Chronique historique : 31 janvier

31 01 2019

31 janvier 1901 : abolition des peines corporelles.

Le ministère des Armées met fin aux peines corporelles dans l’armée de terre et la marine. Une première abolition avait déjà eu lieu en 1848.  

 31 janvier 1915 : première utilisation des gaz de combat (Bolimov – Pologne).  

Bien que la IXe armée de Mackensen tire 18 000 obus au bromure de xylyle sur les troupes du Tsar, le froid intense annihile l’effet de l’agent toxique.  

 31 janvier 1943 : reddition allemande à Stalingrad (aujourd’hui Volgograd).  

Assiégés depuis novembre 1942 dans la ville symbole, les Allemands capitulent manquant de tout. Les combats se poursuivent encore jusqu’au 2 février dans le secteur Nord de Stalingrad. Plus de 400 000 Allemands sont mis hors de combat durant cette bataille dont au moins 150 000 morts. Les Soviétiques perdent encore plus de soldats (entre 400 000 et 500 000) mais cette saignée humaine n’a pas les mêmes répercussions sur une nation qui dispose d’un réservoir humain sans comparaison avec l’Allemagne. Si l’on ajoute les pertes civiles, Stalingrad possède le triste privilège de la bataille la plus sanglante de l’Histoire.  

L’obstination de Staline s’explique en grande partie par la valeur symbolique de la ville (« ville de Stalin »), celle d’Hitler peut-être aussi par un accord secret entre Berlin et Tokyo précisant que le Japon entrerait en guerre lorsque une grande ville sur la Volga serait prise par la Wehrmacht. 

31 janvier 1943 : naissance de l’ORA.  

L’Organisation de Résistance de l’Armée est créée par le général Frère en réaction à l’invasion allemande de la zone Sud (novembre 1942) même si dès juillet 1940 des cadres préparent en secret une telle structure. L’ORA regroupe principalement des militaires mis en retraite et camoufle les stocks d’armes de l’armée d’Armistice qui devraient servir lors d’une reprise du combat contre l’occupant.  Frère est arrêté par la gestapo en juin et mourra le 13 juin 1944 au camp du Struthof.  Son successeur, le général Verneau, est arrêté en octobre et meurt lui aussi en camps, le 14 septembre 1944 à Buchenwald.  L’ORA a fourni bon nombre de combattants aux maquis. 

 31 janvier 1943 : début du radar de navigation utilisé pour la première fois par les bombardiers britanniques.  

Sur l’utilisation des radars par les Britanniques, lire (en anglais) Most Secret War, de R.V. Jones. L’auteur est le créateur des services de renseignement techniques anglais. Il a travaillé particulièrement sur la menace des bombardiers, sur la recherche et la destruction des sites de fabrication de V1 et V2. Ce livre fait référence. 

 31 janvier 1944 : mort de Jean Giraudoux.  

Écrivain célèbre pour ses pièces brillantes et son style incomparable, Jean Giraudoux est le premier écrivain français décoré de la première guerre mondiale. Mobilisé comme sergent au 298e régiment d’infanterie en 1914, puis nommé sous-lieutenant, il est blessé à deux reprises, à la bataille de la Marne en 1914, aux Dardanelles en 1915, et nommé chevalier de la Légion d’honneur.  Il poursuit une carrière diplomatique qui l’amène au commissariat à l’information en 1939. Sa germanophilie et son action ambiguë pendant l’occupation lui valent une postérité mitigée. 

 31 janvier 1958 : dernière plongée du sous-marin classique Rubis.  

Admis au service en 1933, ce sous-marin mouilleur de mines est le 4e de la classe Saphir. De 1939 à 1945, il effectue 28 missions de guerre (mouillage de mines, transport d’agents, renseignement) et est crédité de 18 bâtiments coulés.  Fait Compagnon de la Libération en octobre 1941, il est désarmé en 1949 et immergé en janvier 1958 au large du Cap Camarat.  La coque du Rubis repose par 40 m de fond, c’est l’un des plus beaux sites de Méditerranée pour les plongeurs. (CESM). 

 31 janvier 1960 : fin de la semaine des barricades (Alger).  

Lorsque le général de Gaulle évoque en septembre 1959, l’autodétermination, il inquiète les partisans de l’Algérie française et notamment le général Massu qui dans un article d’un journal allemand exprime son désaccord avec le Président de la République.  Il est rappelé à Paris ce qui provoque une manifestation de soutien à Alger le 24 janvier et la mise en place de barricades par des civils épaulés par les unités territoriales (composées de réservistes armés). Le premier soir, les affrontements avec les gendarmes font plus de vingt morts. L’armée prend le relais mais les jours suivants, les fraternisations entre insurgés et parachutistes l’emportent.  

Des négociations sont alors menées pour que Pierre Lagaillarde et ses partisans se rendent aux parachutistes du 1er REP. La rupture est cependant consommée entre de Gaulle et une partie de la population algérienne. Sur place, l’armée est elle aussi divisée : Le colonel Gardes, chef du 5è Bureau de l’état-major inter armées) est déféré en justice, tandis que les colonels Argoud (Chef d’état-major du Corps d’armée d’Alger), Broizat (chef de corps du 1er R.C.P.) et le capitaine Sergent (commandant de compagnie au 1er R.E.P.) sont mutés en métropole, respectivement à Metz, Châlons sur Marne et Nevers. L’OAS, n’est fondée qu’un an plus tard, en Espagne par Susini qui s’y était réfugié. A l’origine, il s’agissait d’un « mouvement » politique, destiné à relever le « Front de l‘Algérie Française » (F.A.F), dissous par les autorités. Il devient mouvement terroriste après l’échec du putsch d’avril 1961. 

La plupart des meneurs désertent et entrent en clandestinité pour fonder l’OAS. 

 31 janvier 1968 : offensive du Têt (Sud-Vietnam).  

Le Viêt-Cong attaque simultanément une centaine de villes du Sud-Vietnam espérant déclencher une insurrection générale contre les Américains et l’armée sud-vietnamienne. L’attaque est militairement enrayée mais cause une forte impression aux États-Unis où la classe politique ne pensait pas le Viêt-Cong capable d’un tel sursaut et va réclamer le retrait américain.  

 31 janvier 1994 : mort de Pierre Boulle (Paris).  

L’auteur du Pont de la rivière Kwai  et de La planète des singes meurt à 82 ans après une vie d’aventures cependant ignorée de beaucoup de ses lecteurs. Ingénieur Supélec en Malaisie lorsque la Seconde guerre mondiale débute, il rejoint Saigon en Indochine pour y servir jusqu’à sa démobilisation en avril 1941. Refusant l’armistice, il regagne Singapour, est nommé sous-lieutenant dans les Forces françaises libres et devient l’officier de liaison auprès des Britanniques.  

Repéré par l’Intelligence service, il est formé au combat clandestin. Alors qu’il tente de s’infiltrer dans Hanoi en Janvier 1942, il est capturé puis condamné à perpétuité par une cour martiale vichyste. Il s’évade et termine la guerre au sein d’une unité du SOE luttant contre les Japonais. 


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