Chronique historique : 10 novembre

10112016

Précision pour le 08 novembre 397 : mort de Saint Martin (Candes – Touraine). […]. « Le commissariat aux armées l’a aussi choisi comme saint patron très probablement en référence à l’épisode du partage du manteau : Avec un manteau, Martin équipe deux hommes, lui et le pauvre ».  En fait, l’Empire fournissait aux officiers romains un manteau réglementaire que ces derniers pouvaient, s’il le désiraient, compléter à leurs frais par une doublure. Martin en donnant cette doublure n’a fait que donner ce qui lui appartenait et sans détériorer un effet d’habillement. Merci aux nombreux contributeurs dont aucun n’appartient au commissariat….

10 novembre 496 : bataille de Tolbiac (Zulpich – Allemagne actuelle). Le roi Clovis écrase les Alamans près de l’actuelle ville de Cologne après avoir invoqué le Dieu de sa femme Clothilde. En remerciements de cette victoire, il décide de se convertir au christianisme et est baptisé par l’évêque Saint Rémi.

10 novembre 1444 : bataille de Varna (Bulgarie). Défaite des croisés (d’Europe centrale) face aux Turcs trois fois plus nombreux, sur les bords de la mer Noire. Le roi de Hongrie Ladislas III meurt dans la bataille. Constantinople sera conquise 9 ans plus tard.

10 novembre 1555 : Villegagnon débarque dans la baie de Guanabara (actuel Brésil). L’amiral français tente de créer une colonie avec 600 colons. Les Portugais détruisent ce qui reste de l’implantation française le 20 janvier 1567.

10 novembre 1567 : bataille de Saint-Denis (Paris). Les protestants commandés par le Prince de Condé et l’amiral de Coligny ont tenté d’enlever Charles IX, le roi de France, le 28 septembre près de Meaux ; suite à leur échec, ils assiègent Paris. Le connétable Anne de Montmorency effectue une sortie pour briser le siège et est mortellement blessé d’un coup de feu dans le dos. Sur son lit de mort, il répond à son confesseur : « Pensez-vous que j’aie vécu près de quatre-vingts ans pour ne pas savoir mourir un quart d’heure ? »

10 novembre 1775 : le Congrès des Etats-Unis créé les Continental Marines (ancêtre du USMC). Au cours de la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, deux bataillons d’infanterie embarquée sont constitués par le Congrès, le 10 novembre 1775, sous le nom de Continental Marines. Ceux-ci sont démobilisés dès 1785 mais la « quasi-guerre » (quasi-war) contre la France amène le Congrès à voter un texte recréant un corps de fusiliers marins le 11 juillet 1798. Ce corps sera alors placé sous l’autorité directe du Secrétaire à la Marine.

10 novembre 1900 : mort de l’auteur de la Galette (Montpellier). Saint-Cyrien de la promotion d’Isly (1843-1845), Pierre Léon Bouisset, compose un chant de protestation contre la suppression par le commandement de la contre-épaulette, dite “galette”, que portaient les élèves les plus mal classés. Le chant est devenu l’hymne traditionnel de l’ESM de Saint-Cyr.

10 novembre 1920 : choix du Soldat inconnu (Verdun). André Maginot demande au soldat Auguste Thin du 132ème RI de déposer un bouquet sur un des huit cercueils rassemblés dans une chapelle ardente de la citadelle de Verdun pour que son choix désigne celui qui, seul et inconnu, symbolisera la multitude tombée durant la Première Guerre Mondiale. Le corps est escorté à Paris et veillé jusqu’à son inhumation (28 janvier 1921) sous la voûte de l’Arc de Triomphe.

10 novembre 1936 : décès de Louis Gustave Binger (à 80 ans). Capitaine issu du rang et premier gouverneur de la Côte d’Ivoire (1893-1895), il est l’un des plus grands explorateurs français de l’Afrique. Il a notamment sillonné durant 2 ans la boucle du Niger (1887-1889), réalisant une moisson d’observations scientifiques qui lui ont valu l’attention de l’Académie française (pour ses ouvrages) ou encore de Jules Vernes. Il a aussi mené durant 2 ans une mission destinée à établir la frontière entre la Côte d’Ivoire et le futur Ghana (1892-1893). Malade, il rentre en métropole où pendant 10 ans, il est directeur des Affaires d’Afrique au Ministère des Colonies (1897-1907). Une ville de Côte d’Ivoire porte son nom.

10 novembre 1940 : entrée des Forces françaises libres dans Libreville (Gabon). Le colonel Leclerc à la tête d’un groupement interarmes organisé autour de la 13ème DBLE entre dans Libreville et bouscule les troupes vichystes.

