Chronique historique : 18 juin

18062019

18 juin 1429 : bataille de Patay (près d’Orléans).

Événement majeur de la guerre de cent ans qui voit la victoire du Dauphin et Jeanne d’Arc sur les troupes anglaises de Talbot. Si Orléans a eu un grand retentissement moral, en revanche sur un plan purement tactique et opératif, la campagne de la Loire qui s’achève à Patay est beaucoup plus décisive. Les archers anglais n’ont pas eu le temps de se protéger derrière les épieux taillés qu’ils disposent habituellement autour d’eux pour se protéger d’une attaque. Les reconnaissances françaises repèrent leurs positions suite à une maladresse anglaise et donnent l’alerte : l’avant-garde française (1500 hommes) commandée par les capitaines La Hire, de Loré et de Xaintrailles attaque les archers anglais qui fuient. Ensuite, la cavalerie lourde française charge et parvient pour la première fois depuis la défaite d’Azincourt à obtenir un franc succès.

La victoire de Patay fait suite aux combats victorieux de Jargeau, Meung et Beaugency du 12 au 16 juin, et clôt une campagne éclaire au cours de laquelle Jeanne d’Arc a repris l’initiative (souvent contre l’avis de ses grands subordonnés). Elle ouvre les ponts de la Loire et la route de Reims. Désormais plus rien ne peut arrêter Jeanne d’Arc jusqu’à son but politique : faire sacrer le Roi. Les Anglais qui s’étaient retirés en bon ordre d’Orléans quelque semaines plus tôt et qui avaient gardé toute leur force combattive, sont démoralisés et incapables de l’arrêter. La bataille a donné naissance à l’expression « mettre la Patay ». L’orthographe s’est transformée avec le temps donnant la forme qu’on lui connaît aujourd’hui : « mettre la pâtée ».

 18 juin 1635 : la Martinique devient française (Mer des Caraïbes).

Venant de Saint Christophe, les deux colons français Jean du Plessis d’Ossonville et Lienard de l’Olive prennent possession de l’île au nom du roi de France. Celle-ci, bien que découverte en 1493 par les Espagnols n’est pas encore colonisée et est peuplée par les Caraïbes. Un mois plus tard, d’Esnambuc envoie 100 hommes affermir la prise de possession.

 18 juin 1694 : débarquement anglais repoussé (Camaret – Bretagne).

Louis XIV, informé par son service de renseignement que les Anglais préparent un débarquement en Bretagne pour profiter du départ de la flotte française vers la Méditerranée, dépêche en urgence le lieutenant-général Vauban et le nomme commandant militaire de Brest (de tout le littoral breton en fait) car ce dernier a inspecté quelque temps auparavant l’ensemble de la côte Atlantique et de la Manche et en connait les forces et faiblesses. Il a si bien mis en alerte les habitants côtiers que ceux-ci repoussent facilement et sans pertes importantes le corps expéditionnaire du contre-amiral Osborn. Ce dernier perd 800 des 1200 hommes qu’il tente de débarquer, y compris le général Tollemash commandant l’assaut. La plage de Camaret est rebaptisée Trez Rouz (plage rouge) en raison du sang versé.

Cette victoire française est d’autant plus significative qu’elle est obtenue par seulement deux compagnies franches renforcées dans la nuit par une compagnie des milices provinciales de Guyenne. Il faut aussi souligner l’importance de la tour de Camaret que Vauban avait préalablement fait fortifier et armer pour défendre la plage, envisageant un débarquement possible à cet endroit.

 18 juin 1812 : les États-Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne.

Le président des États-Unis James Madison déclare la guerre à la Grande-Bretagne au nom de la défense du principe de liberté des mers, car la marine anglaise, sous prétexte de combattre l’Empire français, entrave le commerce américain. C’est la première fois que le Congrès américain vote une déclaration de guerre. Les combats auront lieu sur la mer et les Grands Lacs. La paix sera signée en décembre 1814.

 18 juin 1815 : défaite de Waterloo (Belgique).

Napoléon Ier, revenu de son exil sur l’île d’Elbe depuis moins de 100 jours, doit affronter la septième coalition. Il choisit d’attaquer les Anglais (Wellington) avant qu’ils ne se regroupent avec les Prussiens (Blücher) mais se heurte à une forte résistance. Le combat est indécis jusqu’à l’arrivée des Prussiens qui débandent l’armée française. Erreurs (de Ney et Napoléon), retards (Grouchy qui s’entête à Wavre) et trahisons (de Bourmont) alliés à la belle combativité des alliés, expliquent la défaite française. C’est la fin. Quatre jours plus tard, l’empereur abdique.  À noter aussi l’action d’éclat d’un autre général français, Cambronne, lui aussi entouré d’anglais, qui n’a pas fait de discours et s’est contenté d’un seul mot !

18 juin 1855 : échec du premier assaut de Malakof (Crimée).

 18 juin 1917 : décret créant la DGGSM.

La direction générale de la guerre sous-marine placée sous l’autorité du contre-amiral Merveilleux du Vignaux est créée pour faire pièce à la menace allemande.

 18 juin 1940 : appel radiophonique du général de Gaulle (Londres).

« Sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre depuis le 5 juin, le général De Gaulle s’entretient le 16 juin avec Churchill du projet d’union qui fusionnerait les nations et institutions françaises et britanniques dans le but de poursuivre la guerre. Dans l’après-midi, De Gaulle téléphone au Président du Conseil Paul Reynaud pour lui faire part de l’accord de Churchill. Mais ce projet est repoussé par le Conseil des ministres et entraîne la démission de Reynaud. Le Président de la République, Albert Lebrun, charge alors le maréchal Philippe Pétain de former un nouveau gouvernement. Rentrant de Londres dans la soirée, De Gaulle atterrit à Bordeaux et apprend qu’il ne fait plus partie du gouvernement. Surpris d’avoir été écarté de la nouvelle équipe, il s’envole vers Londres le 17 matin, en compagnie d’Edward Louis Spears, envoyé spécial de Churchill. Le 18, il prononce son discours à la BBC. A la demande du Gouvernement britannique, qui veut ménager le nouveau chef du Gouvernement français, le texte initial a été changé, notamment les deux premières phrases d’introduction qui énoncent : « Le Gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables un cessez-le-feu était possible. Il a déclaré que, si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France, la lutte devait continuer… ». COL Pierre Marie-Jeanne.

