Chronique historique : 11 février

11022019

11 février 1814 : bataille de Montmirail.  

Napoléon jette la Garde impériale sur le corps russe de Sacken, qui perd 7 000 hommes. Napoléon remporte une nouvelle victoire. Le comportement héroïque des jeunes recrues (les “Marie-Louise”) formées à la hâte ajoute au retentissement de cette victoire. Montmirail sera le nom de la promotion de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr sortie en 1914 (avec dans ses rangs le futur Général Monclar) et qui perdra 60% de ses effectifs pendant la Grande Guerre, dont la moitié dans les deux premiers mois de la guerre.   

 11 février 1922 : naissance d’Hélie Denoix de Saint Marc (Bordeaux).  

Il entre dans la résistance en 1941 à l’âge de 19 ans et est arrêté en franchissant la frontière franco-espagnole en 1943.  Déporté dans le camp de concentration de Buchenwald où il manque mourir (« j’ai trouvé le pire chez les autres mais aussi en moi »), il conserve malgré tout la soif de l’action et fait Saint Cyr. Légionnaire parachutiste, il effectue trois séjours en Indochine qui le marquent profondément : les rencontres (avec l’adjudant Bonnin), les combats (« l’entrée dans ces territoires où rôde la mort, oblige à se hisser à la pointe de soi-même »), le pays (« un monde féérique ») mais aussi l’abandon du village de Talung ensuite massacré par le Vietminh.  

Chef de cabinet du général Massu pendant la bataille d’Alger puis commandant au 1er REP, il entre en rébellion lors du putsch des généraux en avril 1961 (“Un homme doit toujours garder en lui la capacité de s’opposer et de résister”).  Il se constitue prisonnier, ne rejoint pas l’OAS et est condamné à 10 ans de prison (« L’enfermement peut développer une force intérieure qui peut être plus grande que la violence qui nous est faite »).  Gracié 5 ans plus tard, il sera réhabilité dans ses droits civils et militaires.  Il est décédé à 91 ans en Aout 2013.

Ecrivain talentueux, et homme au parcours incroyable, son témoignage humble et courageux est à lire (Les champs de braise) tant il est structurant pour l’éthique du soldat français. Il a d’ailleurs préfacé l’ouvrage du général Benoît Royal portant ce dernier titre. 

 11 février 1942 : opération Cerberus (Brest).  

Les croiseurs de bataille allemands Scharnhorst et Gneisenau, accompagnés du croiseur lourd Prinz Eugen, quittent de nuit le port de Brest où ils sont réfugiés depuis un an pour gagner au plus vite la Mer du Nord et rejoindre le port de Wilhelmshaven. Sous le commandement de l’Amiral Ciliax, l’opération est un succès.  

La Résistance française a communiqué aux Britanniques des renseignements tendant à penser que les navires partaient pour l’Atlantique Sud étant donné la nature du matériel embarqué (tenues d’été pour climat tropical). 

 11 février 1945 : fin de la conférence de Yalta.  

Réunissant Staline, Roosevelt et Churchill en Crimée, elle a pour but de définir une stratégie commune achever la guerre au plus tôt, régler le destin de l’Europe et stabiliser le monde à l’issue de la victoire.  

 11 février 1992 : collision de sous-marins (Mer de Barents).  

L’USS Baton Rouge (SSN-689) percute le SNA russe K-276, de classe Sierra, qu’il piste au large de Severomorsk, à la limite (contestée) des eaux territoriales. Pas de victimes. 




Chronique historique : 9 février

11022019

9 février 1842 : première installation des Français à Grand Bassam (Côte d’Ivoire). 

 9 février 1917 : les Allemands débutent les préparatifs de l’Alberich.  

L’Alberich est le nom donné aux préparatifs du repli stratégique des Allemands (à partir du 14 mars) sur la ligne fortifiée Hindenbourg. Subissant une pression trop importante sur le saillant que les alliés ont créé lors de la vaste offensive de la Somme, les Allemands détruisent méthodiquement et absolument tout ce qui pourra servir aux Alliés après leur repli (maison, arbres, puits, …).  

Plus grave encore que les conséquences de cette vieille tactique de la terre brûlée : l’offensive d’avril 1917 préparée de longue date par Nivelle pour exploiter la pression créée dans la Somme, ne tient pas compte de ce repli. L’offensive du chemin des Dames sera un échec cuisant.  

