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Chronique historique : 31 octobre

31102018

31 octobre 1664 : retrait de Djileli (actuelle Algérie – Djidjelli). Pour enrayer la piraterie maritime sévissant en Méditerranée, le jeune roi Louis XIV ordonne à François de Vendôme, duc de Beaufort de prendre pied sur la côte nord-africaine et d’y construire une base avancée d’où pourront partir ses vaisseaux. La flotte est commandée par le chevalier Paul. Si la prise de Djileli se déroule parfaitement en juillet 1664 avec un contingent de 4000 hommes, la consolidation de cette force est compromise par les attaques incessantes des Maures et Kabyles ainsi que la maladie qui ravage le camp fortifié. Les Français rembarquent en abandonnant les pièces d’artillerie et de nombreux blessés intransportables. Au retour et en arrivant au large des iles d’Hyères, le vaisseau La Lune, très endommagé, sombre en emportant 700 hommes. Même si quelques grands noms ont participé à l’opération (Chevalier Paul, Duquesne, duc de Beaufort,…), ses résultats peu glorieux expliquent les rares commentaires subsistant.

 31 octobre 1912 : Lyautey à l’Académie française.

Pas encore maréchal de France (1921), Hubert Lyautey est brillamment élu à l’Académie française (fauteuil 14) à l’âge de 58 ans. Il lui faudra attendre la fin de la Première Guerre mondiale – durant laquelle il occupera notamment les fonctions de ministre de la Guerre – pour y être reçu et rejoindre les Immortels (8 juillet 1920). C’est l’historien moderniste Mgr Louis Duchesne qui prononce son discours de réception. Trois ans plus tard, Lyautey est élu membre titulaire de l’Académie des sciences d’outre-mer. Le voilà à la fois pleinement reconnu pour ses qualités d’écrivain ainsi que pour son rôle de pacificateur qu’il exercera de l’Algérie au Maroc, en passant par l’Indochine et Madagascar.

 31 octobre 1952 : première explosion d’une bombe à hydrogène (Ilot Elugelab – Iles Marshall). Le prototype expérimental de la bombe à fusion est testé avec succès par les Américains dans les iles Marshall. L’ilot est vaporisé dans l’explosion d’une puissance de 10,4 mégatonnes. La bombe H est aussi appelée thermonucléaire.

 31 octobre 2013 : mort de Gérard de Villiers (Paris). Le créateur de SAS, série de romans d’espionnage mettant en scène Malko Linge le fameux prince mais néanmoins espion à la solde de la CIA, aurait 91 ans aujourd’hui. Avec à son actif 200 ouvrages et au moins 100 millions d’exemplaires vendus dans le monde depuis 1965, Gérard de Villiers est l’un des écrivains français les plus connus et les plus lus. Considéré par beaucoup comme un auteur de littérature de gare à cause d’un style expéditif et de ses répétitives scènes torrides, il a cependant fait l’objet d’un article élogieux du New York Times en janvier 2013 le qualifiant d’auteur de romans d’espionnage le mieux informé, tant ses ouvrages sont géopolitiquement solides et certains même, prophétiques. Le général Rondot le présente comme un « homme au courage physique à la limite de l’inconscience » et Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères comme « extrêmement intéressant, avec un œil et un flair incroyables ».




Chronique historique : 29 octobre

31102018

29 octobre 1806 : le général Lassalle prend Stettin (actuelle Pologne).

Dans la foulée de la victoire de Prentzlow, la brigade infernale du général Lassale arrive devant la forteresse de Stettin défendue par 5000 Prussiens qui sont démoralisés à la suite des  batailles perdues à Iena et Auerstaedt et qui voyant approcher la brigade de cavalerie, négligent de vérifier si elle est appuyée ou pas et se rendent. Or, Lassale n’a que 800 hommes et 2 canons. Les généraux prussiens de la garnison passeront devant un conseil de guerre  après la campagne.

