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Chronique historique : 27 septembre

27092018

27 septembre 1396 : défaite croisée à Nicopolis (Bulgarie).

L’une des plus grandes armées occidentales, rassemblée à la demande du pape (Boniface IX), du roi de Hongrie (Sigismond) et du Basileus (Manuel II Paléologue) tente de mettre un terme à l’avancée des Ottomans dans les Balkans et attaque la ville de Nicopolis. Le sultan Bajazet Ier aidé de son vassal Stefan Lazarevic, prince de Serbie et fils du prince Lazare (battu à Kosovo Polje en 1389) écrase les forces occidentales réunies autour de Sigismond. La Bulgarie (en fait, les petits royaumes constituant la Bulgarie actuelle) tombe sous domination ottomane et y restera jusqu’en 1878. A noter que le maréchal Boucicaut, maréchal de France, participe à la bataille. Il sera libéré contre rançon.

 27 septembre 1748 : abolition des galères.

Louis XV par une ordonnance abolit la peine des galères et transfère à la Marine royale la quarantaine de galères dont le port d’attache devient Toulon. Hasards ou pas du calendrier, le 27 septembre est aussi, la Saint Vincent car jour de la mort de Saint Vincent de Paul (en 1660). Celui-ci était, entre autres fonctions, aumônier général des galères du Roi (sous Louis XIII, la régence et Louis XIV) qu’il a contribué à rendre moins dures. Il avait lui-même connu les prisons barbaresques. Capturé en Méditerranée (1605) par 3 brigantins turcs lors d’une traversée Marseille – Narbonne, il est captif pendant près de 2 ans à Tunis.

 27 septembre 1840 : naissance du théoricien de la puissance maritime, l’Américain Alfred T. Mahan (West Point).

« Officier de marine et historien, il renouvelle la pensée géopolitique mondiale par son analyse des rapports de force dans l’histoire de l’Europe. Selon Mahan, un État doit préférer la mer à la terre pour accéder à la domination et une puissance maritime ne peut se concevoir sans puissance navale. Les écrits de Mahan, dont le plus influent « The influence of Sea Power upon History 1660-1783 » ont inspiré les marines dans leur course à l’armement du début du XXe siècle. Sa doctrine influence toujours la politique étrangère des États-Unis ». CA Daniel F.

 27 septembre 1917 : mort de l’adjudant-chef Georges Chemet (Hard – Autriche).

« Breveté pilote en 1910, il réalise deux ans plus tard et pour la première fois la double traversée de l’Adriatique (Venise-Trieste-Venise), soit 256 kilomètres, à bord d’un hydravion Borel. Engagé dans la 112è escadrille du 2è Groupe d’aviation, il est contraint de se poser dans les lignes allemandes à Bétheniville (Marne), le 12 avril 1917. Il se noie dans le Rhin alpin lors de sa tentative d’évasion ». CNE Jean-Baptiste P. 

 27 septembre 1918 : début de la bataille du Canal du Nord (Pas-de-Calais).

Dans le cadre de la contre-attaque générale des Alliés, les troupes canadiennes sous les ordres du Général Arthur William Currie attaquent et franchissent le dernier segment de la ligne Hindenburg grâce notamment au génie canadien qui construit des passerelles flottantes et des ponts pour faire franchir les portions inondées à l’infanterie et à l’artillerie.  Cette percée au niveau du Bois Bourlon ouvre la route de Cambrai.

 27 septembre 1918: mort de Louise de Bettignies (Cologne – Allemagne).

« Née en 1880 à St-Almand des Eaux près de Lille, la ville la plus assiégée de l’histoire de France, Louise de Bettignies se destine au Carmel puis aux études et devient finalement gouvernante dans les plus grandes familles d’Europe. Après avoir participé à la défense de Béthune en 1914, elle accepte de devenir agent de renseignement sous le nom d’Alice Dubois en raison de sa connaissance des langues étrangères. Elle met en place un véritable réseau pour le compte de l’armée anglaise. Arrêtée le 20 octobre 1915, avec plusieurs passeports sur elle, elle fait disparaitre en l’avalant un message important. Elle est interrogée par les Allemands puis condamnée à mort le 16 mars 1916. Subissant des conditions de détention de plus en plus dures, elle succombe le 27 novembre 1918 à 38 ans. Son corps est rapatrié sur un affût de canon et le 16 mars 1920, les Alliés organisent à Lille une cérémonie-hommage pendant laquelle la « Jeanne d’Arc du Nord » reçoit à titre posthume la croix de la Légion d’honneur, la croix de guerre 1914-1918 avec palme, la Médaille militaire anglaise. Elle est faite officier de l’Ordre de l’empire britannique. Louise de Bettignies, alias Alice Dubois, repose au cimetière de Saint-Amand-les-Eaux. Lire de Chantal Antier, Louise de Bettignies, espionne et héroïne de la Grande Guerre ».

 27 septembre 1936 : bataille de Tolède (Espagne).

Débutée en juillet, la guerre civile espagnole opposant le camp des Nationaux à celui des Républicains connait l’une de ses premières batailles à Tolède. Le général Franco choisit d’attaquer cette ancienne capitale d’Espagne plutôt que Madrid en raison de sa valeur symbolique et pour délivrer les combattants de l’Alcazar assiégé depuis deux mois.

 27 septembre 1939 : Varsovie tombe après 19 jours de résistance aux Allemands (Pologne).

