Chronique historique : 28 mars

28032019

28 mars 1809 : bataille de Médéllin (Espagne). Victoire française. 

 28 mars 1898 : adoption du canon de 75 mm modèle 1897 par l’armée française.  

Après plusieurs années d’études secrètes et de rivalités avec l’Allemagne, le choix français se porte sur le modèle devenu célèbre.  

 28 mars 1910 : premier vol d’un hydravion (Bouches du Rhône).  

Sur l’étang de Berre, Henri Fabre expérimente avec succès un hydro aéroplane, ancêtre de l’hydravion à flotteurs. 

 28 mars 1942 : Opération Chariot (Saint Nazaire). 

La cale sèche de Saint Nazaire est la seule de la façade Atlantique pouvant accueillir les cuirassés allemands de la classe Bismarck. En restant opérationnelle, elle représente indirectement une menace pour les convois maritimes alliés si bien que les Britanniques décident de la détruire en menant une opération commando. Dans la nuit du 27 au 28 mars, 611 marins et commandos à bord d’une flottille de 16 vedettes et un destroyer (HMS Campbeltown) pénètrent dans l’estuaire de Saint Nazaire pourtant fortement surveillé. Le Campbeltown éperonne la porte de la cale sèche puis explose quelques heures plus tard grâce à des explosifs cachés à l’avant. Pendant ce temps, les commandos investissent le port et détruisent les différents objectifs assignés. Le bilan est lourd (169 tués, 214 prisonniers) mais la cale « stratégique » est hors d’usage. L’opération Chariot « fut une de ces entreprises qu’on peut tenter seulement parce qu’elles paraissent aux yeux de l’ennemi, absolument impossibles. Aussi nécessitent-elles, dans l’exécution, un courage et une résolution sortant de l’ordinaire. Une fois engagé, chaque individu, chaque bâtiment, chaque groupe de soldats, devait aller jusqu’au bout en se guidant sur les ordres reçus, mais en faisant appel, dans l’application, à l’esprit d’initiative. Je ne connais pas, dans toutes les annales militaires et navales, d’autre cas où des dommages aussi importants furent infligés à l’adversaire aussi rapidement et en engageant des moyens aussi faibles ». Lord Mountbatten. 1945.  

Lire « Chariot – Saint-Nazaire, le plus grand raid commando de la Seconde Guerre mondiale » de Jean-Charles Stasi. 

28 mars 1957 : le général Paris de Bollardière demande à être relevé de son commandement (Algérie).  

Dans une lettre que Bollardière envoi à son ancien subordonné, Jean-Jacques Servan-Schreiber, directeur du magazine l’Express, il explique qu’il demande à être relevé de son commandement pour manifester son désaccord avec la manière dont l’armée française est en train de mener la guerre contre-révolutionnaire en Algérie. Il est naturellement sanctionné par sa hiérarchie pour manquement au devoir de réserve puisque sa lettre est publiée. Héros de la seconde guerre mondiale et de l’Indochine, Bollardière quitte l’armée en 1961 et s’investit alors dans des causes qui l’opposeront souvent à l’armée (construction du camp du Larzac, essais nucléaires…).  

Son nom reste lié à la dénonciation de la torture en Algérie. 

 28 mars 1959 : mort du colonel Amirouche (Bou Saada – Algérie).  

Lors d’une opération menée par le 6e RPIMa, le célèbre chef de la willaya de Kabylie est tué.  Consulter le très riche ouvrage de  Jean  Balazuc « Guerre  d’Algérie » .   

 28 mars 1969 : mort de Dwight D. Eisenhower. (Washington D.C). 




Chronique historique : 27 mars

27032019

27 mars 1572 : signature de l’édit de Blois réorganisant l’artillerie royal française.  

Souhaitant améliorer la qualité de son artillerie, Charles IX pousse la standardisation de la fonte des canons et de la production du salpêtre. Cette décision revoit la taille des six calibres de France arrêtée vers 1571 par le grand maître de l’artillerie Jean d’Estrées. L’objectif tactique recherché est une meilleure maniabilité pour tenter de suivre aux plus près la manœuvre des troupes en campagne.  

Lire L’artillerie au cœur de la Renaissance (Economica 2018) du LCL Philippe Pasteau. 

 27 mars 1794 : création de l’US Navy (Washington).  

« Les États-Unis se dotent d’une marine de guerre permanente. Les attaques des pirates barbaresques en Méditerranée et en Atlantique mettent en danger l’économie américaine qui repose alors largement sur le commerce maritime. Malgré de nombreuses réticences économiques et politiques, le Congrès lance la construction de six frégates, quatre de 44 canons et deux de 36, en adoptant la « loi visant à fournir un armement naval », le Naval Act. Dessinés par Joshua Humphreys, ces six navires puissants et rapides vont donner à l’US Navy naissante ses premiers faits d’armes durant les guerres menées par les États-Unis au début du XIXe siècle ». CESM. 

 27 mars 1809 : bataille de Ciudad Real.  

Le général Sebastiani franchit le Tage et repousse une armée portugaise. 

  27 mars 1814 : bataille d’Horseshoe bend (États-Unis – Alabama).  