 29 octobre 1869 : adoption de la croix rouge (Genève).

La Conférence de Genève s’achevant, le sigle de la croix rouge est adopté.

 29 octobre 1956 : début de l’opération sur Suez (Égypte).

Nasser en nationalisant le canal de Suez (26 juillet) lèse les intérêts franco-anglais. Par les accords secrets de Sèvres, la France, le Royaume-Uni et Israel organisent une opération militaire consistant à reconquérir le canal puis à renverser Nasser. Si militairement l’attaque est un succès, les assaillants sont obligés de se retirer (7 novembre) face à la pression des États-Unis et de l’URSS.

29 octobre 1965 : enlèvement de Ben Barka (Paris).

Principal opposant politique du roi Hassan II au Maroc, Mehdi Ben Barka chef de file de la mouvance marxiste tentant de renverser le pouvoir en place en s’alliant aux révolutionnaires soutenus par l’Union soviétique disparait à Paris lors de l’un de ses passages. Les services secrets marocains sont accusés ainsi que le SDECE.

 

 




Chronique historique : 27 octobre.

31102018

27 octobre 1870 : le maréchal Bazaine capitule à Metz.

L’armée du Rhin que commande Bazaine est forte de 180 000 hommes. Aussi, lorsqu’il décide à la surprise générale de s’enfermer dans Metz, il compromet les chances françaises de briser l’offensive prussienne. Déjà critiqué pour avoir choisi de rompre le combat à la bataille de St Privat-Gravelotte (18 août), il déclenche contre lui la fureur de ceux qui continuent à se battre et notamment de Gambetta occupé à lever des armées en province après son évasion de Paris en ballon libre (fourni par le Génie). L’attitude étrange de Bazaine s’expliquerait par son hostilité au régime républicain qui vient de prendre le pouvoir à Paris suite à la reddition de Napoléon III (2 septembre).

Pour l’anecdote : le gérant du mess à Saint-Cyr était surnommé Bazaine… (gérant du mess = J’ai rendu Metz).

27 octobre 1918 : démission du général Ludendorff.

Le chef d’état-major des armées allemandes, conscient de la défaite inéluctable, présente sa démission.

 27 octobre 1981 : whiskey on the rocks (côte suédoise). En pleines manœuvres navales suédoises, le sous-marin soviétique S-363 de la classe Whiskey s’échoue sur des hauts-fonds en vue de la plus grande base navale du pays et donc à l’intérieur des eaux territoriales. L’incident crée une très forte tension internationale jusqu’à ce que le sous-marin soit remorqué par les Suédois (le 6 novembre) dans les eaux internationales où il est pris en charge par la flotte soviétique. Des inspections de la coque depuis l’extérieur du sous-marin ont permis aux spécialistes suédois de détecter des traces d’uranium 238 à l’avant du navire qui dans un premier temps à fait penser à la présence de torpilles nucléaires. Or l’U 238 était utilisé par les soviétiques dans la fabrication des enveloppes compte tenu de sa densité et pas dans celle d’une charge nucléaire.




Chronique historique : 26 octobre

31102018

26 octobre 1440 : exécution de Gilles de Rais (Nantes).

Gilles de Montmorency-Laval, baron de Retz était Maréchal de France, Chambellan du roi et héros de nombreuses batailles aux côtés de Jeanne d’Arc (siège d’Orléans, Patay,…). Eloigné de la cour royale au moment où il hérite de la fortune de son grand-père et tuteur (1432), son désœuvrement conjugué avec sa nouvelle richesse le conduisent à laisser libre court à un sadisme criminel à l’encontre de centaines d’enfants ayant le malheur de le croiser autour de ses châteaux en Vendée. Repéré à force de disparitions inexpliquées sur ses terres, il est arrêté et jugé. Après des aveux circonstanciés dont l’horreur autant que la contrition qui les provoque émeuvent l’audience, il est pendu puis brulé.

