Chronique historique : 11 novembre

11112019

11 novembre 397 : inhumation de Saint Martin (Basilique de Tours).

11 novembre 1400 : Tamerlan pille Alep

11 novembre 1918 : signature de l’armistice (Rethondes). 
Signé à l’aube en forêt de Compiègne, l’arrêt officiel des combats entre en vigueur à 11h00. Le traité de paix ne sera quant à lui signé que le 28 juin 1919 à Versailles. Les armes se taisent après plus de 4 années de guerre et 9 millions de morts au total.

11 novembre 1921 : tombeau du soldat inconnu américain inauguré (Arlington).
Le président du Conseil Aristide Briand et le Maréchal Foch sont invités par le président Woodrow Wilson pour l’inauguration. Le général Pershing verse symboliquement de la terre rapportée de France sur le cercueil du soldat inconnu américain.

11 novembre 1942 : invasion de la zone libre française.
En réponse au débarquement des Alliés en Afrique du Nord (8 novembre), Hitler ordonne l’opération Anton consistant à occuper la zone libre et prendre la flotte française à quai à Toulon.

Voir : https://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19391108&ID_dossier=190




Chronique historique : 8 novembre

9112019

8 novembre 397 : mort de Saint Martin (Candes – Touraine).
Officier de la garde impériale romaine par tradition familiale, moine par vocation puis élu malgré lui évêque de Tours, Martin est l’un des saints patrons de la France et le saint patron des soldats. D’une très grande popularité à l’époque et encore aujourd’hui, c’est surtout la date de son enterrement (11 novembre) que l’on retient puisqu’elle a été choisie symboliquement par les négociateurs de l’armistice de 1918 étant donné le culte dont il fait l’objet de part et d’autre du Rhin. Le commissariat aux armées l’a aussi choisi comme saint patron très probablement en référence à l’épisode du partage du manteau. Précision sur ce partage : L’officier romain en est doté par l’Empire mais il peut à ses frais y ajouter une doublure en peau. C’est cette doublure que saint Martin a donné au pauvre, partageant ainsi son manteau en deux, mais dans le sens de l’épaisseur.

8 novembre 1226 : mort de Louis VIII (Montpensier – Auvergne).
Revenant d’une campagne contre les Albigeois dans le sud de la France, le roi meurt de la dysenterie au terme d’un règne très court (3 ans). Il a cependant gagné son surnom de Lion grâce à ses faits de guerre (bataille de la Roche aux Moines – 1214), campagne d’Angleterre (il est proclamé roi d’Angleterre en 1216) et campagne contre les Albigeois (1226).

8 novembre 1806 : prise de Magdebourg (Prusse).
Le maréchal Ney met fin à la campagne de Prusse avec la capitulation de la place, qui livre 22 000 prisonniers dont 20 généraux, 800 canons et 54 drapeaux.

8 novembre 1923 : début de la tentative de putsch d’Hitler (Munich).
Adolf Hitler, chef du Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands (NSDAP) rallie les 3000 spectateurs du meeting politique de la BurgerbrauKeller (brasserie géante) au cours d’une soirée où harangues et menaces se succèdent. Le lendemain matin, croyant avoir gagné à sa cause toutes les forces de l’ordre locales, il marche sur le siège du gouvernement bavarois avec les SA de Röhm et Goering. Le général Ludendorff l’accompagne. Une fusillade éclate et conduit à l’arrestation des meneurs nazis.  Condamné à 5 ans de prison Hitler bénéficie de la clémence des jurés, subjugués par ses talents de tribun, et ne sera emprisonné qu’un peu plus d’un an.  Il profite de cet isolement pour écrire Mein Kampf.

8 novembre 1939 : attentat raté contre Hitler (Munich).
Venu commémorer sa tentative de putsch de 1923, comme chaque année depuis sa sortie de prison…, Hitler échappe de peu à l’explosion d’une bombe posée par Georg Elser dans la brasserie où a lieu le rassemblement.