Menawa un guerrier Creek Muscogee, chef de la tribu Creek tente sans succès depuis des années de créer une insurrection générale des tribus contre les Américains. Il opte pour le harcèlement et massacre les 500 occupants de Fort Mims. Le général Jackson lève une armée de milicien et de professionnels (3000 hommes) et part à la recherche des 1000 guerriers Creeks. Ces derniers se sont solidement fortifiés dans un des méandres de la Tallapoosa et à l’abri des tirs de l’artillerie américaine, repoussent les premiers assauts. Deux légendes américaines naissent alors : Samuel Houston (marié à une Cherokee, futur président du Texas) pourtant blessé, conduit un assaut que le général Andrew Jackson (futur président des États-Unis) exploite efficacement en enfumant les derniers résistants. Seuls 200 Creeks survivent. Les Américains ne déplorent que 49 morts. 
 
27 mars 1854 : début de la guerre de Crimée.  

La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à la Russie. Les deux nations européennes combattent côte à côte pour l’une des premières fois. Il faut remonter à la bataille des Dunes (14 juin 1658) et à la Triple alliance (4 janvier 1717) pour les retrouver dans le même camp.  

Quelques articles traitant de la guerre de Crimée dans la Revue Historique des Armées : 

La guerre de Crimée : les transports, pp. 3-10 et la guerre de Crimée : les opérations, pp. 11-22 du CV Murracciole, RHA N° 169 (décembre 1987). 

Les rapports franco-britanniques à travers la peinture militaire représentant la guerre de Crimée de Aude Nicolas, pp. 19-31, RHA N° 264 (3ème trimestre 2011). 

  27 mars 1883 : prise de Nam Dinh (Indochine –Tonkin).  

Le capitaine de vaisseau Rivière prend la position de Nam Dinh tenue par les Pavillons noirs durant la guerre franco-chinoise. Il laisse un détachement puis repart pour Hanoi. En raison du manque d’effectifs, les Français sont chassés de Nam Dinh puis Hanoi assiégé. Rivière meurt le 19 mai suivant lors d’une contre-attaque. Sa mort décide le gouvernement à donner plus de moyens à l’expédition française. 
 
27 mars 1943 : bataille des iles Komandorski (iles Aléoutiennes).  

Les Américains ayant intercepté une communication japonaise annonçant un convoi de ravitaillement vers les bases nipponnes des Aléoutiennes, envoient 2 croiseurs et 4 destroyers pour le couler. Lors de la jonction, les Américains découvrent que le convoi japonais est puissamment défendu (près du double de bâtiments de guerre). Un duel d’artillerie s’engage : c’est l’un des rares combats navals à vue de la guerre du Pacifique.  

En raison de l’éloignement des Aléoutiennes, aucun appui aérien ni sous-marin n’a été prévu.  

L’amiral Hosogaya inflige, sans en prendre la réelle mesure, des dégâts importants aux Américains et rompt le combat craignant un renfort de l’adversaire. Le contre-amiral Mac Norris est de ce fait victorieux contre toute attente. Les Japonais renonceront aux ravitaillements d’ampleur de ces iles. 

 27 mars 1949 : la ville d’Angers est décorée. 

Le général de Monsabert remet la Croix de guerre avec palme à la ville d’Angers.  

27 mars 1967 : mort du capitaine Henri Grialou (Venasque – Vaucluse).  

Celui que le calendrier catholique célèbre désormais en date du 4 février (béatification le 19 novembre 2016) sous l’appellation de Marie Eugène de l’Enfant Jésus a passé 6 années de sa vie sous les drapeaux et participé à bon nombre des grandes batailles de la guerre 1914-1918 (Argonne – 1915, Verdun – 1916, Chemin des Dames – 1917). A l’âge de 19 ans, fin 1913, il devance l’appel alors qu’il étudie au séminaire et s’engage dans l’infanterie. Caporal au 122e RI, il est repéré pour ses qualités de meneur d’hommes et sert en tant qu’officier aux 239e et 75e RI.  

Cité 2 fois à l’ordre de l’armée (coup de main audacieux – juin1917) et à l’ordre de la 27e DI (brillante reconnaissance offensive en tête de sa compagnie – octobre 1918), il est chevalier de la Légion d’honneur et titulaire de la Croix de guerre. 

 27 mars 1968 : décès accidentel de Gagarine (ex URSS).  

Le colonel Youri Gagarine, pilote de chasse soviétique et premier homme dans l’espace à bord de Vostok 1 (avril 1961) se crashe avec son Mig 15 lors d’un vol d’entraînement. 




Chronique historique : 26 mars

26032019

               

26 mars 1784 : arrivée à Toulon du bailli de Suffren. 

A bord du vaisseau Héros, après une campagne de trois ans en océan Indien. Sans appui, il a livré bataille contre les Anglais à Sadras, Provedien, Negapatam, Trincomalee, Gondelour. Louis XVI crée une charge supplémentaire de vice-amiral pour le récompenser en avril 1784.  

 26 mars 1807 : création de l’arme du Train (actuelle Pologne).   

Au quartier général d’Osterode en Prusse orientale, Napoléon Ier, Empereur des français, signe le décret portant création des premiers bataillons des Equipages des transports militaires, acte fondateur de l’arme du Train.   

Lire L’arme du train de l’Empire à nos jours (1807-1978) du général G. Couget, pp. 9-20, RHA N° 132 (3/1978) et aussi le très documenté « Le train, histoire et traditions » du colonel Daniel Labbé. 

 26 mars 1814 : bataille de Saint-Dizier.  

