Chronique historique : 30 octobre

2112019

30 octobre 1451 : naissance de Christophe Colomb (Gène).
En l’absence d’un acte de naissance en bonne et due forme, les historiens estiment que le découvreur du Nouveau Monde est génois.
La tradition en Corse certifie qu’il est né à Calvi.

30 octobre 1813 : bataille de Hanau (Allemagne).
Après la défaite de Leipzig, l’Empereur ne peut envisager d’autre scénario que celui de fin 1812 : se regrouper en France, pour reprendre des forces pour poursuivre la lutte. Mais, les conditions ont évolué : la Grande Armée est en majeure partie une armée de conscrits et la Confédération du Rhin a volé en éclats (les Saxons passent à l’ennemi au beau milieu de la bataille des nations). L’extrême jeunesse du soldat français a pour conséquence  de transformer une retraite en déroute et les débris de l’armée française (environ 70 000 hommes en armes et 30 000 hommes désarmés et débandés) s’étalent sur deux jours de marche. Quant aux alliés d’hier, ils dressent à Hanau un verrou, composé de troupes Austro-Bavaroises commandées par le général de Wrède auxquelles s’ajoute une force Russo-autrichienne, destiné à interdire le retour de l’armée française sur le sol de France. Environ 45 000 coalisés prétendent disputer le terrain à 17 000 Français, principalement des troupes de la Garde impériale. Un instant indécis, le sort de la bataille est décidé par une charge de la cavalerie de la Garde. La route qui mène à la France est sauvée. La garde d’honneur est un sujet relativement peu étudié. L’ouvrage de référence reste celui du LCL Housset La garde d’honneur.

30 octobre 1836 : coup d’État manqué de Louis Napoléon Bonaparte (Strasbourg).
Avec quelques hommes, le neveu de Napoléon 1er venu de Suisse où il réside avec sa mère, tente de soulever la garnison de Strasbourg et notamment le 4e RA où a servi son oncle. Il pensait gagner Paris et rallier à lui progressivement la population. Le flop est total. Le roi Louis-Philippe, plutôt que de laisser agir la justice, le fait embarquer pour les États-Unis. Louis-Napoléon Bonaparte tentera un nouveau coup d’État en Août 1840 à Boulogne sur Mer et sera cette fois condamné à vie et incarcéré. Il s’évadera au bout de 6 ans de captivité.

30 octobre 1910 : décès d’Henri Dunant (Suisse).
Homme d’affaire d’origine suisse naturalisé français, Dunant est à l’origine de la création de la Croix rouge. Horrifié par la quasi absence de soutien sanitaire aux blessés de la bataille de Solférino (1859), il initie le mouvement qui donnera naissance à la Croix rouge. Il est le premier lauréat du prix Nobel de la Paix (1901).

30 octobre 1918 : armistice de Moudros (Ile de Lemnos – Grèce).
L’empire ottoman signe l’armistice mettant fin à sa participation au conflit aux côtés des Empires centraux. Les Bulgares avaient fait de même un mois plus tôt, bousculés par l’offensive de Franchet d’Esperey.

30 octobre 1938 : “la guerre des mondes” diffusée par C.B.S (côte Est des Etats-Unis).
Le jeune acteur réalisateur, Orson Welles (23 ans), adapte pour la radio CBS le roman de son homonyme H.G Wells, “La guerre des mondes” et le diffuse en simulant une interruption de programme et sans prévenir qu’il s’agit d’une fiction.
Cherchant la célébrité, Orson Welles a exagéré au fil du temps le nombre de cas réels de panique causés par la pièce radiophonique. L’épisode est aujourd’hui ancré dans la mémoire comme ayant provoqué la terreur de la population de la côte Est.




Mort du général d’armée (2s) Wilfrid Boone

29102019

Le général d’armée (2s) Wilfrid Boone Arbod Borssat de Lapérouse, ancien gouverneur militaire de Lyon vient de mourir dans sa 97ème année après un magnifique parcours d’officier.

Ses lettres sur le commandement ont marqué les jeunes officiers de toute une génération.

Le site « maréchal un jour » du général J-F Delochre lui rend hommage :

http://marechalunjour.unblog.fr/2019/10/29/deces-dun-grand-soldat/




Chronique historique : 28 octobre

29102019

28 octobre 1696 : naissance de Maurice de Saxe à Goslar (Saxe, Allemagne).

