Anniversaire de la mort du COL Beltrame : Nous ne comprenons plus ce que « victime du devoir » veut dire

25032019

L’anniversaire de la mort héroïque de notre camarade le colonel Arnaud Beltrame et le souvenir du sacrifice du CBA Patrice Rebout il y a plusieurs années en Somalie, a amené le LCL Louis Pauty à publier le 16 novembre 2018, un article dans Le Figaro, à la rubrique champs libres/débats.

Nous le publions avec l’aimable autorisation du journal Le Figaro et de l’auteur.

Le thème de l’article : « Nous ne comprenons plus ce que « victime du devoir » veut dire » est une interrogation profonde sur le sens de l’expression « victime du devoir ». Dans un environnement où la notion de victime semble prendre le pas sur beaucoup d’autres et où la valeur du mérite paraît se diluer dans un consumérisme et un individualisme ambiant, ce qui était une noble reconnaissance au début du 20ème siècle, peut paraître inadapté au début du 21ème pour ceux qui embrassent le métier des armes.

L’expression « victime du devoir », ancienne et noble, suscite aujourd’hui de tels malentendus qu’il serait préférable de ne plus l’employer, estime l’officier de gendarmerie.
Dans les démocraties contemporaines, la culture héroïque cède la place à une victimisation aux multiples facettes. Dès lors, l’expression «victime du devoir», forgée au XIXe siècle, paraît difficile à comprendre pour une partie de nos concitoyens et peut susciter des malentendus. Jadis, cette formule était valorisante, glorieuse. Aujourd’hui, l’emploi du mot victime risque d’effacer le terme de devoir avec lequel il est associé. Or percevoir comme une victime celui qui a choisi de servir en acceptant le risque de s’exposer est incongru. Faire son devoir, c’est se lier par la promesse de défendre, de protéger parfois jusqu’au péril de sa vie.
Ceux qui servent la France ne sont pas tous confrontés à des situations extrêmes. Nul ne sait ce qu’il fera face au choix d’exposer sa vie. Dans l’épreuve, tous n’auront pas l’âme héroïque du colonel Beltrame, ni celle des soldats qui ont tenté de libérer l’otage Denis Allex des shebabs somaliens, ou celle de ces policiers venus s’interposer lors du carnage du Bataclan. Et si chacun est déterminé, aucun doute qu’il ne s’engage qu’avec l’espoir de préserver son intégrité. L’acceptation du danger ne fait d’eux ni des inconscients, ni des kamikazes.
Confronté à un danger soudain et immédiat, la décision est rarement réfléchie. Elle relève plutôt d’une réaction qui prend sa source dans des valeurs intrinsèques et un contexte particulier. Ceux qui servent se sont portés volontaires pour exercer leur charge. Tous l’ont acceptée, non comme une fatalité mais comme la nature même de leur action, celle qui donne du sens. La réflexion qui entoure cette acceptation du risque s’engage dès les premiers pas dans l’Institution, lors de la formation initiale, par une sensibilisation au caractère singulier des métiers à risque, par l’acquisition des valeurs républicaines, par l’exemple de ceux qui les ont précédés. Réduire l’engagement de ces hommes et femmes à la condition de victime nie la force de leur promesse, oublie la noblesse de leur service.
Être victime suppose de subir la fatalité et non de choisir. L’actualité regorge d’exemples de victimes d’accidents, d’assassinats, de calamités. Le devoir est, en revanche, un acte volontaire, répondant à une éthique, un code – dont celui de l’honneur – une loi. Policiers et pompiers exercent un métier dont l’objet est de faire cesser un danger en s’y confrontant eux-mêmes. Les militaires, -aviateurs, terriens, marins, gendarmes, pompiers- remplissent des missions qui peuvent conduire jusqu’au sacrifice suprême, tel que le prévoit l’article L4111-1 du code de la Défense : « L’état militaire exige en toute circonstance esprit de sacrifice, pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême, discipline, disponibilité, loyalisme et neutralité. » Cette charge exorbitante est assumée pour« le « bien du service et le succès des armes de la France. ».
N’est-ce donc pas un curieux mélange que de penser qu’une victime l’est de son devoir ? La sacralisation des victimes conduit inconsciemment à cet amalgame : que l’on meure d’un accident ou au service de la communauté nationale, la différence n’apparaît plus. On observe ainsi une confusion entre ce qui relève du devoir et ce qui relève de la fatalité. Or la sémantique a son importance. Un soldat accepte l’hypothèse d’être tué ou blessé sur un théâtre d’opérations au nom du devoir. Différentes réalités -guerre, terrorisme, délinquance, calamités naturelles- recouvrent une violence peut entraîner une même douleur, un même sentiment d’injustice ou de colère. Pourtant, une distinction est nécessaire, pour le bien de la société, pour le bien de la République. Les morts et les blessés par engagement pour la France, en toute connaissance de cause, ne sont aucunement les victimes d’une violence « ordinaire », accident du travail ou catastrophe naturelle. Ils ont rempli leur devoir.
L’emploi inapproprié des mots peut conduire à la banalisation de l’exercice de la mission et des risques encourus par les soldats français. Il risque d’engendrer une désacralisation de l’engagement et du sacrifice consentis pour le bien commun, le sentiment de se voir dépouillé du caractère exceptionnel du service rendu à ses concitoyens et à la patrie au péril de sa vie. Considérer ces acteurs engagés comme des victimes revient à falsifier leur identité en portant atteinte à l’essence même de leur vocation.
Pour celles et ceux qui acceptent le danger inhérent à leurs fonctions, employons les mots justes. Pour éviter tout malentendu, préférons désormais, au terme de victime, celui d’acteur du devoir.