Le nouveau front fait 50 km de moins et permet aux Allemands de redéployer une dizaine de divisions. 

  9 février 1930 : mutinerie au 4e RTT (Tonkin – Yen Bay).  

Dans la nuit du 9 au 10 février, une compagnie du 4e Régiment de tirailleurs tonkinois attaque la caserne et l’état-major de Yen Bay. Dirigée par N’Guyen Ai Quoc (futur Ho Chi Minh), l’insurrection est le résultat d’un long travail de sape du parti nationaliste indochinois auprès de sous-officiers et tirailleurs.  

L’attaque échoue en raison du loyalisme des autres compagnies et de la combattivité des familles des cadres français (une épouse est citée et décorée de la médaille des TOE).  

Ho Chi Minh, en fuite, est condamné à mort par contumace pour avoir fomenté la révolte qui a causé la mort de 11 personnes et blessé de nombreux civils. Il sera arrêté quelque temps après à Hong Kong par les Britanniques. Après 6 mois de prison, il gagnera l’URSS. 

 9 février 1943 : fin des combats à Guadalcanal (Iles Salomon – Pacifique).  

Après six mois de combats acharnés, les dernières troupes japonaises évacuent définitivement l’île. Cette victoire coûte aux Américains 6300 des leurs, contre plus de 24000 aux Japonais. Elle confirme pourtant le redressement entamé avec la victoire aéronavale de Midway et enraye l’expansion japonaise vers l’Australie.  

Le réalisateur américain Terrence Malick en a fait en 1999 un film surprenant, La ligne rouge (âmes guerrières s’abstenir) qui détonne par rapport au très traditionnel Les diables de Guadalcanal (1951) avec John Wayne.  

 9 février 1958 : opération Ecouvillon (confins algéro-mauritano-marocains).  

Une opération franco-espagnole rassemblant 14 000 hommes poursuit jusqu’à Smara les bandes armées de l’armée de libération du sud Maroc (qui revendique le Sahara occidental (Sahara espagnol) et la Mauritanie (dans le cadre du « Grand Maroc »), afin de stopper les raids de pillage dont est victime la population.  

56 rebelles sont mis hors de combat pour 1 légionnaire français tué. 

 9 février 1972 :  premier vol de l’AWACS (États-Unis).  

Le Boeing E-3 Sentry (EC-137D) dérivé du Boeing 707 effectue son premier vol aux États-Unis. L’armée de l’air française dispose de 4 E3-F au sein de la 36e escadre de commandement et de conduite aéroportée (36e EC2A).

 9 février 1977 : décès de Sergueï Iliouchine. 

Ingénieur aéronautique soviétique, il est pilote durant la première guerre mondiale et dirige son premier bureau d’étude dès 1931. En 1939, il conçoit l’Iliouchine IL-2 Sturmovik, aussi appelé le Bossu ou la Mort noire, produit à plus de 36 000 exemplaires.  

Après-guerre, il s’oriente vers la conception d’appareils civils tels que l’IL-76, l’un des plus gros avions de transport.  

Le bureau d’étude Iliouchine appartient au consortium appelé OAK regroupant Soukhoï, MiG, Tuplev, Yakovlev, Beriev et Irkurt.  

 9 février 1996 : décès d’Adolf Galland (Remagen-Oberwinter – Allemagne).  

Général de division aérienne et as de la chasse allemande durant la seconde guerre mondiale, il est issu d’une famille d’origine huguenote. En 1932, il intègre l’école de pilotage de l’aviation civile. L’année suivante, il suit des cours de pilote de chasse en Italie. Il doit son faciès particulier à un accident lors d’un entrainement de voltige en 1935. Rendu inapte au vol, il triche aux examens médicaux et réussit à reprendre du service durant la guerre d’Espagne. Il remporte ses 3 premières victoires en mai 1940.  

A la fin de la guerre, son tableau de chasse s’élève à 104 victoires officielles. Il en totaliserait une trentaine de plus si celles acquises lors de ses interdictions de vol avaient été prises en compte. Limogé par Göring, en janvier 1945 de son poste de général de la chasse, il prend alors la tête du Jagdverband 44 doté de Messerschmitt 262 à réaction.  

