Chronique historique : 22 septembre

22092017

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Rencontre de saint Érasme et saint Maurice par Matthias Grünewald. (1520-25), Munich.

22 septembre 303 : martyre de Saint-Maurice (Valais – Suisse actuelle). Saint-Maurice d’Agaune est le patron de l’infanterie française, suisse et américaine. Officier général de la légion thébaine, Saint Maurice est exécuté pour avoir refusé de sacrifier aux dieux romains. Ses hommes (6600 !) refusant de se désolidariser de leur chef, sont tous décapités. L’école de l’infanterie est située sur le site des Ecoles militaires de Draguignan (EMD). Lire  Saint Maurice ou l’obéissance d’Henry Ghéon et la vie de Saint Maurice sur le site internet du diocèse aux armées.

22 septembre 1694 : tentative de bombardement de Dunkerque. Pendant la guerre de la ligue d’Augsbourg (1688-1697), Jean Bart, défenseur de la ville, oblige l’escadre anglo-hollandaise de l’amiral Schovell à se retirer avant qu’elle ne puisse commencer sa canonnade. Jean Bart à l’aide de chaloupes se porte à la rencontre des brulots et machines infernales que l’assaillant envoi contre les forts protégeant l’entrée du port et parvient à les dérouter ou faire exploser.

22 septembre 1792 : proclamation de la République (Paris). Un décret de la Convention stipule qu’à compter de ce jour les actes publics seront datés « de l’an un de la république ». La Première République française est née.

22 septembre 1900 : banquet des Maires de France (Jardin des Tuileries). Durant l’Exposition universelle de Paris (14 avril – 12 novembre), les Maires de France sont invités par Emile Loubet, président de la République et Waldeck-Rousseau, président du Conseil. 20 777 maires répondent à l’invitation. 7 km de tables sont dressés. La date est choisie pour commémorer la proclamation de la République.

22 septembre 1914 : mort d’Alain-Fournier (Bois de Saint Rémy). Dans le secteur de la tranchée de Calonne, le lieutenant de réserve Henri Alban Fournier meurt au combat à 27 ans. Auteur du classique et inoubliable Le grand Meaulnes.

22 septembre 1914 : la Royal Navy perd trois croiseurs en une heure (Mer du Nord). Lors d’une patrouille, le U-9 sous les ordres du Kapitänleutnant Otto Weddigen coule  les HMS Aboukir, HMS Cressy, et HMS Hogue, en une heure. 1 459 marins britanniques périssent. Auparavant dubitative quant à l’utilité des sous-marins, l’amirauté britannique reconsidère sa position. Le U-9 termine la guerre avec 18 navires coulés.

22 septembre 1914 : bombardement de Papeete (Polynésie française). Apprenant que les cuirassés allemands Scharnhorst et Gneisenau se dirigent vers Papeete, le capitaine Destremau, commandant la garnison, met le feu aux réserves de charbon de l’ile et coule un bateau à l’entrée du port pour empêcher tout débarquement. Après quelques échanges d’artilleries, les cuirassés quittent Papeete qui perd tout intérêt pour eux faute de charbon. L’utilité de l’acte du CNE Destremau ne sera reconnue officiellement qu’au cours des années 20.

22 septembre 1943 : attaque contre le Tirpitz (Fjord d’Alten – Norvège). Le cuirassé allemand se cache dans un fjord norvégien pour ne pas subir le sort du Bismarck mais ce faisant immobilise une partie de la flotte anglaise à Scapa Flow, en mesure de l’attaquer s’il tente une sortie. Pour remédier à cette situation, l’Amirauté ordonne une attaque sous-marine : 6 sous-marin de poche britanniques (classe X) sont remorqués par des sous-marins conventionnels jusqu’aux abords de leur cible. Seulement 2 d’entre-eux parviennent à poser leurs charges sur la coque du cuirassé. Même s’il n’est pas coulé, les dégâts occasionnés le rendent indisponible plusieurs mois.

22 septembre 1945 : le général Patton s’interroge sur le bienfondé de la dénazification en Allemagne. Le général Patton, gouverneur militaire de Bavière, en présence de journalistes, estime que la dénazification de l’Allemagne n’est pas forcément utile au regard des tensions naissantes entre USA et URSS. La déclaration fait scandale et vient s’ajouter aux nombreuses autres incartades déjà commises.  Eisenhower le relève de son commandement.