 26 octobre 1813 : bataille de Chateauguay (actuel Canada).

Une troupe de 1800 voltigeurs canadiens et amérindiens repoussent avec succès l’attaque de 3000 américains. La bataille fait partie des événements fondateurs du Canada.

 26 octobre 1942 : bataille navale de Santa Cruz (Pacifique Sud).

Durant la bataille pour le contrôle de Guadalcanal, deux Task Forces américaines interceptent une flotte japonaise dont la mission est de débarquer des renforts à Guadalcanal. Les Japonais détruisent le porte-avions américain Hornet et endommagent gravement deux autres navires. Ils perdent cependant plus de 100 avions dans le combat et doivent renoncer à secourir Guadalcanal.

Comme pour la bataille de la mer de Corail (mai 1942), les flottes se sont combattues uniquement grâce à leurs avions embarqués sans jamais être à portée de tirs directs.

26 octobre 1966 : incendie à bord de l’USS Oriskany (Golfe du Tonkin).

Des fusées éclairantes se déclenchent à bord du porte-avions américain entrainant un incendie géant. 43 morts, 4 avions détruits. L’incendie aurait été causé par un départ accidentel de roquettes air-sol restées actives sous les ailes des avions stockés sur le parking du pont d’envol. Le lieutenant John Mac Cain, futur prisonnier de guerre du Vietminh et futur sénateur de l’Arizona était présent à bord.

 26 octobre 2002 : mort du général d’armée Jacques Massu.

Mort à 94 ans, le général Massu était un « très grand soldat qui fut de tous les combats de la France contemporaine* » et « plaça l’obéissance à la République au premier rang de ses devoirs* ». Ancien du Prytanée, saint-cyrien, il choisit l’infanterie coloniale et s’est illustré sur quasiment tous les théâtres d’opérations de la France en 40 ans de services : seconde guerre mondiale, guerre d’Indochine, guerre d’Algérie et crise de Suez. En 1940, Massu répond, parmi les tout premiers, à l’appel du 18 juin, en ralliant la France libre avec ses hommes dès août. Il est alors capitaine à la tête de la 6e compagnie du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad ; il sera fait Compagnon de la Libération. Le 13 mai 1958, alors que la foule a envahi le siège du gouvernement général à Alger, Massu est le seul, grâce à sa popularité (il venait de remporter la bataille d’Alger avec la 10ème Division Parachutiste), à pouvoir se faire entendre ; il prend la tête du Comité de salut public et se prononce publiquement en faveur du retour au pouvoir du général de Gaulle. Il reconnaîtra en 2000, suite à l’affaire Aussaresse et l’accusation d’emploi de la torture durant cette bataille, que l’ « on aurait pu s’en passer ». Parfois appelé le « grognard du gaullisme », Massu tout en étant un fidèle de de Gaulle ne lui ménageait pas non plus ses critiques notamment à propos de l’Algérie : il fut rappelé en France métropolitaine alors qu’il était chef des forces à Alger, pour être sorti de son devoir de réserve en janvier 1960. C’est néanmoins auprès de lui que le général de Gaulle cherchera un appui lors des émeutes de mai 1968 alors qu’il commande les Forces françaises en Allemagne.  * Communiqué du président J. Chirac à la mort de Massu.

 26 octobre 2002 : assaut du théâtre Doubrovsky (Moscou). Les forces spéciales russes donnent l’assaut au théâtre où le commando tchéchène de Movsar Baraïev retient en otage depuis le 23 octobre environ 900 personnes. Un gaz paralysant répandu  juste avant l’attaque tue 169 personnes dont 42 terroristes.




Chronique historique : 25 octobre

31102018

25 octobre 732 : bataille de Poitiers.

Charles Martel, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne arrête, entre Tours et Poitiers (à Ballan-Miré), l’armée d’ Abd el-Rahman. Ce dernier meurt dans l’affrontement. Ce coup d’arrêt est repris par tous les chroniqueurs européens.

