Chronique historique : 15 mai

15052017

15 mai 1917 : Pétain remplace Nivelle. « Le général Pétain remplace Nivelle au commandement en chef des armées françaises. En un mois, l’armée française a perdu 135 000 hommes, 25 000 tués ». LCL Rémy Porte (EMAT/ MGAT).

 15 mai 1940 : 1460 soldats français tués ce jour. La 1ére armée repousse l’attaque du XVIème corps blindé allemand à Gembloux (Belgique) et le tient en échec pendant 72 heures. A Stonne (Ardennes), le combat est tout aussi furieux : le village change 19 fois de camps. Des poches vont y résister jusqu’au 25 mai. A la Horgne (Ardennes), ce sont les Spahis qui mettent un coup d’arrêt au général Guderian. Le résultat final de la campagne de France est certes un échec cuisant pour l’armée française et donne souvent l’impression que la combativité de nos forces y a été nulle. Cependant, le taux de pertes de cette période est tout aussi effrayant qu’aux mauvais jours de Verdun (1916)  ou de l’offensive du Chemin des Dames (Avril 1917) et la plupart des morts sont comptabilisées au combat et non lors d’une retraite.

 15 mai 1941 : l’espion Sorge annonce Barbarossa. L’Allemand Richard Sorge, espion à la solde des Soviétiques et en poste à Tokyo, transmet un message à Moscou révélant que l’invasion de l’URSS par le IIIème Reich doit être déclenchée entre le 20 et le 30 juin. Le renseignement est d’une grande valeur mais Staline n’y croit pas. Le 22 juin, Hitler déclenchera le plan Barbarossa.

 15 mai 1943 : naissance du Comité National de la Résistance. Le CNR est constitué sous l’égide de Jean Moulin. Celui-ci parvient après plusieurs réunions secrètes et quelques compromis à déclarer la primauté du politique (de Gaulle) sur l’ensemble des mouvements de la Résistance intérieure.

 15 mai 1945 : la France est désignée comme membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU (San Francisco)

 15 mai 1958 : de Gaulle sort de son silence. La IVème République vacille sous l’effet de la menace d’un putsch de l’armée française en Algérie à l’occasion d’une manifestation patriotique qui dégénère à Alger (13 mai). Une majorité de pied-noir souhaite le retour de de Gaulle pour enrayer le processus d’indépendance de l’Algérie. Le général Massu prend la présidence du Comité de salut public né de l’insurrection algéroise et en appelle au général de Gaulle, l’exhortant à sortir de son silence.  De Gaulle déclare qu’il se tient « prêt à assumer les pouvoirs de la République ».  Le président de la République, René Coty, conscient de l’état d’esprit des Français, appelle le 1er juin, « le plus illustre des Français» à former son gouvernement

15 mai




Chronique historique : 12 mai

15052017

12 mai 1694 : Duguay-Trouin se rend (au large des iles Sorlingues). Après un combat héroïque, le capitaine Duguay-Trouin, commandant de la frégate Diligente se rend à une escadre anglaise (six vaisseaux du contre-amiral David Mitchel). Il a perdu 230 hommes sur un équipage de 250 marins. Fait prisonnier, il s’évade peu après de Plymouth avec la complicité d’une jolie anglaise qu’il a séduite.

12 mai 1930 : traversée de l’Atlantique Sud. « L’aviateur français Jean Mermoz réussit la première traversée postale sans escale de l’Atlantique Sud entre Saint-Louis (Sénégal) et Natal (Brésil) à bord de l’hydravion Laté 28-3 « Le Comte de la Vaulx ». Il parcourt en 21 heures les 3 200 kilomètres qui séparent les deux continents. Il permet ainsi l’ouverture de la liaison postale France-Amérique du Sud. Jean Mermoz disparaîtra en mer au large du Sénégal à bord de l’hydravion « La Croix du Sud » en 1936 ». LCL Pierre B. (CFA).