8 novembre 1942 : opération Torch.
Les troupes anglo-américaines débarquent en Afrique du Nord à proximité d’Alger, Oran et Casablanca, sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower. L’amiral Darlan, dauphin de Pétain, précisément de passage à Alger, ordonne aux troupes françaises restées aux ordres du gouvernement de Vichy de résister. La marine française perd 27 bâtiments et 40 avions pour un millier d’hommes, principalement à Casablanca.

8 novembre 1950: premier combat aérien d’avions à réaction (Corée).
Pour la première fois dans l’histoire de l’aviation, deux avions à réaction s’affrontent : un F 80 Shooting Star américain abat un Mig 15 chinois au-dessus de Sinuiju.

8 novembre 2004 : assaut des troupes de la coalition contre Falloujah (Irak).
Considérée comme l’un des derniers bastions de la guérilla irakienne, la ville de Falloujah est attaquée par le IIIème corps américain et une brigade des forces de sécurité irakiennes. Une première attaque au succès très mitigé avait eu lieu en mars. La deuxième attaque permet de contrôler la ville le 29 novembre.




Chronique historique : 7 novembre

7112019

7 novembre 1806 : combat de Lubeck ou de la Trave (Bord de la Baltique).
Après la double victoire décisive d’Iéna et Auerstedt, le dernier combat de la campagne de Prusse se déroule près de Lubeck sur la Trave. Le général prussien Blücher pour fuir les Français viole la neutralité de cette riche ville hanséatique, espérant s’embarquer sur des bateaux anglais ou suédois. Les généraux Bernadotte et Soult bouclent la ville et coulent avec leur artillerie les navires à quai. Les combats de rue sont intenses et désespérés pour les Prussiens. Lubeck est littéralement mise à sac. Blücher parvient à s’échapper mais est rattrapé et fait prisonnier après une course poursuite de quelques kilomètres. Il sera ultérieurement échangé contre le général Victor.

7 novembre 1880 : Brazza rencontre Stanley (rive du Congo).
L’enseigne de vaisseau Savorgnan de Brazza et l’explorateur anglais Stanley (à la solde du roi des Belges) se rencontrent sur la rive droite du fleuve Congo.
Deux hommes, deux styles différents.
Brazza y a fondé depuis plusieurs semaines, Ncouna, la future Brazaville. Stanley se rabat sur l’autre rive où il fonde un an plus tard et juste en face, Léopoldville, la future Kinshasa.

7 novembre 1909 : attaque victorieuse sur un rezzou arabe et Toubou (Niger).
Renseignés sur le déplacement d’un rezzou de 1000 guerriers (400 arabes et 600 toubous), le capitaine Prévot et tous les hommes du lieutenant Delpech de Fraissinet (65 tirailleurs du Groupe Nomade de l’Aîr) les attaquent par surprise, à l’aube, pour compenser leur infériorité numérique. Le plan fonctionne et le rezzou essuie des pertes sévères avant de se disperser.

7 novembre 1914 : le sergent André Maginot est décoré (Verdun).
Député de la Meuse et ancien sous-secrétaire d’État à la guerre, Maginot s’engage comme simple soldat lors de la déclaration de guerre. Nommé rapidement sergent, il se comporte brillamment lors de patrouilles dans le secteur de Verdun et se voit décerner la Médaille Militaire. Deux jours plus tard, il est très grièvement blessé.

7 novembre 1944 : exécution de Richard Sorge (Tokyo – Japon).
Il est l’un des plus célèbres espions. Né Russe, Sorge a grandi et travaillé en Allemagne où il lit et fait siens les écrits de Karl Marx après avoir combattu dans les rangs allemands jusqu’à sa blessure en 1916. Après quelques allers et retours Berlin-Moscou, il devient agent du NKVD et fournit beaucoup de renseignements aux Soviétiques. Agent double, il travaille pour l’Abwehr à l’ambassade allemande de Tokyo où il découvre la date d’exécution du plan Barbarossa (invasion de l’URSS par l’Allemagne – 22 juin 1941) qu’il transmet à Moscou. Staline refusant d’y croire, le bénéfice de ce renseignement a été perdu. Arrêté le 18 octobre par les Japonais, il est pendu après que Staline a refusé de l’échanger. Il a cependant été fait Héros de l’Union soviétique en 1964.

