Cérémonie samedi 8 octobre 2016 au CFIAR à Strasbourg

8062016

Nous relayons l’invitation du Centre de Formation Interarmées au Renseignement et de la promotion Lieutenant-colonel Broche, à la cérémonie qui se déroulera le samedi 8 octobre 2016 à 10h45 à Strasbourg à l’occasion de la réunion annuelle promotion.fichier pdf 26052016 invitation extérieur couleurs EMS CFIAR




Forum emploi organisé par le pôle Défense Mobilité Paris le 24 mai

18052016

Nous relayons l’affiche du prochain forum emploi organisé par le pôle Défense Mobilité Paris le 24 mai prochain :

18 mai




Chronique historique : 20 avril

21042016

20 avril 1814 : Napoléon 1er fait ses adieux à la garde impériale (Fontainebleau)

20 avril 1828 : l’explorateur René Caillé entre dans Tombouctou. Sans être militaire, il est un des précurseurs français en Afrique.

20 avril 1899 : le lieutenant-colonel Klobb reçoit l’ordre d’arrêter la colonne Voulet-Chanoine (Niger). Les capitaines Voulet et Chanoine qui se sont illustrés dans de récentes conquêtes coloniales (Indochine et Afrique) reçoivent l’ordre de rallier le lac Tchad par l’Ouest de l’Afrique afin d’opérer une jonction avec deux autres colonnes parties du Sud algérien et du Congo. Le but du commandement français est de contrôler l’Afrique centrale. Le dénouement peu glorieux pour la France de la crise de Fachoda (1898) a en effet exacerbé la compétition coloniale. Les deux officiers, pour des raisons encore indéterminées, commettent de très nombreuses exactions contre les populations rencontrées. Obnubilés par la lettre de leur mission, probablement mentalement malades (syphilis) et manquant des moyens matériels qui leur permettraient de ne pas « vivre sur le pays », ils perdent l’esprit de la mission et s’enfoncent dans la violence. Alerté, le ministre des colonies ordonne à Klobb de les arrêter. Un autre élément éclaire cette décision : Le capitaine Chanoine est le fils d’un général antidreyfusard et ministre de la guerre en 1898. Ne pas sanctionner les rebelles, donnerait aux Dreyfusards un motif supplémentaire contre l’armée. Lorsque Klobb rejoint la colonne infernale, il est tué. Peu de temps après, les propres hommes de Voulet et Chanoine se mutinent et les tuent.

20 avril 1916 : arrestation de Sir Roger Casement (Baie de Tralee – Irlande). Ancien diplomate britannique anobli en 1911 par la couronne pour services rendus lors de ses affectations en Afrique (1892 à 1911) et notamment au Congo belge. Retiré en Irlande quelques années avant la Première guerre mondiale, Casement est devenu un adepte de la cause indépendantiste irlandaise. Il est invité par Berlin à séjourner en Allemagne en novembre 1914 et tente alors d’organiser la livraison d’armes au profit des Indépendantistes. Un soulèvement étant prévu pour la Pâque 1916, Casement est débarqué clandestinement par le U19, sous-marin allemand. Il est arrêté par une patrouille et sera pendu pour trahison le 3 aout suivant.

 20 avril 1954 : Dien Bien Phu se poursuit. « Le colonel Lalande (commandant le centre de résistance Isabelle) organise une opération – réussie – pour reboucher une partie des tranchées vietminh réalisées par les hommes du bataillon 265 (régiment 57, division 304). Sur Eliane 1, les parachutistes du II/1er RCP recueillent un déserteur vietminh disant appartenir à la division 312. Ce dernier dresse un tableau pessimiste des conditions de vie des bo doïs autour de Diên Biên Phu, des pertes terribles causées par l’artillerie et l’aviation françaises expliquant l’arrivée de jeunes recrues moins préparées aux rigueurs du combat. » CDT Ivan Cadeau (SHD/DREE).

20 avril 1962 : arrestation du général Salan (Alger). Vivant depuis un an dans la clandestinité après la tentative de putsch (22 avril 1961) du « quarteron de généraux » voulant imposer à de Gaulle une Algérie française, le général Salan est arrêté à Alger d’où il dirigeait les opérations de l’OAS. Condamné à la prison à vie, il est réintégré dans ses prérogatives de général d’armée et de grand-croix de la Légion d’Honneur en 1982, à la suite de l’amnistie votée par le Parlement.