 18 juin 1940 : évacuation des réserves d’or de la Banque de France (Brest).

Face à l’avance allemande inexorable, les réserves d’or de la banque de France sont transférées par train à Brest (mi- mai 1940), comme en 1870 d’ailleurs. Ces près de 2000 tonnes d’or (dont 170 de la Banque de Belgique) sont finalement chargées à bord de la première division de croiseurs auxiliaires commandée par le contre-amiral Cadart, lorsqu’il devient évident que les Allemands ne peuvent plus être contenus. Une partie de cet or est déjà en route pour Halifax (Canada) depuis quelques jours. L’autre partie ne quitte Brest que quelques heures avant l’arrivée des troupes allemandes et se dirige vers Dakar. Le trésor connait tout au long de la guerre un périple intéressant, excitant les convoitises les plus diverses.

 18 juin 1944 : bataille de Saint-Marcel (Bretagne).

Parachutés le 5 juin, les SAS du 2e RCP/4th SAS Battalion, se sont regroupés dans les landes de Saint-Marcel pour former et diriger les maquis FFI du Morbihan estimés à plus de 3000 résistants. Les 8 et 9 juin, les parachutages massifs d’hommes et de matériels commencent. Durant 10 jours le ballet aérien permet à la place de se fortifier, à raison de 150 à 200 containers parachutés en moyenne par nuit. Le 18 juin, au matin, une patrouille de Feldgendarme donne l’alerte. Le camp bien organisé face aux renforts allemands, résiste toute la journée grâce aux enseignements des SAS mais aussi grâce à un soutien aérien venu d’Angleterre, rare action de ce type au profit d’un maquis durant la Libération. Malgré une résistance ferme, le commandant Bourgoin, chef de corps du 2e RCP, décide l’évacuation du camp. Le Lieutenant Louis Mairet, engagé dès le début de la bataille, est chargé avec sa section de couvrir la retraite des forces, mission qu’il remplit complètement.

Au cours de la bataille, 28 combattants meurent dont 6 parachutistes, 60 sont blessés et 15 sont faits prisonniers. Côté allemand, on estime les pertes à près de 300 hommes. La répression allemande soutenue par les milices locales fait 40 morts civils et détruit le village de Saint-Marcel.

La bataille de Saint-Marcel a d’importantes répercussions psychologiques car elle montre, pour la première fois en zone nord, que la Résistance, armée et encadrée par des professionnels peut tenir les Allemands en échec dans une bataille rangée.

De plus les troupes mobilisées par le commandement allemand en Bretagne sont autant de soldats en moins dans le bocage normand aidant une avancée déjà difficile pour les Alliés.

 18 juin 1953 : décès de l’As des as (Paris).

Le lieutenant-colonel René Fonck, caporal au début de la Première Guerre mondiale, la termine lieutenant et totalise 75 victoires aériennes homologuées (sans compter 52 victoires probables). Il est l’As des as français de la guerre aérienne.

 18 juin 1964 : Tabarly remporte la transat

L’enseigne de vaisseau Eric Tabarly remporte la transat en solitaire Plymouth-Newport à bord de Pen Duick II.

 18 juin 2010 : décès du général Bigeard (Toul).

Marcel Bigeard a débuté dans l’armée comme soldat de 2e classe en 1936 et a terminé son parcours comme général de corps d’armée (1974) puis secrétaire d’État à la Défense (1975-1976. Véritable légende militaire dès son vivant, il est l’une des figures les plus illustres des parachutistes, ayant été de presque tous les combats de son époque (Campagne de France, Résistance, Indochine, Algérie). Ses cendres reposent à Fréjus au Mémorial des guerres en Indochine.

Quand Lartéguy publie en 1960 Les Centurions, c’est un hommage, de son vivant, à Bigeard. La 50ème promo de l’EMIA porte le nom de Bigeard.




Chronique historique : 17 juin

17062019

17 juin 1696 : bataille de Dogger bank (Mer du Nord).  

Le corsaire français Jean Bart capture un convoi d’une centaine de navires marchands, chargés de blé, après avoir défait leur escorte hollandaise. Pris en chasse par une escadre de l’amiral britannique Benbow, Jean Bart se cache au Danemark puis passant au travers de tous les pièges tendus en Mer du Nord et dans la Manche, rejoint triomphalement Dunkerque.  

 17 juin 1734 : mort du maréchal de Villars (Turin).  

Héros de Maastricht (juin 1673), Seneffe (août 1674), Friedelinghen (octobre 1702), Denain (juillet 1712), il meurt à 82 ans en rentrant victorieux d’une campagne en Italie. Louis XIV l’avait remarqué à Maastricht lors de ses débuts : « Il semble que dès que l’on tire en quelque endroit, ce petit garçon sorte de terre pour s’y trouver ». Puis le maréchal de Créqui : « Jeune homme, si Dieu te laisse vivre, tu auras ma place plus tôt que personne ».  

 17 juin 1778 : combat naval de Roscoff (Baie de Goulven).  

La frégate française La belle poule est attaquée sans sommations par la frégate anglaise Arethusa qui est finalement vaincue et doit fuir. La nouvelle fait sensation à Versailles où la mode féminine célèbre la victoire en créant une coiffure intitulée Belle poule. Cet affrontement pousse Louis XVI à déclarer la guerre à l’Angleterre dans le cadre de ce que l’on va appeler la guerre d’indépendance américaine. 4 navires de guerre ont porté, à ce jour, le nom de belle poule, dont l’actuelle goélette (navire école de la Marine nationale) qui fut un navire de la France libre. 