 27 septembre 1943 : début des combats pour la libération de Bastia. L’insurrection conduite par Paul Colonna d’Istria a débuté dès le 8 septembre, tirant profit des quiproquos opposant les forces italiennes et allemandes d’occupation, suite à la chute de Mussolini. Dès le 17, les hommes du Bataillon de choc (commandant Gambiez), qui ont fait la traversée sur le sous-marin Casabianca (du commandant Lherminier), sont les premiers soldats français arrivés d’Alger. Ils constituent l’avant-garde des troupes de l’opération Vésuve uniquement françaises à l’exception d’un commando américain (tirailleurs marocains du colonel de Butler, tabors marocains du lieutenant-colonel de La Tour ainsi que des spahis marocains, et des unités d’artillerie d’Afrique). Les unités italiennes se rallient aux forces alliées et participent activement aux combats (près de 600 pertes), assurant aussi les transports par leurs unités du Train, l’appui artillerie et le soutien santé. La bataille pour Bastia, qui a lieu par très mauvais temps, dure du 27 septembre au 4 octobre. Le 73ème Goum du 6ème Tabor entre le premier dans la ville à l’aube. A l’issue de la libération de l’île, 13 000 Corses s’engageront dans la guerre de reconquête. Volontaires ou mobilisés par un simple avis de presse le 30 novembre, ils seront embarqués pour Alger où ils seront enrôlés à la 1ère Division Française Libre ou à la 2ème Division blindée.

 27 septembre 1996 : les Talibans s’emparent de Kaboul (Afghanistan). Financés par l’étranger, les Talibans (« étudiants ») reprennent facilement le contrôle de l’Afghanistan et entrent dans Kaboul où un gouvernement (issu de la résistance aux Soviétiques) est en proie aux dissensions depuis 1992. L’ex président Najibulha et son frère sont torturés et assassinés par un commando taliban alors que toutes les forces (ONU et Alliance du Nord) se replient. Le Mollah Mohamed Rabbani impose la stricte application de la loi coranique dans tout l’Afghanistan.

 27 septembre 1941 : lancement du premier Liberty ship, le SS Patrick Henry. Pour ravitailler l’Europe en guerre et compenser les pertes dues à la guerre sous-marine, le président Roosevelt lance la construction en urgence d’une série de navires de transport, les Liberty ships. Assemblés dans les arsenaux à partir d’éléments standardisés fabriqués dans tous les États-Unis, les différents types de navires sont produits à un rythme incroyable : 2 710 en quatre ans (le record revenant au SS Robert E. Peary assemblé en moins de cinq jours). Véritables bêtes de somme des mers, les Liberty ships joueront un rôle capital dans le déroulement de la guerre. CESM




Chronique historique : 26 septembre

26092018

26 septembre 1423 : bataille de la Brossinière (Anjou).

Pendant la guerre de Cent ans, les Français surprennent les Anglais du conte de Suffolk revenant d’un pillage et les massacrent au lieu-dit de la Brossinière ou encore de La Gravelle. Deux chevaliers de Charles VII ont reçu mission de venger le récent affront anglais commis à Segré (la ville et ses environs sont pillés par John de la Pole) : Jean d’Harcourt (Tours) et Ambroise de Loré (Laval) unissent très rapidement leurs forces et fondent sur les anglais qui n’ont pas le temps de replier leurs archers derrière une barrière de pieux. La bataille qui est en fait une embuscade vite et bien préparée, est décrite dans les chroniques comme très meurtrière pour les Anglais.

 26 septembre 1575 : capture de Miguel de Cervantès (au large des Stes Maries de la mer).

Auteur de Don Quichotte, celui qu’on appelle le manchot de Lépante , puisqu’il a perdu l’usage de la main gauche lors de la bataille naval de Lépante, s’apprête à passer 5 ans dans les geôles d’Alger après sa capture par le corsaire albanais Mami Arnaute.

 25-26 septembre 1799 : bataille de Zurich (Suisse).

Alors que Bonaparte est « prisonnier » de sa conquête en Égypte, le général Massena, futur duc de Rivoli, prince d’Essling et maréchal d’empire, sauve la France de l’invasion en contraignant les forces austro-russes à la retraite lors de la bataille de Zürich. Invaincu jusque-là, le général russe Souvorov ne se remettra pas de cette déconvenue : aussitôt démis de ses fonctions, il mourra peu après dans la disgrâce.

 26 septembre 1915 : bataille de la main de Massiges (Champagne – Ardennes).

Les 2e et 3e divisions d’infanterie coloniale s’illustrent lors de la prise de la Main de Massige au cours de combats les opposant à la 3e armée de von Einem. Les coloniaux aux ordres du célèbre général Gouraud conquièrent les hauteurs ayant la forme d’une main et remportent une victoire tactique indéniable. Cependant, la résistance (jusqu’à l’été 1918) du mont Têtu ou tête de vipère empêche le contrôle total de la région. En 1948, Gouraud, à sa demande, sera inhumé (26/09/1946) dans l’ossuaire de Navarin où reposent les restes de 10 000 de ceux qu’il a commandés à cet endroit. Blaise Cendrars (Frédéric Sauser), le poète et écrivain est blessé lors de cette bataille. Il y perd son bras droit.

 26 septembre 1918 : René Fonck abat dans la journée 6 avions allemands : 3 Fokker, 2 Halberstadt et 1 DFW. Il termine la guerre avec 75 victoires officiellement homologuées.
Voir http://www.museeairespace.fr/

 26 septembre 1944 : échec d’Arnhem et repli des survivants (Pays-Bas).

