Chronique historique : 19 juin

19062018

19 juin 1157 : bataille du gué de Jacob (Galilée).
Le roi Baudoin III vient de mettre en fuite l’armée de Nour ed-Din qui assiégeait la forteresse franque de Paneas. Sur le chemin du retour Baudoin bivouaque sans méfiance près du gué de Jacob et se fait surprendre par ceux-là même qu’il venait de chasser. En déroute, il ne lui faut cependant que quelques jours pour reconstituer son armée et reprendre Panéas. Le suivi de ce chassé-croisé entre la 2e et la 3e croisade est particulièrement bien rendu par René Grousset dans son Epopée des croisades.

 19 juin 1800 : bataille de Höchstädt (Allemagne).
Le général Moreau franchit le Danube et bat les Autrichiens du général Kay.

 19 juin 1864 : bataille navale américaine à Cherbourg.
Durant la guerre de Sécession, le CSS Alabama (sudiste) fait escale dans le port de Cherbourg pour des réparations. Depuis sa sortie des chantiers de Liverpool, il chasse les navires nordistes et en deux ans en a coulé 68. Cette guerre de course est livrée par les Confédérés à titre de représailles puisque leurs ports subissent un blocus draconien de la part des Nordistes. Insaisissable et craint, l’Alabama a créé une psychose dans la marine unioniste, aussi lorsque le consul américain en France apprend l’escale normande, il rend compte immédiatement. Le USS Kearsarge, dépêché en urgence se poste à la sortie du port. Averti par voie de presse, l’Alabama relève le défi et sort l’affronter. Il est envoyé par le fond devant un public assez nombreux venu assister au combat (Royal Navy, marine impériale, mais aussi beaucoup de civils dont le peintre impressionniste Edouard Manet).
Le site de la bataille navale fait partie des lieux officiels de mémoire de Guerre Civile américaine.

 19 juin 1867 : exécution de l’archiduc Maximilien d’Autriche (Mexique).
Frère cadet de l’empereur François-Joseph d’Autriche, 32 ans.

 19 Juin 1940 : évasion du cuirassé Jean Bart (Saint Nazaire).
En construction depuis 1936, le sister-ship du cuirassé Richelieu n’est toujours pas achevé lorsqu’éclate la guerre. 3500 ouvriers travaillent dès lors, nuits et jours sur ce 35 000 tonnes pour lui permettre de prendre la mer. Dans la nuit du 18 au 19 juin, le Jean Bart appareille et après une série de manœuvres extrêmement audacieuses et délicates, s’échappe sous le feu de la Luftwaffe. Il arrive le 22 à Casablanca. Cette belle évasion commémore curieusement, 252 ans plus tard et presque jour pour jour, celle du corsaire Jean Bart qui a donné son nom au cuirassé.

Héros de la Royale, Jean Bart est fait prisonnier, avec Forbin (autre corsaire célèbre) en Mai 1689 par les Anglais après un combat naval inégal en Manche. Il escortait un convoi marchand lorsqu’une escadre anglaise attaque. Pour protéger le convoi, Bart et Forbin se sacrifient et livrent combat. Battus, ils sont faits prisonniers. Quelques semaines plus tard (début juin), ils réussissent à s’échapper de la prison de Plymouth et traversent la Manche en canot. Ils sont acclamés à leur retour en France.

19 juin 1940 : combat des cadets de Saumur.
Le colonel Michon commandant l’école de cavalerie, réunit 2500 hommes (dont les élèves officiers des écoles de cavalerie et du train et un bataillon de 350 hommes de l’école d’infanterie de Saint Maixent) issus de différentes unités) et organise la défense de 5 ponts sur la Loire. Avec peu de moyens, il arrête la progression de 40 000 Allemands pourtant appuyés par la Luftwaffe pendant près de 48 heures. Le général Kurt Feldt, commandant la seule division de cavalerie (1KD) de toute l’armée allemande, favorablement impressionné par le courage et l’efficacité de cette poignée de soldats, leur rend les honneurs militaires à l’issue des combats.

 19 juin 1953 : exécution des Rosenberg (prison de Sing Sing– New York).
Les époux Julius et Ethel Rosenberg sont exécutés sur la chaise électrique après avoir été condamnés à mort pour espionnage en mars 1951. Au cours des années 1990, l’ouverture  d’archives autant américaines que soviétiques a confirmé la culpabilité de ces deux agents travaillant pour le KGB dans la chasse aux renseignements sur l’arme atomique. La désinformation soviétique était parvenue à les faire passer pour innocents aux yeux du grand public pendant des décennies.

 19 juin 1974 : dissuasion nucléaire française et OTAN.
L’Alliance Atlantique reconnait lors de la déclaration d’Ottawa l’apport de la dissuasion nucléaire française à la stratégie globale de l’Alliance.

