Chronique historique : 13 septembre

13092017

13 septembre

13 septembre 490 (avant Jésus Christ) : bataille de Marathon (Grèce). Le roi perse Darius 1er pour punir les cités grecques d’avoir soutenu la révolte qui gronde dans son empire, dépêche sa flotte en Grèce et fait débarquer entre 25 000 et 50 000 hommes face à la plaine de Marathon (à 42 km d’Athènes). Athènes décide d’attaquer pour se défendre et donne le commandement de ses troupes à l’un de ses stratèges, Miltiade. Les 10 000 athéniens et 1000 platéens attaquent les Perses en se laissant volontairement enfoncer au centre. Exploitant ce qu’ils pensent être une faiblesse, les Perses tombent dans le piège et sont attaqués sur deux fronts. L’armement et la tactique des hoplites athéniens font le reste : les Perses sont rejetés à la mer. La flotte perse constatant l’échec du corps débarqué à Marathon file vers Athènes en doublant le cap Sounion pour emporter la décision. Mais l’armée de Miltiade les devance d’une heure, en rentrant à marche forcée, ce qui suffit pour défendre la ville préalablement alertée par le  coureur Philipides.  Lors de la bataille, 6400 Perses meurent contre 192 Athéniens. Sparte est arrivée en retard et n’a pas combattu. Elle se rattrapera 10 ans plus tard aux Thermopiles contre Xerxes.

13 septembre 1515 : début de la bataille de Marignan (Italie). Le jeune François 1er, 21 ans, décide de conquérir le duché de Milan et traverse les Alpes avec 60 000 hommes. Les Suisses, au service de Milan, les attendent sur l’habituelle route du mont Cenis, mais les Français passent par le col de Larche (Argentera) grâce aux sapeurs qui élargissent et carrossent le chemin. La bataille s’engage suite à une provocation alors que les Suisses, surpris, souhaitent parlementer. Pour sa première bataille, le roi français mène la charge à la tête de ses chevaliers. Le combat va durer jusqu’au lendemain, les belligérants dormant sur le champ de bataille. Le 14, à 11h00, 14 000 Suisses sont tombés (principalement du fait de l’artillerie) pour 8 000 Français. François 1er est adoubé, sur place, par le chevalier Bayard.

13 septembre 1759 : bataille des plaines d’Abraham (Québec). Défaite française qui marque le début de la fin pour la Nouvelle France. Le général Montcalm meurt des suites de ses blessures le lendemain matin ainsi que son adversaire le général anglais Wolfe.

13 septembre 1812 : Napoléon 1er entre dans Moscou en flammes. Relire Il neigeait de Patrick Rambaud et La victoire de la Grande Armée de Valéry Giscard d’Estaing.

13 septembre 1956 : invention du premier disque dur par IBM (International Business Machine). L’IBM 350 pèse une tonne et se compose de 50 disques rotatifs stockant 5 Mo (5 millions de caractères). IBM a réussi à en vendre plus de 1000 exemplaires  à 50 000 dollars l’unité entre 1957 et 1961. En 2008, la capacité de stockage des ordinateurs commercialisés atteint le  téraoctet (To ou 1000 milliards d’octets). Par comparaison, le prix du méga octet est passé de 10 000 $ (1957) à environ 0,00022 $.

 




Magazine Soldats de France – N°3

12092017

Transmis par le conseiller histoire du CEMAT, à l’attention de ceux qui sont intéressés par l’histoire militaire.

Veuillez trouver ci-après les adresses électroniques permettant d’accéder directement au numéro 3 du magazine d’histoire militaire Soldats de France de l’armée de Terre.

Le choix a été fait de conserver la même pagination, tout en passant d’une publication trimestrielle à un rythme bimestriel à partir du n° 4, qui sera donc diffusé début novembre avec de nouvelles rubriques.

