anthony Fokker qui étudie le système et le perfectionne pour son Fokker E III.  Après 3 ans de captivité et de nombreuses tentatives d’évasion, Garros parvient à s’évader le 15 février 1918 en compagnie du Lieutenant Marschal, déguisés tous deux en officiers allemands. Ils réussissent à gagner les Pays Bas et l’Angleterre.

18 avril 1916 : création de l’escadrille La Fayette (Luxeuil-les Bains). La première escadrille composée de pilotes américains volontaires, la N 124 « La Fayette » est formée. Elle est placée sous le commandement du Capitaine français Georges Thénault.

18 avril 1942 : premier raid aérien américain sur Tokyo. En guerre depuis bientôt 5 mois, les Etats-Unis n’ont pas réalisé de progrès significatifs dans le Pacifique où règnent en maîtres les Japonais. De plus, depuis Pearl Harbour, les américains éprouvent le besoin de remonter le moral de leurs troupes et de leur Nation tout en ébranlant les certitudes japonaises quant à l’inviolabilité de leur espace aérien. Il est donc décidé un bombardement de Tokyo pourtant hors de portée des rayons d’action des bombardiers de l’époque. 16 bombardiers B. 25 sont modifiés afin de pouvoir décoller du porte-avions Hornet. 16 équipages, tous volontaires, sont entraînés pour cette mission commandée par le Lt-Col Doolittle. Les avions ne peuvent emporter qu’une tonne de bombes aussi le bombardement ne fait-il que peu de dégâts matériels sur les cibles choisies. Il est important de noter que le commandement américain ne sélectionne que des cibles militaires. Ce faisant, il pense éviter l’erreur psychologique commise par les Allemands durant le Blitz (bombardement de Buckingham Palace qui scandalisa les Britanniques et renforça leur cohésion). Le bombardement est très fortement médiatisé aux USA, mais a peu de conséquences graves et directes sur le cours de la guerre du Pacifique malgré la surprise qu’il cause aux Japonais. Le retour n’étant pas permis faute de carburant tous les bombardiers doivent se poser en Chine une fois l’opération terminée. La plupart des bombardiers s’écrasent ne trouvant pas la piste d’atterrissage prévue mais seulement 6 membres de l’audacieuse expédition périssent (3 durant le raid, 3 fusillés par les Japonais). Doolittle et ses hommes sont exfiltrés par la Chine.

18 avril 1943 : mort de l’amiral Yamamoto (Pacifique). L’avion de l’amiral Isoroku Yamamoto, un bombardier « Betty », est abattu en vol par une section d’un vol de Lockheed P-38 « Lightning » menée par le commandant John W. Mitchell au-dessus de l’île de Bougainville, à l’ouest de la Nouvelle-Guinée. Yamamoto est tué par une section de quatre P-38 conduite par le Capitaine. Thomas G. Lanphier, assisté par le First Lieutenant Rex T. Barber. Cette action est le résultat l’interception d’un message japonais codé annonçant la visite de Yamamoto.

18 avril 1951: naissance de la CECA (Paris). Le traité de Paris est signé par 6 pays européens instituant pour l’économie du charbon la première structure aux compétences supranationales.

18 avril 1954 : Huguette 6 tombe (Dien Bien Phu). « Après les furieux combats de la bataille des Cinq collines, à l’Est du camp retranché, l’armée populaire poursuit sa phase de « grignotage » du dispositif français et dirige momentanément son effort sur la face ouest. Sur Huguette 6, les liaisons et les ravitaillements étant devenus de plus en plus difficile, décision est prise de replier le point d’appui isolé. C’est chose faite dans la nuit du 17 au 18 avril mais une centaine seulement des hommes du capitaine Bizard – 5e bataillon de parachutistes vietnamiens (5e BPVN) – parviennent, en sautant par-dessus les boyaux creusés par le Viêt-Minh, à rejoindre le sous-secteur centre. La perte d’Huguette 6 a comme conséquence un nouveau rétrécissement de la zone de largage ». Cdt Y. C. (SHD).

18 avril 1955 : mort d’Albert Einstein (Princeton, New Jersey). 8 avril 1955 : mort d’Albert Einstein (Princeton, New Jersey). Physicien né allemand en 1879 qui acquiert la double nationalité helvético-américaine en 1940 pour fuir le régime nazi. C’est le père de la théorie de la relativité, prix Nobel de physique en 1921.