12 mai 1940 : première bataille de chars (d’envergure) de l’histoire (Hannut – Belgique). Le corps de cavalerie commandé par le général français Prioux (chars Hotchkis et SOMUA 35) donne un coup d’arrêt puis freine le 16e corps de Panzer du général Hoepner (Panzer I, II, III et IV) dans le cadre d’un rapport de force au global équilibré. Même si les Allemands perdent 164 chars contre 105 côté français, la bataille ne peut  être considérée comme une occasion de victoire manquée puisque la mission du corps de cavalerie français n’a pu être remplie (couvrir l’installation de la 1ère armée sur la ligne Wavre-Gembloux-Namur et renseigner sur la situation des Belges sur le canal Albert).  Bien que mécaniquement excellents, les chars français ont été victimes de deux défauts congénitaux majeurs : absence de radio (interdisant coordination entre eux et avec les appuis ) et tourelle à 1 homme (le chef de char est à la fois tireur et chargeur). L’efficacité des Stukas allemands contre l’artillerie a par ailleurs privé les chars français de ces précieux appuis.

12 mai 1943 : première torpille acoustique sous-marine. Le UBoot U-456 est coulé par l’explosion d’une torpille anti-sous-marine acoustique (Marck 24) larguée pour la première fois depuis un bombardier Consolidated Liberator

12 mai 1949 : fin du blocus de Berlin. Du 24 juin 1948 au 12 mai 1949, soit pendant plus d’un an, Berlin Ouest est ravitaillé uniquement par voie aérienne grâce à un gigantesque effort logistique principalement américain. Les Soviétiques ne parviennent pas à étouffer la partie Ouest de Berlin qu’occupent les Alliés et ce malgré les nombreuses intimidations de l’URSS. 79 alliés perdent la vie durant le pont aérien à cause d’accidents liés pour beaucoup à des obstructions soviétiques.

  12 mai  Le SOMUA 35.

 




Chronique historique : 11 mai

11052017

11 mai 1678 : naufrage des récifs d’Aves (actuel Venezuela). Après avoir repris aux Hollandais, l’ile de Gorée, Tobago et Cayenne durant la campagne de 1676-1677, le vice-amiral Jean d’Estrées décide d’attaquer Curaçao, île hollandaise. Refusant de prendre un pilote alors que ses adjoints l’exhortent à le faire, il s’échoue dans la nuit du 11 au 12 mai avec 17 navires (dont le vaisseau amiral le Terrible) sur les récifs des îles d’Aves. Cette catastrophe (500 morts) a effacé de la mémoire de la Royale ses premiers succès sans toutefois l’empêcher d’être promu maréchal de France en 1681.

11 mai 1689 : bataille de la baie de Bantry (Irlande). Victoire navale française sur les Anglais durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Jacques II d’Angleterre, détrôné par Guillaume d’Orange, s’est réfugié en France où Louis XIV l’aide à retrouver son trône. Une armée navale de vingt-quatre vaisseaux commandée par le lieutenant général de Châteaurenault débarque ainsi 1500 hommes dans la baie de Bantry lorsqu’il est rejoint par une flotte anglaise (amiral Herbert). Châteaurenault réussit à la fois le débarquement des troupes et la sortie de la baie sous le feu anglais puis met en fuite l’escadre ennemie qui dénombre plus de trois cents tués ou blessés.

11 mai 1745 : bataille de Fontenoy (Belgique). Louis XV grâce au Maréchal de Saxe remporte une belle victoire sur la coalition anglo-hollandaise du duc de Cumberland. Une colonne ennemie parvient à percer la première ligne française mais est stoppée par l’utilisation à bout portant de 4 canons. Profitant de la désorganisation créée, les Français (mais aussi des Irlandais !) chargent la colonne disloquée. Cette célèbre bataille est décrite dans de nombreux ouvrages. A signaler le canon artisan de la victoire, du général Rouqueyrol, (Lavauzelle – coll. la pensée préservée) évoquant le rôle de l’artillerie dans les batailles (jusqu’à la Première guerre mondiale) et notamment cette fameuse contre-attaque à Fontenoy permise par quelques canons bien placés. Voir aussi le Poème de Fontenoy par Voltaire et les peintres Philipoteaux (la bataille de Fontenoy) ou Detaille (le salut avant la bataille de Fontenoy) illustrant la mythique et improbable formule « Messieurs les Anglais, tirez les premier ! »

11 mai 1857 : attaque du fort de Médine (actuel Mali). Le marabout El Hadj Omar, à la tête de 20 000 guerriers Toucouleurs, armés de fusils, attaque le fort de Médine défendu par le sergent Desplat et le chef du village, Paul Holle. Ces derniers ne disposent que d’une poignée de tirailleurs (équivalant d’une compagnie) pour protéger le poste et le village heureusement fortifiés. Le poste résiste pendant 97 jours aux assauts des Toucouleurs. Il est finalement sauvé par le général Faidherbe qui amène des renforts par bateau sur le fleuve Sénégal.