22 septembre 1980 : début de la guerre Iran-Irak. Voulant prévenir une contagion par l’intégrisme chiite, Saddam Hussein attaque l’Iran de Khomeiny. La guerre va durer 8 ans et tuer plus d’un million de personnes.

22 septembre 1984 : les 70 ans du début de la Grande Guerre (Verdun – Douaumont). Réaffirmant la réconciliation franco-allemande à l’occasion des 70 ans des débuts de la Grande Guerre (à quelques mois près), Helmut Kohl et François Mitterrand posent main dans la main devant l’ossuaire de Douaumont.

 




Chronique historique : 21 septembre

21092017

21 septembre 1589 : bataille d’Arques (Normandie). Henri IV, roi de France, repousse les assauts des ligueurs catholiques. Il ne doit cependant sa victoire qu’au débarquement de renforts anglais et écossais dépêchés par Elisabeth I pour prêter main forte au nouveau roi de France (23/09).

21 septembre 1711 : Duguay Trouin prend Rio de Janeiro (Brésil). A la tête d’une escadre de sept vaisseaux (financée par un groupe d’armateurs malouins et par le comte de Toulouse), le corsaire Duguay-Trouin force la rade de Rio de Janeiro, fermée par un goulet plus étroit que celui de Brest et protégée par sept vaisseaux portugais. A l’issue d’un débarquement appuyé par ses navires, ses 3 200 hommes de troupe s’emparent des sept forts défendant la rade, pourtant tenus par 12 000 soldats. La ville de Rio est prise le 21 septembre puis rançonnée ; 5 navires de guerre et 60 marchands sont pris ou détruits. Cet exploit, durant la guerre de succession d’Espagne, parmi les plus extraordinaires de la marine à voiles marque la fin de la vie embarquée d’un des plus incroyables marins français. Il servira encore la marine avec le grade de Lieutenant général de la Marine, commandant successivement la Marine à Saint-Malo, la Marine à Brest, puis l’escadre pour le Levant et enfin le port de Toulon.
A noter concernant le retour de l’expédition de Rio :  la moitié du butin (soit 700 kilos d’or) disparait lors d’une tempête au large des Açores pendant le voyage retour.
 21 septembre 1792 : abolition de la monarchie française par la Convention

21 septembre 1793 : bataille de Montaigu (guerre de Vendée). Les révoltés vendéens infligent une sévère défaite aux Républicains.

 21 septembre 1822 : exécution capitale de 4 sergents (Paris). Le régime monarchique restauré depuis 1815, s’inquiète des différents complots qui naissent un peu partout en France pour l’abattre. Aussi, lorsque 4 sergents du 45ème RI sont arrêtés parce qu’ils sont reconnus comme bonapartistes et ont fondé une « vente » de carbonari (loge secrète de la Charbonnerie) dans leur unité, le verdict rendu par le tribunal est extrêmement sévère. Guillotinés en place de grève, ils deviennent des martyrs de la cause républicaine tant leur sort semble injuste à la population. Les sergents, tout en n’ayant commis aucun acte illégal, refusent de révéler les noms de leurs chefs.

21 septembre 1860 : bataille de Palikao (Chine). La France et la Grande Bretagne voulant s’ouvrir le marché chinois, ont envoyé un corps expéditionnaire de 5000 hommes commandés par les généraux Grant et Cousin-Montauban qui marche vers Pékin. Le fort de Ta Kou à l’embouchure du Pei Ho est tombé le 21/08 dernier.  A Palikao, les Chinois lancent plus de 40 000 soldats contre les franco-britanniques qui ne rompent pas les lignes et obligent même l’assaillant à se replier. La combattivité et le nombre des Chinois ne peuvent pas grand-chose contre la discipline et l’armement moderne des Européens. C’est le 2ème bataillon de chasseurs à pied qui prend le pont de Palikao. Ces derniers ne déplorent que 5 tués alors que les Chinois perdent 1200 hommes. Le général Cousin-Montauban est fait comte de Palikao par Napoléon III. L’Empereur Xiangfan s’enfuit lorsque les européens entrent dans Pékin, le 12 octobre. Le palais d’été est malheureusement mis à sac, sur ordre de Lord Elgin. La destruction du palais d’Eté reste, dans l’optique chinoise, la preuve de la barbarie occidentale; il faut comprendre que sa destruction et son pillage ne pourraient se comparer qu’avec celles du Louvre et de Versailles combinées.

