Chronique historique : 21 mars

21 03 2019

21 mars 1801 : bataille de Canope ou d’Alexandrie (Égypte).  

Devenu général en chef des troupes françaises en Égypte après l’assassinat de Kleber, le général Menou ne fait pas l’unanimité de ses généraux : bon organisateur, il est cependant jugé piètre tacticien, ce que la bataille de Canope va confirmer. Sa conversion à l’Islam et son mariage avec une Egyptienne accentuent les mauvaises relations entretenues au sein de son état-major.  

Lorsque les Anglais d’Abercromby débarquent en force à Aboukir (16 000 hommes) le 8 mars, il tarde à intervenir, les laissant écraser la petite garnison d’Aboukir puis s’installer efficacement. Réalisant que chaque jour qui passe renforce les Anglais, il décide d’attaquer le 21 dans la nuit. Après une diversion réussie, l’attaque sur le centre du dispositif anglais échoue : Le général Lanusse, mortellement blessé, laisse ses troupes désemparées. L’obscurité et le manque de coordination conduisent à des combats fratricides. L’assaut est manqué. Menou, mal renseigné sur les opérations en cours, lance tout de même sa cavalerie.  

Les dragons tuent Abercromby mais sont eux-mêmes anéantis. Menou se replie à Alexandrie où il capitule le 31 août. La campagne d’Égypte est finie. 

 21 mars 1804 : exécution du duc d’Enghien (Vincennes).  

Le nombre relativement important de complots (échoués ou réprimés) contre le Premier Consul font craindre à Napoléon Bonaparte une tentative majeure de prise du pouvoir de la part des émigrés royalistes français. Conseillé par Talleyrand qui voit dans le duc d’Enghien une menace potentielle que pourraient utiliser les Anglais contre la France, Napoléon Bonaparte fait secrètement arrêter le duc à Ettenheim (près de Fribourg) par son homme de confiance, le général Savary.  

Le duc d’Enghien est jugé dès son arrivée au château de Vincennes de manière expéditive, sans possibilité de défense, et sans pouvoir prendre connaissance des éventuelles preuves l’incriminant. Il est fusillé dans les fossés du château immédiatement après la sentence de mort, le général Savary commandant le feu du peloton d’exécution. 

 21 mars 1814 : bataille d’Arcis-sur-Aube. 

Après une nuit de combat à 1contre 2, les troupes du maréchal Ney ont tenu en échec les Bavarois à Torcy-le-Grand. Voyant la combativité des français et surestimant leur nombre, le Prince Schwarzenberg hésite à lancer son l’offensive vers Arcis-sur-Aube. Napoléon prend l’initiative le matin du 21 mars, mais se retrouve face à un dispositif de 100 000 hommes et 370 canons. Il ordonne alors le repli sur la rive droite de l’Aube en passant par le pont d’Arcis. Schwarzenberg attaque à 16h30, mais Oudinot couvre la retraite et résiste avant de détruire le pont vers 21h. En Russie, au Württemberg et en Bavière, cette bataille est commémorée comme une victoire sur Napoléon. 

  21 mars 1905 : le service passe à deux ans.  

La loi du 21 mars 1905, porte le service militaire à deux ans et supprime toutes les dispenses sauf l’incapacité physique.   

Les polytechniciens et saint-cyriens sont tenus de servir un an dans les régiments avant d’intégrer leur école.  

Les élèves des grandes écoles accomplissent la 1re année dans le rang et la 2nde comme sous-lieutenant. Les autres diplômés peuvent au bout d’un an, après concours, devenir élève-officier de réserve et être nommés sous-lieutenant au bout de 18 mois. 

                               

21 mars 1918 : opération Michael.  

Le commandant en chef des forces allemandes, le général Luddendorf, lance à la charnière entre les zones d’action britannique et française l’opération destinée à percer le front allié dans le secteur de la Somme, en direction d’Amiens. Les Allemands engagent l’Abteilung 1 composé de 5 A7V et de 5 Mark IV britanniques (chars pris aux britanniques).  

Pour la première fois, le front est percé et les alliés jettent toutes les troupes disponibles pour combler la brèche. Leur mauvaise coordination pour faire face à cette menace conduira cinq jours plus tard (conférence de Doullens) à confier au général Foch la coordination des armées sur tout le front Ouest.  

  21 mars 1946 : prise de Thakkek (Laos).  

Le commando Léger n°2 (appartenant au 5e RIC) prend la ville de Thakkek occupée par 1300 Viet Minh. Ce Commando a été affecté début février au Laos et mis à la disposition du Col de Crèvecœur. Il est le premier avec le Commando Conus,  le 1er bataillon de Chasseurs laotiens (BCL) et deux pelotons de scout-cars à exploiter le désarroi causé par l’aviation alliée dans les rangs du VM pour investir Thakkek. L’opération est commandée par le chef d’escadron Vaucheret (bigor) qui sera tué au cours de l’action et remplacé par le chef de bataillon Delaplanque.  

Le bilan de notre côté est de 19 tués dont 4 officiers et 8 Européens et de 30 blessés dont 17 Européens.  L’ennemi laisse sur le terrain 250 tués, 150 prisonniers, 3 canons de 80, 1 de 25 et 10 mortiers. Le nettoyage de la région de Vientiane est entrepris aussitôt.  


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