Chronique historique : 11 juillet

11072017

11 juillet 711 :  débuts de l’Espagne musulmane (Guadalete). Le général Tarik, jeune chef berbère aux ordres du gouverneur omeyade de l’actuel Maghreb a déjà mené plusieurs expéditions victorieuses entre 709 et 711 contre les villages de l’autre côté du détroit lorsqu’il entreprend en mai 711 une opération de plus grande envergure ayant un but de conquête et non plus de razzia. Ses 7 à 12 000 hommes ne rencontrent aucune résistance sérieuse ni à Cadix, ni à Algésiras, le roi Rodric étant occupé à combattre les Basques dans le nord du pays. Lorsque Rodric  (entre le 11 et le 19 juillet selon les sources) se porte enfin à la rencontre de l’armée musulmane, celle-ci est reposée et confiante bien qu’en infériorité numérique. Le combat de Guadalete est remporté par Tarik qui installe l’Islam pour plus de 600 ans en Espagne. Lire l’excellent ouvrage d’André Clot, L’Espagne musulmane.

 11 juillet 1302 : bataille de Courtrai ou des éperons d’or (actuelle Belgique). Quelques semaines auparavant, le 18 mai, les habitants de Bruges se révoltent contre la garnison française qui occupe la ville et tuent plus de 1000 soldats dans leur sommeil (les matines de Bruges). Pour venger l’affront, Philippe le Bel envoi son armée contre les milices flamandes peu nombreuses et mal entrainées. Dès le début de l’affrontement, les archers royaux criblent facilement les Flamands qui retraitent vers leurs positions initiales derrière un fossé humide. La chevalerie française s’emballe devant ce premier succès et poursuit les « piétons » sans prêter attention aux fossés dans lesquels elle vient s’embourber. Les milices flamandes contre-attaquent et sans se soucier d’un quelconque code de chevalerie de l’époque, tuent chevaliers et piétons français, qu’ils se battent ou se rendent. Robert d’Artois et un grand nombre de nobles périssent. Les survivants s‘enfuient abandonnant sur le terrain un véritable trésor. Les Flamands récupèrent entre autre 500 éperons d’or (d’où le nom de la bataille des éperons d’or). Humilié, Philippe le Bel devra attendre la bataille de Mons (1304) pour les reprendre à la jeune nation flamande qui trouve dans cette bataille un de ses actes fondateurs.

 11 juillet 1708 : bataille d’Audenarde ou Oudenaarde (actuelle Belgique). Les armées françaises du duc de Vendôme sont battues par une coalition européenne durant la guerre de succession d’Espagne.

 11 juillet 1780 : débarquement du corps expéditionnaire de Rochambeau (Newport – actuels Etats-Unis). En vertu du traité d’amitié signé entre Louis XVI et les insurgés américains, 6000 hommes viennent prêter main forte au général Washington après une traversée de l’Atlantique sous l’escorte d’une flotte commandée par le chef d’escadre de Ternay.

 11 juillet 1831 : raid de la marine française sur Lisbonne (Portugal). Le contre-amiral Roussin remonte le Tage avec son escadre et détruit toutes les batteries rencontrées jusqu’à Lisbonne qu’il menace de bombardement. L’opération a été ordonnée par le gouvernement français pour répondre aux vexations infligées aux  Français du Portugal. Le roi du Portugal, après une ultime sommation au canon de la frégate Pallas, accède à toutes les demandes de la France. Le CA Roussin quitte Lisbonne à la mi-août.

 11 juillet 1935 : mort du LCL Alfred Dreyfus (Paris).

11 juillet




Chronique historique : 10 juillet

11072017

10 juillet 1547 : coup de Jarnac (Château de Saint Germain en Laye). Guy Chabot, baron de Jarnac, calomnié par l’entourage du dauphin (le futur Henri II) demande réparation sans obtenir du roi François Ier l’autorisation de se battre en duel contre François de Vivonne, champion représentant le dauphin. François Ier tient en effet à respecter l’interdiction du duel surtout pour des motifs de jalousies de cour. Lorsque Henri II devient roi (1547), la demande de Jarnac est acceptée et le duel a lieu devant toute la cour réunie. A la surprise générale, Jarnac l’emporte en utilisant un coup, tout à fait loyal, appris de son maître d’arme italien. Vivonne, de dépit, se laisse mourir le lendemain. L’expression actuelle a un sens péjoratif alors que ça n’était pas le cas à l’origine. Henri II meurt 12 ans plus tard, jour pour jour, d’une blessure reçue à l’œil lors d’un tournois où il donne l’ordre à son capitaine des gardes de l’affronter.

