Chronique historique : 12 mars

12032019

12 mars 1678 : fin du siège éclair de Gand (actuelle Belgique).  

Alors que la guerre de Hollande visant à prendre le contrôle des Pays-Bas espagnols, dure depuis près de 6 ans, Louis XIV cherche à obtenir une victoire décisive avant les négociations qui s’annoncent. Secondé par son nouveau commissaire général des fortifications, Vauban, il élabore une vaste manœuvre de déception au cours de laquelle il conduit une armée de 120 000 hommes en Lorraine, laissant supposer qu’il envisage d’attaquer Luxembourg ou Namur. Puis, à une vitesse surprenante pour l’époque (près de 250 km en 3 jours), il rejoint l’armée qu’il avait positionnée à Oudenaarde, menaçant Ypres et Gand. Ne sachant pas où se ferait l’attaque des français, le gouverneur espagnol a dispersé ses forces sur l’ensemble des citadelles. En à peine une semaine, Vauban conquiert Gand assez faiblement défendu. Peu après, la citadelle d’Ypres tombe dans les mêmes conditions, couronnant la stratégie royale soutenue par la science de Vauban. 

 12 mars 1689 : débarquement français en Irlande (Kinsale).  

Louis XIV envoi 10 000 hommes prêter main forte au roi catholique anglais Jacques II qui s’est fait confisquer sa couronne par Guillaume d’Orange, le protestant. Ce secours ne servira à rien et les franco-irlandais seront battus à la bataille de la Boyne. Lire Le grand exil – les Jacobites en France 1688-1715 de Nathalie Genet-Rouffiac (SHD). 

 12 mars 1854 : alliance contre la Russie.  

La France, l’Angleterre et le sultan ottoman concluent une alliance contre la Russie. Le traité débouchera sur la guerre de Crimée. 

 12 mars 1867 : rembarquement des troupes de Bazaine (Mexique – Veracruz).  

Après cinq années de présence au Mexique et une série de combats glorieux (Puebla, Camerone), les Français ne parviennent pas à soutenir l’empereur catholique Maximilien contre les libéraux et la population. Maximilien est fusillé peu après.  

12 mars 1930 : marche du sel de Gandhi (Inde).  

L’événement, malgré les apparences, est une bataille que Gandhi remporte sur l’empire britannique. La production de sel est à l’époque un monopole économique de la couronne qui empêche tout indien de recueillir dans la mer sa propre consommation courante. Gandhi annonce qu’il va faire cesser cette injustice et à terme obtenir l’indépendance du pays sans recourir à la violence. Il marche vers l’Océan (300 km) en compagnie d’amis (et de journalistes …) dont il exige qu’ils ne répondent pas à la violence que les soldats britanniques ne manqueront pas de déployer contre eux lorsqu’ils enfreindront la loi et récolteront leur sel. Le charisme de Gandhi est tel qu’aucun des milliers d’Indiens engagés dans cette marche ne cède à la violence alors que 60 000 personnes sont emprisonnées. Les soldats constatant que la courageuse asymétrie qu’acceptent les manifestants, leur fait tenir le mauvais rôle, finissent par renoncer à la force. La stratégie de Gandhi est gagnante parce qu’il sait son combat légitime et surtout que l’empire n’est pas un pouvoir totalitaire.  

12 mars 1938 : Hitler annexe l’Autriche.  

Au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, Hitler décrète l’Anschluss. Ses troupes envahissent le pays voisin, certes sans violence, mais en toute illégalité.  

12 mars 1947 : doctrine Truman.  

La pauvreté économique faisant le lit des révolutions bolcheviques, le président américain décide d’endiguer le péril rouge en proposant une aide économique massive aux pays affaiblis par la seconde guerre mondiale et subissant la pression de l’URSS. Cette aide sera concrétisée par le plan Marshall. 

 12 mars 1954 : veille de la bataille de Diên Biên Phu.  

Les renseignements qui affluent depuis quelques jours au 2e bureau des Forces terrestres du Nord-Vietnam (FTNV) et à celui du Groupement opérationnel du Nord-Ouest (GONO – l’organisme de commandement français à Diên Biên Phu) ne laissent plus place au doute : l’attaque du camp retranché par les divisions viêt-minh est imminente. De fait, en fin d’après-midi, le colonel de Castries réunit son état-major et les principaux chefs de bataillon et leur annonce : « Messieurs, c’est pour demain ». CDT Yvan Cadeau. 

12 mars 1956 : pouvoirs spéciaux en Algérie.  