11 mai 1916 : mort du commandant de Rose, créateur de la Chasse. « Charles de Tricornot de Rose est né en 1876. Fils d’un officier de cavalerie, il entre à Saint-Cyr en 1895 et choisit les dragons. Condamné à trois ans de non-activité par un tribunal militaire lors de l’affaire des inventaires à la suite de la loi de séparation des églises et de l’Etat, il se passionne pour l’aviation naissante avant de réintégrer l’armée en 1910 au sein de la toute jeune aéronautique militaire. Titulaire du premier brevet d’aviateur militaire en 1911, il participe au développement de cette nouvelle composante des armées en particulier pour l’observation et le réglage d’artillerie tout en étant persuadé, très vite, que l’avion devra aussi participer par son armement aux combats. En août 1914, il commande l’aéronautique de la 5e armée de Franchet d’Esperey. En mars 1915, il crée la première escadrille, spécialisée dans la chasse, la MS 12. Toutefois, il n’y a pas encore une doctrine d’emploi. Après avoir pris le commandement du secteur de Verdun, le général Pétain lui demande, le 28 février 1916, de rassembler les meilleurs chasseurs avec la fameuse injonction :  » Je suis aveugle. Rose balayez moi le ciel« . Au bout de quinze jours, les avions du commandant de Rose ont réussi à reprendre la maîtrise du ciel afin que les avions d’observation puissent renseigner le commandement et régler les tirs d’artillerie. La chasse n’étant pas une fin en soi mais le moyen de permettre la réalisation des autres missions de l’aéronautique. Le commandant de Rose meurt dans un accident d’avion le 11 mai 1916 sans avoir vu la totalité de sa réussite.​ Un avion Bébé Nieuport du type de ceux utilisés lors de la bataille de Verdun est exposé au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget ». (Gilles Aubagnac – musée de l’Air et de l’Espace

11 mai 1941 : dernier raid du Blitz sur Londres. La Chambre des Communes, à Londres est détruite tôt dans la nuit lors d’un raid massif responsable de 2 000 incendies et de 3 000 victimes. Quelques jours plus tard la Luftwaffe est envoyée à l’est pour préparer l’invasion de l’URSS ce qui met fin au Blitz. Entre septembre 1940 et mai 1941, ce dernier a fait 43 000 morts, 90 000 blessés graves, et 150 000 blessés légers, tous civils. La Luftwaffe a perdu 2 000 appareils et leurs équipages. L’Allemagne ne parvint cependant pas à briser le moral des Britanniques et n’arriva pas non plus à paralyser leur effort de guerre.

11 mai 1944 : attaque du mont Majo (Italie). Depuis le mois de janvier 1944, les alliés butent sur la ligne de défense Gustav dont le verrou est le mont Cassin tenu par des troupes d’élite allemandes. Les alliés engagent jusqu’à 300 000 hommes face aux 100 000 allemands retranchés dans les montagnes. Le général Juin persuade les alliés d’abandonner l’attaque frontale du mont Cassin pour le déborder par les hauteurs voisines là où les allemands jugent la pénétration impossible. Dans la soirée du 11 mai, Juin lance les goumiers et tirailleurs du général Guillaume (2ème division d’infanterie marocaine et 4ème division marocaine de montagne) à l’assaut du mont Majo. Ils transportent leur artillerie à dos de mulets sur des terrains impraticables pour des troupes non aguerries au combat en montagne et finissent par prendre le sommet le 13 mai. Le colonel allemand Böhmler, l’un des défenseurs de Cassino dans ses mémoires : « La grande surprise fut l’attitude au combat du Corps expéditionnaire français. C’est Juin qui, en s’emparant du mont Majo et en faisant irruption dans la vallée du Liri, a réduit en miettes la porte de Rome. »

11 mai 1960 : le Mossad enlève Adolph Eichmann (Buenos Aires). Responsable durant la Seconde Guerre Mondiale de la logistique de la solution finale, l’officier S.S Eichmann est fait prisonnier par les américains en 1945 alors qu’il tente de fuir sous une fausse identité. Le 5 février 1946, il s’évade et gagne l’Argentine après s’être caché en Allemagne, en Autriche et en Italie pendant 4 ans grâce à des complices. Le Mossad intervient secrètement en argentine, sur ordre du Premier ministre israélien Ben Gourion, et parvient à l’enlever et à l’exfiltrer vers Israël. Les Israéliens veulent un procès à l’image de celui de Nuremberg pour accomplir un travail de mémoire auprès de la jeune génération. Ce procès très médiatisé est suivi dans le monde entier. L’accusé reconnait les faits mais affirme n’avoir fait qu’obéir aux ordres reçus. Il est pendu et incinéré le 1er juin 1962. Ses cendres sont dispersées dans les eaux internationales de la Méditerranée.