10 juillet 1798 : combat d’El Ramanyel (Egypte). Débarquée le 1er juillet près d’Alexandrie, l’armée d’Orient s’est mise en marche vers le Caire. L’avant-garde, commandée par le général Desaix est attaquée par un détachement de Mamelouks qui subit de fortes pertes en tentant de percer les carrés d’infanterie français.

10 juillet 1898 : Marchand arrive à Fachoda (actuel Soudan du Sud). La colonne Marchand parvient sur les bords du Nil où elle entreprend la construction du fort Saint Louis. Parmi les officiers de cette épopée célèbre se trouve le lieutenant Mangin, qui commande l’escorte des tirailleurs. Lorsque le général britannique Kitchener se présente avec son armée à Fachoda le 18 septembre, il découvre que le drapeau français flotte déjà sur une zone qu’il vient revendiquer pour le compte de l’empire britannique via l’Egypte.

10 juillet 1940 : opération Attaque de l’aigle (Angleterre). Le bombardement de Swansea par la Luftwaffe marque le début de la bataille d’Angleterre. Il a pour objectif la destruction de la Royal Air Force (RAF), prélude indispensable à une opération amphibie sur les côtes anglaises (opération Otarie qui n’aura jamais lieu) Malgré des pertes importantes en pilotes, la RAF tient bon mais n’a plus aucune réserve et approche le point de rupture, n’ayant plus le temps nécessaire à la formation de nouveaux pilotes. Les Allemands ne s’en rendent pas compte et le maréchal Göring réoriente sa stratégie contre les villes de Grande Bretagne, ce qui renforce la volonté de résistance de la population, permet à la RAF de se redresser et donc signe l’échec de cette offensive aérienne sans précédent

10 juillet 1943 : opération Husky (Sicile). 150 000 soldats anglais et américains débarquent en Sicile, profitant d’une forte tempête qui avait conduit les forces de l’Axe à alléger leur dispositif défensif. Cependant la dispersion totale des troupes aéroportées crée une confusion initiale. A cette occasion sont utilisés les premiers postes « talkie-walkie ».

10 juillet 1985 : sabotage du Rainbow warrior (Auckland – Nouvelle Zélande). Une équipe de la DGSE coule le navire de l’organisation Greenpeace et cause la mort d’un photographe présent à bord.

  10 juillet  Le coup de Jarnac illustré.

 




Chronique historique : 7 juillet

11072017

7 juillet 1124 : reddition de Tyr.  Après cinq mois de siège par les forces chrétiennes du Patriarche de Jérusalem, Gormond de Picquigny, Tughtekin offre la reddition de la ville. Les habitants ayant la vie sauve et conservant leurs biens, se mêlent aux Croisés et visitent leur camp. Les sources s’accordent sur un respect mutuel et sincère à cette occasion.  Au même moment, le Roi de Jérusalem, Baudoin II,  est retenu captif par un prince turcoman qui ne le libèrera qu’en Août.

 7 juillet 1874 : adoption du fusil Gras. Utilisant des cartouches à étui métallique, il encrasse moins le canon et est plus fiable que le Chassepot auquel il succède.

 7 juillet 1900 : appellation des troupes coloniales. Les troupes de la Marine ne relèvent plus du ministère de la Marine mais sont rattachées au ministère de la Guerre sous l’appellation de troupes coloniales. Loi du 7 juillet 1900.

 7 juillet 1915 : fin de la première bataille d’Isonzo. L’Italie est entrée en guerre le 23 juin en attaquant l’Autriche-Hongrie dans le but de prendre le port de Trieste, dont la majorité des habitants sont italiens. Trois fois plus nombreux que leurs adversaires, les Italiens attaquent le front, situé sur la rivière Isonzo. Le relief montagneux profite à la défense austro-hongroise et l’attaque est un échec. L’Italie poursuit ses offensives sur ce front jusqu’en 1917, ce qui donnera lieu à 11 autres batailles.