Après la guerre, il continue de travailler dans le domaine de l’aéronautique.  Adolf Galland est l’auteur de « Jusqu’au bout sur nos Messerschmitt  » et  »Les premiers et les derniers ». Il apparait aussi comme conseiller technique dans le générique du film « La bataille d’Angleterre ».  

 9 février 2001 : surfaçage d’urgence dramatique (Japon).  

Le sous-marin nucléaire d’attaque USS Greeneville heurte le chalutier école japonais Ehime Maru tuant 9 des 35 élèves matelots. L’enquête révèle que le surfaçage d’urgence a été confié à des civils qui effectuaient une visite à bord du Greenville dans le cadre d’une opération de relations publiques.




Chronique historique : 8 février

8022019

8 février 1250 : bataille de la Mansourah (actuelle Égypte). 

Louis IX, futur Saint Louis, à la tête de la 7e croisade se dirige vers le Caire et tente de prendre la forteresse de Mansourah qui protège l’accès à la ville. Son frère Robert d’Artois, voulant exploiter les premiers succès de l’attaque pénètre dans la forteresse avec son parti mais se fait tuer. Le siège est mis jusqu’à ce que la maladie oblige les croisés à faire retraite.  Louis IX sera fait prisonnier le 7 avril (libéré contre rançon un mois plus tard).

8 février 1738 : débarquement des troupes françaises en Corse (Bastia).

A la demande de la République de Gênes, Louis XV envoie en Corse le maréchal de camp Louis de Frétat à la tête d’un corps expéditionnaire afin de mater la rébellion.

8 février 1807 : bataille d’Eylau (actuelle enclave russe de Kaliningrad).

Espérant en finir avec l’armée russe du général Bennigsen (80 000 hommes), Napoléon attaque en très nette infériorité numérique (50 000 hommes) alors que son armée vient d’effectuer une marche longue et éprouvante pour reprendre contact avec l’ennemi.

Au cours de la bataille, une tempête de neige au centre du dispositif français désoriente le 7e Corps d’Augereau, qui égaré, présente son flanc à l’artillerie russe et est anéanti. La brèche est immédiatement exploitée par les Russes qui foncent sur le cimetière d’Eylau où Napoléon se tient.  Ce dernier commande à Murat de charger avec tout ce dont il dispose pour repousser les Russes. Il réunit environ 10 000 cavaliers et mène la plus grande charge de cavalerie de l’Histoire. Cependant, depuis l’apparition de la baïonnette, aucune charge de cavalerie (même la « grosse cavalerie » des cuirassiers et carabiniers) n’est alors capable d’entamer une ligne d’infanterie qui n’a pas été auparavant désorganisée par des tirs d’artillerie ou une mousqueterie d’infanterie. La charge de Murat est donc toute de sacrifice et n’a pour objet que de fixer l’infanterie russe pour gagner du temps. Quelques bataillons russes trop lents à passer de la formation d’attaque (en colonne) à celle de défense (ligne ou surtout carré, plus adapté contre la cavalerie) sont sabrés et le résultat net de la charge est très relatif même si l’attaque russe est finalement enrayée. C’est finalement l’arrivée de Ney qui oblige Bennigsen à se replier.

L’Empereur reconstruit son centre et clame qu’il a gagné dans son bulletin de la Grande Armée (bien qu’il ait échoué à atteindre son objectif qui était de détruire l’armée russe, et ce malgré une situation stratégique favorable).  Les pertes sont énormes dans les deux camps et le combat est qualifié de boucherie par les plus aguerris. Napoléon est resté maitre du champ de bataille mais les Russes se sont retirés en bon ordre et estiment avoir remporté la victoire.  Ney résume la situation en découvrant les lieux du combat : “quel massacre ! Et sans résultat !”.

Lire Eylau 1807, de Frédéric Naulet.

8 février 1862 : naissance de Louis Ferdinand Ferber (Lyon).

Futur polytechnicien (à 20 ans), officier du Génie, puis d’artillerie, il construit une série de planeurs, et vole sur divers types d’avions. Il publie : L’aviation, ses débuts, son développement.  Il mourra aux commandes de son aéroplane en capotant au roulage sur un terrain mal aménagé, lors d’une exhibition publique à bord d’un biplan Voisin, le 22 septembre 1909, à Boulogne sur Mer.   Une stèle à sa mémoire est dressée à proximité immédiate de l’aéroport de Nice Côte-d’Azur. Par extension, le quartier de Carras est aussi appelé “Ferber”.  Il est l’un des précurseurs français de l’aviation. LCL Pierre B. CFA.

