Chronique historique: 08 février

12022018

8 février 1250 : bataille de la Mansourah (actuelle Egypte). Louis IX, futur Saint Louis, à la tête de la 7ème croisade se dirige vers le Caire et tente de prendre la forteresse de Mansourah qui protège l’accès à la ville. Son frère Robert d’Artois, voulant exploiter les premiers succès de l’attaque pénètre dans la forteresse avec son parti mais se fait tuer. Le siège est mis jusqu’à ce que la maladie oblige les croisés à faire retraite. Louis IX sera fait prisonnier le 7 avril (libéré contre rançon un mois plus tard).

8 février 1738 : débarquement des troupes françaises en Corse (Bastia). A la demande de la République de Gênes, Louis XV envoi en Corse le maréchal de camp Louis de Frétat à la tête d’un corps expéditionnaire afin de mater la rébellion.

8 février 1807 : bataille d’Eylau (actuelle enclave russe de Kaliningrad). Espérant en finir avec l’armée russe du général Bennigsen (80 000 hommes), Napoléon attaque en très nette infériorité numérique (50 000 hommes) alors que son armée vient d’effectuer une marche longue et éprouvante pour reprendre contact avec l’ennemi. Au cours de la bataille, une tempête de neige au centre du dispositif français désoriente le 7ème Corps d’Augereau, qui égaré, présente son flanc à l’artillerie russe et est anéanti. La brèche est immédiatement exploitée par les Russes qui foncent sur le cimetière d’Eylau où Napoléon se tient. Ce dernier commande à Murat de charger avec tout ce dont il dispose pour repousser les Russes. Il réunit environ 10 000 cavaliers et mène la plus grande charge de cavalerie de l’Histoire. Cependant, depuis l’apparition de la baïonnette, aucune charge de cavalerie (même la « grosse cavalerie » des cuirassiers et carabiniers) n’est alors capable d’entamer une ligne d’infanterie qui n’a pas été auparavant désorganisée par des tirs d’artillerie ou une mousqueterie d’infanterie. La charge de Murat est donc toute de sacrifice et n’a pour objet que de fixer l’infanterie russe pour gagner du temps. Quelques bataillons russes trop lents à passer de la formation d’attaque (en colonne) à celle de défense (ligne ou surtout carré, plus adapté contre la cavalerie) sont sabrés et le résultat net de la charge est très relatif même si l’attaque russe est finalement enrayée. C’est finalement l’arrivée de Ney qui oblige Bennigsen à se replier. L’Empereur reconstruit son centre et clame qu’il a gagné dans son bulletin de la Grande Armée (bien qu’il ait échoué à atteindre son objectif qui était de détruire l’armée russe, et ce malgré une situation stratégique favorable). Les pertes sont énormes dans les deux camps et le combat est qualifié de boucherie par les plus aguerris. Napoléon est resté maitre du champ de bataille mais les Russes se sont retirés en bon ordre et estiment avoir remporté la victoire.  Ney résume la situation en découvrant les lieux du combat : « quel massacre! Et sans résultat !».  Lire Eylau 1807, de Frédéric Naulet.

8 février 1862 : naissance de Louis Ferdinand Ferber (Lyon). « Futur polytechnicien (à 20 ans), officier du Génie, puis d’artillerie, il construit une série de planeurs, et vole sur divers types d’avions. Il publie: L’aviation, ses débuts, son développement. Il meurt aux commandes de son aéroplane en capotant au roulage sur un terrain mal aménagé, lors d’une exhibition publique à bord d’un biplan Voisin, le 22 septembre 1909, à Boulogne sur Mer.  Une stèle à sa mémoire est dressée à proximité immédiate de l’aéroport de Nice Côte-d’Azur. Par extension, le quartier de Carras est aussi appelé « Ferber ». Il est l’un des précurseurs français de l’aviation ». (LCL Pierre B. CFA)

8 février 1917 : Guynemer abat son premier bombardier. C’est aussi le premier pilote allié à parvenir à abattre un bombardier Gotha G.III avec son Spad VII.