Futur maréchal de France.

28 octobre 1806 : victoire de Prentzlow (Prusse).

« La plus belle charge que j’ai jamais vue ! » aimait à dire le général, futur Prince Murat qui pourtant à Eylau (février1807) mènera la plus grande charge de cavalerie de l’histoire (12 000 cavaliers !). A Prentzlow,  les dragons de la Grande Armée, conduits par les généraux Grouchy et Beaumont sont éclairés par la cavalerie légère (la brigade infernale) du général Lassalle et balaient les forces du prince prussien Auguste de Hohenlohe. Tout ce qui avait échappé des Gardes du roi de Prusse à la bataille d’Iéna tombe entre les mains des Français : 16 000 fantassins presque tous gardes ou grenadiers, 6 régiments de cavalerie, 45 drapeaux et 64 pièces d’artillerie attelées (d’après le 22ème bulletin de la Grande Armée)

28 octobre 1839 : passage des « Portes de fer » (Algérie).

Le duc d’Orléans, fils du roi Louis-Philippe, traverse le défilé des « Portes de fer » afin d’établir une liaison entre Alger et Constantine. Abd el-Kader dénonce cette intrusion sur son territoire et en prend prétexte pour annoncer le 18 novembre 1839 la reprise de la guerre sainte (jihad ou djihad) au général Bugeaud, de retour en Algérie.

28 octobre 1904 : début de l’affaire des fiches (Assemblée nationale – Paris)

  Le député Jean Guyot de Villeneuve, renseigné par Jean-Baptiste Bidegrain, secrétaire adjoint du Grand Orient, interpelle le gouvernement sur le fichage des officiers par le Grand Orient à la demande du ministre de la Guerre, le général André.

28 octobre 1922 : marche sur Rome (Italie).

Mussolini et ses Chemises noires impressionnent le gouvernement italien. Cet évènement est considéré comme l’avènement du fascisme en Italie.

28   octobre 1950 : le service militaire français passe de 12 à 18 mois (France).
28   octobre 1955 : naissance de Bill Gates (Seattle – États-Unis). 

Fondateur et PDG du   groupe informatique Microsoft. L’une des plus grosses fortunes mondiales.   Retraité depuis 2014.

28 octobre 1962 : référendum sur l’élection présidentielle.

Les Français approuvent à 62% par référendum, l’idée de l’élection du Président de la République au suffrage universel direct. Les présidents de la République française sont élus au suffrage universel depuis 1848.




Chronique historique : 27 octobre

28102019

27 octobre 1870 : le maréchal Bazaine capitule à Metz.

L’armée du Rhin que commande Bazaine est forte de 180 000 hommes. Aussi, lorsqu’il décide à la surprise générale de s’enfermer dans Metz, il compromet les chances françaises de briser l’offensive prussienne. Déjà critiqué pour avoir choisi de rompre le combat à la bataille de St Privat-Gravelotte (18 août), il déclenche contre lui la fureur de ceux qui continuent à se battre et notamment de Gambetta occupé à lever des armées en province après son évasion de Paris en ballon libre (fourni par le Génie). L’attitude étrange de Bazaine s’expliquerait par son hostilité au régime républicain qui vient de prendre le pouvoir à Paris à la suite de la reddition de Napoléon III (2 septembre).

Pour l’anecdote : le gérant du mess à Saint-Cyr était surnommé Bazaine… (gérant du mess = J’ai rendu Metz).

27 octobre 1918 : démission du général Ludendorff.

 Le chef d’état-major des armées allemandes, conscient de la défaite inéluctable, présente sa démission.

27 octobre 1981 : whiskey on the rocks (côte suédoise).

En pleines manœuvres navales suédoises, le sous-marin soviétique S-363 de la classe Whiskey s’échoue sur des hauts-fonds en vue de la plus grande base navale du pays et donc à l’intérieur des eaux territoriales. L’incident crée une très forte tension internationale jusqu’à ce que le sous-marin soit remorqué par les Suédois (le 6 novembre) dans les eaux internationales où il est pris en charge par la flotte soviétique. Des inspections de la coque depuis l’extérieur du sous-marin ont permis aux spécialistes suédois de détecter des traces d’uranium 238 à l’avant du navire qui dans un premier temps à fait penser à la présence de torpilles nucléaires. Or l’U 238 était utilisé par les soviétiques dans la fabrication des enveloppes compte tenu de sa densité et pas dans celle d’une charge nucléaire.

