Chronique historique : 28 juin

28062019

28 juin 1389 : bataille de Kosovo Polje (Kosovo).
La bataille a eu lieu le 15 juin dans le calendrier justinien, le 28 juin dans le calendrier Grégorien. Les Serbes sont vaincus par les Ottomans lors de la bataille du Champs des Merles. Les deux chefs de guerre, le prince Lazare de Raska et le sultan Murad Ier, trouvent la mort dans l’affrontement. Les janissaires turcs, troupes d’élite formées d’enfants enlevés aux peuples vaincus et élevés dans le métier des armes, ont écrasé leurs adversaires. La Serbie devient vassale de l’Empire ottoman.

28 juin 1675 : attaque de la forteresse de Reggio (Italie – Calabre).
Les vaisseaux Téméraire et Sirène commandés par les capitaines de Lhéry et Tourville attaquent Reggio occupée par les Espagnols. À l’aide d’un brûlot et grâce à un vent favorable, ils détruisent quatorze navires dans le port. Le feu se communique à une poudrière qui explose et détruit une partie des fortifications. La bataille s’inscrit dans la guerre de Hollande (1672-1678) que Louis XIV remportera contre le Saint Empire et l’Espagne.

28 juin 1811 : prise de Tarragone (Espagne).
Le général Suchet réduit les dernières résistances espagnoles de la ville, après un assaut de près de 20 jours qui coûte aux Français plus de 1 200 morts et 3 000 blessés.

28 juin 1835 : bataille de la Macta (Algérie).
Afin de protéger deux tribus qui refusent la domination d’Abd el Kader, le général Trézel et 2 500 hommes marchent vers Mascara, la capitale de l’émir. Ils sont attaqués dans les marais puis dans le défilé de la Macta par environ 10 000 hommes. À la suite de cette défaite qui coute 300 hommes aux Français (et 2 000 à Abd el Kader), le général Trézel est remplacé par le général d’Arlanges. Clauzel en devenant Gouverneur général de l’Algérie reprend l’action contre Abd el-Kader. Le général Trézel assume la responsabilité de cette défaite. Il a donné son nom à une petite ville de l’Oranais créée en 1894.

28 juin 1908 : tentative d’attentat de Hà Nội (Tonkin).
Les indépendantistes vietnamiens s’engagent dans la voie du terrorisme avec la tentative d’empoisonnement de la garnison française de la ville de Hà Nội. L’affaire fut jugée rapidement et avec sévérité (trois sous-officiers annamites sont condamnés à mort).

28 juin 1914 : attentat de Sarajevo (actuelle Bosnie-Herzégovine).
L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’empire austro-hongrois par Gavrilo Princip, provoque l’étincelle qui va déclencher la Première Guerre mondiale. Le matin même vers 10h15, l’archiduc et son épouse viennent d’échapper à un attentat à la bombe artisanale perpétré par un jeune typographe de 21 ans, nommé Cabrinovitch. François-Ferdinand se rend malgré tout à l’Hôtel de ville pour une réception en son honneur puis à l’issue décide d’aller réconforter les blessés de la première tentative d’assassinat. Le chauffeur de tête du cortège officiel n’ayant pas été prévenu de ce changement dans le programme, conserve l’itinéraire initial, que les 6 terroristes serbes postés en différents endroits sur le trajet ont pu étudier (grâce au journal !).

28 juin 1919 : traité de Versailles.
Cinq ans après l’attentat de Sarajevo, jour pour jour, les Alliés remodèlent la carte de l’Europe et imposent une paix que l’Allemagne vaincue considèrera comme un diktat. La signature a lieu dans cette même galerie des glaces du château de Versailles qui avait vu en 1871 le couronnement de l’empereur Guillaume Ier.

28 juin 1940 : naissance de la « France Libre ».
Le général de Gaulle est reconnu « Chef des Français Libres » par le gouvernement Britannique.

28 juin 1944 : élimination du ministre milicien Philippe Henriot 
« Secrétaire d’État à l’information et à la Propagande depuis janvier 1944, Philippe Henriot s’exprime  deux fois par jour sur « Radio-Paris ». Orateur et polémiste dont les joutes verbales avec radio-Londres sont écoutées par une grande partie des Français, y compris dans les milieux résistants, son éloquence et son pouvoir de propagande sont tels que le GPRF d’Alger le condamne à mort. Un commando, Charles Gonard (1921-2016) alias Morlot dans la Résistance, l’élimine dans sa chambre au siège du ministère. Un catafalque est dressé Place de l’hôtel de ville et la dépouille reçoit l’hommage de nombreux parisiens jusqu’au 2 juillet, date des obsèques. Les Allemands organisent une sanglante répression ». COL Pierre M-J.

28 juin 1989 : Milosevic annonce la reconquête du Kosovo.
À l’occasion de la commémoration du 600e anniversaire de la bataille du champ des merles, le président de la République de Serbie, Slobodan Milosevic, prononce un discours devant un million de Serbes, venus de toute la Serbie sur les lieux mêmes de la bataille à Kosovo Polje.
La foule est galvanisée par la reconquête de la province autonome (alors peuplée majoritairement d’albanophones) qu’évoque le leader serbe.




Chronique historique : 27 juin

27062019

27 juin 992 : bataille de Conquereuil (près de Nantes).

