Chronique historique : 23 mars

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23 mars 1372 : prise de Niort par Du Guesclin.

En utilisant une ruse de guerre, Du Guesclin reprend la ville qui est aux Anglais depuis 12 ans. Il déguise en soldats anglais, 200 des siens qui se font ouvrir les portes par des sentinelles imprudentes.

23 mars 1782 : publication des Liaisons dangereuses

La seule guerre dont il est question dans cet ouvrage mondialement célèbre, est celle des sentiments. Écrit par le général d’artillerie Pierre Choderloos de Laclos, les liaisons dangereuses font scandale et sont un succès littéraire immédiat et durable.

23 mars 1796 : capture de Charrette.

Peu à peu abandonné par ses troupes, Charette de la Contrie après de belles victoires où Napoléon “voit percer le génie”, est arrêté par le général Travot  à la Chabotterie et fusillé une semaine plus tard  à Nantes (Cf. 29 mars).

Voir aussi le spectacle qui lui est dédié au Puy du Faou.

23 mars 1800 : bataille de Coraim (Égypte). 

Après le retour de Napoléon en France, l’armée d’Orient est restée aux ordres du général Kléber. Il a battu les armées turques, poussées par les Britanniques, à Héliopolis le 20 mars, et parachève sa victoire en écrasant les dernières troupes regroupées à Coraim. Il peut ainsi entreprendre la reconquête de toute la haute Égypte, mais son assassinat, le 14 juin suivant, met un coup d’arrêt à son entreprise.

23 mars 1918 : premier bombardement longue portée sur Paris.

Le PariserGeschutz, canon longue portée allemand (210 mm, obtenu en re-chemisant des canons de cuirassés allemands de 305 mm) tire pour la première fois sur Paris depuis Crepy-en-Laonnais (à 120 km de Paris) et envoie une vingtaine d’obus entre 07h00 et midi sans que personne ne comprenne l’origine du bombardement étant donné qu’aucun survol de bombardier Gotha n’a été repéré. Baptisé Grosse Bertha à tort par les Français, ce canon longue portée est à lui seul plus meurtrier que les Zeppelins et les Gothas réunis.

23 mars 1942 : l’OKW décide la construction du mur de l’Atlantique.

La directive n°40 signée du maréchal von Rundstedt ordonne de renforcer les côtes des pays occupés. Persuadés que les Alliés ne peuvent débarquer que près d’un port, les Allemands décident d’installer des batteries d’artillerie de longue et de moyenne portées près des principales installations portuaires notamment celles abritant des abris pour les U-Boot.

L’organisation Todt réalisera l’ensemble des ouvrages. La réelle densification du système défensif arrivera après l’inspection du maréchal Rommel en décembre 1943.

23 mars 1943 : prise du djebel Mateb (Tunisie).

En prenant d’assaut le lieu-dit, la force L du général Leclerc fait pour la première fois des prisonniers allemands.

23 mars 1978 : premier mandat français de la FINUL (Liban).

Le 3e RPIMA débarque à Beyrouth en application des résolutions 425 et 426 du 19 mars 1978.
23 mars 1994 : collision de sous-marins (Mer de Barents).

Deux sous-marins atomiques russes entrent en collision alors qu’ils font surface.

23 mars 1999 : déclenchement de l’opération ALLIED FORCE (République fédérale de Yougoslavie).

L’OTAN déclenche les frappes aériennes contre les forces serbes dans la province du Kosovo et bombarde des infrastructures notamment à Belgrade. Les 350 avions de la coalition réalisent 25 000 sorties durant 78 jours. L’opération terrestre débute le 12 juin. La KFOR pénètre au Kosovo.

23 mars 1983 : lancement de la guerre des étoiles (Washington).

Le président Ronald Reagan annonce lors d’un discours télévisé le début des recherches pour doter le territoire des États-Unis d’un bouclier anti-missiles que les médias baptisent très vite programme guerre des étoiles. Sa véritable appellation est initiative de défense stratégique (IDS) et représente une surenchère technologique et financière insupportable pour l’URSS qui explique en partie (selon certains analystes) la chute de cette dernière en 1991.

23 mars 2018 : prise d’otages de Trèbes (près de Carcassonne)

Un terroriste islamiste tue 4 personnes et en blesse 15 dans l’attaque du supermarché Super U de Trèbes.

