Chronique historique : 18 novembre

18 11 2019

18 novembre 1645 : prise de Trèves par Turenne (Allemagne).
Après un raid de cavalerie de 170 Kilomètres effectué par grand froid, Turenne met le siège devant Trèves et surprend à la fois la garnison de la ville et l’armée de secours envoyée par les Impériaux. Il chasse ces derniers et se fait ouvrir les portes de la place. Turenne permet ainsi à l’électeur de Bavière de revenir sur ses terres après en avoir été chassé dix ans plus tôt par les Impériaux.

18 novembre 1803 : bataille du fort de Vertières (Saint Domingue, actuelle Haïti).
Le général Rochambeau, envoyé (avec le général Leclerc) en 1801 à Saint Domingue par Napoléon pour reprendre le contrôle de l’île, échoue face à la détermination des esclaves révoltés. François Capois et Jean-Jacques Dessalines, généraux de l’armée rebelle haïtienne, prennent d’assaut le fort dans lequel s’est retranché Rochambeau et ses 2000 hommes. Les combats sont extrêmement meurtriers des deux côtés. L’héroïsme de Capois force l’admiration de Rochambeau qui lui offre un cheval au cours des combats. Les survivants Français capitulent et selon l’accord conclu avec les Haïtiens, disposent de 10 jours pour quitter l’île qui proclame son indépendance le 1er janvier 1804.

18 novembre 1839 : Djihâd contre la France (Algérie).
Abdelkader reprend le combat et appelle au Djihad contre la France parce que les troupes du Duc d’Orléans (fils de Louis-Philippe) ont traversé ses terres en apparente violation du traité de Tafna (1837). Jusqu’en 1847, date de sa reddition, Abdelkader affronte les Français dans de rudes combats (Mitidja, Smala, Sidi Brahim, Isly) et acquiert la stature d’un chef à la fois militaire, politique et religieux. Respecté par les généraux Bugeaud et Lamoricière et plus encore par Napoléon III, il deviendra un allié de la France durant son exil à Damas et protègera même la communauté chrétienne maronite (juillet 1860) lors de l’insurrection des druzes.

18 novembre 1914 : les Allemands sont radiés de la Légion d’honneur.
Par décret présidentiel, les Allemands ayant reçu la Légion d’honneur sont radiés de l’ordre

18 novembre 1916 : fin de la bataille de la Somme.
Trois mois et demi après son déclenchement le 1er juillet, la tentative de rupture du front dans la Somme est arrêtée, en raison des faibles gains territoriaux obtenus par rapport aux pertes subies. La totalité du terrain conquis sera d’ailleurs perdue en trois jours lors de l’offensive allemande du printemps 1918. Les britanniques ont perdu près de 400 000 hommes, tous volontaires et recrutés dans les Pals battalions (les »bataillons de copains», formés à partir de l’élan populaire créé par la propagande associée au comportement des Allemands en Belgique, sous le parrainage de Lord Kitchener), ce qui fait une moyenne de pertes deux fois supérieure à celle des troupes françaises à Verdun ! Les Français, agissant au sud de la Somme, ont perdu près de 200 000 poilus.

18 novembre 1929 : lancement du sous-marin Surcouf (Cherbourg).
Sous-marin de grande croisière de 3300 tonnes, le plus gros jamais construit à son époque, armé de 2 canons de 203 mm (identiques à ceux des croiseurs de 10 000 tonnes), emportant 126 membres d’équipage et même un hydravion biplaces, il possède, alors, la plus grande autonomie et le plus grand rayon d’action. Il est armé définitivement le 31 décembre 1931. En réparation à l’arsenal de Brest lorsque les Allemands envahissent la ville le 18 juin 1940, le Surcouf s’échappe in extremis et gagne Plymouth sous les ordres du commandant Martin. Quelques jours plus tard, le 3 juillet 1940, lors de l’opération Catapult (Mers el Kébir), les Britanniques le saisissent par surprise provoquant une fusillade à bord qui coûte la vie à 1 officier français et 3 britanniques. Il est ensuite intégré aux Forces navales françaises libres. Il disparait corps et biens dans la nuit du 18 au 19 février 1942, heurté accidentellement par le cargo marchand américain SS Thomson Lykes en mer des Caraïbes alors qu’il se dirige vers Panama. Selon Claude Huan dans les sous-marins de 1914 à 1945 c’est une attaque aérienne américaine par méprise qui serait la cause de la disparition du bâtiment.
Il venait de participer avec 3 corvettes FNFL, à la prise de Saint Pierre et Miquelon : symbolique importante pour la France libre mais aux conséquences funestes sur la relation entre Roosevelt et De Gaulle. Il était alors commandé par le capitaine de frégate Georges Louis Nicolas Blaison (natif de Lapalisse dans l’Allier), qui a donné son nom à l’aviso éponyme, actuellement en service


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