 7 juillet 1916 : mort au combat du sous-lieutenant Pierre Six (à Estrée-Mons ). « Il est l’un des 22 internationaux français de football tués durant la première guerre mondiale. Alors qu’il évolue à l’Olympique Lillois, il participe en tant que milieu de terrain avec l’équipe de France aux JO d’été de Londres en 1908 où les Bleus sont d’ailleurs battus 9 à 0 par le Danemark. Le 329è RI, régiment de réserve du Havre auquel il appartient lorsqu’il tombe, sera cité pour sa conduite lors des combats de la Somme et recevra la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 14-18 à cette occasion. Il est le 3è régiment à se voir attribuer cet insigne ». CNE Jean-Baptiste P.  

 7 juillet 1932 : naufrage du Prométhée (au large de Cherbourg). Le nouveau sous-marin de 1500 tonnes coule par 75 mètres de fond alors qu’il est en essais avec son équipage et des équipes techniques de l’arsenal et du Creusot. 7 survivants sur les 69 hommes à bord. L’accident est dû à un fonctionnement intempestif des purges.

 7 juillet 1944 : assassinat de Georges Mandel (forêt de Fontainebleau). Il restera « l’homme que l’on attendait » tant ses qualités politiques et humaines promettaient. Collaborateur de Clemenceau en tant que journaliste puis comme directeur de cabinet, il devient l’un des hommes politiques les plus prometteurs de la IIIème République. Tranchant, efficace et très patriote, il accomplit un travail exemplaire (ministre des PTT, des colonies et brièvement de l’Intérieur). Très tôt conscient de la menace hitlérienne, sa lucidité et sa volonté de combattre le rapprochent de Churchill qui voit en lui jusqu’au 17 juin 1940, l’espoir français. D’origine juive, il est haï par beaucoup et s’interdit de partir pour Londres pour ne pas alimenter la critique. Arrêté par la police de Vichy, alors qu’avec quelques députés il gagne les colonies françaises à bord du Massilia, il est emprisonné en France puis à Buchenwald (aux côtés de Léon Blum). Lorsque Philippe Henriot (ministre de Vichy) est assassiné, il est rapatrié en France où des hommes de mains l’exécutent en guise de représailles. Mandel à de Gaulle qui voulait démissionner, le 13 juin 1940 : « Ne pensez qu’à ce qui doit être fait pour la France et songez que, le cas échéant, votre fonction actuelle pourra vous faciliter les choses… ». De Gaulle rend d’ailleurs hommage à Mandel dans ses mémoires car sans ce conseil, il n’aurait pas pu disposer des facilités de transport que sa fonction mettait à sa disposition pour se rendre à Londres. L’ouvrage de Jeanneney (L’homme qu’on attendait ) tente d’expliquer pourquoi Mandel n’a pas choisi de partir pour Londres. Celui de Sarkozy est plus une biographie. Celui de Delpla  est un travail d’enquête de qualité universitaire.

 7 juillet 1979 :  lancement du SNA Rubis (Cherbourg). Premier des six sous-marins nucléaires d’attaque construits par DCNS. Toujours en service actif et ce depuis le 23 février 1983. Il a participé à la guerre du Golfe, aux opérations Trident et Héraclès en protection du groupe aéronaval. Le programme Barracuda permettra le renouvellement des SNA actuels (type Rubis), lorsqu’ils auront atteint 35 ans de navigation. Il engage les forces sous-marines pour les cinquante années à venir. Livraison des six sous-marins entre 2017 et 2028.

 7 juillet 1995 : massacre de Srebrenica (Bosnie-Herzégovine). Ville de 20 000 habitants, à majorité musulmane, Srebrenica est prise par les troupes serbes du général Ratko Mladic sous les yeux des 400 casques bleus néerlandais qui y sont stationnés. Ils sont évacués alors que les exécutions sommaires de bosniaques musulmans sont perpétrées dans les forêts voisines. Environ 8000 corps ont été exhumés après la guerre. En 2014, le tribunal international de La Haye a estimé que l’Etat néerlandais était civilement responsable de la mort de 300 musulmans, pour ne pas les avoir protégés.