Afin de rétablir l’ordre en Algérie et de donner plus de moyens à l’armée, le gouvernement de Guy Mollet demande et obtient les pouvoirs spéciaux après un vote écrasant à l’Assemblée nationale (446 pour, 76 contre). 




Chronique historique : 11 mars

11032019

11 mars 1387 : bataille de Castagnaro (Italie).

A l’époque où les villes italiennes s’affrontent via des troupes de condottiere, le seigneur de Padoue engage l’Anglais sir Hawkwood et son armée pour prendre Vérone. Hawkwood assiège la ville pendant deux mois mais manquant lui-même de vivres se replie vers Padoue qu’il ne peut atteindre, contraint par ses poursuivants véronais à livrer bataille. Professionnel expérimenté, l’anglais utilise le terrain : sa ligne de défense s’appui d’un côté sur une zone marécageuse, de l’autre côté sur un canal. De plus, il veille à se constituer une troupe de réserve. Au centre sa cavalerie met pied à terre car le terrain n’est pas propice au combat à cheval. Alors que les Véronais chargent son centre, il fait déborder ses archers qui franchissent discrètement le canal et prennent la cavalerie ennemie à revers, empêchée de prendre de l’élan sur un terrain très lourd. C’est à ce moment qu’il engage ses réserves et remporte la victoire.

11 mars 1794 : création de la future École Polytechnique.

Par un décret du Comité de salut public, la Commission des travaux publics est créée afin de servir de nouvelle école de cadres scientifiques. Naissance sous l’appellation d’école centrale des travaux publics. Le nom de « Polytechnique » ne verra le jour qu’un an plus tard.

11 mars 1862 : achat du territoire d’Obock (dans l’actuelle République de Djibouti).

Le ministre des Affaires étrangères de Napoléon III, Thouvenel, négocie et signe, à Paris, l’achat d’Obock et dépendances avec les envoyés du sultan de Tadjourah pour un montant de 10 000 Thalers (55 000 francs-or).

11 mars 1862 : acquisition du territoire d’Obock par la France (dans l’actuelle République de Djibouti).

Le Sultan de Tadjourah cède à la France par un traité signé à Paris « les ports, rade et mouillage d’Obock (…) avec la plaine qui s’étend depuis ras Ali au sud jusqu’à Ras Doumeira au nord ». Ce traité fait à la suite de l’arrestation des coupables présumés de l’assassinat de Henri Lambert et à l’envoi d’une délégation Afar à Paris pour demander la protection de la France. En effet, ce commerçant réunionnais et agent consulaire de France à Aden fut assassiné sur l’île Musha dans le Golf de Tadjourah le 4 juin 1859, probablement sur ordre des britanniques qui craignent une implantation française dans la région. Cependant le lieu ne fait l’objet d’aucune occupation pendant presque 20 ans. Par ce traité est créé le territoire d’Obock qui deviendra Côte française des Somalis en 1896 puis territoire français des Afars et des Issas en 1967 avant de devenir en 1977 à l’indépendance de ce territoire d’outre-mer, la République de Djibouti. Le 5e RIMa assure à partir de 1890 la relève du poste d’Obock, faisant ainsi du 5e RIAOM le régiment de tradition de Djibouti.

CNE Christophe I.

11 mars 1882 : Qu’est-ce qu’une Nation ? (La Sorbonne).

Ernest Renan prononce pour la première fois cette célèbre démonstration : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. [...] Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment de sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé, elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existence d’une nation est un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie.

11 mars 1912 : première revue aérienne militaire (Vincennes).

Le président de la République passe en revue les troupes de la garnison de Paris sur le polygone de Vincennes où pour la première fois a lieu une revue aérienne militaire.

11 mars 1916 : tentative de reprise de Cumières (Verdun).

Sous la neige, une puissante contre-attaque française échoue devant les lignes de la division Guretsky.

11 mars 1917 : entrée des Britanniques à Bagdad (actuel Irak).

50 000 soldats britanniques entrent dans Bagdad que les Turcs ont désertée. Cette victoire lave en partie l’affront de la cuisante défaite de Kout El Amara. La division Townshend avait en effet dû s’enfermer dans la forteresse de Kout El Amara pendant 5 mois pour finalement se rendre le 29 avril 1916.

11 mars 1943 : l’Aconit coule deux U-Boot (Atlantique Nord).

La corvette des Forces navales françaises libres, commandée par le lieutenant de vaisseau Levasseur, coule en moins de 5 heures les sous-marins allemands U 444 et U432. Le premier est canonné, le second éperonné. Levasseur est fait Compagnon de la Libération le 19 avril 1943. Une frégate de type La Fayette porte aujourd’hui ce nom, la F713 Aconit. Levasseur meurt accidentellement le 15 avril 1947 sur le site du « 2è Massif » de la Commission de Gâvre (Morbihan), lors d’une démonstration pyrotechnique pour des élèves de la Jeanne d’Arc alors qu’il est directeur des études de l’école d’application des enseignes de vaisseaux.