Se substituant volontairement au dernier otage, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame du groupement de gendarmerie de l’Aude est mortellement blessé par le terroriste avant l’assaut du GIGN. Il décèdera de ses blessures le 24 mars.

Ancien de l’École militaire interarmes, dont il est sorti major de promotion (Campagne d’Italie 1999-2001), Arnaud Beltrame est promu colonel à titre posthume et fait commandeur de la Légion d’honneur lors des obsèques nationales qui lui sont faites aux Invalides le 28 mars.

 




Chronique historique : 22 mars

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22 mars 1421 : bataille du Viel Baugé (Maine-et-Loire).

Thomas, duc de Clarens et frère du roi d’Angleterre (Henry V) est chargé par ce dernier d’accroitre les possessions anglaises en France. Il vient d’échouer à prendre Angers et se dirige vers Tours lorsqu’il apprend que le Dauphin Charles (le futur roi de France, Charles VII) bénéficie d’une aide de 5000 soldats écossais qui bivouaquent à Baugé. Voulant profiter de l’effet de surprise, le duc de Clarens ne prend pas le temps de réunir toutes ses forces (3000 hommes) et décide d’attaquer uniquement avec sa cavalerie (1500 hommes) un peu avant la tombée de la nuit. Les troupes franco-écossaises commandées par le duc Motier de Lafayette (ancêtre du fameux Lafayette) sont sur leurs gardes et s’installent sur les hauteurs du Viel Baugé pour recevoir l’ennemi.  La cavalerie anglaise alors qu’elle est repérée, en infériorité numérique et de plus en contrebas de l’objectif, maintient son attaque et se fait massacrer. Cet Azincourt (1415) inversé est la première vraie défaite des Anglais en France durant la guerre de cent ans. Le duc de Clarens meurt au combat avec 1000 de ses cavaliers anglais à cause de son entêtement.  La même attitude a perdu les Français à Azincourt, 6 ans plus tôt., Jeanne d’Arc n’a que 9 ans et il faudra attendre encore 8 ans avant qu’elle ne lance la reconquête des terres françaises occupées par les Anglais. La ville de Baugé est jumelée depuis 1965 avec la ville écossaise de Milngavie en souvenir de cette bataille victorieuse.

22 mars 1594 : début de la fin des guerres de religion (Paris).

Henri IV entre nuitamment dans la capitale défendue par la Ligue catholique.  Après avoir abjuré le protestantisme à Saint Denis (25 juillet 1593) et avoir été sacré roi de France à Chartres (27 février 1594), Henri IV sans pour autant être acclamé par les Parisiens, prend possession du Louvres. L’Édit de Nantes (1598) mettra fin à la 8ème et dernière guerre de religion même si les tensions perdureront sous Louis XIII et Louis XIV.

22 mars 1869 : décès de Jomini (Paris).

Né en Suisse, il est repéré par le général Ney qui l’enrôle dans la Grande Armée en 1803. Il participe à quasiment toutes les campagnes du premier empire mais ne pouvant accéder au grade de général de division pour de sombres raisons, passe à l’ennemi en 1813 et devient aide de camp du Tsar Alexandre 1er. Il a publié de nombreux ouvrages de tactique et d’histoire militaire. Lire Guibert, Jomini, Clausewitz – les trois colonnes de la stratégie occidentale de Bernard Pénisson (Economica).

22 mars 1885 : début de l’affaire de Lang Son (Protectorat du Tonkin).

L’armée chinoise du Kouang Si et les pirates chinois de la haute vallée du fleuve Rouge attaquent la garnison française de Lang Son en dépit du traité d’Hué instituant le Protectorat. Le général Négrier blessé lors de l’attaque laisse le commandement au LCL Herbinger qui ordonne la retraite.  Le général Brière de l’Isle, commandant des troupes au Tonkin, télégraphie à Paris de manière alarmiste lorsqu’il apprend les événements et provoque sans le savoir la chute du gouvernement Ferry (30 mars). Le revers n’est cependant que momentané au Tonkin puisque la Chine, vaincue à terre et sur mer, confirmera le traité d’Hué en signant la paix le 9 juin.

