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Chronique historique : 31 janvier

31012019

31 janvier 1901 : abolition des peines corporelles.

Le ministère des Armées met fin aux peines corporelles dans l’armée de terre et la marine. Une première abolition avait déjà eu lieu en 1848.  

 31 janvier 1915 : première utilisation des gaz de combat (Bolimov – Pologne).  

Bien que la IXe armée de Mackensen tire 18 000 obus au bromure de xylyle sur les troupes du Tsar, le froid intense annihile l’effet de l’agent toxique.  

 31 janvier 1943 : reddition allemande à Stalingrad (aujourd’hui Volgograd).  

Assiégés depuis novembre 1942 dans la ville symbole, les Allemands capitulent manquant de tout. Les combats se poursuivent encore jusqu’au 2 février dans le secteur Nord de Stalingrad. Plus de 400 000 Allemands sont mis hors de combat durant cette bataille dont au moins 150 000 morts. Les Soviétiques perdent encore plus de soldats (entre 400 000 et 500 000) mais cette saignée humaine n’a pas les mêmes répercussions sur une nation qui dispose d’un réservoir humain sans comparaison avec l’Allemagne. Si l’on ajoute les pertes civiles, Stalingrad possède le triste privilège de la bataille la plus sanglante de l’Histoire.  

L’obstination de Staline s’explique en grande partie par la valeur symbolique de la ville (« ville de Stalin »), celle d’Hitler peut-être aussi par un accord secret entre Berlin et Tokyo précisant que le Japon entrerait en guerre lorsque une grande ville sur la Volga serait prise par la Wehrmacht. 

31 janvier 1943 : naissance de l’ORA.  

L’Organisation de Résistance de l’Armée est créée par le général Frère en réaction à l’invasion allemande de la zone Sud (novembre 1942) même si dès juillet 1940 des cadres préparent en secret une telle structure. L’ORA regroupe principalement des militaires mis en retraite et camoufle les stocks d’armes de l’armée d’Armistice qui devraient servir lors d’une reprise du combat contre l’occupant.  Frère est arrêté par la gestapo en juin et mourra le 13 juin 1944 au camp du Struthof.  Son successeur, le général Verneau, est arrêté en octobre et meurt lui aussi en camps, le 14 septembre 1944 à Buchenwald.  L’ORA a fourni bon nombre de combattants aux maquis. 

 31 janvier 1943 : début du radar de navigation utilisé pour la première fois par les bombardiers britanniques.  

Sur l’utilisation des radars par les Britanniques, lire (en anglais) Most Secret War, de R.V. Jones. L’auteur est le créateur des services de renseignement techniques anglais. Il a travaillé particulièrement sur la menace des bombardiers, sur la recherche et la destruction des sites de fabrication de V1 et V2. Ce livre fait référence. 

 31 janvier 1944 : mort de Jean Giraudoux.  

Écrivain célèbre pour ses pièces brillantes et son style incomparable, Jean Giraudoux est le premier écrivain français décoré de la première guerre mondiale. Mobilisé comme sergent au 298e régiment d’infanterie en 1914, puis nommé sous-lieutenant, il est blessé à deux reprises, à la bataille de la Marne en 1914, aux Dardanelles en 1915, et nommé chevalier de la Légion d’honneur.  Il poursuit une carrière diplomatique qui l’amène au commissariat à l’information en 1939. Sa germanophilie et son action ambiguë pendant l’occupation lui valent une postérité mitigée. 

 31 janvier 1958 : dernière plongée du sous-marin classique Rubis.  

Admis au service en 1933, ce sous-marin mouilleur de mines est le 4e de la classe Saphir. De 1939 à 1945, il effectue 28 missions de guerre (mouillage de mines, transport d’agents, renseignement) et est crédité de 18 bâtiments coulés.  Fait Compagnon de la Libération en octobre 1941, il est désarmé en 1949 et immergé en janvier 1958 au large du Cap Camarat.  La coque du Rubis repose par 40 m de fond, c’est l’un des plus beaux sites de Méditerranée pour les plongeurs. (CESM). 

 31 janvier 1960 : fin de la semaine des barricades (Alger).  

Lorsque le général de Gaulle évoque en septembre 1959, l’autodétermination, il inquiète les partisans de l’Algérie française et notamment le général Massu qui dans un article d’un journal allemand exprime son désaccord avec le Président de la République.  Il est rappelé à Paris ce qui provoque une manifestation de soutien à Alger le 24 janvier et la mise en place de barricades par des civils épaulés par les unités territoriales (composées de réservistes armés). Le premier soir, les affrontements avec les gendarmes font plus de vingt morts. L’armée prend le relais mais les jours suivants, les fraternisations entre insurgés et parachutistes l’emportent.  

Des négociations sont alors menées pour que Pierre Lagaillarde et ses partisans se rendent aux parachutistes du 1er REP. La rupture est cependant consommée entre de Gaulle et une partie de la population algérienne. Sur place, l’armée est elle aussi divisée : Le colonel Gardes, chef du 5è Bureau de l’état-major inter armées) est déféré en justice, tandis que les colonels Argoud (Chef d’état-major du Corps d’armée d’Alger), Broizat (chef de corps du 1er R.C.P.) et le capitaine Sergent (commandant de compagnie au 1er R.E.P.) sont mutés en métropole, respectivement à Metz, Châlons sur Marne et Nevers. L’OAS, n’est fondée qu’un an plus tard, en Espagne par Susini qui s’y était réfugié. A l’origine, il s’agissait d’un « mouvement » politique, destiné à relever le « Front de l‘Algérie Française » (F.A.F), dissous par les autorités. Il devient mouvement terroriste après l’échec du putsch d’avril 1961. 