8 février 1921 : prise d’Ain Tab par l’armée du Levant (actuelle Turquie, ancienne Cilicie). La ville d’Ain Tab est considérée comme le Verdun turc. Durant toute la Première Guerre Mondiale, elle est l’objet d’attaques turques, arméniennes, syriennes, et franco-anglaises. Les Turcs se rendent aux Français après un siège épuisant. La Cilicie sera cédée aux Turcs par l’accord franco-turc du 11 mars 1921.

8 février 1958 : bombardement du village de Sakiet (Tunisie). 11 B-26 équipés de bombes, 8 Mistral (bombes et roquettes) et 6 Corsair de l’Aéronavale (bombes) attaquent le village situé près de la frontière avec l’Algérie. La Tunisie fournissant un soutien logistique aux combattants algériens, une mesure de représailles est décidée, notamment après qu’un avion de reconnaissance français a été pris à parti depuis le village de Sakiet. Malheureusement, le bombardement est particulièrement sanglant (62 civils tués dont des enfants) et le tollé international que soulève cette action décrédibilise l’action de la France au Maghreb.




Chronique historique 07 février

12022018

7 février 1807 : veille de la bataille d’Eylau (actuelle Bagrationovsk – Russie). Soult et Murat attaquent l’avant-garde russe de Bagration. Napoléon décide malgré l’infériorité numérique française d’attaquer le lendemain à partir du village d’Eylau. Il va vaincre mais au prix de très lourdes pertes.

7-8 février 1809 : siège de Saragosse (Espagne). Les Français du maréchal Lannes s’emparent du principal îlot de résistance de la ville de Saragosse dirigé par le général Palafox et aidé par toute une population que galvanise le clergé. La bataille coûte en un mois aux Français 3 000 morts (dont le général Lacoste, commandant du génie. Ses sapeurs sont très sollicités dans les combats de rues) et 5 000 blessés, contre  50 000 Espagnols.

7 février 1915 : seconde bataille des lacs de Mazuries (actuelle Pologne). Les 8ème et 10ème armées allemandes prennent en tenaille les forces russes qui se replient de plus de 100 km et évitent la destruction grâce au sacrifice de la Xème armée russe. Les Allemands capturent tout de même 90 000 Russes mais ne parviendront pas à aller plus à l’Est.

7 février 1952 : mort du lieutenant Charles Rusconi (Phu Ly). Chef du commando 23, Rusconi est beaucoup moins célèbre que l’Adjudant-chef Vandenberghe (commando 24) mais présente pourtant le même profil et la même efficacité lors des missions d’action dans la profondeur. Il finit lui aussi comme Vandenberghe (assassiné 1 mois avant), trahi par un ancien vietminh « retourné » sur lequel le Dich Van (service d’action psychologique Viet) faisait pression. Il meurt avec la quasi-totalité de son commando dans la nuit du 7 au 8, submergé par une compagnie vietminh que le traitre a fait pénétrer dans le camp. La particularité de son commando : vietnamiens et sénégalais. Ses soldats sénégalais disaient de lui : « Petit, mais malin ! »

7 février 1962 : 10 attentats de l’OAS (Paris). L’Organisation Armée Secrète plastique le domicile de Malraux, Sartre et de plusieurs autres universitaires et journalistes. En réaction, un appel à la manifestation est lancé pour le lendemain (8 février) par des mouvements de la gauche malgré l’état d’urgence décrété depuis Avril 1961. Les forces de l’ordre, en chargeant les manifestants, créent un mouvement de foule où 8 personnes décèdent (à la station du métro Charonne).

7 février 1965 : début des bombardements américains sur le Nord Vietnam.