Chronique historique : 23 mars

23032017

23 mars 1372 : prise de Chizé près de Niort par Du Guesclin. En utilisant une ruse de guerre, Du Guesclin reprend la ville qui est aux Anglais depuis 12 ans. Il déguise en soldats anglais, 200 des siens qui se font ouvrir les portes par des sentinelles imprudentes.

 23 mars 1782 : publication des Liaisons dangereuses. La seule guerre dont il est question dans cet ouvrage mondialement célèbre, est celle des sentiments. Ecrit par le général d’artillerie Pierre Choderlos de Laclos, le livre Les liaisons dangereuses fait scandale et est un succès littéraire immédiat et durable. Le film

23 mars 1800 : bataille de Coraim (Egypte). Après le retour de Napoléon en France, l’armée d’Orient est restée aux ordres du général Kléber. Il a battu les armées turques, poussées par les Britanniques, à Héliopolis le 20 mars, et parachève sa victoire en écrasant les dernières troupes regroupées à Coraim. Il peut ainsi entreprendre la reconquête de toute la haute Égypte, mais son assassinat, le 14 juin suivant, met un coup d’arrêt à son entreprise.

 23 mars 1918 : premier bombardement longue portée sur Paris. Le PariserGeschutz, canon longue portée allemand (210 mm, obtenu en re-chemisant des canons de cuirassés allemands de 305 mm) tire pour la première fois sur Paris depuis Crepy-en-Laonnais (à 120 km de Paris) et envoie une vingtaine d’obus entre 07h00 et midi sans que personne ne comprenne l’origine du bombardement étant donné qu’aucun survol de bombardier Gotha n’a été repéré. Baptisé Grosse Bertha à tort par les Français, ce canon longue portée est à lui seul plus meurtrier que les Zeppelins et les Gothas réunis.