Site armée de Terre : http://www.defense.gouv.fr/terre/histoire-et-patrimoine/accueil/publications/soldats-de-france/soldats-de-france-n-3

Calaméo : http://fr.calameo.com/read/000063302e0d4b4e9d861

Twitter : https://twitter.com/armeedeterre/status/907527264040099840

 




Chronique historique : 12 septembre

12092017

12 septembre 1213 : bataille de Muret (près de Toulouse). « Simon de Montfort, chef de la croisade militaire venue du Nord (la France), bat le Comte de Toulouse, protecteur des hérétiques Albigeois. Et comme ce dernier est l’allié du Roi d’Aragon, la bataille signe l’élimination des prétentions de l’Aragon à exercer une suzeraineté sur le grand Languedoc (les comtés de Toulouse et de Foix, les vicomtés Trencavel, Béziers, Carcassonne, Albi, etc.). Au plan militaire, les chevaliers français combattant avec un rapport de force très défavorable (1 contre 8) culbutent en une seule charge les Aragonais et les Toulousains qui les ont laissés bien imprudemment sortir de la ville, franchir le pont et se ranger en bataille dans la plaine : Pierre II d’Aragon, le vainqueur de Las Navas de Tolosa, ne doutant pas un seul instant de sa supériorité et souhaitant régler l’affaire en une seule bataille, a offert la bataille à Simon de Montfort lequel, acculé, ne pouvait que l’accepter. Le Comte de Toulouse lui avait pourtant conseillé de refuser la bataille et d’affamer les Français dans Muret. Le roi d’Aragon va le payer de sa vie.  Au plan tactique, le combat montre la supériorité incontestable à l’époque de l’organisation socio-militaire de la France du nord sur celle du sud. En France, le droit d’ainesse donne aux châtelains les moyens d’entretenir une force militaire et crée une classe de chevaliers sans richesse qui gagnent leur vie de tournoi en tournoi et sont en conséquence très bien entrainés et prêts à toutes les aventures pour se tailler un fief. Ils fournissent le gros de l’ost en cas de guerre, parfois même comme « chevaliers soldés » c’est-à-dire comme des professionnels comparables à des mercenaires. Alors que dans le midi, l’héritage est partagé entre les co-héritiers et les fiefs ont ainsi plusieurs co-châtelains, ce qui rend leur administration peu efficace et interdit d’en tirer une force militaire solide. Les châtelains, entretenus sur le fief, n’ont ainsi nul besoin de courir à la guerre. La société du midi est dite courtoise, les gens du Nord la disent efféminée et abâtardie ». Col Ch. De L.

12 septembre 1494 : naissance du futur roi François 1er (Cognac).  Fils de Charles d’Angoulême et de Louise de Savoie.

12 septembre 1683 : bataille de Kahlenberg (Autriche). Une coalition européenne défait l’armée ottomane qui assiégeait Vienne depuis 2 mois. La bataille de Kahlenberg a pour l’Europe centrale et orientale la même signification que Poitiers (732) en France.

120917

12 septembre 1855 : le général Pélissier accède au maréchalat. Napoléon III distingue Aimable Pélissier en apprenant la prise de Malakoff (Crimée). Saint-Cyrien et artilleur, Pélissier a fait partie de l’expédition d’Espagne (1823)  puis a gravi tous les échelons de la hiérarchie dans l’armée d’Algérie. Officier particulièrement dur, il n’avait d’aimable que le prénom : L’un de ses soldats en Crimée, excédé, le met en joue et tire. Incident de tir, le coup ne part pas. Pélissier qui a tout vu, inspecte l’arme et constatant un manque d’entretien de l’arme punit le soldat pour ce motif… et celui-là seul.

12 septembre 1942 : Le RMS Laconia est coulé au large de l’île de l’Ascension. « Alors qu’il pense avoir repéré un convoi anglais, le U-156 torpille le paquebot chargé de civils, de soldats britanniques et de prisonniers italiens. Le commandant du sous-marin, constatant son erreur, prévient son amirauté. Afin de sauver le maximum de passager, il lance un message en clair à tous les navires croisant dans les environs. Le U-156, U-506 et U-507 chargent les rescapés après avoir hissé le pavillon de neutralité à la croix rouge. Ceci n’empêche pas le U-156 d’être la cible d’une attaque délibérée d’un B-24 ayant reçu l’ordre de le couler. L’amirauté allemande ordonne alors d’abandonner les survivants et de plonger, les U-506 et U-507 ne suivent pas les ordres. Sur les 2 200 passagers et membres d’équipage du RMS Laconia, 980 sont sauvés par des bâtiments allemands, italiens et français. Suite à cet évènement, Karl Donitz décrète le Triton null : l’ordre de ne pas sauver les victimes d’un navire en détresse. Il lui est fait grief de cet ordre lors de son procès à Nuremberg. Cependant, son avocat fait valoir que l’amiral Nimitz avait donné les mêmes consignes pour ses équipages, ce qu’il confirme ». CNE Jean-Baptiste P.