La Bretagne est un enjeu permanent pour le roi de France qui, par l’intermédiaire des comtes d’Anjou, cherche à s’en emparer. Le Breton Conan 1er prétendant dominer toute la Bretagne prépare un piège à l’approche des 3000 hommes du comte d’Anjou, Foulque Nerra. Il dissimule sous des fougères un long fossé derrière lequel ses troupes se replient. Elles défient les angevins qui, ne se doutant de rien tombent dans le piège et voient leur première ligne massacrée. Foulque Nerra ordonne la retraite. Les Bretons les poursuivent et s’apprêtent à remporter une belle victoire sur l’envahisseur lorsque Conan est tué. Selon les sources, le chef breton, soit à cause de la chaleur, soit par excès de confiance, quitte son armure et se fait tuer par des Angevins restés cachés suite à l’attaque angevine. La mort de Conan provoque un tel choc psychologique sur les Bretons qu’ils cessent leur poursuite et, démoralisés, perdent la bataille à l’issue de la contre-attaque de Foulque Nerra.

 27 juin 1693 : bataille de Lagos (au large du Portugal – Algarve)..

« Tourville reçoit mission d’intercepter le convoi de plusieurs centaines de bateaux qui transportent, une fois par an, de riches cargaisons de toute l’Europe du Nord depuis l’Angleterre vers Smyrne. L’amiral britannique Rooke, chargé de sa protection, n’a pas connaissance de la position de Tourville qui l’attend en baie de Lagos avec près de 100 navires. L’attaque puis la poursuite de la flotte éparpillée en Atlantique et en Méditerranée permettent la capture de plusieurs vaisseaux de ligne et la saisie, ou la perte, de 90 navires marchands. Le désastre financier qui s’ensuit provoque de nombreuses faillites à Londres ».

 27 juin 1743 : bataille de Dettingen (Bavière).

Lors de la guerre de succession d’Autriche, le combat bien engagé en Bavière contre Georges II d’Angleterre par le duc de Noailles tourne en sa défaveur, en raison de l’attaque prématurée du duc de Gramont, son neveu, commandant les Gardes françaises. Avec des pertes très supérieures, les troupes anglaises de Lords Stairs sont surprises de rester maîtresses du champ de bataille.

 27 juin 1858 : traité de Tien Sin (Chine).

Entraînée dans la 2e guerre de l’opium par la Grande Bretagne, la France signe le traité qui, après la prise des forts qui commandent l’embouchure du fleuve Bei He,  impose à la Chine l’établissement de concessions en différents lieux et l’ouverture au commerce. Mais l’empereur Xian Feng tient le traité pour lettre morte.

Un an plus tard, une force franco-britannique est repoussée à l’embouchure du Bai He, ouvrant les hostilités de la 3e guerre de l’opium qui se soldera par la prise du palais d’été à Pékin.

 27 juin 1917 : création du Royal Tanks Corps (Grande-Bretagne).  

Auparavant Heavy Branch Machine Gun Corps.  Cette nouvelle appellation consacre le terme de tank dans la sémantique militaire britannique. 

 27 juin 1977 : proclamation d’indépendance de Djibouti.

 27 juin 1991 : début de la guerre en Ex-Yougoslavie.

Unilatéralement, la Slovénie a déclaré son indépendance deux jours plus tôt. Les forces fédérales yougoslaves répliquent en attaquant les casernes des mutins, principalement issus de la Force Territoriale. Cette dernière résiste et pousse à la désertion les Slovènes servant dans l’armée fédérale. Les Fédéraux (en majorité serbes) se retirent dix jours plus tard de Slovénie sans intensifier les combats qui au final sont peu meurtriers. La grande homogénéité ethnique de la population slovène explique en grande partie pourquoi le conflit a été bref dans cette ancienne province yougoslave et n’a pas suscité le terrible acharnement qui aura lieu plus tard dans les Krajina (Croatie), en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo.




chronique historique : 26 juin

26062019

26 juin 1683 : bombardement d’Alger.

Louis XIV ordonne à l’amiral Duquesne de bombarder le port d’Alger (à 2 reprises) afin de délivrer un message clair au Dey Hassan qui soutient la piraterie maritime en Méditerranée. Les puissances européennes, en conflit sur le continent, n’ont pas beaucoup de moyens à consacrer au contrôle de la Méditerranée si bien que les actes de piraterie finissent par coûter cher en hommes, navires et marchandises. Les Anglais bombardent Tripoli en 1675 incitant les pirates et corsaires à privilégier les cibles françaises.

En 1682, un navire français de la royale est capturé et son équipage vendu comme esclave. Le bombardement du port par Duquesne et ses galiotes à bombes (mortiers) permet de libérer des esclaves et d’entamer des pourparlers qui provoquent malheureusement une révolution de palais, laquelle ordonne… la reprise de la piraterie et l’exécution du consul français à Alger, le père Jean Le Vacher. Celui-ci est attaché devant la bouche du canon Baba-Merzoug qui le pulvérise. 16 autres français sont ainsi exécutés.

Le canon Baba-Merzoug ou la Consulaire est exposé depuis 1833 à l’arsenal de Brest. Une référence et un plaisir : Jacques Heers, Les Barbaresques, la course et la guerre en Méditerranée XIVe – XVIe siècle. Et pour une vision décalée mais restant intéressante : Peter Lamborn, Utopies pirates, Corsaires, maures et renegados.

 26 juin 1745 : prise de Cap Breton (actuel Canada).

L’île royale ou du Cap Breton est française depuis sa prise de possession par Jacques Cartier en 1534. Située à l’embouchure du Saint Laurent, dans des eaux poissonneuses et près de la Nouvelle Angleterre, l’île a une position stratégique qu’envient les Anglais. Après un siège de 6 semaines, Louisbourg, principal port de l’île, se rend aux Anglais.

