Chronique historique : 29 novembre

29112018

29 novembre 1226 : sacre de Louis IX (Reims).

Le futur Saint Louis est couronné roi à l’âge de 12 ans et succède à son père Louis VIII, mort le 8 novembre. Sa mère, Blanche de Castille, assure la régence.

 29 novembre 1516 : signature de la paix de Fribourg (Suisse).

A la suite de la victoire française de Marignan, les Suisses signent une « paix perpétuelle » avec la France et prêtent serment de ne plus s’allier contre elle. Ils serviront le roi de France jusqu’à la Révolution française. Licenciés par décret du 20 août 1792, les régiments suisses ne réapparaissent en France qu’en 1798. Ils sont définitivement supprimés en 1830.

29 novembre 1693 : attaque anglaise de Saint Malo.

Voulant détruire la base de départ des corsaires français qui portent de terribles coups au commerce anglais, le commodore John Benbow lance contre les remparts de la ville (au niveau de la poudrière dans la tour Bidouane), un navire chargé de poudre. La « machine infernale » s’échoue fort heureusement avant d’atteindre son objectif et ne tue que ses occupants et un chat… d’où le nom de la « rue du chat qui danse »…. Le nom de Benbow est surtout passé à la postérité du grand public parce que Stevenson l’utilise dans les premières pages de l’Ile au Trésor.

 29 novembre 1812 : le général Eblé brule les ponts sur la Bérézina.

En retraite et sous la pression des Russes beaucoup plus nombreux, 25 000 soldats français ont franchi le fleuve grâce aux deux ponts construits en une seule nuit. Ce franchissement est possible grâce, aussi, aux combats retardateurs efficaces et héroïques que mène le IXe corps d’armée de Victor sur les arrières. Il dispose sur la rive gauche (Est) des restes de la division Parthouneaux (1 bataillon), de la division Girard (Français et polonais), de la division Hochberg (Berg et Bade) et de la brigade de cavalerie de Fournier Sarloveze qui fit des miracles. Napoléon donne l’ordre de détruire les ponts le 29 à 07 heures. Eblé tente de faire passer un maximum de retardataires et exécute l’ordre à 09 heures bloquant environ 10 000 soldats et civils français sur l’autre rive. Comme beaucoup de pontonniers et sapeurs, il mourra lui-même d’épuisement un mois plus tard.

Le premier pont destiné aux voitures a été construit par les fameux 400 pontonniers du général Eblé. Il s’effondre à plusieurs reprises sous le poids des attelages et est rétabli à chaque fois. Le second pont, emprunté par l’infanterie et la cavalerie, est construit sous la direction des généraux Aubry (artillerie) et Dode de la Brunerie (génie). Pour ce dernier pont, les sapeurs, sous les ordres du capitaine Paulin, commandant le génie de la 3e division, sont aidés par des artilleurs et des marins de la garde. Il a tenu jusqu’à sa destruction sur ordre, un détachement de sapeurs en armes empêchant le passage des voitures.

 29 novembre 1909 : bataille du puits d’Achourat (nord de Tombouctou –actuel Mali).

Le capitaine Grosdemange, commandant le groupe nomade d’Araouane (75 hommes) , surprend un rezzou de Kountas et de Beraber (98 hommes) qu’il attaque de nuit. Ceux-ci sont immédiatement renforcés par un autre rezzou (270 hommes) non détecté. Le combat dure 15 heures coutant 70 tués à l’ennemi et 16 au GN, dont Grosdemange que ses hommes enterrent à Tombouctou.

 29 novembre 1890 : naissance de Maurice Genevoix (Decize).

Normalien, académicien, Genevoix est sous-lieutenant d’infanterie pendant la Première Guerre Mondiale.  Il participe à la bataille de la Marne, aux Eparges et est grièvement blessé à la Tranchée de Calonne (25 avril 1915), là où quelques mois plus tôt est tombé Alain Fournier. Ses ouvrages consacrés à la Grande Guerre sont parmi les plus émouvants et les plus célèbres de la littérature de guerre. Simplicité, exactitude et bienveillance caractérisent à la fois l’écrivain et son style. Ceux de 14 publié en 1949  (et réédité en 2013) rassemble ses ouvrages parus pendant et juste après la guerre. Dans La mort de près, écrit en 1972, il revient à froid, sur ses premiers souvenirs. Il est mort en 1980 « après avoir survécu près de 65 ans ».Le sous-lieutenant Maurice Genevoix aurait 126 ans aujourd’hui.