La plupart des meneurs désertent et entrent en clandestinité pour fonder l’OAS. 

 31 janvier 1968 : offensive du Têt (Sud-Vietnam).  

Le Viêt-Cong attaque simultanément une centaine de villes du Sud-Vietnam espérant déclencher une insurrection générale contre les Américains et l’armée sud-vietnamienne. L’attaque est militairement enrayée mais cause une forte impression aux États-Unis où la classe politique ne pensait pas le Viêt-Cong capable d’un tel sursaut et va réclamer le retrait américain.  

 31 janvier 1994 : mort de Pierre Boulle (Paris).  

L’auteur du Pont de la rivière Kwai  et de La planète des singes meurt à 82 ans après une vie d’aventures cependant ignorée de beaucoup de ses lecteurs. Ingénieur Supélec en Malaisie lorsque la Seconde guerre mondiale débute, il rejoint Saigon en Indochine pour y servir jusqu’à sa démobilisation en avril 1941. Refusant l’armistice, il regagne Singapour, est nommé sous-lieutenant dans les Forces françaises libres et devient l’officier de liaison auprès des Britanniques.  

Repéré par l’Intelligence service, il est formé au combat clandestin. Alors qu’il tente de s’infiltrer dans Hanoi en Janvier 1942, il est capturé puis condamné à perpétuité par une cour martiale vichyste. Il s’évade et termine la guerre au sein d’une unité du SOE luttant contre les Japonais. 




Chronique historique : 30 janvier

30012019

30 janvier 1862 : lancement de l’ ironclad « USS Monitor ».  

« Inquiets de la construction de « coques en fer » par les Sudistes, les Nordistes décident de s’équiper de ce nouveau type de bâtiment. L’ingénieur John Ericsson construit en 100 jours un navire blindé doté d’une machine à vapeur, d’une hélice et, grande innovation, d’une tourelle pour son artillerie de 280 mm. « Laboratoire » flottant, le Monitor inspirera les premiers cuirassés qui transposeront ses qualités (propulsion, protection, artillerie) à des coques aux lignes plus éprouvées.  

Bas sur l’eau et en effet incapable d’affronter la haute mer, le « USS Monitor » coule dans une tempête en décembre 1862″. CESM. 

 30 janvier 1915 : intensification de la guerre sous-marine allemande.  

Sans sommations, le sous-marin U-20 du capitaine Walter Schweiger coule 2 navires marchands britanniques au large du Havre.  C’est ce même capitaine qui, le 7 mai 1915 coule le paquebot Lusitania (1198 morts). Le scandale est énorme chez les Alliés et notamment aux États-Unis où l’opinion publique cesse d’être non-interventionniste. Schweiger est décoré par la Kaiserliche Marine qui stoppe cependant sa guerre à outrance craignant l’entrée en guerre des États-Unis.  

A noter cependant qu’en 1972, l’ouverture des archives britanniques relatives à cet événement a montré que le Lusitania transportait des munitions et était armé de 12 canons au moment de l’attaque, contrairement à toutes les déclarations officielles qui ont contribué à développer l’émoi suscité.  
 
30 janvier 1933 : Hitler est nommé Chancelier de la République de Weimar.  

 30 janvier 1943 : le général Paulus est nommé maréchal par Hitler.  

Aucun maréchal allemand ne s’étant jamais rendu à l’ennemi, Hitler accorde cette distinction au général Paulus en espérant qu’il ne se rendra jamais aux soviétiques qui encerclent Stalingrad. Le maréchal Paulus se rend aux soviétiques le lendemain. 
 
30 janvier 1945 : pire catastrophe maritime de l’Histoire 

Le paquebot allemand Wilhelm Gustloff est coulé par un sous-marin soviétique à sa sortie de la baie de Dantzig, alors qu’il évacue 10 582 réfugiés de Prusse orientale. C’est la plus grande catastrophe maritime jamais survenue et pourtant l’une des moins connues.  Le navire avait été conçu pour embarquer au maximum 1865 personnes.  9 343 personnes périssent, dont plus de 4 000 enfants. Lire le roman de Gunther Grass, En crabe.  

 30 janvier 1945 : combat de Jebsheim. (Alsace).  

Durant la réduction de la poche de Colmar, à partir du village conquis de haute lutte la veille par le 1er RCP, mêlé au régiment de marche de la Légion étrangère et à des éléments américains, le Bataillon de choc est engagé à découvert en direction du Rhin face à un dispositif allemand solidement implanté : 170 commandos sont mis hors de combat, dont 22 tués, dans cette action complètement inutile. 

 30 janvier 1972 : bloody sunday (Derry – Irlande du Nord).  

Le premier bataillon du régiment parachutiste britannique reçoit l’ordre d’ouvrir le feu lors d’une manifestation de catholiques irlandais demandant l’égalité des droits civiques. Au total, 14 morts civils par balles. L’enchaînement incompréhensible des événements de ce jour a fortement marqué l’opinion.  Le groupe de rock U2 en a fait une chanson qui est toujours un tube.  Voir aussi le film de Paul Greengrass : Bloody Sunday (Ours d’or au festival de Berlin en 2002) qui relate assez fidèlement la journée du 30 janvier.




Chronique historique : 29 janvier

29012019

29 janvier 1635 : fondation de l’Académie française (Paris).  

Pour encadrer l’effervescence littéraire qu’il sent monter dans le royaume, le cardinal de Richelieucréé l’Académie sur ordre de Louis XIII. 