 26 juin 1794 : bataille de Fleurus (Belgique actuelle).

Les Français battent les coalisés. Le 8 messidor an II, sur ce même champ de bataille de Fleurus, près de Charleroi, où, le duc de Luxembourg a écrasé les Hollandais le 1er juillet 1690, l’armée de Sambre et Meuse commandée par Jourdan résiste aux assauts des coalisés (Autriche, Angleterre, Hanovre) commandés par le prince de Saxe-Cobourg. La bataille a lieu toute la journée sous un soleil brûlant, et, par endroits, au milieu de véritables incendies, les moissons ayant pris feu. Après plusieurs assauts frontaux infructueux, les coalisés laissent à Jourdan le champ de bataille, qui a bénéficié des informations transmises grâce aux observations du capitaine Coutelle, embarqué à bord d’un ballon captif. L’armée française, à bout de forces et de munitions n’engage pas la poursuite. Le lendemain, les coalisés abandonnent la Belgique et battent en retraite. Les Autrichiens perdent définitivement le contrôle de cette région. Le corps expéditionnaire anglais est rembarqué.

 26 juin 1889 : création du poste de Bangui (actuelle Rep. Centrafricaine).

Avec 22 tirailleurs, Albert Dolisie, lieutenant-gouverneur du Congo fonde un poste qui va devenir la capitale de la Centrafrique.

 26 juin 1918 : fin des combats du Bois Belleau (Aisne).

La 4e brigade de Marines (2e US infantry division) a pris le Bois de Belleau après presque un mois de combats très meurtriers. C’est le combat fondateur du corps des US Marines, toujours célébré aujourd’hui.

 26 juin 1944 : libération de Cherbourg.

 26 juin 1945 : signature de la charte des Nations unies (États-Unis – San Francisco)

 26 juin 1948 : début du pont aérien (Berlin).

Les Soviétiques interdisent la libre circulation des biens et des marchandises entre les zones d’occupation alliées et Berlin pour sanctionner leur refus de se plier au régime d’occupation que Staline impose progressivement en Europe de l’Est. Les États-Unis déclenchent alors un gigantesque pont aérien qui va durer près d’un an et permettre à la partie Ouest de Berlin de survivre. Plus de 275 000 vols acheminent environ 2,5 millions de tonnes de marchandises  pendant le blocus de Berlin et évitent ainsi que les alliés de la veille ne s’affrontent directement. 15 ans plus tard, jour pour jour, le président Kennedy en visite commémorative à Berlin lance son fameux « Ich bin ein Berliner ».

 26 juin 1980 : Valéry Giscard d’Estaing annonce le développement de la bombe N.

Lors d’une conférence de presse le président Valéry Giscard d’Estaing rappelle qu’il a lancé en 1976 l’étude de faisabilité de la bombe à neutrons et qu’il engage maintenant le processus de développement après la réussite des essais. La bombe N entrait dans la panoplie des armes tactiques puis préstratégiques. L’annonce de VGE coïncide avec la décision de créer un lanceur stratégique mobile (système Hadès) qui viendrait remplacer le système Pluton.




Chronique historique : 25 juin

25062019

25 juin 841 : bataille de Fontenoy-en-Puisaye (actuel département de l’Yonne).

La bataille oppose les trois fils survivants de l’empereur Louis dit le Pieux ou le Débonnaire, lui-même fils de Charlemagne. Les prétentions hégémoniques de Lothaire, fils aîné de l’empereur, dressent contre lui son frère Louis le Germanique, roi de Francie orientale (Germanie), et son demi-frère Charles le Chauve, roi de Francie occidentale (France), tous deux soucieux de garantir l’indépendance de leurs royaumes. La bataille frappe les chroniqueurs contemporains part l’importance des effectifs engagés (plus d’une dizaine de « nations » y participent) et l’ampleur des pertes : les chroniques mentionnant de 40 000 à 100 000 morts. Ces chiffres sont invérifiables, comme souvent pour la période médiévale, et ne doivent pas être pris pour argent comptant mais soulignent l’importance inhabituelle des forces en présence. Mêlée acharnée et longtemps indécise, la bataille de Fontenoy-en-Puisaye se solde par la défaite de « l’empereur » Lothaire.

La véritable importance de ce conflit oublié est ailleurs : d’une part il scelle en effet l’alliance de Charles le Chauve et Louis le Germanique et d’autre part, il met un terme aux prétentions impériales de Lothaire et ouvre la voie au traité de Verdun (843), décisif pour le millénaire suivant de l’histoire occidentale. Il marque aussi la disparition de l’empire de Charlemagne et est l’acte fondateur du royaume de Francie puis de France.

 25 juin 1218 : mort de Simon de Montfort (Toulouse). Durant la croisade contre les Albigeois (1209-1229) et alors qu’il fait le siège de Toulouse pour la deuxième fois, il est tué par une pierre que la légende dit tirée par une toulousaine.

 25 juin 1673 : mort de d’Artagnan (Maastricht).