 29 novembre 1945 : fondation de la République fédérale yougoslave.

L’Assemblée constituante à majorité communiste, élue le 24 novembre, proclame la République fédérale populaire de Yougoslavie. Le monarque Pierre II s’exile.

 29 novembre 1962 : accord franco-britannique pour Concorde (Londres).

Sud Aviation et British aircraft corporation signent un accord pour l’étude et la construction d’un avion de transport civil supersonique qui ne s’appelle pas encore à ce stade, Concorde.

 29 novembre 2017 : suicide de Slobodan Praljak (La Haye – Pays-Bas).

Alors que le TPI vient de confirmer en appel sa condamnation à 20 ans de prison pour crimes de guerre à Mostar (1993), Slobodan Praljak se suicide devant ses juges en avalant du cyanure. Metteur en scène avant la guerre en Ex-Yougoslavie, Praljak s’engage dans les forces croates en 1991 et démontre des qualités tactiques et de meneur d’hommes durant le conflit qui le mènent au grade de général. Il démissionne après la destruction du pont ottoman de Mostar et se lance dans les affaires. Inculpé, il se rend à la justice en 2004.




Chronique historique : 28 novembre

28112018

28 novembre 1443 : Skanderbeg se rebelle (Kruje – Albanie). Georges Kastrioti dit Skanderbeg (Prince Alexandre), après 20 ans de service dans les armées ottomanes où il est devenu Pacha (général) à force de batailles victorieuses, se rebelle contre Mourad II et fonde l’Albanie, le pays des aigles. Ayant rejeté l’Islam qu’il a dû embrasser à 18 ans en tant qu’otage des Ottomans, il défend la chrétienté dans les Balkans et résiste victorieusement à tous les assauts ottomans jusqu’à sa mort (1468). L’Albanie ne retournera dans le giron ottoman qu’en 1480. L’exploit de Skanderbeg est assez peu connu : avec une armée réduite, il a tenu en échec l’armée du vainqueur de Constantinople. Le 28 novembre est la fête nationale albanaise en référence à 1443 et 1912 (proclamation de l’indépendance albanaise).

28 novembre 1812 : les Russes tentent de détruire la Grande Armée à la Bérézina. L’Empereur a franchi la Bérézina avec une partie de la Grande Armée, le 26. Le maréchal Ney défend la rive droite (rive arrivée) pendant que Victor contient les Russes sur la rive gauche (rive départ) où beaucoup de retardataires n’ont toujours pas franchi. Pour la référence historique sur le franchissement de la Bérézina, lire entre autres :  Percin (col), Azibert (cdt), Desmazes (cdt), Tribié (cdt), Historique du 2e régiment du génie. Paris : Lavauzelle, 1893.

 28 novembre 1870 : bataille de Beaune la Rolande (Loiret). Défaite française.

28 novembre 1942 : arrivée en URSS du futur « Normandie-Niemen » (Bakou). Trois Lisunov 2 soviétiques se posent à Bakou en provenance de Téhéran avec à leur bord les premiers volontaires français du groupe d’aviation de chasse. Originaires du 340ème Squadron « Ile de France » (Angleterre) et du groupe « Alsace » (Moyen-Orient), les 62 premiers volontaires débutent une extraordinaire épopée.

28 novembre 1944 : bataille de la Hardt (Alsace). Le 1er régiment de tirailleurs marocains s’illustre particulièrement dans les combats très durs qui se déroulent dans la forêt frontalière avec l’Allemagne. La 1ère armée du général de Lattre vient de libérer Belfort et Mulhouse. Mais pour franchir le Rhin, il lui faut traverser la forêt de la Hardt que tient la 19ème armée allemande ainsi que toute la région de Colmar. Afin de protéger le pont de Chalampé, un des seuls points de passage vers l’Allemagne, le général allemand Wiese engage toutes ses forces et contre-attaque, bloquant les français qui perdent 162 tués. Ce sont les prémices sanglants de la fameuse poche de Colmar où les Allemands résisteront jusqu’à la mi-février 1945. L’hiver est cette année-là particulièrement rigoureux : Impossible de creuser le sol gelé pour réaliser des protections individuelles ce qui laisse à découvert le RTM lors de la contre-attaque allemande.

