Venu d’ailleurs

6052013

Une réflexion peut-être utile à 2 jours du 8 mai…

http://marechalunjour.unblog.fr/2013/05/06/m-51-nen-sourions-surtout-pas/




Encore hésitant?

29012013

Vous hésitiez encore à rejoindre l’assemblée générale du 2 février…N’hésitez plus, il est encore temps.

Participation de haut niveau à la table ronde sur un sujet d’actualité:

« Dans un cadre budgétaire contraignant, n’est-on pas en train de minimiser les risques pour légitimer une fois encore le principe de « juste suffisance » de nos moyens de sécurité et de défense au lieu de « revisiter nos ambitions » (CEMA -10 oct. 2012 – Ass. Nat.)? »

Parlement : Yves Fromion (Commission défense)
INHESJ : M. Gérard Pardini (Directeur adjoint)
EMAT : COL Hervé Fouilland
DSI : Romain Mielcarek (Universitaire et propriétaire du blog ACTU DEFENSE)
IRSEM : COL Michel Goya (Historien de la défense)

Animateur: Jean-Baptiste Le Roux (journaliste accrédité Défense)




« La faute à qui? »

8012013

Récemment nous évoquions avec quelques officiers et sous-officiers notre inquiétude de voir le « scandale Louvois » se dissoudre sans trop de traces.

Nous nous souvenions tous, au moins pour les générations intermédiaires, des sanctions impitoyables qu’exigeaient nos chefs de services administratifs et plus tard nos commissaires devant les pertes d’effets de paquetage.

Le pauvre soldat qui avait égaré ses « gants paumes cuir » était voué aux gémonies et aux tours de consigne « formateurs »!

Quid demain, et même aujourd’hui – le message serait fort- des fautifs de Louvois? Quelle version des tours de consigne adaptée à l’ampleur de leur égarement se verront-ils infliger?

Nous craignions de voir se dissoudre les responsabilités en même temps que se règleront les problèmes – ce qui arrivera bien à terme!

Mais voici que d’autres voix se lèvent et posent la question au-delà du cercle des discussions privées.

Retrouvez ces premières réactions ici.

(ndlr. Pardon pour la rédaction du titre!)




Le sens du scoop…et du brouillard !

7012013

Le sens du scoop...et du brouillard ! dans HUMEURS temps-de-brouillardToujours à la recherche d’informations sur le futur Livre blanc, prochaine table ronde de l’AG oblige, je me suis précipité sur une des dernières déclarations du Premier ministre fin décembre (le 17 à Clermont-Ferrand).

Déception! Les extraits qui suivent constituent un concentré instructif de discours « non éclairant »…dans lequel on n’oublie pas cependant d’appuyer où cela blesse toujours un peu: le rappel des « gens de devoir » qui ont l’habitude civique  de tout accepter sans trop manifester leur amertume…Combien de temps encore?

Ce Livre blanc, a déclaré M. Ayrault, “doit permettre à nos armées de préparer l’avenir avec la sérénité requise.” Et de poursuivre : “Notre défense doit en effet s’adapter à un contexte international qui ne cesse d’évoluer (…) alors même que nous faisons face à une exigence sans précédent de redressement de nos comptes publics et de notre compétitivité. C’est l’une des conditions de notre autonomie stratégique et elle appelle un effort collectif auquel la défense prend sa part au même titre que les autres missions de l’Etat.

Cela nous impose de clarifier nos choix concernant les missions et les capacités de nos forces armées et de définir une stratégie de défense et de sécurité nationale en cohérence avec nos ambitions et de nous mettre en ordre de bataille pour les 15 ans à venir. Cela suppose de déterminer l’équilibre entre dissuasion, protection du territoire (…) et interventions ou actions extérieures” a ajouté le chef du gouvernement, qui a aussi précisé qu’il faut réfléchir “à la stratégie militaire la mieux adaptée pour faire face à nos engagements futurs, à ce qu’il nous incombe en propre, à ce que nous faisons avec nos alliés, à ce que nous construisons dans le cadre d’un destin partagé avec nos partenaires européens.”

Au final, M. Ayrault a insisté sur le fait que cette réflexion “doit être guidée par une exigence, la nécessité de concilier durablement les impératifs liés au contexte stratégique et ceux du redressement de notre pays.” Plus tard, interrogé par des journalistes au sujet des efforts qu’auront à faire les forces armées, le Premier ministre a répondu qu’elles en font “déjà”, et de “très importants.” Et d’ajouter : “Les militaires sont des gens de devoir (…) qui savent très bien que quand un effort est fait, tout le monde contribue, l’armée comme les autres.” Mais il aussi ajouté une autre exigence pour le Livre blanc : “Il faut à tout prix garder la cohérence, qui est la garantie pour les Français de l’efficacité de notre armée.

Nul doute que nos jeunes officiers, au seuil de leur carrière, et les autres aussi vont trouver dans ces orientations fortes une source de réflexion utile pour envisager l’avenir avec quelques certitudes!