7 novembre 1956 : fin de l’opération sur le canal de Suez (Égypte).
En savoir plus : https://www.herodote.net/6_novembre_1956-evenement-19561106.php

7 novembre 1987 : Ben Ali destitue Bourguiba (Tunisie).
Président de la République tunisienne pendant 23 ans, Ben Ali est décédé le 19 septembre 2019 en Arabie Saoudite à Djeddah où il avait trouvé refuge après la révolution tunisienne de 2011.




Chronique historique : 6 novembre

6112019

6 novembre 1792 : bataille de Jemmapes (Hainaut – Belgique).
Les 40 000 hommes du général Dumouriez culbutent les Autrichiens au cours d’une bataille restée célèbre pour avoir été l’une des toutes premières de la jeune République. Le duc de Chartres, futur Louis-Philippe, participe à cette bataille et s’y comporte brillamment parvenant à maintenir la cohésion de l’aile gauche du dispositif après une charge de la cavalerie autrichienne. 17 régiments de l’Armée de Terre ont porté dans les plis de leur emblème l’inscription Jemmapes 1792. Aujourd’hui, seul le 1er RHP porte encore cette inscription.

6 novembre 1899 : Churchill publie The river war, récit de la bataille d’Omdurman (Soudan)

6 novembre 1917 : début de la révolution bolchevique (Saint Petersbourg).
Trotsky et Lénine prennent d’assaut le Palais d’hiver.

6 novembre 1942 : intoxication préalable à Torch (Méditerranée occidentale).
Afin d’éloigner les U.Boot allemands des plages d’Afrique du Nord où les Alliés vont débarquer (08/11) dans le cadre de l’opération Torch, les services britanniques laissent filtrer de fausses informations indiquant que la concentration de navires alliés au large de Gibraltar est destinée à secourir l’île de Malte assiégée depuis le début de la guerre. L’Abwehr est intoxiquée et conseille de pré positionner les sous-marins aux abords de Malte.

6 novembre 1955 : fin du protectorat français sur le Maroc.

6 novembre 1988 : infection virale gigantesque (États-Unis).
Robert Tappan Morris, 23 ans, étudiant à l’Université de Cornell (État de New York) conçoit et diffuse (02/11) le ver RTM Worm (par la suite appelé Morris worm) qui infecte 6000 ordinateurs (dont ceux du département d’État américain) et cause entre 10 et 100 millions de dollars de dégâts. Aujourd’hui, Morris est professeur d’informatique au MIT.

6 novembre 2004 : attaque de Bouaké (Côte d’Ivoire).
Une unité française de l’opération Licorne est délibérément bombardée par un Sukhoi 25 récemment acheté par le gouvernement Gbagbo. 9 soldats français sont tués. La flotte de combat ivoirienne est immédiatement détruite au sol sur ordre de Paris.

6 novembre 2009 : fusillade de Fort Hood (Texas).
Un officier psychiatre, américain de religion musulmane, tue 13 militaires et en blesse 30 autres après avoir tiré à l’arme automatique dans un amphithéâtre de la base de Fort Hood accueillant une remise de diplômes.




Chronique historique : 5 novembre

5112019

5 novembre 1757 : bataille de Rosbach (Allemagne).

Le prince de Soubise à la tête d’une armée franco-impériale est complètement défait par l’armée prussienne de Frédéric II. Les Prussiens, inférieurs en nombre, ont tendu un piège dans lequel les Français donnent sans méfiance. Longtemps, cette défaite reste pour la France, synonyme de désastre déshonorant car le vent de panique qui a soufflé dans les rangs français a poussé beaucoup d’unités à se replier sans combattre.