21 septembre 1918 : prise de Naplouse (actuelle Palestine). Durant la bataille de Megiddo (16 – 21 septembre), le détachement français de Palestine et Syrie (DFPS) commandé par le colonel de Pieppape et constitué principalement d’unités des 4ème Chasseurs d’Afrique, 1er Spahis, d’éléments de la Légion d’Orient et de tirailleurs algériens fait une brèche dans le front (25 km de large sur 8 km de profondeur) prenant Naplouse et 2400 prisonniers ottomans. Cette victoire s’inscrit dans la vaste opération que le général britannique Allenby a entreprise contre le général allemand Liman von Sanders (commandant 3 armées turques) pour repousser les Ottomans vers le Nord-Est et finalement prendre Damas (1er octobre). A noter aussi la belle coordination des actions de sabotage du colonel T.E Lawrence sur les lignes ferroviaires qui auraient pu permettre un repli général ennemi et les bombardements des flottes britannique et française (CA Varney) sur les troupes ottomanes du littoral (et débouchant sur la conquête de Beyrouth).

21 septembre 1931 : les Japonais occupent la Mandchourie.

21 septembre

 

 




Chronique historique : 20 septembre

20092017

20 septembre 52 (avant Jésus Christ) : reddition de Vercingétorix à Alésia (date probable – à proximité du village de Chaux-des-Crottenay). Après l’éprouvante bataille de Gergovie durant laquelle il malmène les troupes de César, Vercingétorix commet l’erreur de se retrancher sur le point haut d’Alésia (oppidum en Côte d’or) avec ses 92 000 hommes. César ne disposant que de 70 000 fantassins (10 légions) et de 10 000 cavaliers germains ne peut donner l’assaut et met donc le siège au camp retranché gaulois qui finit par manquer de vivres. Vercingétorix tente de sortir du piège mais est contenu par les savantes défenses intérieures érigées par César (16 km de fossés et palissades – contrevallations). L’armée gauloise de secours (240 000 hommes !) ne parvient pas à profiter de sa supériorité numérique et fuit finalement devant les cavaliers germains après s’être épuisé contre le périmètre de défense extérieur (21 km de circonvallations). La maîtrise de la poliorcétique par César et la discipline des troupes romaines ont compensé leur faiblesse numérique. Vercingétorix décide de se rendre à César. Trois siècles de paix relative débutent en Gaule romaine.

 20 septembre 1187 : début du siège de Jérusalem par Saladin.

 20 septembre 1565 : massacre des Huguenots du Fort Caroline (Floride – Etats-Unis). Sous l’impulsion de l’amiral Gaspard de Coligny, une petite colonie protestante française est fondée au nord de la Floride espagnole. Cependant, Philippe II ordonne de chasser tout intrus de cette province. Défendu par 200 à 250 colons, le fort est rapidement submergé par l’ennemi et tous les prisonniers massacrés, sauf 50 femmes et enfants. Cette tragédie met fin à la présence française dans cette partie des futurs Etats-Unis jusqu’à la reprise de Pensacola en 1719 (abandonnée en 1726). 

 20 septembre 1792 : bataille de Valmy. Les généraux Kellermann et Dumouriez obligent le duc de Brunswick à se replier contre toute attente. En effet, les troupes aguerries de l’ennemi auraient dû, en toute logique, bousculer les Français et gagner Paris. La bataille se limite donc à un échange d’artilleries relativement peu meurtrier. L’enthousiasme patriotique des français suscité par la bravoure de Kellermann, la dysenterie chez les austro-prussiens et l’artillerie récente créée par Gribeauval peuvent, entre autres raisons, expliquer la retraite des troupes venues au secours de la monarchie française. Elle est devenue le symbole de la victoire obtenue par le sursaut des citoyens prenant les armes.

20 septembre 1854 : bataille de l’Alma (Guerre de Crimée). Les franco-britanniques à peine débarqués à Eupatoria sont attaqués par les troupes de Menchikov au niveau de la rivière Alma. Bien qu’en infériorité numérique, les zouaves et légionnaires français ainsi que l’infanterie britannique, mettent en déroute les Russes. La statue du Zouave sous le pont de l’Alma à Paris rend hommage à la bravoure des zouaves qui lors de la bataille se sont particulièrement bien comportés.
20 septembre 1979 : opération Barracuda (Centrafrique). Une intervention française provoque la chute de Bokassa 1er et la fin de son régime.

