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Chronique historique : 28 février

28022019

28 février 1794 : principal massacre des “colonnes infernales” (Les Lucs-sur-Boulogne – Vendée). 

Ayant reçu mission de la Convention de détruire la Vendée (17 janvier), les colonnes des généraux Cordellier et Crouzat, alors qu’elles commencent leurs ravages en application du plan du général Turreau sont attaquées par les troupes de Charrette. En représailles, les troupes républicaines massacrent environ 500 villageois (femmes, vieillards et enfants principalement).  

Sur l’ampleur méconnue des massacres durant les guerres vendéennes, lire “Du génocide au mémoricide” de Reynald Secher ou visiter L’Historial et le Mémorial de Vendée. http://www.sitesculturels.vendee.fr/Historial-de-Vendee 

 28 février 1933 : suppression des libertés civiques (Allemagne). 

Au lendemain de l’incendie du Reichstag, Adolf Hitler fait signer par le Reichspresident Hindenburg le « décret pour la protection du peuple allemand » supprimant en réalité les libertés civiques et lui permettant de faire arrêter plusieurs centaines d’opposants. Marinus van der Lubbe, jeune hollandais dans la mouvance communiste est arrêté alors qu’il erre à côté du bâtiment en flammes. Considéré comme responsable de l’incendie, il est condamné le 23 décembre et exécuté. 

 28 février 1942 : opération coup de croc (Bruneval – Côte normande).  

 Les Allemands surveillant les mouvements de la Royal Air Force grâce à un réseau de détection implanté sur les côtes du Nord-Ouest de la France gênent les mouvements alliés au-dessus de la Manche. Les Britanniques décident de vérifier les performances techniques du matériel allemand et de camoufler la capture d’un radar en simple opération commando sur la station de Bruneval, juchée au sommet d’une falaise. L’audacieuse opération « Biting » (coup de croc) réussit pleinement et connaît un très fort retentissement car c’est la première opération interarmées des Alliés en France. 

La préparation du coup de main est minutieuse : les renseignements fournis par le réseau du colonel Rémy (Réseau Confrérie Notre Dame) permettent aux 119 parachutistes du major Frost de reconstituer une maquette grandeur nature des lieux sur laquelle ils s’entraînent pendant plusieurs semaines.  L’opération elle-même se déroule comme prévu : largués avec précision, les commandos surprennent les quelques défenseurs du radar. Les combats sont brefs mais violents (8 morts britanniques, 27 morts allemands). L’exfiltration par bateaux a lieu deux heures après le largage et est couverte par l’aviation. La parfaite coordination des moyens engagés impressionne les Allemands qui a priori n’ont pas décelé le but véritable de « biting ». Le matériel capturé sur place (dont une partie a été perdue en mer durant l’exfiltration) permet aux Britanniques d’élaborer des contre-mesures. 
 
28 février 1991 : fin de l’opération tempête du désert (Irak).  

100 heures après le début des opérations terrestres, les forces irakiennes sont littéralement écrasées par la coalition et se rendent. 

 28 février 1992 : l’ONU décide l’envoi de casques bleus au Cambodge.  

Les différentes factions en guerre au Cambodge acceptent un cessez le feu et permettent l’envoi de 22 000 casques bleus dans le cadre de l’APRONUC (autorité provisoire des nations unies au Cambodge).La mission va durer jusqu’en septembre 1993 avec la promulgation de la Constitution du Royaume du Cambodge et la formation d’un nouveau gouvernement. La France participe à la composante militaire de cette force par le déploiement de 1 200 hommes qui réalisent des actions de déminage des zones sensibles, de formation des soldats cambodgiens au déminage et à la défense du pays, d’encadrement de la police locale, de sauvegarde du patrimoine, de protection et d’assistance médicale à la population civile et d’aide au retour des 370 000 exilés.  

 28 février 1994 : premier engagement militaire de l’histoire de l’OTAN (Bosnie-Herzégovine).  