18 avril 1983 : attentat suicide contre l’ambassade américaine à Beyrouth (Liban). 63 personnes sont tuées dans l’explosion d’un pick-up chargé de 150 kg d’explosif qui défonce le portail de l’ambassade américaine.

180417




Un article du Monde : « La spécificité militaire intéresse les grandes écoles » (Hervé Drévillon)

12042017

Dans un entretien avec « Le Monde », le spécialiste de l’histoire militaire revient sur les rapports entre armée et monde de l’éducation.

LE MONDE | 11.04.2017  | Par Marine Miller

Hervé Drévillon, professeur à l’université Paris-I Dauphine, est spécialiste de l’histoire militaire. Il revient sur les liens, parfois tumultueux, entre armée et République, et sur les rapports étroits qui se sont développés entre le monde de l’éducation et l’institution militaire.

 

Etudiants du « Partenariat grandes écoles » en exercice  - 2014
Etudiants du « Partenariat grandes écoles » en exercice  - 2014 Ecole de Saint-Cyr Coëtquidan

Quelle est l’histoire entre l’armée et l’éducation au sens large ?

L’armée qui, sous l’Ancien Régime, apparaissait un peu comme un repoussoir et un univers de perdition, est devenue, sous la Révolution française, un lieu d’apprentissage de la citoyenneté. Quelques années plus tard, à partir de 1802, Napoléon crée les lycées, dont l’organisation et la discipline sont d’inspiration militaire. La même année, l’école de Saint-Cyr est créée pour former les officiers. A partir de 1870 et de la défaite contre la Prusse, la relation entre l’armée et la République devient plus compliquée. Sous la IIIe République, les militaires perdent le droit de vote, qu’ils ne retrouveront qu’en 1945. Dans le climat du débat sur le rapport entre l’armée et la République, la question de la formation des officiers est posée. Au principe d’une formation spécifiquement militaire, certains, comme Jean Jaurès, opposent l’idée que les officiers soient formés à l’université pour favoriser une « communication aisée avec la démocratie ». L’histoire du rapport entre l’armée et l’éducation est longue et agitée, car elle a toujours posé la question de la fonction sociale et politique de l’institution militaire. C’est pour cette raison que l’annonce de la suspension de la conscription par Jacques Chirac, en 1996, a paru faire resurgir la crainte d’une fermeture des armées sur elles-mêmes.

« L’histoire du rapport entre l’armée et l’éducation est longue et agitée, car elle a toujours posé la question de la fonction sociale et politique de l’institution militaire. »

Pour préserver le lien avec la nation, les formations supérieures militaires ont accru leur ouverture sur le monde académique. Les échanges et les partenariats se sont ainsi multipliés. Cela va du stage de découverte d’une semaine dans une école comme Saint-Cyr Coëtquidan au partenariat de recherche. Par ailleurs, toutes les écoles militaires sont insérées dans un tissu universitaire local. Par exemple, les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan ont noué un partenariat privilégié avec l’UBS (université de Bretagne-Sud), l’école navale avec l’université de Bretagne occidentale.

Que viennent chercher les grandes écoles et les universités dans ces écoles militaires ?

Elles viennent chercher les valeurs et les vertus enseignées dans le monde militaire. A Saint-Cyr, la vertu cardinale est le leadership, c’est-à-dire l’ensemble des qualités, des compétences et des savoirs qui font un bon meneur d’hommes. Cette valeur est autant civile que militaire, mais la spécificité militaire intéresse beaucoup les grandes écoles. Parmi les valeurs militaires qui intéressent les civils, il y a aussi la quête de sens et le goût de la transcendance, du dépassement de soi.

Les activités de groupe, la cohésion et l’intégration à une communauté sont des valeurs fondamentales dans les armées. Enfin, l’attrait pour la discipline ne doit pas être occulté, car un officier commande, mais il doit aussi obéir. Il est un maillon dans une chaîne hiérarchique et il doit y tenir sa place harmonieusement.

Quel est l’intérêt pour l’armée de signer ces partenariats avec l’enseignement supérieur ?