11 mars 1963 : exécution de Bastien-Thiry (Fort d’Ivry).

Responsable de plusieurs tentatives d’assassinat contre le général de Gaulle, ce polytechnicien, ingénieur de l’armement pour l’armée de l’air est fusillé une semaine après son procès.

11 mars 2004 : attentats de Madrid (Espagne).

Dans plusieurs gares de Madrid explosent 10 bombes à peu près au même moment, tuant 191 personnes. L’attentat survient 3 jours avant les élections espagnoles. Après avoir suspecté l’ETA, la justice espagnole attribue la responsabilité à une mouvance islamiste marocaine.

11 mars 2009 : annonce de la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’Otan.

Le Président de la République annonce lors d’un discours à l’École Militaire (Paris) que la France réintégrera la structure militaire intégrée de l’OTAN. La France en était sortie en 1966, à la suite d’une décision du général de Gaulle.

11 mars 2011 : tsunami japonais sur la centrale nucléaire de Fukushima (Japon)

11 mars 2012 : début d’une série d’attentats toulousains.

Mohamed Merah tue un sous-officier de la brigade parachutiste. Le 15, il abat 3 autres parachutistes. Le 19, il s’en prend à une école et tue 3 enfants et un adulte. Il est tué le 22 mars dans l’assaut de son appartement par le RAID.




Chronique historique : 7 mars

7032019

Reprise de la Chronique (par mail) lundi 11 Mars.

 7 mars 1759 : fin du siège de Madras (Inde). 

Les 8000 Français commandés par le comte Lally-Tollendal ne parviennent pas à prendre la ville de Madras fermement défendue par 4000 Anglais. Les Anglais bénéficient d’un ravitaillement maritime à la différence des Français.  

Cet échec est réputé entraîner celui de Fort Wandiwash (janvier 1760) et marquer la défaite française aux Indes.  

Tenu par Louis XV pour personnellement responsable, Lally-Tollendal est victime d’une campagne de dénigrement très violente qui aboutit à son embastillement et son exécution en place de Grève (1766), actuelle place de l’Hôtel-de-ville de Paris. 

 7 mars 1814 : bataille de Craonne.  

Après le franchissement de l’Aisne à Berry-au-Bac, Napoléon cherche une bataille décisive contre les coalisés. Le choc se produit le sur le plateau de Craonne. Il charge Ney et Victor de faire plier les Russes sur les ailes, et conduit au centre une attaque frontale. L’échec des deux maréchaux l’oblige à engager les grognards de la Vieille Garde qui poussent les Russes à la retraite. Les vaincus rejoignent Blücher à Laon, laissant 7 000 hommes sur le terrain. 

C’est sur ce même terrain que Français et Allemands s’affronteront un siècle plus tard. (Offensive du Chemin des Dames) 

 
7 mars 1908 : le maréchal des logis Ernest Psichari (1883-1914) est décoré de la médaille militaire.  

Petit-fils du célèbre historien Ernest Renan (Qu’est-ce qu’une Nation ?), il obtient une licence de Français mais pour « échapper au bourbier de son âme » finit par s’engager dans l’artillerie coloniale, cherchant ordre et action. La vie de soldat aux colonies (Congo) et l’expérience du désert (Mauritanie) sont pour lui une révélation. Il commence à écrire et rencontre un certain succès.  

Devenu officier, il sera contre toute attente (puisque petit-fils de Renan) un modèle pour la droite conservatrice et catholique de l’époque qui verra en lui un double du père de Foucaud.  

Il meurt au combat le 22 août 1914 à St Vincent Rossignol en Belgique. 

Il a écrit : Terres de soleil et de sommeil (1908), L’Appel des armes (1913). A titre posthume, le voyage du centurion (1916), les voix qui crient dans le désert (1920). 
 
7 mars 1936 : Hitler envahit la Rhénanie.  

En violation de tous les accords passés, l’Allemagne remilitarise la Rhénanie. Malgré leurs protestations, les puissances européennes n’agissent pas. 

7 mars 1945 : les Américains franchissent le pont de Remagen.  

Les ponts sur le Rhin sont tous détruits sauf le pont Ludendorff à Remagen pour d’obscures raisons administratives. Découvrant cette aubaine, les Américains qui viennent de remporter la bataille des Ardennes, se ruent sur Remagen.  