7 février 1968 : bataille de Lang Vei (Vietnam). Une section de bérets verts américains et une compagnie d’ »irréguliers » Sud Vietnamiens sont attaquées par surprise durant l’offensive du Têt par 4000 soldats Nord Vietnamiens dans le petit camp des forces spéciales de Lang Vei.  L’attaque Nord Vietnamienne a pour objectif d’obliger les américains de la base de Khe Sanh à diviser leur forces en portant secours à Lang Vei, situé à 8 kilomètres et qui n’a aucune chance de résister à l’attaque. Pour la première fois durant le conflit, des blindés soviétiques PT 76 sont utilisés. Ce camp ne possède d’ailleurs aucun véritable système défensif. Le piège ne fonctionne pas puisque Khe Sanh se contente de fournir un appui de l’artillerie et de l’aviation sans envoyer de troupes au sol. La garnison des forces spéciales détruit 7 des 9 blindés qui attaquent mais doit s’exfiltrer après avoir perdu la moitié de ses effectifs. Si les américains ne sont pas tombés dans le piège, ils ont néanmoins perdu cette bataille. Le coup au moral est réel puisque c’est une défaite d’une unité des forces spéciales, surprise et à moitié détruite dans son propre camp.

7 février 1991 : tir au mortier contre le Premier ministre britannique (Londres). Un commando terroriste de l’IRA (armée républicaine irlandaise) tire trois obus de mortier contre le 10 Downing street à partir d’une camionnette aménagée en poste de tir et garée à moins de 500 mètres de là. La résidence du chef du gouvernement britannique est prise pour cible au moment où John Major tient une réunion importante concernant la guerre du Golfe. Les obus ratent la salle du conseil mais soufflent toutes les vitres. Quatre policiers sont blessés.

7 février 1992 : signature du Traité de Maastricht (… à Maastricht – Pays-Bas). Passage d’un marché commun à une Union ayant une vocation politique « sans cesse plus étroite entre les peuples de l’Europe ».




Chronique historique: 06 février

6022018

6 février 1626 : Richelieu fait interdire la pratique du duel. A une époque où tous les cadres de l’armée royale sont issus des rangs de la noblesse, la pratique du duel pour laver les affronts à l’honneur finit par entamer dangereusement les effectifs de l’encadrement. Richelieu demande à Louis XIII de promulguer un édit punissant de mort les contrevenants, considérant que la défense de l’honneur individuel ne doit pas mettre en danger le Royaume. Il fait décapiter le 21 juin 1627, deux jeunes nobles pris en flagrant délit de duel. Même si le propre frère de Richelieu est mort en duel avant le fameux édit, c’est pour asseoir l’autorité de l’Etat naissant que Richelieu frappe si fort contre ceux qui sont pourtant ses serviteurs.

6 février 1778 : Louis XVI reconnait l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique.  Le comte de Vergennes (ministre de Louis XVI) signe avec Benjamin Franklin (représentant Washington en France) un traité de commerce et d’assistance qui officialise l’aide militaire que certains officiers français (comme La Fayette) ont décidé d’apporter à titre individuel aux américains. Un corps expéditionnaire commandé par Rochambeau vient prêter main forte aux premiers volontaires français.  Voir la RHA N° 125 (4/1976) Spécial Indépendance des Etats-Unis d’Amérique.

6 février 1807 : combat de Hoff (actuelle Russie – proche de Kaliningrad). En deux charges de cavalerie, les dragons du général Klein et les cuirassiers du général d’Hautpoul balayent deux régiments d’infanterie russes qui tentaient de reprendre Hoff. L’ennemi perd 2000 hommes. Les Russes se replient sur Eylau où le gros de leurs forces s’est regroupé. Hautpoul sera mortellement blessé à Eylau deux jours plus tard.

6 février 1840 : bataille de Mazagran (Algérie). Les troupes françaises occupent depuis maintenant 10 ans l’Algérie mais sont encore confrontées à une forte opposition d’Abd el Kader. Le fort de Mazagran, situé à 4 km de Mostaganem, est la garnison de la 10ème compagnie du 1er bataillon d’infanterie légère d’Afrique (BILA) et est resté célèbre suite à l’attaque qu’il a repoussée. Ces BILA sont plus connus sous l’appellation de Bat d’Af ou de bataillon disciplinaire puisque nombre de leurs chasseurs sont d’anciens droits communs. Le 3 févier, l’armée de Mustapha ben Tami, un des lieutenants d’Abd el Kader, attaque le fort avec 2000 à 12 000 hommes (selon les sources) pensant que les 123 chasseurs qui le défendent seront écrasés et que la garnison de Mostaganem sera obligée de sortir et de s’exposer. Or, contre toute attente, la 10ème cie du capitaine Lelievre résiste parfaitement aux trois jours d’assaut et inflige une belle défaite aux assaillants. Mazagran ayant tenu, Mostaganem n’a pas été inquiété.