 28 novembre 1947 : crash de l’avion du général Leclerc (Colomb-Béchar – Algérie). Figure de la France libre, le général d’armée Leclerc meurt à 45 ans après une carrière exemplaire et fulgurante. Saint-Cyrien, cavalier, blessé au combat, il s’évade à deux reprises durant la campagne de France en 1940. Ayant rejoint de Gaulle, celui-ci lui donne mission de rallier l’AEF. Il est l’homme du serment de Koufra et le libérateur de Paris, le chef de la colonne Leclerc devenue 2ème DB.




Chronique historique : 27 novembre

27112018

27 novembre 511 : mort de Clovis (Paris). Premier roi de ce qui devint la France. Mort  vers 45 ans après avoir régné 29 ans.

 27 novembre 1095 : le pape prêche la 1ère Croisade (actuelle Clermont-Ferrand). Urbain II, troisième pape français, appelle la noblesse de la chrétienté à défendre Byzance et libérer les lieux saints. Deux siècles de campagnes guerrières commencent.

 27 novembre 1382 : bataille du Mont d’or (Roosebeke – actuelle Belgique). L’ost royal de Charles VI défait complètement la milice de Philippe van Artevelde et venge ainsi la cuisante défaite des éperons d’or, qui, 80 ans plus tôt, avait vu la chevalerie française se faire battre par les piétons flamands.

 27 novembre 1252 : décès de Blanche de Castille (Melun).  Reine de France réputée autant pour sa sagesse que sa beauté, elle est l’épouse de Louis VIII le lion et la mère de 12 enfants dont le futur Louis IX, Saint Louis. Elle a dû assurer la régence du royaume de France avant la majorité de son fils (1226-1235) et ensuite lorsqu’il est parti en croisade.

 27 novembre 1838 : prise de Veracruz (Mexique). Pour rétablir les droits des commerçants français installés au Mexique, bafoués depuis une décennie, Louis-Philippe ordonne une expédition (1837). Le contre-amiral Charles Baudin, vétéran de la marine du Premier Empire bombarde la forteresse de San Juan d’Uloa, considérée comme imprenable. Il utilise pour la première fois l’obus explosif (177 obus tirés) et obtient la reddition du fort. C’est le « seul exemple » dira Wellington « d’une place régulièrement fortifiée réduite par une force purement navale ».

 27 novembre 1870 : bataille de Villers-Bretonneux (Somme).  Le général Faidherbe après s’être emparé de la ville doit l’évacuer face à la poussée des 35 000 hommes du général Manteuffel appuyés par une artillerie surclassant celle des Français.

 27 novembre 1940 : mort de Guillaumet (au large de la Sarsaigne).

Alors qu’il transporte vers Beyrouth Jean Chiappe, nouveau haut-commissaire de France au Levant pour la Syrie, Henri Guillaumet est abattu par un chasseur italien au large de la Sardaigne. Ainsi disparaît l’un des plus grands pilotes de l’aviation française. Il demeure aussi le légendaire survivant d’un périple de 5 jours seul dans les Andes, après un atterrissage de fortune. « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait ». C’est la « première phrase intelligible » de Guillaumet lors de ses retrouvailles avec son ami Saint-Exupéry le 19 juin 1930. Il a survécu cinq jours à 3 500 m d’altitude, perdu dans la Cordillère des Andes en plein hiver austral. Cette histoire fut racontée par Saint-Exupéry dans son livre Terre des hommes.

Une promotion de l’école militaire de l’air porte son nom.

 27 novembre 1942 : sabordage de la flotte française (Toulon). Les Anglo-américains ayant débarqué en Afrique du Nord (8 novembre- opération Torch), Hitler envahit la « zone libre » (11 novembre- opération Anton) et donne ordre de se saisir de la flotte française à Toulon. Appliquant les ordres reçus de Vichy, l’amiral de Laborde ordonne aux unités à quai de se saborder. Le IIIème Reich est ainsi privé d’une flotte de 230 000 tonnes,… tout comme les alliés. Cinq sous-marins parviennent cependant à fuir mais 3 seulement rejoignent les bases françaises en Afrique.