Coupé d’une partie de ses forces après le combat de Fère-Champenoise, Napoléon fait mouvement vers l’est, dans le but d’attirer les troupes coalisées à l’écart de Paris et de les battre après avoir rallié les maigres forces qui occupent encore les places. Tombant à Saint-Dizier sur le corps russe de Winzigerov, il le disperse à grand renfort de charges de cavalerie, notamment les dragons de la Garde. C’est là dernière victoire personnelle de Napoléon au cours de la campagne de France. Mais cette victoire tactique cache un effet stratégique négatif : les coalisés ne l’ont pas suivi et marchent sur Paris avec trois jours d’avance. Napoléon n’a plus qu’à partir à marche forcée, dans une ambiance morose.   

  26 mars 1916 : mort au combat du général Largeau (bois d’Avocourt – Meuse).  

Le conquérant et pacificateur du Tchad tombe en tête de sa brigade. 

 26 mars 1917 : bataille de Gaza (actuelle bande de Gaza).  

Les 16 000 Britanniques du général Murray tentent de pénétrer dans la bande de Gaza mais faute de coordination se font refouler par l’empire ottoman. 

 26 mars 1929 : liaison record Paris-Saigon.  

A bord d’un avion Farman 190, Réginensi (pilote militaire), Bailly (pilote civil) et Marsot (mécanicien) quittent Le Bourget et vont couvrir les 12 000 kilomètres en 10 jours.  

Ils rentrent en 9 jours. 
 
26 mars 1944 : combat des Glières.  

Après les parachutages d’armes massifs du 11 mars 1944, l’étau s’est resserré autour du plateau des Glières. Les attaques aériennes et les bombardements détruisent les chalets. Le 26 mars, se déclenchent les attaques de la Milice et les préliminaires de l’attaque allemande. La Milice est repoussée, mais devant la disproportion des forces, le capitaine Anjot, qui a succédé à Tom Morel tombé le 10 mars, donne l’ordre de dispersion dans la soirée, de sorte que l’attaque allemande tombera dans le vide, évitant ainsi l’anéantissement. Fusillés, déportés, 129 maquisards y laissent la vie sur les 460 que compte le bataillon à la fin mars. Mais dans les semaines qui suivent, les maquis se reconstituent ; le 1er août, 3000 hommes sont à nouveau rassemblés à Glières pour y recevoir les parachutages d’armes grâce auxquelles ils vont faire capituler les garnisons allemandes et libérer la Haute-Savoie par les seules forces de la Résistance dès le 19 août 1944. 

 26 mars 1962 : fusillade de la rue d’Isly (Alger).   

Lors d’une manifestation pacifique (mais néanmoins interdite) pour l’Algérie française, une fusillade éclate sur un barrage routier tenu par l’armée de terre.  

La veille un camion de l’armée est tombé dans une embuscade de l’OAS et a été d détruit avec son équipage. Le quartier de Bab el Oued est bouclé et c’est la raison de la marche-manifestation à l’origine de la fusillade. 

On relève entre 46 et 62 morts civils (selon les sources). 

 26 mars 1974 : lancement du premier satellite géostationnaire soviétique (actuel Kazahstan – Baïkonour).  

10 ans après les Américains, les Soviétiques placent leur premier satellite géostationnaire. Un tel satellite reste positionné au-dessus du même point du globe à 36 000 km d’altitude et permet les télécommunications, l’observation et la détection précoce de tirs de missiles.  

 26 mars 1980 : création d’Ariane espace (Le Bourget).  

Lors du salon du Bourget, le CNES signe avec les industriels de l’espace l’accord prévoyant la création d’une société de commercialisation des mises sur orbite de satellites. 

 26 mars 2002 : les ministres de transport de l’UE lancent le projet Galileo.  

 

 




Anniversaire de la mort du COL Beltrame : Nous ne comprenons plus ce que « victime du devoir » veut dire

25032019

L’anniversaire de la mort héroïque de notre camarade le colonel Arnaud Beltrame et le souvenir du sacrifice du CBA Patrice Rebout il y a plusieurs années en Somalie, a amené le LCL Louis Pauty à publier le 16 novembre 2018, un article dans Le Figaro, à la rubrique champs libres/débats.

Nous le publions avec l’aimable autorisation du journal Le Figaro et de l’auteur.

Le thème de l’article : « Nous ne comprenons plus ce que « victime du devoir » veut dire » est une interrogation profonde sur le sens de l’expression « victime du devoir ». Dans un environnement où la notion de victime semble prendre le pas sur beaucoup d’autres et où la valeur du mérite paraît se diluer dans un consumérisme et un individualisme ambiant, ce qui était une noble reconnaissance au début du 20ème siècle, peut paraître inadapté au début du 21ème pour ceux qui embrassent le métier des armes.