 23 mars 1942 : l’OKW décide la construction du mur de l’Atlantique. « La directive n°40 signée du maréchal von Rundstedt ordonne de renforcer les côtes des pays occupés. Persuadés que les Alliés ne peuvent débarquer que près d’un port, les Allemands décident d’installer des batteries d’artillerie de longue et de moyenne portées près des principales installations portuaires notamment celles abritant des abris pour les U-Boot. L’organisation Todt réalisera l’ensemble des ouvrages. La réelle densification du système défensif arrivera après l’inspection du maréchal Rommel en décembre 1943 ».  CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 23 mars 1943 : prise du djebel Mateb (Tunisie). En prenant d’assaut le lieu-dit, la force L du général Leclerc fait pour la première fois des prisonniers allemands.

 23 mars 1978 : premier mandat français de la FINUL (Liban). Le 3ème RPIMA débarque à Beyrouth en application des résolutions 425 et 426 du 19 mars 1978.

23 mars 1994 : collision de sous-marins (Mer de Barents). Deux sous-marins atomiques russes entrent en collision alors qu’ils font surface.

23 mars 1999 : déclenchement de l’opération « allied force » (République fédérale de Yougoslavie). L’OTAN déclenche les frappes aériennes contre les forces serbes dans la province du Kosovo et bombarde des infrastructures notamment à Belgrade. Les 350 avions de la coalition réalisent 25 000 sorties durant 78 jours. L’opération terrestre débute le 12 juin. La KFOR pénètre au Kosovo.

 23 mars 1983 : lancement de la guerre des étoiles (Washington). Le président Ronald Reagan annonce lors d’un discours télévisé le début des recherches pour doter le territoire des Etats-Unis d’un bouclier anti-missiles que les médias baptisent très vite programme guerre des étoiles. Sa véritable appellation est initiative de défense stratégique (IDS) et représente une surenchère technologique et financière insupportable pour l’URSS qui explique en partie (selon certains analystes) la chute de cette dernière en 1991. 

 23 mars  Le film Les liaisons dangereuses de Stefen Frears avec John Malkovitch et Michèle Pfeiffer.

 Quelques rendez-vous historiques :

du 24 mars au 27 août 2017 : exposition temporaire « Légion et cinéma » au musée de la Légion étrangère – Aubagne.
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).

Les conférences du Service historique de la Défense (SHD) avec leurs références bibliographiques.
et
les colloques, conférences, expositions, cinéma du site Mindef.




Un superbe adieu aux armes !

11092013

Un superbe adieu aux armes ! dans ACTUALITE hdsm-300x154

 Sans autre commentaire, le discours des filles du Commandant Hélie de Saint Marc à ses obsèques à Lyon, le 30/08/2013

 

 

Mon cher petit papa,

Pour tous ceux qui sont ici, tu es indéniablement un grand homme. Pour nous, tes quatre filles, tu es et tu resteras notre cher petit Papa.

Je vois ton sourire taquin et ton œil s’allumer, mais nous tes filles ne sommes pas là pour glorifier tes faits d’armes. Tes compagnons d’arme sont bien plus habilités à le faire. Et nous remercions tous ceux, certains au prix d’une organisation chaotique, qui sont venus aujourd’hui te rendre un dernier hommage. Tous ces frères d’armes, vivants ou ombres disparues, ont bercé notre enfance puis notre vie entière. Nous en croisions les sourires, les chagrins, les drames ou les espoirs, au détour des couloirs de la prison de Tulle, de Lyon puis des Borias.

Les Borias, tu as tant aimé cette bâtisse de pierres dorées accrochées à la garrigue, ton djebel provençal battu par le mistral, ton monastère invisible où tu as passé de si longues heures à saluer le lever de lune, à contempler la tour de Clansayes du haut de laquelle la Vierge Marie, sentinelle éternelle, veille sur le Tricastin.

Les Borias, dernier repaire d’anciens légionnaires, qui débarquaient sans crier gare, pour saluer leur commandant. Ils ont dressé pour nous cette stature d’officier que nous avons peu à peu apprivoisée, puis admirée et comprise.