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Chronique historique : 6 juillet

10072017

6 juillet 1495 : bataille de Fornoue (Italie). Le roi de France Charles VIII, fils de louis XI, est à l’origine des guerres d’Italie qui vont durer pendant plus de 60 ans. Cherchant à récupérer les droits de la maison d’Anjou sur le Royaume de Naples, il conquiert la ville en 1494 mais ne pouvant s’y maintenir, décide de rentrer en France. C’est durant le retour qu’une ligue de presque toutes les cités italiennes tente une embuscade à Fornoue. Les Français bien que plus faibles numériquement parviennent à passer et laissent le souvenir d’une furia francese.

6 juillet 1746 : bataille navale de Negapatam (Inde). Durant la guerre de succession d’Autriche. Le comte de la Bourdonnais bat l’Anglais Peyton dans les eaux stratégiques de la côte de Coromandel ce qui lui permet de prendre ensuite Madras. Peu après, une dispute entre la Bourdonnais et Dupleix quant à la manière d’étendre l’influence française aux Indes provoque le départ du premier (avec sa flotte) privant le premier d’appui naval.

6 juillet 1779 : bataille navale de la Grenade (Antilles). Le comte d’Estaing n’exploite pas sa victoire contre l’Anglais Byron, le laissant filer avec ses bateaux.

6 juillet 1782 : bataille navale de Negapatam (Inde). Suffren contre l’Anglais Hughes : bien que les Français perdent plus d’hommes au court du combat, ils restent maîtres des eaux de Negapatam toujours aussi stratégiques.

6 juillet 1801 : bataille navale d’Algésiras (Baie de Gibraltar). Le contre-amiral Linois repousse une escadre anglaise deux fois plus puissante que la sienne.

6 juillet 1809 : victoire de Wagram (Autriche). Les Autrichiens prennent l’offensive en tentant de faire céder les ailes de Napoléon (tenues fermement par Davout à droite et Masséna à gauche), mais Napoléon enfonce leur centre en inaugurant la technique de la grande batterie, véritable charge de pièces lourdes dont les servants, soutenus par l’infanterie, viennent frapper l’ennemi à bout portant. L’archiduc Charles est contraint au repli. Napoléon perd 25 000 hommes dont 7 000 tués, parmi lesquels de grands noms viennent s’ajouter à la liste de ceux tombés à Essling, comme le maréchal Lannes, le général Lasalle. Le colonel Daumesnil y perd une jambe mais gagne le grade de général.

6 juillet 1836 : combats de la Sikkak (Algérie). Le général Bugeaud remporte son premier succès contre Abd el Kader.

6 juillet 1917 : prise d’Aqaba par les Arabes de Lawrence d’Arabie (Jordanie). Un des conseillers militaires les plus célèbres de l’Histoire, Thomas Edward Lawrence, parvient à fédérer les forces des Howeitat (jusque-là fidèles aux Ottomans) et celles des tribus arabes insurgées pour prendre le port stratégique mais faiblement défendu d’Aqaba.

6 juillet 1975 : mort de Skorzeny (Madrid). Le général SS, Otto Skorzeny, chef des opérations spéciales de Hitler meurt d’un cancer à 67 ans dans l’Espagne franquiste où il a trouvé refuge après-guerre. Connu pour l’exfiltration rocambolesque de Mussolini (septembre 1943) et les combats à l’arrière des lignes américaines durant la bataille des Ardennes (décembre 1944), il l’est moins pour ses activités au profit du Mossad israélien (1963) consistant à empêcher l’Egypte d’acquérir des capacités balistiques.

06072017

 

 

 




Exposition « La musique dans la Grande Guerre » à Chaumont (52000)

5072017

affiche

L’exposition « La musique dans la Grande Guerre » est organisée par le « Commandement des musiques de l’armée de Terre », à Chaumont.