L’ironie de l’Histoire veut que d’Artagnan meure sous les ordres de Vauban et en présence du roi Louis XIV. Le mousquetaire est d’un courage légendaire frisant la témérité alors que Vauban est un maître de guerre raisonnable qui inaugure à Maastricht ses techniques de siège qui durant des années économiseront la vie des hommes. Charles de Batz Castelmore, comte d’Artagnan, mousquetaire de grande valeur, sert sous Mazarin avec une grande loyauté puis devient l’un des hommes de confiance du Roi-Soleil. Les circonstances de sa mort sont incertaines : il meurt en recevant une balle de mousquet lors d’une contre-attaque à laquelle il ne peut s’empêcher de participer. Quatre de ses mousquetaires se font tuer en allant chercher son corps tombé côté hollandais.  

Le comte de d’Artagnan est passé à la postérité grâce aux romans d’Alexandre Dumas :  les trois mousquetaires ,  Vingt ans après et Le vicomte de Bragelonne, lesquels donnent une vision très romanesque de sa vie.

 25 juin 1795 : fondation du Bureau des longitudes (Paris). « La détermination précise de la longitude en haute mer restant encore à cette époque une difficulté pour les marins, la Convention crée ce Bureau pour « faire fleurir notre marine » et reprendre la maîtrise des mers à la Grande-Bretagne. Le Bureau est tout particulièrement chargé de l’étude de la mécanique céleste et du problème de détermination du temps. Institut scientifique à visée pratique, il est chargé de la tenue et de la publication des tables astronomiques, de la Connaissance des temps (créée en 1679), de l’Annuaire (le calendrier officiel de la France) et des Éphémérides nautiques ».

 25 juin 1804 : exécution de Cadoudal (Paris).

S’il l’avait voulu, il serait devenu l’un des généraux de Napoléon puisque ce dernier lui propose sa grâce. Mais fidèle à l’idéal qui l’a amené à combattre les révolutionnaires durant les guerres de Vendée, il préfère être exécuté.

 25 juin 1876 : bataille de Little Big Horn (États-Unis – Montana).

Le lieutenant-colonel George Armstrong Custer (général à titre provisoire à la fin de la guerre de Sécession) commandant le 7e régiment de cavalerie, fractionne son unité en 3 colonnes et tombe, avec celle qu’il commande (212 hommes), dans une embuscade tendue par 2500 guerriers sioux aux ordres du chef Sitting Bull. Tous les cavaliers de son détachement seront massacrés par les Indiens près de la rivière Little Big Horn, dans le Montana. Seul Custer ne fut pas scalpé…

De récentes études ont accrédité la thèse de l’incompétence de ses principaux subordonnés comme étant à l’origine de cette défaite.

 25 juin 1894 : assassinat de Sadi Carnot (Lyon).

Déjà victime de 2 tentatives d’assassinat, le 5e président de la IIIe République est poignardé par l’anarchiste Casério. Polytechnicien et descendant de Lazard Carnot, son mandat présidentiel s’inscrit dans une période de fortes turbulences politiques (affaire de Panama, crise boulangiste, anarchisme).

 25 juin 1917 : prise de la caverne du Dragon (sous le Chemin des Dames).

Les galeries de la carrière dans lesquelles les Allemands sont installés depuis janvier 1915 sont parfaitement aménagées pour durer et permettent surtout grâce à leurs 7 entrées des prises à revers en fonction de la position de la ligne de front. Le 152e RI et le 334e RI, en isolant toutes les entrées du secteur allemand, prennent au piège les défenseurs de la caverne. Environ 340 Allemands se rendent.

 25 juin 1940 : application du cessez-le-feu en France.

Les Italiens, au dernier jour des combats avant l’entrée en vigueur de l’armistice, occupent la Haute Maurienne en Savoie, de Termignon à Bessans. Les troupes du parti fasciste ont réussi à s’infiltrer par les cols d’altitude mais sans avoir réduit les forts des Revets et de la Petite Turra qui barrent encore l’accès à la route du Mont Cenis. Partout ailleurs sur le front, les Italiens ont été arrêtés sur la ligne des avants postes ou des ouvrages Maginot.

 25 juin 1942 : Eisenhower nommé chef en Europe.

Le département de la guerre américain officialise la mise en place d’un théâtre d’opérations pour l’Europe ayant son QG à Londres et nomme le général D. D. Eisenhower, chef des forces terrestres alliées en Europe.

25 juin 1950 : début de la guerre de Corée.

À 4 heures du matin, les avant-gardes de l’armée nord-coréenne, forte de 120 000 hommes, franchissent la ligne de démarcation du 38e parallèle qui sépare leur État, sous gouvernement communiste, de la Corée du Sud, sous régime pro-occidental. Moins nombreux, mal instruits, mal armés et peu motivés, les soldats sud-coréens lâchent bientôt pied. Quelques heures après, le président américain Harry Truman saisit l’ONU et obtient du Conseil de sécurité, en l’absence du représentant soviétique depuis le mois de janvier précédent, un accord pour assurer la paix dans la région et rétablir la Corée du Sud dans ses droits, par l’envoi d’une force militaire internationale commandée, à partir du 7 juillet, par le général Mac Arthur.

Lire La guerre de Corée du CDT Ivan Cadeau.

25 juin 1953 : réception officielle à l’Académie française du maréchal Alphonse Juin (1888-1967).

Parmi ses ouvrages, Trois siècles d’obéissance militaire. Sur un total de 728 « immortels », on compte une vingtaine de militaires élus en tant que militaires. Les derniers militaires élus sont Pierre Loti (1891), Albert de Mun (1897), Louis-Hubert Lyautey (1912), Joseph Joffre (1918), Ferdinand Foch (1918), Maurice de Broglie (1934), Philippe Pétain (1929), Maxime Weygand (1931), Louis Franchet d’Esperey (1934), Lucien Lacaze (1936), et enfin Alphonse Juin (1952).