Les armées ont intérêt à préserver leur ouverture sur le monde académique de façon à diversifier leur recrutement et les compétences de leurs officiers. La limitation du recrutement des officiers aux enfants d’officiers ne serait pas une bonne chose. C’est pourquoi les écoles d’officiers maintiennent un recrutement sur titre (master) de jeunes étudiants, même si cette ouverture reste modeste (à Saint-Cyr, une vingtaine d’étudiants sur 140). Par ailleurs, la diversité du recrutement et des partenariats académiques constitue une façon de tenir compte des évolutions des carrières d’officiers, qui ne se conçoivent plus forcément comme des vocations exclusives.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/04/11/herve-drevillon-la-specificite-militaire-interesse-les-grandes-ecoles_5109600_4401467.html#2YcyAFtuJX5pApvI.99




Interview du CEMAT : « Notre place dans la Nation mérite reconnaissance et exigence »

12042017

CEMAT

Suite à la cérémonie qui s’est déroulée aux Invalides en hommage au sergent Julien Barbé, tombé au combat le 5 avril au Mali, nous avons recueilli les propos du chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser. Il revient sur ce moment douloureux qu’est la perte d’un frère d’armes mort pour la France.

En tant que chef de l’armée de Terre, que ressentez-vous aujourd’hui ?

C’est une grande émotion de voir revenir un de ses soldats dans un cercueil. Un bouleversement pour la famille bien sûr mais également pour les chefs militaires et ses camarades qui sont restés à Barkhane. C’est en même temps beaucoup de fierté parce que les sapeurs, à l’image de l’ensemble des soldats de l’armée de Terre, sont des hommes courageux. Ils vivent avec le risque en permanence et remplissent leurs missions en métropole comme en opérations extérieures avec beaucoup de courage. Je suis donc à la fois triste de les voir partir mais reste très fier de l’action qu’ils mènent là où ils sont engagés.

Qu’est-ce que rendre hommage à un soldat ?

Rendre hommage à un soldat se passe en trois temps, tout aussi importants les uns que les autres. Le premier se déroule avec ses compagnons d’armes restés sur le territoire malien afin qu’ils puissent lui dire au revoir. Sur le théâtre, le général de Woillemont, qui commande l’opération BARKHANE, y a lu un ordre du jour en hommage au caporal-chef, maintenant sergent Barbé.

Le deuxième temps, c’est l’arrivée en métropole. C’est un peu l’accueil du chef d’état-major, mais surtout l’accueil de toute la communauté de l’armée de Terre qui se tient aux Invalides, lieu traditionnel depuis plusieurs siècles qui marque l’intérêt que l’on porte à nos soldats, qu’ils soient décédés ou blessés en opérations.

Il y aura le troisième temps demain, dans son régiment, dans sa famille, avec le ministre de la Défense qui représente le président de la République et qui marque les hommages de la Nation à ce soldat qui a combattu pour nos libertés et contre le terrorisme qui vient frapper jusque sur notre territoire. Rendre hommage à nos soldats aujourd’hui, ce sont ces trois moments forts qui, à mon sens, sont absolument indispensables et marquent le fait que notre rôle et notre place dans la Nation mérite ce niveau de reconnaissance et d’exigence.

En tant qu’homme, père, que ressentez-vous aujourd’hui, au-delà de votre rôle de chef de l’armée de Terre ?

C’est une question plus personnelle que les autres mais qui a aussi du sens car Julien avait un an de moins que ma fille aînée. Quand on voit partir un garçon ou une fille de cet âge, on se dit que cela aurait pu nous arriver à nous, parents, si nos enfants avaient fait le choix du métier des armes.

Il est évident qu’au-delà du soldat, on éprouve une forme d’empathie plus personnelle. Dans ces circonstances, on se sent très proche de la famille et on fait ce que l’on peut pour les aider à surmonter ces moments extrêmement durs. Ce jour, dans la cour d’honneur des Invalides, étaient présents, aux côtés de l’épouse du sergent Barbé, son grand-père, ses parents et ses deux sœurs. Le deuil n’est pour autant pas vécu de la même façon chez l’ensemble de ces personnes. C’est pourquoi, j’ai souhaité prolonger l’accompagnement de l’armée de Terre lors de séminaires dédiés, pour échanger avec les familles et les proches sur ce travail de deuil.