Dans le cadre de l’opération « deny flight » décrétée par le conseil de sécurité de l’ONU au-dessus de la Bosnie-Herzégovine, 4 avions de combat serbes sont abattus par des F 16 américains. Les appareils serbes, occupés à bombarder une usine d’armement, sont pris à partie par les chasseurs américains qui n’ont pas reçu de réponse à leurs injonctions de quitter l’espace aérien bosniaque. 




Chronique historique : 27 février

27022019

27 février 1736 : naissance de René Madec, marin et aventurier.  

Il navigue à neuf ans et découvre à quinze l’Inde qui le subjugue. Sur mer et sur terre, il y combat les Anglais dans la lutte pour la primauté sur le sous-continent. Après de nombreuses péripéties, il crée sa propre armée en 1764 et la met au service des seigneurs locaux. Madec acquiert ainsi fortune et puissance. Le Grand Moghol le fait Nabab puis Bocci, troisième personnage de l’empire. Il quittera l’Inde en 1779 après la chute de Pondichéry et reviendra en France. Reçu par Louis XVI qui l’anoblira, il se retirera très vite dans son Quimper natal, où il mourra en 1784. « Nul monstre ne l’effrayait ». CESM. 

 27 février 1814 : bataille d’Orthez.   

Wellington et ses troupes anglo-portugaises battent celles du maréchal Soult qui évacuent l’Espagne au terme d’une campagne sanglante et sans gloire. 
 
27 février 1881 : bataille de Majuba Hill (Afrique du Sud).  

Les Britanniques occupent une colline qui domine les forces Boers, mais sont pourtant mis en déroute par les commandos Roos, Malan et Fereira parce qu’ils ont négligé de creuser des tranchées pour se protéger et n’ont mis aucune pièce lourde en batterie.  

  27 février 1897 : le général Gallieni destitue la reine de Madagascar.  

L’île devient colonie française.  
 
27 février 1942 : bataille de la mer de Java.  

Voulant empêcher les Japonais de débarquer à Java, les alliés tentent d’intercepter la flotte de l’amiral Takagi mais sont surclassés et perdent une grande partie de leurs unités. 
 
27 février 1962 : arrestation d’Albert Spaggiari dans une imprimerie de l’OAS (Villefranche sur mer).  

Si Spaggiari a laissé dans l’imaginaire public, le souvenir d’un voleur inoffensif grâce au fameux casse du siècle à Nice (1976), la lecture de ses mémoires de parachutiste en Indochine (Faut pas rire avec les barbares) permettra de rectifier le tir.  

La guerre n’est pas belle, certes, mais celle que raconte Bert l’est encore moins. Son livre est écrit avec talent mais aussi au vitriol.   

Engagé à 17 ans parce que fasciné par l’action, il découvre la guerre et l’Indochine et démontre assez rapidement qu’il y a en lui plus du braqueur que du soldat, malgré deux citations. Il est condamné pour le braquage d’un bordel indochinois (1953) et purge sa peine aux Baumettes jusqu’en 1957. Toujours attiré par l’action hors légalité, il intègre l’OAS, se fait prendre et purge une nouvelle peine encore à Marseille. Il entre dans la légende avec le casse de la Société Générale puis son évasion spectaculaire du palais de justice de Nice.  Pendant les 12 ans que durera sa cavale, il défiera les polices en envoyant à la presse des photos et interviews. Jamais plus interpellé, il est mort à 56 ans en Italie. 




Chronique historique : 26 février

26022019

26 février 1266 : bataille de Bénévent (Italie – près de Naples).  

Charles d’Anjou (frère de Louis IX, futur St Louis canonisé en 1297), mandaté par le pape, bat Manfred de Hohenstaufen et prend possession de son nouveau royaume de Sicile. Manfred est tué au combat.  