10 novembre 1951 : début de la bataille de Hoa Binh (Guerre d’Indochine). « L’opération Tulipe est la phase préparatoire à l’opération Lotus qui elle est l’opération sur Hoa Binh. L’opération Tulipe vise à l’occupation de la trouée de Cho Ben : c’est une opération de couverture. Tulipe est déclenchée le 10 novembre, l’opération Lotus commence le 13 au soir avec le débouché de la colonne motorisée. Hoa Binh est occupée par les parachutistes (1er, 2e et 7e bataillons de parachutistes coloniaux) le 14 novembre qui sont rejoints dans l’après-midi par les premiers éléments des formations terrestres. Par ailleurs, le pays Muong n’est pas pris en tenaille. Hoa Binh est un abcès de fixation, un centre de résistance dont le but est d’attirer le corps de bataille viêt. Avec des résultats plus ou moins heureux. Les pertes françaises ont été sous-estimées : 436 tués + 458 disparus (dont beaucoup sont morts) et 1 360 blessés. C’est une estimation basse ». CDT Yvan C. (SHD).

10 novembre 1977 : Luna 17 alunit. La sonde soviétique dépose en douceur sur la Lune un véhicule automatique équipé d’un réflecteur laser français.

10 novembre 1988 : révélations sur le F-117 Stealth. Une série d’accidents du bombardier furtif américain oblige l’US Air Force à révéler l’existence de ce fleuron technologique qui vole de manière opérationnelle depuis 1983. Retiré du service en 2008.

          10 novembre            

 Quelques rendez-vous historiques :

du 11 au 20 novembre 2016 : exposition « Les aumôniers dans la Grande guerre » à la Mairie de Versailles.
du 16 au 18 novembre 2016 : 4ème édition des salons de Choiseul (Tours).
jusqu’au 20 novembre 2016 : exposition « Verdun – La Somme » au musée de l’Artillerie de Draguignan.
jusqu’au 27 novembre 2016 : exposition « L’ épopée des uniformes militaires » à la Sucrière, Lyon (Rhône).
17 novembre 2016 : dédicace-débat-projection « Ensemble, ils ont sauvé la France », à Balard – amphithéâtre Valin (Paris).
02 décembre 2016 : colloque « La Marseillaise chant de guerre, chant de liberté » à Balard – amphithéâtre Valin (Paris).
03 décembre 2016 – de 14h00 à 19h00 : « 86ème Après-midi du livre » des Ecrivains combattants, à la Mairie du XVème (Paris).
jusqu’au 23 décembre 2016 : exposition : « De Brest à Vincennes : trois siècles d’histoire de la Marine » au Château de Vincennes.
jusqu’au 31 décembre 2016 : exposition « Visages du 25 août » –  Maison du Souvenir de Maillé (Indre-et-Loire).
du 12 octobre au 29 janvier 2017 : exposition « Guerres secrètes » – Musée de l’Armée (Invalides).
du 15 octobre au 29 janvier 2017 : exposition « Verdun, la guerre aérienne » – Musée de l’air et de l’espace (Le Bourget).
jusqu’au 15 janvier 2017 : exposition « Mission mode, styles croisés » - Musée de la Légion étrangère (Aubagne) et château Borély (Marseille).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
et
Les conférences du Service historique de la Défense (SHD) avec leurs références bibliographiques.




Chronique historique : 19 octobre

19102016

ERRATUM pour le 18 octobre 1741 : naissance de Pierre Choderlos de Laclos. Il ne peut pas être considéré comme spécialiste des « feux dans la profondeur » puisque étant mort en 1803, le système le plus évolué qu’il a connu fut le Gribeauval. Les canons et les obusiers Gribeauval avaient une portée de l’ordre de 600-1200 mètres selon les calibres. C’est du « tir indirect » à vue mais pas des « feux dans la profondeur ». Merci au COL Michel L. (7ème BB). En outre, il n’est pas le constructeur du fort Boyard dont les fondations ont été commencées peu après sa mort. Merci à M. Martin B. (SHD).
L’intégralité des erratum est en bas de ce mail.

 19 octobre 202 (avant Jésus Christ) : bataille de Zama (Tunisie). Les 50 000 soldats d’Hannibal (général carthaginois) sont vaincus lors de la deuxième guerre punique par Scipion l’Africain (général romain) et ses 40 000 romains. Hannibal avait prévu de percer et désorganiser les lignes romaines avec ses 80 éléphants de combat mais Scipion créé des couloirs dans ses défenses où passent naturellement les pachydermes qui se font attaquer sur les flancs. Certains, apeurés rebroussent chemin et sèment la panique dans leurs propres rangs. Les  2ème et 3ème lignes romaines prennent à revers les Carthaginois occupés par la 1ère ligne romaine. Le bilan est lourd : 20 000 soldats carthaginois périssent contre 1500 romains. Cette bataille affaiblira définitivement Carthage qui 53 ans plus tard, lors de la troisième guerre punique, sera à nouveau vaincue par Rome après un siège de 3 ans.