 29 janvier 1814 : bataille de Brienne-le-Chateau.  

Napoléon défait avec 16 000 hommes l’armée de Blücher deux fois supérieure en nombre. Cela lui donne l’occasion de passer enfin à l’école des Minimes, sur les lieux mêmes où s’est construite sa légende entre 1778 et 1783.Napoléon manque d’être pris par un groupe de cosaques isolé, mais l’intervention d’un de ses aides de camp (le chef d’escadron Gaspard Gourgaud) puis de son escadron de service le sauve. A noter, la mort au combat du contre-amiral Baste, commandant d’une brigade de la Jeune Garde. Son nom est inscrit sur l’Arc de triomphe. 

 29 janvier 1842 : décès du général Pierre Cambronne.  

Il débute la carrière militaire en 1791, est fait colonel à Iéna puis est nommé général de brigade lors de la bataille de Hanau. A Waterloo, il commande le dernier carré de la vieille garde. Face à l’insistance du général Colville, son adversaire, la légende (créée par Victor Hugo après coup), veut qu’il ait répondu à l’Anglais par le désormais célèbre mot de Cambronne. « L’homme qui a gagné la bataille de Waterloo, c’est Cambronne. Foudroyer d’un tel mot le tonnerre qui vous tue, c’est vaincre ».  

 29 janvier 1856 : création de la Victoria cross (Londres).  

Médaille britannique accordée uniquement pour courage face à l’ennemi. Il n’y a eu que 1354 récipiendaires depuis sa création. Le bronze de deux canons russes pris à l’ennemi a servi à fondre les premières médailles selon la tradition. 

 29 janvier 1867 : prise de Thy Ninh (Cambodge).  

Le capitaine Pasquet de la Broue enlève la forteresse cambodgienne avec 170 marsouins. 

 29 janvier 1916 : bombardement de Paris par un Zeppelin.  

Dans les années précédant la Grande Guerre, l’Allemagne a développé une flotte de dirigeables puissants et à long rayon d’action. Utilisés de nuit, en particulier sur l’Angleterre, ils ont des missions stratégiques de bombardements (usines, gares, carreaux de mines, etc.) mais ils participent aussi à une guerre totale et psychologique sur les populations civiles des grandes villes. Durant l’année 1916, le bombardement aérien n’a pas eu vraiment le rôle stratégique qui aurait pu influencer la guerre car le tonnage de bombes délivré n’était pas assez important, mais il est devenu une arme psychologique qui touche les populations civiles en arrière de la zone des combats.  

 Ainsi un Zeppelin bombarde Paris le 29 janvier 1916 faisant 26 morts et 32 blessés. La population est horrifiée ; des funérailles nationales sont organisées.  

Les Allemands sont considérés comme des »pirates des airs». Bar-le-Duc a fait l’objet de plusieurs bombardements : celui du 1er juin 1916, jour de l’Ascension, à midi, a fait plus de soixante morts et des centaines de blessés. La ville est l’un des pivots arrières de la bataille de Verdun, mais les avions allemands ont délibérément visé la population.  

NB : Si les Allemands étaient considérés comme des barbares, l’aviation française n’était pas en reste. Karlsruhe a été bombardé par les Français et les Britanniques dès 1915. Le bombardement du 22 juin 1916 est le plus important et il a été ordonné par le haut commandement français en représailles – c’est le mot alors employé – de celui de Bar-le-Duc. Il y a cent-cinquante morts et des centaines de blessés dans cette ville allemande. Cette attaque aérienne française s’inscrit dans une escalade de la terreur et annonce, par son aspect méthodique, les doctrines de l’italien Douhet et de l’Américain Mitchell ainsi que l’emploi de l’aviation durant la Seconde Guerre mondiale. L’avion, durant l’année 1916 pendant qu’artilleurs et fantassins se massacrent, participe aussi à la »brutalisation» de la société. 

Gilles Aubagnac (Conservateur au musée de l’air et de l’espace).     

  29 janvier 1924 : vol expérimental d’un hélicoptère (Paris).  

Raoul Pateras Pescara couvre  800 mètres en 10 minutes à bord d’une machine expérimentale à voilure tournante double. 

 29 janvier 1928 : décès du maréchal Douglas Haig.  

Chef du corps expéditionnaire britannique en France de 1915 à 1918, il marque entre autres ses contemporains par ses innovations stratégiques (première utilisation des chars de combat en 1916). Il reste aussi dans la mémoire collective comme le responsable du jour le plus sanglant de l’armée britannique. En effet, le 1er juillet 1916, 58 000 soldats sont mis hors de combat dont 19 240 tués.  Après la guerre, il se consacre aux aens combattants et fonde les Haig Homes et le Haig Fonds afin de les aider. CNE Jean-Baptiste P.   

 29 janvier 1972 : le Redoutable débute sa première patrouille opérationnelle.  

Le premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins français est commandé par le capitaine de frégate Louzeau. 

 29 janvier 1991 : démission du ministre de la Défense, J-P Chevènement.  

Ne partageant pas les vues du président sur la participation de la France à l’opération Tempête du désert, Chevènement quitte le gouvernement. 

 29 janvier 1996 : le président Chirac annonce la fin des essais nucléaires français. 

La modélisation informatique d’une explosion nucléaire étant acquise, une explosion réelle n’est plus nécessaire. « La même année, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE ou CTBT pour Comprehensive Test Ban Treaty, en anglais) est ouvert à la signature. La France, 1er État doté de l’arme nucléaire à avoir signé le TICE en 1996, l’a ratifié en 1998.  Le TICE n’est pas encore en vigueur car 8 États disposant de capacités nucléaires significatives, n’ont pas encore ratifié le Traité : Inde, RPDC et Pakistan, États-Unis, Israël, Iran, Chine et Égypte. 