8 février 1917 : Guynemer abat son premier bombardier.

C’est aussi le premier pilote allié à parvenir à abattre un bombardier Gotha G.III avec son Spad VII. Il lui reste encore 7 mois à vivre et une cinquantaine d’avions à abattre.

8 février 1921 : prise d’Ain Tab par l’armée du Levant (actuelle Turquie, ancienne Cilicie).

La ville d’Ain Tab est considérée comme le Verdun turc. Durant toute la Première Guerre Mondiale, elle est l’objet d’attaques turques, arméniennes, syriennes, et franco-anglaises. Les Turcs se rendent aux Français après un siège épuisant. La Cilicie sera cédée aux Turcs par l’accord franco-turc du 11 mars 1921.

8 février 1958 : bombardement du village de Sakiet (Tunisie).

11 bombardiers B-26 équipés de bombes, 8 Mistral (bombes et roquettes) et 6 Corsair de l’aéronavale (bombes) attaquent le village situé près de la frontière avec l’Algérie. La Tunisie fournissant un soutien logistique aux combattants algériens, une mesure de représailles est décidée, notamment après qu’un avion de reconnaissance français a été pris à parti depuis le village de Sakiet.  Malheureusement, le bombardement est particulièrement sanglant (62 civils tués dont des enfants) et le tollé international que soulève cette action décrédibilise l’action de la France au Maghreb.




Chronique historique : 7 février

7022019

7 février 1517 : naissance du Port du Havre.  

“Face au développement des échanges commerciaux en Atlantique et soucieux d’avoir une base pour partir à la conquête du Nouveau Monde, François 1er charge Guillaume de Bonnivet de développer en Normandie, au lieu de Grace, un port sûr, une ville et une place forte protégeant l’entrée de la Seine.  

Aujourd’hui, le Grand port maritime du Havre, membre du groupement HAROPA Ports de Paris Seine Normandie, est le deuxième port français en trafic global (72 M de tonnes en 2017) et le premier port français pour les conteneurs (2,9 M d’EVP en 2017)”. CESM.  

 7 février 1807 : veille de la bataille d’Eylau (actuelle Bagrationovsk – Russie).  

Soult et Murat attaquent l’avant-garde russe de Bagration. Napoléon décide malgré l’infériorité numérique française d’attaquer le lendemain à partir du village d’Eylau. Il va vaincre mais au prix de très lourdes pertes. 

 7-8 février 1809 : siège de Saragosse (Espagne).  

Les Français du maréchal Lannes s’emparent du principal îlot de résistance de la ville de Saragosse dirigé par le général Palafox et aidé par toute une population que galvanise le clergé.  La bataille coûte en un mois aux Français 3 000 morts (dont le général Lacoste, commandant du génie. Ses sapeurs sont très sollicités dans les combats de rues) et 5 000 blessés, contre 50 000 Espagnols.  

 7 février 1915 : seconde bataille des lacs de Mazuries (actuelle Pologne).  

Les 8e et 10e armées allemandes prennent en tenaille les forces russes qui se replient de plus de 100 km et évitent la destruction grâce au sacrifice de la Xe armée russe. Les Allemands capturent tout de même 90 000 Russes mais ne parviendront pas à aller plus à l’Est. La première bataille des Lacs de Mazuries s’était soldé elle aussi par une défaite russe en septembre 1914. 

 7 février 1952 : mort du lieutenant Charles Rusconi (Phu Ly). 

Chef du commando 23, Rusconi est beaucoup moins célèbre que l’adjudant-chef Vandenberghe (commando 24) mais présente pourtant le même profil et la même efficacité lors des missions d’action dans la profondeur.  Comme Vandenberghe, assassiné 1 mois avant, il est trahi par un ancien vietminh « retourné » sur lequel le Dich Van (service d’action psychologique Viet) faisait pression. Il meurt avec la quasi-totalité de son commando dans la nuit du 7 au 8, submergé par une compagnie vietminh que le traître a fait pénétrer dans le camp.  