 




Chronique historique : 18 juin

18062018

18 juin 1429 : bataille de Patay (près d’Orléans).
Événement majeur de la guerre de cent ans qui voit la victoire du Dauphin et Jeanne d’Arc sur les troupes anglaises de Talbot. Si Orléans a eu un grand retentissement moral, en revanche sur un plan purement tactique et opératif, la campagne de la Loire qui s’achève à Patay est beaucoup plus décisive. Les archers anglais n’ont pas eu le temps de se protéger derrière les épieux taillés qu’ils disposent habituellement autour d’eux pour se protéger d’une attaque. Les reconnaissances françaises repèrent leurs positions suite à une maladresse anglaise et donnent l’alerte : l’avant-garde française (1500 hommes) commandée par les capitaines La Hire, de Loré et de Xaintrailles attaque les archers anglais qui fuient. Ensuite, la cavalerie lourde française charge et parvient pour la première fois depuis la défaite d’Azincourt à obtenir un franc succès.
 La victoire de Patay fait suite aux combats victorieux de Jargeau, Meung et Beaugency du 12 au 16 juin, et clôt une campagne éclaire au cours de laquelle Jeanne d’Arc a repris l’initiative (souvent contre l’avis de ses grands subordonnés). Elle ouvre les ponts de la Loire et la route de Reims. Désormais plus rien ne peut arrêter Jeanne d’Arc jusqu’à son but politique : faire sacrer le Roi. Les Anglais qui s’étaient retirés en bon ordre d’Orléans quelque semaines plus tôt et qui avaient gardé toute leur force combattive, sont démoralisés et incapables de l’arrêter.

 18 juin 1635 : la Martinique devient française (Mer des Caraïbes).
Venant de Saint Christophe, les deux colons français Jean du Plessis d’Ossonville et Lienard de l’Olive prennent possession de l’île au nom du roi de France. Celle-ci, bien que découverte en 1493 par les Espagnols n’est pas encore colonisée et est peuplée par les Caraïbes. Un mois plus tard, d’Esnambuc envoie 100 hommes affermir la prise de possession.

 18 juin 1694 : débarquement anglais repoussé (Camaret – Bretagne).
Louis XIV, informé par son service de renseignement que les Anglais préparent un débarquement en Bretagne pour profiter du départ de la flotte française vers la Méditerranée, dépêche en urgence le lieutenant-général Vauban et le nomme commandant militaire de Brest (de tout le littoral breton en fait) car ce dernier a inspecté quelque temps auparavant l’ensemble de la côte Atlantique et de la Manche et en connait les forces et faiblesses. Il a si bien mis en alerte les habitants côtiers que ceux-ci repoussent facilement et sans pertes importantes le corps expéditionnaire du contre-amiral Osborn. Ce dernier perd 800 des 1200 hommes qu’il tente de débarquer, y compris le général Tollemash commandant l’assaut. La plage de Camaret est rebaptisée Trez Rouz (plage rouge) en raison du sang versé.
Cette victoire française est d’autant plus significative qu’elle est obtenue par seulement deux compagnies franches renforcées dans la nuit par une compagnie des milices provinciales de Guyenne. Il faut aussi souligner l’importance de la tour de Camaret que Vauban avait préalablement fait fortifiée et armée pour défendre la plage, envisageant un débarquement possible à cet endroit.

18 juin 1812 : les États-Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne.
Le président des États-Unis James Madison déclare la guerre à la Grande-Bretagne au nom de la défense du principe de liberté des mers, car la marine anglaise, sous prétexte de combattre l’Empire napoléonien, entrave le commerce américain. C’est la première fois que le Congrès américain vote une déclaration de guerre. Les combats auront lieu sur la mer et les Grands Lacs. La paix sera signée en décembre 1814.

 18 juin 1815 : défaite de Waterloo (Belgique).
Napoléon Ier, revenu de son exil sur l’île d’Elbe depuis moins de 100 jours, doit affronter la septième coalition. Il choisit d’attaquer les Anglais (Wellington) avant qu’ils ne se regroupent avec les Prussiens (Blücher) mais se heurte à une forte résistance. Le combat est indécis jusqu’à l’arrivée des Prussiens qui débandent l’armée française. Erreurs (de Ney et Napoléon), retards (Grouchy qui s’entête à Wavre) et trahisons (de Bourmont) alliés à la belle combativité des alliés, expliquent la défaite française. C’est la fin. Quatre jours plus tard, l’empereur abdique.  À noter aussi l’action d’éclat d’un autre général français, Cambrone, lui aussi entouré d’anglais, qui n’a pas fait de discours et se serait contenté d’un seul mot !

18 juin 1855 : échec du premier assaut de Malakof (Crimée).

18 juin 1917 : décret créant la DGGSM.
La direction générale de la guerre sous-marine placée sous l’autorité du contre-amiral Merveilleux du Vignaux est créée pour faire pièce à la menace allemande.

 18 juin 1940 : appel radiophonique du général de Gaulle (Londres).
C’est le premier discours prononcé par le général de Gaulle à la BBC depuis Londres dans lequel il appelle à ne pas cesser le combat contre l’Allemagne nazie. Ce discours – très peu entendu sur le moment mais publié dans la presse française le lendemain et diffusé par des radios étrangères – est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française, dont il demeure le symbole.

18 juin 1940 : évacuation des réserves d’or de la Banque de France (Brest).
Face à l’avance allemande inexorable, les réserves d’or de la banque de France sont transférées par train à Brest (mi- mai 1940), comme en 1870 d’ailleurs. Ces près de 2000 tonnes d’or (dont 170 de la Banque de Belgique) sont finalement chargées à bord de la première division de croiseurs auxiliaires commandée par le contre-amiral Cadart, lorsqu’il devient évident que les Allemands ne peuvent plus être contenus. Une partie de cet or est déjà en route pour Halifax (Canada) depuis quelques jours. L’autre partie ne quitte Brest que quelques heures avant l’arrivée des troupes allemandes et se dirige vers Dakar. Le trésor connait tout au long de la guerre un périple intéressant, excitant les convoitises les plus diverses.