DGRIS/PROLIF. 

 29 janvier 2010 : premier vol du Sukhoi PAKFA.   

Chasseur russe furtif et supersonique encore en phase de pré production.




Chronique historique : 28 janvier

28012019

28 janvier 814 : mort de Charlemagne (Aix la Chapelle).

Après un peu plus de 45 ans de règne. 

 28 janvier 1871 : Paris capitule.

Après cinq mois de siège éprouvant, Paris se rend mettant un terme à la guerre franco-prussienne qui coûte à la France la perte de l’Alsace et de la Moselle. Depuis un mois, le système défensif de la capitale et la ville sont bombardés quotidiennement par les batteries prussiennes équipées de nouveaux canons Krupp. On se bat encore à Blois. Belfort et Bitche résistent toujours. Dix jours plus tôt, le roi de Prusse s’est fait couronner empereur d’Allemagne à Versailles. 

 28 janvier 1909 : départ des troupes américaines (Cuba).  

 28 janvier 1910 : crue centennale (Paris).

La Seine étant en crue, le centre-ville est inondé. Le zouave du pont de l’Alma a de l’eau jusqu’aux épaules. Le niveau maximum a été atteint en 10 jours (soit une côte de 8,62 m). Le retour à la normale prend 35 jours. Les dégâts sont considérables et paralysent le centre nerveux du pays. L’armée et notamment le génie avec ses moyens de franchissement, sont mis à contribution. Une telle crue de nos jours affecterait 5 millions de personnes et le tiers de l’économie nationale. Elle coûterait 30 milliards d’euros selon un rapport de l’OCDE. Le plan Neptune et l’exercice Alma sont les réponses opérationnelles préparées pour y faire face.  

 28 janvier 1918 : raid aérien massif (Londres).

Un raid allemand de Gothas fait 67 morts et 166 blessés. 

 28 janvier 1918 : création de l’Armée rouge (Moscou).

Le conseil des commissaires du peuple adopte un décret transformant la Garde rouge en Armée rouge. Vitaly Primakov en est le premier chef, rapidement remplacé par Trotski. 

 28 janvier 1921 : inhumation du soldat inconnu. (Paris- place de l’Etoile).

André Maginot demande le 10 novembre 1920 au soldat Auguste Thin du 132ème RI de déposer un bouquet sur un des huit cercueils rassemblés dans une chapelle ardente de la citadelle de Verdun pour que son choix désigne celui qui, seul et inconnu, symbolisera la multitude tombée durant la Première Guerre Mondiale. Le corps est escorté à Paris et veillé jusqu’à son inhumation sous la voute de l’Arc de Triomphe.  

 28 janvier 1945 : mort au combat de Roza Chanina.

A 20 ans, , la « Terreur invisible de la Prusse orientale » est tuée au combat. Avec 59 ennemis tués, dont 12 tireurs d’élite, pendant la bataille de Vilnius, elle était reconnue pour sa précision au tir. Sniper de l’armée rouge, elle était notamment capable de toucher des ennemis en mouvement et de faire des « doublets » : 2 cibles touchées par deux coups tirés en succession rapide. Roza Chanina a obtenu l’ordre de la Gloire par deux fois, devenant ainsi la 1re femme à recevoir l’une des plus hautes décorations soviétiques de la Seconde Guerre mondiale

 28 janvier 1965 : décès du général Maxime Weygand.

« Il a notamment succédé au maréchal Joffre au fauteuil n°35 de l’Académie Française, le 11 juin 1931 ». CNE Jean-Baptiste P.    

 28 janvier 1986 : explosion de la navette spatiale Challenger (Floride).

Un défaut d’élasticité du joint d’étanchéité d’un réservoir est à l’origine de la désintégration de la navette à peine une minute après son lancement. Les procédures de remonté des alertes de sécurité de la NASA sont mises en cause. Les vols sont interrompus pendant plus de deux ans. 

28 janvier 2013 : libération de Tombouctou par la brigade Serval (Mali).

A minuit, heure de Paris, alors que le 21e RIMa (GTIA 1) prend l’aéroport avec l’appui du 5e RHC (GAM), le 2e REP (GTIA 4) saute sur Tombouctou. En fin de matinée, sans déplorer de perte, la brigade Serval (3°BM), commandée par le général de brigade Bernard Barrera, contrôle totalement la perle du désert que les terroristes ont évacué précipitamment. L’opération Serval a duré un an et demi (du 11 janvier 2013 au 1er août 2014) et a coûté la vie à 10 soldats français. L’opération Barkhane lui a succédé, en élargissant la zone d’action française sur l’ensemble de la bande sahélo-saharienne. Sur le sujet lire les ouvrages du général Barrera, Opération Serval : Notes de guerre, Mali 2013, du chef de bataillon Scarpa, Offensive éclair au Mali, du colonel Gout, Libérez Tombouctou ! Journal de guerre au Mali et du colonel Verborg, Envoyez les hélicos




Chronique historique : 26 janvier

28012019

26 janvier 1782 : victoire de Brimstone Hill. (Caraïbes Nord).