22 mars 1943 : Normandie rejoint le front russe.

Formés aux procédures soviétiques et à la langue russe, les pilotes de l’escadrille française Normandie-Niemen, commandée par Jean Tulasne, rejoignent avec leurs chasseurs Yak-1 la base de Polotniani-zavod à proximité du front. A noter : l’escadrille ne portera le nom de Normandie-Niemen qu’en juillet 1944 sur ordre de Staline.

22 mars 1944 : mort de Pierre Brossolette (Paris).

Intellectuel et homme d’action, Brossolette se caractérise certes par un grand courage et une grande intelligence mais surtout par une indépendance d’esprit faisant de lui un homme libre. Avant-guerre, il est un moment dans le camp des pacifistes, mais réalise le danger du nazisme et fustige l’attentisme de ses anciens compagnons. Lors de la retraite de 1940, il se comporte brillamment et est nommé capitaine. Il entre dans la résistance aux côtés du colonel Rémy (confrérie Notre Dame) et accomplit plusieurs missions entre Londres et la zone occupée. Il est l’un des principaux artisans de l’unification des mouvements de résistance avec Jean Moulin. Arrêté le 3 février lors d’un contrôle de routine, il est reconnu et transféré au QG parisien de la Gestapo où malgré la torture, il ne parle pas. Il se défenestre à la faveur d’un moment d’inattention de ses gardiens.

22 mars 1945 : Kamikazes contre l’Enterprise (Pacifique).

Le porte-avions USS Enterprise est endommagé à la suite d’un incendie de pont provoqué par ses propres défenses anti-aériennes qui visaient des avions kamikazes japonais. Au cours des missions menées par la TF 58, l’US Navy revendique 528 appareils japonais détruits.  Les Japonais, pour leur part, admettent 163 avions perdus en combat aérien et quelques-uns au sol.  Les attaques kamikazes ne sont ici guère probantes.

22 mars 1984 : assassinat de l’ADC Philippe Mariotti (Halle-Lettin – ancienne RDA).

L’adjudant-chef Philippe Mariotti, sous-officier de la MMFL(missions militaires de liaison française), meurt dans une embuscade de la STASI. En mission de reconnaissance à proximité d’une caserne de l’armée nationale populaire Est-allemande (NVA) son véhicule de liaison est délibérément écrasé par un camion militaire. Les deux autres occupants du véhicule (un officier chef d’équipage et un sous-officier observateur) sont grièvement blessés. Après la chute du mur, l’ouverture des archives a permis de confirmer la nature criminelle de cet accident minutieusement programmé par la STASI.

La 145 ème promotion de l’ENSOA porte le nom de l’adjudant-chef MARIOTTI et une stèle marque aujourd’hui l’emplacement du drame à Halle-Lettin (Saxe-Anhalt).

22 mars 1991 : F15 contre Sukhoi (Irak).

Un McDonnell F-15C « Eagle » du 36th TFW abat un Sukhoï Su-22 irakien avec un missile Sidewinder.  L’ailier du Su-22 abattu se crashe en tentant des manœuvres évasives à l’approche du F-15.

22 mars 2006 : mort de Pierre Clostermann.

L’as français de la chasse est bien évidemment un personnage hors normes : à 24 ans, il possède 33 victoires homologuées en combat aérien. Né au Brésil du fait des fonctions de diplomate de son père, il rejoint la France libre dès 1940 et est affecté dans les escadrilles de chasse les plus prestigieuses (Groupe de chasse Alsace). Après la guerre, il est ingénieur, chef d’entreprise, député et écrivain. Sa vie continue sur le mode aventure mais dans un registre différent : il rencontre de Gaulle, Joseph Kessel, Romain Gary, Ernest Hemingway, Che Guevara, Salazar, …

Homme de conviction et ayant le courage de les assumer, il rempile lors de la guerre d’Algérie, alors que son statut de parlementaire pourrait l’en dispenser. Son ouvrage, Le grand cirque (1948) s’est vendu à plus de 3 millions d’exemplaires : Témoignage d’un pilote de chasse pendant la seconde guerre mondiale, ce classique est à l’origine de bon nombre de vocations de pilotes. Après la guerre d’Algérie, il rédige Appui feu sur l’oued Hallail. Il a aussi préfacé beaucoup de livres dont Pilote de stuka d’H.U Rudel, l’as allemand du front de l’Est.