12 septembre 1943 : un commando allemand libère Mussolini (Italie – Abruzzes). Le moral de l’Italie fasciste étant au plus bas à cause des défaites en Afrique du Nord, du débarquement allié en Sicile et du bombardement de Rome, le roi Victor Emmanuel III fait arrêter Mussolini (24 juillet) pour préparer la volte-face italienne. Hitler demande alors au capitaine Skorzeny (chef des forces spéciales) et au général Student (commandant la division parachutiste) de libérer le Duce. Mussolini est régulièrement transféré pour empêcher son enlèvement. Skorzeny le localise d’ailleurs à deux reprises et doit chaque fois démonter l’opération. Finalement, les autorités italiennes estiment que le Gran Sasso (Hôtel à plus de 2000 m d’altitude, relié uniquement par téléphérique) est une prison suffisamment fiable. Alerté par le changement suspect des mesures de sécurité autour du pic, Skorzeny découvre la cachette. Il se crashe en planeurs  avec 90 parachutistes sur le pâturage jouxtant l’Hôtel-prison et libère sans un coup de feu le Duce devant ses gardiens pétrifiés. L’exfiltration à bord d’un Storch (2 places) piloté par l’as de l’aviation, le capitaine Gerlach, relève aussi de l’exploit. En effet, Skorzeny y embarque accompagnant le Duce pour ne laisser à personne d’autre les lauriers de gloire qu’Hitler va décerner au libérateur du dictateur italien.

12 septembre 1962 : discours de JFK sur la conquête lunaire (Houston -  Etats-Unis). Suite à l’envoi par les soviétiques de Youri Gagarine (premier cosmonaute dans l’espace -12 avril 1961), le président des Etats-Unis, John F. Kennedy fait la promesse de voir un astronaute poser le pied sur la lune avant la fin de la décennie : We choose to go to the moon. En 1963, il propose à l’URSS, au sein de l’ONU, une alliance dans le domaine spatial au lieu d’une compétition entre leurs deux Etats. Les soviétiques refusent au vu de leur avance dans le domaine et du prestige de leurs premiers succès. Neil Armstrong et Buzz Aldrin se posent sur la Lune le 21 juillet 1969 lors de la mission Apollo 11.

 




Chronique historique : 11 septembre

11092017

11 septembre 1611 : naissance du maréchal de Turenne (Sedan).

11 septembre 1697 : bataille de Zenta (actuelle Serbie). Eugène de Savoie, frustré de n’avoir reçu aucun commandement militaire de la part de Louis XIV, se met au service des Habsbourg et devient l’un des plus grands chefs de guerre de son temps. A Zenta, il inflige une défaite écrasante aux Ottomans du sultan Moustafa II. Alors que ceux-ci traversent la rivière Tisza pour prendre leurs quartiers d’hiver, Eugène parfaitement renseigné sur leurs déplacements, décide d’attaquer. Il parvient à surprendre l’ennemi en plein franchissement ce qui lui permet d’inverser le rapport de forces. Pris au dépourvus, les Ottomans perdent 20 000 hommes et 10 000 prisonniers. Deux ans plus tard, les Ottomans signeront la paix et évacueront quasiment toute l’Europe.

11 septembre 1709 : bataille de Malplaquet (vers Mons). Tactiquement indécise, cette bataille est en fait une victoire stratégique française. Alors que le royaume de France est sur le point d’être envahi, la « saignée » en hommes que représente Malplaquet compromet les projets d’invasion du duc de Marlborough et … d’Eugène de Savoie. Le maréchal Villars perd 40 000 soldats français soit 15 000  de moins que la coalition.

 11 septembre 1814 : création du 3ème régiment du génie (Grenoble). Le plus ancien régiment du génie fête aujourd’hui ses 203 ans. Basé à Charleville-Mézières depuis 1947, le régiment a récemment (mai 2014) été décoré de la croix de la valeur militaire pour son action notamment en Afghanistan. Son drapeau outre 9 batailles inscrites, possède déjà la fourragère 1914-1918 et la Croix de Guerre 1939-1945. « Ardennes, tiens ferme !» compte 900 hommes et appartient à la 7ème brigade blindée  appartenant à la 1ère division.