Après la victoire de la baie de la Chesapeake dans la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique, un statu quo s’installe entre les belligérants sur le continent en attendant l’armistice. Les combats continuent cependant dans les Caraïbes, d’une importance stratégique pour le commerce britannique. L’amiral de Grasse mène une nouvelle campagne sur l’archipel de Saint Kitts et Nevis dont il assiège la forteresse de Brimstone Hill en débarquant 8 000 hommes. Malade et épuisé par des mois de guerre, Grasse est maintenu à son poste par le Roi. Il doit affronter de nouveau l’amiral Hood, qui dispose de moins de navires mais mieux équipés (coque doublée en cuivre donnant une plus grande maniabilité et nouveau canon court de gros calibre). Hood parvient à lui faire quitter son mouillage, (les Britanniques célèbrent cet événement comme la « victoire » de Saint Kitts et Nevis) mais ne peut empêcher dans le même temps la garnison à terre de se rendre aux troupes françaises, qui lui accorderont les honneurs de la guerre. Un an plus tard, l’archipel sera rendu à la couronne britannique aux termes du Traité de Versailles de 1783.  

 26 janvier 1814 : bataille de Saint-Dizier. 

Les coalisés ont franchi le Rhin le 1er janvier ; pour la première fois depuis la Révolution, le territoire français est envahi. Cumulées, les troupes alliées sont dix fois supérieures à celles que Napoléon a pu rallier après la campagne perdue en Saxe. Alors que Blücher progresse le long de l’Aube, le maréchal Victor chasse les Russes de Saint-Dizier. C’est la première victoire d’une campagne de France au cours de laquelle Napoléon retrouvera tout son génie de tacticien. 

26 janvier 1885 : combats de Tuyên Quang (actuel Vietnam).

Assiégée depuis deux mois par 10 000 réguliers chinois et pavillons noirs, la garnison de Tuyen Quang (400 légionnaires, 160 tirailleurs tonkinois, 31 Bigores, 7 sapeurs, 1 médecin et 1 pasteur sous les ordres du commandant Dominé), résiste le 26 janvier au premier véritable assaut de l’ennemi. Le combat fera rage jusqu’au 3 mars, date à laquelle la garnison est dégagée par une colonne de 3 000 légionnaires, marsouins, turcos et tirailleurs annamites, partie de Lang Son sous les ordres du colonel Giovanninelli. La valeur des chefs et des soldats engagés, la discipline des troupes sous le feu et la maîtrise de la fortification permettent une victoire inattendue au regard de l’inégalité des forces en présence.  

Durant les combats pour défendre Tuyen Quang meurent beaucoup de soldats (48) dont les noms sont toujours célébrés aujourd’hui comme celui du sergent Bobillot, une des gloires du génie. La colonne de secours perdra quant à elle 400 hommes pour délivrer la garnison.  

  26 janvier 1885 : prise de Khartoum par le Mahdi (Soudan).

Voulant établir un royaume islamique sur le Soudan, les mahdistes (ou derviches) luttent depuis 1879 contre les Britanniques. Après 9 mois de siège, ils prennent la ville de Khartoum où le général Charles George Gordon (le mythique « Gordon Pacha ») trouve la mort. Le 2 septembre 1898, après 20 ans de combats, le général Kitchener met fin à la guerre des Mahdistes en remportant la bataille d’Ondurman (près de Khartoum) à laquelle, pour mémoire, participe Winston Churchill alors jeune officier de cavalerie.  

 26 janvier 1934 : signature du pacte de non-agression germano-polonais.

Il prévoit d’interdire le recours à la force dans la résolution des conflits économiques et frontaliers pendant dix ans. Adolf Hitler le dénonce le 28 avril 1939, à la suite de l’affaire du corridor de Dantzig. Ce traité eut pour principal effet de ne pas susciter de crainte de guerre avec son voisin immédiat tandis que l’Allemagne réarmait.    

 26 janvier 1958 : entrée en service du Starfighter (Base d’Hamilton – Californie).

Le Lockheed F-104 « Starfighter » entre en service opérationnel avec le 83rd FIS de l’US Air Force. Malheureusement connu sous le sobriquet de faiseur de veuves en raison du nombre important de crashs, notamment en Allemagne de l’Ouest. Sa faiblesse de décrochage en dernier virage laissait peu de chance aux pilotes qui « restaient nez haut ». 

 26 janvier 1972 : chute libre lors du crash du vol JAT 367 (espace aérien tchécoslovaque).

Un DC 9 de la compagnie aérienne yougoslave effectuant la liaison Copenhague-Belgrade avec 29 personnes à bord, explose à plus de 10 000 mètres d’altitude. Seule l’hôtesse de l’air serbe Vesna Vulovic survit, bien qu’elle n’ait pas de parachute. Elle atterrit polytraumatisée dans la neige et restera un mois dans le coma. Elle est décédée en 2016. Selon les sources, l’explosion serait due soit à une bombe posée par des terroristes croates (version yougoslave), soit à un tir de l’aviation tchécoslovaque (journalistes allemands).  

 26 janvier 1988 : lancement du programme Rafale.

Un comité interministériel annonce officiellement le lancement du programme Rafale. Prototype au MAE. 

 26 janvier 2015 : accident d’Albacete (Espagne).

Dans le cadre d’un exercice de l’OTAN servant à la formation des Tactical leaders, un chasseur F16 grec rate son décollage et s’écrase sur une zone où se préparent des aviateurs français des bases aériennes de Nancy (BA 133) et Chateaudun (BA 279). 9 morts français, 2 grecs.




Chronique historique : 25 janvier

28012019

25 janvier 1807 : combat de Mohrungen (Pologne).  

Lors de la reprise de l’offensive russe de Benningsen, pendant la campagne de Pologne, Bernadotte arrête avec 8 000 hommes une force deux fois supérieure en nombre commandée par le général Markov. 