Tableau de colonel 2013

31122012

Le tableau d’avancement au grade de colonel des officiers brevetés de l’armée de Terre montre une bonne « tenue » des officiers issus de l’EMIA.

Le volume et les choix jeunes ne mettent pas en évidence d’ostracisme concernant cette population.

Pour  autant cette situation ne constitue pas une tendance pérenne.  En effet, depuis le nouveau concours EDG (école de guerre), les semi-directs sont pratiquement exclus de la filière SI (sciences de l’ingénieur) pour l’accès à laquelle il faut être titulaire d’un diplôme d’ingénieur. Cette barrière s’est traduite depuis trois ans par une baisse de 50% des admis semi-directs (de 30 à 15 stagiaires – chiffre moyen). Un constat identique vaut pour les CTA (corps technique et administratif) qui n’ont aucun candidat admis depuis 3 ans du fait de la spécialité sciences administratives réservée aux seuls commissaires (5 admis cette année à l’EDG). On constate enfin une montée des OSC-activés dans les résultats à l’EDG: 5 parmi les 15 admis de la session 2013. Leur âge élevé constitue pour eux un handicap pour l’avancement tant que le « bigramme » restera déterminant.

Ces baisses auront un effet mécanique sur les tableaux à venir…qui eux mêmes subiront les conséquences des déflations prévues (17% en moyenne en 2013…alors qu’aux « Affaires étrangères » le taux de progression des fonctionnaires, toutes catégories confondues  augmenterait de près de 30% – source VA à vérifier ?).

On peut également noter le signe annonciateur de tensions à venir que constitue le différentiel entre le tableau de colonel (77 postes en 2013) et les admis du COA (corps des officiers des armes) à l’EDG en 2013 (90 places).

Peut-on envisager à terme une corrélation brevet-grade de colonel, difficile à imaginer dans le courant actuel? Qui seront les heureux bénéficiaires de cette nouvelle situation de breveté lieutenant-colonel? Que deviendront-ils?

Une piste parmi d’autres pourrait se dessiner si on en croit les récents admis à l’EDG qui, lors de l’entretien avec la DRHAT, se seraient vu proposer une orientation « plutôt chef de BOI ou plutôt chef de corps » (information obtenue auprès de futurs stagiaires, mais non recoupée avec la DRHAT)

Bonne année malgré tout!

(Cliquer sur les graphiques pour les agrandir)

Tableau de colonel 2013 dans INFOS colonel-300x196

 

 

 

 

 

 

 

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Du souhaitable au réalisable…

19122012

Du souhaitable au réalisable... dans CULTURE arts-liberaux

A la lecture du rapport du jury de culture générale du concours 2012  de l’école de guerre (voir ci-dessus), j’ai ressenti un profond décalage entre ce qu’attendent les correcteurs et la réalité que représentent nos candidats.

Cette impression m’a projeté 16 ans en arrière. En 1996 le sénateur du Var François TRUCY, en mission parlementaire sur l’évaluation du service national et de ses derniers instants, visitait mon régiment, le 13e Génie à Trêves. Lors de notre entretien liminaire il m’assurait de sa certitude que nos formions là certains des meilleurs soldats du monde et que cette tâche devait être notre obsession au quotidien. Il a été je crois sincèrement surpris lorsque je lui ai dit que « Certes…cependant…mais surtout » mes premiers efforts et ceux de mes capitaines étaient de « socialiser » ces jeunes Français qui nous arrivaient d’un grand quart Nord-Est de la France. Socialiser voulant dire pour nous, adopter un comportement guidé en partie par des règles de vie commune, se lever à l’heure pour aller travailler, se respecter et respecter les autres, enfin acquérir un minimum d’autonomie dans la compréhension de l’oral et dans l’expression. Ensuite et ensuite seulement nous pensions pouvoir commencer à en faire de vrais soldats de la Nation.

Comparaison ne vaut pas raison. Pour autant quand on remplace « socialiser » par « structurer » et « faire de vrais soldats » par « acquérir un solide socle de culture » on s’approche d’une image réaliste de la situation de nos candidats.

Ils sont aussi intelligents et cultivés que nous l’étions à leur âge, mais le référentiel de culture a changé. On peut le regretter, les faits sont là.

En 4 années de correction des préparants au CID (collège interarmée de défense) puis à l’EDG (école de guerre), je n’ai pas rencontré plus de deux candidats « brillants » -selon les critères du jury- sur les dix à douze dont j’ai la charge annuellement.

Alors que de grandes écoles de référence comme Sciences Po ne considèrent plus comme pertinente la sélection à partir d’une épreuve de culture, devons-nous rester un îlot de résistance à l’image de l’île de Lubang dans les Philippines, longtemps après qu’avait pris fin la seconde guerre mondiale?