L’expression « victime du devoir », ancienne et noble, suscite aujourd’hui de tels malentendus qu’il serait préférable de ne plus l’employer, estime l’officier de gendarmerie.
Dans les démocraties contemporaines, la culture héroïque cède la place à une victimisation aux multiples facettes. Dès lors, l’expression «victime du devoir», forgée au XIXe siècle, paraît difficile à comprendre pour une partie de nos concitoyens et peut susciter des malentendus. Jadis, cette formule était valorisante, glorieuse. Aujourd’hui, l’emploi du mot victime risque d’effacer le terme de devoir avec lequel il est associé. Or percevoir comme une victime celui qui a choisi de servir en acceptant le risque de s’exposer est incongru. Faire son devoir, c’est se lier par la promesse de défendre, de protéger parfois jusqu’au péril de sa vie.
Ceux qui servent la France ne sont pas tous confrontés à des situations extrêmes. Nul ne sait ce qu’il fera face au choix d’exposer sa vie. Dans l’épreuve, tous n’auront pas l’âme héroïque du colonel Beltrame, ni celle des soldats qui ont tenté de libérer l’otage Denis Allex des shebabs somaliens, ou celle de ces policiers venus s’interposer lors du carnage du Bataclan. Et si chacun est déterminé, aucun doute qu’il ne s’engage qu’avec l’espoir de préserver son intégrité. L’acceptation du danger ne fait d’eux ni des inconscients, ni des kamikazes.
Confronté à un danger soudain et immédiat, la décision est rarement réfléchie. Elle relève plutôt d’une réaction qui prend sa source dans des valeurs intrinsèques et un contexte particulier. Ceux qui servent se sont portés volontaires pour exercer leur charge. Tous l’ont acceptée, non comme une fatalité mais comme la nature même de leur action, celle qui donne du sens. La réflexion qui entoure cette acceptation du risque s’engage dès les premiers pas dans l’Institution, lors de la formation initiale, par une sensibilisation au caractère singulier des métiers à risque, par l’acquisition des valeurs républicaines, par l’exemple de ceux qui les ont précédés. Réduire l’engagement de ces hommes et femmes à la condition de victime nie la force de leur promesse, oublie la noblesse de leur service.
Être victime suppose de subir la fatalité et non de choisir. L’actualité regorge d’exemples de victimes d’accidents, d’assassinats, de calamités. Le devoir est, en revanche, un acte volontaire, répondant à une éthique, un code – dont celui de l’honneur – une loi. Policiers et pompiers exercent un métier dont l’objet est de faire cesser un danger en s’y confrontant eux-mêmes. Les militaires, -aviateurs, terriens, marins, gendarmes, pompiers- remplissent des missions qui peuvent conduire jusqu’au sacrifice suprême, tel que le prévoit l’article L4111-1 du code de la Défense : « L’état militaire exige en toute circonstance esprit de sacrifice, pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême, discipline, disponibilité, loyalisme et neutralité. » Cette charge exorbitante est assumée pour« le « bien du service et le succès des armes de la France. ».
N’est-ce donc pas un curieux mélange que de penser qu’une victime l’est de son devoir ? La sacralisation des victimes conduit inconsciemment à cet amalgame : que l’on meure d’un accident ou au service de la communauté nationale, la différence n’apparaît plus. On observe ainsi une confusion entre ce qui relève du devoir et ce qui relève de la fatalité. Or la sémantique a son importance. Un soldat accepte l’hypothèse d’être tué ou blessé sur un théâtre d’opérations au nom du devoir. Différentes réalités -guerre, terrorisme, délinquance, calamités naturelles- recouvrent une violence peut entraîner une même douleur, un même sentiment d’injustice ou de colère. Pourtant, une distinction est nécessaire, pour le bien de la société, pour le bien de la République. Les morts et les blessés par engagement pour la France, en toute connaissance de cause, ne sont aucunement les victimes d’une violence « ordinaire », accident du travail ou catastrophe naturelle. Ils ont rempli leur devoir.
L’emploi inapproprié des mots peut conduire à la banalisation de l’exercice de la mission et des risques encourus par les soldats français. Il risque d’engendrer une désacralisation de l’engagement et du sacrifice consentis pour le bien commun, le sentiment de se voir dépouillé du caractère exceptionnel du service rendu à ses concitoyens et à la patrie au péril de sa vie. Considérer ces acteurs engagés comme des victimes revient à falsifier leur identité en portant atteinte à l’essence même de leur vocation.
Pour celles et ceux qui acceptent le danger inhérent à leurs fonctions, employons les mots justes. Pour éviter tout malentendu, préférons désormais, au terme de victime, celui d’acteur du devoir.




Chronique historique : 25 mars

25032019

25 mars 1351 : combat des trente (entre Ploërmel et Josselin).

Ce combat opposant 30 chevaliers franco-bretons (commandés par Jean de Beaumanoir) à 30 chevaliers anglo-germano-bretons (commandés par Richard de Bramborough) est devenu l’un des hauts faits de l’histoire bretonne alors qu’il n’a pas eu d’influence particulière dans la guerre de succession de Bretagne qui lui sert de cadre. Beaumanoir et donc le camp du roi de France sortent vainqueur d’une bataille « à volonté » c’est-à-dire où chacun des combattants choisit librement sa manière de combattre (à pied, à cheval, …). L’affrontement qui résulte d’un défi lancé par Beaumanoir à Bramborough dure une grande partie de la journée et se déroule devant des observateurs dont le chroniqueur Jean Froissart qui par ses écrits immortalise l’événement. Les « Français » perdent 6 hommes, les « Anglais » 9, dont Bramborough. Selon les sources, la date du combat varie entre le 25 et le 30 mars.

Lire au sujet de ce combat le toujours très intéressant Batailles d’Hervé Drévillon.

25 mars 1401 : Tamerlan incendie Damas. 

25 mars 1776 : réforme de la discipline dans les armées. 

Par ordonnance royale, la punition des coups de plat de sabre est établie. Elle sera supprimée le 14 juillet 1789 par une autre ordonnance royale.

25 mars 1776 : création des chasseurs à cheval. 