Après avoir résisté pendant 9 jours dans la ville d’Arnhem où ils avaient été largués, les parachutistes britanniques doivent se replier pour ne pas être totalement détruits par les troupes SS défendant le pont. L’opération Market garden consistant à prendre les ponts franchissant Rhin et Meuse aux Pays-Bas est une idée de Montgomery qu’Eisenhower privilégie au détriment de celle de Bradley et Patton qui préfèrent poursuivre la percée de manière traditionnelle. C’est aussi la plus grande opération aéroportée de l’histoire : 3 divisions parachutistes sont larguées sur Eindhoven, Nimègue et Arnhem. C’est aussi malheureusement un échec compte tenu des pertes subies : 12 000 parachutistes Alliés tués, blessés ou prisonniers, principalement à Arnhem où seulement 1/4 des soldats parvient à regagner les lignes amies. Trop ambitieux, le plan de Montgomery ne tient pas compte des renseignements signalant la présence de blindés à Arnhem et présume de la capacité de pénétration du 30ème corps blindé britannique chargé d’opérer la jonction avec les paras à Arnhem 3 jours après le début de l’attaque (17/09).

 26 septembre 1983 : guerre nucléaire évitée (Kourilovo – URSS).

Officier de garde sur la base d’alerte stratégique de Serpoukhov-15, le lieutenant-colonel Stanislas Petrov est alerté par le satellite de détection précoce Cosmos 1382 que 5 missiles balistiques Minuteman III viennent d’être mis à feu depuis la Malmstrom Air Force Base (États-Unis). Il rend compte immédiatement mais en préconisant de ne pas riposter étant donné qu’une attaque surprise avec si peu de moyens est illogique. L’enquête interne menée par les Soviétiques va révéler que le logiciel de détection du Cosmos 1382 a interprété la réverbération de certains rayons du soleil sur les nuages avec les signes de départ de missiles américains. 




Chronique historique : 25 septembre

25092018

25 septembre 1513 : découverte du Pacifique (actuel Panama).

Le conquistador espagnol Vasco Nunez de Balboa conduit une expédition à pied à travers l’actuel Panama et découvre l’Océan Pacifique qu’il baptise alors Mer du Sud.

 25-26 septembre 1799 : bataille de Zurich (Suisse).

Alors que Bonaparte est « prisonnier » de sa conquête en Égypte, le général Massena, futur duc de Rivoli, prince d’Essling et maréchal d’empire, sauve la France de l’invasion en contraignant les forces austro-russes à la retraite lors de la bataille de Zürich. Invaincu jusque-là, le général russe Souvorov ne se remettra pas de cette déconvenue : aussitôt démis de ses fonctions, il mourra peu après dans la disgrâce.

 25 septembre 1845 : bataille de Sidi Brahim (Algérie).

Le 8e bataillon de chasseurs à pied et le deuxième escadron du 2e régiment de hussards, soit au total 450 hommes attaquent, sur ordres mais inconsidérément, les 6000 hommes d’Abd el Kader.
Les 82 Français survivant à l’assaut se replient dans un marabout où ils résistent héroïquement à l’ennemi pendant deux jours. À bout de munitions et vivres, ils chargent à la baïonnette et 16 d’entre eux parviennent à enfoncer les défenses d’Abd el Kader, le troisième jour.
Seuls 11 chasseurs survivent.
Le courage, l’endurance et la combattivité de ces hommes ont marqué l’armée française dans son ensemble.

Le mémorial des Chasseurs est situé depuis 1965 au Château de Vincennes, dans les murs du Service historique de la Défense (SHD).

 25 septembre 1997 : retraite du Clemenceau.

Après 38 années de service, le porte-avions Clemenceau est retiré du service actif. Il totalise 77 562 appontages.




Chronique historique : 24 septembre

25092018

24 septembre 1853 : les Français prennent possession de la Nouvelle-Calédonie.

Au nom de Napoléon III, le contre-amiral Février-Despointe déclare françaises ces îles découvertes par James Cook en 1774. Elles servent de bagne à la métropole, accueillent des Alsaciens et des Lorrains après la défaite de 1871 et deviennent un des principaux centre de production de nickel. Les années 1980 voient se détériorer les relations entre Kanaks et Caldoches au point que la date du 24 septembre est considérée par certains Kanaks comme un jour de deuil. L’affaire de la grotte d’Ouvéa en 1988 a conduit aux accords de Matignon qui instaurent un processus de transfert de compétences. Un nouveau référendum pour l’autodétermination aura lieu à partir de 2018.

 24 septembre 1877 : bataille de Shiroyama (Japon).

En ouvrant le Japon aux Occidentaux (1870) et à leur technologie, l’Empereur Meiji sacrifie les Samouraïs qui l’avaient pourtant porté au pouvoir (1866) en faisant s’affronter deux cultures aux antipodes l’une de l’autre. Noblesse guerrière coûteuse pour le budget de l’État et symbolisant un passé féodal que le pouvoir sent comme un frein au développement, la caste des Samouraïs n’accepte pas de perdre ses privilèges (port du sabre par ex). Beaucoup d’entre eux (15 000) rejoignent l’ex-ministre de la guerre Saigo Takamuri dans son combat « pour l’honneur ».