 20 septembre  1984 : attentat à l’ambassade US de Beyrouth (Liban). Une voiture piégée percute une installation diplomatique tuant 24 personnes dont l’ambassadeur américain.




Chronique historique : 19 septembre

19092017

19 septembre 480 (avant Jésus-Christ) : bataille des Thermopyles (Grèce). Léonidas, le roi de Sparte avec 1000 de ses soldats (dont 300 combattants d’élite) et quelques troupes de 31 cités grecques résiste pendant 3 jours à la gigantesque armée Perse de Xerxès (environ 100 000 hommes) dans le défilé des Thermopyles. Le courage, l’entrainement, les armes (lance légèrement plus longue que celle des Perses) et l’utilisation parfaite du terrain permettent aux hoplites de Léonidas de tenir en échec les assaillants. Les pertes subies par les troupes perses pour tenter de forcer le seul passage vers Athènes sont très lourdes et surtout disproportionnées jusqu’à ce que Ephialtès (un grec) trahisse la cause grecque en révélant à Xerxès l’existence d’un chemin de montagne contournant le défilé tenu par les Spartiates. La résistance de Léonidas donne cependant aux Athéniens le temps d’évacuer la ville qui sera incendiée. Les Grecs finissent par rejeter l’envahisseur durant l’année qui suit : dans un premier temps, la flotte athénienne bat celles des Perses à Salamine (ile au large d’Athènes) puis la bataille terrestre de Platées met fin à la seconde guerre médique et ouvre l’ère classique dominée par Athènes. La bataille est à jamais célèbre se trouvent les vers du poète Simonide de Ceos, gravés sur le mont Kolonos le sont tout autant : « Passant, va dire à Spartes que nous sommes morts pour obéir à ses lois ».

N.B : la date de la bataille est incertaine. Pour certains en Aout et d’autres en Octobre.

19 septembre 1356 : bataille de Poitiers. Le Prince noir, fils d’Edouard III (Roi d’Angleterre) fait prisonnier le roi de France Jean II le bon au cours de la guerre de 100 ans. S’y distingue Philippe dit le Hardi, dernier fils du roi, qui lutte jusqu’au bout, comme il peut (il est encore enfant) : « Père, gardez-vous à gauche, gardez-vous à droite ! ». Il sera le premier de cette lignée des ducs de Bourgogne dont la destinée et la fortune ne souriront guère à celles du royaume jusqu’à ce que Louis XI vienne à bout du dernier d’entre eux, Charles le Téméraire.

19 septembre 1691 : combat de Leuze (Belgique). « Après la prise de Mons par Louis XIV en avril, la campagne de 1691 ne connaît pas de grande avancée sur le front des Pays-Bas espagnols. Le maréchal de Luxembourg, qui commande l’armée de Flandre, guette toutefois un faux pas de l’ennemi et parvient à surprendre avec un corps de cavalerie l’arrière-garde des alliés alors qu’elle traverse le ruisseau de La Catoire à Leuze-en-Hainaut. Luxembourg décide d’attaquer sans attendre de renforts et se trouve en nette infériorité numérique puisqu’il affronte 75 escadrons avec les 28 qu’il a à sa disposition. Mais la fermeté et l’intrépidité de la cavalerie de la Maison du roi compensent la faiblesse de cet effectif. Les Français chargent à plusieurs reprises l’épée à la main et sans tirer un coup de feu. Villars témoigne de la violence de l’affrontement : « L’on marcha aux ennemis et la charge fut peut-être la plus violente que l’on ait vue de la guerre. Il est rare que des escadrons soient aussi longtemps mêlés sans se faire plier. Il fallut presque tuer le premier rang à coups d’épée et le second pour les renverser ». Les pertes sont nombreuses dans les deux camps (650 tués ou blessés sur 2 500 sabres du côté français). Louis XIV fait frapper une médaille à la gloire de ses gardes du corps pour célébrer ce combat qui n’a qu’un impact limité sur le cours de la campagne, mais qui rencontre un écho d’autant plus important qu’il illustre avec éclat le panache et la bravoure d’une cavalerie française qui se voit comme l’incarnation des vertus chevaleresques à une époque où elle ne joue plus le premier rôle dans la bataille. ». Conservateur du patrimoine Bertand Fonck (SHD/CHA – Vincennes).