La particularité de son commando : vietnamiens et sénégalais. Ses soldats sénégalais disaient de lui : « Petit, mais malin ! ». 

 7 février 1962 : 10 attentats de l’OAS (Paris).  

L’Organisation Armée Secrète plastique le domicile de Malraux, Sartre et de plusieurs autres universitaires et journalistes. En réaction, un appel à la manifestation est lancé pour le lendemain (8 février) par des mouvements de la gauche malgré l’état d’urgence décrété depuis Avril 1961. Les forces de l’ordre, en chargeant les manifestants, créent un mouvement de foule où 8 personnes décèdent (à la station du métro Charonne). 

 7 février 1965 : début des bombardements américains sur le Nord Vietnam. 

 7 février 1968 : bataille de Lang Vei (Vietnam).  

Une section de bérets verts américains et une compagnie d’»irréguliers» sud-vietnamiens sont attaquées par surprise durant l’offensive du Têt par 4 000 soldats nord-vietnamiens dans le petit camp des forces spéciales de Lang Vei.   L’attaque nord-vietnamienne a pour objectif d’obliger les américains de la base de Khe Sanh à diviser leurs forces en portant secours à Lang Vei, situé à 8 kilomètres et qui n’a aucune chance de résister à l’attaque.  Pour la première fois durant le conflit, des blindés soviétiques PT 76 sont utilisés. Ce camp ne possède d’ailleurs aucun véritable système défensif. Le piège ne fonctionne pas puisque Khe Sanh se contente de fournir un appui de l’artillerie et de l’aviation sans envoyer de troupes au sol. La garnison des forces spéciales détruit 7 des 9 blindés qui attaquent mais doit s’exfiltrer après avoir perdu la moitié de ses effectifs. 

Si les Américains ne sont pas tombés dans le piège, ils ont néanmoins perdu cette bataille. Le coup au moral est réel puisque c’est une défaite d’une unité des forces spéciales, surprise et à moitié détruite dans son propre camp. 

  7 février 1991 : tir au mortier contre le Premier ministre britannique (Londres).  

Un commando terroriste de l’IRA (armée républicaine irlandaise) tire trois obus de mortier contre le 10 Downing street à partir d’une camionnette aménagée en poste de tir et garée à moins de 500 mètres de là.  La résidence du chef du gouvernement britannique est prise pour cible au moment où John Major tient une réunion importante concernant la guerre du Golfe.  Les obus ratent la salle du conseil mais soufflent toutes les vitres. Quatre policiers sont blessés. 

 7 février 1992 : signature du Traité de Maastricht (… à Maastricht).  

Passage d’une CEE ayant réalisé un marché économique commun à une Union ayant une vocation politique « sans cesse plus étroite entre les peuples de l’Europe ». 




Chronique historique : 6 février

6022019

6 février 1778 : Louis XVI reconnait l’indépendance des États-Unis d’Amérique.   

Le comte de Vergennes (ministre de Louis XVI) signe avec Benjamin Franklin (représentant Washington en France) un traité de commerce et d’assistance qui officialise l’aide militaire que certains officiers français (comme La Fayette) ont décidé d’apporter à titre individuel aux américains. Un corps expéditionnaire commandé par Rochambeau vient prêter main forte aux premiers volontaires français.   

Voir la RHA N° 125 (4/1976) Spécial Indépendance des États-Unis d’Amérique

 6 février 1807 : combat de Hoff (actuelle Russie – proche de Kaliningrad).  

En deux charges de cavalerie, les dragons du général Klein et les cuirassiers du général d’Hautpoul balayent deux régiments d’infanterie russes qui tentaient de reprendre Hoff. L’ennemi perd 2 000 hommes.  Les Russes se replient sur Eylau où le gros de leurs forces s’est regroupé.  Hautpoul sera mortellement blessé à Eylau deux jours plus tard. 

 6 février 1840 : bataille de Mazagran (Algérie).  