20 avril 1978 : Boeing 707 contre Sukhoi. « Le Boeing 707-321B c/n 19363/623 immatriculé HL7429 de la Korean Air Lines, vol KAL902, qui relie Paris à Anchorage, victime d’une erreur de navigation, est abattu par un chasseur Sukhoï Su-15TM piloté par le Capt. Alexander Bosov, qui a reçu l’ordre pour ce faire du 21st Soviet Air Defense Corps, en dépit de l’identification civile de l’appareil, faite par ses soins et reportée au commandement soviétique. Touché sur l’aile gauche, l’avion effectue un atterrissage d’urgence sur le lac gelé Korpijärvi, près de la frontière finlandaise. Deux des 109 personnes à bord sont tuées. Les Soviétiques suspectaient la présence d’un avion de renseignement américain Boeing RC-135 ». LCL Pierre B. (CFA).

20 avril 1982 : premier accident du F117 (Groom Lake – Nevada). Avant sa livraison à l’USAF, et lors de son premier vol, le Lockheed F-117A #80-0785 s’écrase au décollage de la fameuse zone 51. Le pilote, Bob Ridenhauer sérieusement blessé, cessera ses activités de pilote d’essai. L’accident est dû à une inversion des câblages de commande de la direction. Un accident similaire s’était produit pendant le vol d’essai d’un Lockheed A-12 en décembre 1965.

20 avril 1999 : incendie d’une paillotte corse (près d’Ajaccio – Corse). Dans la nuit du 19 au 20 avril, une paillotte illégalement construite sur la plage Cala d’Orzo est incendiée par des gendarmes du Groupe de pelotons de sécurité (GPS) agissant sur ordres du préfet relayés par le colonel commandant la légion de gendarmerie de Corse. Très rapidement découverts à cause d’indices grossiers laissés sur la plage, les protagonistes sont condamnés.

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 le Lockheed F-117A




Un article du CEMAT dans le Figaro d’aujourd’hui

21032016

« Combattre là-bas pour nos valeurs, vaincre ici par nos valeurs »

L’Epaulette vous renvoie ci-après à l’article publié dans Le Figaro du 21 mars

 La guerre appelle la victoire

L’année 2015 aura fait passer la menace terroriste en France de la catégorie du risque potentiel à celle de la guerre, déclarée par un ennemi qui assume désormais pleinement ce rôle. Les attentats survenus depuis un an ont ainsi profondément marqué la Nation mais ils ont aussi dévoilé les buts de guerre de cet ennemi : au-delà des massacres perpétrés, l’objectif poursuivi est bien de battre en brèche nos valeurs les plus essentielles. Nos « esprits » sont ainsi autant visés, sinon plus, que nos « corps ». C’est d’ailleurs la raison première qui permet de définir cet ennemi comme terroriste.

En donnant à ce combat le qualificatif de « Guerre », nous nous inscrivons implicitement dans la dialectique du vainqueur et du vaincu. Pourtant, si le terme de « Guerre » est désormais largement usité depuis quelques mois, l’emploi du mot « Victoire » est curieusement absent et mérite sans doute d’être davantage considéré.

 Le chemin de la victoire

Mais à quelle condition précise sera-t-il possible d’affirmer que la guerre est terminée à notre avantage ? A défaut d’apporter une réponse immédiate à cette question complexe, il semble intéressant d’ouvrir deux pistes de réflexion.

La première découle de la notion même de victoire qu’il convient de regarder, l’Histoire nous l’a appris, davantage comme un processus dynamique cumulatif que comme un événement unique suffisamment fort pour infléchir le cours des événements. Il serait erroné de croire que le progrès technologique permet aujourd’hui d’obtenir des victoires instantanées : le temps reste un facteur stratégique de premier ordre. La victoire se construit ainsi au quotidien, elle se sédimente au fil des jours par des batailles perdues que l’on surmonte et des batailles remportées sur lesquelles on capitalise.