 19 octobre 1783 :  premier vol humain en montgolfière (à la Folie Titon – aujourd’hui rue de Montreuil – Paris). Un mois, jour pour jour, après le premier vol de trois animaux (un coq, un canard et un mouton) dans la cour du château de Versailles et devant le couple royal, c’est au tour de Pilâtre de Rozier puis Réveillon et Vilette d’effectuer le premier vol captif humain de l’histoire.

 19 octobre 1813 : fin de la bataille de Leipzig (Allemagne). Même si les Alliés de la  6ème coalition déplorent plus de pertes que la Grande Armée (environ 60 000 contre 50 000) à l’issue de ce que l’on appelle aussi, la bataille des Nations, celle-ci sanctionne l’incapacité de Napoléon à vaincre de manière nette l’ensemble de l’Europe liguée contre lui. C’est lors de cet affrontement que meurt le maréchal Poniatowski : resté face à l’ennemi pour couvrir la retraite de Napoléon, il est pris au piège lorsque les sapeurs français font sauter, trop tôt, le seul pont sur la rivière Helster. Blessé à trois reprises lors des combats, il tente néanmoins de franchir à la nage le cours d’eau mais meurt noyé, pendant que 12 000 de ses hommes sont faits prisonniers.  Jozef Antoni Poniatowski est le seul général étranger (Polonais) à avoir été élevé à cette dignité. Il a son nom sous l’arc de triomphe.

19 octobre Façade du Louvre, rue de Rivoli : statue en pied du maréchal Poniatowski par Philippe Besnard.

19 octobre 1917 : début de la guerre électronique (Paris). Après avoir constaté que les raids de zeppelins allemands (équipés de goniomètres) utilisent pour se diriger le signal TSF émis par la Tour Eiffel, le colonel Férié lancent des contre-mesures. Le signal que reçoivent dorénavant les dirigeables, leur indique un émetteur de la station T.S.F. de Lyon La Doua au lieu de Paris. Le 19 octobre, l’un des derniers raids de dirigeables allemands (11 zeppelins) ayant Londres pour cible se solde par la perte des 2/3 des aéronefs lors de leur voyage retour. Seuls 3 appareils réussissent à rallier l’Allemagne après avoir fait un très grand détour par le Sud de la France. La guerre électronique est née. Pour plus d’infos.

 
Quelques rendez-vous historiques :

jusqu’au 27 novembre 2016 : exposition « L’ épopée des uniformes militaires », à la Sucrière, Lyon (Rhône).
jusqu’au 31 décembre 2016 : exposition « Visages du 25 août » –  Maison du Souvenir de Maillé (Indre-et-Loire).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
du 12 octobre au 29 janvier 2017 : exposition « Guerres secrètes » – Musée de l’Armée (Invalides).
du 15 octobre au 29 janvier 2017 : exposition « Verdun, la guerre aérienne » – Musée de l’air et de l’espace (Le Bourget).
jusqu’au 20 novembre 2016 : exposition « Verdun – La Somme » au musée de l’Artillerie de Draguignan.
jusqu’ au 15 janvier 2017 : exposition « Mission mode, styles croisés » - Musée de la Légion étrangère (Aubagne) et château Borély (Marseille).
et
Les conférences du Service historique de la Défense (SHD) avec leurs références bibliographiques.

   « Choderlos de Laclos est mort en 1803 : le système le plus évolué qu’il a connu fut donc le Gribeauval. Les canons et les obusiers Gribeauval avaient une portée de l’ordre de 600-1200 mètres selon les calibres. Par ailleurs, il n’y avait pas d’observateur relié à l’arrière comme aujourd’hui et la flèche maximum ne dépassait pas la taille humaine. En bref, il s’agissait plutôt d’une sorte de gros fusil avec un viseur réglable. Les mortiers (pour les sièges et la défense des côtes), quant à eux, utilisaient le tir vertical avec un système de mesure d’angle mais encore pour des portées n’excédant pas quelques centaines de mètres : c’est du « tir indirect » à vue mais pas des « feux dans la profondeur ».
COL Michel L. (7ème BB).