Les troupes françaises occupent depuis maintenant 10 ans l’Algérie mais sont encore confrontées à une forte opposition d’Abd el Kader. Le fort de Mazagran, situé à 4 km de Mostaganem, est la garnison de la 10ème compagnie du 1er bataillon d’infanterie légère d’Afrique (BILA) et est resté célèbre à la suite de l’attaque qu’il a repoussée.  Ces BILA sont plus connus sous l’appellation de Bat d’Af ou de bataillon disciplinaire puisque nombre de leurs chasseurs sont d’anciens droits communs. Le 3 févier, l’armée de Mustapha ben Tami, un des lieutenants d’Abd el Kader, attaque le fort avec 2000 à 12 000 hommes (selon les sources) pensant que les 123 chasseurs qui le défendent seront écrasés et que la garnison de Mostaganem sera obligée de sortir et de s’exposer. Or, contre toute attente, la 10e cie du capitaine Lelievre résiste parfaitement aux trois jours d’assaut et inflige une belle défaite aux assaillants. Mazagran ayant tenu, Mostaganem n’a pas été inquiété. 

 6 février 1806 : bataille navale de Saint Domingue (Mer des Caraïbes).  

L’escadre du contre-amiral Leissègues (8 navires) est sévèrement battue par celle du vice-amiral anglais Duckworth (11 navires) en deux heures de combat. Leissègue avait cependant réussi, le 22 janvier, à forcer le blocus anglais de l’île pour apporter vivres et troupes au général Ferrand, commandant Saint Domingue. 

 6 février 1934 : manifestation antiparlementaire (Paris).  

Des ligues nationalistes et des associations d’anciens combattants appellent à manifester. La manifestation dégénère causant 15 morts. L’État se dote de moyens pour réprimer ces ligues et associations (Décrets de 1936). 

 6 février 1945 : exécution de Robert Brasillach (fort de Montrouge).  

Normalien, écrivain (biographies de Virgile et Corneille) puis journaliste, il est surtout connu pour ses violentes prises de position antisémites et antibolcheviques en tant que rédacteur en chef de Je suis partout (1930-1944), l’hebdomadaire collaborationniste à partir de Juin 1940.  Prônant un « fascisme français », remède selon lui aux fascismes étrangers, il se désolidarise de l’Action française, durant l’Occupation, en soutenant intellectuellement l’Allemagne nazie dont il dénonçait pourtant l’ineptie dans les années 30. Il se constitue prisonnier à la Libération, est jugé et condamné à mort dans la même journée. Un collectif des plus grands noms d’intellectuels français demande sa grâce que le général de Gaulle n’accorde pas estimant que « le talent est un titre de responsabilité ». 

 6 février 1998 : assassinat du préfet Claude Érignac (Ajaccio – Corse).  

Préfet de Corse depuis le 1er janvier 1996, Claude Érignac est assassiné de trois balles à bout portant dans la tête par des indépendantistes corses alors qu’il remonte, à pied et sans escorte, une avenue d’Ajaccio pour rejoindre sa femme à un concert de musique classique. En août 2001, l’enquête est close et les suspects arrêtés à l’exception d’Yvan Colonna toujours en fuite. Le 11 juillet 2003, après six semaines de procès, la cour d’assises spéciale de Paris condamne huit membres du “commando” à des peines allant de 15 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité. Arrêté une semaine avant ce verdict, Yvan Colonna sera condamné le 13 décembre 2007 à la réclusion criminelle à perpétuité.




Chronique historique : 5 février

5022019

5 février 1679 : traité de Nimègue.

La signature du traité de paix marque la fin de la guerre de Hollande (débutée en 1672) qui a opposé la France (pour une fois alliée à l’Angleterre), aux Provinces-Unies et à l’Espagne. Après une phase d’opérations navales alternant désastres et indécisions pour les Anglo-français de 1672 à 1673, l’invasion du territoire hollandais par Louis XIV provoque l’extension du conflit et la fin de l’alliance avec l’Angleterre.

 5 février 1782 : prise des colonies hollandaises (actuel Guyana – Amérique du Sud).

Le capitaine de vaisseau Guy Pierre Kersaint de Coëtnempren, commandant la frégate Iphigénie prend, avec quatre autres bâtiments, les comptoirs de Demerara, Essequibo et Berbice, que les Anglais avaient eux-mêmes enlevés aux Hollandais.

 5 février 1810 : prise de Malaga (Espagne).

Le général Horace Sébastiani prend la ville andalouse.

 5 février 1915 : censure météorologique (France).

« Les journaux français ne sont plus autorisés à publier des informations météorologiques pour ne pas renseigner les services de navigation aérienne ennemis ».

 5 février 1951 : création de la ligne DEW (États-Unis – Canada).