25 octobre 1147 : prise de Lisbonne par Alphonse 1er (Portugal).

Le roi du Portugal, après de nombreuses tentatives, reprend la ville qu’occupaient les Musulmans depuis près de 400 ans.

25 octobre 1415 : défaite française d’Azincourt (Pas-de-Calais).

Cette défaite est d’autant plus pénible pour les Français qu’elle répète celles de Crécy (1346) et Nouaillé-Maupertuis (1356) en fait plus connue sous le nom de bataille de Poitiers. Le roi d’Angleterre, Henry V, débarque à Harfleur avec son armée (15 000 hommes) pour réclamer la couronne française que le roi Charles VI, affaibli par des crises de démence, ne peut plus défendre. Charles d’Albret, connétable de France, barre la route vers Calais aux Anglais avec l’armée royale forte de 20 000 hommes au niveau d’Azincourt. Les Français, plus nombreux, sont sûrs de l’emporter et négligent de préparer convenablement l’affrontement en s’adaptant à la situation particulière du champ de bataille : terrain étroit et boueux ne permettant ni déploiement ni charge de la chevalerie, mauvais positionnement des gens de pieds et archers,… Henry V, se sachant en infériorité numérique préfère utiliser les armes à grande portée (arcs). La bataille est un carnage qui détruit l’encadrement de l’armée : 6000 chevaliers français tombent (principalement) sous les flèches anglaises et les gens de pied. C’en est réellement fini de l’ère de la chevalerie : Le roi anglais craignant un retournement de situation n’hésite pas à faire égorger les très nombreux prisonniers français.

25 octobre 1747 : bataille du cap Finisterre (au large de l’Espagne).

« Pendant la guerre de Succession d’Autriche, les Français protègent leurs convois marchands face à l’Escadre de l’ouest anglaise. Huit bâtiments commandés par le marquis de L’Estenduère escortent 252 navires vers les Antilles quand 14 vaisseaux anglais les attaquent. Alors que la bataille semble tourner au désavantage des Français, le Tonnant et l’Intrépide, vaisseaux récents qui jouissent d’une forte avance technologique réussissent à se dégager. La majorité du convoi échappe ainsi à la Royal Navy qui réforme alors ses techniques de combat et sa flotte ». CESM.

25 octobre 1854 : bataille de Balaklava (Crimée).

Dans une première tentative pour rompre le siège de Sébastopol, les 25 000 russes de l’armée de secours surgissent sur les arrières anglais dans la plaine de Balaklava, occupée par une troupe hétérogène principalement composée d’un bataillon du 93 Highlanders, bientôt renforcé par tout ce que le contingent franco-anglais peut engager au plus vite. De ce combat résultent trois faits devenus mythiques pour les alliés britanniques : l’arrêt de la charge de la cavalerie russe par la mince ligne sur deux rangs des grenadiers écossais (the thin red line), la dispersion de la cavalerie russe par la charge de la brigade lourde de Lord Scarlett, et surtout la charge de la brigade légère de Lord Cardigan, qu’une accumulation invraisemblable de facteurs négatifs transforme en carnage malgré son soutien par les escadrons du 4ème Chasseurs d’Afrique (les trois quarts des cavaliers engagés périssent dans cet assaut frontal dénué de tout intérêt tactique).

25 octobre 1983 : invasion américaine de la Grenade (Caraïbes)

Les coups d’État se sont succédé dans l’île entre 1979 et 1983 créant une instabilité politique et un climat de guerre civile. L’instauration d’une dictature militaire marxiste par le général Hudson Austin le 19 octobre pousse l’Organisation des États Caraïbes de l’Est, ainsi que la Barbade et la Jamaïque à demander l’assistance des États-Unis … que ceux-ci avaient déjà programmée. 7600 Américains débarquent sur l’ile, en provenance de la Barbade et affrontent environ 1200 soldats grenadins ainsi que 780 Cubains.