« Choderlos de Laclos n’est pas le constructeur du fort Boyard dont les fondations ont été commencées peu après sa mort. Pour l’île d’Aix, il a participé à la construction de la batterie blindée établie à la pointe de l’île sous la direction du marquis de Montalembert en 1779-1780. La batterie était en bois et comportait trois niveaux de casemates. Contrairement aux prédictions des officiers du génie, le fort a supporté plusieurs salves de son artillerie. Mais le génie le laissa ensuite tomber en ruines. En 1809, on entama un grand programme de fortifications de l’île d’Aix qui entraina la destruction complète de la batterie blindée de Montalembert. Les fortifications actuelles de l’île d’Aix ne doivent donc pas grand-chose à Choderlos.
En 1786, Choderlos est l’auteur d’une Lettre à MM. De l’académie française sur l’éloge de M. le maréchal de Vauban, où il dénonce : « Les officiers du génie partagent avec un zèle presque religieux l’opinion que Vauban, qui fut leur chef et dont ils n’ont pas cessé de s’inspirer servilement, était un grand homme. Mais qui pourra louer M. de Vauban passant sa vie à fortifier et ne faisant pas faire un pas à l’art de la fortification ? Qui pourra louer M. de Vauban enterrant des millions avec une prodigieuse prodigalité, pour élever d’une main les mêmes places qu’il renversait de l’autre si facilement ? ».
Lire Jean Paul Bertaud, Choderlos de Laclos, l’auteur des liaisons dangereuses. Paris, Fayard, 2003.
M. Martin B. (SHD).




Chronique historique : 30 août

30082016

30 aout 1808 : capitulation de Cintra (Portugal).  A l’issue de la bataille de Vimeiro (20 aout) qui voit l’échec du général Junot face aux troupes anglo-portugaises de Wellington, la tentative française de soumettre le Portugal pour l’empêcher de commercer avec la Grande-Bretagne échoue. Cette première invasion napoléonienne du Portugal marque le début des combats dans la péninsule ibérique.  L’armée de Junot est ramenée en France par la Royal Navy avec armes et bagages sur ordre du général Darlymple ce qui lui vaudra un blâme une fois l’affaire connue à Londres.

30 aout 1813 : bataille de Kulm (actuelle république de Tchéquie) Après sa victoire à Dresde, Napoléon ordonne au général Vandamme de poursuivre les coalisés du général Kleist. Il perd malheureusement la bataille et est fait prisonnier

30 aout 1870 : bataille de Beaumont (Ardennes). Défaite française face aux armées prussiennes.

30 aout 1898 : suicide du colonel Henry (affaire Dreyfus).

30 aout 1914 : bataille germano-russe de Tannenberg (actuelle Pologne). Le général Hindenburg écrase les forces du Tsar (La 1ère Armée de Rennenkampf bat en retraite et la 2è Armée de Samsonov est faite prisonnière. Le général se suicide). Les Allemands prennent ainsi une revanche sur l’Histoire puisqu’en 1410, au même endroit, les chevaliers teutoniques ont été très sévèrement battus, mais cette fois, par les Polonais.

30 août 1918 : attentat contre Lénine (Moscou). Fanny Kaplan, membre du Parti, tire sur Lénine à la fin d’un meeting. Il survit avec une balle dans l’épaule et une autre au poumon. Elle est interrogée par la Tchéka puis exécutée sans jugement 4 jours plus tard. Cette tentative d’assassinat déclenche la Terreur Rouge qui frappe l’URSS durant toute la guerre civile russe. La Pravda attribue la tentative aux Alliés mais ne parvient pas à enrayer la rumeur de la mort de Lénine avant plusieurs jours.

30 août 1918 : les Onandaga déclarent la guerre à l’Allemagne. L’une des 5 tribus iroquoises, estimant qu’elle a été humiliée lors de la tournée d’un cirque se produisant dans une ville allemande, déclare la guerre à l’Allemagne. La tribu enverra un contingent de guerriers dans l’US Army.

30 aout 1954 : le parlement français ne ratifie pas le traité de la CED. Au début des années 50, les prémices de la guerre froide poussent les Etats-Unis à réclamer de la part des européens un investissement militaire plus important et donc à envisager le réarmement de l’Allemagne (RFA), considéré comme nécessaire pour lutter contre l’URSS. Difficilement accepté par les Français, ce réarmement se conçoit néanmoins peu à peu au sein d’une Communauté Européenne de Défense (CED) dont la France signe le traité en mai 1952. Il prévoit une armée internationale à 40 divisions portant un même uniforme et sous commandement unique dépendant de l’OTAN. Mais la perte de souveraineté en matière de Défense qu’implique la ratification de la CED suscite un intense débat en France entre « Cedistes » et « antidedistes » et finit par être l’argument décisif des Gaullistes. La création de la CECA en 1951 (communauté économique du charbon et de l’acier), ancêtre de la CEE puis de l’UE, n’a pas posé autant de problèmes alors qu’elle impliquait le même degré de supranationalité (en matière d’économie). Près de 60 ans plus tard, l’abandon de souveraineté reste encore l’une des questions épineuses de l’Europe de la Défense.

30 août 1963 : mise en place du téléphone rouge. Suite à la crise des missiles de Cuba (octobre 1962), les Etats-Unis et l’Union Soviétique, conscients d’avoir échappé à une confrontation armée, se dotent d’une ligne directe permettant d’échanger afin de dénouer plus rapidement les éventuelles crises à venir.