 25 juin 1991 : explosion de la République fédérative socialiste de Yougoslavie (ex-Yougoslavie).

Les provinces croate et slovène proclament leur indépendance entraînant de facto la fin de la République socialiste fédérative de Yougoslavie et le début de la dernière guerre des Balkans.




Chronique historique : 24 juin

24062019

24 juin 1340 : bataille navale de l’Ecluse (Mer du Nord).

La flotte du roi de France Philippe VI est anéantie par celle du roi d’Angleterre Edouard III dans l’estuaire qui mène à Bruges. Les Français ont attaché leurs bateaux pour barrer l’estuaire et empêcher les Anglais de gagner Bruges et ne peuvent donc pas manœuvrer alors que leurs équipages génois sont particulièrement aguerris et pourraient rivaliser avec l’ennemi.  Les archers gallois enflamment à distance la flotte française qui se débande. La suprématie maritime anglaise est dès lors acquise pour de nombreuses années.

 24 juin 1812 : début de la campagne de Russie.

La grande armée franchit le Niémen.

 24 juin 1859 : victoire de Solferino (Italie du Nord).

Napoléon III allié à l’armée sarde bat l’armée autrichienne de l’empereur François-Joseph. Henri Dunant, un civil en voyage d’affaires près de Solferino est traumatisé par les combats et le sort des blessés. Son action, dès cette date, en faveur d’un soutien sanitaire aux blessés mènera à la création de la Croix Rouge. Solferino fut cependant proportionnellement moins mortelle que beaucoup d’autres batailles (12,5% contre 20 à 30 % lors des batailles de Napoléon 1er) puisque 40 000 soldats décédèrent sur les 330 000 engagés. Si les proportions indiquent une mortalité « relativement faible », les chiffres absolus impressionnent : C’est en effet la première fois depuis Leipzig (1813) qu’une bataille rassemble autant d’hommes. A noter que le chemin de fer est utilisé (par les Français) afin de transporter les troupes.

Voir l’excellent ouvrage d’Hervé Drévillon Batailles à ce sujet.

 24 juin 1922 : assassinat de Walter Rathenau (Berlin).

Ministre allemand des affaires étrangères, Rathenau est tué par la société secrète d’extrême-droite, Consul, parce qu’il symbolise l’ennemi intérieur pour une frange de la population allemande victime de la crise économique et du ressentiment patriotique du à la défaite. Riche car à la tête d’un empire industriel (AEG) qui prend modèle sur le capitalisme américain et brillant car il entretient des liens étroits avec les principaux intellectuels allemands de l’époque, Rathenau est d’origine juive et se sent parfaitement allemand au point d’avoir été un des principaux soutiens du 2ème Reich durant la Première Guerre Mondiale. Son assassinat est considéré comme l’une des prémices de l’affrontement des républicains (République de Weimar) et des nazis allemands. Cependant, comme souvent, un tel raccourci est inexact : Ernst von Salomon, membre des corps francs et écrivain de talent est complice de l’assassinat mais ne prendra jamais sa carte du parti nazi. « Il était commerçant et voulait sentir en artiste, il possédait des millions et jouait avec des idées socialistes, il était très juif d’esprit et coquetait avec le Christ. Il pensait en internationaliste et divinisait le prussianisme, il rêvait une démocratie populaire et il se sentait toujours très honoré d’être invité et interrogé par l’empereur Guillaume… » Stephan Zweig dans Le monde d’hier à propos de Walter Rathenau.

 24 juin 1940 : signature de l’armistice franco-italien 

« Deux jours après la signature de Rethondes, les Italiens obtiennent aussi leur armistice après 14 jours de guerre et 3 jours de grande offensive sur les principaux cols des Alpes ; ils obtiennent d’occuper les hautes vallées conquises très partiellement en Savoie ainsi que Menton. Le reste, c’est-à-dire la presque totalité de la Savoie et du Dauphiné resteront en zone libre jusqu’en novembre 1942 mais sous contrôle de la commission franco-italienne d’armistice. »

 24 juin 1954 : écrasement du GM 100 (Indochine).

Constitué autour du bataillon de Corée transféré à Saigon au mois d’octobre 1953, le groupe mobile n°100 (GM100) est une force interarmes de 3500 hommes, engagée dans le nettoyage de la région des hauts-plateaux du Centre Annam, en marge de l’opération Atlante.   Alors que  la bataille de  Dien Bien Phu est terminée, amoindri par une succession d’embuscades depuis le 1er février 1954, le GM 100 est pratiquement anéanti entre le 24 et le 28 juin 1954 lors de l’évacuation d’An Khé par une gigantesque embuscade Vietminh sur la RC19, perdant la moitié de son effectif et la totalité de son matériel.

 24 juin 1956 :  première apparition publique de supersoniques soviétiques (actuelle Russie – Tushino)

Première apparition publique du Mig 21(chasseur mythique soviétique), du Sukhoi 7 (chasseur-bombardier) et du Sukhoi 9 (chasseur).

 24 juin 1969 : premier tir opérationnel d’un SSBS français (Biscarosse).

Tir opérationnel d’un des missiles balistiques stratégiques sol-sol (S 02) qui va équiper le plateau d’Albion. La composante terrestre de la dissuasion nucléaire a été active de 1971 à 1996.

 24 juin 1982 : premier français dans l’espace (Baïkonour – actuel Kazakhstan).