 17 juin 1940 : « C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat ».  

Appelé par le Président de la République, Lebrun à la charge de président du Conseil, le maréchal Pétain s’exprime à la radio vers 12h30 et annonce qu’il a demandé la veille aux Allemands leurs conditions pour arrêter les hostilités. Il appelle les Français à cesser le combat. 

 17 juin 1940 : premier acte de résistance de Jean Moulin (Chartres).  

Préfet d’Eure et Loir lors de l’arrivée de la Wehrmacht à Chartres, Jean Moulin refuse de signer un rapport que les Allemands ont préparé pour faire attribuer la mort de civils à l’aviation française et aux troupes africaines. Comprenant l’intention, Moulin refuse de signer. Passé à tabac, il tente de se suicider pour ne pas faiblir. Au sujet de Jean Moulin, voir l’excellent dossier que lui consacre Le Figaro Histoire n°8 « Jean Moulin, un héros très secret ». 

 17 juin 1944 : prise de l’île d’Elbe.  

Surveillant la portion de Méditerranée entre la Corse et l’Italie, l’île est tenue par les Allemands et ne peut rester comme une menace dans le dos des alliés qui ont passé la ligne Gustav. Le bataillon de choc (Cdt Gambiez), et les commandos d’Afrique, lors de l’opération Brassard, débarquent sur l’île et prennent d’assaut les batteries côtières. La 9ème Division d’Infanterie coloniale débarque quelques heures plus tard et parachève la libération de l’île. Les combats sont durs : 250 français périssent contre 700 Allemands durant les deux jours d’affrontement.  

 17 juin 1953 : l’armée rouge réprime une insurrection populaire (Berlin-Est). 

Quelques mois après la mort de Staline, les ouvriers est-Allemands se mettent en grève puis créent une insurrection rassemblant 60 000 manifestants dans Berlin-Est. Appelés en renforts, les chars soviétiques écrasent la révolte : plus de 80 morts et des milliers d’arrestations.  

 17 juin 1967 : explosion de la première bombe H chinoise (désert du Takla-Makan – Chine).  

La Chine teste avec succès sa première bombe à fusion nucléaire (bombe thermonucléaire ou bombe H) à peine 3 ans après sa première bombe à fission (bombe A).  

La France a testé les siennes en 1960 (A) et 1968 (H).  

Pour les Américains, 1945 et 1952.  

Pour les Soviétiques, 1949 et 1953. 

 17 juin 1985 : le colonel Baudry dans l’espace (Floride–États-Unis).  

Patrick Baudry décolle du Kennedy center à bord de la navette Discovery et passe 7 jours dans l’espace. C’est le deuxième spationaute français (le premier étant le général Jean-Loup Chrétien).  




Chronique historique : 15 juin

15062019

15 juin : Saint Bernard de Menthon. Saint-patron des troupes de montagne.

Saint Bernard a été choisi comme saint protecteur des troupes alpines en 1993, à l’initiative de l’aumônier Claude Mino-Matot, avec l’autorisation de Monseigneur Dubos, évêque aux armées de l’époque et en collaboration avec les généraux Bassères puis Meyer, patrons de la Division alpine. La première commémoration a eu lieu au col du petit Saint Bernard au printemps 1995. Voir le site du diocèse aux armées. Merci au général J-R Bachelet.

15 juin 1389 : bataille de Kosovo Polje (Kosovo/Serbie).

En 1365, Mourad Ier déplace sa capitale en Europe (à Adrianople aujourd’hui Edirne). En 1386, les Ottomans occupent la ville serbe de Nis. Trois ans plus tard, le prince serbe Lazar rassemble une partie des princes chrétiens et marche sur Mourad. La rencontre a lieu sur le « champ des merles » (Kosovo Polje) et s’achève par une défaite des chrétiens. Lazar et Mourad meurent tous deux au combat. Cette bataille est restée dans l’histoire des Slaves du Sud (ou Yougoslaves) comme un événement majeur. Aujourd’hui, la date et le lieu de la bataille sont d’autant plus célébrés par les Serbes que Kosovo Polje est situé en République du Kosovo. Depuis début 2008, le Kosovo s’est proclamé indépendant. Le Kosovo n’est pas reconnu par l’ONU et par l’UE en raison de l’opposition de plusieurs de ses membres.

À noter : Les Orthodoxes commémorent la bataille le 15 juin (calendrier Julien) alors que le calendrier grégorien (le nôtre) ne le fait que le 28 juin. Des chrétiens combattaient dans les deux camps.

15 juin 1809 : combat de Maria (Espagne).

Le général Suchet bat un corps anglo-espagnol et le poursuit jusqu’à Belchite.

15 juin 1895 : création de l’A.O.F.

Par décret gouvernemental l’Afrique Occidentale Française est créée. Le gouverneur de Dakar a désormais en charge le regroupement des colonies et possessions suivantes : Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Dahomey et Soudan.

15 juin 1905 : naissance de Philippe Tailliez (Malo-les Bains).

Officier de marine, écrivain et pionnier de la plongée sous-marine autonome, civile et militaire, il forme, avec Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas, les « Mousquemers » et marque l’histoire de la plongée. Comme premier commandant du groupe de recherche sous-marine de la Marine, il apporte le soutien de son unité aux premières plongées du bathyscaphe FNRS 2 du professeur Piccard et mène de nombreuses missions de déminage, d’exploration et d’archéologie sous-marine. Il quitte la marine, atteint par la limite d’âge, avec le grade de capitaine de vaisseau et se consacre ensuite totalement à la protection de l’environnement marin. Il effectue une dernière plongée au sein de la Marine à l’occasion de ses 90 ans. A noter aussi : Jean Painlevé, le fils du ministre, fait partie des pionniers de l’aventure de la plongée sous-marine.

15 juin 1940 : les Allemands à Verdun.