19 septembre 1759 : chute de la ville de Québec (actuel Canada). Assiégée par la flotte britannique depuis deux mois, Québec ne remplit plus sa fonction de porte et surtout de poumon pour la Nouvelle-France et ne permet donc plus l’acheminement des renforts par bateau. J-B de Ramezay signe la reddition des 15 000 colons. Montréal, plus en amont sur le Saint Laurent, tombe quelques mois plus tard. La Nouvelle France est officiellement cédée aux britanniques en 1763.

19 septembre 1870 : début du siège de Paris. Alors que le dernier réseau télégraphique parisien est coupé, les Prussiens achèvent l’encerclement de la capitale et commencent leur bombardement depuis des positions situées dans un périmètre de 10 à 12 kms. Le siège va durer plus de 4 mois.

19 septembre 1892 : combat de Dogba (actuel Bénin). Durant la guerre du Dahomey, le roi Behanzin à la tête d’une armée Fon (équipée d’armes anglo-saxonnes) attaque la colonne expéditionnaire du colonel Alfred Dodds. Le combat dure 5 heures et est acharné, les amazones de Behanzin (guerrières formées au combat dès l’enfance) entraînant l’armée Fon. Dodds repousse l’attaque grâce au fusil Lebel ne perdant que 5 hommes dont le commandant Faurax qui donnera son nom au fort construit sur place. Behanzin perd 132 combattants.

19 septembre 1914 : bombardement de la cathédrale de Reims. Prétextant que les tours de la cathédrale servent de point d’observation pour l’artillerie française, l’armée allemande cause de très graves dommages au sanctuaire des sacres des rois de France. Au total, 350 obus ont atteint l’édifice provoquant outre les dégâts matériels un tollé général qui alimentera l’image du « barbare allemand ».

19 septembre 2014 : première frappe aérienne française effectuée contre Daech.(Irak). Deux Rafale de la BA 104 (forces françaises aux EAU) délivrent 4 GBU 12 sur un bâtiment tenu par Daech dans la région de Mossoul. Cette première frappe marque le début de l’engagement français contre Daech au Levant.

190917




Post du blog Opex 360 : en 2016, la rémunération des militaires a baissé de 1,3%

18092017

Plusieurs sites et blogs se sont fait l’écho de la publication du magazine ECODEF N°97

Nous publions le document et le post d’OPEX 360

Depuis 2015, avec l’opération intérieure Sentinelle, venue s’ajouter aux « projections » sur les théâtres d’opérations extérieurs et à la nécessaire préparation opérationnelle, les militaires, en particulier ceux de l’armée de Terre, sont amenés à passer près de 200 jours par an loin de chez eux. Mais pour couronner le tout, ils ont vu le niveau de leurs rémunérations baisser l’an passé. Tel est, en tout cas, ce qu’avance une étude que vient de diffuser l’Observatoire économique de la Défense (OID).

Ainsi, la « rémunération mensuelle nette médiane des militaires est de 2.210 euros en 2016, contre 2.242 euros en 2015, soit une baisse de 1,6 % en euros constants en 2016 », lit-on dans cette étude réalisée par Lucie Gauthier, chargée d’études statistiques à l’Observatoire Économique de la Défense.

Comme l’on parle de moyenne, l’on peut penser que cette baisse est dû à l’afflux de nouvelles recrues devant porter les effectifs de la Force opérationnelle terrestre (FOT) à 77.000 soldats. D’ailleurs, Lucie Gauthier évoque ce « changement de structure des armées », avec une hausse de 1,7% du nombre de militaires du rang, lesquels représentent 29,7% des effectifs.

Mais pas seulement. Car cette diminution de la solde mensuelle est aussi due à « la baisse des rémunérations moyenne des officiers (entre -1,1 et -6% en euros constants, selon le grade » et à celle des « militaires du rang (-2,3% en euros constants). »

Histoire de relancer la guerre des boutons, les rémunérations mensuelles nettes n’ont pas évolué de la même manière selon les armées. Si elles ont baissé de 2,3% pour les personnels de l’armée de Terre, de l’armée de l’Air et de la Marine nationale, elles ont augmenté de 2,2% pour les militaires de la gendarmerie, qui dépendent du ministère de l’Intérieur.

Cette baisse des rémunérations s’explique par celle des primes et indemnités entre 2015 et 2016. Elle « a notamment été ressentie par les officiers (-2,3 % en euros courants) et les militaires du rang (-6,1 % en euros courants) », souligne l’étude.