Chronique historique : 26 novembre

26112018

26 novembre 1741 : prise de Prague.

Dans le cadre de la guerre de succession d’Autriche, le futur maréchal de Saxe est envoyé par Louis XV en renfort auprès de l’Electeur de Bavière. Maurice de Saxe assiège Prague lorsqu’il apprend qu’une armée autrichienne arrive sur ses arrières. Risquant d’être pris en tenaille, il ordonne tout simplement la prise immédiate de Prague sous peine d’être écrasé. A la nuit tombée, un « commando » escalade les remparts profitant d’une attaque de diversion de l’Electeur de Bavière. Le lieutenant-colonel Chevert et le sergent Jacob Pascal avec quelques grenadiers neutralisent les sentinelles et abattent le pont-levis par lequel s’engouffre la cavalerie de Maurice de Saxe. Prague restera française jusqu’en janvier 1743, date à laquelle la garnison restante se rendra aux Prussiens avec les honneurs. Le dialogue entre Chevert et Jacob au moment de la préparation du coup de main est savoureux :

-       Tu veux monter le premier camarade ?

-       Oui, mon colonel.

-       Quand tu seras sur le mur, la sentinelle va crier « Wer da ? »

-       Oui, mon colonel.

-       Elle tirera sur toi.

-       Oui, mon colonel.

-       Elle te manquera.

-       Oui, mon colonel.

-       Tu la tueras.

-       Oui, mon colonel.

Et tout s’est déroulé comme annoncé.

 26 novembre 1812 : début de la bataille de la Bérézina (Biélorussie).

Feintant les Russes qui l’attendent à Borissov, Napoléon ordonne au général Eblé de construire à Studienka deux ponts sur la Bérézina pour faire franchir son armée poursuivie par Koutouzov et Witgenstein. Commencés dans la nuit du 25 au 26 novembre, les ponts sont achevés à midi et permettent le franchissement immédiatement. Cet exploit technique repose directement sur le sacrifice des 400 pontonniers d’Eblé qui, à l’imitation de leur chef, travaillent dans l’eau glacée. Eblé meurt lui aussi 15 jours plus tard des suites de ce bain hivernal prolongé.

Le terme Bérézina a curieusement glissé dans le registre sémantique de la catastrophe alors que précisément, la bataille de la Bérézina est une réussite tactique de portée stratégique : la Grande armée aurait dû périr noyée dans les glaces ou écrasée par Koutouzov. (Suite le 27 et le 28 novembre).

 26 novembre 1849 : assaut final contre l’oasis de Zaatcha (Algérie). 

Parce qu’ils jalousent l’aisance économique inhabituelle des sédentaires acquise avec l’arrivée des bureaux arabes, les nomades organisent une rébellion en profitant des rumeurs venues de métropole après la révolution de 1848. Bou Zian, chef militaire et religieux dirige avec talent la rébellion de la région des Zibans. L’épisode est particulièrement sanglant. Chaque camp combat avec un acharnement que les exactions et provocations des deux bords expliquent sans les excuser. Sous les ordres du général Herbillon, quelques grands noms de l’armée d’Afrique font leur apparition ; Bourbaki, Canrobert, de Lourmel, de Barral,… L’oasis fortifiée et entourée d’un fossé inondé est finalement prise d’assaut (26 novembre) après deux mois de siège et de combats « urbains » particulièrement meurtriers.

 26 novembre 1851 : bombardement de Rabat et Salé (Maroc).

La cargaison d’un navire français ayant été pillée par la population de Salé, la République française envoie une escadre commandée par le contre-amiral Dubourdieu pour demander réparation. Devant le refus des Pachas, la flotte bombarde et détruit les forts des deux villes. Ce bombardement est l’épilogue de plusieurs siècles d’affrontements car les pirates de ce port s’attaquaient à tout navire de Méditerranée ou d’Atlantique. Salé est historiquement la ville pirate par excellence.

 26 novembre 1916 : naufrage du cuirassé Suffren (Golfe de Gascogne).