11 mai 1988 : mort de Kim Philby (Moscou). Agent double britannique à la solde du KGB, Philby est un des plus célèbres traitres de la période de la Guerre Froide. Issu d’une famille prestigieuse, il est plus ou moins clairement protégé par le gouvernement britannique lorsque les soupçons des services secrets occidentaux se transforment en preuves. Ecarté du MI6, il s’exile à Beyrouth puis gagne l’URSS où il est accueilli en héros. Le scandale est grand au Royaume-Uni mais aussi en Occident.

 11 mai Commandant de Rose.




Chronique historique : 10 mai

10052017

10 mai 1796 : bataille du pont de Lodi (Italie). Bonaparte bat magistralement les Autrichiens durant la première campagne d’Italie.

10 mai 1913 : premier bombardement aérien d’un navire de surface. « Le français Didier Masson et le Capitaine Joaquín Bauche Alcalde, qui volent pour le compte du révolutionnaire mexicain Venustiano Carranza (qui deviendra plus tard Président du Mexique), larguent de la dynamite sur des navires fédéralistes à Guaymas. Un peu plus tard dans la journée, Didier Masson va effectuer le premier largage de tracts par avion ». LCL Pierre B. (CFA).

10 mai 1940 : fin de la drôle de guerre. L’Allemagne déclenche la « guerre éclair » (Blitzkrieg) en envahissant la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Les Allemands testent avec succès la charge creuse sur les casemates bétonnées belges. En Grande-Bretagne, Chamberlain démissionne et Churchill lui succède en tant que Premier ministre. De manière anecdotique mais au même moment, un commando français de la Marine éventre la coque du cargo allemand Corrientes alors qu’il est à quai (Iles Canaries – Las Palmas) après avoir fait exploser un pain de plastic, nouvelle invention anglo-saxonne.

10 mai 1941 : Rudolf Hess, saute en parachute sur l’Ecosse. Rudolf Hess prétend vouloir essayer un Messerschmitt Bf 110 et détourne l’avion jusqu’en Ecosse. Attaqué par la DCA, il saute en parachute à Ayrshire. Il se casse la cheville à son atterrissage et est immédiatement arrêté par les autorités britanniques. Il demande alors à rencontrer le duc d’Hamilton qu’il dit connaître depuis une visite officielle du Prince de Galles en Allemagne avantla guerre. Il pense que le duc serait un bon médiateur, au service de Lord Hallifax opposant et successeur potentiel de Winston Churchill. Il passera sa vie en prison sous haute surveillance à Berlin (prison de Spandau). Il est retrouvé pendu dans sa cellule en 1987. Hess a-t-il agit sur un coup de tête ? A-t-il été manipulé par les agents de Churchill (SO 1 : intoxication), l’incitant à croire une alliance germano-britannique possible ? Hess était-il réellement mandaté par le régime nazi ? Un débat d’historiens existe donc bel et bien sur cet épisode qui est nourri par le manque d’informations déclassifiées. Les archives britanniques concernant Hess ouvriront en 2016.

10 mai 1966 : transatlantique pour Mirage IV. En 7h40 et 3 ravitaillements en vol, un Mirage IV des Forces Aériennes Stratégiques traverse l’Atlantique (Mont-de-Marsan/Boston) dans le cadre de l’opération Tamouré qui vise à rallier Mururoa pour procéder à un essai nucléaire atmosphérique par largage depuis avion.  Le tire a lieu le 19 juillet à 85 km de Mururoa. Le Mirage IV a tenu son rôle de bombardier stratégique français pendant 40 ans.

10 mai 1972 : premier vol pour le A-10. Le prototype du Fairchild A-10 Thunderbolt II, avion américain d’attaque au sol effectue son premier vol. Avion célèbre pour l’appui des troupes au sol et qui a été engagé sur tous les théâtres d’opérations américains. Il n’est pas prévu être retiré du service avant  2028.