En moins de 30 minutes, la section du lieutenant Timmerman prend le pont que le petit détachement allemand n’est pas parvenu à faire sauter à cause de l’explosif médiocre utilisé. Le général Eisenhower modifie ses plans d’invasion de l’Allemagne pour profiter du passage et fait franchir 8000 hommes immédiatement.  

Les Allemands tentent dans les jours qui suivent de détruire l’ouvrage avec des bimoteurs à réaction Arado 234, en trois tentatives de bombardement mais sans l’atteindre, avec les nageurs de combat de Skorzeny puis des attaques de V2.  

Le pont s’effondre 10 jours plus tard. 

 7 mars 1966 : retrait de la France de la structure militaire intégrée de l’OTAN.  

Le retour dans le commandement militaire intégré de l’OTAN a été annoncé le 11 mars 2009 par le Président de la République, à l’École Militaire et entériné par le sommet de l’OTAN de Strasbourg un mois plus tard. 

 7 mars 1996 : le Triomphant rallie l’Ile Longue (Presqu’île de Crozon).  

Le premier SNLE français de nouvelle génération quitte Cherbourg et son atelier de construction pour sa base opérationnelle. 




Chronique historique : 6 mars

6032019

6 mars 1204 : Philippe Auguste prend Château-Gaillard (Eure).   

Le roi de France, Philippe Auguste, profite de la faiblesse du roi d’Angleterre, Jean sans Terre, pour conquérir une à une les forteresses de Normandie. Château-Gaillard, dont Richard cœur de Lion était si fier, tombe assez rapidement, non pas à cause du blocus mais plutôt du fait des défauts de conception de la place (accès par les latrines). Le manque de réactivité de Jean pour envoyer des secours aux places fortes normandes, n’incite pas ces dernières à lutter. En deux ans, Philippe Auguste conquiert la Normandie. 

 6 mars 1429 : Jeanne d’Arc arrive à Chinon.  

Partie début février de son village natal lorrain, elle a chevauché par étapes, le plus souvent à la faveur de la nuit, pour ne pas éveiller le soupçon des Anglais, maîtres de tout le nord du royaume. Jeanne quitte au petit matin le village de Sainte-Catherine-de-Fierbois, près de Tours, pour se rendre à Chinon.  

Elle arrive vers midi, sous les hautes murailles de la forteresse royale qui dominent la Vienne. Elle patiente deux jours encore avant d’être reçue par son « gentil dauphin » le futur Charles VII.  

Une épopée spectaculaire commence : une bergère conduit un roi déshérité au trône de France et bat les Anglais dont la suprématie est écrasante depuis Azincourt. 

6 mars 1619 : naissance de Cyrano de Bergerac (Paris).  

Hercule Savinien Cyrano n’est pas gascon même s’il a servi dans la compagnie Royal Gascogne du régiment des gardes du roi.  

Fine lame, extravagant, poète, écrivain anticonformiste et effectivement … doté d’un long nez dont il est fier, il meurt à 36 ans après une vie de guerres (guerre de 30 ans), duels et scandales littéraires.  

Il a inspiré Edmond Rostand pour sa très célèbre pièce de théâtre Cyrano de Bergerac (1897). Le génie d’E. Rostand et le succès de sa pièce ont magnifié le vrai Cyrano qui tout en s’essayant aux lettres (non sans originalité et sens de la polémique) maniait mieux l’épée que la plume. 

Sur Edmond Rostand, voir l’excellent et récent film « Edmond » d’Alexis Michalick. 

 6 mars 1836 : prise de Fort Alamo (États-Unis - Texas).  

Les États-Unis cherchent à coloniser le Texas appartenant au tout jeune Mexique (1821). Les anglo-américains qui s’y installent finissent par fomenter une révolution indépendantiste qui débouche sur une guerre dont le siège de Fort Alamo devient le symbole.  

La garnison du fort (189 hommes) est massacrée par l’armée mexicaine (de 1500 à 6000 hommes selon les sources) du général Santa Anna. L’événement soude les rebelles texans qui parviennent à obtenir leur indépendance. Davy Crockett meurt durant la chute de Fort Alamo. 

 6 mars 1916 : début du siège de Fort Charlet ou Djanet (Algérie).  

Une colonne de 500 combattants de la confrérie Senoussiste, partie de Ghat (Libye- Fezzan), franchit la frontière et attaque le fort Charlet où le maréchal des logis Lapierre résiste avec 50 hommes jusqu’au 24 mars. Les forces senoussistes composées principalement de déserteurs italiens et français aguerris au combat sont par ailleurs équipés de 2 canons de 65 mm italiens.  