Alors que la Wehrmacht est entrée la veille (14 juin) à Paris, Verdun est déclarée ville ouverte dès le 11. Les panzers de Guderian entrent dans la ville restée inviolée en 1916. A noter : le futur président Mitterrand est blessé d’un éclat d’obus au Mort Homme (la veille :14 juin).

15 juin 1940 : mort au combat du colonel Cazeilles (Rembercourt – Argonne).

Saint-Cyrien (promotion « de la Croix du Drapeau » 1913-1914), fantassin colonial  et écrivain de guerre, Léon Cazeilles est chevalier de la Légion d’honneur à 25 ans. Cité trois fois lors de la Première guerre mondiale, notamment au sein de l’Armée d’Orient, il fait l’admiration du futur maréchal Franchet d’Esperey pendant la Bataille de Dobro Polje (1918). Au Maroc en 1920, il se fait remarquer par le maréchal Lyautey lors du combat de Bouknadel. Chef de corps du 21e Régiment d’infanterie coloniale au début de la Campagne de France, il meurt en chargeant à la tête du régiment. Les honneurs seront rendus à sa dépouille par l’ennemi.

La 182e promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (1995-1998) porte son nom.

15 juin 1940 : jour de gloire des ailes françaises.

Décollant sur alerte de l’aérodrome du Luc-Le Cannet des Maures (actuel EALAT/EFA « TIGRE ») pour intercepter des formations italiennes venues attaquer des installations militaires dans la région – dont le terrain de Luc – l’adjudant Pierre Le Gloan du GC 3/6 (unité alors en cours de transformation sur le nouveau chasseur Dewoitine D520) réussit l’exploit d’abattre 5 avions en moins de 40 minutes au-dessus de Saint Tropez, le Luc et Vidauban. Pour ce fait d’arme exceptionnel, félicité en personne par le colonel Fonck grand as de 14/18, il est nommé immédiatement sous-lieutenant. Fidèle à ses engagements, Le Gloan part servir dans l’armée de l’air d’armistice, au Levant, où s’est replié son unité, avant de reprendre la lutte aux côtés des Anglo-américains après leur débarquement en Afrique du nord et le ralliement des unités françaises.  Il meurt le 11 septembre 1943 (jour anniversaire de la mort de Guynemer), dans le crash accidentel de son P39 AIRACOBRA aux environs de Mostaganem.

As méconnu aux 18 victoires sûres et 3 probables, il est Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la médaille militaire et croix de guerre 39/45 avec 10 palmes et une étoile.

15 juin 1943 : premier vol du premier bombardier à réaction au monde (Allemagne).

L’Arado 234 effectue son premier vol test au-dessus de Munster. Cette version est celle d’un avion de reconnaissance lancé par un charriot sur rail avec atterrissage sur patin. La version bombardier vole en mars 1944 sous le code A 234 B.

15 juin 1944 : début de la bataille de Saipan (Îles Mariannes).

Après 2 jours de bombardement naval, 300 blindés et 8000 marines débarquent sous le feu de l’artillerie japonaise. Saipan est la première île, prise d’assaut par les Américains et mettant le Japon à portée des bombardiers B-29 Superforteress.  La bataille dure jusqu’au 9 juillet face à un ennemi acharné : beaucoup se jettent du haut des falaises pour ne pas être capturés. Lors de ce premier jour de combats, les américains perdent 25 % de l’effectif débarqué (soit les 2/3 des pertes de la bataille de Saipan).

15 juin 1945 : création de l’École militaire de haute montagne (Chamonix).

Initialement créée en 1932, l’EHM rejoint en 1939 le 199e bataillon de chasseurs de haute montagne. Elle est officiellement reconstituée en 1945. Véritable Institution dans le monde de la montagne et  pôle d’excellence pour la formation des cadres militaires français et étrangers, l’EMHM est la plus ancienne école de ce type au monde. Depuis 70 ans, 50 000 stagiaires ont été formés dont 1 800 étrangers (28 nationalités) à Chamonix. La pratique de la montagne est exigeante et dangereuse, c’est pourquoi la conduite de détachements militaires dans un tel environnement fait l’objet d’une attention particulière dans ce haut lieu de la formation. La réputation de l’EMHM est internationale et entretenue notamment par les exploits sportifs régulièrement accomplis par l’élite des cadres de l’école, au sein du GMHM (Groupe militaire de haute montagne). Réputation décuplée lors des compétitions sportives internationales par les  athlètes des équipes de France militaires de ski (EFMS) pour ne citer que Fourcade, Vaultier, Worley, Roux et Duvillard.

 




Chronique historique : 13 juin

13062019

13 juin 323 (avant Jésus Christ) : mort d’Alexandre le Grand (Babylone – actuel Irak). 

À 33 ans, le plus grand conquérant de tous les temps, est emporté par la malaria. En dix ans, il bâtit un empire allant de la Grèce à l’Inde en passant par l’Égypte et l’Afghanistan. Avec ses 30 000 fantassins et 5000 cavaliers, il a dominé un bref instant dans l’Histoire, la presque totalité du monde connu. Il est resté pour la postérité comme le modèle du stratège et de l’explorateur dont tous les conquérants se revendiqueront par la suite. Convaincu d’être le descendant des mythiques Zeus (par son père) et Achille (par sa mère), il est impitoyable et impulsif, n’hésitant pas à faire exécuter ses meilleurs amis. Cependant, élève d’Aristote et admirateur de Diogène, il veut aussi helléniser l’Orient et repousser les limites connues du monde d’alors. Arrivé aux portes de l’Inde, il renonce à la poursuite de son exploration en constatant la fatigue de son armée. Les seuls à avoir rééditer cet exploit dans la conquête sont les Mongols du clan de Gengis Khan. 

 13 juin 1862 : bataille du Cerro del Borrego (Mexique). 