25 janvier 1871 : raid sur Fontenoy (Moselle).  

Une audacieuse opération digne de commandos est réalisée par les chasseurs des Vosges. Après un périple de 160 km pendant sept jours en pays ennemi, par grand froid et avec deux rivières à franchir, ils attaquent un viaduc sur la Moselle, entre Toul et Nancy, et le détachement prussien qui le garde. La mission est une réussite totale, aucune perte n’étant à déplorer. Elle interrompt durablement les communications sur l’ensemble de la ligne ferrée et a compliqué en la rallongeant (puisque des itinéraires de détournement durent être utilisés) la chaîne d’approvisionnement pour les armées prussiennes qui encerclent Paris. 

 25 janvier 1888 : la colonne Pernot conquiert le bassin de la rivière noire (actuel Vietnam).  

Parti de Hanoi, le colonel Pernot remonte la rivière noire jusqu’à Lai Chau, aux confins de l’actuel Laos et de la Chine.  

25 février 1916 : première commande de 400 « cuirassiers terrestres » du Ministère de la Guerre à la firme Schneider, avec une livraison attendue début 1917. D’après un projet du général ESTIENNE, le char Schneider se présente comme un parallélépipède de 6,32 mètres de long pour 2,05 de large et 2,30 mètres de haut, armé d’un canon de 75mm en blockhaus et de deux mitrailleuses Hotchkiss. Un éperon à l’avant de l’engin permet de dévier les barbelés afin qu’il ne s’emmêle dans les chenilles. Son moteur de 60 CV le propulse à la vitesse maximum de 8 km/h, et seulement 4 km/h au combat. Ce sera le char des premiers engagements de l’Artillerie Spéciale.  CNE Jean-Baptiste P. 

 25 janvier 1930 : arrivée à Darwin (Australie) d’un avion parti de Londres. 

Parti de Londres le 20 décembre 1929, après de nombreuses étapes et ennuis mécaniques, le pilote australien Francis Chischester (1901-1972), se pose à Darwin soit une distance de plus de 20 000 km et 180 heures de vol. Il pilotait un biplan Havilland Gipsy Month IV . Plus tard, Chischester pratique les grandes courses à la voile sur mer. En 1964, il arrive 2e, derrière Tabarly, dans la Transat avec son voilier Gipsy Moth

 25 janvier 1944 : début des combats du Belvédère (campagne d’Italie). 

Entre le 25 janvier et le 1er février, le 4e Régiment de tirailleurs tunisiens (RTT), en tête de la 3e Division d’infanterie algérienne (DIA), s’empare du Belvédère et du Colle Abate au cours de combats acharnés.  Reprenant pitons et villages, les trois régiments de la division payent leur victoire avec 1 500 tués. L’absence de réserves empêche d’exploiter ce succès. Les Allemands surveilleront à présent avec attention les secteurs où les Français seront signalés. Commandée par le général de Monsabert, la 3e DIA a débarqué en Italie fin décembre. Elle fait partie des cinq divisions d’infanterie progressivement mises sur pied à partir des unités de l’Armée d’Afrique, des troupes coloniales et des Forces de la France Libre dans le cadre du Plan d’Anfa, décidé par Roosevelt et Giraud en janvier 1943.  

Au Belvédère, le 4e RTT a payé le prix fort : le colonel Roux est tué, ses trois commandants de bataillon, surnommés par leurs capitaines les « Trois mousquetaires », Berne, Bacqué et Gandoët, sont mis hors de combat.  Seul, Gandoët pourra reprendre un commandement (au 151e régiment d’infanterie) à la fin de la guerre. Tous les commandants de compagnie sont tués ou grièvement blessés. Plus de la moitié des chefs de section tués.  Le taux d’attrition des cadres est équivalent à celui des tirailleurs.  Ceux-ci se battaient pratiquement uniquement pour leur chef, ils n’avaient du drapeau français qu’une idée très vague, et ces chefs devaient mériter leur estime par une attitude au feu qui ne pouvait souffrir aucune équivoque.  

 C’est toute la gloire de l’École interarmes de Cherchell, qui mêlait Saint-cyriens repliés de métropole et candidats des années 43 et 44, Saint-Maixentais dans la même position et élèves-officiers de réserve, d’avoir formé ces chefs qui montaient au feu dès leur sortie d’École et qui s’y sont remarquablement comportés.  La figure emblématique de ces jeunes aspirants et sous-lieutenants est le général Laurier (aspirant issu de Cherchell), activé et qui a achevé sa carrière au rang de général de corps d’armée commandant le 2e corps d’armée des forces françaises stationnées en Allemagne avec des états de services exceptionnels ». 

 25 janvier 1971 : Idi Amin Dada, prend le pouvoir (Kampala – Ouganda).  

Repéré par les recruteurs britanniques pour son physique impressionnant, Amin Dada (1923-2003) se hisse grâce à ses qualités de meneur d’hommes, jusqu’au grade de lieutenant d’infanterie, grade alors rarement attribué par les Britanniques à un natif.  

Après l’indépendance de l’Ouganda (1962), devenu chef d’état-major, il aide le premier ministre Milton Obote à renverser le président Mutesa (1966).  Constatant quelque temps plus tard qu’Obote l’éloigne progressivement du pouvoir, il devance la disgrâce et le renverse à son tour (25 janvier) sans que l’Occident s’en émeuve puisque Obote sympathisait avec l’URSS.   Une fois président (2 février 1971), Amin Dada s’affuble de tous les titres (docteur, maréchal à vie, roi d’Écosse), se décerne toutes les médailles (y compris des copies d’ordres étrangers), expulse les ethnies rivales, les Asiatiques, les intellectuels, les Israéliens et finit par ruiner son pays (qui se rebelle) tout en se ridiculisant auprès de l’opinion internationale.  Il tente de reprendre la main en attaquant la Tanzanie (novembre 1978) mais se fait battre malgré le soutien libyen et palestinien.  