5 novembre 1854 : bataille d’Inkerman (Crimée).

 Après l’échec de Balaklava (25 octobre 1854), le général russe Menchikov ordonne une deuxième tentative de rupture du siège de Sébastopol par une attaque massive (36 000 hommes) des arrières anglais sur le plateau d’Inkerman. La surprise alliée est totale mais le manque de coordination du commandement russe s’ajoutant à la résistance héroïque du petit contingent britannique donne suffisamment de temps aux Français pour amener des renforts. Les généraux Bourbaki et Bosquet inversent le sort des armes et  transforment l’échec russe en déroute. L’armée russe perd 10 000 hommes, les Anglais 3 000 et les Français 800, principalement dans un assaut suicidaire de la brigade Lourmel sur le bastion de la Quarantaine. Cette victoire commune est toujours célébrée dans la mémoire de l’armée britannique, beaucoup moins chez les Français.

5 novembre 1915 : premier catapultage d’un avion depuis un navire (Baie de Pensacola – Floride).

Pionnier de l’aéronautique navale américaine, le commandant Henry C. Mustin, à bord d’un Curtiss AB-2, décolle du croiseur USS North Carolina grâce à une catapulte. Le dispositif prendra tout son intérêt avec l’alourdissement des avions embarqués. D’abord hydrauliques ou pneumatiques, les catapultes fonctionneront toutes à la vapeur d’eau à partir des années 1950. Actuellement, Chine et États-Unis développent des catapultes électromagnétiques, plus puissantes et plus souples d’emploi.

5 novembre 1943 : bombardement du Vatican.

Un bombardier italien largue 5 bombes sur la cité papale pour détruire Radio Vatican suspectée de transmettre des messages codés aux Alliés. Jusqu’en 2010, ce bombardement a été attribué à une erreur des Britanniques car les bombes utilisées venaient d’un stock de munitions anglais (saisi par les Allemands à Tobrouk). Pas de victimes. Un second bombardement, à nouveau italien, a lieu le 1er mars 1944 qui tue un ouvrier.

5 novembre 1956 : opération sur Suez (Égypte).

Le président Nasser a nationalisé en Juillet le canal de Suez dont les intérêts étaient principalement franco-britanniques. Lors des accords secrets de Sèvres (24 oct), les gouvernements français (Guy Mollet), britannique (Anthony Eden) et Israélien (Ben Gourion) décident d’intervenir militairement : la France pour sanctionner le soutien au FLN algérien, la Grande-Bretagne pour reprendre le contrôle du canal, Israël pour mieux  contrôler sa frontière Sud et le golfe d’Akaba. Les Israéliens ont lancé une offensive blindée dans tout le Sinaï (29 oct) que les franco-britanniques déclarent vouloir arrêter en menant une opération aéroportée sur Port Said. L’opération est tactiquement une belle réussite, tous les objectifs assignés étant atteints, cependant les menaces soviétiques et protestations américaines obligent le trio à faire machine arrière et mettent en évidence que l’Europe a définitivement cédé le leadership mondial aux deux grands. Au même moment, les russes en profitent pour mater la révolte à Budapest, sans réaction à l’Ouest.

 




Chronique historique : 4 novembre

4112019

4 novembre 1576 : sac d’Anvers (Provinces-Unies, actuelle Belgique).

N’étant plus soldée depuis des mois par l’Espagne, une unité de Tercios espagnols en garnison à Anvers se mutine et pille la très prospère ville marchande. L’épisode sanglant (au moins 7000 morts) est aussi connu sous le nom de furie d’Anvers. Il a contribué à accélérer l’union des provinces contre la domination de l’occupant espagnol. Les provinces du Nord formeront les actuels Pays-Bas (1579). Celles du Sud, la Belgique beaucoup plus tard.

4 novembre 1806 : prise de Wismar par Schulmeister (Campagne de Prusse).