Interview recueillie sur le site internet de l’armée de Terre




20-23 avril : Expo-vente au profit des blessés à l’Hôtel National des Invalides

10042017

EV

Une exposition vente de peintures sculptures et créations au profit des blessés se déroulera 20 au 23 avril 2017 à l’Hôtel National des Invalides.

Entrée libre

Voir le site pour modalités et horaires : www.garnison-paris.terre.terre.gouv.fr

Le flyer est joint : fichier pdf Flyer Expo vente blessés HNI 20-23 avril 2017




Chronique historique : 7 avril

7042017

7 avril 451 : Attila pille Metz. Parti des bords du Danube à hauteur de l’actuelle Hongrie, Attila attaque la Gaule et au passage détruit Metz et sa population. Une muraille du rempart s’est malencontreusement effondrée alors que les attaques des Huns se brisaient sans effet, faute de matériel de siège.

7 avril 1548 : modernisation du budget destiné à l’entretien de la troupe. Le roi de France Henri II, après consultation et approbation des contribuables des provinces instaure le Taillon, impôt modernisant celui de la Taille que Charles VII avait rendu permanent (1439) à peu près en même temps qu’il instaurait les compagnies d’ordonnance (1445), considérées comme la première armée permanente en Europe.

7 avril 1803 : mort du général Toussaint Louverture (Fort de Joux – Doubs). Esclave dans une plantation de Saint Domingue (Haïti), Toussaint est repéré par son maître pour son intelligence hors norme. Il apprend à lire et prend des responsabilités importantes dans la gestion de la propriété avant d’être affranchi à l’âge de 33 ans. Lorsque les esclaves se révoltent à Saint Domingue, Toussaint, pour fuir la répression française, rallie les forces espagnoles qui occupent la partie Est de l’ile. Formé au commandement par les Espagnols, il est nommé général et remporte de nombreuses victoires. Déçu par ces derniers, il accepte de servir la République qui abolit l’esclavage et se met aux ordres des Commissaires fraichement débarqués de Paris. En quelques mois, Toussaint bat les Espagnols (1794) puis à l’usure, oblige les Britanniques à renoncer (1798) à leurs prétentions. La République le nomme général de division. Voulant émanciper son pays, Toussaint fait repartir l’économie et dirige brillamment le pays mais grisé par le pouvoir et brûlant les étapes, il commet l’erreur de proclamer une constitution autonomiste (1801) : Bonaparte envoi l’expédition de St Domingue (1802) pour faire rentrer dans le rang ce général. Après quelques combats et massacres de part et d’autre, Toussaint est arrêté et incarcéré dans l’austère fort de Joux où il meurt un an plus tard, supportant mal les conditions de cette « petite Sibérie française ».

7 avril 1930 : Saint-Exupéry est fait chevalier de la Légion d’honneur. Au titre de l’aviation civile.

7 avril 1942 : bombardement germano-italien massif de Malte. L’ile britannique est le pivot stratégique en Méditerranée et gêne beaucoup les ravitaillements de l’Afrikakorps en Cyrénaïque. Les Allemands tentent de la détruire de 1941 à 1943, lançant 1700 raids aériens contre l’ile qui a reçu plus de bombes que l’Angleterre durant le Blitz. L’opéra royal de La Vallette est entièrement détruit alors qu’au même moment une bombe traverse le toit puis le cœur de la cathédrale et se fiche dans le sol sans exploser.

7 avril 1945 : échec japonais de l’opération Ten Go. (entre Kyushu et Ryükyü). Les Américains ayant atteint l’ile d’Okinawa, le Japon lance ses dernières forces navales dans une opération suicide pour ralentir les alliés. Le cuirassé Yamato, le plus grand cuirassé jamais construit est coulé par des bombardiers en piqué et des bombardiers torpilleurs des 11 porte-avions américains. Au total, 3700 marins japonais périssent contre une dizaine d’américains.

7 avril 1945 : opération Amherst des SAS français en Hollande. Dans la nuit du 7 au 8, deux régiments SAS français (3e SAS du colonel Paris de Bollardière et 4e SAS du commandant Puech Samson) sont para­chutés en Hollande depuis l’Angleterre sur les arrières ennemis. L’opération ne doit initialement durer que quatre jours mais certains « stiks » tiendront 14 jours sur le terrain. Parachutés dans de très mauvaises conditions, ils subissent quelques pertes dès l’atterrissage mais réalisent des actions très efficaces. Sur 676 hommes parachutés, 33 sont tués au combat, 67 faits prisonniers.