Takamuri est curieusement à l’origine l’un des artisans de l’ouverture du Japon, mais se persuadant qu’elle est incompatible avec la voie du guerrier (Bushido), il s’y oppose dans un combat qu’il sait vain, mais estime honorifique. Après une série de combats qui ne lui laissent plus que 400 hommes, il est encerclé sur la colline de Shiroyama le 24 septembre1877 par 30 000 impériaux équipés d’artillerie et fusils.

Le film Le dernier Samouraï (2003) qui prend des libertés d’un point de vue historique, montre bien l’esprit « kamikaze » de cette rébellion. Cet esprit causera bien des pertes aux Américains durant la guerre du Pacifique. La liberté historique est de taille puisque l’officier instructeur se mettant au service des Samouraïs est en fait le capitaine Jules Brunet (polytechnicien et artilleur français).

 24 septembre 2007 : décret de création de l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE).

L’ISAE fête ses 10 ans, riche de l’histoire centenaire des deux écoles SUPAERO et l’ENSICA qui lui ont donné naissance. SUPAERO est fondée dès 1909 par le colonel Jean-Baptiste Roche, officier de l’arme du génie qui pressent l’importance stratégique de l’aéronautique et son futur besoin en ingénieurs spécialisés. Il reste le directeur de cette école jusqu’en 1930.
Cette remarquable intuition fait de SUPAERO l’une des plus anciennes écoles du domaine aéronautique.

L’ENSICA est quant à elle créée après la libération, à la fin de l’année 1945. Dans un premier temps, elle dépend de SUPAERO – alors nommée École nationale supérieure de l’aéronautique – dont elle occupe les locaux. Suite au mouvement de décentralisation décidé par le gouvernement de Michel Debré à la fin des années 50, l’ENSICA rejoint Toulouse en 1961, SUPAERO en 1968. Les deux écoles suivent alors des parcours distincts, tout en gardant une certaine proximité. Rapprocher deux établissements prestigieux, porteurs de la même mission, sous la tutelle du même ministère et installés dans la même ville devient peu à peu une évidence. L’organisation est repensée, le campus de Rangueil est choisi pour accueillir ce regroupement, 100 M€ sont investis pour rénover et construire des installations à la hauteur des ambitions de l’Institut. Dans cette dynamique, les cursus SUPAERO et ENSICA sont fusionnés en 2015. Une identité commune est développée autour de l’ISAE-SUPAERO, devenu au fil des années le leader mondial de l’enseignement supérieur dans le domaine aérospatial.

 24 septembre 1914 : Genevoix est blessé (Les Éparges).

Le sous-lieutenant Maurice Genevoix est blessé au ventre et se croit mort avant de réaliser que la balle a été déviée par un bouton de sa capote. La description qu’il fait de cet instant dans La mort de près est saisissante. 7 mois plus tard, ce sont 3 balles qui l’atteignent et cette fois le blessent très grièvement.

 24 septembre 1957 : arrestation de Yacef Saadi (Alger).

Ayant décidé la reprise des attentats en ville, le nouveau chef de la ZAA (Zone autonome d’Alger) veut enrayer les succès remportés par les parachutistes de Massu. La première bataille d’Alger s’est  en effet achevée par l’arrestation de Larbi Ben M’Hidi mais est déjà entachée des accusations de torture. Massu opte alors pour la technique de l’infiltration-intoxication : le colonel Godard aidé des capitaines Léger et Sirvent, spécialistes de la guerre insurrectionnelle, parvient à démanteler la ZAA et notamment à arrêter son chef, Yacef Saadi.

C’est le LCL Jeanpierre qui avec une compagnie du 1er BEP capture Saadi. Avant de se rendre, Yacef Saadi lance une grenade blessant Jeanpierre et l’adjudant Tasnady qui sont évacués. Criblé d’éclats sur tout le côté gauche, de la tête à la jambe, Jeanpierre est hospitalisé à l’hôpital militaire Maillot.
Il en sort le 12 octobre et bénéficie d’une permission de convalescence de 15 jours.

Lire de Daniel Sornat, Lieutenant-colonel Jeanpierre, Vies et mort d’un grand légionnaire. 

24 septembre 1970 : retour sur Terre de Luna 16.

La course à l’exploration de la Lune a été fortement stimulée par la Guerre Froide. La sonde automatique soviétique ramène sur Terre des échantillons lunaires après plusieurs échecs qui ont laissé le temps aux missions américaines Appolo 11 et 12 de ramener des roches lunaires un an plus tôt.

24 septembre 1982 : arrivée de la FMSB à Beyrouth (Liban).

À la suite des massacres de Sabra et Chatila, commis quelques jours plus tôt, la FMSB (force multinationale de sécurité à Beyrouth) est dépêchée en urgence au Liban.




Chronique historique : 22 septembre

25092018

22 septembre 302 : martyre de Saint-Maurice (Valais – Suisse actuelle).

Saint-Maurice d’Agaune est le patron de l’infanterie française, suisse et américaine. Officier général de la légion thébaine, Saint Maurice est exécuté pour avoir refusé de sacrifier aux dieux romains. Ses hommes (6600 !) refusant de se désolidariser de leur chef, sont tous décapités. L’école de l’infanterie est située à Draguignan sur le site des Écoles militaires de Draguignan (EMD).
Lire  Saint Maurice ou l’obéissance d’Henry Ghéon.

 22 septembre 1694 : tentative de bombardement de Dunkerque.