 26 février 1777 : création du corps des ingénieurs-géographes militaires

L’ensemble du corps des ingénieurs est créé par Vauban sous Louis XIV en 1696 et la spécialité de géographe se précise formellement en 1726. Ils sont initialement chargés de la levée et construction des cartes topographiques et militaires et tracé des camps et marches des armées.  Appelés Ingénieurs géographes du Roi, ce nouveau corps est dissous en 1791 (et rattaché au génie), recréé en 1792, il devient le corps impérial des ingénieurs géographes en 1809. Jusqu’à la défaite de 1940, ces spécialistes sont affectés au Service géographique des armées. Ses héritiers servent aujourd’hui au 28e Groupe géographique à Haguenau.  

 26 février 1815 : Napoléon 1er quitte l’île d’Elbe.    

Napoléon 1er embarque sur le brick Inconstant pour Fréjus. Il s’écrie : « le sort en est jeté ! ». 

26 février 1896 : le ministre de la Marine lance un concours de conception de sous-marin.  

Celui-ci est remporté par l’ingénieur du génie maritime Maxime Laubeuf pour son projet de bâtiment à double coque.  Cette idée innovante trouve sa concrétisation avec le lancement du torpilleur submersible Narval en 1899.  Au cours de sa carrière, Maxime Laubeuf concevra également l’Aigrette, premier sous-marin français équipé d’un moteur diesel. CESM 

 26 février 1916 : reprise en main de Verdun.  

Pétain revalorise les défenses, met l’artillerie totalement au service des unités d’infanterie au contact, et donne des ordres pour organiser un formidable cordon logistique de 67 km de long où près de 3 000 camions vont circuler chaque jour sans interruption. La Voie Sacrée sera un des instruments majeurs de la victoire dans ce secteur. 

26 février 1943 : décès de l’adjudant Antoine Casenobe, As de l’Armée de l’Air.  

Détenteur de 7 victoires homologuées durant la campagne de France avec le Groupe de Chasse II/4 (le titre d’As s’acquiert à partir de 5).  Le 23 février, son Curtiss P40 capote accidentellement à l’atterrissage sur un terrain de fortune.  Il succombera à ses blessures trois jours plus tard.  

 26 février 1963 : arrestation officielle du colonel Argoud (Paris – près de la Préfecture de Police).  

Condamné à mort par contumace en juillet 1961 pour sa participation au putsch d’Alger, le colonel Antoine Argoud, entré en clandestinité, est chef de l’OAS lorsqu’il est enlevé le 25 février dans son hôtel à Munich (Allemagne).  Le lendemain, il est retrouvé ligoté dans une camionnette garée à côté de la cathédrale Notre Dame et arrêté.  

 26 février 1990: fin du programme nucléaire sud-africain.  

Le Président sud-africain Frederik Willem de Klerk ordonne la destruction des six armes nucléaires assemblées par son pays, ainsi que de la septième arme, partiellement assemblée. 




Chronique historique: 25 février

25022019

25 février 1796 : Le chef vendéen Stofflet est fusillé.

25 février 1836 : dépôt du brevet du Colt Paterson, le premier révolver. 

Enregistré sous le numéro de brevet 138 et déposé par Samuel Colt, ce premier révolver est produit de 1837 à 1841 à Paterson dans le New Jersey, en 4 modèles se distinguant par la longueur du canon (ce concept perdure encore aujourd’hui). Doté d’un système à simple action et d’un barillet à 5 coups, c’est une arme à poudre noire. Le chargement se fait directement dans les chambres du barillet ce qui est assez lent : ces Colts étaient fournis avec deux barillets permettant d’avoir une réserve de feu suffisante. La version Holster model n°5 ou Texas Paterson sert principalement dans la marine et les Rangers du Texas.

CNE Jean-Baptiste P.

 25 février 1848 : Lamartine sauve le drapeau tricolore (Paris – Hôtel de ville).

