Chronique historique : 26 octobre

31 10 2018

26 octobre 1440 : exécution de Gilles de Rais (Nantes).

Gilles de Montmorency-Laval, baron de Retz était Maréchal de France, Chambellan du roi et héros de nombreuses batailles aux côtés de Jeanne d’Arc (siège d’Orléans, Patay,…). Eloigné de la cour royale au moment où il hérite de la fortune de son grand-père et tuteur (1432), son désœuvrement conjugué avec sa nouvelle richesse le conduisent à laisser libre court à un sadisme criminel à l’encontre de centaines d’enfants ayant le malheur de le croiser autour de ses châteaux en Vendée. Repéré à force de disparitions inexpliquées sur ses terres, il est arrêté et jugé. Après des aveux circonstanciés dont l’horreur autant que la contrition qui les provoque émeuvent l’audience, il est pendu puis brulé.

 26 octobre 1813 : bataille de Chateauguay (actuel Canada).

Une troupe de 1800 voltigeurs canadiens et amérindiens repoussent avec succès l’attaque de 3000 américains. La bataille fait partie des événements fondateurs du Canada.

 26 octobre 1942 : bataille navale de Santa Cruz (Pacifique Sud).

Durant la bataille pour le contrôle de Guadalcanal, deux Task Forces américaines interceptent une flotte japonaise dont la mission est de débarquer des renforts à Guadalcanal. Les Japonais détruisent le porte-avions américain Hornet et endommagent gravement deux autres navires. Ils perdent cependant plus de 100 avions dans le combat et doivent renoncer à secourir Guadalcanal.

Comme pour la bataille de la mer de Corail (mai 1942), les flottes se sont combattues uniquement grâce à leurs avions embarqués sans jamais être à portée de tirs directs.

26 octobre 1966 : incendie à bord de l’USS Oriskany (Golfe du Tonkin).

Des fusées éclairantes se déclenchent à bord du porte-avions américain entrainant un incendie géant. 43 morts, 4 avions détruits. L’incendie aurait été causé par un départ accidentel de roquettes air-sol restées actives sous les ailes des avions stockés sur le parking du pont d’envol. Le lieutenant John Mac Cain, futur prisonnier de guerre du Vietminh et futur sénateur de l’Arizona était présent à bord.

 26 octobre 2002 : mort du général d’armée Jacques Massu.

Mort à 94 ans, le général Massu était un « très grand soldat qui fut de tous les combats de la France contemporaine* » et « plaça l’obéissance à la République au premier rang de ses devoirs* ». Ancien du Prytanée, saint-cyrien, il choisit l’infanterie coloniale et s’est illustré sur quasiment tous les théâtres d’opérations de la France en 40 ans de services : seconde guerre mondiale, guerre d’Indochine, guerre d’Algérie et crise de Suez. En 1940, Massu répond, parmi les tout premiers, à l’appel du 18 juin, en ralliant la France libre avec ses hommes dès août. Il est alors capitaine à la tête de la 6e compagnie du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad ; il sera fait Compagnon de la Libération. Le 13 mai 1958, alors que la foule a envahi le siège du gouvernement général à Alger, Massu est le seul, grâce à sa popularité (il venait de remporter la bataille d’Alger avec la 10ème Division Parachutiste), à pouvoir se faire entendre ; il prend la tête du Comité de salut public et se prononce publiquement en faveur du retour au pouvoir du général de Gaulle. Il reconnaîtra en 2000, suite à l’affaire Aussaresse et l’accusation d’emploi de la torture durant cette bataille, que l’ « on aurait pu s’en passer ». Parfois appelé le « grognard du gaullisme », Massu tout en étant un fidèle de de Gaulle ne lui ménageait pas non plus ses critiques notamment à propos de l’Algérie : il fut rappelé en France métropolitaine alors qu’il était chef des forces à Alger, pour être sorti de son devoir de réserve en janvier 1960. C’est néanmoins auprès de lui que le général de Gaulle cherchera un appui lors des émeutes de mai 1968 alors qu’il commande les Forces françaises en Allemagne.  * Communiqué du président J. Chirac à la mort de Massu.

 26 octobre 2002 : assaut du théâtre Doubrovsky (Moscou). Les forces spéciales russes donnent l’assaut au théâtre où le commando tchéchène de Movsar Baraïev retient en otage depuis le 23 octobre environ 900 personnes. Un gaz paralysant répandu  juste avant l’attaque tue 169 personnes dont 42 terroristes.


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