L’Assemblée Générale de l’ONU condamne le 2 novembre l’opération pour « violation flagrante des lois internationales ». Le Conseil de Sécurité tente d’émettre une Résolution en ce sens, mais son vote est bloqué par le veto des Etats-Unis.

Les troupes américaines entament leur retrait dès le 3 novembre 1983, les derniers soldats quittant la Grenade le 15 décembre. Pertes américaines : 19 tués et 106 blessés. Pertes adverses : 69 tués. A noter que parmi les prisonniers se trouvent des Soviétiques, Est-Allemands, Bulgares,…




Chronique historique : 24 octobre

24102018

24 octobre 1360 : traité de paix franco-anglais (Calais).

Le roi de France Jean II le Bon ayant été fait prisonnier lors de la bataille de Poitiers (19 septembre 1956), il est retenu prisonnier à Londres et promet au Plantagenêt Henry III une forte rançon et la moitié des possessions capétiennes pour sa libération. Cet accord est à nouveau négocié lors du traité de Brétigny (8 mai 1360) où le Dauphin, fils de Jean II le Bon et futur Charles V le Sage obtient que l’Anglais cesse de revendiquer la couronne de France. Cet accord ratifié à Calais ramène la France à ses possessions de 1223. Il ne sera jamais accepté dans les faits.

 24 octobre 1790 : adoption du drapeau tricolore dans la Marine de guerre française.  

« L’Assemblée constituante décide que tous les vaisseaux de guerre et navires de commerce français porteront un pavillon aux trois bandes verticales : rouge près de la hampe, blanc au centre et cette bande sera plus large que les autres, bleu enfin. Le sens vertical des couleurs s’impose. En effet, depuis un siècle déjà, le pavillon néerlandais aux couleurs rouge, blanc, bleu disposées à l’horizontal flotte sur toutes les mers.

Le drapeau tricolore ne prend sa forme définitive que le 15 février 1794 (27 pluviôse an II) lorsque la convention nationale décrète que le pavillon national « sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs ». La légende voudrait que ce soit le peintre Louis David qui ait choisi l’ordre des couleurs ». Site de l’Elysée.

 24 octobre 1916 : reprise du fort de Douaumont (près de Verdun).

Le groupement Mangin reprend le fort avec notamment le RICM et l’action décisive du futur sergent du génie Dumont (19e bataillon du génie).

 24 octobre 1917 : début de la bataille du Caporetto (actuelle Slovénie).

Le front des Alpes, opposant depuis mai 1915 les Austro-hongrois aux Italiens est relativement stable jusqu’à l’arrivée des renforts allemands commandés par le général Otto von Below. Fort de son expérience acquise sur le front russe (1914) et des techniques d’attaque de tranchées désormais maitrisées, il lance la XIVème armée contre les lignes italiennes adossées à l’Isonzo. Surpris, les Italiens subissent dès le premier jour de l’attaque une défaite évidente : ils reculent de 25 km sous un déluge d’obus et de gaz de combat. A la mi-novembre, les Allemands sont aux portes de Venise après une percée de 140 km. Le front se stabilise sur la Piave grâce à l’intervention de 6 divisions franco-britanniques. Le lieutenant Erwin Rommel se fait connaitre lors de cette bataille. Servant dans les troupes de montagne allemandes, il prend avec son bataillon, en 48 heures seulement, trois sommets dont certains culminent à 2000 mètres en ne perdant que 6 hommes. A la fin de la bataille du Caporetto, le 9 novembre, il accomplit un nouvel exploit en s’emparant d’un village entier après avoir franchi un lac gelé. Le terme Caporetto est synonyme aujourd’hui de désastre tant la défaite fut importante : 300 000 morts, blessés et prisonniers alors que les Austro-allemands ne perdent que 5 000 hommes.

 24 octobre 1928 : combat de Tamaskate (Nord de l’actuel Mali).