6 février 1806 : bataille navale de Saint Domingue (Mer des Caraïbes). L’escadre du contre-amiral Leissègues (8 navires) est sévèrement battue par celle du vice-amiral anglais Duckworth (11 navires) en deux heures de combat. Leissègue avait cependant réussi, le 22 janvier, à forcer le blocus anglais de l’ile pour apporter vivres et troupes au général Ferrand, commandant Saint Domingue.

6 février 1934 : manifestation antiparlementaire (Paris). Des ligues nationalistes et des associations d’anciens combattants appellent à manifester. La manifestation dégénère causant 15 morts. L’Etat se dote de moyens pour réprimer ces ligues et associations (Décrets de 1936).

6 février 1945 : exécution de Robert Brasillach (fort de Montrouge). Normalien, écrivain puis journaliste, il est surtout connu pour ses violentes prises de position antisémites et antibolcheviques en tant que rédacteur en chef de Je suis partout(1930-1944), l’hebdomadaire collaborationniste à partir de Juin 1940. Prônant un « fascisme français », remède selon lui aux fascismes étrangers, il se désolidarise de l’Action française, durant l’Occupation, en soutenant intellectuellement l’Allemagne nazie dont il dénonçait pourtant l’ineptie dans les années 30. Il se constitue prisonnier à la Libération, est jugé et condamné à mort dans la même journée. Un collectif des plus grands noms d’intellectuels français demande sa grâce que le général de Gaulle n’accorde pas estimant que « le talent est un titre de responsabilité ».

6 février 1998 : assassinat du préfet Claude Erignac (Ajaccio – Corse).

 

 




Chronique historique: 05 février

6022018

ERRATUM pour le :  2 février 1814 : combat de Rosnay (Aube). Le bon insigne du 132e BCAT est visible ICI. Celui présenté vendredi appartenait au 132e groupe cynophile de l’armée de Terre (GCAT) qui s’est transformé en BCAT. Cherchez la différence entre les deux car il y en a : symbolique de la psychologie canine  L’historique succinct du bataillon peut être consulté ICI.  

 5 février 1679 : traité de Nimègue. La signature du traité de paix marque la fin de la guerre de Hollande (débutée en 1672) qui a opposé la France (pour une fois alliée à l’Angleterre), aux Provinces-Unies et à l’Espagne. Après une phase d’opérations navales alternant désastres et indécisions pour les Anglo-français de 1672 à 1673, l’invasion du territoire hollandais par Louis XIV provoque l’extension du conflit et la fin de l’alliance avec l’Angleterre.

5 février 1782 : prise des colonies hollandaises (actuel Guyana – Amérique du Sud). Le capitaine de vaisseau Guy Pierre Kersaint de Coëtnempren, commandant la frégate Iphigénie prend, avec quatre autres bâtiments, les comptoirs de Demerara, Essequibo et Berbice, que les Anglais avaient eux-mêmes enlevés aux Hollandais.

5 février 1810 : prise de Malaga (Espagne). Le général Horace Sébastiani prend la ville andalouse.

5 février 1915 : censure météorologique (France). « Les journaux français ne sont plus autorisés à publier des informations météorologiques pour ne pas renseigner les services de navigation aérienne ennemis ». LCL Rémy Porte (EMAT).

5 février 1951 : création de la ligne DEW (États-Unis – Canada). La DEW (Distant Early Warning line) est une ligne avancée d’alerte précoce constituée de stations radars réparties essentiellement au nord du Canada. Son objectif est au début de détecter toute tentative d’intrusion des bombardiers soviétiques à long rayon d’action puis les trajectoires balistiques venant d’URSS et passant par le pôle Nord. Avec l’avènement des satellites d’observation, cette ligne a été quasiment démantelée.

