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Chronique historique : 13 juillet

16072018

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 13 juillet 1380 : mort de Bertrand Du Guesclin (Châteauneuf de Randon).
Le célèbre connétable de France, 60 ans, est pris d’un malaise alors qu’il assiège une compagnie de mercenaires retranchés dans Châteauneuf-Randon. Il meurt avec les honneurs rendus par les mercenaires assiégés. Les assiégés lui ayant promis de se rendre la veille, ils maintiennent leur décision quand ils apprennent sa mort et viennent déposer les clés de la ville devant sa dépouille. Le roi Charles V ordonne que le corps de du Guesclin soit porté à Saint-Denis, pour y être mis à côté du tombeau qu’il s’est fait préparer. Du Guesclin faisant ses adieux aux vieux capitaines qui l’avaient suivi depuis quarante ans : « N’oubliez pas, leur dit-il, ce que je vous ai répété mille fois, qu’en quelque pays que vous fassiez la guerre, les gens d’église, les femmes, les enfants, et même le peuple, ne sont point vos ennemis. »

 13 juillet 1558 : bataille de Gravelines (près de Dunkerque).
Après avoir pris et pillé Dunkerque, l’armée (14 000 hommes) du maréchal de Termes agissant pour le compte du roi de France, Henri II, repasse la frontière, mais alourdie par ses richesses, est rattrapée par l’armée espagnole commandée par le comte d’Egmont. Seuls 10 % des Français en réchappent.

 13 juillet 1870 : la dépêche d’Ems (Berlin).
Publiée par la presse allemande et française, cette dépêche diplomatique rédigée par le chancelier Bismarck dresse les opinions publiques les unes contre les autres alors que Napoléon III et l’empereur Guillaume Ier étaient parvenus à un accord tacite concernant une éventuelle succession allemande sur le trône espagnol. La dépêche d’Ems (du nom de la station de balnéothérapie où se trouve Guillaume Ier) est en grande partie à l’origine de la guerre de 1870. Sans être mensongère, Bismarck l’a rédigée d’une manière telle qu’elle ne pouvait être interprétée que négativement.

 13 juillet 1915 : retour du LTN Pluschow (Allemagne).
Après 8 mois de fuite à travers le monde et s’être évadé des prisons anglaises, le lieutenant Pluschow, pilote ayant quitté Tsing Tao (Chine) à la veille de la capitulation de la ville, parvient à rejoindre l’Allemagne où il reprend du service dans l’aéronavale.

 13 juillet 1917 : création de la Médaille de la reconnaissance française.
À l’initiative du président Poincaré, création de la médaille destinée à récompenser les mérites et les services exceptionnels rendus par des femmes et des civils volontaires. 

 13 juillet 1924 : inauguration à Reims du monument « Aux héros de l’Armée Noire » dû au sculpteur Moreau-Wauthier et au financement des Rémois après l défense de la cité par le corps d’armée colonial. La cérémonie est présidée par le Président de la République Gaston Doumergue et les maréchaux de France. Le même monument a été inauguré le 3 janvier de la même année à Bamako.Les allemands dynamiteront le monument champenois en 1940. Il sera remplacé le 6 octobre 1963, à l’occasion du 45e anniversaire de la bataille de Reims. Ephéméride des TDM.

 13 juillet 1930 : baptême du feu pour le lieutenant Philippe de Hautecloque (N’siret – Maroc).
Présent au Maroc depuis 1926, Philippe de Hautecloque sert au poste de M’Zizel lorsqu’il doit faire face à un groupe de 200 rebelles avec son unité (Maghzen) de supplétifs. Il stoppe l’incursion et poursuit les rebelles sur 10 km leur infligeant des pertes sévères. Il est lui-même blessé au bras. Cité à l’ordre de l’armée, il est rapatrié en France en Août 1931 puis affecté à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. A noter qu’il n’a pris le pseudonyme de Leclerc qu’en 1940, après avoir rallié la France Libre, pour mettre sa famille à l’abri d’éventuelles représailles. Il a, officiellement, fait rajouter Leclerc à son patronyme et titre, juste après la guerre, avant de rejoindre Saigon.