110917

11 septembre 1917 : mort du capitaine Georges Guynemer (Poelkapelle – Belgique). Fils d’un Saint-Cyrien, Guynemer veut s’engager dans l’armée de Terre lorsqu’éclate la guerre. L’armée de Terre le refuse, le jugeant physiquement trop fragile, alors il postule pour un poste de mécanicien avion. En persévérant, il devient pilote et acquiert bientôt une belle maîtrise du vol. Remarqué pour son courage, son sang-froid et surtout ses qualités chevaleresques en combat aérien, il est promu lieutenant en février 1916. Nommé capitaine début 1917, il prend le commandement de la prestigieuse escadrille des Cigognes. Le jour de sa mort, il totalise 53 victoires aériennes homologuées. Nombreux sont les ennemis qu’il a épargnés lors de duels aériens, à lui rendre les honneurs lorsqu’ils apprennent sa mort (dont les circonstances demeurent obscures).

11 septembre 1973 : coup d’Etat chilien. Le président Salvador Allende est renversé par la Junte militaire chilienne. Des chasseurs-bombardiers tirent au canon de 30 mm contre le palais de la Moneda où vient de se suicider Allende. Le général Pinochet ne quitte le pouvoir qu’en 1990.

11 septembre 1978 : coup du parapluie bulgare (Londres). Georgi Markov, dissident bulgare, décède à l’hôpital de Westminster des suites d’un violent empoisonnement. Le 7 septembre Markov a été bousculé par un passant dans la rue qui lui a donné « par mégarde » un coup de parapluie. Cet ustensile inoffensif était en fait une arme conçue par les services secrets de l’Est et le passant maladroit, l’un des leurs.

11 septembre 2001 : attentats du World Trade Center et Pentagon (New York et Washington).

 

 




Chronique historique : 8 septembre

8092017

8 septembre 1429 : Jeanne d’Arc est blessée lors du siège de Paris. Accompagnée du duc d’Alençon ainsi que des maréchaux Jean de Brosse de Boussac et Gilles de Rais (le futur « ogre de Tiffauges »), ils attaquent la porte Saint-Honoré. Des couleuvrines les appuient depuis la butte Saint-Roch. Jeanne est touchée par un carreau à la cuisse tandis qu’elle tente de franchir le fossé devant la porte. Evacuée à La Chapelle, sa base de départ, l’ordre de repli est donné quelques heures plus tard. Une plaque commémorative est apposée au n°161-163 de la rue Saint-Honoré.

8 septembre 1494 : débarquement et bataille de Rapallo (Italie). Le futur Louis XII fait débarquer ses troupes à Rapallo en les appuyant depuis la mer. Il conquiert ensuite Gênes permettant l’entrée du gros de l’armée française dans la péninsule. Ce serait l’une des premières opérations de débarquement interarmées connue de l’histoire.

8 septembre 1514 : bataille d’Orcha (actuelle Biélorussie). Le grand-duché de Moscou tente d’envahir la Lituanie mais se fait battre de manière très nette par l’alliance du grand-duché de Lituanie et du royaume de Pologne.

8 septembre 1855 : prise de la redoute de Malakoff (campagne de Crimée). Le général de Mac Mahon mène lui-même les colonnes d’assaut des zouaves au combat et met fin à l’interminable siège de Sébastopol, ainsi qu’à la meurtrière campagne de Crimée, qui a vu pour la première fois (depuis plusieurs siècles) s’allier la France (Napoléon III) et l’Angleterre, aux côtés de la Turquie et de la Savoie face à la Russie (Nicolas Ier). Pour la petite histoire, la légende raconte que le commandant du corps expéditionnaire, le général Pélissier, s’inquiétant de voir son subordonné trop exposé lui aurait enjoint à plusieurs reprises de se retirer, ce à quoi Mac Mahon lui aurait finalement répondu par télégraphe : « J’y suis, j’y reste ! ». Les Russes en se retirant de la redoute l’avait minée et s’apprêtaient à la faire exploser avec Mac Mahon et ses forces d’assaut lorsque les sapeurs français en creusant pour améliorer les défenses des zouaves ont fort heureusement mais involontairement coupé les lignes de mise à feu russes. NB : le général puis Maréchal Mac Mahon sera en 1873 un des premiers présidents de la République française (le 3ème).