 18 juin 1953 : décès de l’As des as (Paris).
Le lieutenant-colonel René Fonck, caporal au début de la Première Guerre mondiale, la termine lieutenant et totalise 75 victoires aériennes homologuées (sans compter 52 victoires probables). Il est l’As des as français de la guerre aérienne.

 18 juin 1964 : Tabarly remporte la transat.
L’enseigne de vaisseau Eric Tabarly remporte la transat en solitaire Plymouth-Newport à bord de Pen Duick II.

 18 juin 2010 : décès du général Bigeard (Toul).
Marcel Bigeard a débuté dans l’armée comme soldat de 2e classe en 1936 et a terminé son parcours comme général de corps d’armée (1974) puis secrétaire d’État à la Défense (1975-1976. Véritable légende militaire dès son vivant, il est l’une des figures les plus illustres des parachutistes, ayant été de presque tous les combats de son époque (Campagne de France, Résistance, Indochine, Algérie). Ses cendres reposent à Fréjus au Mémorial des guerres en Indochine.
Quand Lartéguy publie en 1960 Les Centurions, c’est un hommage, de son vivant, à Bigeard.




Chronique historique : 16 juin

18062018

Erratum et précision pour le : 15 juin :

Saint Bernard de Menthon. Le général Bachelet tout en portant bien la responsabilité de la proposition initiale était général adjoint au général de division Jean Bassères, commandant la 27e Division Alpine de l’époque (devenue ensuite 27e Division d’Infanterie de Montagne puis Brigade). Le général de Giuli (alors colonel) était chef d’état-major.

16 juin 1211 : début du siège de Toulouse.

Durant la Croisade contre les Albigeois, Simon de Montfort met le siège très brièvement et sans succès à la ville de Raymond VI de Toulouse, protecteur des Cathares. Il mourra sous les murs de cette même ville en juin 1218.

16 juin 1582 : la France à la conquête des Açores.

Le roi de France Henri III expédie aux Açores une flotte corsaire commandée par Philippe Strozzi, cousin de sa mère Catherine de Médicis, afin de priver les Espagnols de leur base étape vers le Brésil. Les dissensions internes mènent les Français à la défaite le 26 juillet suivant au large des Açores.

16 juin 1807 : prise de Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad, territoire russe sans frontière avec la Russie).

Alors que Napoléon vient de remporter la bataille de Friedland (14 juin), Murat prend la ville forteresse défendue par le général prussien Lestocq. Il fait 7000 prisonniers et sans grandes pertes pour lui. Cette victoire clôt la guerre de la Quatrième coalition et décide le Tsar Alexandre Ier et le roi de Prusse à négocier.

16 juin 1815 : la bataille de Ligny (ou bataille de Fleurus). Elle a opposé les prussiens du maréchal Blücher à une partie de l’armée française commandée par Napoléon 1er. Deux jours avant la bataille de Waterloo, Ligny fut la dernière victoire de Napoléon. Mais c’est une victoire moins décisive que ne le croit Napoléon : après un combat d’une grande férocité et de nombreuses pertes dans les deux camps, les prussiens – enfoncés en leur centre – réussissent leur repli sur les ailes, sans être poursuivis la nuit venue par les troupes napoléoniennes. Au cours de la bataille de Ligny, Napoléon perd environ 9.500 hommes.  Les Prussiens comptent 25.000 morts, blessés ou disparus.

16 juin 1826 : massacre des Janissaires (Istanbul). Mahmud II, Sultan de l’Empire ottoman décide d’éradiquer le corps des Janissaires qui à de nombreuses reprises à démontré son manque de fidélité et d’appui au mouvement de réformes qu’il promeut (notamment dans l’armée). Avec l’aide du corps des artilleurs et le soutien de la population d’Istanbul, il fait bombarder les casernes des Janissaires où 7000 de ces soldats périssent. La répression s’étend au reste de l’empire et seuls 20 000 Janissaires (sur les 140 000) survivent en étant bannis de l’empire.

16 juin 1940 : échec de la fusion franco-britannique.

« Sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre depuis le 5 juin, le général de Gaulle s’entretient  avec Churchill du projet d’union qui fusionnerait les nations et institutions françaises et britanniques dans le but de poursuivre la guerre. Dans l’après-midi, de Gaulle téléphone au Président du Conseil Paul Reynaud pour lui faire part de l’accord de Churchill. Mais ce projet est repoussé par le Conseil des ministres et entraîne la démission de Reynaud. Le Président de la République, Albert Lebrun, charge alors le maréchal Philippe Pétain de former un nouveau gouvernement. Rentrant de Londres dans la soirée, de Gaulle atterrit à Bordeaux et apprend qu’il ne fait plus partie du gouvernement. Déçu d’avoir été écarté de la nouvelle équipe, il s’envole vers Londres le lendemain matin, en compagnie d’Edward Louis Spears, envoyé spécial de Churchill ». COL Pierre. M-J

16 juin 1944 : Marc Bloch meurt fusillé (St Didier de Formans).

Historien médiéviste et fondateur du courant historique dit de l’école des Annales, mais aussi auteur du fameux L’étrange défaite, 1940, ouvrage posthume tentant d’expliquer la débâcle de 1940, il entre en résistance en 1942 et est arrêté à Lyon en avril 1944.