La DEW (Distant Early Warning line) est une ligne avancée d’alerte précoce constituée de stations radars réparties essentiellement au nord du Canada. Son objectif est au début de détecter toute tentative d’intrusion des bombardiers soviétiques à long rayon d’action puis les trajectoires balistiques venant d’URSS et passant par le pôle Nord. Avec l’avènement des satellites d’observation, cette ligne a été quasiment démantelée.

 5 février 1956 : création du Comité de recherche des applications militaires de l’énergie atomique.

Actuelle Direction des applications militaires du CEA.

 5 février 1977 : la DMA devient la DGA.

La délégation ministérielle pour l’armement (créée en 1961) se transforme en délégation générale pour l’Armement. Elle ne prend l’appellation de direction qu’en 2009. Elle a pour missions d’équiper les forces, de préparer le futur en anticipant les risques et menaces et promeut les exportations d’armement.

 5 février 1994 : attentat au marché de Markale (Sarajevo).

À 12h20, un obus de mortier de 120 mm s’abat en plein cœur du marché de Markale et tue 68 personnes et cause 200 blessés. En heurtant un auvent, la charge explose en effet à hauteur d’hommes, ce qui en décuple les effets mortels. Deux thèses s’opposent alors. Dès les premiers instants, les Musulmans accusent les Serbes d’avoir tiré un obus de mortier depuis les collines environnantes. Ces derniers dénoncent une machination destinée à les faire accuser. Ce n’est qu’en 2003 que le Tribunal pénal international pour la Yougoslavie établit les responsabilités dans cet attentat et désigne le général Stanislav Galic (Bosniaque serbe) comme responsable de ce bombardement. Malgré son appel, il fut condamné à la prison à vie en 2006 et purge sa peine en Allemagne. À noter qu’un second massacre a lieu au même endroit le 28 août 1995.




Chronique historique : 4 février

4022019

4 février : sainte Véronique.  

Sainte patronne des photographes et cameramen militaires (ECPAD, DICoD, SIRPA).  Durant la Passion, Véronique (« vraie image ») a osé s’approcher du Christ peinant sous la croix, malgré les soldats qui le gardaient, pour essuyer son visage avec un linge. Celui-ci est resté imprimé sur le tissu.  

A propos du voile de Véronique voir aussi l’histoire du voile de Manopello (Italie). 

 4 février 1536 : signature d’une alliance franco-ottomane.  

François 1er et Soliman le Magnifique signent les Capitulations, chacun pensant porter un coup mortel à leur ennemi commun, le Habsbourg Charles Quint.  L’alliance fait scandale car pour la première fois officiellement, l’intérêt de l’État prime sur la solidarité religieuse et conduit entre autres François 1er à permettre à la flotte ottomane de faire relâche à Marseille pendant plusieurs mois.  Si l’alliance de revers sert Soliman dans sa marche vers Vienne, elle ne se révèle en revanche d’aucune utilité tactique pour les Français si ce n’est leur accorder la charge de protéger les chrétiens d’Orient. 

 4 février 1812 : prise du fort de Peniscola (Espagne).  

Le très vieux fort de la péninsule de Peniscola défendu par une garnison de 1000 hommes et 60 canons se rend au général Severoli (de l’armée d’Aragon du maréchal Suchet) après un bombardement d’une semaine. Le fort aurait semble-t-il pu tenir plus longtemps mais son gouverneur, le général Garcia Navaro est pressé de décevoir ses insupportables alliés anglais en livrant la place à un ennemi respecté (Suchet était généralement apprécié des Espagnols).   

Peniscola, accessible par la mer et facilement défendable, aurait pu devenir une tête de pont anglaise. 

 4 février 1892 : mort du capitaine Menard (Côte d’Ivoire).  

Capitaine Saint-cyrien de l’infanterie de Marine, Joseph Menard est assiégé (avec 5 tirailleurs) par 600 guerriers Sofas dans son poste de Séguéla alors qu’il mène des reconnaissances dans la région pour opérer la jonction avec le Sénégal. Bientôt à court de munitions, il charge ses assiégeants et meurt au combat. 

 4 février 1912 : essai raté d’un parachute à partir de la Tour Eiffel.  