Apprenant qu’un important rezzou vient de pénétrer sur la zone de compétence du poste de Kidal, le lieutenant Le Cocq monte un contre-rezzou. En moins d’une semaine, il constitue un commando avec ses meilleurs éléments, se met en chasse de l’ennemi et finit par le détecter à Tamaskate. Victoire totale.

 24 octobre 1929 : jeudi noir (New-York).

Le krach boursier de Wallstreet débute et va s’étendre à l’Europe.

 24 octobre 1940 : entrevue de Montoire (Loir et Cher).

Hitler remontant en train d’une visite au général Franco s’arrête à Montoire pour y rencontrer Pétain, chef de l’État français. Pétain déclare « entrer en collaboration ». Ce mot n’a, en octobre 1940, pas le même sens que celui qu’il acquiert dans les 4 ans qui suivent. 

 24 octobre 1942 : mort du LCL Amilakvari (El Alamein – Égypte).

Né dans le Caucase (en Géorgie) et descendant de la famille des Sadguinidze qui a donné beaucoup de chef de la cavalerie au Tsar, Dimitri Amilakvari (11 ans) émigre avec ses parents au moment de la révolution bolchevique (1917) d’abord à Istamboul puis à Paris. Il fait Saint Cyr puis choisit la Légion étrangère où il sert à titre étranger au Maroc. Durant la seconde guerre mondiale, il participe à la campagne de Norvège au sein de la 13ème DBLE avec le colonel Monclar (Raoul Charles Magrin-Vernerey, plus connu sous le pseudonyme de Ralph Monclar). L’unité embarque pour l’Angleterre le 22 juin 1940 et se rallie à de Gaulle. Il combat ensuite en Érythrée en Syrie et prend le commandement de la 13 juste avant la bataille de Bir Hakeim. Il est fait compagnon de la libération par de Gaulle en août 1942. Ayant reçu la mission de prendre le plateau d’Himeimat durant la bataille d’El Alamein (commencée la veille), il est tué par un éclat d’obus. (Cf. Chronique d’hier).

 24 octobre 1945 : naissance officielle de l’ONU.

Si la Charte de San Francisco a été signée le 26 juin 1945, la naissance effective de l’ONU a lieu au moment de la ratification par la plupart des États membres.

24 octobre 1973 : fin de la guerre du Kippour.

Israël est attaqué par l’Egypte, la Syrie et la Jordanie sans préavis, le 6 octobre, jour du Grand Pardon et fête la plus sainte chez les Juifs. Après quelques jours de doute et de victoires arabes, Israël endigue et repousse l’attaque en mobilisant ses réserves et recevant l’appui des Etats-Unis.




Chronique historique : 23 octobre

24102018

23 octobre : fête des aumôniers militaires catholiques.

L’évêché catholique aux armées a choisi Saint Jean de Capistran (1386–1456) pour saint patron des aumôniers militaires catholiques. Il s’est notamment illustré durant le siège de Belgrade.

 23 octobre 1812 : le général Malet rate son coup d’État contre Napoléon (Paris).

Profitant de l’absence de l’empereur (campagne de Russie), le général Malet s’échappe de la résidence surveillée où il est incarcéré pour tentative de putsch. Il fait croire à la mort de Napoléon puis tente d’imposer un gouvernement provisoire. La tentative échoue lorsque le général Hulin, commandant la place de Paris, demande des ordres écrits. Malet panique, tire sur Hulin et est arrêté. Il est exécuté le 29 octobre. Napoléon, apprenant le 6 novembre qu’il avait failli être renversé, sera surtout surpris que personne n’aie crié : « Napoléon 1er est mort, vive Napoléon 2 ! ».

23 octobre 1917 : bataille de la Malmaison (Aisne).

Bataille école des offensives à objectif limité voulues par Pétain. Les objectifs assignés sont presque tous atteints dans la journée et l’offensive cesse dès le 25 après avoir atteint le canal de l’Oise.