Pendant la guerre de la ligue d’Augsbourg (1688-1697), Jean Bart, défenseur de la ville, oblige l’escadre anglo-hollandaise de l’amiral Schovell à se retirer avant qu’elle ne puisse commencer sa canonnade. Jean Bart à l’aide de chaloupes se porte à la rencontre des brulots et machines infernales que l’assaillant envoi contre les forts protégeant l’entrée du port et parvient à les dérouter ou faire exploser.

 22 septembre 1792 : proclamation de la République (Paris).

Un décret de la Convention stipule qu’à compter de ce jour les actes publics seront datés « de l’an un de la république ». La Première République française est née.

 22 septembre 1900 : banquet des Maires de France (Jardin des Tuileries).

Durant l’Exposition universelle de Paris (14 avril – 12 novembre), les Maires de France sont invités par Émile Loubet, président de la République et Waldeck-Rousseau, président du Conseil. 20 777 maires répondent à l’invitation. 7 km de tables sont dressés. La date est choisie pour commémorer la proclamation de la République.

 22 septembre 1914 : mort d’Alain-Fournier (Bois de Saint Rémy).

Dans le secteur de la tranchée de Calonne, le lieutenant de réserve Henri Alban Fournier meurt au combat à 27 ans. Auteur du classique et inoubliable le grand Meaulnes.

 22 septembre 1914 : la Royal Navy perd trois croiseurs en une heure (Mer du Nord).

Lors d’une patrouille, le U-9 sous les ordres du Kapitänleutnant Otto Weddigen coule  les HMS Aboukir, HMS Cressy, et HMS Hogue, en une heure. 1 459 marins britanniques périssent. Auparavant dubitative quant à l’utilité des sous-marins, l’amirauté britannique reconsidère sa position. Le U-9 termine la guerre avec 18 navires coulés.

 22 septembre 1914 : bombardement de Papeete (Polynésie française).

Apprenant que les cuirassés allemands Scharnhorst et Gneisenau se dirigent vers Papeete, le capitaine Destremau, commandant la garnison, met le feu aux réserves de charbon de l’île et coule un bateau à l’entrée du port pour empêcher tout débarquement. Après quelques échanges d’artilleries, les cuirassés quittent Papeete qui perd tout intérêt pour eux faute de charbon.
L’utilité de l’acte du CNE Destremau ne sera reconnue officiellement qu’au cours des années 20.

 22 septembre 1943 : attaque contre le Tirpitz (Fjord d’Alten – Norvège).

Le cuirassé allemand se cache dans un fjord norvégien pour ne pas subir le sort du Bismarck mais ce faisant immobilise une partie de la flotte anglaise à Scapa Flow, en mesure de l’attaquer s’il tente une sortie. Pour remédier à cette situation, l’Amirauté ordonne une attaque sous-marine : 6 sous-marin de poche britanniques (classe X) sont remorqués par des sous-marins conventionnels jusqu’aux abords de leur cible. Seulement 2 d’entre-eux parviennent à poser leurs charges sur la coque du cuirassé. Même s’il n’est pas coulé, les dégâts occasionnés le rendent indisponible plusieurs mois.

 22 septembre 1945 : le général Patton s’interroge sur le bienfondé de la dénazification en Allemagne.

Le général Patton, gouverneur militaire de Bavière, en présence de journalistes, estime que la dénazification de l’Allemagne n’est pas forcément utile au regard des tensions naissantes entre États-Unis et URSS. La déclaration fait scandale et vient s’ajouter aux nombreuses autres incartades déjà commises.  Eisenhower le relève de son commandement.

 22 septembre 1980 : début de la guerre Iran-Irak.

Voulant prévenir une contagion par l’intégrisme chiite, Saddam Hussein attaque l’Iran de Khomeiny. La guerre va durer 8 ans et tuer plus d’un million de personnes.

 22 septembre 1984 : les 70 ans du début de la Grande Guerre (Verdun – Douaumont).

Réaffirmant la réconciliation franco-allemande à l’occasion des 70 ans des débuts de la Grande Guerre (à quelques mois près), Helmut Kohl et François Mitterrand posent main dans la main devant l’ossuaire de Douaumont.




Chronique historique : 21 septembre

25092018

ERRATUM pour le 20 septembre 52 (avant Jésus Christ) : reddition de Vercingétorix à Alésia (date probable. Quant au lieu de la bataille, les archéologues débattent encore ; il serait soit à proximité du village de Chaux-des-Crotenay dans le Jura soit à Alise Ste Reine en Côte-d’Or).

Merci aux lecteurs représentant ces deux thèses pour leur vigilance et à ceux que la Chronique reprend ici dans l’ERRATUM pour leur prudence.

 21 septembre 1589 : combat d’Arques (Normandie).

Le bientôt, roi de France Henri IV, repousse les assauts des ligueurs catholiques. Il ne doit cependant sa victoire qu’au débarquement de renforts anglais et écossais dépêchés par Elisabeth I pour lui prêter main forte.

21 septembre 1711 : Duguay Trouin prend Rio de Janeiro (Brésil).