Louis-Philippe 1er, Roi des Français pendant plus de 17 ans, abdique la veille devant l’insurrection parisienne. Le lendemain la foule brandissant des drapeaux rouges devant l’Hôtel de ville demande le remplacement du drapeau tricolore (officialisé par Louis-Philippe en 1830).

Lamartine, ministre des Affaires étrangères du tout jeune gouvernement provisoire sort de l’Hôtel de ville et s’avance devant la foule en prononçant l’un de ses discours les plus percutant : « Si vous m’enlevez le drapeau tricolore, […] vous m’enlèverez la moitié de la force extérieure de la France ! Car l’Europe ne connaît que le drapeau de ses défaites et de nos victoires dans le drapeau de la République et de l’Empire. En voyant le drapeau rouge, elle ne croira voir que le drapeau d’un parti ! C’est le drapeau de la France, c’est le drapeau de nos armées victorieuses ; c’est le drapeau de nos triomphes qu’il faut relever devant l’Europe. La France et le drapeau tricolore c’est une même pensée, un même prestige, une même terreur, au besoin, pour nos ennemis ! Songez combien de sang il vous faudrait pour faire la renommée d’un autre drapeau ! Citoyens pour ma part, le drapeau rouge, je ne l’adopterai jamais, et je vais vous dire pourquoi je m’y oppose de toute la force de mon patriotisme : c’est que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec la République et l’Empire, avec vos libertés et vos gloires, et que le drapeau rouge n’a fait que le tour du Champ de Mars, traîné dans le sang du peuple ». (cf. Image)

25 février 1916 : les Allemands prennent le fort de Douaumont.

Outrepassant les ordres reçus, deux compagnies du 24e régiment de Brandebourg pénètrent dans le fort qui n’oppose aucune résistance et font prisonniers 57 territoriaux. La nouvelle est terrible pour les Français puisque Douaumont est un poste d’observation sur tout le secteur de Verdun. De part et d’autre, les propagandes ne se satisfaisant pas du peu d’éclats de l’événement vont surenchérir sur de supposés combats.

Pétain est officiellement nommé à la tête de la défense de la région de Verdun.

25 février 1916 : première commande de 400 « cuirassiers terrestres ». 

Le ministère de la Guerre commande à la firme Schneider les chars imaginés par le général Estienne. La livraison est attendue pour début 1917. Le char fait 6,32 mètres de long pour 2,05 de large et 2,30 mètres de haut.

Armé d’un canon de 75mm en blockhaus et de deux mitrailleuses Hotchkiss, il est équipé d’un éperon à l’avant permettant de dévier les barbelés. Son moteur de 60 CV le propulse à la vitesse maximum de 8 km/h, et seulement 4 km/h au combat.

Ce sera le char des premiers engagements de l’artillerie spéciale.

25 février 1963 : premier vol du Transal-C 160.

25 février 1975 : dernier vol du Général Yeager dans les Forces. Chuck Yeager est le premier pilote à avoir passé le mur du son (14 octobre 1947). Voir le film l’Etoffe des héros.

25 février 1992 : déclenchement de l’opération Iskoutir (République de Djibouti).   » À l’automne 1991, la jeune République de Djibouti connaît une violente agitation intérieure avec des combats dans le nord et l’ouest du pays opposant l’Armée Nationale Djiboutienne au Front de Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD). Ce n’est qu’après plusieurs semaines de négociations qu’intervient un cessez-le-feu entre les deux partis. Le 25 février, les marsouins du 5e RIAOM renforcés plus tard par les légionnaires de la 13e DBLE vont être déployés sur l’ensemble du territoire d’Ouest en Est afin de veiller à l’observation du cessez-le-feu, de favoriser le retour au calme par la négociation et de participer au ravitaillement et au soutien médical de la population. Au cours du règlement diplomatique de ce conflit interne, plusieurs montées de tensions ont nécessité l’emploi de la force par les soldats français pour assurer le succès de la mission. L’opération prend fin en 1999. »




CYCLE DE CONFÉRENCES DU SHD

22022019

Pierre Laugeay, chef du Service historique de la Défense, vous prie de bien vouloir honorer de votre présence la conférence que prononcera

 

Le capitaine Yves-Marie ROCHER

Sur le sujet :

Les sources matérielles de l’histoire militaire

 le jeudi 7 mars 2019 à 18h30, au Château de Vincennes, Pavillon de la Reine

Un cocktail suivra la conférence.