 




Invitation conférence SHD 17 mai 2018

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CYCLE DE CONFÉRENCES DU SHD

Exercer l’autorité

   Pierre Laugeay, chef du Service historique de la Défense, vous prie de bien vouloir honorer de votre présence la conférence que prononcera

Monsieur Thomas VAISSET

 le jeudi 17 mai 2018 à 18h30, au Château de Vincennes, Pavillon du Roi, salle des cartes

Un vin d’honneur suivra la conférence.

Entrée libre mais inscription obligatoire par retour de mail. (Se munir d’une pièce d’identité).

Contact : claire.miot@intradef.gouv.fr

 L’amiral Georges Thierry d’Argenlieu (1889-1964), en religion Louis de la Trinité, est entré dans l’Histoire avec le surnom irrévérencieux du « carme-naval », incarnation à l’eau salée de l’alliance du sabre et du goupillon. Une légende noire veut qu’il ait déclenché la guerre d’Indochine en torpillant les efforts déployés par le général Leclerc pour parvenir à une solution négociée.

Moine-soldat du gaullisme, d’Argenlieu fut d’abord un marin qui a connu l’expérience de la Grande Guerre, un catholique intransigeant, un temps séduit par les thèses de l’Action française, et l’un des principaux artisans du renouveau intellectuel de la branche masculine du Carmel. Résistant de la première heure, aux avant-postes de la France Libre, il a vécu la Seconde Guerre mondiale comme une croisade contre le nazisme et contre le régime de Vichy.

Au travers de l’exemple d’un homme, à la fois amiral et carme, qui semblait destiné à être un héraut de la discipline, cette conférence entend étudier comment on peut entrer en dissidence, précisément au nom de l’obéissance à une vocation militaire et religieuse.

Thomas VAISSET, agrégé et docteur en histoire, est chargé de recherche au Service historique de la Défense. Il a publié en 2017 chez Belin L’amiral d’Argenlieu. Le moine-soldat du gaullisme, version remaniée d’une thèse de doctorat qui a reçu le prix d’histoire militaire du ministère de la Défense, le prix Daveluy, remis par le chef d’état-major de la Marine, et le prix Jean Sainteny décerné par l’Académie des Sciences morales et politiques.

 Service historique de la Défense – Château de Vincennes – Avenue de Paris – 94306 Vincennes Cedex – www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

 

 




UNE BANDE DESSINEE SUR L’EMIA

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Une bande dessinée réalisée par la promotion de l’EMIA Maréchal BESSIERES avec le soutien de sponsors parmi lesquels la SNCF, L’Epaulette et plusieurs promotions de l’EMIA, sera proposée à la vente à partir du 19 janvier 2018, mais également sur le site de la 56ème promotion « LCL MAIRET » (1ère brigade de l’EMIA) ainsi qu’à son magasin promotion http://www.boutique.promotions-emia.fr au prix public de 14 euros.

Elle sera disponible en pré-vente à compter du 19 décembre 2017 au prix préférentiel de 13€. Il est possible de réserver cette BD auprès de la promotion LCL MAIRET avant le 11 décembre. Pour ce faire, envoyer un message a l’adresse suivante en indiquant le nombre d’exemplaires souhaités : marine.carrias@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr.

Une séance de dédicace aura lieu à Coëtquidan le 19 décembre dans le hall de la médiathèque de 13h30 à 18h, vous pourrez y rencontrer les auteurs et retirer les ouvrages commandés.

Ci-après, le synopsis de l’album :
À l’École Militaire Interarmes, deux élèves officiers, Benoit et Charles, aux caractères opposés vont mettre leur amitié à rude épreuve. En effet, le fougueux Benoit est persuadé qu’un professeur participe à un complot visant l’EMIA. Co-écrit par un ancien élève de l’EMIA, cet album vous propose une plongée unique dans une des grandes écoles d’officiers françaises. Très documentée, cette BD présente une enquête résolue en un tome.