 16 juin 1946 : discours de Bayeux (Normandie).

De Gaulle, alors qu’il a démissionné de ses fonctions de Président du gouvernement provisoire en janvier, choisit d’exposer ses idées sur ce que doit être la Constitution française en revenant dans la ville de Bayeux où il avait prononcé son premier discours sur le sol français en 1944. C’est un démontage méthodique des travers de la III eme République et une annonce des grands principes gaulliens du pouvoir.

 16 juin 1977 : mort de Wernher von Braun (Etats-Unis – Virginie).

Ancien directeur du centre expérimental allemand de Peenemünde, il est le père de la conquête spatiale. Créateur des V2 allemands, il est évacué à la fin de la seconde guerre mondiale par les services secrets américains pour travailler sur leur programme spatial.




Chronique historique : 15 juin

15062018

15 juin : Saint Bernard de Menthon. Saint-patron des troupes de montagne. Il est devenu le saint protecteur des troupes alpines au début des années 1990, à l’initiative de l’aumônier de la 27e division alpine (Claude Mino-Matot) et du général J-R Bachelet commandant l’unité à l’époque. Voir le site du diocèse aux Armées.

 15 juin 1389 : bataille de Kosovo Polje (Kosovo). En 1365, Mourad Ier déplace sa capitale en Europe (à Adrianople aujourd’hui Edirne). En 1386, les Ottomans occupent la ville serbe de Nis. Trois ans plus tard, le prince serbe Lazar rassemble une partie des princes chrétiens et marche sur Mourad. La rencontre a lieu sur le « champ des merles » (Kosovo Polje) et s’achève par une défaite des chrétiens. Lazar et Mourad meurent tous deux au combat. Cette bataille est restée dans l’histoire des Slaves du Sud (ou Yougoslaves) comme un événement majeur. Aujourd’hui, la date et le lieu de la bataille sont d’autant plus célébrés par les Serbes que Kosovo Polje est situé en République du Kosovo. Depuis début 2008, le Kosovo est un État indépendant.
À noter : Les Orthodoxes commémorent la bataille le 15 juin (calendrier Julien) alors que le calendrier grégorien (le nôtre) ne le fait que le 28 juin. Des chrétiens combattaient dans les deux camps.

 15 juin 1809 : combat de Maria (Espagne). Le général Suchet bat un corps anglo-espagnol et le poursuit jusqu’à Belchite.

 15 juin 1895 : création de l’A.O.F. Par décret gouvernemental l’Afrique Occidentale Française est créée. Le gouverneur de Dakar a désormais en charge le regroupement des colonies et possessions suivantes : Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Dahomey et Soudan.

 15 juin 1905 : naissance de Philippe Tailliez (Malo-les Bains). Officier de marine, écrivain et pionnier de la plongée sous-marine autonome, civile et militaire, il forme, avec Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas, les « Mousquemers » et marque l’histoire de la plongée. Comme premier commandant du groupe de recherche sous-marine de la Marine, il apporte le soutien de son unité aux premières plongées du bathyscaphe FNRS 2 du professeur Piccard et mène de nombreuses missions de déminage, d’exploration et d’archéologie sous-marine. Il quitte la marine, atteint par la limite d’âge, avec le grade de capitaine de vaisseau et se consacre ensuite totalement à la protection de l’environnement marin. Il effectue une dernière plongée au sein de la Marine à l’occasion de ses 90 ans.

 15 juin 1940 : les Allemands à Verdun. Alors que la Wehrmacht est entrée la veille (14 juin) à Paris, Verdun est déclarée ville ouverte dès le 11. Les panzers de Guderian entrent dans la ville restée inviolée en 1916.

 15 juin 1940 : mort au combat du colonel Cazeilles (Rembercourt – Argonne). Saint-Cyrien (promotion « de la Croix du Drapeau » 1913-1914), fantassin colonial  et écrivain de guerre, Léon Cazeilles est chevalier de la Légion d’honneur à 25 ans. Cité trois fois lors de la Première guerre mondiale, notamment au sein de l’Armée d’Orient, il fait l’admiration du futur maréchal Franchet d’Esperey pendant la Bataille de Dobro Polje (1918). Au Maroc en 1920, il se fait remarquer par le maréchal Lyautey lors du combat de Bouknadel. Chef de corps du 21e Régiment d’infanterie coloniale au début de la Campagne de France, il meurt en chargeant à la tête du régiment. Les honneurs seront rendus à sa dépouille par l’ennemi.
La 182e promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (1995-1998)porte son nom.

 15 juin 1940 : jour de gloire des ailes françaises. Décollant sur alerte de l’aérodrome du Luc / Le Cannet des Maures (actuel  EALAT / EFA « TIGRE ») pour intercepter des formations italiennes venues attaquer des installations militaires dans la région – dont le terrain de Luc – l’adjudant Pierre Le Gloan du GC 3/6 (unité alors en cours de transformation sur le nouveau chasseur Dewoitine D520) réussit l’exploit d’abattre 5 avions en moins de 40 minutes au-dessus de Saint Tropez, le Luc et Vidauban. Pour ce fait d’arme exceptionnel, félicité en personne par le colonel Fonck grand as de 14/18, il est nommé immédiatement sous-lieutenant. Fidèle à ses engagements, Le Gloan part servir dans l’armée de l’air d’armistice, au Levant, où s’est replié son unité, avant de reprendre la lutte aux côtés des Anglo-américains après leur débarquement en Afrique du nord et le ralliement des unités françaises.  Il meurt le 11 septembre 1943 (jour anniversaire de la mort de Guynemer), dans le crash accidentel de son P39 AIRACOBRA aux environs de Mostaganem.
As méconnu aux 18 victoires sûres et 3 probables, il est Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la médaille militaire et croix de guerre 39/45 avec 10 palmes et une étoile.