Rentrant de la campagne des Dardanelles après une escale au Pirée (Grèce) où il a embarqué une centaine de permissionnaires, le Suffren est coulé au petit matin par le sous-marin allemand U.52. Les autorités françaises ont longtemps cru que le Suffren fragilisé par des avaries subies durant les Dardanelles, avait coulé lors d’une tempête d’autant que le capitaine du U.52 pensant avoir envoyé par le fond un bâtiment anglais ne l’a jamais revendiqué. Aucun survivant. 628 hommes d’équipage et 22 officiers dont son commandant le CV Guépin.

 26 novembre 1939 : incident de Mainila (Finlande).

Des tirs d’artillerie sur le village de Mainila tuent 4 soldats soviétiques. Le gouvernement soviétique accuse immédiatement la Finlande et réclame un retrait immédiat des troupes finlandaises de l’isthme de Carélie, près (à portée de canon) de Leningrad, présentant la présence des troupes finlandaises dans la région comme un « acte hostile ». La Finlande répond le lendemain en proposant un retrait mutuel des troupes, mais l’URSS maintient ses accusations et dénonce unilatéralement le traité de non-agression russo-finnois de 1932. Une enquête –finlandaise- démontrera que l’artillerie soviétique est responsable des tirs du 26 novembre.  Le 30 novembre, Les forces soviétiques envahissent la Finlande ; la guerre d’hiver débute. La puissante armée soviétique, disposant de moyens humains et matériels nombreux, va essuyer de nombreux revers face à la valeureuse petite armée finlandaise, bien préparée.

 26 novembre 1965 : lancement d’Astérix (Hammaguir – Algérie).

La France devient la 3ème puissance spatiale avec la réussite du lancement d’une fusée Diamant-A qui met sur orbite le satellite Astérix.




Chronique historique : 24 novembre

26112018

24 novembre 885 : début du siège de Paris par les Vikings.

Très actifs durant le IXè siècle, les Vikings ont pris l’habitude de remonter les fleuves du Nord de la France pour piller et rançonner les villes. 700 bateaux embarquant environ 30 000 guerriers danois et norvégiens se présentent devant Paris. Le siège débute réellement le lendemain, avec le refus de l’évêque Gozlin de laisser passer la flotte du chef Viking Siegfried. Jusqu’en mai 887, Paris est assiégé et ses environs ravagées. Siegfried lève le siège suite au paiement d’un tribut de 700 livres d’argent par l’empereur Charles le Gros.

 24 novembre 1642 : naissance d’Anne Hilarion de Tourville.

« Admis dans l’Ordre de Malte, il remporte ses premières victoires contre les barbaresques avant de rejoindre la marine royale comme capitaine de vaisseau à 24 ans. Commandant de navire (1668), puis chef d’escadre (1679) et vice-amiral (1689), il s’illustre à Reggio, Sousse, Solebay, Agosta, Palerme, Béveziers, durant la Campagne du large, à Barfleur, Lagos… Marin complet, fin tacticien, attentif à la formation des équipages et à la modernisation de la construction navale et de l’artillerie, il est fait maréchal de France en 1693. Le troisième sous-marin de type Suffren est le neuvième bâtiment de la Marine à porter son nom ». CESM.

 24 novembre 1793 : le calendrier républicain remplace le grégorien (Convention – Paris).

Il ne sera utilisé que jusqu’en 1806 année de son abolition par Napoléon Ier. Aujourd’hui serait le 4 (Quartidi) frimaire 225.

 24 novembre 1867 : le fil de fer barbelé est breveté.

 24 novembre 1929 : mort du Tigre (Paris). Georges Clemenceau décède à 88 ans.

 24 novembre 1938 : Beria nommé à la tête du NKVD. Ancêtre du KGB.

 24 novembre 1964 : reprise de Stanleyville (actuelle Kisangani – RDC).

Un régiment parachutiste belge est largué sur Stanleyville pour libérer des otages retenus par des rebelles au pouvoir. Avec l’aide de mercenaires occidentaux, il met fin à la rébellion. 24 otages, 2 militaires belges sont tués.

 24 novembre 1965 : Mobutu prend le pouvoir (actuelle RDC).