Entrée libre mais inscription obligatoire par retour de mail. (Se munir d’une pièce d’identité).

Contact : claire.miot@intradef.gouv.fr

Résumé

Ecrire l’histoire militaire à partir des produits des recherches archéologiques, notamment celle des conflits contemporains, est une pratique longtemps délaissée par les spécialistes des guerres modernes. La reconnaissance même de l’objet comme source historique a ainsi été sujet à caution. L’histoire de l’archéologie militaire, qui puise son origine dans les compétitions nationales du 19e siècle autour de la justification des mythes fondateurs, explique pour partie ce désamour de l’historien pour la source matérielle. Pour autant, l’évolution des techniques et les nouvelles réflexions méthodologiques, notamment la pluridisciplinarité qui caractérise la démarche autour des fouilles contemporaines, ont permis aux chercheurs d’étendre leur analyse au-delà de leur spécialisation et ainsi apporter leur écot à la compréhension globale des conflits.

Biographie

Le capitaine Yves-Marie Rocher est docteur en histoire de l’Art. Ancien élève de l’Ecole du Louvre, il a occupé diverses fonctions scientifiques au sein de musées des Beaux-arts avant de s’orienter sur le patrimoine militaire au musée de l’Armée, au musée de la cavalerie puis en tant que chargé de recherche au Service historique de la Défense de 2010 à 2015. Conservateur du musée du Génie pendant trois ans, il revient au SHD en 2018 pour occuper la fonction de conseiller scientifique auprès de la division Histoire et Symbolique. Spécialiste de l’histoire des collections militaires, il a consacré sa thèse à celle du musée de l’Armée sous la Troisième République. Ses travaux actuels portent sur les processus de patrimonialisation des objets militaires, notamment des prises de Guerre.

 




Chronique historique:22 février

22022019

22 février 1744 : bataille du cap Sicié. 

Victoire navale franco-espagnole face à la flotte anglaise.

Lire « Les 600 plus grandes batailles de l’Histoire » de Guy Le Moing.

22 février 1916 : mort du LCL Emile Driant (Verdun – Bois des Caures). 

A l’occasion du début de la bataille de Verdun, hier, les bataillons de chasseurs de Driant ont été quasiment anéantis par le pilonnage d’artillerie et l’assaut de l’infanterie allemande. Ayant largement ralenti la progression du général Falkenhayn, Driant ordonne à ses chasseurs survivants de se replier. Il tombe vers 15h00 frappé d’une balle à la tempe. Il avait 60 ans.

Officier saint-cyrien brillant, il est à plusieurs reprises sanctionné pour des articles publiés sans autorisation dans lesquels il défend la mémoire de son beau-père (le général Boulanger), ou bien dénonce trop vigoureusement l’affaire des fiches.

En 1905, sa carrière étant définitivement compromise, il se lance en politique avec l’appui de Déroulède et Barrès et est élu député à Nancy.  Il poursuit parallèlement son activité d’écrivain, sous le nom de capitaine Danrit, nom d’emprunt adopté alors qu’il était encore militaire. Talentueux, il écrit une vingtaine de romans d’anticipation ayant pour thème la guerre prochaine et remporte un vif succès à chaque parution. Il devient ce que l’on appellerait aujourd’hui un best-seller du thriller technologique.

Lorsqu’éclate la guerre, il est toujours député et a 59 ans. Il demande malgré tout son incorporation.