Fait prisonnier, Lapierre sera bien traité par Abd al Salam mais libéré seulement en avril 1919. La colonne du LCL Meynier reprend le fort en mai mais doit progressivement évacuer le massif des Ajjers en proie à une rébellion qui se nourrit de chacun des replis français.  

 6 mars 1946 : les troupes françaises débarquent à Haiphong (Vietnam).  

Alors que le général Leclerc vient de signer un accord avec Ho Chi Minh dans lequel la France reconnait le Vietnam comme un État libre au sein de la fédération indochinoise et de l’Union Française, le corps expéditionnaire français est accueilli par des tirs chinois lors de son débarquement. Les batteries terrestres chinoises sont réduites au silence par les tirs du contre-torpilleur Triomphant.  

C’est le lieutenant de vaisseau Bernard Favin Lévêque qui rend rapidement opérationnelle l’artillerie du bâtiment (endommagée par les premiers tirs chinois) après s’est porté volontaire à la mort de l’officier de tir, le LV Cruchet, tué à son poste de combat.  

Le Triomphant était commandé par le futur Amiral Jubelin, grande figure de la Marine de la France libre, auteur de Marin de métier, pilote de fortune




Chronique historique : 5 mars

5032019

5 mars 1584 : bataille d’Okita Nawate (Japon – Kyushu).  

La lutte des clans fait rage pour le contrôle des provinces japonaises. Les Riuzoji débarquent avec une véritable armée (entre 20 000 et 60 000 soldats, selon les sources) sur l’île de Kyushu et attaquent les Shimazu. Moins nombreux, le clan des Shimazu décide de mener un combat retardateur en se repliant vers une passe où une embuscade a été préparée. Les assaillants opèrent de manière frontale et conventionnelle, sûrs de leur supériorité numérique.  

Les Shimazu compensent leur infériorité en utilisant des arquebusiers ce qui paraît une provocation aux Riuzoji, qui, irrités, les poursuivent dans leur retraite et se font surprendre par l’embuscade. 

 5 mars 1814 : combat de Berry au Bac (Aisne).  

Après la perte de Soissons, Napoléon laisse un rideau de troupes face à Blücher, qui a échappé au désastre, puis se retourne contre les Russes. Afin de les déborder sur leur gauche, il franchit l’Aisne à Berry-au-Bac grâce à la conquête en force du seul pont de la région.  

Les cavaliers du général Nansouty et les lanciers polonais du général Pac délogent puis repoussent les cosaques. 

 5 mars 1946 : officialisation de la guerre froide (États-Unis – Missouri).  

Winston Churchill, ancien Premier ministre britannique, constate lors d’un discours prononcé au Westminster college de Fulton, qu’un « rideau de fer » s’est abattu en Europe centrale, séparant un bloc soviétique d’un bloc occidental. 

 5 mars 1951 : prise de la cote 1037 (Corée).  

Dans le cadre de l’offensive alliée (ONU) d’hiver, le bataillon français prend cette côte au prix de 33 morts et de 115 blessés mais ouvre à la 2e DI américaine la route vers Hongchon et Chuchon.  

La cote 1037 est tenue par deux bataillons chinois bien retranchés, dans la région Nord de Pyong Yang. Après avoir escaladé dans la nuit du 2 mars les pentes glacées qui lui font face, puis observé le dispositif ennemi, le bataillon français passe à l’attaque le 5 mars à 9 heures. Les pentes et les arêtes de la côte sont truffées de blockhaus qu’il faut prendre les uns après les autres, par une température proche des -20° C.  

Une ultime contre-attaque chinoise est arrêtée vers 16 heures grâce à l’aviation d’assaut à qui la météo permet enfin d’intervenir. L’épreuve n’est pas pour autant finie car à l’issue de la relève, de nuit, commence le brancardage des morts et des blessés (il faut parfois jusqu’à 11 heures au personnel disponible, pour descendre un homme du sommet jusqu’au poste de secours).  

Sur la guerre de Corée, lire l’ouvrage du capitaine Ivan Cadeau la guerre de Corée 1950-1953 et la très belle biographie que la fille du général Monclar (Magrin-Vernerey) a faite sur son père : Monclar, le Bayard du XXeme siécle de Fabienne Monclar. 

 5 mars 1953 : mort de Staline (Moscou).  

5 mars 2018 : première escale d’un porte-avion US au Vietnam depuis la fin de la guerre.  

L’USS Carl Vinson et deux bâtiments d’escorte fort escale à Dà Nang (Danang) du 5 au 9 mars
2018.  Pour plus d’infos : la rue des soldats (blog consacré au Vietnam).