Il va rester 32 ans à la tête du Zaïre.

 24 novembre 1970 : harakiri de Mishima (Tokyo).

Kimitake Hiraoka, plus connu sous son nom d’écrivain, Yukio Mishima, se suicide en se faisant Seppuku après avoir tenté un simulacre de prise de pouvoir au ministère de la Défense japonais. Son discours devant le chef d’état-major séquestré et les troupes présentes ne convaincant pas, il se suicide selon le rituel traditionnel. N’ayant aucun passé militaire, son geste a souvent été interprété comme une tentative de rachat pour sa réforme durant la Seconde guerre mondiale ou encore comme une ultime mise en scène sans aucun autre but que la mort esthétisée et ritualisée.

 24 novembre 1977 : premier vol du Super Etendard de série (Mérignac).

Premier avion français équipé d’un système inertiel de navigation et d’attaque. Il a été retiré du service actif en juillet 2016, après presque 40 ans de bons et loyaux services. L’avion est connu pour avoir formé un couple redoutable avec le missile AM-39 « Exocet », conçu pour la lutte antinavire. Il assurait également des missions d’appui-feu au profit des troupes à terre et des missions de reconnaissance.

 24 novembre 1985 : assaut meurtrier d’un jet détourné (Malte).

Des commandos égyptiens dépêchés en urgence à Malte donnent l´assaut au Boeing égyptien détourné par 4 pirates (Palestiniens et Syrien) sur La Valette. 60 personnes sont tuées dont 4 des 5 pirates qui avaient commencé à abattre les otages (4 !).

 24 novembre 2002 : signature du HCoC (La Haye – Pays-Bas).

« L’entrée en vigueur du Code de Conduite de la Haye contre la prolifération des missiles balistiques (Hague Code of Conduct against Ballistic Missile Proliferation) a lieu le lendemain. Les États souscripteurs au Code s’engagent politiquement à des mesures de retenue et de confiance en matière de développement et déploiement de missiles balistiques, parmi lesquelles les pré-notifications de tirs d’essai de missiles balistiques et de lancement de fusées. Le HCoC compte aujourd’hui 137 États souscripteurs ». DGRIS.

24 novembre 2015 : F16 contre Sukhoi (Frontière turque).

Deux chasseurs F-16 turcs abattent un bombardier SU-24 russe près de la frontière avec la Syrie. L’équipage réussit à s’éjecter. Un hélicoptère Mi-8AMT engagé immédiatement dans leur récupération est détruit après un atterrissage d’urgence (1 mort). Un peu plus tard une mission de sauvetage a priori russo-syrienne parvient à extraire le navigateur russe. Le pilote a, quant à lui, été retrouvé mort, manifestement tué par des tirs venant du sol lors de son atterrissage . L’évènement a singulièrement tendu les relations entre Russie et Turquie entrainant sanctions économiques et déclarations fermes de part et d’autre jusqu’à l’été 2016.




Chronique historique : 23 novembre

23112018

23 novembre 1880 : découverte de l’hématozoaire du paludisme « par le docteur Laveran, alors médecin militaire. Il confirme cette année-là, l’intuition qu’il avait eue lors de son premier séjour en Algérie en 1878. Il recevra en 1907 le Prix Nobel de médecine pour cette découverte. L’hôpital d’instruction des armées de Marseille porte son nom ». CNE J-B P. 

 23 novembre 1889 : création de l’école coloniale (Paris). Créée initialement pour accueillir les enfants de dignitaires Annamites, l’école se transforme rapidement en une sorte d’ENA des futurs cadres (indigènes et français). L’école s’installe rue de l’Observatoire en 1896 et finit après quelques évolutions (École nationale de la France d’Outre-mer) par être absorbée par l’École Nationale d’administration. Exemples d’anciens élèves : Paul Biya, Pierre Mesmer, Abdou Diouf, Félix Eboué …

 23 novembre 1944 : la 2ème Division Blindée de Leclerc prend Strasbourg. La colonne Leclerc, constituée en mars 1941 pour la prise de Koufra (Libye), avait fait le serment de ne cesser le combat qu’une fois le drapeau tricolore hissé au sommet de la cathédrale de Strasbourg.  Leclerc l’a prononcé, en se remémorant qu’il appartenait lui-même à la promotion « Metz et Strasbourg » de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr (21 – 23).  Le serment est tenu. Cette colonne, devenue 2ème DB, entre dans Paris et ira jusqu’en Allemagne, à Berchtesgaden, le « nid d’aigle » d’Hitler. Ce même jour (23 novembre), la 6ème armée entre dans le camp du Struthof entièrement évacué par les Allemands.