10 mai 2011 : mort du caporal-chef Loic Roperh (Afghanistan – sud de Tagab). Le soldat de 1ère classe Roperh (13 ème RG) meurt dans l’explosion d’une mine artisanale alors qu’il participe à une mission d’ouverture d’itinéraire.

  10 mai

 




Chronique historique : 9 mai

9052017

9 mai 1630 : mort d’Agrippa d’Aubigné (Genève). Protestant, homme de guerre et écrivain, il est le compagnon d’arme d’Henri de Navarre jusqu’à ce que celui-ci devienne Henri IV et roi de France (1589). Erudit et doué pour les lettres, il publie les Tragiques sur la fin de sa vie et lors de son exil, œuvre dans laquelle il raconte l’histoire des guerres de religion en s’appuyant sur ses souvenirs. Sa petite-fille, Françoise d’Aubigné (future Mme de Maintenon), épousera Louis XIV.

 9 mai 1769 : bataille de Ponte Novo (Corse) La Corse est une possession de la ville de Gènes depuis le XIVème siècle. Les Génois considèrent l’ile comme une colonie à exploiter et finissent par irriter les habitants qui régulièrement se révoltent. La famille Paoli (le père, Hyacinthe puis le fils, Pascal) se fait un nom dans les luttes indépendantistes que certains patriotes corses mènent dès 1729 contre Gênes puis contre la France. Des troupes françaises font déjà garnison dans quelques villes corses à la demande de Gênes et avant même que celle-ci ne cède au roi de France la souveraineté sur l’ile (1768). Lors de la bataille de Borgo (fin 1768), le marquis de Chauvelin est battu par les hommes de Pascal Paoli, général et père de la Nation corse. Six mois plus tard, Le conte de Vaux débarque avec 24 000 hommes et bat les patriotes à Ponte Novo. La bataille, où les Corses se battent très courageusement, est un des symboles fondateurs de la lutte indépendantiste. Le père de Napoléon Bonaparte appartient à cette mouvance mais finit par se rallier à la France à la différence de Paoli qui s’exile 20 ans au Royaume-Uni. Napoléon nait quelques mois plus tard (15 août 1769). Paoli revient sur son ile à la faveur de la Révolution française et tout en étant un des hommes emblématiques des Lumières et de la Démocratie naissante, il s’oppose à la famille Bonaparte … avec l’aide des Anglais.

 9 mai 1808 : le colonel Vincent-Yves Boutin quitte Toulon pour Alger. A bord du brick Le Requin, Boutin part en mission secrète pour le compte de l’Empereur afin de dresser la carte du littoral algérois. Le lendemain, le Requin affronte et repousse le HMS Wizard.

 9 mai 1940 : des commandos allemands interviennent en précurseurs sur les ponts du Rhin (Hollande – Belgique) Prélude à l’offensive allemande mettant fin à la drôle de guerre.

 9 mai 1942 : destruction de l’émetteur d’Allouis (Creuse). Henri Clastère, Paul Bodhaine et Maxime Gaudin, trois agents du BCRA sont parachutés dans le Cher, dans la nuit du 5 au 6 mai avec pour mission de faire sauter les antennes de Radio-Paris qui diffuse les programmes allemands mais sert aussi à brouiller ceux de Radio Londres. Les Allemands reconstruisent la station en deux semaines après sa destruction. L’émetteur émet toujours un signal utile pour la synchronisation des horloges françaises sur l’heure légale.

 9 mai 1950 : discours initiant la CECA (salon de l’Horloge – Quai d’Orsay). Sur proposition de Jean Monnet, Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français appelle à la mise en commun sous une autorité internationale des productions française et allemande de charbon et d’acier. Cette « déclaration Schuman » est considérée comme l’acte de naissance de l’Union européenne et fait du 9 mai la fête de l’Europe depuis 1985.

 9 mai   Sur la vie d’aventures du colonel Boutin.