8 septembre 1917 : fin de la bataille de Marasesti (Roumanie). A partir du 6 août, les armées allemandes du général von Mackensen tentent de percer le front entre la rivière Siret et les Carpates dans l’Est de la Roumanie. Face à elles, le général Grigorescu résiste avec la 1ère Armée roumaine sur la petite partie de territoire encore souveraine. La progression des allemands est minime et le front résiste. A noter que l’armée roumaine bénéficie d’une assistance militaire française sous les ordres du général Berthelot. Ce dernier a initié une réorganisation, un changement de doctrine, et un rééquipement à partir de matériel français. La bataille est considérée comme le Verdun roumain. Aujourd’hui à Marasesti, un mausolée abrite le corps du général Grigorescu ainsi que les restes de 6 000 soldats morts durant cet engagement. Sur Berthelot en Roumanie, lire l’ouvrage de Michel Roussin, Sur les traces du général Berthelot.

8 septembre 1923 : catastrophe maritime américaine (Honda point – Californie). Après des manœuvres au large de San Francisco, 14 destroyers américains font route au Sud, en longeant la côte californienne  pour rejoindre leur base à San Diego. Naviguant à 20 nœuds et en colonne, ils se fient au navire de tête qui malgré le brouillard ne ralentit pas l’allure, y compris lorsqu’il vire à bâbord croyant emprunter le chenal de Santa Barbara. Ce navire de tête s’échoue sur la côte mais son commandant pense avoir heurté une île et non le continent, estimant mal à nouveau, sa position. C’est la raison pour laquelle il ordonne aux navires qui le suivent de virer pour pense-t-il éviter l’île, mais les envoi eux aussi s’échouer. 23 marins disparaissent. 7 navires perdus.

080917

Echouage de Honda Point (Californie).

8 septembre 1941: début du siège de Leningrad. Les rives du lac Ladoga sont atteintes par les troupes du général von Leeb malgré le freinage de la 1ère division blindée russe et un siège de 872 jours débute.

8 septembre 1943 : opération Starkey (au large de Calais). Exercice naval allié ayant une triple vocation : préparer réellement le débarquement en Normandie (Overlord). Faire croire que c’est une véritable opération et ancrer dans l’esprit des Allemands que c’est autour de Calais (et non pas en Normandie) que le débarquement aura lieu. Fixer en France un maximum de troupes ennemies alors que l’effort allié a lieu en Sicile et en URSS à ce moment-là.

8 septembre 1944 : première V2 sur Paris. «La première V2 ou Vergeltungswaffe (Vengeance) est lancée depuis la Belgique par les Allemands contre Paris (Maisons-Alfort). La V2 est l’ancêtre des missiles balistiques et des lanceurs spatiaux. L’impact de cette arme, comme la V1, est d’ordre psychologique. La V1 et la V2 ont alimenté la propagande de Joseph Goebbels, mais ne permettront pas de changer l’issue de la guerre ». DGRIS.

8 septembre 1951 : signature du traité de paix de San Francisco. Le Japon, 6 ans après sa capitulation, signe un traité de paix avec ses ex-ennemis. Il s’engage à payer des compensations aux pays occupés (Birmanie, Philippines, Indonésie et Viet Nam) et reconnait l’indépendance de la Corée, la perte de l’actuelle Taiwan, les îles Kouriles et Pescadores. L’URSS et la Chine populaire ne signent pas en raison de différends concernant les îles Kouriles et les iles Spratley. Différend toujours d’actualité.

8 septembre 1961 : attentat contre le président de Gaulle (Pont-sur-Seine – Aube). Un groupuscule proche de l’OAS fait exploser un véhicule au passage de la voiture présidentielle. L’engin explosif voit ses effets réduits par une trop longue exposition à l’humidité et ne commet que des dégâts matériels. Il semble que Germain, l’instigateur de l’attaque, soit en réalité Jean-Marie Bastien-Thiry, l’homme de l’attentat du Petit-Clamart (22 aout 1962).

8 septembre 1975 : évacuation de ressortissants à Anjouan (Comores). Le TCD Ouragan avec, entre autres, le commando Trepel évacuent des ressortissants français mis en danger par les coups de main qui suivent la déclaration d’indépendance de l’Etat comorien (6 juillet 1975).