 23 novembre 1996 : Malraux au Panthéon (Paris). Les cendres d’André Malraux sont transférées au Panthéon 20 ans après sa mort (23 novembre 1976) en présence du Président de la République. Archéologue, écrivain, combattant, ministre et l’un des piliers du Gaullisme, Malraux rejoint Jean Moulin, héros de la Résistance.  C’est en effet Malraux qui en décembre 1964 avait prononcé le discours officiel pour le transfert des cendres de Jean Moulin : « Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d’exaltation dans le soleil d’Afrique, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi — et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé. Avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses. Avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l’un des nôtres. Entre avec le peuple né de l’ombre et disparu avec elle — nos frères dans l’ordre de la Nuit… ».




Chronique historique : 22 novembre

22112018

22 novembre : sainte Cécile patronne des musiciens des armées.

 22 novembre 845 : bataille de Ballon (près de Redon).

Le chef breton Nominoë bat le roi de France Charles le chauve et gagne l’indépendance de la Bretagne

22 novembre 1890 : naissance de Charles de Gaulle (Lille).

Né dans une famille catholique dont le père affiche des idées monarchistes, il lit dans sa jeunesse Barrès et Péguy qui l’attachent à la République. Saint-Cyrien, il choisit l’infanterie et sert sous les ordres du colonel Pétain. Il est blessé trois fois lors des premiers combats de la Première Guerre Mondiale avant d’être fait prisonnier en mars 1916. Il tente de s’évader à cinq reprises sans succès et n’est libéré que par l’armistice. Militaire écrivain, il se distingue par une intelligence vive, un caractère cassant et une grande ambition pour la France. En gagnant Londres en juin 1940, il sauve la France sur la scène internationale. Président du conseil en 1958, puis Président de la Vème République, il amorce la décolonisation, pousse à la mise en œuvre de la dissuasion nucléaire, fait sortir la France du commandement intégré de l’OTAN,…  Visionnaire, décideur, fondateur, ses qualités de dirigeant « au-dessus des partis » font de lui un homme politique exceptionnel dans l’Histoire de France. Lorsqu’il entendit dire lors d’une assemblée du RPF, « Mort aux cons! » il répondit « Vaste programme ! » ou encore : « Les Gaulois n’ont pas changé. Leurs chefs détestent obéir. Mais ils adorent discuter ».

22 novembre 1902 : naissance de Philippe de Hautecloque (Somme).

Saint-Cyrien, gaulliste de la première heure, instigateur du serment de Koufra, chef de la 2ème DB, des forces françaises en Indochine puis inspecteur des armées. Leclerc meurt dans le crash de son avion le 28 novembre 1947.

 22 novembre 1943 : le Liban s’émancipe. Soutenus par les Anglo-saxons, les Libanais imposent leur indépendance à de Gaulle, chef de la France libre. La date est depuis, fête nationale au Liban.

 22 novembre 1944 : la 3ème armée de Patton prend Metz ;  la 2ème DB de Leclerc prend Saverne par surprise ;  la 1ère armée de de Lattre prend Belfort puis Mulhouse.

 22 novembre 1961 : admission au service actif du Clémenceau (Toulon). Premier « vrai » porte-avion construit en France (Brest), le Clemenceau est resté en activité jusqu’au 1er octobre 1997, soit 36 ans et a parcouru un peu moins de 2 millions de kilomètres sur la surface du globe. 24 000 tonnes. 36 avions embarqués. 1920 hommes à bord. Connu chez les marins à travers la terminologie : R98 coque Q-790

 22 novembre 1963 : assassinat du président américain J.F Kennedy (Dallas)

 22 novembre 1977 : déclenchement de l’opération Lamantin (Mauritanie). Action menée par l’armée de l’air et la 11ème DP contre le Polisario suite à son attaque de la voie ferrée Zouerate-Nouakchott. Pour plus d’information sur l’opération, voir la Revue Historique des Armées (RHA Janvier 1992) et notamment l’article du général Forget qui a commandé l’opération.