22 février 1996 : suspension du service national, entre autres…

A l’issue d’un conseil de Défense, le président J. Chirac annonce la professionnalisation des armées, la suspension du service national et la restructuration des industries d’armement. « L’appel sous les drapeaux est suspendu pour tous les Français qui sont nés après le 31 décembre 1978 et ceux qui sont rattachés aux mêmes classes de recensement. Il est rétabli à tout moment par la loi dès lors que les conditions de la défense de la Nation l’exigent ou que les objectifs assignés aux armées le nécessitent » (article L. 112-2 du Code du service national).

Il annonce aussi l’arrêt immédiat de la production de matières fissiles. En 1996, la France entreprend de démanteler ses deux usines de production de matières fissiles de Marcoule, pour le plutonium, et de Pierrelatte (Drôme) pour l’uranium hautement enrichi. C’est ainsi le premier État à avoir décidé la fermeture et le démantèlement de ses installations de production de matières fissiles pour les armes nucléaires.

NB : En 1996, le ministère de la Défense était composé de 600 508 personnes : 299 130 militaires de carrière et engagés, 201 253 appelés du contingent et 99 855 civils. En 2016, l’effectif était passé à 265 458 personnes




Chronique historique: 21 février

21022019

21 février 1760 : débarquement en Irlande (Carrickfergus). Le corsaire François Thurot, à bord de la frégate-corsaire Maréchal de Belle-Isle et avec une petite force navale débarque 600 hommes devant le lac de Belfast pour faire diversion dans le cadre du vaste projet d’invasion planifié par le maréchal de Belle- Isle. Il s’empare de Carrickfergus et de son château mais faute de moyens renonce à l’opération et tente un retour en France. Il meurt au combat le 28 février au large de l’ile de Man. La force d’invasion française avait déjà été défaite par la Royal Navy quelques mois plus tôt (novembre 1759) lors de la bataille des Cardinaux (dans la baie de Quiberon).

21 février 1848 : publication du Manifeste du parti communiste (Londres).

Publié anonymement dans un premier temps, Marx et Engels ne revendiqueront la paternité de l’ouvrage qu’en 1872. Considérant que l’Histoire n’est que l’histoire de la lutte des classes et qu’elle ne s’explique bien que sous l’angle économique, les auteurs pronostiquent l’avènement prochain du communisme, considérant que le capitalisme provoque inconsciemment sa propre fin. Une union des prolétaires de tous pays accélèrerait cette fin.

L’ouvrage a inspiré presque tous les mouvements révolutionnaires du XXe siècle.

21 février 1916: début de la bataille de Verdun.

A 7h15, 1 200 canons allemands tirent simultanément sur 80 km de front. La préparation d’artillerie dure 9 heures.

Elle s’abat sur le point central de l’attaque allemande : le bois des Caures, tenu par les chasseurs du LCL Driant (dont le secteur de 1 km carré reçoit environ 80 000 obus). L’infanterie allemande passe à l’attaque à 16h45.

Ainsi commence une bataille de 300 jours de combats, qui se soldera par plus de 300 000 morts et disparus de part et d’autre.

Le front n’oscillera jamais de plus d’une dizaine de kilomètres de large.

21 février 1944 : exécution de 22 membres du groupe Manouchian (Mont Valérien).

21 février 1966 : de Gaulle annonce le retrait de la France du commandement intégré de l’OTAN.

Lors de la première conférence de presse depuis sa réélection, de Gaulle annonce que la situation internationale a changé depuis la naissance de l’OTAN et que la sécurité ne peut plus s’exercer de la même manière.  Il précise quelques jours plus tard (7 mars) les conditions du retrait français. Depuis le 19 mars 2009, la France a rejoint à nouveau le commandement militaire intégré.

21 février 1992 : création de la FORPRONU.

Par la résolution 743, le Conseil de sécurité de l’ONU créé la Force de protection des Nations unies pour la Croatie puis la Bosnie.