Chronique historique : 4 mars

4032019

4 mars 1193 : mort de Saladin (Damas).  

Al-Malik an-Nâsir Salâh ad-Dîn Yûsuf est  un héros kurde du monde musulman.  

En plus d’être l’unificateur de l’Égypte et de la Syrie, Saladin est parvenu, après avoir déclenché le petit Djihad, à chasser presque complètement les croisés installés depuis un siècle dans les États latins d’Orient.  

Malgré cela, et en dépit des batailles féroces qu’il a livrées, il a acquis en Occident un très grand prestige alors même qu’il reprenait Jérusalem (1187) aux Chrétiens.  

Bon combattant, il a montré que l’esprit chevaleresque n’était pas un monopole occidental, surprenant parfois ses ennemis par des gestes généreux et inattendus qui contrastaient à côté de la série de massacres qu’il a ordonnés.  

 4 mars 1578 : fraternité avec les soldats invalides.  

Le roi Henri III, par édit, oblige les congrégations et ordres religieux à réserver des places en leur sein pour les soldats invalides. Ce système disparaîtra avec la construction de l’Hôtel des Invalides à partir de 1670.  

 4 mars 1733 : mort de Claude de Forbin. (Marseille).  

Ancien mousquetaire, ancien gouverneur de Bangkok et amiral de la flotte siamoise. Héros de la marine française, il s’est, entre autres exploits, évadé d’une prison anglaise en traversant la Manche à bord d’un canot en compagnie de Jean Bart. Une frégate de défense aérienne de classe Horizon porte son nom. 

 4 mars 1916 : prise du village de Douaumont (Verdun).  

Les Allemands s’emparent du village après une semaine pour conquérir les 500 mètres de terrain qui séparent le fort de la commune. C’est durant ces combats, que meurt le peintre expressionniste allemand, Franz Marc, ami de Klee et Kandinsky.  

 4 mars 1916 : explosion à Saint-Denis (banlieue parisienne).  

Le fort dit de la Double Couronne, qui sert de dépôt de munitions, explose de manière accidentelle tuant 28 personnes (10 soldats et 18 civils). 

 4 mars 1942 : le général de Gaulle accepte la démission de l’amiral Muselier remplacé par le capitaine de vaisseau Auboyneau. 

 4 mars 1947 : signature du traité franco-britannique de Dunkerque.  

Craignant une réunification de l’Allemagne sous l’égide soviétique, les deux nations s’allient et jettent les bases du premier pôle européen de Défense. En effet, un an plus tard, l’Union occidentale (future UEO) voit le jour (Traité de Bruxelles – 17 mars 1948). 

 4 mars 1970 : le sous-marin Eurydice coule en Méditerranée.  

Sous-marin français, commandé par le lieutenant de vaisseau Bernard de Truchis de Lays, déplaçant 1000 tonnes en plongée, il coule au large de Saint -Tropez avec ses 57 hommes d’équipage par 750 mètres de fond. La cause du naufrage reste inconnue. 

 L’épave du sous-marin a été retrouvée par le navire de recherche américain ARS Mizar puis par le bathyscaphe Archimède. Elle repose par 1500 mètres de fond dans le 130 à 7 nautiques du cap Camarat. 




Chronique historique : 2 mars

4032019

2 mars 1698 : découverte de l’embouchure du Mississipi (actuels États-Unis).  

Le capitaine de frégate Pierre Lemoyne d’Iberville remonte l’embouchure du fleuve et établit un fort à Biloxi où s’installe une petite garnison.  En explorant le fleuve, il rencontre des Indiens qui délimitent leur territoire avec des poteaux peints en rouge… Il nomme cette région « Bâton Rouge ». Cavelier de la Salle avait déjà découvert l’embouchure du Mississipi en 1682. 

 2 mars 1476 : les Suisses battent les Bourguignons à Grandson (Suisse).  

Le turbulent État bourguignon, dirigé par Charles le Téméraire, est pris entre le Royaume de France de Louis XI et l’Empire romain germanique. Pour s’imposer face à ce vassal trop puissant, Louis XI dresse les cantons suisses contre la Bourgogne. Le Téméraire intervient alors dans les Cantons suisses avec 20 000 hommes et grâce à son artillerie prend les châteaux de Vaumarcus et Grandson. Maladroitement, il laisse massacrer les prisonniers suisses de Grandson. Environ 400 soldats de la garnison sont pendus ou noyés en dehors de toute bataille ! 