7 avril 1989 : naufrage du K 278 (au large de la Norvège). Le sous-marin nucléaire soviétique Komsomolets sombre à la suite d’un incendie non maîtrisé à bord causant 42 morts.

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Carte de l’opération Ten Go

Quelques rendez-vous historiques :

jusqu’au 19 avril 2017 : exposition sur le général Delestraint  présentée au SHD (Pavillon du Roi) – Vincennes.

jusqu’au 27 août 2017 : exposition temporaire « Légion et cinéma » au musée de la Légion étrangère  - Aubagne.

jusqu’au 30 juin 2017 : exposition «Le désert : explorations et opérations  » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).

jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).

Pour les colloques, conférences, expositions, cinéma, aller sur le site du Mindef à l’adresse : http://www.defense.gouv.fr/portail-defense/vous-et-la-defense/les-evenements-defense

 




Chronique historique : 6 avril

6042017

Complément pour le 5 avril 1453 : début du siège de Constantinople. Du côté byzantin, l’Empereur Constantin Paléologue ne dispose que de 5 000 hommes.  La disproportion avec l’ennemi est gigantesque. Si le siège a pu durer si longtemps (presque deux mois), c’est en grande partie grâce à la muraille terrestre érigée par Théodose II au Ve siècle. Très peu de renforts sont parvenus à Constantinople : Les Vénitiens n’ont pas tenu promesse. Quelques équipages génois indépendants dont celui du valeureux Giovanni Giustiniani sont venus prêter main forte à l’Empereur. Lire  Les derniers siècles de Byzance, 1261-1453  de Donald Mac Nicol.

Merci à Alexandra P. (DICoD).

 6 avril 1199 : mort de Richard Coeur de Lion (Chinon). Mortellement blessé d’un carreau d’arbalète reçu le 26 mars, lors du siège de Chalus, le vaillant roi d’Angleterre meurt le 6 avril. Philippe Auguste, roi de France profite dès lors pleinement de ce décès pour accroitre son influence.

 6 avril 1250 : bataille de Fariskur (Egypte). Durant la 7ème croisade, Louis IX (futur Saint Louis) assiège Mansourah pendant deux mois mais constatant que son armée tombe malade sans pour autant vaincre, prend la décision de regagner Damiette, conquise un an plus tôt. Durant le repli, les forces de Turan sha harcèlent les croisés depuis le Nil avec la flotte égyptienne et la « chamellerie ». L’affrontement final a lieu à Farisku. Encerclés, les croisés refusent de se rendre et combattent jusqu’à ce que Louis IX soit fait prisonnier.

 6 avril 1362 : bataille de Brignais (près de Lyon). La guerre de 100 ans cessant le temps d’une trêve (traité de Brétigny-1360) met au chômage technique les nombreuses bandes de mercenaires qui commencent à piller le royaume de France. L’une d’elles, la compagnie dite des « Tards venus » (15 000 hommes) s’empare du château de Brignais à la fin de 1361, décidant le roi Jean II le Bon à faire intervenir son connétable, Jacques de Bourbon. Les forces royales (12 000 hommes) manquent de discrétion dans leur approche et surtout lorsqu’elles installent leur campement devant Brignais. Elles négligent par ailleurs de faire une reconnaissance des lieux et de jeter un dispositif de sécurité. Une partie des mercenaires est cachée dans les bois alentour et attaque le bivouac endormi. Lorsqu’enfin, les chevaliers survivants contre-attaquent, c’est la garnison mercenaire de Brignais qui fait une sortie et clôt le combat. La bataille est un échec honteux pour les chevaliers français : beaucoup sont massacrés, les autres libérés contre rançon.

 6 avril 1865 : bataille de Sayler’s creek (Amérique du Nord). Défaite des confédérés du général Lee qui signe sa reddition trois jours plus tard.