Entré au service de Napoléon en 1804 grâce au général Savary , le célèbre espion de l’empereur a alterné les fonctions dans l’armée impériale : hussard, policier, espion. Dans la nuit du 4 novembre 1806, il s’empare de la ville de Wismar avec quelques hommes. Coutumier de ces coups de mains où la ruse l’emporte sur la violence, Schulmeister a réussi de nombreuses missions dont l’intoxication du Maréchal autrichien Mack permettant les victoires de Michelsberg et Ulm.

4
novembre 1862 :  Gatling dépose le brevet de la mitrailleuse (États-Unis).

4 novembre 1892 : prise d’assaut de Cana (ancien Dahomey, actuel Bénin).

Le colonel Dodds, prend la ville défendue par 1500 guerriers Fons du roi Béhanzin.

4 novembre 1904 : le ministre de la Guerre giflé.

Le général André est giflé par le député Syveton en pleine séance de la Chambre des députés à la suite de la révélation de l’affaire des fiches (enquête confiée clandestinement à la loge du Grand-Orient de France sur les pratiques religieuses des officiers supérieurs, en vue de favoriser l’avancement des officiers anticléricaux ou au moins républicains). L’incident attise le conflit entre le gouvernement républicain d’Émile Combes et l’Église. André est poussé à la démission, précédant de peu la chute d’Émile Combes dont le remplacement par Maurice Rouvier à la présidence du Conseil conduira à la loi de séparation de l’Église et de l’État.

4 novembre 1918 : assaut de la forteresse de Quesnoy (Nord Pas-de-Calais).

L’offensive dite « de la victoire » se poursuit sur tout le front de l’Ouest. Dans les Flandres, les troupes britanniques piétinent devant les anciennes places fortes de Vauban. La ville fortifiée du Quesnoy est finalement prise d’assaut comme au Moyen-âge à l’aide de simples échelles, par des éléments néo-zélandais de l’ANZAC…. C’est le même jour mais 10 km au sud à Ors, près du Cateau-Cambrésis que tombe le lieutenant et poète anglais Wilfred Owen. Blessé, cité pour acte de bravoure au feu, il détestait autant le pacifisme que la guerre. Il a composé quasiment tous ses poèmes au front et est considéré comme le plus grand poète anglais du conflit.

4 novembre 1918 : assaut de la forteresse de Quesnoy (Nord Pas-de-Calais).

L’offensive dite « de la victoire » se poursuit sur tout le front de l’Ouest. Dans les Flandres, les troupes britanniques piétinent devant les anciennes places fortes de Vauban. La ville fortifiée du Quesnoy est finalement prise d’assaut comme au Moyen-âge à l’aide de simples échelles, par des éléments néo-zélandais de l’ANZAC…. C’est le même jour mais 10 km au sud à Ors, près du Cateau-Cambrésis que tombe le lieutenant et poète anglais Wilfred Owen. Blessé, cité pour acte de bravoure au feu, il détestait autant le pacifisme que la guerre. Il a composé quasiment tous ses poèmes au front et est considéré comme le plus grand poète anglais du conflit.

4 novembre 1956 : l’armée soviétique mâte la révolution hongroise (Budapest).

Cherchant à s’échapper de l’emprise soviétique, les Hongrois font pression sur leur nouveau chef du gouvernement, Nagy. Ils réclament plus de liberté et obtiennent même la sortie du pacte de Varsovie. C’en est trop pour Moscou qui envoi 2000 chars rétablir l’ordre chahuté depuis le 23 octobre. La répression fait de nombreux morts (2 à 3000) dans la capitale et en province. Nagy est fusillé en 1958. L’Occident proteste mais n’intervient pas : la guerre froide bat son plein.

4 novembre 1970 : Concorde passe Mach 2.