La FORPRONU restera active jusqu’en mars 1995. Jusqu’à 40 000 casques bleus serviront en ex-Yougoslavie au plus fort de la mission.

La résolution n° 1026 de 1995 proroge et met fin à cette mission le 31 janvier 1996.

21 février 1994 : arrestation d’Aldrich Ames (Washington).

Cadre de la CIA, en charge du contre-espionnage pour le département « bloc soviétique », Ames est arrêté au petit matin par le FBI alors qu’il quitte son domicile pour rejoindre la centrale de Langley. Accusé de trahison, Ames a avoué avoir été un agent de l’ex KGB pendant près de 10 ans.

21 février 1760 : débarquement en Irlande (Carrickfergus). Le corsaire François Thurot, à bord de la frégate-corsaire Maréchal de Belle-Isle et avec une petite force navale débarque 600 hommes devant le lac de Belfast pour faire diversion dans le cadre du vaste projet d’invasion planifié par le maréchal de Belle- Isle. Il s’empare de Carrickfergus et de son château mais faute de moyens renonce à l’opération et tente un retour en France. Il meurt au combat le 28 février au large de l’ile de Man. La force d’invasion française avait déjà été défaite par la Royal Navy quelques mois plus tôt (novembre 1759) lors de la bataille des Cardinaux (dans la baie de Quiberon).

21 février 1848 : publication du Manifeste du parti communiste (Londres).

Publié anonymement dans un premier temps, Marx et Engels ne revendiqueront la paternité de l’ouvrage qu’en 1872. Considérant que l’Histoire n’est que l’histoire de la lutte des classes et qu’elle ne s’explique bien que sous l’angle économique, les auteurs pronostiquent l’avènement prochain du communisme, considérant que le capitalisme provoque inconsciemment sa propre fin. Une union des prolétaires de tous pays accélèrerait cette fin.

L’ouvrage a inspiré presque tous les mouvements révolutionnaires du XXe siècle.

21 février 1916: début de la bataille de Verdun.

A 7h15, 1 200 canons allemands tirent simultanément sur 80 km de front. La préparation d’artillerie dure 9 heures.

Elle s’abat sur le point central de l’attaque allemande : le bois des Caures, tenu par les chasseurs du LCL Driant (dont le secteur de 1 km carré reçoit environ 80 000 obus). L’infanterie allemande passe à l’attaque à 16h45.

Ainsi commence une bataille de 300 jours de combats, qui se soldera par plus de 300 000 morts et disparus de part et d’autre.

Le front n’oscillera jamais de plus d’une dizaine de kilomètres de large.

21 février 1944 : exécution de 22 membres du groupe Manouchian (Mont Valérien).

21 février 1966 : de Gaulle annonce le retrait de la France du commandement intégré de l’OTAN.

Lors de la première conférence de presse depuis sa réélection, de Gaulle annonce que la situation internationale a changé depuis la naissance de l’OTAN et que la sécurité ne peut plus s’exercer de la même manière.  Il précise quelques jours plus tard (7 mars) les conditions du retrait français. Depuis le 19 mars 2009, la France a rejoint à nouveau le commandement militaire intégré.

21 février 1992 : création de la FORPRONU.

Par la résolution 743, le Conseil de sécurité de l’ONU créé la Force de protection des Nations unies pour la Croatie puis la Bosnie.

La FORPRONU restera active jusqu’en mars 1995. Jusqu’à 40 000 casques bleus serviront en ex-Yougoslavie au plus fort de la mission.

La résolution n° 1026 de 1995 proroge et met fin à cette mission le 31 janvier 1996.

21 février 1994 : arrestation d’Aldrich Ames (Washington).

Cadre de la CIA, en charge du contre-espionnage pour le département « bloc soviétique », Ames est arrêté au petit matin par le FBI alors qu’il quitte son domicile pour rejoindre la centrale de Langley. Accusé de trahison, Ames a avoué avoir été un agent de l’ex KGB pendant près de 10 ans.