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Critique du livre « La nostalgie de l’honneur », prix littéraire Erwan Bergot de l’armée de Terre

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La nostalgie de l’honneur  de Jean-René Van Der Plaetsen 

Editions Grasset

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Recommandation :  Excellent – Lu par Paul Beuzebosc – chronique à paraître demain 11 novembre sur les sites Culture-Tops (www.culture-tops) et Atlantico.fr

THEME

Sous ce beau titre, au pied de la célèbre jaquette jaune des éditions Grasset, une photo en noir et blanc dit déjà presque tout du livre. De face, un général en tenue, large, carré, immense, portant les insignes des Forces Françaises Libres, décorations pendantes, est penché sur un jeune garçon, de dos, pour l’embrasser. Dans le tendre masque du tribun, dans l’attitude de son petit-fils – le futur auteur du livre – percent le sens de l’engagement, l’adoubement de l’héritier, la transmission d’une mémoire enfouie.

POINTS FORTS

Pour l’honneur, il n’y a pas mieux que les héros. Et quand on a la chance d’en avoir un dans sa famille, autant le remettre à sa place dans leur panthéon, parmi ceux qui ont tissé l’histoire plutôt que ceux qui ont fait fortune dans la légende.

Le général Jean Crépin, polytechnicien, artilleur colonial, compagnon de la Libération, beau et grand soldat méconnu, est de ceux-là.

Aux côtés de De Gaulle, de Leclerc – picard comme lui – il a incarné les vertus de l’honneur : le choix de se battre et de dire non à la défaite, de rallier les FFL (forces françaises libres), d’appuyer de ses feux précis tous les combats de la 2ème DB jusqu’à la victoire.

Puis, toujours aux côtés de Leclerc, il perçoit d’emblée l’impasse militaire en Indochine qui se terminera dans la boue sanglante de Dien Bien Phu.

Après un passage au SGDN et dans le nucléaire militaire, il vit de 1959 à 1961, à la tête de deux corps d’armée dont celui d’Alger puis comme commandant en chef, la tragédie algérienne avant d’être exfiltré par De Gaulle à la tête des Forces françaises en Allemagne. Il y boucle son parcours d’officier, fait de service, d’abnégation et de fidélité, à l’image de cette génération humiliée par la défaite, animée par l’esprit de reconquête, en marge d’une France tourmentée par la division et l’abandon.

POINTS FAIBLES

Ce livre a le défaut de ses qualités: un idéalisme assumé teinté d’une nostalgie non dénuée d’espérance. A l’ombre de l’épopée du gaullisme, le pieux culte familial mène le seul garçon de la lignée à une passion pour cet aïeul, « grognard métaphysique », qui l’a pris en affection, puis à une émouvante complicité entre deux soldats confrontés, chacun à leur tour, un jour à la guerre.

EN DEUX MOTS

Sous le noble patronage de l’honneur, Jean-René Van Der Plaetsen écrit à la place de son grand-père les « mémoires » qu’il lui avait légués en confidences. Faute de force, d’envie ou de tempérament de sortir, au terme de sa longue vie, de sa méditation. Il sait dire, dans le panorama d’une époque, la force des modestes doués dans l’ombre de chefs de génie et l’intelligence puissante que l’artilleur chevronné apporte au succès des combats. On devine l’orgueil blessé du chef éloigné d’Algérie pour être épargné et la tension entre deux générations de guerriers face à une décolonisation mal engagée.

Sans se risquer dans la philosophie à propos d’un mot dont le singulier tombe en désuétude, cette enquête, sorte de biographie sentimentale, raconte une belle histoire, singulière, exemplaire et inachevée.

UN EXTRAIT

- « C’est l’instinct de l’honneur qui fait les héros ». (Jean-René Van Der Plaetsen)

« Le temps presse, nous avons une guerre à mener et à gagner ». ( Général Leclerc).

L’AUTEUR

Né en 1962 en Afrique, Jean-René Van Der Plaetsen est journaliste et directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine. Membre du jury du Prix de Flore, il publie ici son premier livre., qui vient d’obtenir  le Prix Jean Giono et le Prix Erwan Bergot.




Conférence SHD jeudi 26 octobre 2017 à 18h30

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Pierre Laugeay, chef du Service historique de la Défense, vous prie de bien vouloir honorer de votre présence la conférence que prononcera

 Hervé DRÉVILLON :

Obéir et désobéir au nom de l’honneur dans l’armée d’Ancien Régime

le jeudi 26 octobre 2017 à 18h30, au Château de Vincennes, Pavillon du Roi, salle des cartes

 Un vin d’honneur suivra la conférence.