 6 avril 1941 : opérations 25 et Marita : invasion de la Yougoslavie et de la Grèce par l’Allemagne. A 5h15 du matin, l’Allemagne, l’Italie, la Roumanie et la Hongrie envahissent la Yougoslavie  sans déclaration de guerre préalable. Les journaux italiens et allemands déclarent que « les forces de l’Axe marchent contre la trahison des Serbes, en référence au putsch des officiers serbes du 27 mars « . Partant d’Autriche, de Hongrie, de Roumanie et d’Albanie les forces de l’Axe se dirigent vers les principales villes de Yougoslavie et s’enfoncent entre Grecs et Yougoslaves pour empêcher une éventuelle jonction. A l’aube, sous la direction personnelle du maréchal Hermann Goering, la Luftwaffe lance une puissante attaque aérienne contre Belgrade, pourtant déclarée « ville ouverte ». Tous les terrains d’aviation sont bombardés et l’aviation yougoslave est pulvérisée au sol. Un second bombardement massif a lieu le lendemain pour engendrer la terreur parmi la population. En deux jours, les raids allemands font 17000 tués dans la population civile de Belgrade.

 6 avril 1991 : opération Libage (Nord de l’Irak et Turquie). Dans le cadre de l’opération américaine Provide comfort et en application des résolutions 687 et 688 de l’ONU, la France détache des éléments du service de santé des armées, du 6 eme RG, du 7em RPCS,… protégés par les 3ème et 8ème RPIMa. Il s’agit d’une aide humanitaire destinée aux Kurdes que Saddam Hussein persécute et oblige à se réfugier en Turquie.

 6 avril 1994 : l’avion présidentiel rwandais est abattu. Le président rwandais Juvénal Habyarimana et le président burundais Cyprien Ntaryamira sont tués dans le crash du Falcon 50 présidentiel rwandais en phase d’atterrissage à Kigali (Rwanda), alors qu’ils rentrent d’Arusha (Tanzanie) où ils viennent de signer un accord de paix. La provenance des missiles tirés et l’identité des tireurs font aujourd’hui encore débat. L’équipage français de l’appareil ainsi que tous ses occupants périssent. L’attentat déclenche une gigantesque vague de violence aboutissant au génocide rwandais (800 000 morts).

              06 avril         

 Quelques rendez-vous historiques :

jusqu’au 19 avril 2017 : exposition sur le général Delestraint présentée au SHD (Pavillon du Roi) – Vincennes.
Jusqu’au 27 août 2017 : exposition temporaire « Légion et cinéma » au musée de la Légion étrangère – Aubagne.
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
Les conférences du Service historique de la Défense (SHD) avec leurs références bibliographiques.
et
les colloques, conférences, expositions, cinéma du site Mindef.




Chronique historique : 5 avril

5042017

5 avril 1242 : bataille du lac Peipous ou bataille de la glace (Estonie actuelle). Dans le cadre de la poussée germanique vers l’Est (Drang nach Osten), l’ordre militaire des chevaliers Teutoniques tente de conquérir, afin de les convertir, les terres slaves affaiblies par les récentes incursions mongoles. Alexandre Nevski, prince de Novgorod, conscient du danger que représentent les chevaliers allemands choisit de s’allier aux Mongols pour contrer les Teutoniques. Ceux-ci traversent le lac gelé de Peipous pour surprendre les Russes mais sont attendus sur la rive. Rompus au combat (expérience des croisades), et bien armés (ordre riche), les Teutoniques sont généralement craints mais durant la bataille de la glace, ils sont vaincus à la fois par l’effectif supérieur de l’ennemi, les flèches des Mongols, la rupture de la glace sous les sabots de la cavalerie lourde mais aussi et surtout par la détermination qu’insuffle à son armée, Alexandre Nevski. Cette bataille est la première vraie défaite de l’ordre germanique et marque la limite orientale de son influence. Héros et saint de l’église orthodoxe, Alexandre Nevski est considéré comme le père de la Nation russe. Voir le célèbre film Alexandre Nevski : Commandé par Staline (!) dans les années 1930 au réalisateur Eisenstein, ce film est un classique du 7ème art mais aussi de la propagande patriotique. Staline a imposé sa diffusion en URSS pour galvaniser les russes dans la lutte contre l’envahisseur germanique à partir de 1941.