8 septembre 1994 : les Alliés quittent Berlin. Après 49 ans d’occupation de la ville, les Alliés quittent Berlin. Divisée en 4 secteurs d’occupation (US, GB, F et URSS), juste après la Seconde Guerre Mondiale, l’ancienne capitale du Reich devient le symbole de l’affrontement Est-Ouest naissant. En 1948, les soviétiques tentent vainement d’asphyxier la zone ouest au cours d’un blocus de plusieurs mois. En aout 1961, la construction du « mur de la honte » débute, partageant en deux, non seulement Berlin mais toute l’Europe.  28 ans plus tard, le 9 novembre 1989, le mur tombe entrainant la réunification de l’Allemagne (1990) et la chute du bloc soviétique (1991). Berlin est à nouveau capitale de l’Allemagne.

 

 




Chronique historique : 7 septembre

7092017

7 septembre 1914 : mort au combat du caporal René Dantigny (Vaubecourt, Meuse). « Avant-guerre, il remporte les championnats de France du 800 mètres en 1913 et 1914, devant Jean Bouin, qui lui aussi disparait lors du conflit. Mobilisé au 82è Régiment d’infanterie de Montargis, il est tué à l’ennemi lors de la première bataille de la Marne ». CNE Jean-Baptiste P.

7 septembre 1191 : bataille d’Arsouf (Palestine). Lors de la 3e croisade, Richard Cœur de Lion défait Saladin, dont les forces le harcelaient sur sa route entre Césarée et Jaffa. Progressant le long de la côte afin de préserver son soutien logistique assuré par la flotte naviguant au même rythme, Richard parvient à retenir ses impétueux chevaliers afin qu’ils ne tombent pas isolément dans le piège des fuites simulées par les Musulmans. Il balaye ensuite par une charge de cavalerie massive, l’armée de Saladin sans toutefois parvenir à l’empêcher de se replier. Saladin, qui n’a pas réussi à vaincre les croisés, ni par le harcèlement, ni par la bataille, voit son prestige diminué auprès de ses troupes. Il a été légèrement blessé à l’épaule d’un coup de lance donné par Richard lors de la bataille. De plus sa situation tactique à Ascalon et à Jérusalem est critique. Malheureusement pour la croisade, Richard Cœur de Lion, craignant une nouvelle ruse, n’exploite pas son succès. Il entreprend la reconstruction de Jaffa, laissant aux Musulmans le temps de se réorganiser à l’intérieur des terres.

7 septembre 1565 : fin du siège de Malte (Méditerranée). La flotte musulmane de Mustafa Pacha envoyée en mai 1565 par Soliman pour prendre la dernière retraite des chevaliers de Saint-Jean, lève l’ancre.

7 septembre 1812 : bataille de la Moskowa (Russie). Nommée Borodino par les Russes, elle est l’une des plus meurtrières et difficiles de toutes les campagnes de l’Empire. Longtemps indécise, elle bascule lorsqu’est prise la grande redoute par un assaut conjoint des cuirassiers et du Corps d’Eugène de Beauharnais. Napoléon perd 6 500 tués et 21 500 blessés, Les pertes russes sont de 45 000 hommes. La route de Moscou est ouverte…Dans le Bulletin de la Grande Armée Napoléon fait écrire « : L’artillerie et surtout celle de la garde s’est surpassée ». Le nom de La Moskova est encore inscrit sur les drapeaux et étendards des 35eme RI, 5eme et 12eme régiments de cuirassiers, 13e régiment de dragons parachutistes, 1er et 4e régiments de chasseurs, 1er régiment d’artillerie.

070917

Valiyevich Vereshagin (1897).

 7 septembre 1923 : création d’INTERPOL (Vienne – Autriche). Reconnue comme organisation intergouvernementale par l’ONU en 1971, l’Organisation Internationale de Police Criminelle (OIPC) compte aujourd’hui 190 pays membres et admet 4 langues officielles : français, anglais, espagnol et arabe. Durant la Seconde guerre mondiale, elle est passée sous contrôle nazi (notamment celui d’Heydrich et de Kaltenbrunner) si bien qu’en 1946, l’organisation est recréée à l’initiative de pays européens dont la France. Depuis, son siège s’est toujours trouvé en France : initialement à Paris et depuis 1989, à Lyon.