À la tête d’une escadre de sept vaisseaux (financée par un groupe d’armateurs malouins et par le comte de Toulouse), le corsaire Duguay-Trouin force la rade de Rio de Janeiro, fermée par un goulet plus étroit que celui de Brest et protégée par sept vaisseaux portugais. À l’issue d’un débarquement appuyé par ses navires, ses 3 200 hommes de troupe s’emparent des sept forts défendant la rade, pourtant tenus par 12 000 soldats. La ville de Rio est prise le 21 septembre puis rançonnée ; 5 navires de guerre et 60 marchands sont pris ou détruits. Cet exploit, durant la guerre de succession d’Espagne, parmi les plus extraordinaires de la marine à voiles marque la fin de la vie embarquée d’un des plus incroyables marins français. Il servira encore la marine avec le grade de Lieutenant général de la Marine, commandant successivement la Marine à Saint-Malo, la Marine à Brest, puis l’escadre pour le Levant et enfin le port de Toulon.

À noter, concernant le retour de l’expédition de Rio : la moitié du butin (soit 700 kilos d’or) disparait lors d’une tempête au large des Açores pendant le voyage retour.

21 septembre 1792 : abolition de la monarchie française par la Convention

21 septembre 1793 : bataille de Montaigu (guerre de Vendée).

Les révoltés vendéens infligent une sévère défaite aux Républicains.

 21 septembre 1796 : mort du général Marceau

 21 septembre 1822 : exécution capitale de 4 sergents (Paris).

Le régime monarchique restauré depuis 1815, s’inquiète des différents complots qui naissent un peu partout en France pour l’abattre. Aussi, lorsque 4 sergents du 45e RI sont arrêtés parce qu’ils sont reconnus comme bonapartistes et ont fondé une « vente » de carbonari (loge secrète de la Charbonnerie) dans leur unité, le verdict rendu par le tribunal est extrêmement sévère. Guillotinés en place de grève, ils deviennent des martyrs de la cause républicaine tant leur sort semble injuste à la population. Les sergents, tout en n’ayant commis aucun acte illégal, refusent de révéler les noms de leurs chefs.

 21 septembre 1860 : bataille de Palikao (Chine).

La France et la Grande Bretagne voulant s’ouvrir le marché chinois, ont envoyé un corps expéditionnaire de 5000 hommes commandés par les généraux Grant et Cousin-Montauban qui marche vers Pékin. Le fort de Ta Kou à l’embouchure du Pei Ho est tombé le 21/08 dernier.  A Palikao, les Chinois lancent plus de 40 000 soldats contre les Franco-britanniques qui ne rompent pas les lignes et obligent même l’assaillant à se replier. La combattivité et le nombre des Chinois ne peuvent pas grand-chose contre la discipline et l’armement moderne des Européens. C’est le 2e bataillon de chasseurs à pied qui prend le pont de Palikao. Ces derniers ne déplorent que 5 tués alors que les Chinois perdent 1 200 hommes. Le général Cousin-Montauban est fait comte de Palikao par Napoléon III.

L’Empereur Xiangfan s’enfuit lorsque les européens entrent dans Pékin, le 12 octobre. Le palais d’été est malheureusement mis à sac, sur ordre de Lord Elgin.

La destruction du palais d’Été reste, dans l’optique chinoise, la preuve de la barbarie occidentale ; il faut comprendre que sa destruction et son pillage ne pourraient se comparer qu’avec celles du Louvre et de Versailles combinées.

 21 septembre 1918 : prise de Naplouse (actuelle Palestine).

Durant la bataille de Megiddo (16 – 21 septembre), le détachement français de Palestine et Syrie (DFPS) commandé par le colonel de Pieppape et constitué principalement d’unités des 4e Chasseurs d’Afrique, 1er Spahis, d’éléments de la Légion d’Orient et de tirailleurs algériens fait une brèche de 25 km de large dans le front et sur 8 km de profondeur prenant Naplouse et 2400 prisonniers ottomans. Cette victoire s’inscrit dans la vaste opération que le général britannique Allenby a entrepris contre le général allemand Liman von Sanders (commandant 3 armées turques) pour repousser les Ottomans vers le Nord-Est et finalement prendre Damas (1er octobre).

Le 4e chasseurs actuel (4e RCh) a la garde de l’étendard du 4e RCA (dissous après la guerre d’Algérie) et il est autorisé à porter (par DM de 1971 signée du gal de Boissieu) la fourragère CG 14-18 attribuée au 4e RCA.

À noter aussi la belle coordination des actions de sabotage du colonel T.E Lawrence sur les lignes ferroviaires (qui auraient pu permettre un repli général) et les bombardements des flottes britannique et française (CA Varney) sur les troupes ottomanes du littoral (et débouchant sur la conquête de Beyrouth).

 21 septembre 1931 : les Japonais occupent la Mandchourie.




Chronique historique : 20 septembre

20092018

Précision pour le 19 septembre 1980 : décès du général Martial Valin. Le général Valin était Compagnon de la Libération. Sa notice biographique détaillée peut être consultée dans le Dictionnaire des Français du ciel  de l’Académie nationale de l’air et de l’espace comme celle d’ailleurs de bon nombre d’aviateurs.

Merci au général Lucien Robineau.

 20 septembre 52 (avant Jésus Christ) : reddition de Vercingétorix à Alésia (date probable – à proximité du village de Chaux-des-Crottenay).