L’ordonnance royale du 25 mars supprime toutes les troupes légères du royaume de France qui étaient alors organisées en régiments mixtes (infanterie et dragons) appelés « légions ». Sous l’impulsion du comte de Saint-Germain, un escadron de chasseurs à cheval est attaché à chacun des 24 régiments de dragons afin d’accomplir des missions de reconnaissance et d’éclairage. Ils seront organisés en 6 régiments à partir de 1779. Sur l’histoire mouvementée à cette période de la cavalerie légère, lire La petite guerre au XVIIIe siècle de Sandrine Picaud-Monnerat.

25 mars 1799 : combat de Stockach (Allemagne).

Défaite française (général Jourdan) face aux Autrichiens.

25 mars 1814 : combat de Fère-Champenoise (Marne). Napoléon Ier est parti rallier les garnisons de l’Est de la France pour constituer une armée capable de s’opposer à la 6ème coalition laissant ses maréchaux Marmont et Mortier freiner l’avance de Schwartzenberg.

Les Français sont sévèrement battus (9 000 pertes sur les 24 000 engagés) sans avoir réellement pu freiner l’ennemi. La route de Paris est ouverte.

25 mars 1878 : création de l’École d’application des poudres et salpêtre (Paris).

En 1940, elle fusionne avec d’autres écoles à vocation technique et devient l’École nationale supérieure des techniques avancées (ENSTA).

25 mars 1915 : le sous-lieutenant Goering reçoit la croix de fer. 

Aviateur de reconnaissance sur la base de Stenay (près de Verdun), il parvient à ramener des clichés de Verdun à l’issue d’une mission périlleuse ce qui lui vaut la croix de fer de première classe remise par le Kronprinz en personne.

25 mars 1942: premier vol motorisé du Me-262 (Allemagne).

Le Messerschmitt Me-262 V1 codé PC-UA et piloté par le pilote d’essai Fritz Wendel, vole pour la première fois avec ses réacteurs. C’est un échec. Les réacteurs BMW 003 tombent rapidement tous deux en panne et Wendel ramène l’avion à Augsbourg grâce au Jumo 210 installé dans le nez (Et bien heureusement conservé pour des raisons de sécurité) pour les essais initiaux de la cellule. LCL Pierre B. (CFA).

25 mars 1957 : naissance de l’Europe communautaire (Rome).

Signature du traité de Rome qui instaure la CEE et l’EURATOM.

25 mars 1962 : arrestation du général Jouhaud (Algérie – Oran).

Ayant terminé sa carrière comme chef d’état-major puis inspecteur de l’armée de l’air, le général Edmond Jouhaud appartient au « quarteron de généraux » (Challe, Zeller, Salan, Jouhaud) qui tente un putsch contre de Gaulle en avril 1961 à Alger. Il devient après Salan, le chef de l’OAS (organisation de l’armée secrète).

Condamné à mort, Jouhaud est finalement gracié (novembre 1962), amnistié (1968) puis réhabilité (1982). Il est arrêté en compagnie du commandant Julien Camelin alors qu’il séjourne clandestinement à Oran sous une fausse identité.

A Tlemcen, un peu plus tard, c’est au tour du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume d’être arrêté. Plus connu sous le nom de Crabe-Tambour (voir le film de Schoendoerffer), il a lui aussi choisi la clandestinité.

Guillaume est libéré en 1966 et poursuit dans le civil sa vie d’aventures autour du globe comme il l’avait d’ailleurs commencée dans la marine nationale (Dinassaut) et l’armée de Terre (Commando Guillaume).




Chronique historique : 23 mars

24032019

23 mars 1372 : prise de Niort par Du Guesclin.

En utilisant une ruse de guerre, Du Guesclin reprend la ville qui est aux Anglais depuis 12 ans. Il déguise en soldats anglais, 200 des siens qui se font ouvrir les portes par des sentinelles imprudentes.

23 mars 1782 : publication des Liaisons dangereuses

La seule guerre dont il est question dans cet ouvrage mondialement célèbre, est celle des sentiments. Écrit par le général d’artillerie Pierre Choderloos de Laclos, les liaisons dangereuses font scandale et sont un succès littéraire immédiat et durable.

23 mars 1796 : capture de Charrette.

Peu à peu abandonné par ses troupes, Charette de la Contrie après de belles victoires où Napoléon “voit percer le génie”, est arrêté par le général Travot  à la Chabotterie et fusillé une semaine plus tard  à Nantes (Cf. 29 mars).

Voir aussi le spectacle qui lui est dédié au Puy du Faou.

23 mars 1800 : bataille de Coraim (Égypte). 

Après le retour de Napoléon en France, l’armée d’Orient est restée aux ordres du général Kléber. Il a battu les armées turques, poussées par les Britanniques, à Héliopolis le 20 mars, et parachève sa victoire en écrasant les dernières troupes regroupées à Coraim. Il peut ainsi entreprendre la reconquête de toute la haute Égypte, mais son assassinat, le 14 juin suivant, met un coup d’arrêt à son entreprise.

23 mars 1918 : premier bombardement longue portée sur Paris.

Le PariserGeschutz, canon longue portée allemand (210 mm, obtenu en re-chemisant des canons de cuirassés allemands de 305 mm) tire pour la première fois sur Paris depuis Crepy-en-Laonnais (à 120 km de Paris) et envoie une vingtaine d’obus entre 07h00 et midi sans que personne ne comprenne l’origine du bombardement étant donné qu’aucun survol de bombardier Gotha n’a été repéré. Baptisé Grosse Bertha à tort par les Français, ce canon longue portée est à lui seul plus meurtrier que les Zeppelins et les Gothas réunis.