La seconde réside dans le caractère relatif de la victoire. Nul n’est victorieux de façon absolue : c’est toujours face à un ennemi que nous sommes vainqueurs. Sans cette considération dialectique, nous sommes tentés de nourrir l’ambition irréaliste et improductive d’une destruction totale de l’adversaire pour qu’il ne reste que nous, biaisant alors notre raisonnement stratégique. Les leçons du traité de Versailles doivent nous préserver d’un tel écueil.

Vaincre suppose, en revanche, de prendre durablement l’ascendant sur l’adversaire dans tous les champs sur lesquels il s’oppose à nous.

 Prendre l’ascendant

Ce dernier point mérite que l’on s’y attarde un peu. Prendre l’ascendant consiste à produire des effets supérieurs à ceux de l’ennemi, c’est-à-dire à inverser le rapport de force à la fois en l’affaiblissant et en nous renforçant. Ce raisonnement doit s’appliquer aux deux principaux champs qu’il utilise pour nous combattre.

Le plus évident est celui des « corps », champ physique dans lequel s’affrontent nos capacités militaires respectives, principalement au plus loin dans le cadre des opérations extérieures, mais également sur le territoire national à travers, notamment, l’opération Sentinelle. Dans ce champ, il est aisé de visualiser la combinaison du renforcement de soi et de l’affaiblissement de l’autre. La consolidation amorcée de notre outil de défense, d’une part, et les opérations que mène la France contre l’ennemi à l’extérieur, d’autre part, illustrent cette recherche de l’inversion du rapport de force, de la prise d’ascendant. L’équilibre entre ces deux mouvements réside d’ailleurs dans un emploi mesuré des capacités de défense, un emploi permettant d’affaiblir l’ennemi sans éroder notre propre outil, sans user notre capital plus vite qu’il ne se régénère.

Le second champ, moins visible, est pourtant le plus important : il s’agit de celui des « esprits », de l’influence, sur lequel notre ennemi actuel est extrêmement performant. La vivacité de son recrutement tient notamment en grande partie à sa maîtrise de ce champ. Son « offre de valeurs » est séduisante. Nous devons, pour gagner la guerre, prendre l’ascendant sur le champ des « esprits » par une offre supérieure. Ce combat est principalement à conduire sur notre propre territoire car son lieu d’application n’est autre que la nation française, et principalement ses membres susceptibles d’être tentés par la radicalisation.

 Gagner la bataille des valeurs

Prendre l’ascendant dans ce champ immatériel repose sur deux thèmes fondamentaux, contribuant tous deux au renforcement des défenses immunitaires du pays : l’esprit de résistance et la cohésion nationale. Ces deux thèmes nous définissent à la fois « contre » (la résistance) et « avec » (la cohésion). Ils forment le socle d’un véritable projet de société qui permettrait à la Nation de se consolider et à la jeunesse de s’identifier et de canaliser ses énergies de façon vertueuse. Je vois, dans le regard des milliers de jeunes de l’armée de Terre, que je rencontre depuis deux ans maintenant, un désir de servir et d’appartenir à une collectivité qui les dépasse. Je constate une fraternité au-delà des croyances et des origines. Ces hommes et ces femmes appartiennent à la jeunesse de France ; ils ont trouvé dans le monde militaire un projet collectif, des valeurs, un sens à leur existence. Ceux qui rejoignent Daesh sont issus de la même jeunesse, mais vont chercher ces valeurs dans l’islamisme radical …

C’est donc précisément dans l’inversion du rapport de force du champ des « esprits » que réside notre aptitude à gagner la bataille des valeurs. Cette bataille est décisive pour la victoire, elle doit être le point d’application de tous les efforts de la Nation. Avec vingt mille jeunes qui rejoindront ses rangs en 2016, dans l’active ou dans la réserve, ainsi qu’au moyen de dispositifs complémentaires au service de la cohésion nationale – le dernier en date étant le Service Militaire Volontaire – l’armée de Terre s’investit pleinement dans cette bataille des valeurs. Consciente de son rôle capital sur ce thème, qui constitue le socle de sa nouvelle campagne de recrutement, elle est pleinement déterminée à agir, aux côtés des autres forces vives de la Nation.

N’attendons pas de nouveaux attentats pour nous rassembler durablement autour de nos valeurs ; la victoire, notre seul but, passe par là !!