Le colonel Jean-Loup Chrétien (aujourd’hui général en 2S) décolle à bord de Soyouz –T6 pour rejoindre la station Saliout 7 en orbite. La mission est un succès. Il rentre après 7 jours dans l’espace. Il totalise 3 vols spatiaux, 43 jours dans l’espace dont une sortie extravéhiculaire (5 heures). Il est l’un des seuls français à avoir volé avec les soviétiques et les américains.




Chronique historique : 22 juin

24062019

2 juin 1476 : bataille de Morat (Suisse).

Lors des guerres de Bourgogne (1474-1477), le destin tragique du dernier Grand-Duc d’Occident peut être résumé dans cette formule laconique, connue par cœur de tous les écoliers suisses : « Charles le Téméraire perdit à Grandson le bien (sa fortune matérielle), à Morat le courage (à la suite de la destruction de son armée), à Nancy la vie (il fut tué au combat) ». Dans l’histoire militaire suisse, la bataille décisive de Morat reste la bataille la plus célèbre. L’armée bourguignonne est taillée en pièces par ce « peuple de bouviers » que le duc de Bourgogne ne cesse de sous-estimer. Pourtant, celui-ci est loin d’être un chef incapable. À certains égards, son armée préfigure les armées de l’époque moderne. À Morat toutefois, le fantassin suisse, rustique, l’emporte sur le chevalier bourguignon, l’archer anglais ou le « piéton » lombard. Selon une formule consacrée, la bataille s’est jouée en une heure, au-dessus de Morat, dans le secteur de la « Haie verte ». Cette heure a été suivie de cinq heures d’épouvante : Pas de prisonniers, tel est le mot d’ordre que les Suisses vont appliquer sans état d’âme en représailles de Granson (28 février).

La bataille a été marquée par le renseignement et les erreurs d’appréciation commises de part et d’autre. À ce jeu-là, les Suisses tirent le meilleur parti possible du fait qu’ils tiennent la ville de Morat, que celle-ci résiste à l’assaut du 18 juin et que le Téméraire se fait surprendre par l’arrivée de l’armée de secours suisse qu’il guettait pourtant. Les Suisses n’ont pas seulement combattu pour l’argent du roi Louis XI, mais ils ont aussi défendu leurs intérêts et préservé leur autonomie.

 22 juin 1815 : l’empereur abdique (Palais de l’Élysée).

Pour la seconde fois, Napoléon Ier abdique en faveur de son fils après la défaite de Waterloo (18 juin 1815). « Je m’offre en sacrifice à la haine des ennemis de la France ». Il avait déjà abdiqué une première fois le 6 avril 1814 à Fontainebleau.

 22 juin 1940 : 2e armistice de Rethondes (forêt de Compiègne).

Hitler impose la signature de l’armistice à l’endroit même où Foch, 22 ans plus tôt, avait imposé ses conditions à l’Allemagne. Hitler fait ensuite démanteler le site.

22 juin 1941 : opération Barbarossa.

Hitler déclenche l’invasion de l’URSS, malgré le pacte de non-agression. Staline a négligé tous les signes précurseurs de l’invasion. Il fera exécuter le général Pavlov et tout son état-major pour incompétence le 30 juin, l’armée rouge étant bousculée de toutes parts. L’attaque précipite les communistes français dans la résistance.

22 juin 1979 : fin de service pour le HSS.

« La dernière formation composée d’hélicoptères HSS disparaît après plus de 20 ans de service dans l’aéronautique navale. 57 appareils ont participé aux opérations d’héliportage d’assaut des commandos Marine en Algérie. Le HSS a constitué la première flottille d’hélicoptères de lutte anti-sous-marine, a servi en Polynésie et au Tchad. 20 HSS ont été détruits en opérations ou par accident ».

22 juin 1994 : l’ONU autorise l’opération TURQUOISE.

Par la résolution 929, le Conseil de sécurité des Nations unies décide d’intervenir temporairement au Rwanda, avec une force armée multinationale commandée par le général Jean-Claude Lafourcade. La durée de la mission (qui débute le lendemain) est fixée à 2 mois afin de donner le temps à la Mission des Nations unies pour l’Assistance au Rwanda (MINUAR) (octobre 1993 à mars 1996) de renforcer ses effectifs. Les controverses nées du conflit rwandais ont obligé certains officiers français à publier des livres témoignage sur leurs actions. C’est le cas notamment du général Jean-Claude Lafourcade, Opération Turquoise – Rwanda – 1994, et du colonel Jacques Hogard.

 22 juin 2013 : inculpation d’Edward Snowden (États-Unis).

Edward Snowden, jeune informaticien ayant travaillé sur des programmes de surveillance utilisés par la CIA et la NSA révèle le 6 juin 2013 au Washington Post l’étendue et la portée de ces logiciels. Si sur le principe ces révélations ne sont pas neuves, leurs précisions et leur origine portent atteinte à la sécurité de l’État et de nombreuses personnes et irritent l’administration américaine. Il vit depuis en Russie qui lui a accordé l’asile politique.




Chronique historique : 21 juin

24062019

21 juin 217 (avant Jésus-Christ) : bataille de Trasimène – 2e guerre punique (Italie).