Il fuit finalement en Arabie saoudite où il meurt en 2003. Il a fait disparaître entre 150 000 et 300 000 Ougandais. 

 25 janvier 1985 : assassinat de l’ingénieur général de l’armement Audran (La Celle Saint Cloud).  

Le groupe terroriste d’extrême gauche Action directe assassine l’ingénieur général de l’armement René Audran devant son domicile. Ancien élève du Prytanée national militaire et de l’École polytechnique, René Audran était alors le directeur des affaires internationales au sein de la Délégation générale de l’armement. 

Une salle de la DGA porte toujours son nom dans les locaux de l’Hexagone Balard. 

 25 janvier 1995 : fausse alerte au missile balistique nucléaire (frontière Norvège-Russie). 

Une équipe de météorologues occidentaux lance, depuis l’île norvégienne d’Andoya, une fusée-sonde Black Brant pour étudier les aurores boréales après avoir diffusé les communiqués réglementaires.   Les radars russes interprètent la trajectoire comme étant celle d’un missile balistique de sous-marin nucléaire américain et déclenchent l’alerte. Ils n’ont en effet pas eu connaissance du communiqué. Les 6 à 8 minutes de réflexion prises par le président Eltsine ont heureusement permis aux radaristes russes de déterminer que le missile se dirigeait vers l’océan Arctique et était en fait une sonde inoffensive.  

Cet événement est à mettre en parallèle avec la récente panique hawaïenne (13 janvier 2018) due à un SMS intempestif des autorités américaines




Chronique historique : 24 janvier

24012019

24 janvier : saint François de Sales (patron des écrivains et journalistes). 

Fils d’un officier du roi François 1er, François de Sales (1567-1622) en tant qu’aîné des enfants d’une des plus prestigieuses familles de Savoie est destiné à la carrière militaire et à succéder à son père et s’entraîne très jeune au maniement des armes. Il décide cependant de rentrer dans les ordres et d’abandonner titres et fortune.  

A noter : En raison du nombre de ses écrits et surtout de la renommée internationale acquise à l’époque par son ouvrage majeur, Introduction à la vie dévote, il a été désigné comme patron des journalistes et écrivains et a même été fait Docteur de l’Eglise.

24 janvier 1772 : découverte des iles Crozet (Sud de l’océan Indien).  

Marion-Dufresne et Crozet à bord du vaisseau Mascarin, suivi par le vaisseau Marquis de Castries, reconnaissent un groupe d’îles qu’ils nomment îles Froides, île de l’Est et île de la Possession. Ils font ensuite voile vers la Nouvelle-Zélande.  Le capitaine Cook renommera en 1776 cet ensemble d’îles « Archipel Crozet » en l’honneur du marin qu’il avait connu.  

 24 janvier 1800 : signature de l’accord franco-britannique d’El Arish (Égypte).  

Le général Kleber, successeur de Bonaparte en Égypte, ordonne au général Desaix de signer l’accord approuvant le rapatriement de l’armée française dans les 3 mois. Le commodore Sidney Smith est cependant désavoué par son supérieur direct, Lord Keith, qui le lendemain dénonce l’engagement pris. Ce dernier estime que les Français ne peuvent s’en tirer à si bon compte et veut les faire capituler pensant que leur situation est désespérée depuis le départ de Bonaparte.  

 24 janvier 1943 : rafle et dynamitage du quartier du Panier par les Allemands (Marseille).  

Suite au débarquement allié en Afrique du Nord (8 novembre 1942), les Allemands envahissent la zone libre (zone sud, 11 novembre 1942). Deux mois plus tard, ils opèrent une gigantesque rafle de 36 heures à Marseille. Considérant que le quartier du Vieux-Port est dangereux car criminel, ils décident de le détruire après l’évacuation de 30 000 habitants et la déportation de 1500 marseillais. En fait, il s’agit surtout de ne prendre aucun risque en cas de débarquement allié à Marseille et de supprimer ce qui aurait constitué pour eux un sérieux point d’appui. 

24 janvier 1943 : le général Paulus demande sans succès à Hitler l’autorisation de capituler (Stalingrad). 

 24 janvier 1944 : bataille de Tcherkassy (Ukraine).  

L’orgueilleuse obstination d’Hitler s’exerçant sur l’obéissance résignée du Maréchal von Manstein, conduit à la destruction de 6 divisions allemandes encerclées dans un des bras du Dniepr par le maréchal soviétique Joukov à la tête de 200 000 soldats.  

Bien qu’alerté par Manstein sur l’encerclement prévisible du groupe d’armées Sud, Hitler envoi des renforts non pas pour ménager un couloir de retraite à ses troupes mais au contraire pour tenter un débordement que le trop grand nombre d’ennemis et l’hiver rendent illusoire. Environ 60 000 Allemands sont tués ou mis hors de combat. Les pertes soviétiques sont très élevées comme à l’accoutumée. 

 24 janvier 1960 : première journée de la semaine des barricades (Alger) 

 24 janvier 1961 : un B-52 G explose en vol et perd ses deux bombes atomiques (Caroline du Nord).  