Mais bien sûr, dans notre cœur, tu es avant tout ce papa plein de tendresse et d’attention qui nous a toujours accompagnées sans faillir. Même aux jours les plus noirs de la prison, tu étais présent, attentif, ému. Cette prison où tu as connu la solitude et l’opprobre, mais qui t’a rendu libre.

Puis ce furent les années lyonnaises où quelques familles, qui se reconnaîtront aisément, nous accueillirent avec le cœur, faisant fi des vents mauvais. Merci à tous nos amis qui sont ici présents, fidèles au rendez-vous.

A Lyon nous avons découvert les joies de la vie ensemble, en famille, où nous avons essayé avec maman de chasser les ombres qui te hantaient, car elles devenaient aussi les nôtres. Fantômes de Buchenwald et de Langenstein, de Talung, de la RC4, de Dien Bien Phu, des djebels algériens…. Qu’ils étaient nombreux !!

Ton exemple d’humanité, d’écoute, cette attention permanente à chacun, cette absence de jugement, cette fidélité totale à tous tes engagements, et ce jusqu’à ta mort, et surtout ta capacité à pardonner, cette faculté inestimable de résilience, nous ont marquées à jamais.

Tu nous as appris, je te cite, « que rien n’est acquis, que tout se construit, que la vie est un combat, et que si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu ». Tout un programme !! Exigeant, avec beaucoup d’embuscades !! Avec maman nous avons tenté de te suivre. Mission difficile, mon Commandant !

A travers nos amis, tu as noué ce lien particulier avec la jeunesse, cette force vive, afin de leur transmettre ta part de vérité et ce pour quoi tu t’es battu. Cette passion ne t’a plus quitté, c’est devenu ta raison d’être.

Notre fratrie s’est ainsi élargie, combien de fils de cœur as-tu drainés comme un fleuve puissant et tranquille.

Tu as préféré la vérité aux honneurs, sacrifié ta carrière, ta réputation, voire tes amitiés.

La miséricorde divine et ta volonté t’ont permis de mourir debout, comme tu as toujours vécu, comme tu l’as toujours souhaité : partir de tes chers Borias, au milieu de tes enfants et petits-enfants, la tête reposant contre un vieil olivier, apaisé. Tu as été exaucé.

Ce petit mot retrouvé dans tes papiers :

A cette heure de départ, souhaitez-moi bonne chance mes amis. Le ciel est rougissant d’or, le sentier s’ouvre, merveilleux. Ne me demandez pas ce que j’emporte. Je pars en voyage les mains vides et le cœur plein d’attentes.

Laisse-nous maintenant te dire avec Goethe : « Meurs et deviens »

 

 

 




La solidarité en action : 600 000 euros de dotations pour les micro-projets !

18042013

« L’Agence des Micro-Projets de la Guilde vous offre une occasion unique de mettre en action vos projets de solidarité, postulez avant le 30 avril !»
Sylvain Tesson, écrivain voyageur, Président de la Guilde du raid

Vous connaissez peut-être autour de vous des personnes qui présentent des micro-projets de “Solidarité internationale” et qui recherchent des premiers fonds.

L’équipe d’un de nos adhérents, Benoit Lequeux, est chargée d’assister La Guilde (Guilde du Raid) dans l’identification de dossiers de micro-projets.

Les principales caractéristiques des micro-projets susceptibles de recevoir une aide de 10K€ sont les suivantes:

  1. Structure dont le budget est inférieur à 100 K€
  2. Projet de solidarité internationale
  3. Projet émanant d’une structure française ayant au moins trois années d’existence

Les dossiers doivent impérativement parvenir au plus tard le 30 avril 2013 !