 23 octobre 1942 : contre-attaque britannique (El Alamein).

L’Afrikakorps entame une retraite définitive face à la VIIIème armée de Montgomery. C’est le premier revers significatif du Reich depuis le début de la guerre. Cette victoire d’El Alamein est en partie due à deux actions héroïques françaises : plus tôt dans l’année à Bir Hakeim, en mai et juin, la brigade Koenig en résistant efficacement  et de manière inattendue à Rommel a donné aux britanniques le temps de préparer leurs lignes de défense pour recevoir l’Afrikakorps.

Ensuite, durant  la bataille d’El-Alamein, les éléments français (13e DBLE, 1er régiment de spahis marocains, 501e compagnie de chars, 1er RCA et des fusiliers marins armant la DCA) commandés par le LCL Amilakvari sont chargés d’opérer une diversion au sud du dispositif pour permettre l’effort de la VIIIe armée au nord. L’opération est un succès mais se solde par un lourd bilan français. Amilakvari meurt au combat dans le massif d’El Himeimat. Il est Compagnon de la Libération.

 23 octobre 1944 : bataille aéronavale de Leyte (golfe de Leyte – Philippines).

Plus grande bataille aéronavale de l’histoire qui voit la neutralisation de la flotte japonaise par l’US Navy. C’est aussi la première apparition des Kamikazes.

 23 octobre 1954 : création de l’UEO (Paris).

Lors de la signature des accords de Paris, l’Union de l’Europe Occidentale est créée (F, GB, RFA, It, Benelux). Ils mettent aussi officiellement fin à l’état de guerre entre ces pays. L’U.E.O est née de l’échec de la C.E.D (communauté européenne de Défense), projet mort-né.  Dissolution de l’U.E.O en 2011. 

 23 octobre 1956 : début de l’insurrection de Budapest (Hongrie).

La mort de Staline (1953) ayant entraîné un relâchement relatif de la pression soviétique sur l’Europe de l’Est, 20 000 étudiants hongrois provoquent la démission du gouvernement pro-Moscou lors d’une manifestation qui dégénère. L’URSS intervient  le 4 novembre avec 17 divisions et écrase la révolte en moins d’une semaine.

 23 octobre 1983 : attentat contre le Drakkar (Beyrouth – Liban).

À quelques minutes d’intervalle, les PC américain (aéroport) et français (bâtiment Drakkar) explosent tuant 241 américains et 58 français (du 1er et 9e RCP) appartenant à la Force multinationale de sécurité de Beyrouth.

 23 octobre 1985 : création du RAID (Paris).

Le ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe, fait publier un décret instituant une unité d’intervention placée directement sous l’autorité du directeur général de la police nationale.

Le but est de doter la police d’une unité équivalente au GIGN (créé en 1974). RAID pour « Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion ».




Chronique historique : 18 octobre

18102018

18 octobre : Saint Luc, patron du service de santé des armées (SSA).  

Homme cultivé, Luc l’évangéliste, maniait parfaitement le grec et avait étudié la médecine. C’est la raison pour laquelle il a été, tôt, choisi comme patron des médecins. Il est symbolisé par un taureau pour faire référence à sa puissance de travaille mais aussi, dans un sens encore plus imagé, à la « rumination » (écriture murement réfléchie) dont témoigne son évangile.

 18 octobre 1244 : bataille de la Forbie (proche de Gaza).

Gauthier IV de Brienne (Comte de Jaffa et Ascalon) apprenant que Jérusalem vient de tomber lève une armée de 11 000 hommes (dont des Transjordaniens, ennemis des Egyptiens) pour affronter le jeune Emir Mamelouk Baybar, futur sultan d’Égypte. Al Mansour, le chef des transjordaniens conseille judicieusement à Gauthier de patienter et de   fortifier sa position afin de décourager les mercenaires impatients que Baybar a recruté. Mais il est encore plus impatient qu’eux et attaque malheureusement d’emblée : les croisés et leurs alliés se font massacrer. La plupart des ordres de chevalerie croisés sont décimés dans des proportions telles que la bataille de la Forbie marque l’effondrement chrétien en terre sainte.