30 août 1974 : « silence, on coule ! ». Trente ans après sa création, le journal Combat publie son dernier numéro dont la Une – « Silence, on coule ! » – restera célèbre. Né durant la Seconde Guerre mondiale et d’abord distribué clandestinement, le quotidien Combat va constituer un des vecteurs d’une pensée de gauche non communiste. Si des intellectuels tels que Jean-Paul Sartre, André Malraux et surtout Albert Camus collaborent à cette publication, Combat ne va pas manquer de subir différentes crises qui le mèneront à infléchir la radicalité de sa ligne éditoriale. Au fil des années, le journal voit son lectorat diminuer et les nombreux soucis de ses dirigeants successifs vont contribuer à sa déroute ». LCL Jacques-Olivier M. (DICoD).

30 août 1988 : signature de la proposition de règlement pacifique ou Settlement Plan dans le cadre du conflit au Sahara Occidental. « Avancée majeure après plusieurs années de statuquo. Cette proposition prévoyait 4 phases allant du cessez-le-feu (6 septembre 1991) à la proclamation des résultats d’un référendum d’autodétermination du Sahara Occidental (qui devait avoir lieu en janvier 1992). Les profondes divergences d’opinions entre le Maroc et le Front POLISARIO font qu’aujourd’hui cette proposition est toujours au stade initial. Elle est un des évènements fondateurs de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’Organisation d’un Référendum  au Sahara Occidental) ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

30 août Voir ou revoir le délirant Docteur Folamour  de Stanley Kubrick où le téléphone rouge est mis en scène.

jusqu’au 18 septembre 2016 : exposition « Bêtes de guerre » au Muséum de Marseille – Palais Longchamp.

jusqu’au  25 septembre 2016 : exposition « 1914-1918, la Mer en guerre » au Château de Vincennes.

 




Cérémonie samedi 8 octobre 2016 au CFIAR à Strasbourg

8062016

Nous relayons l’invitation du Centre de Formation Interarmées au Renseignement et de la promotion Lieutenant-colonel Broche, à la cérémonie qui se déroulera le samedi 8 octobre 2016 à 10h45 à Strasbourg à l’occasion de la réunion annuelle promotion.fichier pdf 26052016 invitation extérieur couleurs EMS CFIAR




Forum emploi organisé par le pôle Défense Mobilité Paris le 24 mai

18052016

Nous relayons l’affiche du prochain forum emploi organisé par le pôle Défense Mobilité Paris le 24 mai prochain :

18 mai




Chronique historique : 20 avril

21042016

20 avril 1814 : Napoléon 1er fait ses adieux à la garde impériale (Fontainebleau)

20 avril 1828 : l’explorateur René Caillé entre dans Tombouctou. Sans être militaire, il est un des précurseurs français en Afrique.

20 avril 1899 : le lieutenant-colonel Klobb reçoit l’ordre d’arrêter la colonne Voulet-Chanoine (Niger). Les capitaines Voulet et Chanoine qui se sont illustrés dans de récentes conquêtes coloniales (Indochine et Afrique) reçoivent l’ordre de rallier le lac Tchad par l’Ouest de l’Afrique afin d’opérer une jonction avec deux autres colonnes parties du Sud algérien et du Congo. Le but du commandement français est de contrôler l’Afrique centrale. Le dénouement peu glorieux pour la France de la crise de Fachoda (1898) a en effet exacerbé la compétition coloniale. Les deux officiers, pour des raisons encore indéterminées, commettent de très nombreuses exactions contre les populations rencontrées. Obnubilés par la lettre de leur mission, probablement mentalement malades (syphilis) et manquant des moyens matériels qui leur permettraient de ne pas « vivre sur le pays », ils perdent l’esprit de la mission et s’enfoncent dans la violence. Alerté, le ministre des colonies ordonne à Klobb de les arrêter. Un autre élément éclaire cette décision : Le capitaine Chanoine est le fils d’un général antidreyfusard et ministre de la guerre en 1898. Ne pas sanctionner les rebelles, donnerait aux Dreyfusards un motif supplémentaire contre l’armée. Lorsque Klobb rejoint la colonne infernale, il est tué. Peu de temps après, les propres hommes de Voulet et Chanoine se mutinent et les tuent.

20 avril 1916 : arrestation de Sir Roger Casement (Baie de Tralee – Irlande). Ancien diplomate britannique anobli en 1911 par la couronne pour services rendus lors de ses affectations en Afrique (1892 à 1911) et notamment au Congo belge. Retiré en Irlande quelques années avant la Première guerre mondiale, Casement est devenu un adepte de la cause indépendantiste irlandaise. Il est invité par Berlin à séjourner en Allemagne en novembre 1914 et tente alors d’organiser la livraison d’armes au profit des Indépendantistes. Un soulèvement étant prévu pour la Pâque 1916, Casement est débarqué clandestinement par le U19, sous-marin allemand. Il est arrêté par une patrouille et sera pendu pour trahison le 3 aout suivant.