Après avoir été exposée au mémorial Charles de Gaulle à Colombey il y a plus d’un an, elle est de retour à Chaumont jusqu’au 17 septembre 2017 à la médiathèque « Les Silos ».

La qualité de l’évènement est saluée par toutes celles et ceux qui s’y sont rendus.

 

Bien cordialement,




Chronique historique : 5 juillet

5072017

5 juillet 1194 : bataille de Frèteval (Loir-et-Cher). Le roi de France Philippe Auguste, grand-père du futur Saint Louis tombe dans une embuscade tendue par le roi d’Angleterre, Richard Cœur de Lion. Celui-ci vient d’être libéré de sa captivité en Autriche et entreprend de reconquérir les terres que son frère (Jean sans Terre) a cédé durant son absence à Philippe Auguste. Ce dernier est surpris à Frèteval mais parvient à s’échapper. Il y perd cependant toutes ses archives ainsi que les sceaux royaux. La création des archives (futures nationales) et de la fonction de garde des Sceaux trouve sa raison dans cette défaite.

5 juillet 1809 : début de la bataille de Wagram (Autriche). Napoléon bat les Autrichiens entre l’ile de Lobau, sur le Danube, et le plateau de Wagram. L’artillerie joue un rôle décisif dans la victoire (jour choisi pour la fête de l’artillerie française) ainsi que le manque de coordination du commandement autrichien lors de l’attaque du lendemain 6 juillet.

5 juillet 1830 : prise d’Alger. Débarqué depuis le 16 juin, le corps expéditionnaire du comte de Bourmont prend Alger.

5 juillet 1925 : naissance de Jean Raspail (Indre-et-Loire). L’auteur du Camp des saints, des Sept cavaliers, de Hurrah Zara ! et d’une trentaine d’autres titres a 92 ans aujourd’hui.

5 juillet 1948 : mort de Georges Bernanos (Neuilly sur Seine). Auteur de quelques un des plus grands classiques de la littérature française, Bernanos, pourtant fervent ennemi des révolutionnaires espagnols a écrit Les grands cimetières sous la lune (1938), formidable dénonciation des crimes franquistes de la guerre civile. En réponse, Simone Weil, engagée dans le camp opposé, lui a envoyé une lettre de remerciements que Bernanos gardera dans son portefeuille jusqu’à sa mort : « Vous m’êtes plus proche, sans comparaison, que mes camarades des milices d’Aragon – ces camarades que pourtant j’aimais».

5 juillet 1962 : indépendance de l’Algérie et massacres d’Oran. «Les populations arabes d’Oran encadrées par le FLN manifestent leur joie lors de la proclamation de l’indépendance, 132 ans après la prise d’Alger. Le cortège descend vers les quartiers français lorsque la manifestation dégénère, semant la terreur chez les Pieds noirs jusqu’en fin d’après-midi : massacres à l’arme blanche, viols, tortures, enlèvements (selon les sources : de plusieurs centaines à 2000 victimes). Le général Katz commandant la garnison et qui n’est plus officiellement en charge du maintien de l’ordre ne permet à ses troupes de sortir de leurs casernes que vers 17h00. Cependant, plusieurs officiers désobéissent et sauvent de nombreux compatriotes, parmi eux le lieutenant Rabah Kheliff (harki) du 30e BCP qui libère avec une partie de sa compagnie une colonne d’une centaine de femmes, vieillards et enfants. Il est mis aux arrêts de rigueur».  COL Pierre M.

050717




Chronique historique : 04 juillet

4072017

4 juillet 362 (avant Jésus-Christ) : bataille de Mantinée (Grèce). Guerre entre cités grecques rivales qui voit la victoire des cités alliées aux Thébains face aux Spartiates et Athéniens. Le chef des thébains, Epaminondas, meurt cependant au combat ce qui paralyse toute exploitation immédiate de la victoire et annonce le début de l’hégémonie macédonienne en Grèce.