 

 




Chronique historique : 26 octobre

28102019

26 octobre 1440 : exécution de Gilles de Rais (Nantes).

Gilles de Montmorency-Laval, baron de Retz était Maréchal de France, Chambellan du roi et héros de nombreuses batailles aux côtés de Jeanne d’Arc (siège d’Orléans, Patay,…).

Eloigné de la cour royale au moment où il hérite de la fortune de son grand-père et tuteur (1432), son désœuvrement conjugué avec sa nouvelle richesse le conduisent à laisser libre court à un sadisme criminel à l’encontre de centaines d’enfants ayant le malheur de le croiser autour de ses châteaux en Vendée.

Repéré à force de disparitions inexpliquées sur ses terres, il est arrêté et jugé. Après des aveux circonstanciés dont l’horreur autant que la contrition émeuvent l’audience, il est pendu puis brulé.

26 octobre 1813 : bataille de Chateauguay (actuel Canada).

Une troupe de 1800 voltigeurs canadiens et amérindiens repoussent avec succès l’attaque de 3000 américains. La bataille fait partie des événements fondateurs du Canada.

26 octobre 1942 : bataille navale de Santa Cruz (Pacifique Sud).

Durant la bataille pour le contrôle de Guadalcanal, deux Task Forces américaines interceptent une flotte japonaise dont la mission est de débarquer des renforts à Guadalcanal. Les Japonais détruisent le porte-avions américain Hornet et endommagent gravement deux autres navires. Ils perdent cependant plus de 100 avions dans le combat et doivent renoncer à secourir Guadalcanal.

Comme pour la bataille de la mer de Corail (mai 1942), les flottes se sont combattues uniquement grâce à leurs avions embarqués sans jamais être à portée de tirs directs.

26 octobre 1966 : incendie à bord de l’USS Oriskany (Golfe du Tonkin).

Des fusées éclairantes se déclenchent à bord du porte-avions américain entrainant un incendie géant. 43 morts, 4 avions détruits. L’incendie aurait été causé par un départ accidentel de roquettes air-sol restées actives sous les ailes des avions stockés sur le parking du pont d’envol. Le lieutenant John Mac Cain, futur prisonnier de guerre du Vietminh et futur sénateur de l’Arizona était présent à bord.

26   octobre 2002 : mort du général d’armée Jacques Massu.

Mort à 94 ans, le   général Massu était un « très grand soldat qui fut de tous les combats de la   France contemporaine* » et « plaça l’obéissance à la République au premier   rang de ses devoirs* ».

Ancien du Prytanée,   saint-cyrien, il choisit l’infanterie coloniale et s’est illustré sur   quasiment tous les théâtres d’opérations de la France en 40 ans de services :   seconde guerre mondiale, guerre d’Indochine, guerre d’Algérie et crise de Suez.   En 1940, Massu répond, parmi les tout premiers, à l’appel du 18 juin, en   ralliant la France libre avec ses hommes dès août. Il est alors capitaine à   la tête de la 6e compagnie du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad ;   il sera fait Compagnon de la Libération.

Le 13 mai 1958, alors   que la foule a envahi le siège du gouvernement général à Alger, Massu est le   seul, grâce à sa popularité (il venait de remporter la bataille d’Alger avec   la 10ème Division Parachutiste), à pouvoir se faire entendre ; il   prend la tête du Comité de salut public et se prononce publiquement en faveur   du retour au pouvoir du général de Gaulle. Il reconnaîtra en 2000, à la suite   de l’affaire Aussaresse et l’accusation d’emploi de la torture durant cette   bataille, que l’ « on aurait pu s’en passer ».

Parfois appelé le   « grognard du gaullisme », Massu tout en étant un fidèle de de Gaulle ne lui   ménageait pas non plus ses critiques notamment à propos de l’Algérie : il fut   rappelé en France métropolitaine alors qu’il était chef des forces à Alger,   pour être sorti de son devoir de réserve en janvier 1960.

C’est néanmoins auprès   de lui que le général de Gaulle cherchera un appui lors des émeutes de mai   1968 alors qu’il commande les Forces françaises en Allemagne.

* Communiqué du   président J. Chirac à la mort de Massu.

26 octobre 2002 : assaut du théâtre Doubrovsky (Moscou).