 20 avril 1954 : Dien Bien Phu se poursuit. « Le colonel Lalande (commandant le centre de résistance Isabelle) organise une opération – réussie – pour reboucher une partie des tranchées vietminh réalisées par les hommes du bataillon 265 (régiment 57, division 304). Sur Eliane 1, les parachutistes du II/1er RCP recueillent un déserteur vietminh disant appartenir à la division 312. Ce dernier dresse un tableau pessimiste des conditions de vie des bo doïs autour de Diên Biên Phu, des pertes terribles causées par l’artillerie et l’aviation françaises expliquant l’arrivée de jeunes recrues moins préparées aux rigueurs du combat. » CDT Ivan Cadeau (SHD/DREE).

20 avril 1962 : arrestation du général Salan (Alger). Vivant depuis un an dans la clandestinité après la tentative de putsch (22 avril 1961) du « quarteron de généraux » voulant imposer à de Gaulle une Algérie française, le général Salan est arrêté à Alger d’où il dirigeait les opérations de l’OAS. Condamné à la prison à vie, il est réintégré dans ses prérogatives de général d’armée et de grand-croix de la Légion d’Honneur en 1982, à la suite de l’amnistie votée par le Parlement.

20 avril 1978 : Boeing 707 contre Sukhoi. « Le Boeing 707-321B c/n 19363/623 immatriculé HL7429 de la Korean Air Lines, vol KAL902, qui relie Paris à Anchorage, victime d’une erreur de navigation, est abattu par un chasseur Sukhoï Su-15TM piloté par le Capt. Alexander Bosov, qui a reçu l’ordre pour ce faire du 21st Soviet Air Defense Corps, en dépit de l’identification civile de l’appareil, faite par ses soins et reportée au commandement soviétique. Touché sur l’aile gauche, l’avion effectue un atterrissage d’urgence sur le lac gelé Korpijärvi, près de la frontière finlandaise. Deux des 109 personnes à bord sont tuées. Les Soviétiques suspectaient la présence d’un avion de renseignement américain Boeing RC-135 ». LCL Pierre B. (CFA).

20 avril 1982 : premier accident du F117 (Groom Lake – Nevada). Avant sa livraison à l’USAF, et lors de son premier vol, le Lockheed F-117A #80-0785 s’écrase au décollage de la fameuse zone 51. Le pilote, Bob Ridenhauer sérieusement blessé, cessera ses activités de pilote d’essai. L’accident est dû à une inversion des câblages de commande de la direction. Un accident similaire s’était produit pendant le vol d’essai d’un Lockheed A-12 en décembre 1965.

20 avril 1999 : incendie d’une paillotte corse (près d’Ajaccio – Corse). Dans la nuit du 19 au 20 avril, une paillotte illégalement construite sur la plage Cala d’Orzo est incendiée par des gendarmes du Groupe de pelotons de sécurité (GPS) agissant sur ordres du préfet relayés par le colonel commandant la légion de gendarmerie de Corse. Très rapidement découverts à cause d’indices grossiers laissés sur la plage, les protagonistes sont condamnés.

BLOG2

 le Lockheed F-117A




Un article du CEMAT dans le Figaro d’aujourd’hui

21032016

« Combattre là-bas pour nos valeurs, vaincre ici par nos valeurs »

L’Epaulette vous renvoie ci-après à l’article publié dans Le Figaro du 21 mars

 La guerre appelle la victoire

L’année 2015 aura fait passer la menace terroriste en France de la catégorie du risque potentiel à celle de la guerre, déclarée par un ennemi qui assume désormais pleinement ce rôle. Les attentats survenus depuis un an ont ainsi profondément marqué la Nation mais ils ont aussi dévoilé les buts de guerre de cet ennemi : au-delà des massacres perpétrés, l’objectif poursuivi est bien de battre en brèche nos valeurs les plus essentielles. Nos « esprits » sont ainsi autant visés, sinon plus, que nos « corps ». C’est d’ailleurs la raison première qui permet de définir cet ennemi comme terroriste.

En donnant à ce combat le qualificatif de « Guerre », nous nous inscrivons implicitement dans la dialectique du vainqueur et du vaincu. Pourtant, si le terme de « Guerre » est désormais largement usité depuis quelques mois, l’emploi du mot « Victoire » est curieusement absent et mérite sans doute d’être davantage considéré.