4 juillet 1187 : bataille de Hattin (Palestine près du lac de Tibériade). A la mort du roi lépreux, Baudoin IV, le royaume chrétien d’Orient revient à Guy de Lusignan qui, ne possédant pas les qualités requises pour gouverner, laisse se développer jalousies et querelles chez les barons francs. Alors que les relations entre Saladin et Raymond de Tripoli (l’un des principaux barons franc) sont bonnes, Renaud de Chatillon provoque délibérément les musulmans en pillant et ravageant une riche caravane. L’outrance est telle que Saladin ne peut laisser le crime impuni. La solidarité franque et chrétienne fait le reste et conduit les deux camps à s’affronter. Incapable d’écouter les conseils avisés de Raymond, Guy de Lusignan opte pour la pire des solutions consistant à traverser le désert pour venir combattre l’armée de Saladin. Celle-ci attend, reposée, sur les rives du lac de Tibériade. Les Francs, épuisés par la chaleur et la soif, sont encerclés dès leur arrivée en vue de Tibériade et finissent écrasés par les musulmans. Tous les chroniqueurs de l’époque soulignent cependant l’esprit chevaleresque de Saladin à l’issue des combats. Autant il est dur au combat, autant il est relativement bienveillant avec la population chrétienne et fait montre d’humanité. (cf. L’épopée des croisades de René Grousset).

4 juillet 1472 : Jeanne Hachette défend Beauvais (Picardie). Habitante de la ville, Jeanne Lainé (dite Fourquet) monte sur les remparts de la ville assiégée (depuis le 27 juin) par les Bourguignons de Charles le Téméraire pour aider ses défenseurs. Armée d’une hache, elle tue le bourguignon qui tentait de planter l’étendard ennemi sur le rempart. Son exemple stimule la population et permet de résister jusqu’à la levée du siège le 22 juillet. Selon certaines sources, l’événement est daté le 9 juillet.

4 juillet 1916 : le légionnaire Alan Seeger a un rendez-vous avec la mort (Belloy-en-Santerre / Somme). « Poète américain diplômé de Harvard, il s’engage dans la Légion étrangère le 24 août 1914 à Toulouse. Il participe notamment à la bataille de la Marne, aux combats du marais de Saint-Gond en 1914 puis au Chemin des Dames en 1915. Le poème le plus connu de son journal, édité en 1918, est I have a rendez-vous with the death, resté célèbre pour avoir été l’un des poèmes préférés de John Fitzgerald Kennedy. Une statue est érigée à sa mémoire avec le monument aux volontaires américains de la première guerre mondiale, place des Etats-Unis dans le 16è arrondissement de Paris. Ses restes reposeraient dans l’ossuaire n°2 de la nécropole nationale de Lihons (Somme) ». CNE Jean-Baptiste (CIRFA).

4 juillet 1918 : bataille du Hamel (Somme). Belle victoire du corps australien qui marque un coup d’arrêt magistral à l’offensive allemande du printemps (ou bataille du Kaiser) ayant mené l’ennemi aux portes d’Amiens. Les troupes australo-américaines sont commandées par le lieutenant général John Monash qui inaugure quelques principes de combat interarmées combinant chars d’assaut (60 chars Mark V), mitrailleuses, feux roulant d’artillerie devant l’assaut, ravitaillement parachuté par avion,…). Le combat dure seulement une heure et demie et est un brillant succès.

 4 juillet 1940 : reddition de Laudrefang (Faulquemont – Moselle). « Situé près de Saint-Avold, ce fort de la ligne Maginot est constitué de 5 blocs (4 reliés entre eux et 1 d’artillerie isolé). L’équipage, commandé par un capitaine, est de 275 hommes de l’infanterie de forteresse, coiffée du béret kaki orné de l’insigne à la devise « on ne passe pas ». Les combats commencent le 28 mai, le fort étant bombardé du 3 au 14 juin puis encerclé le 17 juin. Il se défend jusqu’à l’entrée en vigueur de l’armistice le 25 juin mais refuse de se rendre avant de recevoir le 30 juin l’ordre formel de capituler le 4 juillet (soit 17 jours après l’allocution du président du conseil). Les défenseurs sont emmenés en captivité. De nombreux ouvrages Maginot ou même plus anciens sont restés invaincus et n’ont été capturés que début juillet après intervention de la commission d’armistice ». OCTAA N. Jacob – SHD/CAAPC.