23 mars 1942 : l’OKW décide la construction du mur de l’Atlantique.

La directive n°40 signée du maréchal von Rundstedt ordonne de renforcer les côtes des pays occupés. Persuadés que les Alliés ne peuvent débarquer que près d’un port, les Allemands décident d’installer des batteries d’artillerie de longue et de moyenne portées près des principales installations portuaires notamment celles abritant des abris pour les U-Boot.

L’organisation Todt réalisera l’ensemble des ouvrages. La réelle densification du système défensif arrivera après l’inspection du maréchal Rommel en décembre 1943.

23 mars 1943 : prise du djebel Mateb (Tunisie).

En prenant d’assaut le lieu-dit, la force L du général Leclerc fait pour la première fois des prisonniers allemands.

23 mars 1978 : premier mandat français de la FINUL (Liban).

Le 3e RPIMA débarque à Beyrouth en application des résolutions 425 et 426 du 19 mars 1978.
23 mars 1994 : collision de sous-marins (Mer de Barents).

Deux sous-marins atomiques russes entrent en collision alors qu’ils font surface.

23 mars 1999 : déclenchement de l’opération ALLIED FORCE (République fédérale de Yougoslavie).

L’OTAN déclenche les frappes aériennes contre les forces serbes dans la province du Kosovo et bombarde des infrastructures notamment à Belgrade. Les 350 avions de la coalition réalisent 25 000 sorties durant 78 jours. L’opération terrestre débute le 12 juin. La KFOR pénètre au Kosovo.

23 mars 1983 : lancement de la guerre des étoiles (Washington).

Le président Ronald Reagan annonce lors d’un discours télévisé le début des recherches pour doter le territoire des États-Unis d’un bouclier anti-missiles que les médias baptisent très vite programme guerre des étoiles. Sa véritable appellation est initiative de défense stratégique (IDS) et représente une surenchère technologique et financière insupportable pour l’URSS qui explique en partie (selon certains analystes) la chute de cette dernière en 1991.

23 mars 2018 : prise d’otages de Trèbes (près de Carcassonne)

Un terroriste islamiste tue 4 personnes et en blesse 15 dans l’attaque du supermarché Super U de Trèbes.

Se substituant volontairement au dernier otage, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame du groupement de gendarmerie de l’Aude est mortellement blessé par le terroriste avant l’assaut du GIGN. Il décèdera de ses blessures le 24 mars.

Ancien de l’École militaire interarmes, dont il est sorti major de promotion (Campagne d’Italie 1999-2001), Arnaud Beltrame est promu colonel à titre posthume et fait commandeur de la Légion d’honneur lors des obsèques nationales qui lui sont faites aux Invalides le 28 mars.

 




Chronique historique : 22 mars

22032019

22 mars 1421 : bataille du Viel Baugé (Maine-et-Loire).

Thomas, duc de Clarens et frère du roi d’Angleterre (Henry V) est chargé par ce dernier d’accroitre les possessions anglaises en France. Il vient d’échouer à prendre Angers et se dirige vers Tours lorsqu’il apprend que le Dauphin Charles (le futur roi de France, Charles VII) bénéficie d’une aide de 5000 soldats écossais qui bivouaquent à Baugé. Voulant profiter de l’effet de surprise, le duc de Clarens ne prend pas le temps de réunir toutes ses forces (3000 hommes) et décide d’attaquer uniquement avec sa cavalerie (1500 hommes) un peu avant la tombée de la nuit. Les troupes franco-écossaises commandées par le duc Motier de Lafayette (ancêtre du fameux Lafayette) sont sur leurs gardes et s’installent sur les hauteurs du Viel Baugé pour recevoir l’ennemi.  La cavalerie anglaise alors qu’elle est repérée, en infériorité numérique et de plus en contrebas de l’objectif, maintient son attaque et se fait massacrer. Cet Azincourt (1415) inversé est la première vraie défaite des Anglais en France durant la guerre de cent ans. Le duc de Clarens meurt au combat avec 1000 de ses cavaliers anglais à cause de son entêtement.  La même attitude a perdu les Français à Azincourt, 6 ans plus tôt., Jeanne d’Arc n’a que 9 ans et il faudra attendre encore 8 ans avant qu’elle ne lance la reconquête des terres françaises occupées par les Anglais. La ville de Baugé est jumelée depuis 1965 avec la ville écossaise de Milngavie en souvenir de cette bataille victorieuse.

22 mars 1594 : début de la fin des guerres de religion (Paris).

Henri IV entre nuitamment dans la capitale défendue par la Ligue catholique.  Après avoir abjuré le protestantisme à Saint Denis (25 juillet 1593) et avoir été sacré roi de France à Chartres (27 février 1594), Henri IV sans pour autant être acclamé par les Parisiens, prend possession du Louvres. L’Édit de Nantes (1598) mettra fin à la 8ème et dernière guerre de religion même si les tensions perdureront sous Louis XIII et Louis XIV.

22 mars 1869 : décès de Jomini (Paris).