 15 juin 1943 : premier vol du premier bombardier à réaction au monde (Allemagne).L’Arado 234 effectue son premier vol test au-dessus de Munster. Cette version est celle d’un avion de reconnaissance lancé par un charriot sur rail avec atterrissage sur patin. La version bombardier vole en mars 1944 sous le code A 234 B.

 15 juin 1944 : début de la bataille de Saipan (Îles Mariannes). Après 2 jours de bombardement naval, 300 blindés et 8000 marines débarquent sous le feu de l’artillerie japonaise. Saipan est la première île, prise d’assaut par les Américains et mettant le Japon à portée des bombardiers B-29 Superforteress.  La bataille dure jusqu’au 9 juillet face à un ennemi acharné : beaucoup se jettent du haut des falaises pour ne pas être capturés. Lors de ce premier jour de combats, les américains perdent 25 % de l’effectif débarqué (soit les 2/3 des pertes de la bataille de Saipan).

 15 juin 1945 : création de l’École militaire de haute montagne (Chamonix). Initialement créée en 1932, l’EHM rejoint en 1939 le 199e bataillon de chasseurs de haute montagne. Elle est officiellement reconstituée en 1945. Véritable Institution dans le monde de la montagne et  pôle d’excellence pour la formation des cadres militaires français et étrangers, l’EMHM est la plus ancienne école de ce type au monde. Depuis 70 ans, 50 000 stagiaires ont été formés dont 1 800 étrangers (28 nationalités) à Chamonix. La pratique de la montagne est exigeante et dangereuse, c’est pourquoi la conduite de détachements militaires dans un tel environnement fait l’objet d’une attention particulière dans ce haut lieu de la formation. La réputation de l’EMHM est internationale et entretenue notamment par les exploits sportifs régulièrement accomplis par l’élite des cadres de l’école, au sein du GMHM (Groupe militaire de haute montagne).
Réputation décuplée lors des compétitions sportives internationales par les  athlètes des équipes de France militaires de ski (EFMS) pour ne citer que Fourcade, Vaultier, Worley, Roux et Duvillard.




Chronique historique : 14 juin

15062018

ERRATUM pour le 13 03 juin 1818 : naissance de Louis Faidherbe (Lille). Merci au CDT (rc) Frédéric de Berthier de Grandry qui a retrouvé l’acte de naissance de Faidherbe permettant de rectifier une erreur très fréquemment reprise y compris par la Chronique.

 14 juin 1658 : bataille des Dunes (Dunkerque). Turenne défait les Espagnols de Don Juan d’Autriche (pourtant secondé par le Grand Condé) devant les murailles de Dunkerque qu’il assiège.

 14 juin 1800 : bataille de Marengo (Italie). Le Premier Consul Bonaparte met fin à la deuxième campagne d’Italie en battant les Autrichiens. La victoire est obtenue in-extremis par l’arrivée sur le champ de bataille du général Desaix, qui meurt en lançant la charge de sa division.

 14 juin 1800 : assassinat de Kléber (Égypte). Brillant successeur de Bonaparte à la tête de l’armée d’Égypte (aout 1799), Kléber est considéré comme l’un des généraux les plus capables du futur empereur. Il s’est illustré à Fleurus, en Vendée, en Allemagne et tout récemment à la bataille d’Héliopolis. Depuis un an, il reconstruit l’Égypte et est adulé à la fois par ses hommes et une grande partie de la population qui admire ses qualités humaines au-delà de celles, évidentes, de chef. Poignardé par un jeune illuminé, Soleyman, aux ordres du Vizir Youssouf, Kléber laisse en mourant l’armée désemparée. Le général Menou, qui lui succède, n’obtiendra pas l’adhésion de ses hommes.

 14 juin 1807 : bataille de Friedland (Pologne). L’Empereur Napoléon Ier écrase les Russes, malgré leur avantage numérique, effaçant le douloureux souvenir du carnage d’Eylau et mettant un terme à la campagne de 1807 par le traité de Tilsit (25 juin).

 14 juin 1830 : débarquement en Algérie (Sidi Feruch). Les troupes françaises débarquent sur la plage de Sidi Feruch, à 25 km d’Alger, tandis que la flotte bombarde les défenses de la ville. Le Dey capitule le 5 juillet, après plusieurs jours de difficiles combats contre les troupes turques qui font 415 tués et 2160 blessés dans le corps expéditionnaire. Le débarquement a eu lieu grâce à une reconnaissance du littoral effectuée 22 ans plus tôt par l’un des espions de Napoléon…

 14 juin 1925 : mort du sous-lieutenant Pol Lapeyre (Beni Derkoul – Maroc). Chef du poste de Beni Derkoul comprenant 35 tirailleurs, le jeune officier (22 ans), sorti récemment de Saint-Cyr, résiste depuis le 3 mai aux assauts de centaines d’insurgés Rifains. Constatant que les assaillants déferlent sur les remparts et que le poste est perdu, il fait sauter les réserves de poudre du fort dans un dernier acte de résistance, ensevelissant les Rifains sous les décombres. Il a donné son nom à la 113e promotion de l’École spéciale militaire (ES) de Saint-Cyr et à la Corniche militaire (prépa ESM) du lycée militaire de Saint-Cyr l’École.