5 février 1956 : création du Comité de recherche des applications militaires de l’énergie atomique. Actuelle Direction des applications militaires du CEA.

5 février 1977 : la DMA devient la DGA. La délégation ministérielle pour l’armement (créée en 1961) se transforme en délégation générale pour l’Armement. Elle ne prend l’appellation de direction qu’en 2009. Elle a pour missions d’équiper les forces, de préparer le futur en anticipant les risques et menaces et promeut les exportations d’armement.

5 février 1994 : attentat au marché de Markale (Sarajevo). À 12h20, un obus de mortier de 120 mm s’abat en plein cœur du marché de Markale et tue 68 personnes et cause 200 blessés. En heurtant un auvent, la charge explose en effet à hauteur d’hommes, ce qui en décuple les effets mortels. Deux thèses s’opposent alors. Dès les premiers instants, les Musulmans accusent les Serbes d’avoir tiré un obus de mortier depuis les collines environnantes. Ces derniers dénoncent une machination destinée à les faire accuser. Ce n’est qu’en 2003 que le Tribunal pénal international pour la Yougoslavie établit les responsabilités dans cet attentat et désigne le général Stanislav Galic (Bosniaque serbe) comme responsable de ce bombardement. Malgré son appel, il fut condamné à la prison à vie en 2006 et purge sa peine en Allemagne. À noter qu’un second massacre a lieu au même endroit le 28 août 1995.
Empennage d’un obus de mortier de 120 mm retrouvé




Chronique historique: 02 février

6022018

2 février 1688 : mort d’Abraham Duquesne (Paris). Lieutenant général des armées navales en France et amiral major pour la couronne suédoise, Duquesne est l’un des plus célèbres marins de Louis XIII et Louis XIV.

2 février 1814 : combat de Rosnay (Aube). Le maréchal Marmont couvre avec 3 000 hommes la retraite de Napoléon après la défaite de La Rothière. Il tient tête aux 25 000 Bavarois du général De Wrède et défend le pont de Rosnay. C’est à Rosnay que Napoléon donne pour devise à l’héroïque 132ème de ligne : « Un contre huit ». Joli raccourci illustrant le sacrifice de ce régiment. Le 132 Bataillon cynophile de l’armée de Terre est aujourd’hui l’héritier du 132ème de ligne. Il est implanté à Suippes dans la Marne

2 février 1871 : fin de l’armée de Bourbaki (Suisse). Vaincue à la bataille de la Lizaine, l’armée de Bourbaki, après avoir traversé le Jura en plein hiver, débouche en Suisse près de Neuchâtel. La grande détresse des soldats vêtus de haillons déclenche un élan de générosité de la part des Helvètes

2 février 1960 : les pleins pouvoirs à de Gaulle (Assemblée nationale). Le Premier ministre Michel Debré, compte tenu de la situation insurrectionnelle en Algérie, demande aux députés de voter les pleins pouvoirs au Président de la République, ce qui est fait par 449 voix contre 79. Pendant un an le gouvernement va gouverner par ordonnances.

 




Chronique historique:01 Février

6022018

 

1er février 1702 : bataille de Crémone (Italie du nord). Durant la guerre de succession d’Espagne (1701 – 1714), la garnison de Crémone est surprise par un audacieux coup de main des assaillants. Introduit dans la place forte par une canalisation, un  »commando » fait prisonnier le commandant français, le maréchal de Villeroy, arrivé la veille, et s’empare de la porte Ste-Marguerite, par laquelle le prince Eugène (« Français » à la solde des Impériaux) entre dans la ville avec 3 000 hommes.  Il en est cependant rejeté peu après par un vigoureux retour offensif de la garnison franco-espagnole. Le prince Eugène de Savoie-Carignan, tout en méprisant les piètres qualités de chef de guerre (connues à Versailles !)  de Villeroy, tiendra à honorer celui qui fut l’amant de sa mère en lui concédant des conditions de détention proche de la villégiature. Le prince Eugene a quant à lui sauvé l’Europe des Ottomans lors de la bataille de Zenta en 1697.