 Le chemin de la victoire

Mais à quelle condition précise sera-t-il possible d’affirmer que la guerre est terminée à notre avantage ? A défaut d’apporter une réponse immédiate à cette question complexe, il semble intéressant d’ouvrir deux pistes de réflexion.

La première découle de la notion même de victoire qu’il convient de regarder, l’Histoire nous l’a appris, davantage comme un processus dynamique cumulatif que comme un événement unique suffisamment fort pour infléchir le cours des événements. Il serait erroné de croire que le progrès technologique permet aujourd’hui d’obtenir des victoires instantanées : le temps reste un facteur stratégique de premier ordre. La victoire se construit ainsi au quotidien, elle se sédimente au fil des jours par des batailles perdues que l’on surmonte et des batailles remportées sur lesquelles on capitalise.

La seconde réside dans le caractère relatif de la victoire. Nul n’est victorieux de façon absolue : c’est toujours face à un ennemi que nous sommes vainqueurs. Sans cette considération dialectique, nous sommes tentés de nourrir l’ambition irréaliste et improductive d’une destruction totale de l’adversaire pour qu’il ne reste que nous, biaisant alors notre raisonnement stratégique. Les leçons du traité de Versailles doivent nous préserver d’un tel écueil.

Vaincre suppose, en revanche, de prendre durablement l’ascendant sur l’adversaire dans tous les champs sur lesquels il s’oppose à nous.

 Prendre l’ascendant

Ce dernier point mérite que l’on s’y attarde un peu. Prendre l’ascendant consiste à produire des effets supérieurs à ceux de l’ennemi, c’est-à-dire à inverser le rapport de force à la fois en l’affaiblissant et en nous renforçant. Ce raisonnement doit s’appliquer aux deux principaux champs qu’il utilise pour nous combattre.

Le plus évident est celui des « corps », champ physique dans lequel s’affrontent nos capacités militaires respectives, principalement au plus loin dans le cadre des opérations extérieures, mais également sur le territoire national à travers, notamment, l’opération Sentinelle. Dans ce champ, il est aisé de visualiser la combinaison du renforcement de soi et de l’affaiblissement de l’autre. La consolidation amorcée de notre outil de défense, d’une part, et les opérations que mène la France contre l’ennemi à l’extérieur, d’autre part, illustrent cette recherche de l’inversion du rapport de force, de la prise d’ascendant. L’équilibre entre ces deux mouvements réside d’ailleurs dans un emploi mesuré des capacités de défense, un emploi permettant d’affaiblir l’ennemi sans éroder notre propre outil, sans user notre capital plus vite qu’il ne se régénère.

Le second champ, moins visible, est pourtant le plus important : il s’agit de celui des « esprits », de l’influence, sur lequel notre ennemi actuel est extrêmement performant. La vivacité de son recrutement tient notamment en grande partie à sa maîtrise de ce champ. Son « offre de valeurs » est séduisante. Nous devons, pour gagner la guerre, prendre l’ascendant sur le champ des « esprits » par une offre supérieure. Ce combat est principalement à conduire sur notre propre territoire car son lieu d’application n’est autre que la nation française, et principalement ses membres susceptibles d’être tentés par la radicalisation.

 Gagner la bataille des valeurs

Prendre l’ascendant dans ce champ immatériel repose sur deux thèmes fondamentaux, contribuant tous deux au renforcement des défenses immunitaires du pays : l’esprit de résistance et la cohésion nationale. Ces deux thèmes nous définissent à la fois « contre » (la résistance) et « avec » (la cohésion). Ils forment le socle d’un véritable projet de société qui permettrait à la Nation de se consolider et à la jeunesse de s’identifier et de canaliser ses énergies de façon vertueuse. Je vois, dans le regard des milliers de jeunes de l’armée de Terre, que je rencontre depuis deux ans maintenant, un désir de servir et d’appartenir à une collectivité qui les dépasse. Je constate une fraternité au-delà des croyances et des origines. Ces hommes et ces femmes appartiennent à la jeunesse de France ; ils ont trouvé dans le monde militaire un projet collectif, des valeurs, un sens à leur existence. Ceux qui rejoignent Daesh sont issus de la même jeunesse, mais vont chercher ces valeurs dans l’islamisme radical …

C’est donc précisément dans l’inversion du rapport de force du champ des « esprits » que réside notre aptitude à gagner la bataille des valeurs. Cette bataille est décisive pour la victoire, elle doit être le point d’application de tous les efforts de la Nation. Avec vingt mille jeunes qui rejoindront ses rangs en 2016, dans l’active ou dans la réserve, ainsi qu’au moyen de dispositifs complémentaires au service de la cohésion nationale – le dernier en date étant le Service Militaire Volontaire – l’armée de Terre s’investit pleinement dans cette bataille des valeurs. Consciente de son rôle capital sur ce thème, qui constitue le socle de sa nouvelle campagne de recrutement, elle est pleinement déterminée à agir, aux côtés des autres forces vives de la Nation.