Le capitaine Détrie à la tête d’une compagnie du 99e régiment d’infanterie de ligne, détecte l’approche d’une brigade mexicaine (2 000 hommes) sur la hauteur dominant la ville d’Orizaba où les troupes françaises se sont repliées après la défaite de Puebla. Il stoppe net leur avance par des assauts successifs puis les met en fuite dès l’arrivée d’une compagnie de renforts. Détrie est nommé chef d’escadron le lendemain. Il terminera général de division et sera fêté comme l’un des héros du Second empire.

 13 juin 1917 : débarquement de Pershing et Patton (Boulogne-sur-Mer).

177 Américains, dont le général John Pershing, commandant en chef du corps expéditionnaire, et le lieutenant-colonel Patton, débarquent dans le port de Boulogne dans la liesse populaire. Le colonel Jacques Aldebert de Chambrun, descendant direct de La Fayette, les accueille à la descente du bateau.

Arrivés le soir même à Paris, ils reçoivent un accueil indescriptible, toute la capitale se pressant sur le parcours du cortège qui se dirige vers la place de la Concorde. En guise de salut, le général Pershing se montre au balcon de l’hôtel Crillon et la foule consent finalement à se disperser.

 13 juin 1939 : proclamation du blocus des concessions française et britannique de Tianjin par le Japon (Chine du Nord). 

Le gouvernement chinois collaborationniste et les forces armées japonaises reprochent à la France et à la Grande-Bretagne de donner refuge aux guérilleros chinois, de maintenir leur neutralité, de refuser de donner valeur légale à la nouvelle monnaie « fédérale » chinoise et de ne pas permettre la sortie des stocks d’argent. Les Français et les Britanniques opposent au blocus une résistance passive, jusqu’à la capitulation des autorités de la concession britannique le 11 août. Cette capitulation ouvre la voie à une collaboration franco-japonaise négociée à Tôkyô en juillet 1940 avec les nouvelles autorités pétainistes de la concession française.

 13 juin 1944 : fin de la bataille de Bloody Gulch (Normandie).

La Easy compagny de la 101e Airborne Division livre un combat au corps à corps contre des éléments de la 17e Panzergrenadier Division ainsi que des parachutistes allemands dans le manoir de Donville. La bâtisse devenue poste de commandement avancé est prise avec 12 tonnes de matériel divers. Le film puis la série « band of Brothers » retracent durant quelques minutes ces combats.




Chronique historique : 12 juin

12062019

12 juin 1248 : Louis IX part en croisade (Paris).

Le futur Saint Louis quitte Paris pour le port d’Aigues-Mortes et entame les 6 années qu’il va passer en Égypte et en Terre Sainte. Cette croisade est connue pour la défaite de la Mansourah où il est fait prisonnier par les Mamelouks (1250).

Libéré, il utilise les 4 années suivantes à mettre en ordre le royaume chrétien d’Orient. Pendant ce temps, la mère de Louis IX assure jusqu’à sa mort la régence du royaume de France.

12 juin 1783 : début de la 3e bataille de Gondelour (Inde).

Le maréchal de camp Pâtissier de Bussy- Castelnau contient avec ses 5000 hommes l’attaque de l’armée du général James Stuart (18 000 hommes) contre le port de Gondelour. Les renforts par bateaux qu’escompte Stuart seront empêchés par l’un des plus beaux combats navals du Bailli de Suffren le 20 juin. Ce n’est que le 23 juin qu’est connue la signature de la paix (9 février 1783) entre France et Angleterre dans le cadre de la guerre d’indépendance des États-Unis.

12 juin 1795(24 prairial an III) : acte de décès de Louis XVII.

Rédaction, à l’état civil de Paris, de l’acte de décès de Louis XVII, mort en captivité, le 8 juin, à la prison du Temple où, depuis août 1792, il était enfermé avec ses parents, sa tante et sa sœur aînée Marie-Thérèse.

L’original de cet acte de décès a disparu dans les incendies de la Commune de 1871, mais l’acte avait été recopié par des archivistes et un exemplaire se trouve aux Archives nationales.

Né dix ans plus tôt, Louis-Charles de France, fils cadet de Louis XVI et Marie-Antoinette, était devenu l’héritier du trône à la mort de son frère aîné, le 4 juin 1789. Dès 1795, des rumeurs courent : le dauphin, remplacé dans sa geôle par un autre garçon, aurait été libéré du Temple. Les « faux dauphins » commenceront alors à apparaître, réunissant un nombre variable de partisans autour de leurs prétentions.

Dans les années 2000, l’authentification ADN du cœur de Louis XVII (conservé dans de l’esprit de vin puis séché), met fin aux rumeurs.

Depuis le 8 juin 2004, l’urne funéraire contenant ce cœur a rejoint la chapelle des Bourbons dans la basilique de Saint-Denis.

12 juin 1798 : Bonaparte prend Malte.

Dans la plus grande discrétion, Bonaparte, en route vers l’Égypte, aborde Malte avec ses 35 000 hommes (330 navires). En quelques jours, il dote l’île d’institutions républicaines durables.

12 juin 1808 : combat de Cabezon (Espagne).

Au début du conflit espagnol, le général Lassale écrase une armée hétéroclite de 7000 hommes, en une seule charge de cavalerie appuyée par la division du général Merle. Il entre dans Valladolid le même jour.

12 juin 1916 : la tranchée des baïonnettes (Verdun – ferme de Thiaumont).

Les fusils de soldats des 3e et 4e compagnies du 137e RI sont retrouvés dépassant d’une tranchée ensevelie sous la terre. On pense tout d’abord à l’effet d’un bombardement ayant enterré vivants les soldats du 137e RI – et c’est cette thèse qui provoque la constitution du monument toujours visible – puis, on admet que cela peut correspondre à une sépulture d’urgence pratiquée par des camarades survivants afin d’éviter les épidémies tout en permettant à la relève de retrouver ultérieurement les restes.

12 juin 1943 : arrestation du général Frère (Royat).