 5 avril 1305 : assassinat de Roger de Flor (Andrinople). « Fils d’un chevalier germanique appartenant à la cour de l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen, Rutger von Blume s’embarque sur un navire de l’Ordre du Temple suite à un revers de fortune familiale. Devenu un excellent marin, sous le nom de Roger de Flor, il prend le manteau de l’Ordre une dizaine d’années plus tard avec le rang de sergent et reçoit le commandement de son propre navire. Excellent capitaine, il se distingue lors de la défense de Saint Jean d ’Acre, assiégée par les Mamelouks (mai 1291). Peu de temps après, il est accusé de détournement et chassé de l’Ordre. Il devient mercenaire au service de Gènes avant de proposer en 1297 ses services au roi de Sicile, Frédéric d’Aragon qui est en guerre contre les Angevins de Naples. Il devient l’une des figures emblématiques de la période, capitaine corsaire exceptionnel et véritable entrepreneur à la tête d’une petite armée privée, appelée grande compagnie catalane. Poursuivant son ascension, il entre au service de l’empereur byzantin Andronic II en tant que Mégaduc (chef de l’armée). L’empire d’Orient est alors en pleine déroute en Asie mineure face aux tribus turques, mais en l’espace d’une année (oct.1303-sept.1304) Roger de Flor et ses mercenaires rétablissent la situation, stoppent l’avancée des Turcs et libèrent l’Anatolie occidentale et ce, après avoir remporté 6 combats terrestres majeurs. Cependant, les nombreuses exactions des routiers sur la population civile et l’extrême ambition de Roger de Flor finissent par inquiéter Andronic lui-même qui décide d’éliminer ces auxiliaires encombrants et difficilement contrôlables. Reçu avec faste à Andrinople par le fils de l’empereur, Roger de Flor est assassiné lors d’un banquet sur l’ordre de ce dernier ».  M. Christophe C. (EMZD-Lyon).

 5 avril 1453 : début du siège de Constantinople (actuelle Istanbul). Le sultan Mehmet II met le siège à la ville avec plus de 80 000 hommes. Constantin XI Paléologue, dernier empereur romain, la défend jusqu’à sa mort au combat le 29 mai, date à laquelle la ville tombe.

 5 avril 1660 : Turenne est nommé maréchal-général par Louis XIV. Maréchal à 32 ans, maréchal-général à 49 ans, Turenne se bat depuis l’âge de 15 ans et mourra à 64 ans au combat. Le tombeau de Turenne est sous le dôme des Invalides à Paris. Il a donné son nom à la 160ème promotion de Saint Cyr (1973 – 1975).

5 avril 1918 : bataille de Dernancourt (Somme). Ludendorff concentre l’une de ses attaques sur le front tenu par les 47eme et 48eme bataillons australiens qui se sont particulièrement illustrés quelques jours plus tôt (28 mars) notamment en la personne du sergent Stanley Mac Dougall. Ce dernier a repoussé l’assaut allemand pendant quelques minutes, seul et de manière stupéfiante. Il est plus tard décoré de la Victoria cross. Le 5, l’offensive allemande reprend mais se heurte à nouveau à une ferme résistance australienne.

 5 avril 1943 : première victoire du Normandie-Niemen . A bord de leur chasseur Yak-1, les pilotes français Preziosi et Durand abattent un FW 190 A-8, apportant sa première victoire à l’escadrille Normandie-Niemen.

 5 avril 1945 : combat du mont froid (Alpes). La 7ème demie brigade de Chasseurs alpins française prend d’assaut le sommet (2820 m) tenu par les Italo-allemands.

 5 avril 1992 : début du siège de Sarajevo (Bosnie-Herzégovine). Suite à la proclamation de l’indépendance de la province, des rassemblements populaires dégénèrent à cause de tirs meurtriers de snipers dans la foule. La ville de Sarajevo est assiégée par l’armée et les milices serbes. Le même jour, le BAT INF 1 français, de la FORPRONU, est mis en place dans les Krajina en application de la résolution 743 de l’ONU (21/02/1992).

 05 avril

Quelques rendez-vous historiques :

du 24 mars au 27 août 2017 : exposition temporaire « Légion et cinéma » au musée de la Légion étrangère – Aubagne.
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
 Les conférences du Service historique de la Défense (SHD) avec leurs références bibliographiques.
et
les colloques, conférences, expositions, cinéma du site Mindef.







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