 14 juin 1942 : raid sur Héraklion (Crète).Un commando de paras conduits par le capitaine Bergé (Forces françaises libres) détruit 20 avions Stuka au sol. Lâchés par un sous-marin à 5 km du rivage, les 6 hommes du commando (4 Français, 1 Britannique, 1 Grec) gagnent la plage à bord d’un canot. Ils s’infiltrent sur près de 20 km jusqu’à l’aérodrome allemand d’Héraklion où, après avoir déjoué courageusement la surveillance allemande, ils détruisent avions et citernes de carburant. Ces destructions contribuent à la sécurité d’un convoi maritime allié devant croiser au large de la Crète le surlendemain. Dénoncés par un habitant, les membres du commando sont arrêtés. Le caporal Leostic est tué en tentant de fuir. Le capitaine Bergé (1er capitaine commandant la 1re unité parachutiste française, la 1re compagnie d’infanterie de l’air, « père » des SAS français) est emprisonné à Colditz et ne sera libéré qu’en 1945 par les Américains. Le capitaine Bergé terminera sa carrière comme général de brigade, il a donné son nom à la 38e promotion de l’École militaire interarmes (1998-2000)

 14 juin 1982 : reddition des Argentins aux Falkland. La guerre des Malouines, ou Falkland, est une surprise stratégique (en pleine Guerre froide) pour les Britanniques. Margaret Thatcher, refusant le camouflet que représente la capture de la garnison des Royal Marines par l’armée de la junte militaire argentine, ordonne la reprise des îles situées à 13 000 km de Londres. Mission accomplie en 72 jours. Les actions commandos des SAS sont primordiales et détruisent au sol 1/4 de l’aviation argentine. Elles sont permises par le déploiement d’une task force aéronavale où l’hélicoptère accomplit de très nombreuses missions. Les Britanniques perdent 225 hommes, les Argentins, 649. Le conflit montre aussi la vulnérabilité des bâtiments de surface puisque la Royal Navy en perd 7 dont deux destroyers (atteints par le missile air-mer Exocet).




Chronique historique : 13 juin

13062018

13 juin 323 (avant Jésus Christ) : mort d’Alexandre le Grand (Babylone – actuel Irak). À 33 ans, le plus grand conquérant de tous les temps, est emporté par la malaria. En dix ans, il bâtit un empire allant de la Grèce à l’Inde en passant par l’Égypte et l’Afghanistan. Avec ses 30 000 fantassins et 5000 cavaliers, il a dominé un bref instant dans l’Histoire, la presque totalité du monde connu. Il est resté pour la postérité comme le modèle du stratège et de l’explorateur dont tous les conquérants se revendiqueront par la suite. Convaincu d’être le descendant des mythiques Zeus (par son père) et Achille (par sa mère), il est impitoyable et impulsif, n’hésitant pas à faire exécuter ses meilleurs amis. Cependant, élève d’Aristote et admirateur de Diogène, il veut aussi helléniser l’Orient et repousser les limites connues du monde d’alors. Arrivé aux portes de l’Inde, il renonce à la poursuite de son exploration en constatant la fatigue de son armée. Les seuls à avoir rééditer cet exploit dans la conquête sont les Mongols du clan de Gengis Khan.

 13 juin 1818 : naissance de Louis Faidherbe (Lille). À sa sortie de Polytechnique, le général Faidherbe choisit l’arme du génie. Créateur de la ville de Dakar, il est le pacificateur du Sénégal qu’il gouverne à plusieurs reprises. Il est mort en 1889.

 13 juin 1862 : bataille du Cerro del Borrego (Mexique). Le capitaine Détrie à la tête d’une compagnie du 99e régiment d’infanterie de ligne, détecte l’approche d’une brigade mexicaine (2 000 hommes) sur la hauteur dominant la ville d’Orizaba où les troupes françaises se sont repliées après la défaite de Puebla. Il stoppe net leur avance par des assauts successifs puis les met en fuite dès l’arrivée d’une compagnie de renforts. Détrie est nommé chef d’escadron le lendemain. Il terminera général de division et sera fêté comme l’un des héros du Second empire.

 13 juin 1917 : débarquement de Pershing et Patton (Boulogne-sur-Mer). 177 Américains, dont le général John Pershing, commandant en chef du corps expéditionnaire, et le lieutenant Patton, débarquent dans le port de Boulogne dans la liesse populaire. Le colonel Jacques Aldebert de Chambrun, descendant direct de La Fayette, les accueille à la descente du bateau.

Arrivés le soir même à Paris, ils reçoivent un accueil indescriptible, toute la capitale se pressant sur le parcours du cortège qui se dirige vers la place de la Concorde. En guise de salut, le général Pershing se montre au balcon de l’hôtel Crillon et la foule consent finalement à se disperser.