7 septembre 1940 : début du Blitz (Londres). Premier raid allemand sur Londres : 448 morts.

7 septembre 1987 : Le dispositif Epervier abat un Tupolev. Un peu avant 07h00 du matin, les radars du dispositif Epervier détectent qu’un Tupolev 22 libyen  vient de franchir sans autorisation la frontière entre le Tchad et la Libye et fonce sur N’Djaména. Le 403 ème Régiment d’artillerie tire un missile Hawk qui atteint le Tupolev de plein fouet. Pour mémoire, un Tupolev 22 fait 42 m de long et 23m d’envergure. L’analyse de l’épave révèle que les soutes étaient ouvertes au moment de l’impact du missile et pleines de bombes à fragmentation.




Chronique historique : 6 septembre

6092017

6 septembre 1566 : mort de Soliman le Magnifique (Hongrie). Il a incarné le plus long règne de l’empire ottoman (46 ans).

6 septembre 1669 : fin du siège de Candie (Héraklion – Crète). Assiégée depuis 1648 par les troupes ottomanes, la ville de Candie appartenant à la République de Venise depuis 4 siècles finit par se rendre. C’est le départ du contingent français (Aout 1669) qui oblige Francesco Morosini (chef des forces terrestres et futur Doge de Venise) à négocier. Le prestige de ce dernier est si grand auprès des Ottomans qu’il obtient beaucoup de compensations (cf. chronique du 6 janvier 1694).

6 septembre 1683 : mort de Jean-Baptiste Colbert (Paris). Principal ministre de Louis XIV.

6 septembre 1834 : création officielle des régiments de Spahis (Algérie). Recrutement nord-africain de la troupe, encadrement français. Nom d’origine persane désignant les cavaliers ottomans. Aujourd’hui, seul subsiste le 1er régiment de Spahis (Valence).

6 septembre 1891 : bataille de Dabadougou (actuelle Guinée) Durant la lutte contre le chef de guerre Samory Touré, le lieutenant Mangin, à la tête de son peloton de Spahis (basé à Kankan), permet à sa compagnie d’échapper à une destruction certaine. Assaillis par la valeur d’un bataillon sofas (guerriers malinkés), les tirailleurs sénégalais résistent vaillamment durant toute une journée aux assauts répétés des Sofas. Les charges des Spahis de Mangin dégagent les sections les plus exposées (Mangin a son cheval tué sous lui). L’ennemi étant plus nombreux et particulièrement motivé, la compagnie doit se replier derrière la dangereuse rivière de Kolenfi. C’est à nouveau le lieutenant Mangin, excellent nageur, qui après avoir franchi le cours d’eau particulièrement périlleux, tend un câble permettant d’évacuer tout le monde. Le retrait s’effectue en bon ordre et sous le feu des Sofas.  Lire : Au Niger – Récits de campagne 1891-1892 par le LCL Etienne Peroz.

6 septembre 1914 : début de la première bataille de la Marne. Les armées françaises sont en repli constant depuis le 22 Aout  devant l’application réussie du Plan Schlieffen. Pour arrêter l’avance allemande, le général Joffre ordonne un sursaut  et si besoin de  « se faire tuer sur place plutôt que de reculer », l’avenir du pays étant en jeu. Un gigantesque coup d’arrêt (sur 300 km) est préparé de Senlis à Verdun.  De plus, Joffre ayant décelé dans le mouvement enveloppant de l’ennemi, un décalage entre la 1ère et la 2ème armée allemande, il tente de s’y engouffrer, obligeant von Molke à se réorganiser sur l’Aisne à partir du 10 septembre. Les historiens estiment aujourd’hui que la célèbre mobilisation des taxis parisiens par le général Gallieni pour transporter en urgence 5500 soldats sur l’Ourcq a certes contribué à la victoire mais rend difficilement compte de la volte-face générale sur le front et surtout de l’esprit combattif incroyable qui la permet. Pour la petite Histoire : C’est durant cette bataille que meurt l’adjudant Alfred Mayssonnié (Meuse) comme à vrai dire plusieurs milliers d’autres combattants. Demi de mêlée et ouvreur du Stade Toulousain, Mayssonnié est sélectionné 3 fois en équipe de France dont une fois pour le premier match du Tournoi des Cinq Nations (1910). Servant au 259è Régiment d’infanterie de Foix, il est tué (à 30 ans) lors de la première bataille de la Marne entre Osches et Ippécourt.