1er février 1814 : bataille de la Rothière (département de l’Aube). Les 40 000 hommes de Napoléon doivent battre en retraite devant plus de 80 000 coalisés commandés pour l’occasion par Blücher. Pas moins de six souverains lui confient leurs troupes ce jour-là. Pour éviter les tirs fratricides, Blücher décide de faire porter une écharpe blanche au bras gauche des coalisés, tant il y a d’uniformes différents sur le champ de bataille. Il veut attaquer Napoléon avant qu’il ne passe l’Aube et ne reçoive des renforts. Obligés de faire front, les Français mènent un combat retardateur le temps de franchir le cours d’eau. Les combats se déroulent au corps à corps dans le village. Même si les pertes ennemies (7000) sont largement supérieures à celles des Français (4600), Napoléon n’a pas réussi à éviter ce combat et a dû céder le champ de bataille à Blücher. Cette relative défaite ternit l’image de l’Empereur puisqu’il commande en personne à la Rothière. Dans quelques jours, il prendra une magistrale revanche à Champaubert puis Montmirail. Cependant, le tout s’inscrit dans une inexorable retraite vers Paris qui sape le moral des troupes et des généraux de Napoléon…

1er février 1841 : traditions des chasseurs. Le duc d’Orléans fait créer une fanfare de 16 bugles par bataillon de chasseurs.

1er février 1879 : la Marseillaise redevient hymne national. Composée par le capitaine du Génie, Rouget de l’Isle, à la mairie de Strasbourg, elle est à l’origine le chant de l’Armée du Rhin. La Convention en fait déjà l’hymne national, le 14 juillet 1795 : elle le restera jusqu’en 1804. Plus tard,sous le régime de Vichy, elle se chante conjointement avec Maréchal, nous voilà !, tandis qu’en zone occupée, elle est interdite à partir du 17 juillet 1941. L’article 2 de la constitution de la Ve République réaffirme son caractère d’hymne national. À Lire : La Marseillaise, la guerre ou la paix par Michel Vovelle dans « les Lieux de Mémoire »

1er-2 février 1951 : combats de Twin Tunnels (guerre de Corée). A peine 2 mois après être arrivé sur le théâtre, le bataillon français se retrouve encerclé avec le 3ème Bataillon du 23ème RI US à Twin-tunnels, à plus de 30 km en avant du front de la 8ème Armée US à laquelle il est rattaché. Les deux unités résistent victorieusement aux assauts d’une division chinoise qu’elles mettent hors de combat, parvenant ainsi à rompre l’encerclement le lendemain 3 février au cours de l’ultime charge à la baïonnette connue de l’armée française. Les Français perdent 32 tués et 180 blessés en dix heures. Ce fait d’armes vaut au bataillon français sa première Citation Présidentielle Américaine ou Presidential Unit Citation (PUC). La citation est sensée récompenser (après le 7 décembre 1941- Pearl Harbour) les unités américaines et leurs alliés pour acte d’héroïsme hors du commun au combat. Les unités doivent avoir combattu avec respect, détermination et esprit de corps en toutes situations, même d’extrême difficulté.

1er février 1968 : exécution sommaire d’un capitaine Viet Cong (Saigon).  En pleine offensive du Têt, des Viet Congs infiltrés dans Saigon commettent des assassinats ciblés dont ceux de policiers (et leurs familles) appartenant aux forces de l’ordre que commande le général Nguyen Ngọc Loan. Le capitaine Viet Cong Nguyễn Văn Lém (à D) est arrêté et amené devant le général Ngoc Loan qui l’exécute froidement en présence des médias. La scène est célèbre. La photo a permis à Eddie Adams d’Associated Press d’obtenir le prix Pulitzer en 1969, mais a surtout contribué à accentuer l’opposition à la guerre des Américains le cliché montrant une scène indéniablement révoltante. Eddie Adams s’en est toujours voulu de l’avoir prise estimant qu’elle ne rendait pas compte de toute la complexité de la situation et du fait que l’horreur était l’œuvre du camp adverse quelques instants plus tôt. Nguyễn Văn Lém était en effet directement responsable de la mort de la fille du général Nguyen Ngọc Loan. Voir le cliché en question sur FaceBouk.