Général d’armée Jean-Pierre BOSSER
Chef d’état-major de l’armée de terre

Publié dans le Figaro du 21 mars 2016




Chronique historique : 14 mars

14032016

14 mars 1369 : bataille de Montiel (Espagne). Le roi de France Charles V envoie Du Guesclin en Espagne pour aider à nouveau Henri de Trastamare à reprendre la couronne de Castille à son demi-frère, Pierre le cruel. Cette mission vise aussi à débarrasser la France des compagnies de mercenaires qui, faute de combat, écument le pays. Pierre le cruel s’est allié avec les Anglais, les arabes et les Juifs. Du Guesclin à qui le commandement des troupes a été sagement remis, prépare scrupuleusement l’attaque et ordonne qu’aucun quartier ne soit fait.  Les forces du Cruel sont nettement supérieures en nombre mais manquant d’unité, sont littéralement massacrées.  Le chef de guerre breton remporte une victoire sanglante (la plus meurtrière de sa carrière selon Georges Minois dans Du Guesclin) et se venge de la défaite de Naveja (1367) qui l’avait vu tomber aux mains des Anglais du Prince Noir.

14 mars 1590 : victoire d’Henri IV à la bataille d’Ivry. Luttant contre les ligueurs catholiques conduits par le duc de Mayenne (famille des Guise), le roi protestant Henri IV détruit leur armée pourtant trois fois plus nombreuse et s’ouvre la route de Paris. Avant la bataille, le Béarnais harangue ses troupes : « … ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de la victoire et de l’honneur. ». Le blanc devient symbole du ralliement à la monarchie. (Cf. Image)

14 mars 1793 : prise de Cholet. L’armée catholique et royale de Stofflet et de Cathelineau conquiert la ville.

14 mars 1800 : prise de contrôle de la Danaé. Cinq marins français, prisonniers  à bord de la frégate anglaise Danaé se rendent maîtres du bâtiment.

14 mars 1823 : mort du général Dumouriez (Londres). Charles-François du Perrier du Mouriez, dit Dumouriez est un général français tout à la fois héros et traitre de la République. Le livre de J-P Bois permet de comprendre l’itinéraire tourmenté de ce soldat surprenant. Dumouriez : héros et proscrit : un itinéraire militaire, politique et moral entre l’Ancien régime et la Restauration.

14 mars 1945 : largage de Disney. (Pays-Bas). 9 Forteresses B-17 du 92nd BG larguent leurs « Disney rockets » sur les abris de la base de sous-marins d’Ijmuiden. La Disney Rocket-Assisted Bomb » est une des armes alliées destinées à la destruction des abris « super durcis », tels que ceux des U-boot. Imaginée par un officier de la Royal Navy, cette bombe a une masse de 4500 livres. Elle doit être larguée à environ 20000 pieds. Lorsque la bombe arrive vers 5000 pieds, un dispositif barométrique allume la fusée qui augmente la vitesse de l’arme jusqu’à 730 m/s à l’impact. Cette munition a été utilisée pour la première fois le 10 février 1945. Chaque B-17 charge une seule « Disney rocket ». Au total, 158 seront larguées pendant la WW2. LCL Pierre B. (CFA). Voir image.

14 mars 1954 : Gabrielle tombe (Indochine – Haut Tonkin). La bataille de Dien Bien Phu a commencé hier avec la chute de Béatrice, écrasé sous un déluge d’obus d’artillerie puis une marée de soldats Viet Minh. Gabrielle, le poste le plus au Nord tombe à son tour. Les combats sont d’une extrême violence. Les bataillons viets subissent d’énormes pertes lors des assauts qui finissent systématiquement au corps à corps. L’ennemi submerge les défenses françaises grâce à la loi du nombre. Les actes d’héroïsmes sont très nombreux.

14 mars 2007 : mort de Lucie Aubrac (Issy les Moulineaux). Résistante célèbre pour son courage. De son vrai nom Lucie Samuel, née Bernard. Elle était l’épouse de Raymond Aubrac, décédé en avril 2012.

ALPHA

 

La disney rocket assisted bomb.

Quelques rendez-vous historiques :

 26/01/2016 au 04/04/2016 : Exposition « 1916 : L’hyperbataille de Verdun », à l’Hôtel national des Invalides (Paris).