Né en Suisse, il est repéré par le général Ney qui l’enrôle dans la Grande Armée en 1803. Il participe à quasiment toutes les campagnes du premier empire mais ne pouvant accéder au grade de général de division pour de sombres raisons, passe à l’ennemi en 1813 et devient aide de camp du Tsar Alexandre 1er. Il a publié de nombreux ouvrages de tactique et d’histoire militaire. Lire Guibert, Jomini, Clausewitz – les trois colonnes de la stratégie occidentale de Bernard Pénisson (Economica).

22 mars 1885 : début de l’affaire de Lang Son (Protectorat du Tonkin).

L’armée chinoise du Kouang Si et les pirates chinois de la haute vallée du fleuve Rouge attaquent la garnison française de Lang Son en dépit du traité d’Hué instituant le Protectorat. Le général Négrier blessé lors de l’attaque laisse le commandement au LCL Herbinger qui ordonne la retraite.  Le général Brière de l’Isle, commandant des troupes au Tonkin, télégraphie à Paris de manière alarmiste lorsqu’il apprend les événements et provoque sans le savoir la chute du gouvernement Ferry (30 mars). Le revers n’est cependant que momentané au Tonkin puisque la Chine, vaincue à terre et sur mer, confirmera le traité d’Hué en signant la paix le 9 juin.

22 mars 1943 : Normandie rejoint le front russe.

Formés aux procédures soviétiques et à la langue russe, les pilotes de l’escadrille française Normandie-Niemen, commandée par Jean Tulasne, rejoignent avec leurs chasseurs Yak-1 la base de Polotniani-zavod à proximité du front. A noter : l’escadrille ne portera le nom de Normandie-Niemen qu’en juillet 1944 sur ordre de Staline.

22 mars 1944 : mort de Pierre Brossolette (Paris).

Intellectuel et homme d’action, Brossolette se caractérise certes par un grand courage et une grande intelligence mais surtout par une indépendance d’esprit faisant de lui un homme libre. Avant-guerre, il est un moment dans le camp des pacifistes, mais réalise le danger du nazisme et fustige l’attentisme de ses anciens compagnons. Lors de la retraite de 1940, il se comporte brillamment et est nommé capitaine. Il entre dans la résistance aux côtés du colonel Rémy (confrérie Notre Dame) et accomplit plusieurs missions entre Londres et la zone occupée. Il est l’un des principaux artisans de l’unification des mouvements de résistance avec Jean Moulin. Arrêté le 3 février lors d’un contrôle de routine, il est reconnu et transféré au QG parisien de la Gestapo où malgré la torture, il ne parle pas. Il se défenestre à la faveur d’un moment d’inattention de ses gardiens.

22 mars 1945 : Kamikazes contre l’Enterprise (Pacifique).

Le porte-avions USS Enterprise est endommagé à la suite d’un incendie de pont provoqué par ses propres défenses anti-aériennes qui visaient des avions kamikazes japonais. Au cours des missions menées par la TF 58, l’US Navy revendique 528 appareils japonais détruits.  Les Japonais, pour leur part, admettent 163 avions perdus en combat aérien et quelques-uns au sol.  Les attaques kamikazes ne sont ici guère probantes.

22 mars 1984 : assassinat de l’ADC Philippe Mariotti (Halle-Lettin – ancienne RDA).

L’adjudant-chef Philippe Mariotti, sous-officier de la MMFL(missions militaires de liaison française), meurt dans une embuscade de la STASI. En mission de reconnaissance à proximité d’une caserne de l’armée nationale populaire Est-allemande (NVA) son véhicule de liaison est délibérément écrasé par un camion militaire. Les deux autres occupants du véhicule (un officier chef d’équipage et un sous-officier observateur) sont grièvement blessés. Après la chute du mur, l’ouverture des archives a permis de confirmer la nature criminelle de cet accident minutieusement programmé par la STASI.

La 145 ème promotion de l’ENSOA porte le nom de l’adjudant-chef MARIOTTI et une stèle marque aujourd’hui l’emplacement du drame à Halle-Lettin (Saxe-Anhalt).

22 mars 1991 : F15 contre Sukhoi (Irak).

Un McDonnell F-15C « Eagle » du 36th TFW abat un Sukhoï Su-22 irakien avec un missile Sidewinder.  L’ailier du Su-22 abattu se crashe en tentant des manœuvres évasives à l’approche du F-15.

22 mars 2006 : mort de Pierre Clostermann.

L’as français de la chasse est bien évidemment un personnage hors normes : à 24 ans, il possède 33 victoires homologuées en combat aérien. Né au Brésil du fait des fonctions de diplomate de son père, il rejoint la France libre dès 1940 et est affecté dans les escadrilles de chasse les plus prestigieuses (Groupe de chasse Alsace). Après la guerre, il est ingénieur, chef d’entreprise, député et écrivain. Sa vie continue sur le mode aventure mais dans un registre différent : il rencontre de Gaulle, Joseph Kessel, Romain Gary, Ernest Hemingway, Che Guevara, Salazar, …

Homme de conviction et ayant le courage de les assumer, il rempile lors de la guerre d’Algérie, alors que son statut de parlementaire pourrait l’en dispenser. Son ouvrage, Le grand cirque (1948) s’est vendu à plus de 3 millions d’exemplaires : Témoignage d’un pilote de chasse pendant la seconde guerre mondiale, ce classique est à l’origine de bon nombre de vocations de pilotes. Après la guerre d’Algérie, il rédige Appui feu sur l’oued Hallail. Il a aussi préfacé beaucoup de livres dont Pilote de stuka d’H.U Rudel, l’as allemand du front de l’Est.