Prestigieux chef militaire, le général Frère commande la VIIe armée lors de la campagne de 1940 et parvient à se replier en bon ordre sans se faire encercler. Gouverneur militaire de Lyon avant d’être mis en retraite, il dirige l’ORA (Organisation de résistance de l’armée).  Il est arrêté par la Gestapo avec son épouse et sont tous les deux déportés en camp de concentration. Son épouse survit à Ravensbrück mais lui meurt au Struthof (13 juin 1944).  Le général Frère a donné son nom à une promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (1948-1950) et a marqué plus d’une génération de soldats ne serait-ce qu’à travers sa devise : « J’obéis d’amitié ».

12 juin1944 : la première fusée V1 tombe sur Londres.

La première fusée Vergeltungswaffe 1 (arme de représailles), passée à l’histoire comme V1, est lancée par les Allemands dans la nuit du 12 au 13 juin.

La V1 est l’ancêtre des missiles de croisière. L’impact de cette arme est surtout psychologique, obligeant les Alliés à détourner des moyens aériens et de DCA pour protéger les ciels britanniques et ouest-européens.

Certains pilotes de la RAF dont le français libre, Jean Maridor, s’étaient spécialisés dans la chasse au V.1. Ce dernier avait mis au point la technique consistant à faire se crasher le V1 en glissant l’extrémité de son aile sous celle de la bombe volante pour lui donner un coup vertical et fatal.

12 juin 1993 : début de la bataille de Mogadiscio (Somalie).

À la tête d’un groupement tactique français (dans le cadre de la mission Oryx), le colonel de Saqui de Sannes commence à rétablir la situation dans Mogadiscio où 3 journalistes internationaux sont tués et viennent s’ajouter aux 24 soldats pakistanais tombés dans une embuscade tendue par les hommes du général Aydid quelques jours plus tôt (5 juin).  Saqui de Sannes maîtrise la situation en ne déplorant que 3 blessés parmi ses hommes.  En octobre, soit 5 mois plus tard, au même endroit et dans les mêmes conditions, le général américain Garrison, commandant la Task force Rangers déplorera 20 morts et 80 blessés.

Dans les deux cas, le bilan adverse est inconnu mais supposé important.  Pour poursuivre la comparaison des méthodes française et américaine, lire l’article du colonel Goya, Mogadiscio 1993 – l’Oryx et le faucon noir, sur le blog La voie de l’épée.

12 juin 1998 : disparition en mer d’Eric Tabarly (Mer d’Irlande).

Dans la nuit du 12 au 13 juin, Tabarly tombe à la mer.

Tabarly fut officier marinier pilote de l’aéronautique navale pendant 6 ans (dont 2 en Indochine pendant la guerre) puis officier de marine (ancien de l’École des officiers de marine, et donc de l’École navale), et, en tant que tel breveté fusilier marin et certifié commando.  Il a commandé un engin de débarquement d’infanterie et de chars (EDIC).  Il a quitté la marine avec le grade de capitaine de frégate, atteint par la limite d’âge, et fut promu capitaine de vaisseau au titre de la réserve.

12 juin 1999 : entrée de la KFOR au Kosovo.

La brigade du général Cuche pénètre au Kosovo depuis la Macédoine (Kumanovo) en application de la résolution 1244 de l’ONU.




Chronique historique : 11 juin

11062019

11 juin 1430 : bataille d’Anthon.  

Les Bourguignons (4000 soldats) alliés au duc de Savoie Amédée VIII s’infiltrent en Dauphiné pour l’arracher au royaume de France. Le gouverneur Raoul de Gaucourt, renseigné sur la progression et le nombre de l’ennemi sait qu’il permettra la survie de ses 1600 hommes s’il attaque par surprise et de manière non conventionnelle.  

Les Bourguignons marchant sur le château de Colombier doivent traverser le Bois des Franchises sur un axe étroit ne permettant aucun déploiement de leurs cavaliers : c’est là que Gaucourt dispose en embuscade ses archers et bombardes (venues de Crémieux). Insuffisamment renseignés et trop sûr de leurs forces, les Bourguignons négligent de reconnaître l’axe de progression. Ils tombent dans une série d’embuscades tout le long du chemin et se font décimer.  

Les troupes dauphinoises accentuent la panique des Bourguignons en faisant croire à une supériorité numérique écrasante (hurlements dans les bois).  

Le Dauphiné reste au Royaume de France. 

 11 juin 1837 : inauguration de la galerie des batailles (Château de Versailles).  

Le roi Louis-Philippe inaugure la galerie qui regroupe parmi les plus belles toiles représentant les grandes batailles françaises, de Tolbiac (496) à Wagram (1809). 

 11 juin 1885 : mort de l’amiral Courbet (à bord du Bayard au large de l’actuelle Taiwan).  

Polytechnicien et amiral commandant l’escadre d’Extrême-Orient.  

 11 juin 1918 : coup d’arrêt à l’attaque allemande à Gneisenau (région de Noyon).

La bataille de Gneisenau fait partie de la contre-offensive allemande de printemps visant à percer le front avant le plein déploiement des troupes américaines. Le général Mangin, sur ordre de Pétain, stoppe net la progression du général Von Hutier qui menace Compiègne après avoir créé une poche dans la région de Courcelles-Mery au Sud de Montdidier. En fin de journée, le résultat stratégique escompté par le haut-commandement français est acquis et l’attaque allemande n’est pas poursuivie à fond au-delà du 13. Pétain dira de Mangin « …ce que d’autres eussent cru impossible, il l’exécuta avec une rare fermeté … » et le Kronprinz « … la percée qui nous eut conduits à la guerre de mouvement ne fut pas exécutée… ».

 11 juin 1931 : Pierre Benoit, immortel.  

L’auteur de Koenigsmark, l’Atlantide, la châtelaine du Liban, …, la sainte Vehme, est élu à l’Académie française.  Le général Maxime Weygand est lui aussi élu le même jour.  

 11 juin 1942 : sortie de vive force de Bir Hakeim (Libye).  

Du 27 mai au 10 juin, la brigade du général Koenig (3600 hommes) résiste aux assauts et aux bombardements de Rommel et permet ainsi aux Britanniques de la 8e armée d’achever leur repli et de se reconditionner en Égypte.  