1er février 1970 : la milice du Territoire français des Afars et des Issas (TFAI), future République de Djibouti, devient le groupement nomade autonome (GNA). « Trouvant son origine dès 1910 avec la garde indigène, le GNA, dernière troupe méhariste française, est une unité paramilitaire servant sous l’autorité du haut-commissaire de la République au TFAI. Composée principalement de  goumiers recrutés sur le territoire, elle est encadrée par une trentaine d’officiers et de sous-officiers des troupes de marine en détachement. Sa mission principale est le contrôle des frontières et des trafics d’armes notamment entre le Yémen et l’Ethiopie. Le GNA est articulé en une multitude de postes isolés autour de quatre compagnies afin de maitriser parfaitement le terrain. Les cadres métropolitains, affectés pour 2 ans en célibataire, vivent seul au milieu de leurs hommes et se voient parfois attribuer des responsabilités proches de celles que pouvaient avoir les administrateurs coloniaux. Cette unité sera transférée à l’armée nationale djiboutienne en juin 1977 puis quelques années plus tard renommée groupement de commando de frontières. Le souvenir de cette unité est encore très fort à Djibouti et la compagnie de commandement et de logistique (CCL) du 5e RIAOM en conserve les traditions avec son centre d’entrainement au combat et d’aguerrissement au désert (CECAD). Pour en savoir plus, lire La chamelière de Bouya du général Patrick Champenois ».  CNE Chistophe I. 5e RIAOM

1er février 2003 : Columbia se désintègre en rentrant dans l’atmosphère (au-dessus du Texas). 7 morts : 5 officiers américains, 1 officier israélien et une chercheuse américaine.

 

Prix de la Saint Cyrienne 2013.

 

Prix de la Saint Cyrienne 2013.




Chronique historique 31 janvier

1022018

31 janvier 1901 : abolition des peines corporelles. Le ministère des Armées met fin aux peines corporelles dans l’armée de terre et la marine.

 31 janvier 1915 : première utilisation des gaz de combat (Bolimov – Pologne). Bien que la IXème armée de Mackensen tire 18 000 obus au bromure de xylyle sur les troupes du Tsar, le froid intense annihile l’effet de l’agent toxique.

 31 janvier 1943 : reddition allemande à Stalingrad (aujourd’hui Volgograd). Assiégés depuis novembre 1942 dans la ville symbole, les Allemands capitulent manquant de tout. Les combats se poursuivent encore jusqu’au 2 février dans le secteur Nord de Stalingrad. Plus de 400 000 Allemands sont mis hors de combat durant cette bataille dont au moins 150 000 morts. Les Soviétiques perdent encore plus de soldats (entre 400 000 et 500 000) mais cette saignée humaine n’a pas les mêmes répercussions sur une nation qui dispose d’un réservoir humain sans comparaison avec l’Allemagne. Si l’on ajoute les pertes civiles, Stalingrad possède le triste privilège de la bataille la plus sanglante de l’Histoire. L’obstination des belligérants s’explique en grande partie par la valeur symbolique de la ville (« ville de Stalin »).

31 janvier 1943 : naissance de l’O.R.A. L’Organisation de Résistance de l’Armée est créée par le général Frère en réaction à l’invasion allemande de la zone Sud (novembre 1942) même si dès juillet 1940 des cadres préparent en secret une telle structure. L’O.R.A regroupe principalement des militaires mis en retraite et camoufle les stocks d’armes de l’armée d’Armistice qui devraient servir lors d’une reprise du combat contre l’occupant. Frère est arrêté par la gestapo en juin et meurt le 13 juin 1944 au camps du Struthof. Son successeur, le général Verneau, est arrêté en octobre et meurt lui aussi en camps, le 14 septembre 1944 à Buchenwald. L’O.R.A a fourni bon nombre de combattants aux maquis.