 13 juillet 1972 : premier vol du Mirage G8 (Istres).
Le Mirage G 8-02, intercepteur biréacteur monoplace et à géométrie variable commandé par l’armée de l’air, effectue son premier vol, piloté par Jean-Marie Saget. Un an plus tard,, jour pour jour,  à son 74e vol, il atteint la plus grande vitesse jamais atteinte par un avion en Europe occidentale : Mach 2,34 à 42 000 pieds. En 1995, ce record est toujours inégalé en Europe. Les Américains possèdent le F15, les Russes le Mig 25. Le G8 n’a jamais été produit en série.

 




Chronique historique : 11 juillet

16072018

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 11 juillet 711 : débuts de l’Espagne musulmane (Guadalete).
Le général Tarik, jeune chef berbère aux ordres du gouverneur omeyade de l’actuel Maghreb a déjà mené plusieurs expéditions victorieuses entre 709 et 711 contre les villages de l’autre côté du détroit lorsqu’il entreprend en mai 711 une opération de plus grande envergure ayant un but de conquête et non plus de razzia. Ses 7 à 12 000 hommes ne rencontrent aucune résistance sérieuse ni à Cadix, ni à Algésiras, le roi Rodric étant occupé à combattre les Basques dans le nord du pays. Lorsque Rodric  (entre le 11 et le 19 juillet selon les sources) se porte enfin à la rencontre de l’armée musulmane, celle-ci est reposée et confiante bien qu’en infériorité numérique. Le combat de Guadalete est remporté par Tarik qui installe l’Islam pour plus de 600 ans en Espagne. L’origine du toponyme Gibraltar vient de la contraction des mots Djebel Al Tarik donnés au mont espagnol.
Lire l’excellent ouvrage d’André Clot, L’Espagne musulmane.

 11 juillet 1302 : bataille de Courtrai ou des éperons d’or (actuelle Belgique).
Quelques semaines auparavant, le 18 mai, les habitants de Bruges se révoltent contre la garnison française qui occupe la ville et tuent plus de 1000 soldats dans leur sommeil (les matines de Bruges). Pour venger l’affront, Philippe le Bel envoi son armée contre les milices flamandes peu nombreuses et mal entrainées. Dès le début de l’affrontement, les archers royaux criblent facilement les Flamands qui retraitent vers leurs positions initiales derrière un fossé humide. La chevalerie française s’emballe devant ce premier succès et poursuit les « piétons » sans prêter attention aux fossés dans lesquels elle vient s’embourber. Les milices flamandes contre-attaquent et sans se soucier d’un quelconque code de chevalerie de l’époque, tuent chevaliers et piétons français, qu’ils se battent ou se rendent. Robert d’Artois et un grand nombre de nobles périssent. Les survivants s‘enfuient abandonnant sur le terrain un véritable trésor. Les Flamands récupèrent entre autre 500 éperons d’or (d’où le nom de la bataille des éperons d’or). Humilié, Philippe le Bel devra attendre la bataille de Mons (1304) pour les reprendre à la jeune nation flamande qui trouve dans cette bataille un de ses actes fondateurs.

 11 juillet 1405 : début des expéditions de Zheng He (entre Shanghai et Nankin).
Le plus grand amiral chinois « appareille de SouTcheou pour son premier voyage d’exploration, avec, dit-on, 317 navires et 28 000 hommes d’équipage. De 1405 à 1433, le « grand eunuque aux trois joyaux » parcourt en sept expéditions la mer de Chine, le golfe Persique et l’océan Indien, jusqu’au Mozambique, permettant ainsi à la Chine de nouer de nouvelles relations diplomatiques et commerciales. Malgré la condamnation confucéenne de ses voyages « inutiles et dispendieux », Zheng He est un héros national en Chine ». CESM

 11 juillet 1708 : bataille d’Audenarde ou Oudenaarde (actuelle Belgique).
Les armées françaises du duc de Vendôme sont battues par une coalition européenne durant la guerre de succession d’Espagne.

 11 juillet 1780 : débarquement du corps expéditionnaire de Rochambeau (Newport – actuels États-Unis).
En vertu du traité d’amitié signé entre Louis XVI et les insurgés américains, 6 000 hommes viennent prêter main forte au général Washington après une traversée de l’Atlantique sous l’escorte d’une flotte commandée par le chef d’escadre de Ternay.