Personnellement je crois que oui car un officier ne peut pas être un acteur utile de la diplomatie de défense de son pays sans éclairage culturel et philosophique. La riposte par la culture reste la plus forte face aux tentations d’instrumentalisation de notre rôle par la sphère politique (politicienne?). Mais alors il ne suffit pas de constater ces lacunes sérieuses, il faut se donner les moyens de les combler. La première piste, réaliste aujourd’hui, consisterait à orienter le recrutement initial à partir de filières où s’enseigne encore en priorité le « pouvoir des mots » au lieu de privilégier celles qui valorisent avant tout le « pouvoir des nombres« . Dans l’Antiquité et jusqu’au Moyen-âge les « Sept arts libéraux » respectaient cet ordre d’enseignement, encore faut-il s’en souvenir pour être conscient de notre inversion des priorités. On évitera ainsi que se multiplie cet aveu affligeant fait par un de mes candidats auquel je demandai son principal point fort et qui m’a répondu: « Je ne rédige pas trop mal pour un scientifique. » Choix contre nature entend-on quand on évoque cette piste…mais peut-on rêver du beurre, de son argent et de bien plus encore!

Alors dans un premier temps, en attendant qu’une autre matière première arrive éventuellement dans la « filière » du concours de l’EDG, il faut se résoudre à remettre à ce stade l’ouvrage sur le  métier de la méthode. La Revue d’études a encore de beaux jours devant elle concernant ce point quand bien même elle continue aussi à nourrir les esprits de ses dossiers mensuels.

 




Attendons…(actualisé)

15122012

 Attendons...(actualisé) dans HUMEURS laicite

(début du texte actualisé) COMMUNIQUE du CEM de la MARINE/ L’évêque aux armées procédera à la célébration du rite pénitentiel à la chapelle de la base navale de Toulon le 18 décembre matin. Les offices pourront reprendre après cette date. Cette chapelle a été vandalisée et profanée dans la nuit du 8 au 9 décembre 2012.

Le chef d’état major de la marine condamne une nouvelle fois avec la plus grande fermeté ces actes inqualifiables qui ne sont en aucun cas compatibles avec les valeurs que nous défendons.

L’enquête de la gendarmerie maritime se poursuit et tout est mis en œuvre pour identifier les auteurs.

Pour sa part, le cabinet du ministre précise qu’ »une communication est évidemment prévue ultérieurement, une fois l’enquête terminée ».

Chacun jugera la portée de ces réactions minimalistes…! / (fin du texte actualisé)

 

Article paru dans « Var matin » de dimanche:

« Stupeur et colère samedi dans l’enceinte du port militaire de Toulon après avoir découvert que la chapelle avait été profanée.

Selon les premières constatations, le tabernacle, le baptistère et l’ambon (pupitre où repose la Bible) – trois symboles de la foi catholique – ont été renversés et brisés. Ce triste spectacle a été découvert samedi après-midi par un marin qui se rendait à la chapelle pour se recueillir. Ce dernier a aussitôt prévenu la gendarmerie maritime qui a ouvert une enquête. »

Nul doute qu’un représentant du Gouvernement va se déplacer à Toulon pour assurer les catholiques  locaux de son soutien comme cela se fait habituellement dans notre état laïque lors de toute atteinte à la liberté de culte ou de croyance.

Attendons avec impatience les propos tenus qui au-delà de la profanation (provocation) devront souligner que chez nous plus qu’ailleurs la neutralité est déterminante. Pensons simplement à nos engagements actuels sur des territoires soumis à de fortes influences religieuses: Afghanistan, Liban…Qu’adviendrait-il de notre crédibilité si le confessionnel venait  à peser sur l’opérationnel ?

Or à Toulon, le ver est semble-t-il dans le fruit.

Nos jeunes officiers, parfois prompts à s’engager avec la fougue qu’on leur connaît, trouveront certainement là un nouveau sujet de méditation à l’aube de leur vie de soldat de la Nation.




Uzbin…autrement!

13122012

L’embuscade d’Uzbin, où sont tombés nos soldats, est souvent réduite à leur sacrifice et aux débats juridiques qui entourent leur mort – « pour la France » rappelons-le!

Je cite parfois des sujets de devoir soumis à nos candidats à l’école de guerre. Les réflexions proposées ne sont pas retenues au hasard.

Ainsi nos officiers ont eu récemment à réagir à une citation de M. Gérard LONGUET (ancien ministre de la Défense) qui, en février 2012 au sein de l’École militaire, s’exprimait en ces mots sur l’utilisation du mot  « guerre »:

“On le détourne de sa cruelle vérité en parlant de guerre économique ou financière, […] dans la réalité il s’agit de détruire un adversaire par tous les moyens mais d’abord par la force”.

Le témoignage qui figure ici vaut tous les commentaires et toutes les exégèses sur ce combat de la vallée d’Uzbin. La « cruelle vérité » de la guerre et l’attitude de nos soldats donnent ici une autre dimension à cet engagement.

Le document brut m’a été fourni par la promotion Cyr « De Gaulle » (1970-1972). La mise en page est du rédacteur du blog.

 







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