Ce phénomène est dû essentiellement, du moins pour les officiers, à l’abrogation, en 2016, de l’indemnité exceptionnelle de remboursement de la contribution sociale généralisée (CSG) en 2016, remplacée par une indemnité dégressive. Ce qui s’est traduit par une baisse de 1,6% des primes. À cela est venu se greffer la diminution du montant moyen de l’indemnité pour charges
militaires (ICM).

« Pour les militaires du rang, dont les effectifs ont augmenté en 2016, le montant moyen de l’indemnité de sujétion pour service à l’étranger a diminué. Comme pour les officiers, le montant moyen perçu d’ICM a diminué », avance l’étude de l’OED.

Enfin, en 2016, les primes et indemnités ont représenté 38% de la rémunération mensuelle brute des militaires (soit une baisse de 0,7% par rapport à 2016. « Ainsi, pour un salaire mensuel net de 2.523 euros, 1.895 euros proviennent de la solde indiciaire, 1 159 € de primes et indemnités auxquelles sont retranchées 531 € de cotisations », explique l’OED.

Le document : fichier pdf EcoDef 97
En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/09/13/en-2016-la-remuneration-des-militaires-baisse-de-13/#g1MxIO5RqlFJL7uE.99




Chronique historique : 18 septembre

18092017

18 septembre 1811 : création du bataillon de sapeur-pompier de Paris. Napoléon Ier fâché par le manque de professionnalisme et de réactivité des Garde-pompes (corps civil créé en 1716) notamment lors de l’incendie de l’ambassade d’Autriche (juillet 1810), décide de créer un bataillon militaire de sapeur-pompier sous l’autorité du préfet de Paris. Il signe le décret que lui propose son ministre de l’intérieur, instaurant cette particularité qui est encore la solution permettant à la BSPP (Brigade de sapeur-pompiers de Paris) de remplir ses missions quotidiennes aujourd’hui.

18 septembre 1918 : Ernst Jünger décoré de la croix Pour le mérite . Blessé 14 fois durant le conflit, Jünger s’est engagé dès 1914 et achève la guerre avec le grade de sous-lieutenant. Véritable héros de cette guerre, côté allemand, il est l’un des très rares à s’être vu décerner l’ordre Pour le mérite (médaille créée par Frédéric II en 1740 avec inscription en français). Auteur de nombreux ouvrages relatant son expérience de la guerre dont Orages d’acier, Lieutenant Sturm, Boqueteau 125,… il est mort en 1998 à 103 ans apres s’être converti au catholicisme en 1996. Les lecteurs Français l’apprécient souvent plus que ne le font ses compatriotes Allemands et le considèrent de la même façon qu’un Maurice Genevoix ou Roland Dorgelès. Lire l’ouvrage très intéressant de Bernard Maris, l’homme dans la guerre – Maurice Genevoix face à Ernst Jünger.

18 septembre 1986 : assassinat de l’Attaché de Défense français (Liban – Beyrouth). Le colonel Christian Gouttiere meurt dans l’explosion de sa voiture devant l’ambassade française. Une voiture piégée est lancée contre la sienne au moment où il vient se garer comme tous les jours sur sa place de parking. Ce meurtre s’inscrit dans la série d’attentats que connait la France fin 1985 et durant 1986 que revendique le « Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient », ou « CSPPA ». Beaucoup d’observateurs désignent l’Iran de Khomeini et expliquent ces actions dans le cadre du règlement de l’affaire Eurodif empoisonnant les relations France Iran durant ces années-là.

180917

Les sapeur-pompiers de Paris sont des militaires aux ordres du Préfet de Paris et employés par le ministère de l’Intérieur.

La BSPP est commandée par le général Jean-Claude Gallet.




Chronique historique : 15 septembre

15092017

150917

Vue de Saint Pierre – Martinique.

15 septembre 1635 : débarquement à la Martinique  (Baie de Saint Pierre). Pierre Belain d’Esnambuc débarque à la Martinique et en prend possession au nom du roi Louis XIII. Il arrive de l’île de Saint Christophe (aujourd’hui Saint Kitts), distante de 350 km, avec un groupe de colons. Christophe Colomb, 133 ans plus tôt avait déjà accosté à la Martinique, le 11 novembre 1502 et l’avait baptisée du nom du saint du jour, Saint Martin. L’actuel nom de la Martinique viendrait de la déformation de Martinino, petit Saint Martin, en Espagnol.

15 septembre 1798 : reddition française (Irlande). Le général Humbert à la tête de 1000 Français (débarqués le 22 aout) et de 5000 rebelles irlandais se rend aux Britanniques. La tentative française d’appuyer l’insurrection irlandaise échoue malgré quelques victoires (Killala, Ballina et Castlebar).