Entrée libre mais inscription obligatoire par retour de mail. (Se munir d’une pièce d’identité).

Contact : claire.miot@gmail.com

  Selon Montesquieu, l’honneur est un sentiment « bizarre [qui] fait que les vertus ne sont que ce qu’il veut ». De fait, l’invocation de l’honneur par les militaires d’ancien régime était profondément ambivalent. L’honneur pouvait inciter à l’obéissance, comme à la révolte, voire au duel. Cette ambivalence n’était pas un effet collatéral, mais un caractère structurant de la société militaire. Car dans son inconstance même, l’honneur plaçait chaque individu dans la position d’arbitrer entre les injonctions parfois contradictoires de la discipline, de la morale et de la bravoure, dans l’environnement complexe et instable de la guerre.

fichier pdf Conférences du SHD programme




Exposition « La musique dans la Grande Guerre » à Chaumont (52000)

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affiche

L’exposition « La musique dans la Grande Guerre » est organisée par le « Commandement des musiques de l’armée de Terre », à Chaumont.

Après avoir été exposée au mémorial Charles de Gaulle à Colombey il y a plus d’un an, elle est de retour à Chaumont jusqu’au 17 septembre 2017 à la médiathèque « Les Silos ».

La qualité de l’évènement est saluée par toutes celles et ceux qui s’y sont rendus.

 

Bien cordialement,




Cycle de conférences du SHD : Guerres, Armées et Religions

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Pierre Laugeay, chef du Service historique de la Défense, vous prie de bien vouloir honorer de votre présence la conférence que prononcera

Philippe Cholous : Deux ans d’immersion dans les forces de combat afghanes : une plongée dans l’altérité militaire, culturelle et religieuse

le jeudi 15 juin 2017 à 18h30, au Château de Vincennes, Pavillon de la Reine

Un vin d’honneur suivra la conférence.

Entrée libre mais inscription obligatoire par retour de mail. (Se munir d’une pièce d’identité). thierry.widemann@intradef.gouv.fr

Deux années en immersion dans une force de contre-insurrection afghane, constituent non seulement une aventure singulière, mais également une rencontre avec l’altérité géographique, sociologique, culturelle, militaire, humaine et spirituelle. Le caractère singulier de cette expérience tient essentiellement à deux facteurs que sont d’une part l’isolement d’un officier occidental dans ce monde centre-asiatique unique qu’est l’Afghanistan, d’autre part la proximité avec un homme extraordinaire, le général Zamaraï Païkan, sorte de « Bigeard afhan » qui y guerroie de façon quasi ininterrompue depuis 1979. Le témoignage qui en découle offre une perspective inédite sur un pays et une guerre également fascinants. Il n’a surtout pas vocation à établir de vérités nouvelles. En revanche, il ouvre une perspective vécue et renouvelée, qui permet de tordre le cou à certaines idées reçues, trop souvent colportées, parfois même de façon universitaire ou institutionnelle.

Originaire du Morbihan, le colonel Philippe Cholous est marié et père de cinq enfants. Après avoir servi comme chef de section de combat d’infanterie dans les Troupes de Marine, il effectue une carrière en Gendarmerie, essentiellement opérationnelle, tant en métropole qu’outre-mer. Spécialiste de l’intervention et de la contre insurrection de haute intensité, il participe à plusieurs opérations extérieures. Ancien chef de corps du 2ème groupement de la 6ème légion de Gendarmerie Mobile, il a été de 2013 à 2015, conseiller permanent en Afghanistan, du général Zamaraï Païkan, commandant la police nationale afghane d’ordre public (ANCOP).

Le cycle de conférences « Guerres, armées et religions » vise à étudier à la fois la religion comme explication du phénomène de la guerre, comment la guerre agit sur les représentations religieuses, et de quelles manières le fait religieux est pris en compte dans les stratégies et les organisations militaires.

Pour aller plus loin, une bibliographie sélective est à votre disposition dans la rubrique « référothèque » du site Internet du SHD (www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr).

Détails : fichier pdf Programme des conférences fichier pdf 15.6.17

 







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