N’attendons pas de nouveaux attentats pour nous rassembler durablement autour de nos valeurs ; la victoire, notre seul but, passe par là !!

Général d’armée Jean-Pierre BOSSER
Chef d’état-major de l’armée de terre

Publié dans le Figaro du 21 mars 2016




Chronique historique : 14 mars

14032016

14 mars 1369 : bataille de Montiel (Espagne). Le roi de France Charles V envoie Du Guesclin en Espagne pour aider à nouveau Henri de Trastamare à reprendre la couronne de Castille à son demi-frère, Pierre le cruel. Cette mission vise aussi à débarrasser la France des compagnies de mercenaires qui, faute de combat, écument le pays. Pierre le cruel s’est allié avec les Anglais, les arabes et les Juifs. Du Guesclin à qui le commandement des troupes a été sagement remis, prépare scrupuleusement l’attaque et ordonne qu’aucun quartier ne soit fait.  Les forces du Cruel sont nettement supérieures en nombre mais manquant d’unité, sont littéralement massacrées.  Le chef de guerre breton remporte une victoire sanglante (la plus meurtrière de sa carrière selon Georges Minois dans Du Guesclin) et se venge de la défaite de Naveja (1367) qui l’avait vu tomber aux mains des Anglais du Prince Noir.

14 mars 1590 : victoire d’Henri IV à la bataille d’Ivry. Luttant contre les ligueurs catholiques conduits par le duc de Mayenne (famille des Guise), le roi protestant Henri IV détruit leur armée pourtant trois fois plus nombreuse et s’ouvre la route de Paris. Avant la bataille, le Béarnais harangue ses troupes : « … ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de la victoire et de l’honneur. ». Le blanc devient symbole du ralliement à la monarchie. (Cf. Image)

14 mars 1793 : prise de Cholet. L’armée catholique et royale de Stofflet et de Cathelineau conquiert la ville.

14 mars 1800 : prise de contrôle de la Danaé. Cinq marins français, prisonniers  à bord de la frégate anglaise Danaé se rendent maîtres du bâtiment.

14 mars 1823 : mort du général Dumouriez (Londres). Charles-François du Perrier du Mouriez, dit Dumouriez est un général français tout à la fois héros et traitre de la République. Le livre de J-P Bois permet de comprendre l’itinéraire tourmenté de ce soldat surprenant. Dumouriez : héros et proscrit : un itinéraire militaire, politique et moral entre l’Ancien régime et la Restauration.

14 mars 1945 : largage de Disney. (Pays-Bas). 9 Forteresses B-17 du 92nd BG larguent leurs « Disney rockets » sur les abris de la base de sous-marins d’Ijmuiden. La Disney Rocket-Assisted Bomb » est une des armes alliées destinées à la destruction des abris « super durcis », tels que ceux des U-boot. Imaginée par un officier de la Royal Navy, cette bombe a une masse de 4500 livres. Elle doit être larguée à environ 20000 pieds. Lorsque la bombe arrive vers 5000 pieds, un dispositif barométrique allume la fusée qui augmente la vitesse de l’arme jusqu’à 730 m/s à l’impact. Cette munition a été utilisée pour la première fois le 10 février 1945. Chaque B-17 charge une seule « Disney rocket ». Au total, 158 seront larguées pendant la WW2. LCL Pierre B. (CFA). Voir image.

14 mars 1954 : Gabrielle tombe (Indochine – Haut Tonkin). La bataille de Dien Bien Phu a commencé hier avec la chute de Béatrice, écrasé sous un déluge d’obus d’artillerie puis une marée de soldats Viet Minh. Gabrielle, le poste le plus au Nord tombe à son tour. Les combats sont d’une extrême violence. Les bataillons viets subissent d’énormes pertes lors des assauts qui finissent systématiquement au corps à corps. L’ennemi submerge les défenses françaises grâce à la loi du nombre. Les actes d’héroïsmes sont très nombreux.

14 mars 2007 : mort de Lucie Aubrac (Issy les Moulineaux). Résistante célèbre pour son courage. De son vrai nom Lucie Samuel, née Bernard. Elle était l’épouse de Raymond Aubrac, décédé en avril 2012.

ALPHA

 

La disney rocket assisted bomb.

Quelques rendez-vous historiques :

 26/01/2016 au 04/04/2016 : Exposition « 1916 : L’hyperbataille de Verdun », à l’Hôtel national des Invalides (Paris).

14/03/2016 au 31/05/2016 : Exposition «  Honneur aux braves ! La croix de guerre » au Château de Vincennes, SHD. (Cf. Image).

Du 17 au 20/03/2016 : Salon du livre à la porte de Versailles

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