15 septembre 1812 : incendie de Moscou. Napoléon Ier étant entré dans la ville la veille, le gouverneur général de Moscou, le comte Rostopchine (père de la comtesse de Ségur), ordonne de mettre le feu à la capitale. Le Tsar a ainsi sapé la gloire de Napoléon :  la population moscovite s’est enfuie, la ville est en cendres et n’offre aucune possibilité de ravitaillement. L’hiver s’annonce. A relire Il neigeait de Patrick Rambaud mais bien évidemment aussi le classique La guerre et la paix de Léon Tolstoï.

15 septembre 1916 : premier engagement des « Tanks » britanniques (Secteur de Bapaume). Piétinant depuis deux mois dans leur offensive sur la Somme, les britanniques engagent pour la première fois des chars (nom de code : tanks = réservoirs) dans la région de Flers et Courcelette.  Ces engins blindés, montés sur chenille (une innovation apparue en 1905 dans le milieu agricole), se montrent capables de franchir tous les obstacles y compris les rideaux de barbelés qui protègent les tranchées. La surprise des Allemands n’est malheureusement pas exploitée. En Angleterre, les chars d’assaut sont promus par le lieutenant-colonel Ernest Swinton, qui rallie à son idée le premier Lord de l’Amirauté, Winston Churchill. En France, le promoteur des chars d’assaut est le général d’artillerie Jean-Baptiste Estienne (1860-1934), qui a été aussi parmi les premiers à comprendre l’intérêt militaire de l’aviation. Mais les résistances du ministère de l’Armement ne permettront de mettre en ligne les premiers chars français que le 16 avril 1917, dans des conditions au demeurant décevantes. Les Allemands attendront la fin de la guerre pour se laisser convaincre par cette nouvelle technique. Une cérémonie commémore aujourd’hui ce premier engagement au Mémorial national néo-zélandais de Longueval.

15 septembre 1918 : offensive de rupture du front de Macédoine. « L’offensive du groupe d’armées alliées d’Orient (général Franchet d’Espérey) est commencée par une attaque de rupture menée par les 1ère et 2ème armées serbes renforcées de deux divisions françaises (11ème DIC et 122ème DI), appuyées par une artillerie française considérable déployée loin à l’avant et en altitude, contre les positions bulgares du massif de la Moglena, dans le triangle de montagnes formé entre les cours du Vardar et de la Crna Reka (littéralement la « rivière noire »). L’attaque piétine jusqu’au milieu de journée mais la saisie par hasard et par la 3ème Cie du 54ème RIC (Cne Cazeille), du piton de Kravica qui commande toutes les crêtes et toutes les liaisons de la position bulgare, permet aux Serbes de la Choumadia de déboucher, faisant tomber toutes les positions entre le Sokol et les Vetreniks, permettant aux divisions serbes de 2ème échelon de passer les lignes dès le soir et de lancer une poursuite qui ne s’arrêtera qu’à Belgrade (600 kilomètres plus loin) le 3 novembre, provoquant par ricochet la demande d’armistice du 11 novembre ». COL Christophe de L.

15 septembre 1950 : débarquement à Inchon des troupes de l’ONU (Corée).

15 septembre 1958 : « achèvement » de la ligne Morice (frontière algéro-tunisienne). Pour empêcher les intrusions du FLN en Algérie, les bataillons du génie réalisent 300 km de barrage électrifié. Jusqu’à la fin des opérations en 1962, le barrage est sans cesse amélioré, le tracé linéaire initial de 1957 faisant peu à peu place à un dispositif en profondeur, la « nasse » comprenant plusieurs réseaux d’alerte, de freinage et d’arrêt reliés par un maillage de pistes. Il aura pleinement rempli son rôle de rendre étanche la frontière, et, partant, d’asphyxier progressivement les « rebelles » de l’intérieur, laminés par ailleurs par les grandes opérations du « Plan Challe ». A partir des grandes opérations du printemps 1958, la « rébellion » ne tentera plus de grands passages. Seuls des passages individuels ou de petites unités seront tentés. LCL Claude F. A noter que de 1958 à 1961, l’ UDSM (unité de détection au sol de la marine) est présente sur la ligne Morice. Equipée de radars anti-mortiers efficaces jusqu’à 25km contre un piéton, l’UDSM intervient en coordination avec des pièces de 105 mm. Le secteur affecté aux 200 hommes de cette unité s’étend sur 15km environ de part et d’autre des postes de Soukies et de Ben Moussa. Les missions consistent à assurer une veille optique permanente de jour et une veille radar nocturne, à prendre à partie les échos suspects, à alerter les postes de la « herse mobile » et à guider sur zone les troupes d’intervention.