31 janvier 1943 : début du radar de navigation utilisé pour la première fois par les bombardiers britanniques. Sur l’utilisation des radars par les Britanniques, lire (en anglais) Most Secret War, de R.V. Jones. L’auteur est le créateur des services de renseignement techniques anglais. Il a travaillé particulièrement sur la menace des bombardiers, sur la recherche et la destruction des sites de fabrication de V1 et V2. Ce livre fait référence.

 31 janvier 1958 : dernière plongée du sous-marin classique Rubis. Admis au service en 1933, ce sous-marin mouilleur de mines est le 4e de la classe Saphir. De 1939 à 1945, il effectue 28 missions de guerre (mouillage de mines, transport d’agents, renseignement) et est crédité de 18 bâtiments coulés. Fait Compagnon de la Libération en octobre 1941, il est désarmé en 1949 et immergé en janvier 1958 au large du Cap Camarat. La coque du Rubis repose par 40 m de fond, c’est l’un des plus beaux sites de Méditerranée pour les plongeurs.

 31 janvier 1960 : fin de la semaine des barricades (Alger). Lorsque le général de Gaulle évoque en septembre 1959, l’autodétermination, il inquiète les partisans de l’Algérie française et notamment le général Massu qui dans un article d’un journal allemand exprime son désaccord avec le Président de la République.  Il est rappelé à Paris ce qui provoque une manifestation de soutien à Alger le 24 janvier et la mise en place de barricades par des civils épaulés par les unités territoriales (composées de réservistes armés). Le premier soir, les affrontements avec les gendarmes font plus de vingt morts. L’armée prend le relais mais les jours suivants, les fraternisations entre insurgés et parachutistes l’emportent. Des négociations sont alors menées pour que Pierre Lagaillarde et ses partisans se rendent aux parachutistes du 1er REP. La rupture est cependant consommée entre de Gaulle et une partie de la population algérienne. Sur place, l’armée est elle aussi divisée : La plupart des meneurs désertent et entrent en clandestinité pour fonder l’OAS.

31 janvier 1968 : offensive du Têt (Sud-Vietnam). Le Viêt-Cong attaque simultanément une centaine de villes du Sud-Vietnam espérant déclencher une insurrection générale contre les Américains et l’armée sud-vietnamienne. L’attaque est militairement enrayée mais cause une forte impression aux Etats-Unis où la classe politique ne pensait pas le Viêt-Cong capable d’un tel sursaut et va réclamer le retrait américain.

31 janvier 1994 : mort de Pierre Boulle (Paris). L’auteur du Pont de la rivière Kwai  et de La planète des singes meurt à 82 ans après une vie d’aventures cependant ignorées de beaucoup de ses lecteurs. Ingénieur Supélec en Malaisie lorsque la Seconde guerre mondiale débute, il rejoint Saigon en Indochine pour y servir jusqu’à sa démobilisation en avril 1941. Refusant l’armistice, il regagne Singapour, est nommé sous-lieutenant dans les Forces françaises libres et devient l’officier de liaison auprès des Britanniques. Repéré par l’Intelligence service, il est formé au combat clandestin. Alors qu’il tente de s’infiltrer dans Hanoi en Janvier 1942, il est capturé puis condamné à perpétuité par une cour martiale vichyste. Il s’évade et termine la guerre au sein d’une unité du SOE luttant contre les Japonais.

 

 

 

 




ASSEMBLEE GENERALE – JOURNEE NATIONALE DE L’EPAULETTE – 3 FEVRIER

31012018
La JOURNEE NATIONALE DE L’EPAULETTE
se tiendra à l’école militaire le SAMEDI 3 FEVRIER – Amphithéâtre Foch à compter de 08h30.
La table ronde, consacrée cette année au MERITE réunira :
- Mme Bénédicte Chéron, historienne et experte des relations Armées / Nation
- Le GCA (2s) Jean-Paul Thonier, intervenant à l’ENA et à Sciences-Po Strasbourg
- M. Patrice Valantin, saint-cyrien, ex-officier de légion parachutiste, dirigeant d’IRVIN, une structure de formation au savoir être en milieu naturel
- Le LCL Antoine Brulé, chef de la CABAT
- Mme Frédérique Jeske, déléguée générale du Réseau Entreprendre






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