Après l’éprouvante bataille de Gergovie durant laquelle il malmène les troupes de César, Vercingétorix commet l’erreur de se retrancher sur le point haut d’Alésia (oppidum en Côte d’or) avec ses 92 000 hommes. César ne disposant que de 70 000 fantassins (10 légions) et de 10 000 cavaliers germains ne peut donner l’assaut et met donc le siège au camp retranché gaulois qui finit par manquer de vivres. Vercingétorix tente de sortir du piège mais est contenu par les savantes défenses intérieures érigées par César (16 km de fossés et palissades – contrevallations). L’armée gauloise de secours (240 000 hommes !) ne parvient pas à profiter de sa supériorité numérique et fuit finalement devant les cavaliers germains après s’être épuisé contre le périmètre de défense extérieur (21 km de circonvallations). La maîtrise de la poliorcétique par César et la discipline des troupes romaines ont compensé leur faiblesse numérique. Vercingétorix décide de se rendre à César. Trois siècles de paix relative débutent en Gaule romaine.

 20 septembre 1187 : début du siège de Jérusalem par Saladin.

Vaincus à Hattin (3 juillet), les Croisés ne vont résister au siège de Saladin que quelques semaines. La ville se rend le 2 octobre.

 20 septembre 1565 : massacre des Huguenots du Fort Caroline (Floride – États-Unis).

Sous l’impulsion de l’amiral Gaspard de Coligny, une petite colonie protestante française est fondée au nord de la Floride espagnole. Cependant, Philippe II ordonne de chasser tout intrus de cette province. Défendu par 200 à 250 colons, le fort est rapidement submergé par l’ennemi et tous les prisonniers massacrés, sauf 50 femmes et enfants. Cette tragédie met fin à la présence française dans cette partie des futurs États-Unis jusqu’à la reprise de Pensacola en 1719 (abandonnée en 1726). 

 20 septembre 1792 : bataille de Valmy.

Les généraux Kellermann et Dumouriez obligent le duc de Brunswick à se replier contre toute attente. En effet, les troupes aguerries de l’ennemi auraient dû, en toute logique, bousculer les Français et gagner Paris. La bataille se limite donc à un échange d’artilleries relativement peu meurtrier. L’enthousiasme patriotique des français suscité par la bravoure de Kellermann, la dysenterie chez les austro-prussiens et l’artillerie récente créée par Gribeauval peuvent, entre autres raisons, expliquer la retraite des troupes venues au secours de la monarchie française. Elle est devenue le symbole de la victoire obtenue par le sursaut des citoyens prenant les armes.

 20 septembre 1854 : bataille de l’Alma (Guerre de Crimée).

Les franco-britanniques à peine débarqués à Eupatoria sont attaqués par les troupes de Menchikov au niveau de la rivière Alma. Bien qu’en infériorité numérique, les zouaves, coloniaux  et légionnaires français ainsi que l’infanterie britannique, mettent en déroute les Russes. La statue du Zouave sous le pont de l’Alma à Paris rend hommage à la bravoure des zouaves qui lors de la bataille se sont particulièrement bien comportés. Les drapeaux des 3e, 7e et 9e RIMa portent l’inscription Alma.

20 septembre 1979 : opération Barracuda
(Centrafrique).

Une intervention française provoque la chute de Bokassa 1er et la fin de son régime.

 20 septembre  1984 : attentat à l’ambassade américaine de Beyrouth (Liban).

Une voiture piégée percute une installation diplomatique tuant 24 personnes dont l’ambassadeur américain.




Chronique historique : 19 septembre

19092018

19 septembre 480 (av Jésus-Christ) : bataille des Thermopyles (Grèce).

Léonidas, le roi de Sparte avec 1000 de ses soldats (dont 300 combattants d’élite) et quelques troupes de 31 cités grecques résiste pendant 3 jours à la gigantesque armée perse de Xerxès (environ 100 000 hommes) dans le défilé des Thermopyles.

Le courage, l’entraînement, les armes (lance légèrement plus longue que celle des Perses) et l’utilisation parfaite du terrain permettent aux hoplites de Léonidas de tenir en échec les assaillants. Les pertes subies par les troupes perses pour tenter de forcer le seul passage vers Athènes sont très lourdes et surtout disproportionnées jusqu’à ce que Éphialtès (un grec) trahisse la cause grecque en révélant à Xerxès l’existence d’un chemin de montagne contournant le défilé tenu par les Spartiates.

La résistance de Léonidas donne cependant aux Athéniens le temps d’évacuer la ville qui sera incendiée.

Les Grecs finissent par rejeter l’envahisseur durant l’année qui suit : dans un premier temps, la flotte athénienne bat celles des Perses à Salamine (île au large d’Athènes) puis la bataille terrestre de Platées met fin à la seconde guerre médique et ouvre l’ère classique dominée par Athènes. La bataille est à jamais célèbre et les vers du poète Simonide de Ceos, gravés sur le mont Kolonos le sont tout autant : « Passant, va dire à Sparte que nous sommes morts pour obéir à ses lois ».

N.B : la date de la bataille est incertaine. Pour certains en août et d’autres en octobre.

 19 septembre 1356 : bataille de Poitiers.

Le Prince noir, fils d’Edouard III (Roi d’Angleterre) fait prisonnier le roi de France Jean II le bon au cours de la guerre de 100 ans. S’y distingue Philippe dit le Hardi, dernier fils du roi, qui lutte jusqu’au bout, comme il peut (il est encore enfant) : « Père, gardez-vous à gauche, gardez-vous à droite ! ». Il sera le premier de cette lignée des ducs de Bourgogne dont la destinée et la fortune ne souriront guère à celles du royaume jusqu’à ce que Louis XI vienne à bout du dernier d’entre eux, Charles le Téméraire.