Contact: Contact presse : Cécile Vilnet
Tel : 07 71 02 67 89 / 01 45 49 03 65
Mail : media@la-guilde.org <mailto:media@la-guilde.org>

Vous pouvez également contacter Anne Cormier, journaliste et consultante : acormier92@gmail.com
Grâce à un financement important de l’AFD (Agence Française de Développement), la Guilde renforce son soutien aux petites associations porteuses de projets de solidarité internationale.
Offrez leur cette opportunité de se développer et de mener des actions de terrain plus efficaces.
Diffusez largement l’information ! Vous voulez en savoir plus ?
Consultez le dossier de presse <http://microprojets.la-guilde.org/IMG/pdf/AMP-Guilde-Dossier_de_presse.pdf> .
Téléchargez et partagez les clips de présentation de l’appel à projets <http://www.dailymotion.com/video/xz3b3j_media-agence-des-micro-projets-de-la-guilde_news#from=embediframe>  et des projets de terrain <http://microprojets.la-guilde.org/spip.php?article1652> .

 




9ème CONCERT DE HAMAP A l’ATRIUM DE CHAVILLE LE 6 AVRIL A 20 H

18032013

L’EPAULETTE soutient depuis plusieurs années l’ONG HAMAP présidée par l’un des siens.

Cette belle oeuvre mérite votre attention : www.hamap.org

le 9ème concert du 6 avril à Chaville vous donne l’occasion de joindre l’utile à l’agréable :
- dans une salle magnifique de 600 places, l’une des plus belles de la région parisienne
- l’ambiance est excellente. Les spectateurs participent au spectacle…
- imaginez 150 Choristes de 7 à 77 ans… Des chefs de choeur au top…
- une variété musicale comme on ne trouve nulle part ailleurs…
- un pot à l’issue pour rencontrer les artistes et partager un moment convivial…
- l’occasion de rencontrer l’équipe d’HAMAP, d’échanger avec une équipe jeune, dynamique et chaleureuse…
- peut-être l’occasion de vous engager à nos côtés en fonction de vos possibilités et de vos envies…
Vous ne le regretterez pas !

VENEZ NOMBREUX LE 6 AVRIL TOUS ENSEMBLE, EN FAMILLE, AVEC VOS AMIS.

HAMAP vous attend.

Joël KAIGRE

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« Viser au coeur »

9122012

Lors de la cérémonie de baptême de promotion de nos officiers sous contrat de la « PERCEVAL », j’ai eu l’honneur, le plaisir et la fierté d’adouber un jeune officier.

Breveté pilote de ligne, son ambition n’est pas tant de découvrir les joies du pilotage d’une nouvelle machine, fût-elle un « Tigre », que de devenir officier et d’exercer cette vocation dans un milieu où la solidarité et le désintéressement l’emportent sur l’individualisme et le profit (je crois traduire assez fidèlement ce que vous m’avez dit au cercle « Le Puloch »).

Mon cher Thomas, puisque c’est bien de vous qu’il s’agit, je serais maladroit en vous donnant des conseils sur votre future charge de chef. En effet, ma vie d’officier ne m’a pas amené à en exercer le service au combat comme c’est le cas pour une majorité d’entre vous aujourd’hui. Or c’est vraiment là que le chef militaire existe et c’est donc dans ce cadre exigeant que vous serez vraisemblablement appelé à commander un jour.

Aussi, j’ai choisi de vous confier « en relais » la réflexion sur le commandement d’un de nos grands anciens, le général BOONE.

Qui est le général BOONE? Je rappelle ici sa vie de lieutenant et de capitaine, celle qui vous attend,  Thomas. Elle rejoint celle de votre parrain le chef de bataillon PERCEVAL par le nom de promotion et les lieux parcourus. Vous retrouverez, si vous le souhaitez,  son itinéraire complet et tous ses textes en page « Téléchargements » de ce blog.