14/03/2016 au 31/05/2016 : Exposition «  Honneur aux braves ! La croix de guerre » au Château de Vincennes, SHD. (Cf. Image).

Du 17 au 20/03/2016 : Salon du livre à la porte de Versailles

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Chronique Historique: 11 mars

14032016

11 mars 1387 : bataille de Castagnaro (Italie). A l’époque où les villes italiennes s’affrontent via des troupes de condottiere, le seigneur de Padoue engage l’Anglais sir Hawkwood et son armée pour prendre Vérone. Hawkwood assiège la ville pendant deux mois mais manquant lui-même de vivres se replie vers Padoue qu’il ne peut atteindre, contraint par ses poursuivants véronais à livrer bataille. Professionnel expérimenté, l’anglais utilise le terrain : sa ligne de défense s’appui d’un côté sur une zone marécageuse, de l’autre côté sur un canal. De plus, il veille à se constituer une troupe de réserve. Au centre sa cavalerie met pied à terre car le terrain n’est pas propice au combat à cheval. Alors que les Véronais chargent son centre, il fait déborder ses archers qui franchissent discrètement le canal et prennent la cavalerie ennemie à revers, empêchée de prendre de l’élan sur un terrain très lourd. C’est à ce moment qu’il engage ses réserves et remporte la victoire.

11 mars 1794 : création de la future Ecole Polytechnique. Par un décret du Comité de salut public, la Commission des travaux publics est créée afin de servir de nouvelle école de cadres scientifiques. Naissance sous l’appellation d’école centrale des travaux publics. Le nom de « Polytechnique » ne verra le jour qu’un an plus tard.

11 mars 1862 : achat du territoire d’Obock (dans l’actuelle République de Djibouti). Le ministre des Affaires étrangères de Napoléon III, Thouvenel, négocie et signe, à Paris, l’achat d’Obock et dépendances avec les envoyés du sultan de Tadjourah pour un montant de 10 000 Thalers (55 000 francs-or).

11 mars 1882 : Qu’est-ce qu’une Nation? (La Sorbonne). Ernest Renan prononce pour la première fois cette célèbre démonstration : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. [...] Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment de sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé, elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible: le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existence d’une nation est un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie. »

11 mars 1912 : première revue aérienne militaire (Vincennes). Le président de la République passe en revue les troupes de la garnison de Paris sur le polygone de Vincennes où pour la première fois a lieu une revue aérienne militaire.

11 mars 1916 : tentative de reprise de Cumières (Verdun). Sous la neige, une puissante contre-attaque française échoue devant les lignes de la division Guretsky.

11 mars 1917 : entrée des Britanniques à Bagdad (actuel Irak). 50 000 soldats britanniques entrent dans Bagdad que les Turcs ont désertée. Cette victoire lave en partie l’affront de la cuisante défaite de Kout El Amara. La division Townshend avait en effet dû s’enfermer dans la forteresse de Kout El Amara pendant 5 mois pour finalement se rendre le 29 avril 1916.

11 mars 1943 : l’Aconit coule deux U-Boot.(Atlantique Nord). La corvette des Forces navales françaises libres, commandée par le lieutenant de vaisseau Levasseur, coule en moins de 5 heures les sous-marins allemands U 444 et U432. Le premier est canonné, le second éperonné. Levasseur est fait Compagnon de la Libération le 19 avril 1943. Une frégate de type La Fayette porte aujourd’hui ce nom, la F713 Aconit. Levasseur meurt accidentellement le 15 avril 1947 sur le site du « 2è Massif » de la Commission de Gâvre (Morbihan) , lors d’une démonstration pyrotechnique pour des élèves de la Jeanne d’Arc alors qu’il est directeur des études de l’école d’application des enseignes de vaisseaux.

11 mars 1963 : exécution du LCL Bastien-Thiry (Fort d’Ivry). Responsable de plusieurs tentatives d’assassinat contre le général de Gaulle, ce polytechnicien, ingénieur de l’armement pour l’armée de l’air est fusillé une semaine après son procès.

11 mars 2004 : attentats de Madrid (Espagne). Dans plusieurs gares de Madrid explosent 10 bombes à peu près au même moment, tuant 191 personnes. L’attentat survient 3 jours avant les élections espagnoles. Après avoir suspecté l’ETA, la justice espagnole attribue la responsabilité à une mouvance islamiste marocaine.