Arrestation d’Aldrich Ames

 




Chronique historique : 20 février

20022019

20 février 197 : bataille de Lugdunum (Lyon).  

A la mort de l’empereur Commode, trois généraux soutenus par leurs légions s’affrontent pour s’emparer du pouvoir. Après avoir vaincu son adversaire venu d’Afrique, Septime Sévère se retourne contre son allié de la veille, Clodius Albinus, venu de (Grande) Bretagne. Après l’avoir battu une première fois dans la région de Tournus, mais sans pour autant remporter de victoire décisive, il le poursuit jusque dans la région de Lugdunum (Lyon) acquise à la cause d’Albinus.  

Plus de 40 000 hommes s’affrontent vers l’actuelle place Sathonay, à Lyon, dans le quartier au pied de la colline de la Croix-Rousse et proche de la Saône. Albinus a pu préparer son terrain et attire une partie des forces de Sévère dans un système de fossés et de tranchées où elles sont exterminées. Mais, grisées par ce premier succès, les forces d’Albinus se désunissent en se lançant à la poursuite des survivants en fuite. C’est alors que la cavalerie de Sévère, maintenue jusque-là en réserve, charge les assaillants et apporte finalement la victoire à son général.  Celui-ci décide de punir la ville qui a soutenu son rival, en la brûlant et en massacrant ses habitants, essentiellement chrétiens.  

 20 février 1799 : capitulation d’El Arich (Égypte).  

Les divisions Kleber et Reynier prennent d’assaut le fort d’El Arich qu’elles assiègent depuis 11 jours. 
 
20 février 1905 : bataille de Moukden (Chine).  

Les Japonais battent les Russes au cours d’une bataille très meurtrière pour les deux camps. Le retentissement de cette victoire d’un peuple asiatique sur une nation blanche est énorme.  

Il n’en sera que plus grand lorsque les Russes seront aussi vaincus sur mer, quelque temps plus tard, à la bataille de Tsushima. 
 
20 février 1942 : parution du Silence de la mer de Vercors (Jean Bruller).  

Fondateur des Editions de Minuit, Jean Bruller publie clandestinement un bel ouvrage, en pleine guerre, dénonçant le nazisme tout en montrant les richesses culturelles communes des nations allemandes et françaises : Un homme âgé et sa nièce sont obligés d’héberger chez eux un officier allemand. Les deux Français ne parlent pas à l’officier et continuent de vivre en tentant d’ignorer sa présence. Comprenant les raisons de ses hôtes, l’officier ne cesse de leur parler lors de longs monologues.  

Amoureux de la culture française, il leur montre que la sienne vaut aussi qu’on l’aime et que le nazisme ne résume pas l’Allemand, malgré les apparences du moment. 
 
20 février 1944 : fin de la bataille de l’eau lourde (Norvège).  

Un commando norvégien coule le ferry sur lequel les Allemands tentent d’évacuer leurs derniers stocks d’eau lourde (utile pour la recherche atomique). 

 20 février 1962 : John Glenn, premier américain en orbite (banlieue planétaire). 

John Glenn devient le premier Américain en orbite en réalisant trois tours de la Terre à bord de sa capsule Friendship 7, un peu moins d’un an après Youri Gagarine, qui fut le premier être humain (et soviétique) à avoir été en orbite.  

Deux Américains ont pourtant été dans l’espace avant lui, Alan Shepard et Virgil Grissom. Mais ceux-ci n’ont fait que des vols dits suborbitaux, c’est-à-dire un bond de quelques minutes au-delà de la limite des 100 kilomètres au-dessus du niveau de la mer qui marque la limite officielle de l’espace, mais sans se mettre donc en orbite autour de la Terre.  

John Glenn est donc le premier Américain à tester la rentrée dans l’atmosphère à très haute vitesse, phase cruciale des vols habités nécessitant l’utilisation d’un bouclier de protection.  

Musée de l’air et de l’espace.







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