En s’obstinant à prendre Bir Hakeim qui n’a pourtant pas de caractère stratégique particulier, Rommel perd un temps précieux et surtout commet l’erreur de mettre en évidence la valeur au combat des Français libres. Dans la nuit du 10 au 11 juin, la brigade française démine un couloir de 40 mètres de large dans le périmètre défensif et commence son évacuation du camp retranché. Les Allemands détectent très vite la sortie et déclenchent un déluge de feu qui ne parvient cependant pas à arrêter la sortie. La bataille donne lieu à d’innombrables actes de courage.  2100 soldats gagnent les lignes britanniques distantes de 7 km.  

Le retentissement de ce fait d’armes est international et salué par toutes les radios alliées qui focalisent depuis deux semaines sur la résistance française inattendue à Bir Hakeim.  

Le général de Gaulle envoie immédiatement un message de félicitations à Koenig. 

 11 juin 1948 : résolution Vandenberg (États-Unis – Washington).  

Le sénat américain en votant cette résolution permet aux États-Unis d’intégrer l’alliance des États signataires du Traité de Bruxelles et donne un coup d’accélérateur décisif à la future OTAN. Le traité de l’Atlantique Nord sera signé moins d’un an plus tard (4 avril 1949). 




Chronique historique : 8 juin

8062019

8 juin : journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine.  Instituée par le décret n° 2005-547 du 26 mai 2005, cette journée d’hommage correspond au jour du transfert à la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette, de la dépouille du Soldat Inconnu d’Indochine, le 8 juin 1980. Un mémorial dédié aux morts pour la France en Indochine est implanté à Fréjus sur une hauteur dominant la ville. Inauguré en 1993 par le président de la République, il abrite près de 24 000 sépultures de militaires et de civils morts en Indochine.

Le site Internet « mémoire des hommes » permet de consulter en ligne la base de données des morts pour la France au cours de la Guerre d’Indochine (1945-1954). Conservée par le Service historique de la Défense, elle a été constituée par la saisie et l’indexation d’un fichier établi par le ministère des Anciens combattants au lendemain de ce conflit.

 8 juin 632 : mort de Mahomet (Médine – actuelle Arabie Saoudite). Le prophète de l’Islam meurt à 63 ans.

8 juin 1865 : combat de Hierba Buena (Mexique)

8 juin 1883 : signature de la Convention de la Marsa (au nord-est de Tunis). La convention complète le Traité du Bardo et permet à la France d’établir son protectorat sur la Tunisie.

8 juin 1912 : naufrage du sous-marin Vendémiaire (Manche). Le sous-marin se fait éperonner accidentellement par le cuirassé Saint Louis au cours d’un exercice naval. La totalité de l’équipage disparaît (24 hommes).

8 juin 1941 : combat franco-français en Syrie. Les raisons de l’intervention alliée en Syrie sont multiples : Pour les Français libres, il s’agit de rallier à de Gaulle l’armée du Levant (Vichy). Pour les Britanniques, le but est d’empêcher la Syrie de tomber aux mains des Allemands mais dans un deuxième temps de supplanter les Français dans une zone stratégique qu’ils n’auraient jamais dû occuper avant-guerre.

Le 8 juin, 5000 Français libres aux ordres du général Catroux et du général Legentilhomme entrent en Syrie avec 30 000 Britanniques. Les troupes du général Dentz (Vichy) résistent vaillamment jusqu’au 11 juillet. Les combats sont très intenses mais leur caractère fratricide (1066 morts pour l’armée du Levant – 650 pour la France Libre) explique qu’aucun fait d’armes n’a été retenu par la mémoire collective.

De Gaulle n’accordera aucune citation ni décoration pour ces combats que certains, puisant aux sources classiques, ont comparé à celui des Curiaces contre les Horaces. Chacun des camps français qui s’oppose a à cœur de montrer à l’autre qu’il n’est pas lâche, sait se battre et accomplit son devoir… d’où l’aspect cornélien de cette affaire.

8 juin 1944 : 48 heures après le débarquement allié sur les côtes normandes. Les deux têtes de pont d’Omaha Beach et de Gold Beach effectuent leur jonction à Port-en-Bessin au Nord de Bayeux, qui est libéré ce même jour par les troupes Britanniques. La jonction entre les troupes débarquées à Utah et à Omaha n’est toujours par réalisée. C’est, dans les heures qui suivent, un des objectifs majeurs pour les forces américaines. L’infanterie du 116e Régiment, appuyée par les chars Sherman, accède à la Pointe du Hoc où les Allemands s’apprêtaient à donner le coup de grâce aux 90 Rangers survivants, dont un grand nombre est blessé. Un bataillon de 225 rangers avait débarqué devant la batterie allemande du Hoc le 6 juin et est resté cloué sur place.

Le même jour le sergent Franck Peregory du 116e RI accomplit un acte de guerre d’une audace incroyable en attaquant victorieusement une tranchée allemande : à lui seul, il obtient la reddition de près de 40 soldats ennemis. Dans l’attaque, il en a tué 3 et a permis aux hommes de son unité de libérer le village de Grandcamp tout en récupérant les redoutables mitrailleuses allemandes.

8 juin 1967 : attaque israélienne de l’USS Liberty. Durant la guerre des Six-Jours, les forces israéliennes attaquent un navire américain de guerre électronique dans les eaux internationales au large de l’Égypte. 34 Américains sont tués. Israël reconnaitra une erreur et présentera ses excuses au gouvernement américain ainsi qu’aux familles des victimes.