 13 juin 1939 : proclamation du blocus des concessions française et britannique de Tianjin par le Japon (Chine du Nord). Le gouvernement chinois collaborationniste et les forces armées japonaises reprochent à la France et à la Grande-Bretagne de donner refuge aux guérilleros chinois, de maintenir leur neutralité, de refuser de donner valeur légale à la nouvelle monnaie « fédérale » chinoise et de ne pas permettre la sortie des stocks d’argent. Les Français et les Britanniques opposent au blocus une résistance passive, jusqu’à la capitulation des autorités de la concession britannique le 11 août. Cette capitulation ouvre la voie à une collaboration franco-japonaise négociée à Tôkyô en juillet 1940 avec les nouvelles autorités pétainistes de la concession française.

 13 juin 1944 : fin de la bataille de Bloody Gulch (Normandie).  La Easy compagny de la 101e Airborne Division livre un combat au corps à corps contre des éléments de la 17e Panzergrenadier Division ainsi que des parachutistes allemands dans le manoir de Donville. La bâtisse devenue poste de commandement avancé est prise avec 12 tonnes de matériel divers. Le film Il faut sauver le Soldat Ryan retrace durant quelques minutes ces combats.

 




Chronique historique : 12 juin

12062018

12 juin 1248 : Louis IX part en croisade (Paris). Le futur Saint Louis quitte Paris pour le port d’Aigues-Mortes et entame les 6 années qu’il va passer en Égypte et en Terre Sainte. Cette croisade est connue pour la défaite de la Mansourah où il est fait prisonnier par les Mamelouks (1250). Libéré, il utilise les 4 années suivantes à mettre en ordre le royaume chrétien d’Orient. Pendant ce temps, la mère de Louis IX assure jusqu’à sa mort la régence du royaume de France.  

 12 juin 1783 : début de la 3e bataille de Gondelour (Inde). Le maréchal de camp Pâtissier de Bussy- Castelnau contient avec ses 5000 hommes l’attaque de l’armée du général James Stuart (18 000 hommes) contre le port de Gondelour. Les renforts par bateaux qu’escompte Stuart seront empêchés par l’un des plus beaux combats navals du Bailli de Suffren le 20 juin. Ce n’est que le 23 juin qu’est connue la signature de la paix (9 février 1783) entre France et Angleterre dans le cadre de la guerre d’indépendance des États-Unis.

 12 juin 1795 (24 prairial an III) : acte de décès de Louis XVII.  Rédaction, à l’état civil de Paris, de l’acte de décès de Louis XVII, mort en captivité, le 8 juin, à la prison du Temple où, depuis août 1792, il était enfermé avec ses parents, sa tante et sa sœur aînée Marie-Thérèse. L’original de cet acte de décès a disparu dans les incendies de la Commune de 1871, mais l’acte avait été recopié par des archivistes et un exemplaire se trouve aux Archives nationales. Né dix ans plus tôt, Louis-Charles de France, fils cadet de Louis XVI et Marie-Antoinette, était devenu l’héritier du trône à la mort de son frère aîné, le 4 juin 1789. Dès 1795, des rumeurs courent : le dauphin, remplacé dans sa geôle par un autre garçon, aurait été libéré du Temple. Les « faux dauphins » commenceront alors à apparaître, réunissant un nombre variable de partisans autour de leurs prétentions. L’authentification ADN du cœur momifié de Louis XVII, dans les années 2000, met fin aux rumeurs.

Depuis le 8 juin 2004, l’urne funéraire contenant ce cœur a rejoint la chapelle des Bourbons dans la basilique de Saint-Denis.

 12 juin 1798 : Bonaparte prend Malte. Dans la plus grande discrétion, Bonaparte, en route vers l’Égypte, aborde Malte avec ses 35 000 hommes (330 navires). En quelques jours, il dote l’île d’institutions républicaines durables.

 12 juin 1808 : combat de Cabezon (Espagne). Au début du conflit espagnol, le général Lassale écrase une armée hétéroclite de 7000 hommes, en une seule charge de cavalerie appuyée par la division du général Merle. Il entre dans Valladolid le même jour.

 12 juin 1916 : la tranchée des baïonnettes (Verdun – ferme de Thiaumont). Les fusils de soldats des 3e et 4e compagnies du 137e RI sont retrouvés dépassant d’une tranchée ensevelie sous la terre. On pense tout d’abord à l’effet d’un bombardement ayant enterré vivants les soldats du 137e RI – et c’est cette thèse qui provoque la constitution du monument toujours visible – puis, on admet que cela peut correspondre à une sépulture d’urgence pratiquée par des camarades survivants afin d’éviter les épidémies tout en permettant à la relève de retrouver ultérieurement les restes.

 12 juin 1943 : arrestation du général Frère (Royat). Prestigieux chef militaire, le général Frère commande la VIIe armée lors de la campagne de 1940 et parvient à se replier en bon ordre sans se faire encercler. Gouverneur militaire de Lyon avant d’être mis en retraite, il dirige l’ORA (Organisation de résistance de l’armée). Il est arrêté par la Gestapo avec son épouse et sont tous les deux déportés en camp de concentration. Son épouse survit à Ravensbrück mais lui meurt au Struthof (13 juin 1944). Le général Frère a donné son nom à une promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (1948-1950) et a marqué plus d’une génération de soldats ne serait-ce qu’à travers sa devise : « J’obéis d’amitié ».

 12 juin1944 : la première fusée V1 tombe sur Londres. La première fusée Vergeltungswaffe 1 (arme de représailles), passée à l’histoire comme V1, est lancée par les Allemands dans la nuit du 12 au 13 juin. La V1 est l’ancêtre des missiles de croisière. L’impact de cette arme est surtout psychologique, obligeant les Alliés à détourner des moyens aériens et de DCA pour protéger les ciels britanniques et ouest-européens.