L’une des 2 bombes percute le jardin d’un agriculteur, son parachute n’ayant pas fonctionné. Des débris sont retrouvés à 7 mètres de profondeurs. L’US Air Force constate que sur les 5 verrous de sécurité empêchant l’explosion accidentelle de la bombe, 4 n’ont pas fonctionné. Sur les 8 membres d’équipage, 3 périssent dans le crash. 

 24 janvier 1965 : mort de Winston Churchill (Londres).  

Il décède le même jour que son père en 1895.




Chronique historique : 23 janvier

23012019

23 janvier 52 (avant Jésus-Christ) : insurrection des Gaules (Orléans).  

Le parti anti-romain grandit chez les tribus gauloises qui ne supportent pas les privilèges économiques des marchands romains. Le signal de la révolte est donné par le massacre de Cenabum (Orléans) conformément à ce qui aurait été décidé lors du dernier rassemblement des chefs gaulois dans la forêt des Carnutes. Vercingétorix, fils d’un de ces chefs mais aussi ancien compagnon de César, prend la tête de la révolte.  

L’expression « forêt des Carnutes » est passée dans le langage courant pour désigner un rassemblement secret.  Dans la guerre des Gaules, César écrit que la révolte gauloise a été fomentée « au milieu des bois » à l’occasion des rassemblements annuels gaulois. Les Carnutes étaient avant tout une tribu gauloise du centre de la France. 

  23 janvier 1795 : prise de la flotte hollandaise du Texel.   

Après la prise d’Amsterdam, un détachement interarmes (un escadron de Hussards, un bataillon de tirailleurs, deux régiments de chasseurs à pied et une fraction d’un régiment d’artillerie) est envoyé par le général Pichegru pour s’emparer de la flotte hollandaise prise dans les glaces du Texel.  14 navires avec 850 canons sont capturés sans aucune perte.  

Lire l’ouvrage de Marcel Dupont « Nos vieux Houzards ».

 23 janvier 1811 : prise d’Olivença (Espagne).  

Après 10 jours de siège, le maréchal Masséna conquiert la ville espagnole et s’empare de ses magasins, de son artillerie et fait 4 000 prisonniers. (voir les RHA n°25, 164, 224) 

  23 janvier 1871 : capitulation de Paris.  

Toutes les armées de secours ayant été défaites, Paris capitule, assiégé depuis 4 mois dans de terribles conditions hivernales. 

 23 janvier 1916 : combat de M’Rirt (Moyen Atlas –Maroc).  

Profitant de la faible présence militaire française laissée sur le sol marocain, les tribus berbères, instrumentalisées par les Allemands, relancent leurs attaques contre les postes isolés. M’Rirt avec sa vingtaine de Goumiers est dégagé par l’intervention d’un groupe nomade qui cause 200 pertes aux assaillants contre 81 français.  

23 janvier 1917 : le général Berthelot au GQG russe (actuelle Saint-Pétersbourg). 

Berthelot est envoyé par Joffre dès fin 1916 en Roumanie à la tête de la mission militaire française pour y reconstruire l’armée roumaine quasiment détruite par l’offensive des puissances centrales sitôt l’entrée en guerre de la Roumanie (27/08/1916). Afin de coordonner les efforts franco-roumains avec ceux des Russes, Berthelot se rend au GQG du Tsar où dans une ambiance de fin de règne (Abdication de Nicolas II début Mars) il constate à la fois la difficulté du commandement russe à communiquer avec ses forces présentes en Roumanie et le mécontentement du GQG face à l’influence française grandissante sur les cadres et la population roumaine.  

Lire l’ouvrage de Michel Roussin, Sur les traces du général Berthelot.

 23 janvier 1943 : prise de Tripoli par les Britanniques (Libye).   

Pendant 29 mois (septembre 1940 – février 1943), les forces de l’Axe affrontent les Alliés au cours de batailles brillantes et d’une succession d’aller-retour de grande ampleur entre la dépression d’El Alamein et Tripoli. Le génie tacticien de Rommel ne peut finalement rien contre la VIIIème armée de Montgomery, faute d’une logistique suffisante. La priorité au front Est donnée par Hitler ainsi que la suprématie britannique en Méditerranée privent Rommel de renfort et l’empêche de traverser l’Égypte pour gagner les champs pétrolifères du Moyen-Orient.  

(voir la RHA n°130, journaux de marche du French Squadron S.A.S. en Libye (1942-1943) par le capitaine J. N. Vincent). 

 23 janvier 1973 : Nixon annonce la fin de la guerre du Vietnam.  

Au cours d’une allocution télévisée, le président américain officialise sa volonté de mettre fin à une guerre de 12 ans qu’une majorité de ses compatriotes dénonce de manière virulente.  

Les accords de paix sont signés 4 jours plus tard à Paris mais les combats vont durer jusqu’en 1975… et ce malgré la volonté de « vietnamiser » le plus possible le conflit. Les États-Unis déplorent 58 000 morts, le Vietnam du Sud, 230 000 et le Vietminh environ 1 million. 

 23 janvier 1995 : dissolution du régiment aéroporté canadien (Petawawa).  

Une vidéo, rendue publique et montrant des sévices pratiqués par des parachutistes canadiens sur de jeunes recrues du régiment, scandalise la population du pays. Le gouvernement, conscient de la disproportion de la sanction décide cependant la dissolution du régiment pour montrer sa fermeté et enrayer la dangereuse vague médiatique qui est en train de modifier l’opinion des canadiens sur leur armée, surtout depuis la divulgation d’un autre scandale, cette fois-ci lors de l’intervention en Somalie (Mars 1993).







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