060917

6 septembre 1991 : cessez-le-feu au Sahara Occidental. « Suite à la signature du Settlment Plan, le 24 mai 1991, le Secrétaire Général des Nations Unies propose la date du 6 septembre pour la mise en place du cessez-le-feu. Malgré l’accord du Maroc et du Front POLISARIO, les divergences demeurent et mettent à mal les préparatifs de la phase de transition vers le référendum. Fin août, le Maroc effectue un raid sur la plaine de Tifariti afin de figer la menace au plus bas. La date du 6 marque le début effectif du mandat de la MINURSO, dont la première mission est de veiller au respect du cessez-le-feu ». CNE Jean-Baptiste P.

 




Chronique historique : 5 septembre

5092017

5 septembre 1638 : naissance du futur roi Louis XIV (Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye).

5 septembre 1697 : victoire navale du CV d’Iberville (actuel Canada). A bord du Pélican, il combat seul 3 navires anglais (à l’ancre) qu’il défait devant le fort Bourbon. (Hampshire coulé, le Hudson-Bay saisi à l’abordage, le Dering en fuite).

5 septembre 1781 : bataille navale de la baie de Chesapeake (Amérique du Nord). L’amiral de Grasse bat l’amiral Hood qui tente de forcer le blocus de Yorktown et ouvre la route vers l’indépendance américaine.

5 septembre 1798 : origine de la conscription en France. La loi « Jourdan » du 19 fructidor an VI (5 septembre 1798) précise que « tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie ». Elle est le texte fondateur de la conscription et du service militaire moderne, en remplacement de la réquisition.

5 septembre 1860 : débarquement franco-britannique au Liban (Beyrouth). Afin de protéger les populations chrétiennes de la région, l’empire français reçoit mandat des nations européennes pour intervenir contre la Syrie et sanctionner le massacre de 100 000 chrétiens. Ce mandat international s’inscrit dans la longue tradition de protection par la France des Chrétiens d’Orient qui trouve ses racines dans les Capitulations signées par Soliman le Magnifique et François Ier (1528) et celles signées par Henri IV et Ahmet Ier (1604).

5 septembre 1863 : essai du premier sous-marin français (Rochefort). Le sous-marin le plongeur a été conçu par le CV Siméon Bourgeois.

5 septembre 1877 : mort de Tashunca-Uitco alias Crazy Horse. « En 1876, Sitting Bull convie les autres chefs Lakotas à engager la lutte contre les américains colonisant leurs terres contrairement aux promesses du traité de Fort Laramie de 1868. Suite à sa reddition de mai 1877, il est contraint de vivre avec son peuple dans une réserve. Les américains, n’ayant pas confiance en lui, tentent de le piéger en le conviant à une entrevue avec le général Crook. Voyant les barreaux de la pièce, Crazy Horse se débat et un de ses anciens lieutenants le poignarde. Il meurt dans la soirée des suites de ses blessures ».  CNE Jean-Baptiste P.

5 septembre 1914 : mort au combat de Charles Péguy (Villeroy). A la veille de la bataille de la Marne, le lieutenant Péguy tombe frappé d’une balle alors qu’il commande sa compagnie au contact de l’ennemi. Appartenant à « la génération qui portait le déshonneur de la défaite de 1870 et de la décadence morale et politique qui s’en était suivie », il est parti à la guerre comme il l’avait toujours fait dans ses écrits, fougueusement et sans se préoccuper du tir adverse. Outre les vers magnifiques et célèbres « heureux les épis murs et les blés moissonnés », l’œuvre de Péguy est riche et reste souvent d’actualité, « si l’on sait voir la doctrine qui se cache sous le voile des vers étranges » : « Tout un peuple prépare tellement sa tranquillité de demain qu’il anéantit son être même ». « La liberté consiste à croire ce que l’on croit et à admettre (au fond, à exiger) que le voisin croie aussi ce qu’il croit. [...] La liberté est un système de courage ». Sur Charles Péguy, lire la toujours très excellente biographie qu’Arnaud Teyssier lui a consacrée.

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