 12 juin 1993 : début de la bataille de Mogadiscio (Somalie).  À la tête d’un groupement tactique français (dans le cadre de la mission Oryx), le colonel de Saqui de Sannes commence à rétablir la situation dans Mogadiscio où 3 journalistes internationaux sont tués et viennent s’ajouter aux 24 soldats pakistanais tombés dans une embuscade tendue par les hommes du général Aydid quelques jours plus tôt (5 juin). Saqui de Sannes maîtrise la situation en ne déplorant que 3 blessés parmi ses hommes. En octobre, soit 5 mois plus tard, au même endroit et dans les mêmes conditions, le général américain Garrison, commandant la Task force Rangers déplorera 20 morts et 80 blessés. Dans les deux cas, le bilan adverse est inconnu mais supposé important. Pour poursuivre la comparaison des méthodes française et américaine, lire l’article du colonel Goya, Mogadiscio 1993 – l’Oryx et le faucon noir, sur le blog La voie de l’épée.

 12 juin 1998 : disparition en mer d’Eric Tabarly (Mer d’Irlande). Dans la nuit du 12 au 13 juin, Tabarly tombe à la mer. Tabarly fut officier marinier pilote de l’aéronautique navale pendant 6 ans (dont 2 en Indochine pendant la guerre) puis officier de marine (ancien de l’École des officiers de marine, et donc de l’École navale), et, en tant que tel breveté fusilier marin et certifié commando. Il a commandé un engin de débarquement d’infanterie et de chars (EDIC). Il a quitté la marine avec le grade de capitaine de frégate, atteint par la limite d’âge, et fut promu capitaine de vaisseau au titre de la réserve.

 12 juin 1999 : entrée de la KFOR au Kosovo. La brigade du général Cuche pénètre au Kosovo depuis la Macédoine (Kumanovo) en application de la résolution 1244 de l’ONU.

 




Chronique historique : 11 juin

12062018

11 juin 1430 : bataille d’Anthon.

Les Bourguignons (4000 soldats) alliés au duc de Savoie Amédée VIII s’infiltrent en Dauphiné pour l’arracher au royaume de France. Le gouverneur Raoul de Gaucourt, renseigné sur la progression et le nombre de l’ennemi sait qu’il permettra la survie de ses 1600 hommes s’il attaque par surprise et de manière non conventionnelle. Les Bourguignons marchant sur le château de Colombier doivent traverser le Bois des Franchises sur un axe étroit ne permettant aucun déploiement de leurs cavaliers : c’est là que Gaucourt dispose en embuscade ses archers et bombardes (venues de Crémieux). Insuffisamment renseignés et trop sûr de leurs forces, les Bourguignons négligent de reconnaître l’axe de progression. Ils tombent dans une série d’embuscades tout le long du chemin et se font décimer. Les troupes dauphinoises accentuent la panique des Bourguignons en faisant croire à une supériorité numérique écrasante (hurlements dans les bois). Le Dauphiné reste au Royaume de France.

 11 juin 1837 : inauguration de la galerie des batailles (Château de Versailles).

Le roi Louis-Philippe inaugure la galerie qui regroupe parmi les plus belles toiles représentant les grandes batailles françaises, de Tolbiac (496) à Wagram (1809).

 11 juin 1885 : mort de l’amiral Courbet (à bord du Bayard au large de l’actuelle Taiwan).

Polytechnicien et amiral commandant l’escadre d’Extrême-Orient.

 11 juin 1931 : Pierre Benoit, immortel.

L’auteur de Koenigsmark, l’Atlantide, la châtelaine du Liban, …, la sainte Vehme, est élu à l’Académie française.  Le général Maxime Weygand est lui aussi élu le même jour.

 11 juin 1942 : sortie de vive force de Bir Hakeim (Libye).

Du 27 mai au 10 juin, la brigade du général Koenig (3600 hommes) résiste aux assauts et aux bombardements de Rommel et permet ainsi aux Britanniques de la 8e armée d’achever leur repli et de se reconditionner en Égypte.

En s’obstinant à prendre Bir Hakeim qui n’a pourtant pas de caractère stratégique particulier, Rommel perd un temps précieux et surtout commet l’erreur de mettre en évidence la valeur au combat des Français libres. Dans la nuit du 10 au 11 juin, la brigade française démine un couloir de 40 mètres de large dans le périmètre défensif et commence son évacuation du camp retranché. Les Allemands détectent très vite la sortie et déclenchent un déluge de feu qui ne parvient cependant pas à arrêter la sortie. La bataille donne lieu à d’innombrables actes de courage. 2100 soldats gagnent les lignes britanniques distantes de 7 km. Le retentissement de ce fait d’armes est international et salué par toutes les radios alliées qui focalisent depuis deux semaines sur la résistance française inattendue à Bir Hakeim.

Le général de Gaulle envoie immédiatement un message de félicitations à Koenig.

 11 juin 1948 : résolution Vandenberg (États-Unis – Washington).

Le sénat américain en votant cette résolution permet aux États-Unis d’intégrer l’alliance des États signataires du Traité de Bruxelles et donne un coup d’accélérateur décisif à la future OTAN. Le traité de l’Atlantique Nord sera signé moins d’un an plus tard (4 avril 1949).

 







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