15 septembre 1990 : décision présidentielle de l’opération Daguet. François Mitterrand décide d’envoyer un corps expéditionnaire aux côtés des Américains en réponse à l’invasion du Koweït par l’Irak (02 aout 1990) et au saccage de l’ambassade de France à Koweït City (14 septembre 1990). La division Daguet comptera jusqu’à 12 000 hommes.




Chronique historique : 14 septembre

14092017

14 septembre 1515 : fin de la bataille de Marignan (Italie). (Cf. Chronique d’hier). A propos de l’itinéraire emprunté par l’armée de François Ier (col de Larche – Argentera et non route du mont Cenis, beaucoup plus au Nord), c’est ce même axe que la section d’éclaireurs skieurs du lieutenant Costa de Beauregard (futur Inspecteur de l’Infanterie) a si brillamment défendu en 1940 contre les Italiens.

14 septembre 1759 : mort de Montcalm (Québec – actuel Canada). (Cf. Chronique d’hier). Le lieutenant-général Louis-Joseph, marquis de Montcalm, commandant en chef des troupes régulières françaises en Nouvelle-France succombe à ses blessures reçues la veille durant la bataille des Plaines d’Abraham, lors du siège de Québec. Il survit quelques heures de plus au général James Wolfe, son rival. Issu d’une famille noble aveyronnaise, Montcalm est envoyé à Québec lors de la guerre de 7 ans en 1756. Il remporte les victoires de Fort William (1757) et Fort Carillon (1758) avant d’être promu lieutenant-général. La 167è promotion de l’Ecole Spéciale Militaire (1980-1982) porte son nom, de même qu’un bateau de la Marine nationale jusqu’en 2017.

14 septembre 1905 : mort de Savorgnan de Brazza (Dakar). Le conquérant pacifique du Congo meurt d’épuisement, âgé à peine de 47 ans. Il est l’un des plus grands coloniaux français. Son ouvrage Au coeur de l’Afrique, vers la source des grands fleuves relate son expédition longue de trois ans.

14 septembre 1944 : mort du général Verneau (Buchenwald – Allemagne). Polytechnicien ayant choisi l’arme du Génie, Jean Verneau est blessé à deux reprises durant la Première guerre mondiale. Nommé chef d’état-major de l’armée d’armistice en juin 1942, il participe secrètement à la création de l’ORA (Organisation de résistance de l’armée) et couvre notamment les actions de camouflage des armes. Arrêté en Octobre 1943 et déporté à Buchenwald, il y meurt à 54 ans. La caserne du 6e RG près d’Angers porte son nom.

14 septembre 1956 : les Français quittent l’Indochine.

14 septembre 2005 : mort de Vladimir Volkoff (Dordogne). Les Britanniques ont encore le célébrissime John Le Carre, les Français avaient Volkoff. Ecrivain français (né à Paris en 1932) d’origine russe, il est l’auteur de très nombreux ouvrages sur le monde du renseignement, la désinformation et d’une manière générale sur la difficulté d’agir sans se corrompre. Docteur en philosophie, professeur d’anglais et de russe, Volkoff était chrétien. Après ses études à la Sorbonne, il sert en Algérie en tant qu’officier renseignement (1957 – 1962). Il passe ensuite quelques années aux Etats-Unis où il commence à publier. Revenu en France dans les années 70, il devient un des écrivains français les plus pertinents sur la lutte secrète des blocs durant la Guerre Froide. Quelques ouvrages ont fait date : le retournement (1979), le montage (1982 grand prix de l’Académie française), la désinformation, arme de guerre (1984), le professeur d’histoire (1985), le bouclage (1990), le Berkeley à cinq heures (1993),  l’enlèvement (2000), L’hôte du Pape (2004), … Il publiait aussi dans la collection de la bibliothèque verte et sous le nom d’emprunt Lieutenant X, la fameuse série Langelot qui avec sa quarantaine d’aventures a bercé l’adolescence de quelques générations de futurs militaires.

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« Interroger l’ennemi s’apparente à une dangereuse et bénéfique communion avec l’autre ».







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