11 mars 2009 : annonce de la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’Otan. Le Président de la République annonce lors d’un discours à l’Ecole Militaire (Paris) que la France réintégrera la structure militaire intégrée de l’OTAN. La France en était sortie en 1966, suite à une décision du général de Gaulle.

11 mars 2011 : tsunami japonais sur la centrale nucléaire de Fukushima (Japon)

11 mars 2012 : début d’une série d’attentats toulousains. Mohamed Merah tue un sous-officier de la brigade parachutiste. Le 15, il abat 3 autres parachutistes. Le 19, il s’en prend à une école et tue 3 enfants et un adulte. Il est tué le 22 mars dans l’assaut de son appartement par le RAID.

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Quelques rendez-vous historiques :

 26/01/2016 au 04/04/2016 : Exposition « 1916 : L’hyperbataille de Verdun », à l’Hôtel national des Invalides (Paris).

14/03/2016 au 31/05/2016 : Exposition «  Honneur aux braves ! La croix de guerre » au Château de Vincennes, SHD. (Cf. Image).

Du 17 au 20/03/2016 : Salon du livre à la porte de Versailles

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Chronique historique : 7 janvier

7012016

7 janvier 1785 : première traversée de la Manche en ballon. Jean-Pierre Blanchard effectue en 2 h 25, la première traversée de la Manche à bord d’un ballon gonflé à l’hydrogène. Il faut attendre 1909 pour la première traversée en avion (par Louis Blériot en 37 minutes). En 1994, avec l’Eurostar empruntant le tunnel sous la manche, il ne faut plus que 21 minutes.

7 janvier 1957 : début de la bataille d’Alger. Le Président du Conseil, Guy Mollet, (gouvernement de la IVème République) confie les pleins pouvoirs civils et militaires au général Massu, commandant la 10e division parachutiste, pour mettre fin à la campagne d’attentats que le FLN conduit depuis fin septembre 1956 à Alger.  L’arrivée des paras (qui rentrent de l’opération sur Suez) marque le début de la bataille d’Alger.

7 janvier 1873 : naissance de Charles Péguy (Orléans). Journaliste et écrivain, mort au combat le 5 septembre 1914, veille de la bataille de la Marne. Lire l’ouvrage d’Arnaud Teyssier Charles Peguy, une humanité française qui permet de découvrir ou d’approfondir le cas Péguy :  «La République une et indivisible, c’est notre royaume de France« . « Tout un peuple prépare tellement sa tranquillité de demain qu’il anéantit son être même« . « La liberté consiste à croire ce que l’on croit et à admettre (au fond, à exiger) que le voisin croie aussi ce qu’il croit. [...] La liberté est un système de courage« .

7 janvier 1886 : Boulanger ministre de la Guerre. Le général Boulanger est nommé ministre de la Guerre dans le gouvernement Freycinet. Devenant de plus en plus populaire, son nom rassemble les mécontents du régime.

7 janvier 1923 : arrivée de la croisière des sables (Tombouctou – actuel Mali). Parties le 17 décembre de Touggourt en Algérie, 5 autochenilles B2 d’André Citroën arrivent à Tombouctou après avoir parcouru 3200 km d’un itinéraire jusque-là emprunté par les chameaux.

7 janvier 1932 : décès d’André Maginot (Paris).  « A la déclaration de guerre en 1914, alors qu’il est sous-secrétaire d’Etat à la Guerre, il s’engage au 44ème Régiment d’infanterie territoriale de Verdun. Blessé dans ce secteur, le 9 novembre de la même année, il ne peut repartir pour le front. Il est successivement ministre des Colonies en 1917, des Pensions en 1920, de la Guerre en 1922 qu’il quitte en 1924 pour le reprendre en 1929. Marqué par la première guerre mondiale, il s’attache dès 1922 à renforcer  la frontière avec l’Allemagne. Le projet de « ligne Maginot » tel que nous le connaissons a été porté par son successeur au ministère de la Guerre, Paul Painlevé : toutefois André Maginot y contribua par la réussite de la levée des fonds nécessaires à la construction des ouvrages (3,3 milliards de francs). Dans le discours de défense du budget de ce projet, il dira : Le béton vaut mieux à cet égard et coûte moins cher que le mur des poitrines . En forêt de Verdun à Fleury-devant-Douaumont, un « monument à Maginot » a été inauguré par le président Albert Lebrun en 1935 (sculpture de Gaston Bocquet) représentant le sergent Maginot blessé devant un bouclier, symbolisant l’ouvrage défensif qu’il avait contribué à construire ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

7 janvier 1959 : ordonnance portant organisation générale de la défense. Abrogée par l’ordonnance de 2004 créant le code de la Défense.