 19 septembre 1691 : combat de Leuze (Belgique).

Après la prise de Mons par Louis XIV en avril, la campagne de 1691 ne connaît pas de grande avancée sur le front des Pays-Bas espagnols. Le maréchal de Luxembourg, qui commande l’armée de Flandre, guette toutefois un faux pas de l’ennemi et parvient à surprendre avec un corps de cavalerie l’arrière-garde des alliés alors qu’elle traverse le ruisseau de La Catoire à Leuze-en-Hainaut. Luxembourg décide d’attaquer sans attendre de renforts et se trouve en nette infériorité numérique puisqu’il affronte 75 escadrons avec les 28 qu’il a à sa disposition. Mais la fermeté et l’intrépidité de la cavalerie de la Maison du roi compensent la faiblesse de cet effectif. Les Français chargent à plusieurs reprises l’épée à la main et sans tirer un coup de feu. Villars témoigne de la violence de l’affrontement : « L’on marcha aux ennemis et la charge fut peut-être la plus violente que l’on ait vue de la guerre. Il est rare que des escadrons soient aussi longtemps mêlés sans se faire plier. Il fallut presque tuer le premier rang à coups d’épée et le second pour les renverser ». Les pertes sont nombreuses dans les deux camps (650 tués ou blessés sur 2 500 sabres du côté français). Louis XIV fait frapper une médaille à la gloire de ses gardes du corps pour célébrer ce combat qui n’a qu’un impact limité sur le cours de la campagne, mais qui rencontre un écho d’autant plus important qu’il illustre avec éclat le panache et la bravoure d’une cavalerie française qui se voit comme l’incarnation des vertus chevaleresques à une époque où elle ne joue plus le premier rôle dans la bataille. 

Conservateur du patrimoine Bertand Fonck.

 19 septembre 1759 : chute de la ville de Québec (actuel Canada).

Assiégée par la flotte britannique depuis deux mois, Québec ne remplit plus sa fonction de porte et surtout de poumon pour la Nouvelle-France et ne permet donc plus l’acheminement des renforts par bateau. J-B de Ramezay signe la reddition des 15 000 colons. Montréal, plus en amont sur le Saint Laurent, tombe quelques mois plus tard. La Nouvelle France est officiellement cédée aux britanniques en 1763.

 19 septembre 1870 : début du siège de Paris.

Alors que le dernier réseau télégraphique parisien est coupé, les Prussiens achèvent l’encerclement de la capitale et commencent leur bombardement depuis des positions situées dans un périmètre de 10 à 12 kms. Le siège va durer plus de 4 mois.

 19 septembre 1892 : combat de Dogba (actuel Bénin).

Durant la guerre du Dahomey, le roi Behanzin à la tête d’une armée Fon (équipée d’armes anglo-saxonnes) attaque la colonne expéditionnaire du colonel Alfred Dodds. Le combat dure 5 heures et est acharné, les amazones de Behanzin (guerrières formées au combat dès l’enfance) entraînant l’armée fon. Dodds repousse l’attaque grâce au fusil Lebel ne perdant que 5 hommes dont le commandant Faurax qui donnera son nom au fort construit sur place. Behanzin perd 132 combattants.

 19 septembre 1914 : bombardement de la cathédrale de Reims.

Prétextant que les tours de la cathédrale servent de point d’observation pour l’artillerie française, l’armée allemande cause de très graves dommages au sanctuaire des sacres des rois de France. Au total, 350 obus ont atteint l’édifice provoquant outre les dégâts matériels un tollé général qui alimentera l’image du « barbare allemand ».   

 19 septembre 1980 : décès du général Martial Valin

Né le 14 mai 1898 à Limoges, Martial Valin s’engage dans les rangs de l’armée française pendant la Première Guerre mondiale et rejoint le 4e régiment de dragons en 1917. Réussissant la même année le concours d’entrée à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, il sert ensuite dans différents régiments de cavalerie. Il choisit l’armée de l’air en 1926. D’abord observateur, il devient pilote dès 1928 et se spécialise dans le bombardement et le vol de nuit. En 1940, il est promu colonel et rallie la France libre puis développe et dirige les Forces aériennes françaises libres (FAFL) avant de les commander en juillet 1941. Promu général, il réorganise le transport aérien militaire ainsi que les unités parachutistes. Jusqu’en 1944, tout en étant le commandant des Forces aériennes françaises en Grande-Bretagne, il est chef d’état-major général adjoint de l’armée de l’air et chef de la mission de l’air à Londres. En août 1944, il participe à la Libération de Paris à la tête des Forces françaises de l’intérieur (FFI). Chef d’état-major de l’armée de l’air de 1944 à 1946, puis chef de la délégation militaire française aux Nations unies, il est promu général d’armée aérienne et nommé Inspecteur général de l’armée de l’air de 1947 à 1957.

Il reste le seul général de l’armée de l’air à avoir été maintenu sans limite d’âge dans l’état-major général, pour avoir commandé en chef devant l’ennemi.

Le boulevard qui passe devant l’Hexagone Balard, siège de nombreuses emprises du ministère des armées à Paris, porte son nom.

 19 septembre 2014 : première frappe aérienne française effectuée contre Daech.(Irak).

Deux Rafale de la BA 104 (forces françaises aux EAU) délivrent 4 GBU 12 sur un bâtiment tenu par Daech dans la région de Mossoul. Cette première frappe marque le début de l’engagement français contre Daech au Levant.







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