Hannibal, commandant les armées de Carthage, ennemie de Rome, a franchi, deux ans auparavant, les Alpes en provenance d’Espagne. Il a enchaîné les victoires sur les légions romaines et progresse à présent vers Rome, entraînant ses adversaires à sa poursuite. Il organise aux abords du lac Trasimène probablement la plus grande embuscade de l’histoire militaire où, avec ses 40 000 combattants il piège les 40 000 hommes du consul Flaminius. Obnubilé par la poursuite d’Hannibal, Flaminius ne s’est  en effet pas rendu compte que sa « fuite » n’était qu’un leurre d’une fraction des forces d’Hannibal, destiné à l’entraîner dans une nasse mortelle. Le gros des troupes est caché en embuscade sur les hauteurs dominant le chemin en bord du lac Trasimène sur près de 5 km. Seuls 6 000 romains parviendront à échapper au massacre.

21 juin 1627 : exécution des duellistes (Paris).

En application de l’ordre royal du 6 février 1626, Richelieu fait exécuter deux nobles (François de Montmorency-Boutteville et François de Rosmadec ) ayant contrevenu à l’interdiction de se battre en duel.

Pour mémoire, le comte de Montmorency-Bouteville est le père du futur maréchal-duc de Luxembourg, François-Henri de Montmorency-Luxembourg (1628-1695), l’un des quatre grands généraux de Louis XIV (après le Grand Condé et Turenne et avec Villars), surnommé le « tapissier de Notre-Dame » en raison de ses très nombreuses et éclatantes victoires lors de la Guerre de la Ligue d’Augsbourg (1689-1697). Il a notamment remporté celles de Fleurus (1er juillet 1690), Leuze (18 septembre 1691), Steinkerque (3 août 1692) et Neerwinden (29 juillet 1693). Il meurt au faîte de sa gloire militaire en 1695. Apparenté à Condé, il combat sous ses ordres à Rocroi en 1643, puis le suit dans la Fronde à partir de 1650. Il ne revient en grâce auprès du roi qu’à l’occasion de la Guerre de Hollande (1672-1678), où il commande notamment le corps d’occupation déployé à Utrecht. Mêlé à l’ « affaire des poisons » à compter de 1679, il est à nouveau disgracié et ce n’est que la pénurie de généraux compétents et ses puissants appuis familiaux qui amènent à sa nomination à la tête de la principale armée royale à partir de 1690 jusqu’à sa mort.

Lire la très belle biographie de Bertrand Fonck : Le maréchal de Luxembourg et le commandement des armées sous Louis XIV.

21 juin 1813 : bataille de Vitoria (Espagne).

Depuis le début de la campagne de Russie, l’Empereur prélève régulièrement des troupes sur le théâtre espagnol qui n’est pourtant pas brillant et va finir par imploser. Joseph Bonaparte, roi d’Espagne par la volonté de son frère, se replie vers la frontière française ne pouvant plus tenir Madrid. Ses 57 000 hommes sont battus par 78 000 Britanniques, Espagnols et Portugais. Cette défaite  de Vitoria conclue la désastreuse guerre d’Espagne. Abandonnant leur butin aux anglais, qui du coup stoppent leur poursuite, les Français parviennent à se replier mais en perdant 7500 hommes. Pour l’anecdote, la Bataille de Vitoria est aussi le plus grand succès de Beethoven de son vivant (mais pas le meilleur selon les spécialistes de l’art). Cette œuvre, intitulée aussi la Victoire de Wellington a été donnée en plein air à Vienne, par deux orchestres symphoniques, accompagnés des tirs de canons et de fusils (à blanc bien entendu), Beethoven dirigeant le tout.

21 juin 1919 : sabordage de la flotte allemande (Scapa Flow – Ecosse).

En application des clauses d’armistice, la flotte allemande a été contrainte de mouiller dans la rade naturelle des îles Orcades. Pour ne pas être saisie par les Britanniques, l’amiral von Reuter lui donne l’ordre de se saborder.

21 juin 1940 : combats du Chaberton (Campagne de France, front des Alpes).

L’Italie, qui a déclaré la guerre à la France le 10 juin (alors que les Allemands sont aux portes de Paris), ne parvient pas à percer le dispositif français valorisé par des ouvrages de type Maginot. L’artillerie de montagne française réduit au silence par plusieurs coups au but le fort du Chaberton, construit à grand frais pour contrôler le col du Montgenèvre. Au même moment, les négociations de Rethondes commencent en forêt de Compiègne.

 21 juin 1940 : dernière défense de Lorient.

Le vice-amiral d’escadre de Penfentenyo, préfet maritime de Lorient défend le port durant toute la journée (il prend lui-même les armes) puis fait détruire tout ce qui pourrait être utile à l’ennemi avant de se rendre. A la tête de quelques dizaines de Dragons et de Marsouins, il mène un baroud d’honneur (sans aucune illusion sur l’issue des combats) à l’extérieur de la ville, aux Cinq-Chemins à Guidel, ceci dans le but de ne pas exposer la population lorientaise.Les jours précédents, sachant l’arrivée imminente de l’envahisseur, l’Amiral a fait évacuer tout ce qui pouvait l’être, notamment près de 300 tonnes d’or belge et polonais, et a fait détruire tout ce qui pouvait avoir un intérêt pour les Allemands et qui n’a pas pu être évacué.En fin d’après-midi, il se rend et il est fait prisonnier avec une partie de son état-major.

21 juin 1942 : l’Afrikakorps reprend Tobrouk (Libye).

30 000 soldats du général Wavel se rendent à Rommel qui est fait maréchal. Auchinleck, commandant du théâtre, prend personnellement le commandement de la 8e armée du général Neil Ritchie après la défaite de Tobrouk-Gazala.

 21 juin 1943 : arrestation de Jean Moulin (Lyon).  