Les forces spéciales russes donnent l’assaut au théâtre où le commando tchéchène de Movsar Baraïev retient en otage depuis le 23 octobre environ 900 personnes. Un gaz paralysant répandu  juste avant l’attaque tue 169 personnes dont 42 terroristes.




Chronique historique : 25 octobre

28102019

25 octobre 732 : bataille de Poitiers.

Charles Martel, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne arrête, entre Tours et Poitiers (à Ballan-Miré), l’armée d’ Abd el-Rahman. Ce dernier meurt dans l’affrontement. Ce coup d’arrêt est repris par tous les chroniqueurs européens.

25 octobre 1147 : prise de Lisbonne par Alphonse 1er (Portugal).

Le roi du Portugal, après de nombreuses tentatives, reprend la ville qu’occupaient les Musulmans depuis près de 400 ans.

25   octobre 1415 : défaite française d’Azincourt (Pas-de-Calais).

Cette défaite est   d’autant plus pénible pour les Français qu’elle répète celles de Crécy (1346)   et Nouaillé-Maupertuis (1356) plus connue sous le nom de bataille de   Poitiers.

Le roi d’Angleterre,   Henry V, débarque à Harfleur avec son armée (15 000 hommes) pour réclamer la   couronne française que le roi Charles VI, affaibli par des crises de démence,   ne peut plus défendre. Charles d’Albret, connétable de France, barre la route   vers Calais aux Anglais avec l’armée royale forte de 20 000 hommes au niveau   d’Azincourt. Les Français, plus nombreux, sont sûrs de l’emporter et   négligent de préparer convenablement l’affrontement en s’adaptant à la   situation particulière du champ de bataille : terrain étroit et boueux ne   permettant ni déploiement ni charge de la chevalerie, mauvais positionnement   des gens de pieds et archers,… Henry V, se sachant en infériorité numérique   préfère utiliser les armes à grande portée (arcs).

La bataille est un   carnage qui détruit l’encadrement de l’armée : 6000 chevaliers français   tombent (principalement) sous les flèches anglaises et les gens de pied. C’en   est réellement fini de l’ère de la chevalerie : Le roi anglais craignant un   retournement de situation n’hésite pas à faire égorger les très nombreux   prisonniers français.

25 octobre 1747 : bataille du cap Finisterre (au large de l’Espagne).

« Pendant la guerre de Succession d’Autriche, les Français protègent leurs convois marchands face à l’Escadre de l’ouest anglaise. Huit bâtiments commandés par le marquis de L’Estenduère escortent 252 navires vers les Antilles quand 14 vaisseaux anglais les attaquent. Alors que la bataille semble tourner au désavantage des Français, le Tonnant et l’Intrépide, vaisseaux récents qui jouissent d’une forte avance technologique réussissent à se dégager. La majorité du convoi échappe ainsi à la Royal Navy qui réforme alors ses techniques de combat et sa flotte ».

25 octobre 1854 : bataille de Balaklava (Crimée).

Dans une première tentative pour rompre le siège de Sébastopol, les 25 000 russes de l’armée de secours surgissent sur les arrières anglais dans la plaine de Balaklava, occupée par une troupe hétérogène principalement composée d’un bataillon du 93 Highlanders, bientôt renforcé par tout ce que le contingent franco-anglais peut engager au plus vite. De ce combat résultent trois faits devenus mythiques pour les alliés britanniques : l’arrêt de la charge de la cavalerie russe par la mince ligne sur deux rangs des grenadiers écossais (the thin red line), la dispersion de la cavalerie russe par la charge de la brigade lourde de Lord Scarlett, et surtout la charge de la brigade légère de Lord Cardigan, qu’une accumulation invraisemblable de facteurs négatifs transforme en carnage malgré son soutien par les escadrons du 4ème Chasseurs d’Afrique (les trois quarts des cavaliers engagés périssent dans cet assaut frontal dénué de tout intérêt tactique).

25   octobre 1983 : invasion américaine de la Grenade (Caraïbes)

Les coups d’État se   sont succédé dans l’île entre 1979 et 1983 créant une

instabilité politique   et un climat de guerre civile. L’instauration d’une dictature militaire   marxiste par le général Hudson Austin le 19 octobre pousse l’Organisation des   États Caraïbes de l’Est, ainsi que la Barbade et la Jamaïque à demander   l’assistance des États-Unis … que ceux-ci avaient déjà programmée.