7 janvier 1987 : bombardement de Ouadi Doum (Tchad). Les Libyens appuyant la rébellion nord-tchadienne, mettent en service la piste d’aviation de Ouadi Doum et pour répondre à la contre-offensive des forces armées tchadiennes (N’Djamena) du début de l’année, ils décident de bombarder la base française de Biltine. En représailles, 2 jaguars français détruisent les radars protégeant la base avec un missile Martel. L’opération est rondement menée : 2 mirages F1 pénètrent de manière offensive l’espace aérien des rebelles pour mettre en alerte le dispositif de détection libyen. Une fois les radars libyens allumés, l’un des jaguars attaque après une pénétration à très basse altitude. Son missile Martel n’a plus qu’à se verrouiller sur l’émission radar.

7 janvier 2015 : début des attentats de Janvier (Paris). En fin de matinée, Chérif et Saïd Kouachi assassinent 12 personnes au siège du journal Charlie Hebdo se revendiquant d’Al Qaida au Yemen. Ils prennent la fuite déclenchant une chasse à l’homme extrêmement médiatisée. En soirée et à Fontenay-aux-Roses, un joggeur est blessé par 3 balles tirées par un inconnu.




Chronique historique : 18 décembre

21122015

18 décembre 1676 :  la France reprend Cayenne aux Hollandais (Guyane). Mettant à terre 800 soldats, le vice-amiral d’escadre d’Estrée enlève la garnison sans difficulté. Cayenne redevient établissement français. Il file vers Tabaggo où il lui faudra deux expéditions (en un an) pour reprendre l’ile.

18 décembre 1779 : combat naval de la Martinique (Antilles). La Motte Picquet s’illustre brillamment en sauvant d’une attaque anglaise la plus grande partie d’un convoi marchand qui rallie la Martinique depuis Marseille. Ne disposant momentanément que de 3 navires, La Motte Picquet affronte les 13 navires de l’amiral Hyde Parker et parvient sans trop de dommages pour lui, à leur faire rompre le combat. Impressionné mais chevaleresque, Parker envoi après coup une lettre au Français pour lui témoigner de son admiration.

18 décembre 1856 : Faidherbe bat Ely el Habib (Sénégal). Gouverneur du Sénégal, Faidherbe soumet El Habib qui tentait de susciter la rébellion, en venant l’arrêter personnellement dans le village de N’Guick où il s’était réfugié.

18 décembre 1903 : acquisition par les Etats-Unis de la zone du canal (Panama). Le tout jeune Etat panaméen (3 novembre 1903) accorde aux Etats-Unis moyennant une rente annuelle, la zone où le génie militaire américain va reprendre les travaux commencés par les Français (Ferdinand de Lesseps – 1882). Inauguré en 1914, le canal de Panama est un passage stratégique pour les marines marchandes et de guerre. Il est resté officiellement sous contrôle des Etats-Unis jusqu’en décembre 1999.

18 décembre 1944 : premier numéro du Monde (Paris). Le quotidien Le Monde daté du 19 décembre parait pour la première fois.

18 décembre 1978 : création d’Airbus Industrie. L’actuel numéro 2 du marché mondial de l’aéronautique est issu d’un groupement d’intérêt européen de EADS et BAE Systems. Airbus emploie plus de 50 000 personnes dans le monde. Il fabrique notamment l’avion de transport militaire A 400 M.

18 décembre 1995 : premier vol du prototype du NH 90. Hélicoptère multi rôles européen. Le NH 90 équipe une dizaine de pays. Airbus Helicopters, Agusta et Fokker sont les constructeurs.

Reprise de la Chronique le 04 janvier 2016.

 Bonnes fêtes de fin d’année !







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