 

 




ACTU DEFENSE du 4 mai 2017

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Veuillez trouver ci-après, la synthèse de presse du ministère de la défense, en date du 04 mai 2017 : fichier pdf Actu Défense 4 mai 2017

- la livraison par air, spécialité du 1er régiment du train parachutiste, spécialité et savoir-faire très méconnu de l’armée de Terre, qui nécessite pour les militaires qui y servent une formation longue et très pointue ;

- l’exercice européen de transport tactique, s’inscrivant dans le programme  European Tactical Airlift Program(ETAP), qui vise à développer l’interopérabilité et le partage d’expérience en matière de transport tactique ;

- l’excellent bilan de la saison de ski pour le « Centre national des sports de la défense » (CNSD);

- la réception, le 03 mai 2017,  par la Direction générale de l’armement (DGA) des 400 premiers exemplaires du nouveau fusil d’assaut HK 416F ( Heckler und Koch), destinés à remplacer l’actuel FAMAS ;

- la campagne du Bleuet de France du 02 au 08 mai 2017 ;

- la création d’un fonds d’investissement dédié aux entreprises stratégiques de la Défense, doté initialement de 50 millions d’euros, destiné au soutien de l’innovation, en particulier en direction des PME et ETI françaises ;

Enfin, l’actualité des théâtres d’opération.




Chronique historique : 5 mai

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Napoléon sur son lit de mort, 1843, Jean-Baptiste Mauzaisse

5 mai 1821 : mort de Napoléon Ier (ile Sainte Hélène).  A 52 ans et au bout de 6 années d’exil, l’empereur des Français meurt d’un cancer de l’estomac sur une ile britannique perdue dans l’Atlantique Sud. Ses 10 ans de règne sur la France et l’Europe ont profondément marqué l’Histoire. Brillant général d’artillerie, il parvient au pouvoir par un coup d’Etat (9 novembre 1799) après s’être fait remarquer durant les campagnes d’Italie (1796-1797) et d’Egypte (1798-1799). Consul (1799) puis Empereur (1804), il remporte un nombre considérable de batailles contre les Britanniques, les Russes et les Autrichiens, innovant  régulièrement dans l’art de la guerre. Les campagnes d’Espagne (1808-1811) et de Russie (1812) sont de trop et affaiblissent l’Empire qui s’effondre et permet le retour du roi (Louis XVIII) durant un an (1814-1845). L’incroyable reprise en main de la France par Napoléon (échappé de l’ile d’Elbe) au cours des Cent jours est très vite contrecarrée par les nations européennes coalisées qui battent la Grande Armée à Waterloo. C’est la fin du I er Empire. Révolutionnaire, Napoléon a pourtant mit fin à la période révolutionnaire qui épuisait la France. Il l’a puissamment réformée la dotant d’une bonne administration, de règles et de lois judicieuses, de nombreuses Institutions encore d’actualité, (Banque de France, corps préfectoral, Sénat, ESM de Saint-Cyr, baccalauréat, …). Bâtisseur mais guerrier, son personnage fascine encore et fait l’objet de nombreux ouvrages. Les qualificatifs abondent pour le définir : de l’usurpateur au génie en passant par le tyran ou l’ogre. Lire de Jacques Bainville, Napoléon.

5 mai 1934 : publication de « Vers l’armée de métier » . Le lieutenant-colonel De Gaulle, affecté au secrétariat général du conseil supérieur de la Défense nationale publie un essai dans lequel il prône la création rapide d’un instrument de manœuvre blindé capable d’agir de manière très rapide. Même s’il est déjà connu pour avoir écrit La discorde chez l’ennemi (1924) et Le fil de l’épée (1932), il ne rencontre pas le succès en France. A noter que cet ouvrage est l’une des sources d’inspiration du futur général Guderian pour la Blitzkrieg.

5 mai 2004 : scandale d’Abou Ghraib (Irak – près de Bagdad). Une enquête interne menée par le général Antonio Taguba, depuis le 31 janvier 2004, sur les conditions de détention dans la prison d’Abou Ghraib est divulguée aux médias américains à la fin du mois d’avril. Ils finissent par publier une série de clichés prouvant des actes de tortures ou de sévices commis de manière généralisée par des gardes pénitentiers américains sur des prisonniers irakiens. Le dossier à charge que publie le New York Times fait le tour du monde.