7600 Américains   débarquent sur l’ile, en provenance de la Barbade et affrontent environ 1200   soldats grenadins ainsi que 780 Cubains.

L’Assemblée Générale   de l’ONU condamne le 2 novembre l’opération pour »violation flagrante des   lois internationales». Le Conseil de Sécurité tente d’émettre une Résolution   en ce sens, mais son vote est bloqué par le veto des États-Unis.

Les troupes   américaines entament leur retrait dès le 3 novembre 1983, les derniers   soldats quittant la Grenade le 15 décembre. Pertes américaines : 19 tués et   106 blessés. Pertes adverses : 69 tués. A noter que parmi les prisonniers se   trouvent des Soviétiques, Est-Allemands, Bulgares,…




Chronique historique : 24 octobre

28102019

24 octobre 1360 : traité de paix franco-anglais (Calais).

Le roi de France Jean II le Bon ayant été fait prisonnier lors de la bataille de Poitiers (19 septembre 1356), il est retenu prisonnier à Londres et promet au Plantagenêt Henry III une forte rançon et la moitié des possessions capétiennes pour sa libération. Cet accord est à nouveau négocié lors du traité de Brétigny (8 mai 1360) où le Dauphin, fils de Jean II le Bon et futur Charles V le Sage obtient que l’Anglais cesse de revendiquer la couronne de France. Cet accord ratifié à Calais ramène la France à ses possessions de 1223. Il ne sera jamais accepté dans les faits.

24 octobre 1790 : adoption du drapeau tricolore dans la Marine de guerre française.  

« L’Assemblée constituante décide que tous les vaisseaux de guerre et navires de commerce français porteront un pavillon aux trois bandes verticales : rouge près de la hampe, blanc au centre et cette bande sera plus large que les autres, bleu enfin. Le sens vertical des couleurs s’impose. En effet, depuis un siècle déjà, le pavillon néerlandais aux couleurs rouge, blanc, bleu disposées à l’horizontal flotte sur toutes les mers.

Le drapeau tricolore ne prend sa forme définitive que le 15 février 1794 (27 pluviôse an II) lorsque la convention nationale décrète que le pavillon national « sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs ». La légende voudrait que ce soit le peintre Louis David qui ait choisi l’ordre des couleurs ». Site de l’Elysée.

24 octobre 1916 : reprise du fort de Douaumont (près de Verdun).

Le groupement Mangin reprend le fort avec notamment le RICM et l’action décisive du futur sergent du génie Dumont (19e bataillon du génie).

24 octobre 1917 : début de la bataille du Caporetto (actuelle Slovénie).

Le front des Alpes, opposant depuis mai 1915 les Austro-hongrois aux Italiens est relativement stable jusqu’à l’arrivée des renforts allemands commandés par le général Otto von Below. Fort de son expérience acquise sur le front russe (1914) et des techniques d’attaque de tranchées désormais maitrisées, il lance la XIVème armée contre les lignes italiennes adossées à l’Isonzo. Surpris, les Italiens subissent dès le premier jour de l’attaque une défaite évidente : ils reculent de 25 km sous un déluge d’obus et de gaz de combat. A la mi-novembre, les Allemands sont aux portes de Venise après une percée de 140 km. Le front se stabilise sur la Piave grâce à l’intervention de 6 divisions franco-britanniques. Le lieutenant Erwin Rommel se fait connaitre lors de cette bataille. Servant dans les troupes de montagne allemandes, il prend avec son bataillon, en 48 heures seulement, trois sommets dont certains culminent à 2000 mètres en ne perdant que 6 hommes. A la fin de la bataille du Caporetto, le 9 novembre, il accomplit un nouvel exploit en s’emparant d’un village entier après avoir franchi un lac gelé. Le terme Caporetto est synonyme aujourd’hui de désastre tant la défaite fut importante : 300 000 morts, blessés et prisonniers alors que les Austro-allemands ne perdent que 5 000 hommes.

24 octobre 1928 : combat de Tamaskate (Nord de l’actuel Mali).

Apprenant qu’un important rezzou vient de pénétrer sur la zone de compétence du poste de Kidal, le lieutenant Le Cocq monte un contre-rezzou. En moins d’une semaine, il constitue un commando avec ses meilleurs éléments, se met en chasse de l’ennemi et finit par le détecter à Tamaskate. Victoire totale.