4 juillet 1943 : opération Citadelle. La Wehrmacht lance l’opération destinée à réduire le saillant de Koursk, avec 900 000 hommes, 1800 avions et 2700 chars (dont les premiers Panthers et Tigres). Renseignée sur l’offensive, l’armée rouge l’attend avec des forces supérieures, dont des nuées de chars T34 et de chasseurs IL-2. Des milliers de chars s’affrontent jusqu’au 12 juillet, jour du lancement de la contre-attaque soviétique. Lire l’irremplaçable Koursk de Jean Lopez.




Chronique historique : 03 juillet

4072017

3 juillet 1608 : fondation de Québec (actuel Canada). Lieutenant de la compagnie fondée par Pierre Duguas de Mons, Samuel de Champlain fonde la ville de Québec au bord du Saint Laurent.

3 juillet 1808 : l’ESM s’installe à Saint-Cyr (actuelle ville de Saint-Cyr l’Ecole). Créée par Napoléon le 1er mai 1802, l’école de formation des officiers, Ecole Spéciale Militaire, est d’abord implantée à Fontainebleau puis transférée dans l’ancienne école pour jeunes filles créée par Mme de Maintenon. Aujourd’hui, Saint-Cyr l’Ecole abrite le lycée militaire de Saint-Cyr (qui est aussi une prépa à l’ESM de Saint-Cyr-Coetquidan).

3 juillet 1866 : bataille de Sadowa (actuelle République tchèque). Victoire prussienne sur l’empire autrichien.

 3 juillet 1916 : les belges prennent Kato (Afrique orientale). Précédant la victoire anglo-belge de Tabora, le combat de Kato est remporté par le lieutenant général belge Charles Tombeur. Le lieutenant-colonel Paul von Lettow-Vorbeck après près de deux années de combats de guérilla très efficace, enregistre ses premières vraies défaites. Beaucoup plus nombreux et dotés notamment d’hydravions, les alliés chassent les Allemands de la rive orientale du lac Tanganyika. Ces hydravions ont permis la destruction de la flottille allemande et bien évidemment un avantage énorme en matière de renseignement et de reconnaissance.

 3 juillet 1940 : drame de Mers el Kebir (Algérie). Le Royaume-Uni combat seul l’Axe depuis l’armistice français (22 juin). L’éventualité que la marine française (4ème rang mondial), intacte jusqu’à présent, puisse tomber aux mains des Allemands est impensable pour Londres dont la survie passe par la maîtrise des mers. L’amiral Darlan a certes donné des ordres pour que la flotte se saborde en cas de réquisition allemande, mais l’enjeu est trop lourd pour Churchill qui ordonne l’opération Catapult. Le vice-amiral Sommerville commandant la force H se positionne devant le port algérois de Mers el Kebir et propose un marché (ultimatum) à l’amiral Gensoul :1. le suivre et rallier le combat contre l’Axe. 2. Se saborder. 3. Gagner un port américain. Sinon, la force H détruira le fleuron de la flotte française bloquée dans le port algérien. Gensoul refuse: 1300 marins français périssent. En Grande-Bretagne, les Britanniques saisissent par la force les unités navales réfugiées dans les ports de Portsmouth, Plymouth et Falmouth (2 contre-torpilleurs, 8 torpilleurs, 13 avisos, et 6 sous-marins). La prise du sous-marin Surcouf est marquée par des incidents sanglants. Le personnel est interné dans des camps et traité comme prisonniers de guerre. A Alexandrie, l’amiral Cunningham et le vice-amiral Godfroy à bord du croiseur Duquesne trouveront le 7 juillet une solution négociée sur la posture de la force navale française, dite « force X ».

L’épisode est particulièrement douloureux entre les deux anciens alliés et a servi à alimenter la rancœur, compréhensible, de beaucoup de Français contre la perfide Albion. Cependant comme le raconte Churchill dans ses mémoires, deux familles françaises enterrant leurs fils tués à Mers el Kébir, posèrent côte à côte sur les cercueils le drapeau français et l’Union Jack !

3 juillet 1988 : le USS Vincennes abat un airbus A300 (Golfe persique). Le croiseur américain tire 2 missiles qui détruisent le vol iranian air 655.

le USS Vincennes







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