François Reichelt s’élance du premier étage avec un parachute de son cru : un costume-parachute en toile caoutchoutée inspiré des chauves-souris.  Ayant rédigé auparavant son testament, le tailleur du quartier de l’Opéra se jette à 8h57 du premier étage de la Tour Eiffel, soit une hauteur de 57 mètres.  Son costume ne s’ouvre qu’à moitié et il s’écrase.  Ayant appelé la presse, ce tragique essai a été filmé à l’époque.  

 4 février 1945 : conférence de Yalta.  

Roosevelt, Churchill et Staline anticipant la chute du IIIe Reich, continuent de préparer l’après-guerre en se partageant le monde en zones d’influence. 

 4 février 1958 : livraison du premier porte-avions nucléaire (Newport – États-Unis).  

L’USS Enterprise, premier porte-avions à propulsion nucléaire est livré aux chantiers navals américains de Newport. Retiré du service en fin 2012. 

 4 février 1961 : début de la guerre en Angola (Luanda).  

Un groupe de 200 nationalistes indépendantistes attaque à l’arme blanche et sans réelle préparation la prison et l’aéroport de Luanda. La riposte des forces portugaises cause 60 morts. La guerre d’indépendance débute. Elle s’achève en 1975 pour se transformer en guerre civile (jusqu’en 2002).  Cette attaque suicidaire est considérée comme l’acte fondateur de la guerre d’indépendance.  Certains y ont vu rétrospectivement une commémoration du 4 février 1794 (la Convention abolit l’esclavage). 

 4 février 1969 : première mise en réseau d’ordinateurs par ARPANET.  

Le réseau qui va devenir Internet débute par la mise en réseau de 4 ordinateurs d’Universités américaines. Les crédits de recherche proviennent de la DARPA (defense advanced research projects agency) dont l’homologue français, s’il fallait comparer, pourrait être la DGA (délégation générale pour l’armement).   

 4 février 2004 : lancement de Facebook (Harvard – États-Unis).  

L’étudiant Mark Zuckerberg créé un trombinoscope interactif en ligne pour son université. Le succès est immédiat et gigantesque.  Aujourd’hui, près d’1 milliard de comptes sont actifs dans le monde. Facebook est le deuxième site le plus fréquenté derrière Google.  La quantité de données personnelles stockées sur les serveurs de Facebook explique l’intérêt de la NSA (National Security Agency) comme l’a révélé dernièrement Edward Snowden à travers l’affaire PRISM. 




Chronique historique : 2 février

4022019

2 février 1688 : mort d’Abraham Duquesne (Paris).  

Lieutenant général des armées navales en France et amiral major pour la couronne suédoise, Duquesne est l’un des plus célèbres marins de Louis XIII et Louis XIV.  

 2 février 1814 : combat de Rosnay (Aube).  

Le maréchal Marmont couvre avec 3 000 hommes la retraite de Napoléon après la défaite de La Rothière. Il tient tête aux 25 000 Bavarois du général de Wrède et défend le pont de Rosnay. C’est à Rosnay que Napoléon donne pour devise à l’héroïque 132e de ligne : « Un contre huit ». Joli raccourci illustrant le sacrifice de ce régiment. Le 132 Bataillon cynophile de l’armée de Terre est aujourd’hui l’héritier du 132e de ligne. Il est implanté à Suippes dans la Marne. 

 2 février 1840 : début de la bataille de Mazagran (Algérie).

Jusqu’au 6 février les 123 hommes de la 10ème cie du capitaine Lelievre résistent parfaitement aux 1 200 hommes de Mustapha ben Thami, l’un des seconds d’Abd el-Kader. (voir Chronique du 6 février).

 2 février 1871 : fin de l’armée de Bourbaki (Suisse).  

Vaincue à la bataille de la Lizaine, l’armée de Bourbaki, après avoir traversé le Jura en plein hiver, débouche en Suisse près de Neuchâtel. La grande détresse des soldats vêtus de haillons déclenche un élan de générosité de la part des Helvètes 

 2 février 1960 : les pleins pouvoirs à de Gaulle (Assemblée nationale).  

Le Premier ministre Michel Debré, compte tenu de la situation insurrectionnelle en Algérie, demande aux députés de voter les pleins pouvoirs au Président de la République, ce qui est fait par 449 voix contre 79.  Pendant un an le gouvernement va gouverner par ordonnances.  







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