8 juin 1972 : bombardement du village de Trang Bang (Vietnam). Le croyant tenu par les Nord-vietnamiens, le village est bombardé par erreur par l’armée sud-vietnamienne avec du napalm. Le photographe Huỳnh Công Út, plus connu sous le nom de Nick Ut (de l’agence Associated press) est présent comme beaucoup de journalistes et prend la photo d’une fillette de 9 ans qui fuit le bombardement. La nudité de Kim Phuc, brûlée par le napalm, fait débat dans la rédaction jusqu’au 12 juin. Pourtant, lorsqu’elle paraît, la photo fait le tour du monde et vaudra à son auteur le prix Pulitzer la même année. Ce cliché, qui suscite alors l’indignation générale, est devenu le symbole de l’horreur de la guerre du Vietnam.Kim Phuc est aujourd’hui mère de famille et est âgée de 56 ans.




Chronique historique : 7 juin

7062019

7 juin 1494 : signature du traité de Tordesillas. « C’est le traité signé par les Espagnols et les Portugais crée la ligne de partage de  leurs conquêtes vers l’Ouest. Ces accords sont la matérialisation de la Bulle « Inter cetera »  du Pape Alexandre VI « Borgia » datée du 3 mai 1493 et séparant le monde en deux hémisphères le long d’un méridien passant à 370 lieues à l’ouest du Cap Vert  et attribuant les demi-sphères ainsi délimitées à chacun de ces deux Etats concurrents. Ce qui fera dire  en 1515 à François Ier : «…Le soleil luit pour moi comme pour les autres et je voudrais bien voir l’article du testament d’Adam qui m’exclut du partage du monde… ». Ephéméride des TDM.

 7 juin 1863 : entrée des troupes françaises à Mexico (Mexique). Corps expéditionnaire français envoyé par Napoléon III soutenir l’archiduc Maximilien. Il se repliera en 1867. Maximilien est fusillé le 19 juin.

7 juin 1916 : reddition du fort de Vaux (près de Verdun). Le chef de bataillon Raynal résiste avec sa garnison depuis le 2 juin mais doit finalement se rendre, ayant épuisé vivres et munitions. L’ennemi lui rend les honneurs militaires. Il est conduit à l’état-major du Kronprinz, où ce dernier le félicite pour son courage et sa vaillance face à ses troupes et lui offre un sabre-épée d’officier français.

 7 juin 1917 : bataille de Messines (Belgique). Britanniques, Australiens et Néozélandais brisent le saillant Sud d’Ypres. Dans la nuit, 19 fourneaux de mines britanniques creusés sous les premières lignes allemandes explosent et donnent le signal de l’attaque. C’est le baptême du feu des 75 chars Marks IV britanniques qui attaquent aux côtés de 15 divisions d’infanterie. Cette attaque permet de soulager le front français où la plupart des unités connaissent des cas de « mutineries ». Le sens du terme « mutinerie », passé à la postérité, doit cependant être expliqué : il s’agissait de refus collectifs d’obéissance. Mais jamais, il n’y eut la moindre voie de fait vis-à-vis d’un officier, et jamais la moindre tentative de prise du commandement. Aucune unité en ligne n’a jamais été atteinte. Le mouvement s’est limité aux cantonnements et aux gares de régulation des convois de permissionnaires. Raison pour laquelle, les Allemands ne se sont rendus compte de rien. Toutes les relèves ont été effectuées sans aucun mouvement séditieux.

7 juin 1918 : combat du bois Belleau (près de Château-Thierry). C’est le combat fondateur du corps des US Marines. La 2e Division d’infanterie américaine libère le verrou contrôlant Château-Thierry, au cours de combats acharnés.

7 juin 1940 : mort du capitaine Charles N’Tchoréré (Somme). Né en 1896 à Libreville, naturalisé français en 1940, N’Tchoréré s’engage en 1916 et finit la Première Guerre mondiale avec le grade de sergent. Il sert au Maroc, en Syrie et au Mali (Soudan français) et passe officier.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale débute, il demande à partir pour le front où à la tête de sa compagnie, il se comporte brillamment. Il repousse 4 assauts allemands contre Airaines (entre Amiens et Abbeville) et permet à son bataillon de décrocher. Encerclée et à court de munition, la compagnie d’ N’Tchoréré se rend. Refusant d’être considéré autrement que comme un officier français lorsque les Allemands séparent les Noirs des Blancs, il s’insurge et est abattu d’une balle dans la nuque. Le même jour, son fils Jean-Baptiste, caporal au 2e RIC est tué à Remiencourt.

7 juin 1948 : bataille de Nitzanim (Israël). Les Israéliens subissent une de leurs rares défaites face aux Egyptiens.

7 juin 1951 : fin de la bataille de Ninh Binh (Indochine). Giap attaque dans le delta du fleuve rouge en direction de Hanoi depuis le 28 mai. Il fait sauter le verrou de Ninh Binh sur le fleuve Day, tenu par le lieutenant de Lattre (mort au combat le 30/05/51). Le 2/1 RTA (Lt Marengo) et le commando 24 (ou Tigres noirs) de l’adjudant Vandenberghe reprennent le piton sur lequel se trouve le poste. La 27e promotion de l’ENSOA (1968) porte le nom de ce dernier.

7 juin 1954 : mort d’Alan Turing (Wilmslow – Royaume-Uni). Cryptologue et mathématicien qui a « cassé » le code Enigma des Allemands et a probablement fait gagner la guerre avec 2 ans d’avance… Retrouvé mort empoisonné au cyanure le 8 juin : la cause de sa mort reste mystérieuse. Suicide, meurtre, accident,… toutes les hypothèses ont été avancées.

7 juin 1967 : Tsahal prend le contrôle de Jérusalem-Est

 7 juin 1981 : opération Opéra (Irak). Voulant se prémunir contre la possibilité que Saddam Hussein se dote de l’arme nucléaire, Tsahal déclenche une opération aérienne (F16 et F15) pour détruire le réacteur nucléaire (baptisé Osirak par le CEA qui dans un jeu de mots contracte Osiris et Irak) en périphérie de Bagdad. Livré par les Français, ce réacteur destiné à des applications civiles avait déjà fait l’objet d’attaques israéliennes (1979 et 1980) et iranienne (1980).







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