Arrêté à Caluire par la Gestapo, le président du Comité National de la Résistance (CNR) est torturé par Klaus Barbie. Il décède le 8 juillet, en gare de Metz, dans le train qui le transfère vers un camp allemand.

 21 juin 2006 : décès du général d’armée Michel Poulet.

Saint-Cyrien, légionnaire parachutiste, le général Poulet est mort un soir de fête de la musique à 57 ans, des suites d’un cancer foudroyant. Commandant de compagnie lors de l’assaut de Kolwezi (1978), il commandera plus tard le 2e REP (régiment étranger de parachutistes).




Chronique historique : 20 juin

20062019

20 juin 451 : bataille des champs catalauniques (entre Chalons en Champagne et Suippes).

Le roi des Huns, Attila, est surnommé à l’époque le « fléau de Dieu ». Ravageant tout sur son passage, sa réputation le précède et lui ouvre les villes terrorisées. Après avoir rasé la ville de Metz (4 avril 451), il évite cependant Lutèce (Paris) grâce à Sainte Geneviève puis Aureliani (Orléans) et décide d’affronter l’armée romaine commandée par le général Aetius qui s’est mise à sa poursuite. Les Romains sont minoritaires dans l’armée levée puisque l’on compte des Alains, Francs, Germains et Wisigoths. Dans l’autre camp, Attila s’est quant à lui allié aux Ostrogoths et Gépides. La tradition veut que le combat soit titanesque entre les troupes du « fléau de Dieu » et l’Empire romain. La Gaule est sauvée mais la défaite d’Attila n’est pas complète puisqu’avant de se replier vers le Danube, il passe près de Rome et commet d’autres massacres. La victoire n’est romaine qu’en apparence : Elle est surtout le fait des peuples barbares alliés à Rome et fait prendre conscience à tous de la puissance que ces alliés ont acquise dans l’Empire faiblissant.

Lire l’ouvrage de Fabrice Delaitre, Les champs catalauniques – 1er et 2 septembre 451.

 20 juin 1783 : bataille de Gondelour (côte indienne face au Sri Lanka).

Suffren bat les Britanniques sur mer et permet la victoire à terre pendant la guerre d’indépendance américaine.

 20 juin 1907 : mutinerie du 17e Régiment d’infanterie (Agde).

Dans un contexte de mévente du vin, les vignerons du Midi se révoltent, excédés par la commercialisation du « Vin de Sucre » à base de raisins secs turcs ainsi que par les importations de vin d’Algérie. La répression des manifestations des 19 et 20 juin  à Narbonne fait 6 victimes. Les soldats du 17e RI, basé à Agde, se mutinent et rejoignent les manifestants de Béziers (à 25 km) avec lesquels ils ont tous un lien de parenté. Le gouvernement Clemenceau prend alors des mesures d’apaisement, cédant à de nombreuses demandes des vignerons et promet l’indulgence aux mutins qui rejoignent leurs quartiers. Les vignerons ont obtenu l’interdiction du « Vin de Sucre » et une série de mesures contre la fraude dont certaines sont toujours en vigueur.

Le 17e RI est envoyé à Gafsa dans le sud tunisien. À partir de cette mutinerie, les conscrits sont envoyés loin de leur région d’origine. Cette journée restera longtemps dans les mémoires grâce à la chanson « Gloire au 17ème » du chansonnier Montéhus.

 20 juin 1940 : ralliement des Etablissements français des Indes.

« Le Gouverneur Bonvin, Gouverneur des Etablissements français des Indes adresse au ministre des Colonies, alors à Bordeaux, le message suivant : «…L’empire est intact et restera aux côtés de l’Empire britannique jusqu’à la victoire finale. Le gouverneur fait appel à la population pour garder dans les circonstances actuelles tout son calme et toute sa dignité. Nous vaincrons ! Vive la France ! Vive la Grande Bretagne !… ». Le 13 juillet, en son nom et au nom de la population, il assure le général De Gaulle de son soutien et de sa collaboration. Mais compte tenu des clauses du Traité du 30 mai 1814 qui interdisait à la France de mettre sur pied une armée en Inde, le ralliement effectif de la colonie n’interviendra que le 7 septembre ». Ephéméride des TDM.

 20 juin 1943 : opération BELLICOSE.

Les Britanniques mettent au point le premier bombardement stratégique multiple de la guerre. 60 Avro Lancaster décollent de Grande Bretagne et bombardent les usines métallurgiques de Friedrichshafen (Allemagne) où  les V2 sont construits, puis se posent en Algérie où ils font le plein en carburant et munitions. Trois jours plus tard, les 52 bombardiers restés opérationnels repartent vers la Grande Bretagne en bombardant au passage la base navale de la Spezia (Italie).

 20 juin 1945 : le Régiment de chasse Normandie-Niemen rentre en France (le Bourget).

Une foule nombreuse accueille les pilotes du  Normandie-Niemen  rentrés avec leurs Yak-3, offerts par Joseph Staline. Unité créée en 1942 sous le nom de groupe de chasse n°3 Normandie, ce n’est que le 21 juillet 1944 qu’il prend l’appellation de Régiment de chasse Normandie-Niemen. Ils sont crédités de 273 victoires plus 73 probables pour 38 pilotes morts ou disparus au combat, 7 en service commandé et 3 prisonniers. Aujourd’hui stationné sur la BA118 de Mont-de-Marsan, l’escadron de chasse 2/30 vole sur Rafale.







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