  • Né en 1923 à Versailles, blessé et fait prisonnier en octobre 1944, libéré en avril 1945, le sous-lieutenant BOONE rejoint Coëtquidan en mars 1946 au sein de la promotion « Indochine », puis l’EAI –alors à Auvours- en 1947.
  • De 1947 à 1958 le lieutenant puis le capitaine BOONE multiplie les séjours opérationnels au Maroc au sein de la 8e demi-brigade de zouaves, en Indochine avec le 2e bataillon Thaï et l’état-major des FAEO, en Indochine encore à la 13e DBLE comme commandant de groupe puis commandant de compagnie après un passage en Autriche au 15e bataillon de chasseurs alpins, à Coëtquidan comme chef de section et en Algérie. Enfin le capitaine BOONE rejoint en 1955 le 8e RI à Offenburg puis en AFN où il reprendra le commandement d’une compagnie puis servira comme officier transmission, sécurité, renseignement et opérations.

Le capitaine BOONE termine cette première partie de sa vie de soldat avec 8 citations: 4 à l’ordre de la Division, 1 à celui du Corps d’armée et 3 à celui de l’Armée, et une blessure de guerre.

Plus tard, dans les années 80, le général BOONE a fait partager sa foi et ses convictions de soldat à ses officiers, notamment ses chefs de corps, au fil de lettres mensuelles.

La lettre qui suit s’intitule « VISER au COEUR« , nul doute que vous y puiserez des éléments de « pilotage » de votre vie d’officier.

Bonne chance Thomas!




Uzbeen et jurisprudence ?

27112012

Uzbeen et jurisprudence ? dans ETHIQUE uzbeenAprès de multiples rebondissements judiciaires, le juge d’instruction Frédéric Digne, saisi d’une plainte avec constitution de partie civile pour mise en danger de la vie d’autrui et non empêchement de crime, enquête depuis le mois de mai 2012 sur des fautes éventuellement commises lors de l’embuscade d’Uzbeen survenue en août 2008 en Afghanistan.

Le ministre de la défense sortant, M. Longuet, s’était opposé à l’ouverture de cette enquête, estimant que « […] elle [cette décision] n’est ni dans la culture, ni dans la tradition juridique […] la conduite de la guerre est et doit rester l’affaire des militaires. »

 Cette prise de position reconnaissait qu’au cœur du métier militaire, il y a le fait que l’on expose sa vie et que l’on peut être amené à donner la mort. C’est une réalité qui éclaire l’engagement de tout militaire.

Les pertes ne sont jamais acceptables, la prise de risque l’est… Jusqu’à quand le sera-t-elle? Et après?




Grande force et petites faiblesses

21062012

Grande force et petites faiblesses dans ACTUALITE kaia-300x164J’ai reçu comme beaucoup d’entre vous, il y a une dizaine de jours, un texte attribué à « un soldat français » présent lors du départ de nos 4 camarades tombés en Afghanistan. Il relevait les « bugs » de la cérémonie allant de la sono qui tombe au cercueil qui bloque dans la soute.

Il n’est pas pour moi question de relayer une polémique facile. Les faits rapportés sonnent tellement vrai dans leur description qu’ils sont certainement réels.

Je comprends aussi la réaction de l’auteur troublé dans son recueillement par ces « détails qui tuent », je l’aurais certainement été à sa place. Il conviendra bien sûr de remédier à tout cela… en espérant que nous ne puissions pas vérifier la mise en œuvre de ces mesures correctives!

Je suis par ailleurs sûr, que le rédacteur de ce billet largement répandu n’a pas omis de faire part de ses remarques à ses chefs directs, les plus à même d’intervenir. La manière dont il s’exprime avec clarté et correction lui aura permis sans aucun doute d’être entendu.

Mais je garde aussi, à distance, l’image ci-dessus qui donne l’impression d’une grande force à côté de ces petites faiblesses. Je pense qu’il est dommage, alors qu’on reproche aux journalistes leur manque de dignité, de contribuer indirectement à ternir le souvenir de nos morts sur la place publique.

Ma réaction à cette information, 11 jours après sa parution est née d’une anecdote racontée aujourd’hui par un camarade lors d’une réunion angevine.

Lire la suite… »







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