22 novembre 1977 : premier vol commercial du Concorde Paris – New York. Le pilote d’essais André Turcat fait la transat en 3h39.




Chronique historique : 21 novembre

21112018

21 novembre 1783 : premier vol humain en montgolfière (à la Folie Titon – aujourd’hui rue de Montreuil – Paris).

Un mois, jour pour jour, après le premier vol de trois animaux (un coq, un canard et un mouton) dans la cour du château de Versailles et devant le couple royal, c’est au tour de Pilâtre de Rozier puis Réveillon et Vilette d’effectuer le premier vol captif humain de l’histoire.

 21 novembre 1806 : Napoléon instaure le blocus continental et le général Mortier prend le port de Hambourg.

 21 novembre 1892 : le scandale de Panama éclate (Paris). 

Les travaux de percement de l’isthme de Panama se révélant plus difficiles que prévus (en 1879), la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama souscrit un nouvel emprunt dont une partie sert à corrompre journalistes et parlementaires français. Le scandale éclate lorsque Jacques de Reinach, le banquier responsable du montage financier est découvert mort chez lui. La compagnie fait faillite et de nombreux souscripteurs perdent leurs économies. La classe politique française est en grande partie discréditée (Georges Clemenceau avec) et l’antisémitisme aggravé (2 ans avant l’affaire Dreyfus).

 21 novembre 1918 : Foch « immortel ».

Trois jours à peine après la signature de l’armistice, Foch et Clemenceau sont élus à l’unanimité par les 23 académiciens présents. Ni Foch, ni Clemenceau n’ont été candidat ni effectué les rituelles visites de présentation. Le Président de la République, Raymond Poincaré (lui-même « Immortel » depuis 1909), accepte l’idée de faire élire les deux intéressés pour les récompenser après la Victoire.

21 novembre 1957 : bataille de Timimoun (Algérie).

Un convoi d’employés du pétrole, encadré par un groupe de légionnaires, est attaqué (07/11) par des Méharistes, retournés par le FLN et passés à l’ennemi. Les enjeux économiques d’une telle situation sont jugés importants et forcent le général Salan à dépêcher Bigeard sur place (13/11) pour éradiquer la menace. Une compagnie du 3e  RPC s’étant mise en chasse des déserteurs est sévèrement accrochée par des tireurs d’élite (15 morts).

Bigeard déclenche alors l’une des seules opérations aéroportées de la guerre d’Algérie pour la dégager.

Parmi les blessés qu’il veut secourir se trouve le SCH René Sentenac, héros de Dien Bien Phu qui fait partie de la poignée de soldats ayant réussi à s’échapper de la cuvette de Dien Bien Phu après la reddition française.

Il succombe à sa blessure.

Cité 13 fois, Sentenac est chevalier de la Légion d’honneur, médaille militaire, Croix de guerre des TOE, Croix de la valeur militaire, médaille des évadés. Bigeard conservera toute sa vie la photo de Sentenac mort.

 21 novembre 1995 : mise au point  des accords de Dayton ( Ohio – États-Unis ).

Même si ces accords ne sont réellement signés officiellement que le 14 décembre suivant à Paris, c’est sur la base aérienne américaine Wright-Patterson à Dayton que les parties prenantes s’entendent sur le texte final. Les accords sont signés par le président musulman de Bosnie, Alija Izetbegovic, le président de la Croatie, Franjo Tudjman, au nom des Croates de Bosnie, et le président serbe, Slobodan Milosevic, au nom des Serbes de Bosnie.

À noter la récente parution d’un ouvrage synthétique permettant de faire le point sur l’intervention française dans les Balkans et plus particulièrement à Sarajevo : Sarajevo 1995 : Mission impossible du général Bachelet.







''Cercle Des Amis Dynamiques'' |
LA DEVIATION DU NORD MIGENNOIS |
COMITE DE JUMELAGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La Gazette du Lavoir de Fon...
| Santé pour tous GHANA
| associationlescoccinelles