La nouvelle se répand et crée un choc psychologique permettant aux 8 cantons suisses de s’unir et d’attaquer avec 18 000 hommes. Le Téméraire commet deux nouvelles erreurs : tout d’abord, il quitte Grandson et butte avec ses éléments de tête sur l’avant-garde ennemie en terrain peu propice. Ses cavaliers équipés de lance (4 mètres) ne parviennent pas à disloquer les carrés de piquiers suisses (piques de 6 mètres). Voulant rompre l’imbrication et attirer les piquiers sur un terrain que son artillerie peut atteindre, il fait manœuvrer en arrière ses troupes mais son ordre est mal compris d’autant plus qu’il le donne au moment où le gros des troupes suisses apparaît. Les Bourguignons cèdent à la panique et s’enfuient laissant 300 des leurs sur le champ de bataille. 

 2 mars 1793 : début de l’insurrection vendéenne (Cholet).  

Refusant la levée en masse décrétée par la Convention quelques jours plus tôt (cf. 23 février), des habitants de Cholet s’en prennent aux gardes ayant apporté les décrets parisiens et déclenchent un tumulte qui va se transformer les jours suivants en véritable soulèvement populaire dans le Grand Ouest. 

 2 mars 1793 : la principauté de Salm-Salm devient française (Vosges).  

Principauté entièrement souveraine durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Située à l’ouest de l’Alsace, entre Schirmeck et Senones, sa capitale, elle est rattachée à la France à la demande de la population contrainte par un blocus économique…français.  Le prince de Salm possédait à Paris un hôtel particulier qui abrite aujourd’hui le musée de la Légion d’honneur. 

 2 mars 1916 : le capitaine de Gaulle est fait prisonnier (Verdun).  

En tentant de repousser une attaque allemande sur le fort de Douaumont avec sa compagnie, de Gaulle est blessé à la cuisse.  C’est sa troisième blessure depuis 1914. Il est porté disparu et cité à l’ordre de l’armée par Pétain.  De Gaulle passera le reste de la guerre en captivité malgré 5 tentatives d’évasion. 

 2 mars 1941 : serment de Koufra (Libye).  

La colonne Leclerc prend aux Italiens l’oasis de Koufra. Leclerc fait le serment de ne déposer les armes qu’une fois le drapeau français flottant sur les cathédrales de Metz et Strasbourg.  

 2 mars 1943 : bataille de la mer de Bismarck (Pacifique Sud).  

Un important convoi de troupes japonaises est coulé par l’aviation américano-australienne. Les Japonais perdent près de 3000 soldats en une seule bataille pour avoir voulu transférer des forces en Nouvelle-Guinée à la suite de la défaite de Guadalcanal. 

2 mars 1969 : premier vol d’essai du Concorde (Toulouse).  

Construit en association par Sud-Aviation (future Aérospatiale) et British Aircraft Corporation (future British aerospace), il sera le seul avion de ligne supersonique de transport de voyageurs sans compter le malheureux Tupolev TU-144.  

 2 mars 1983 : transfert des restes de Doudart de Lagrée.  

Les autorités vietnamiennes remettent au consul général de France à Hô Chi Minh-ville une urne contenant les cendres du capitaine de frégate Doudart de Lagrée.  L’urne est embarquée à Singapour sur l’aviso-escorteur Doudart de Lagrée puis transportée à Saint-Vincent-de-Mercuze (Isère), village natal du marin explorateur. 




Chronique historique : 1er mars

4032019

1er mars 1808 : création des dignités d’Empire.  

Par décret impérial, Napoléon crée (sans l’écrire spécifiquement dans le texte de 1808) la noblesse d’Empire après avoir réalisé qu’il ne pourrait durer qu’en s’attachant les meilleurs. Ce qui passe, à l’époque, pour un retour à l’Ancien Régime, est en fait dans l’esprit de l’Empereur plus un système de récompenses que la restauration pure et simple de ce que la Révolution concevait comme des inégalités. Il s’agit aussi d’une certaine manière d’amalgamer les nouvelles élites issues de la Révolution à l’ancienne noblesse, haïe mais aussi admirée.  

La Restauration ne remettra pas en cause cette création : « la noblesse ancienne reprend ses titres ; la nouvelle conserve les siens » (Charte de 1814). 
 
1er mars 1815 : le premier des cent jours.  

Après s’être échappé de l’île d’Elbe, Napoléon débarque à Golfe Juan. Il rallie à lui la plupart des troupes venues l’arrêter dont celle du maréchal Ney.  

Il arrivera aux Tuileries, à Paris, le 20 mars. 

 1er mars 1896 : défaite italienne à Adoua (Ethiopie).  