Pendant 53 minutes, le supersonique franco-britannique vole à 2469 km/h. Les premiers vols supersoniques ont débuté en 1969. Le record de vitesse est atteint à Mach 2,23 (2377 km/h) en mars 1974. Le Concorde était le seul avion commercial capable de faire traverser l’Atlantique à 100 passagers en 3 heures.

4 novembre 1979 : prise d’assaut de l’ambassade américaine de Téhéran (Iran).

Les Iraniens séquestrent jusqu’en 1981 les 52 américains de l’ambassade.

4 novembre 1982 : Volkoff, prix de l’Académie française (Paris).

Vladimir Volkoff reçoit le Grand prix du roman de l’Académie française pour « Le montage ». Le roman décrit les mécanismes de l’infiltration soviétique dans le monde de la presse occidentale.

Écrivain français (né à Paris en 1932) d’origine russe, il est l’auteur de très nombreux ouvrages sur le monde du renseignement, la désinformation et d’une manière générale sur la difficulté d’agir sans se corrompre.

Docteur en philosophie, professeur d’anglais et de russe, Volkoff était chrétien. Après ses études à la Sorbonne, il sert en Algérie en tant qu’officier renseignement (1957 – 1962). Il passe ensuite quelques années aux États-Unis où il commence à publier. Revenu en France dans les années 70, il devient un des écrivains français les plus pertinents sur la lutte secrète des blocs durant la Guerre Froide.

Quelques ouvrages ont fait date : « le retournement » (1979), « le montage » (1982 grand prix de l’Académie française), « la désinformation, arme de guerre » (1984), « le professeur d’histoire » (1985), « le bouclage » (1990), « le Berkeley à cinq heures » (1993),  « l’enlèvement » (2000), « L’hôte du Pape » (2004), …

Il publiait aussi dans la collection de la bibliothèque verte et sous le nom d’emprunt Lieutenant X, la fameuse série « Langelot » qui avec sa quarantaine d’aventures a bercé l’adolescence de quelques générations de futurs militaires.

4 novembre 1995 : assassinat du Premier ministre israélien (Tel Aviv – Israël).

Yitzhak Rabin reçoit 2 balles dans le dos tirées par un juif extrémiste alors qu’il vient de prononcer un discours en faveur de la paix.

 

 




Chronique historique : 1er novembre

2112019

1er novembre : Toussaint.
Et donc fête des saints-patrons des armées, directions et services du ministère des Armées.
EN SAVOIR PLUS : https://dioceseauxarmees.fr/

1er novembre 1750 : noblesse acquise.
Par un édit royal, Louis XV fonde et établit une noblesse militaire pour les officiers ayant atteint le grade de général ainsi que pour les capitaines dont le père avait lui-même été capitaine.
Outre le grade de général qui donne la noblesse héréditaire immédiatement, cette même noblesse héréditaire peut aussi être acquise par la possession de l’ordre de Saint Louis sur trois générations successives pour les officiers catholiques ayant servi 30 ans et ayant eu une commission de capitaine durant 20 ans. Ce nombre d’années décroît pour les officiers lieutenant-colonel et colonel. De plus, si le capitaine mourait au combat ou recevait une blessure le réformant, il était censé avoir accompli ses trente ans de service. La noblesse devient héréditaire pour la troisième génération.
Cet édit sera complété par celui de janvier 1752. Cependant, plusieurs édits datant de la fin du règne de Louis XVI vont restreindre les conditions d’admission au grade de capitaine et ainsi réduire le nombre de personnes pouvant accéder à la noblesse héréditaire selon l’édit du 1er novembre 1750.
Peu de familles ont pu accéder à la noblesse par 3 générations de Saint-Louis.

1er novembre 1918 : Belgrade libérée (Serbie actuelle).
Un détachement serbe inséré au sein des armées alliées d’Orient entre dans Belgrade dévastée et abandonnée par les Autrichiens et Allemands. La Serbie est le pays détenant le triste record de mortalité durant la Première guerre mondiale : plus du tiers de sa population est décédé (1,2 M de morts pour moins de 3 M d’habitants en 1914).