 




Chronique historique : 21 mars

21032019

21 mars 1801 : bataille de Canope ou d’Alexandrie (Égypte).  

Devenu général en chef des troupes françaises en Égypte après l’assassinat de Kleber, le général Menou ne fait pas l’unanimité de ses généraux : bon organisateur, il est cependant jugé piètre tacticien, ce que la bataille de Canope va confirmer. Sa conversion à l’Islam et son mariage avec une Egyptienne accentuent les mauvaises relations entretenues au sein de son état-major.  

Lorsque les Anglais d’Abercromby débarquent en force à Aboukir (16 000 hommes) le 8 mars, il tarde à intervenir, les laissant écraser la petite garnison d’Aboukir puis s’installer efficacement. Réalisant que chaque jour qui passe renforce les Anglais, il décide d’attaquer le 21 dans la nuit. Après une diversion réussie, l’attaque sur le centre du dispositif anglais échoue : Le général Lanusse, mortellement blessé, laisse ses troupes désemparées. L’obscurité et le manque de coordination conduisent à des combats fratricides. L’assaut est manqué. Menou, mal renseigné sur les opérations en cours, lance tout de même sa cavalerie.  

Les dragons tuent Abercromby mais sont eux-mêmes anéantis. Menou se replie à Alexandrie où il capitule le 31 août. La campagne d’Égypte est finie. 

 21 mars 1804 : exécution du duc d’Enghien (Vincennes).  

Le nombre relativement important de complots (échoués ou réprimés) contre le Premier Consul font craindre à Napoléon Bonaparte une tentative majeure de prise du pouvoir de la part des émigrés royalistes français. Conseillé par Talleyrand qui voit dans le duc d’Enghien une menace potentielle que pourraient utiliser les Anglais contre la France, Napoléon Bonaparte fait secrètement arrêter le duc à Ettenheim (près de Fribourg) par son homme de confiance, le général Savary.  

Le duc d’Enghien est jugé dès son arrivée au château de Vincennes de manière expéditive, sans possibilité de défense, et sans pouvoir prendre connaissance des éventuelles preuves l’incriminant. Il est fusillé dans les fossés du château immédiatement après la sentence de mort, le général Savary commandant le feu du peloton d’exécution. 

 21 mars 1814 : bataille d’Arcis-sur-Aube. 

Après une nuit de combat à 1contre 2, les troupes du maréchal Ney ont tenu en échec les Bavarois à Torcy-le-Grand. Voyant la combativité des français et surestimant leur nombre, le Prince Schwarzenberg hésite à lancer son l’offensive vers Arcis-sur-Aube. Napoléon prend l’initiative le matin du 21 mars, mais se retrouve face à un dispositif de 100 000 hommes et 370 canons. Il ordonne alors le repli sur la rive droite de l’Aube en passant par le pont d’Arcis. Schwarzenberg attaque à 16h30, mais Oudinot couvre la retraite et résiste avant de détruire le pont vers 21h. En Russie, au Württemberg et en Bavière, cette bataille est commémorée comme une victoire sur Napoléon. 

  21 mars 1905 : le service passe à deux ans.  

La loi du 21 mars 1905, porte le service militaire à deux ans et supprime toutes les dispenses sauf l’incapacité physique.   

Les polytechniciens et saint-cyriens sont tenus de servir un an dans les régiments avant d’intégrer leur école.  

Les élèves des grandes écoles accomplissent la 1re année dans le rang et la 2nde comme sous-lieutenant. Les autres diplômés peuvent au bout d’un an, après concours, devenir élève-officier de réserve et être nommés sous-lieutenant au bout de 18 mois. 

                               

21 mars 1918 : opération Michael.  

Le commandant en chef des forces allemandes, le général Luddendorf, lance à la charnière entre les zones d’action britannique et française l’opération destinée à percer le front allié dans le secteur de la Somme, en direction d’Amiens. Les Allemands engagent l’Abteilung 1 composé de 5 A7V et de 5 Mark IV britanniques (chars pris aux britanniques).  

Pour la première fois, le front est percé et les alliés jettent toutes les troupes disponibles pour combler la brèche. Leur mauvaise coordination pour faire face à cette menace conduira cinq jours plus tard (conférence de Doullens) à confier au général Foch la coordination des armées sur tout le front Ouest.  

  21 mars 1946 : prise de Thakkek (Laos).  

Le commando Léger n°2 (appartenant au 5e RIC) prend la ville de Thakkek occupée par 1300 Viet Minh. Ce Commando a été affecté début février au Laos et mis à la disposition du Col de Crèvecœur. Il est le premier avec le Commando Conus,  le 1er bataillon de Chasseurs laotiens (BCL) et deux pelotons de scout-cars à exploiter le désarroi causé par l’aviation alliée dans les rangs du VM pour investir Thakkek. L’opération est commandée par le chef d’escadron Vaucheret (bigor) qui sera tué au cours de l’action et remplacé par le chef de bataillon Delaplanque.  

Le bilan de notre côté est de 19 tués dont 4 officiers et 8 Européens et de 30 blessés dont 17 Européens.  L’ennemi laisse sur le terrain 250 tués, 150 prisonniers, 3 canons de 80, 1 de 25 et 10 mortiers. Le nettoyage de la région de Vientiane est entrepris aussitôt.  







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