Les Italiens participent comme les grandes puissances européennes de l’époque, à la course aux conquêtes coloniales, mais subissent un revers très important près de la localité d’Adoua.  

Les 18 000 hommes qu’engagent imprudemment les Italiens sont battus par un prince éthiopien, le Ras Makonnen, à l’appel de l’empereur, le négus Ménélik II. Bien armés et dotés d’une artillerie anglaise, les Ethiopiens écrasent l’armée italienne qui perd 6000 tués et 3000 prisonniers. Cette victoire fait à la suite de d’autres moins importantes mais déjà victorieuses conséquentes pour les Ethiopiens.  

Par ailleurs, le Ras Makonnen avait déjà participé à l’extension vers l’est du royaume du Négus avant cette guerre. Il est aussi le père du Ras Tafari, futur Négus, Haïlé Sélassié Ier, dernier empereur à régner sur l’Ethiopie de 1930 à 1974. 

 1er mars 1916 : bombardements de Vaux et Damloup (Verdun).  

A Verdun, pause dans les attaques de l’infanterie allemande, mais début d’un très violent bombardement de toutes les positions françaises. LCL

Rémy Porte    
1er mars 1925 : création des SS.  

Hitler demande à son chauffeur de créer une équipe de protection dévouée corps et âme. En quelques mois, les Schutzstaffel (SS) se structurent en tant que sous groupement des SA (Sturm Abteilung).  

Le rapport de force changera lors de la Nuit des longs couteaux (29 juin 1934) : les chefs SA seront alors méthodiquement éliminés par les SS.  

 1er mars 1948 : mort au combat du lieutenant-colonel Brunet de Sairigné (Lagnia Biên Hoa – Indochine).  

Saint-cyrien de la promotion « du roi Albert 1er », il est affecté au 29e bataillon de chasseurs puis rejoint en 1939 la Légion. Il connait son baptême du feu à Bjerkvik avec la 13e DBLE et combat dans ses rangs durant presque toute la deuxième guerre mondiale.Son comportement héroïque à Bir-Hakeim lui vaudra d’être fait Compagnon de la Libération, à 29 ans, en août 1942, en même temps que le général Koenig et le lieutenant-colonel Amilakvari.  A l’été 1946, il rejoint l’Indochine et prend le commandement de la Phalange Magnifique : c’est alors le plus jeune chef de corps de l’armée française (32 ans).  Il est tué dans l’embuscade de son convoi en route vers Dalat.  

 La 154e promotion de l’ESM (1967-1969) porte son nom ».  Lire la belle biographie que lui a consacré par sa fille, la journaliste Guillemette de Sairigné, Mon illustre inconnu : Enquête sur un père de légende, (Fayard, 1998). 

 1er mars 1954 : explosion de Castle Bravo (atoll de Bikini – Iles Marshall).  

Lors de l’opération Castle, les États-Unis testent une bombe H (à fusion) de 15 mégatonnes en surface de l’atoll. Même si elle était plus de 1000 fois plus puissante que les explosions d’Hiroshima et Nagasaki, elle reste très largement inférieure à l’essai soviétique de la Tsar Bomba (50 mégatonnes le 30 octobre 1961).  

 1er mars 1974 : création officielle du GIGN (Maisons-Alfort).  

 Au départ, le GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale) est scindé en deux groupes créés séparément fin 1973 : 

  • le GIGN 1, basé à Maisons-Alfort, descendant de l’ECRI      (équipe commando régionale d’intervention) créée au sein de l’escadron 2/2      de gendarmerie mobile ; 
  • le GIGN 4, fondé en 1973 et basé à Mont-de-Marsan, au      sein de l’escadron 9/11 parachutiste de gendarmerie mobile.  

Le commandement de l’ECRI est confié au lieutenant Christian Prouteau et l’unité devient opérationnelle le 1er mars 1974, qui deviendra la date d’anniversaire du GIGN. Les deux unités seront regroupées en 1976 à Maisons-Alfort, au sein d’un seul GIGN, déplacé en 1983 à Versailles, où est toujours installé l’état-major et la plus grande partie du groupe. 

 1er mars 1999 : entrée en vigueur de la Convention d’Ottawa.  

Ouvert à la signature des États le 3 décembre 1997, le traité interdisant la production, la vente, le transport et l’utilisation de mines antipersonnel prend effet dans les pays signataires. Lady Diana Spencer a fortement contribué à le promouvoir. Aujourd’hui plus de 150 États l’appliquent dont la France. L’École du génie (Angers) est le pôle d’expertise pour la lutte contre les mines antipersonnel et la pollution du champ de bataille. 







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