 

 




Chronique historique : 4 mai

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4 mai 1811 : le général Suchet attaque Tarragone (côte espagnole méditerranéenne). Après avoir conquis Lérida, Margalef, Mequinenza, Tortose et le fort du col de Balanguer, Suchet met le siège à Tarragone, la Forte. Elle tombera le 28 juin après 56 jours de siège, ou plutôt d’une continuelle et terrible bataille, en présence et sous le feu de l’escadre britannique, de ses troupes de débarquement et de l’armée espagnole de Catalogne. Napoléon octroie au général Suchet le bâton de maréchal d’Empire le 8 juillet 1811.
Durant cette longue campagne, Suchet se montre d’une ténacité et d’une autorité rares. Excellent chef militaire, il ne tolère ni pillage, ni exaction, tout en exigeant de la population espagnole qu’elle s’acquitte de l’impôt. Son équité le fait apprécier des Espagnols alors que la plupart des autres généraux ne parviennent pas à gagner le cœur de la population. Loin s’en faut.Napoléon à Sainte-Hélène : « C’est leur pillage (aux généraux) qui m’a fait perdre l’Espagne, à l’exception toutefois de Suchet, dont la conduite fut exemplaire« .

4 mai 1814 : Napoléon débarque sur l’ile d’Elbe (Méditerranée).

4 mai 1916 : publication de la promesse du Sussex. « Face à la réaction des Etats-Unis suite au torpillage du paquebot Sussex (24 mars) et craignant leur entrée en guerre, l’Allemagne publie un manifeste modifiant sa politique de guerre navale. Elle s’engage à ne plus viser les navires de passagers, à ne couler les navires de marchandises que s’ils transportent des armes, et à ne les couler que lorsque les passagers et l’équipage seront en sécurité. Engagement rompu en janvier 1917 avec la reprise de la guerre sous-marine totale ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

4 mai 1943 : première mission de guerre pour Clark Gable. Effondré après la mort accidentelle de sa 3ème épouse, Clark Gable, star hollywoodienne du cinéma mondialement connue après Autant en emporte le vent, décide de s’engager dans l’US Air Force en Aout 1942. Il devient mitrailleur embarqué et est promu sous-lieutenant. Pour utiliser sa notoriété et ses compétence, l’US Air Force en liaison avec la MGM lui demande de réaliser un film de recrutement Combat America. Affecté en Angleterre au 351e Bomb Group, il effectue 5 missions de guerre dont la première au-dessus d’Anvers en Belgique. La MGM finit par demander son rapatriement lorsqu’elle constate la possibilité de perdre son acteur phare au combat.

4 mai 1955 : les dernières troupes françaises quittent le port de Haiphong. (Vietnam)

4 mai 1980 : mort de Tito (Ljubljana – actuelle Slovénie). Josip Broz, président de la Yougoslavie pendant 27 ans et durant la Seconde guerre mondiale, chef des partisans communistes yougoslaves qui libèrent le pays de l’occupation allemande sans intervention directe des alliés.

4 mai 1982 : journée noire pour les Britanniques (Iles Falkland). Première perte aérienne de la Fleet Air Arm, l’aéronavale britannique, pendant le conflit des Falkland. Un Sea Harrier est abattu par des tirs d’artillerie venus du sol lors d’un raid de bombardement sur Goose Green. Le pilote est tué. Le même jour, un Super Etendard de l’aéronavale Argentine tire un missile « Exocet » qui endommage gravement le destroyer HMS Sheffield de la Royal Navy. Le Sheffield coule le 10 mai.

4 mai 1988 : assaut de la grotte d’Ouvéa (Nouvelle Calédonie). Après l’attaque de la gendarmerie de Fayaoué, sur l’île d’Ouvéa, le 22 avril par un groupe issu du parti indépendantiste FLNKS, les 27 gendarmes survivants (4 ont été tués dans l’assaut) sont pris en otage et séparés en deux groupes : le premier sera libéré trois jours plus tard alors que le second, composé de 16 gendarmes, est caché dans une grotte près de la tribu de Gossanah. En pleine période d’élection présidentielle et de cohabitation politique entre le Président François Mitterand et le Premier ministre Jacques Chirac, une opération de libération est décidée. Après autorisation du Président, le général Jacques Vidal, commandant les forces armées en Nouvelle-Calédonie, ordonne l’assaut de la grotte : 75 hommes issus du GIGN, de l’EPIGN, du 11e choc, du commando
marine Hubert et du 17e RGP participent à l’opération : les otages sont tous libérés, 19 kanaks et 2 militaires du 11e choc sont tués. La polémique enflera suite aux soupçons d’exécution sommaire de certains kanaks blessés, dont le chef des ravisseurs Alphonse Dianou. Le réalisateur français Mathieu Kassovitz en tirera un film, L’Ordre et la Morale (2011), dans lequel il tient le rôle du capitaine Philippe Legorjus, commandant controversé du GIGN. LCL Régis G. (CRRE).

4 mai







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