 18 octobre 1741 : naissance de Pierre Choderlos de Laclos (à Amiens).

Général d’artillerie, inventeur de l’obus (boulet creux chargé de poudre) mais dont le nom est passé à la postérité grâce à son ouvrage Les liaisons dangereuses qui a été maintes fois porté à l’écran. Succès immédiat lorsqu’il parait, ce livre fait scandale parce que la manipulation froide des sentiments amoureux qu’il met en scène est perçue comme une attaque de l’aristocratie et de ses mœurs. Durant la période révolutionnaire, il est tour à tour royaliste (il travaille pour le duc d’Orléans), Républicain puis Bonapartiste. Trouvant en « Bonaparte un Philippe d’Orléans qui réussissait », il fait alors campagne en Allemagne et en Italie. Il meurt de la malaria en 1803 alors qu’il commande l’artillerie en Italie. Pierre Choderlos de Laclos est l’inventeur du système de numérotation des rues de Paris mais n’est pas le constructeur du fort Boyard dont les fondations ont été commencées peu après sa mort, contrairement à ce qui est généralement cru.

 18 octobre 1797traité de Campoformio.  

Au terme de la campagne d’Italie, Bonaparte impose une paix avantageuse à l’Autriche.

 18 octobre 1812 : bataille de Polotsk (actuelle Biélorussie).

Gouvion Saint-Cyr arrête momentanément la contre-attaque de l’armée russe. En infériorité numérique, il cède le lendemain mais inflige des pertes très élevées au corps de Wittgenstein.  Malgré la bravoure et l’intelligence de situation des hommes de Oudinot et Gouvion Saint Cyr, Polotsk n’est pas vraiment une victoire : La ville, à l’Ouest de Moscou, devait protéger la Grande armée contre un encerclement et devait permettre à Napoléon de maintenir ses communications avec la France. L’empereur se décide à quitter Moscou le lendemain. La retraite de Russie commence. Valéry Giscard d’Estaing, dans un ouvrage paru en 2010, s’est demandé ce qui se serait produit si Napoléon avait quitté Moscou sitôt la ville atteinte. Un livre intéressant et bien écrit : la Victoire de la Grande armée. Plon.

 18 octobre 1941 : arrestation de Richard Sorge (Tokyo – Japon).

Le plus grand espion à la solde des Soviétiques sera pendu le 7 novembre 1944.

 18 octobre 1944 : Hitler proclame le Volksturm (Berlin).

Tous les Allemands de 16 à 60 ans sont mobilisés, Alsaciens et Lorrains compris.

 18 octobre 1945 : création du CEA (Fort de Chatillon).

L’ordonnance n° 45-2563 donne comme mission au nouvel organisme de poursuivre « les recherches scientifiques et techniques en vue de l’utilisation de l’énergie atomique dans divers domaines de la science, de l’industrie et de la défense nationale pour consolider son indépendance nationale, mais aussi retrouver son statut de grande puissance. La France devient ainsi le premier pays au monde à fonder un organisme civil pour présider au développement de l’ensemble des applications de la fission du noyau de l’atome d’uranium. Le général de Gaulle nomme Frédéric Joliot-Curie haut-commissaire à l’énergie atomique et Raoul Dautry administrateur général.

Sur l’histoire encore méconnue de la recherche atomique durant la seconde guerre mondiale lire le récent ouvrage Résistance et dissuasion sous la direction de Céline Jurgensen et Dominique Mongin.

 18 octobre 1962 : premiers travaux du Service Militaire Adapté (Martinique).

Créé en 1961 aux Antilles, les jeunes structures du SMA produisent leurs premiers travaux (routes et maisons) avec des appelés.







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