1er novembre 1954 : Toussaint rouge en Algérie.
Une vague d’attentats répartis sur les 3 départements français d’Algérie coute la vie à 10 personnes. C’est la date généralement choisie pour faire débuter la guerre d’Algérie. L’Algérie commémore ce jour comme étant celui de la Révolution et l’une des 3 fêtes nationales (Les autres étant : Indépendance le 5 juillet, Sursaut national le 19 juillet)
EN SAVOIR PLUS : https://www.herodote.net/1er_novembre_1954-evenement-19541101.php

1er novembre 1993 : entrée en vigueur du traité de Maastricht.
La CEE devient officiellement l’Union européenne.




Chronique historique : 31 octobre

2112019

31 octobre 1664 : retrait de Djileli (actuelle Algérie).
Pour enrayer la piraterie maritime sévissant en Méditerranée, le jeune roi Louis XIV ordonne à François de Vendôme, duc de Beaufort de prendre pied sur la côte nord-africaine et d’y construire une base avancée d’où pourront partir ses vaisseaux. La flotte est commandée par le chevalier Paul. Si la prise de Djileli se déroule parfaitement en juillet 1664 avec un contingent de 4000 hommes, la consolidation de cette force est compromise par les attaques incessantes des Maures et Kabyles ainsi que la maladie qui ravage le camp fortifié. Les Français rembarquent en abandonnant les pièces d’artillerie et de nombreux blessés intransportables. Au retour et en arrivant au large des iles d’Hyères, le vaisseau La Lune, très endommagé, sombre en emportant 700 hommes. Même si quelques grands noms ont participé à l’opération (Chevalier Paul, Duquesne, duc de Beaufort,…), ses résultats peu glorieux expliquent les rares commentaires subsistant.

31 octobre 1912 : Lyautey à l’Académie française.
Pas encore maréchal de France (1921), Hubert Lyautey est brillamment élu à l’Académie française (fauteuil 14) à l’âge de 58 ans. Il lui faudra attendre la fin de la Première Guerre mondiale – durant laquelle il occupera notamment les fonctions de ministre de la Guerre – pour y être reçu et rejoindre les Immortels (8 juillet 1920). C’est l’historien moderniste Mgr Louis Duchesne qui prononce son discours de réception. Trois ans plus tard, Lyautey est élu membre titulaire de l’Académie des sciences d’outre-mer. Le voilà à la fois pleinement reconnu pour ses qualités d’écrivain ainsi que pour son rôle de pacificateur qu’il exercera de l’Algérie au Maroc, en passant par l’Indochine et Madagascar.

31 octobre 1952 : première explosion d’une bombe à hydrogène (Ilot Elugelab – Iles Marshall).
Le prototype expérimental de la bombe à fusion est testé avec succès par les Américains dans les iles Marshall. L’ilot est vaporisé dans l’explosion d’une puissance de 10,4 mégatonnes. La bombe H est aussi appelée thermonucléaire.

31 octobre 2013 : mort de Gérard de Villiers (Paris).
Le créateur de SAS, série de romans d’espionnage mettant en scène Malko Linge le fameux prince mais néanmoins espion à la solde de la CIA, aurait 91 ans aujourd’hui. Avec à son actif 200 ouvrages et au moins 100 millions d’exemplaires vendus dans le monde depuis 1965, Gérard de Villiers est l’un des écrivains français les plus connus et les plus lus. Considéré par beaucoup comme un auteur de littérature de gare à cause d’un style expéditif et de ses répétitives scènes torrides, il a cependant fait l’objet d’un article élogieux du New York Times en janvier 2013 le qualifiant d’auteur de romans d’espionnage le mieux informé, tant ses ouvrages sont géopolitiquement solides et certains même, prophétiques. Le général Rondot le présente comme un « homme au courage physique à la limite de l’inconscience » et Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères comme « extrêmement intéressant, avec un œil et un flair incroyables ».







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