24 octobre 1940 : entrevue de Montoire (Loir et Cher).

Hitler remontant en train d’une visite au général Franco s’arrête à Montoire pour y rencontrer Pétain, chef de l’État français. Pétain déclare « entrer en collaboration ». Ce mot n’a, en octobre 1940, pas le même sens que celui qu’il acquiert dans les 4 ans qui suivent.

24 octobre 1945 : naissance officielle de l’ONU.

Si la Charte de San Francisco a été signée le 26 juin 1945, la naissance effective de l’ONU a lieu au moment de la ratification par la plupart des États membres.

24 octobre 1973 : fin de la guerre du Kippour.

Israël est attaqué par l’Egypte, la Syrie et la Jordanie sans préavis, le 6 octobre, jour du Grand Pardon et fête la plus sainte chez les Juifs. Après quelques jours de doute et de victoires arabes, Israël endigue et repousse l’attaque en mobilisant ses réserves et recevant l’appui des États-Unis.

 

 

 




Chronique historique : 23 octobre

28102019

23 octobre : fête des aumôniers militaires.

L’évêché catholique aux armées a choisi Saint Jean Capistran (1386–1456) pour saint patron des aumôniers militaires catholiques.

23 octobre 1812 : le général Malet rate son coup d’État contre Napoléon (Paris).

Profitant de l’absence de l’empereur (campagne de Russie), le général Malet s’échappe de la résidence surveillée où il est incarcéré pour tentative de putsch. Il fait croire à la mort de Napoléon puis tente d’imposer un gouvernement provisoire. La tentative échoue lorsque le général Hulin, commandant la place de Paris, demande des ordres écrits. Malet panique, tire sur Hulin et est arrêté. Il est exécuté le 29 octobre. Napoléon, apprenant le 6 novembre qu’il avait failli être renversé, sera surtout surpris que personne n’aie crié : « Napoléon 1er est mort, vive Napoléon 2 ! ».

23 octobre 1917 : bataille de la Malmaison (Aisne).

Bataille école des offensives à objectif limité voulues par Pétain. Les objectifs assignés sont presque tous atteints dans la journée et l’offensive cesse dès le 25 après avoir atteint le canal de l’Oise.

23 octobre 1942 : contre-attaque britannique (El Alamein).

L’Afrikakorps entame une retraite définitive face à la VIIIème armée de Montgomery. C’est le premier revers significatif du Reich depuis le début de la guerre. Cette victoire d’El Alamein est en partie due à deux actions héroïques françaises : plus tôt dans l’année à Bir Hakeim, en mai et juin, la brigade Koenig en résistant efficacement et de manière inattendue à Rommel a donné aux britanniques le temps de préparer leurs lignes de défense pour recevoir l’Afrikakorps.

Ensuite, durant la bataille d’El-Alamein, les éléments français (13e DBLE, 1er régiment de spahis marocains, 501e compagnie de chars, 1er RCA et des fusiliers marins armant la DCA) commandés par le LCL Amilakvari sont chargés d’opérer une diversion au sud du dispositif pour permettre l’effort de la VIIIe armée au nord. L’opération est un succès mais se solde par un lourd bilan français. Amilakvari meurt au combat dans le massif d’El Himeimat. Il est Compagnon de la Libération.

23 octobre 1944 : bataille aéronavale de Leyte (golfe de Leyte – Philippines).

Plus grande bataille aéronavale de l’histoire qui voit la neutralisation de la flotte japonaise par l’US Navy. C’est aussi la première apparition des Kamikazes.

23 octobre 1954 : création de l’UEO (Paris).

Lors de la signature des accords de Paris, l’Union de l’Europe Occidentale est créée (F, GB, RFA, It, Benelux). Ils mettent aussi officiellement fin à l’état de guerre entre ces pays. L’U.E.O est née de l’échec de la C.E.D (communauté européenne de Défense), projet mort-né.  Dissolution de l’U.E.O en 2011.

23 octobre 1956 : début de l’insurrection de Budapest (Hongrie).

La mort de Staline (1953) ayant entraîné un relâchement relatif de la pression soviétique sur l’Europe de l’Est, 20 000 étudiants hongrois provoquent la démission du gouvernement pro-Moscou lors d’une manifestation qui dégénère. L’URSS intervient  le 4 novembre avec 17 divisions et écrase la révolte en moins d’une semaine.

 

 







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