Chronique historique : 5 septembre

5 09 2018

5 septembre 1638 : naissance du futur roi Louis XIV (Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye). Fils de Louis XIII et Anne d’Autriche. Prénommé Louis Dieudonné en raison du caractère improbable de sa naissance puisqu’il nait après 22 ans de mariage. (Cf. Chronique du 15 aout).

 5 septembre 1697 : victoire navale du CV d’Iberville (actuel Canada). A bord du Pélican, il combat seul 3 navires anglais (à l’ancre) qu’il défait devant le fort Bourbon. (Hampshire coulé, le Hudson-Bay saisi à l’abordage, le Dering en fuite).

 5 septembre 1781 : bataille navale de la baie de Chesapeake (Amérique du Nord). L’amiral de Grasse bat l’amiral Hood qui tente de forcer le blocus de Yorktown et ouvre la route vers l’indépendance américaine.

5 septembre 1798 : origine de la conscription en France. La loi « Jourdan » du 19 fructidor an VI (5 septembre 1798) précise que « tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie ». Elle est le texte fondateur de la conscription et du service militaire moderne, en remplacement de la réquisition.

 5 septembre 1860 : débarquement franco-britannique au Liban (Beyrouth). Afin de protéger les populations chrétiennes de la région, l’empire français reçoit mandat des nations européennes pour intervenir contre la Syrie et sanctionner le massacre de 100 000 chrétiens. Ce mandat international s’inscrit dans la longue tradition de protection par la France des Chrétiens d’Orient qui trouve ses racines dans les Capitulations signées par Soliman le Magnifique et François Ier (1528) et celles signées par Henri IV et Ahmet Ier (1604).

 5 septembre 1863 : essai du premier sous-marin français (Rochefort). Le sous-marin le plongeur a été conçu par le CV Siméon Bourgeois.

 5 septembre 1877 : mort de Tasunka Witko alias Crazy Horse. « En 1876, Sitting Bull convie les autres chefs Lakotas à engager la lutte contre les américains colonisant leurs terres contrairement aux promesses du traité de Fort Laramie de 1868. A la suite de sa reddition de mai 1877, il est contraint de vivre avec son peuple dans une réserve. Les américains, n’ayant pas confiance en lui, tentent de le piéger en le conviant à une entrevue avec le général Crook. Voyant les barreaux de la pièce, Crazy Horse se débat et un de ses anciens lieutenants le poignarde. Il meurt dans la soirée des suites de ses blessures ».  Sur la vie de Crazy Horse, lire l’ouvrage de Mari Sandoz qui retrace son parcours de son enfance à sa mort grâce aux nombreux témoignages recueillis auprès de lakotas contemporains de Crazy Horse. Lire aussi les mémoires du capitaine de cavalerie John G Bourke qui a rencontré Crazy Horse

 5 septembre 1914 : mort au combat de Charles Péguy (Villeroy).  A la veille de la bataille de la Marne, le lieutenant Péguy tombe frappé d’une balle alors qu’il commandait sa compagnie au contact de l’ennemi. Appartenant à « la génération qui portait le déshonneur de la défaite de 1870 et de la décadence morale et politique qui s’en était suivie« , il est malheureusement parti à la guerre comme il l’avait toujours fait dans ses écrits, courageusement, naïvement, sans se préoccuper du tir adverse. Outre les vers magnifiques et célèbres « heureux les épis murs et les blés moissonnés« , l’œuvre de Péguy est riche et reste souvent d’actualité, « si l’on sait voir la doctrine qui se cache sous le voile des vers étranges » : « Tout un peuple prépare tellement sa tranquillité de demain qu’il anéantit son être même« . « La liberté consiste à croire ce que l’on croit et à admettre (au fond, à exiger) que le voisin croie aussi ce qu’il croit. [...] La liberté est un système de courage« .  Lire l’ouvrage d’Arnaud Teyssier, Charles Péguy, une humanité française.

 5 septembre 1917 : mort au combat du lieutenant de Camondo (Leintrez – Meurte et Moselle). Le Farman F 40  (escadrille F33) du lieutenant Nissim de Camondo est abattu. Son observateur, le sous-lieutenant Luis des Essart et lui-même sont tués. Nissim de Camondo, fils du comte Moïse de Camondo, banquier juif d’origine ottomane et d’Irène Cahen d’Anvers (la « fillette aux rubans bleus » du célèbre tableau de Renoir), mobilisé au 2e puis 3e régiment de Hussards puis transféré à l’escadron à pied du 21e régiment de Dragons pour combattre dans les tranchées, rejoint l’aviation en janvier 1916, d’abord comme observateur-photographe puis comme pilote à l’escadrille F33. Croix de guerre (deux palmes, 5 étoiles), Légion d’honneur,  5 citations dont deux à l’ordre de l’armée.  Son père fait don en 1934, peu avant sa mort, de l’hôtel familial du Parc Monceau et de ses collections à l’État pour en faire le Musée Nissim-de-Camondo. La sœur de Nissim, Béatrice, épouse Léon Reinach. Sous l’Occupation, dénoncée avec son mari et ses deux enfants par un passeur alors qu’ils tentaient de fuir en Espagne, elle est déportée avec eux à Auschwitz (convoi 62 du 20 novembre 1943 de Drancy). Pas de survivant.

 5 septembre 1972 : prise d’otages sanglante de Munich (actuelle Allemagne). A l’occasion des jeux olympiques de Munich, le groupe terroriste Septembre noir, tue 11 athlètes de la délégation israélienne. La tentative de sauvetage de la police allemande échoue complètement.


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