 11 juillet 1831 : raid de la marine française sur Lisbonne (Portugal).
Le contre-amiral Roussin remonte le Tage avec son escadre et détruit toutes les batteries rencontrées jusqu’à Lisbonne qu’il menace de bombardement. L’opération a été ordonnée par le gouvernement français pour répondre aux vexations infligées aux  Français du Portugal. Le roi du Portugal, après une ultime sommation au canon de la frégate Pallas, accède à toutes les demandes de la France. Le CA Roussin quitte Lisbonne à la mi-août.




Chronique historique : 10 juillet

16072018

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 10 juillet 1690 : bataille du cap Bézeviers.
En Manche, du côté anglais, Tourville bat Torrington, commandant une flotte anglo-hollandaise durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg.

 10 juillet 1798 : combat d’El Ramanyeh (Égypte).
Débarquée le 1er juillet près d’Alexandrie, l’armée d’Orient s’est mise en marche vers le Caire. L’avant-garde, commandée par le général Desaix est attaquée par un détachement de Mamelouks qui subit de fortes pertes en tentant de percer les carrés d’infanterie français.

 10 juillet 1898 : Marchand arrive à Fachoda (actuel Soudan du Sud).
La colonne Marchand parvient sur les bords du Nil où elle entreprend la construction du fort Saint Louis. Parmi les officiers de cette épopée célèbre se trouve le lieutenant Mangin, qui commande l’escorte des tirailleurs. Lorsque le général britannique Kitchener se présente avec son armée à Fachoda le 18 septembre, il découvre que le drapeau français flotte déjà sur une zone qu’il vient revendiquer pour le compte de l’empire britannique via l’Égypte.

 10 juillet 1940 : opération Attaque de l’aigle.
Le bombardement de Swansea par la Luftwaffe marque le début de la bataille d’Angleterre.
Il a pour objectif la destruction de la Royal Air Force (RAF), prélude indispensable à une opération amphibie sur les côtes anglaises (opération OTARIE qui n’aura jamais lieu).Malgré des pertes importantes en pilotes, la RAF tient bon mais n’a plus aucune réserve et approche le point de rupture, n’ayant plus le temps nécessaire à la formation de nouveaux pilotes. Les Allemands ne s’en rendent pas compte et le maréchal Göring réoriente sa stratégie contre les villes de Grande Bretagne, ce qui renforce la volonté de résistance de la population, permet à la RAF de se redresser et donc signe l’échec de cette offensive aérienne sans précédent.

 10 juillet 1943 : opération HUSKY (Sicile).
150 000 soldats anglais et américains débarquent en Sicile, profitant d’une forte tempête qui avait conduit les forces de l’Axe à alléger leur dispositif défensif. Cependant la dispersion totale des troupes aéroportées crée une confusion initiale. A cette occasion sont utilisés les premiers postes « talkie-walkie ».

 10 juillet 1985 : sabotage du Rainbow warrior (Auckland – Nouvelle Zélande).
Une équipe de la DGSE coule le navire de l’organisation Greenpeace et cause la mort d’un photographe présent à bord.

 10 juillet 2007 : le Brésil annonce la relance de son programme nucléaire.
Le président Lula relance notamment le programme de la propulsion navale. Le Brésil prévoit de se doter de 6 sous-marins nucléaires d’attaque d’ici 2047.




Chronique historique : 9 juillet

16072018

9 juillet 1429 : prise de Troyes.
Charles VII, en route pour son sacre à Reims butte devant Troyes qui veut rester fidèle aux Anglais.
Jeanne d’Arc le persuade d’entamer le siège de la cité champenoise alors que tous hésitent. Les habitants de la ville apercevant Jeanne diriger les préparatifs, prennent peur et se rendent.

 9 juillet 1755 : bataille de Monongahela (États-Unis).
Durant la guerre de sept ans, le général anglais Braddock se dirige avec 2 000 hommes (et 21 pièces d’artillerie) vers le fort Duquesne qu’il compte prendre d’assaut facilement, sachant qu’il n’est défendu que par 900 hommes. Le capitaine Liénart de Beaujeu, commandant français du fort choisit de ne pas attendre pour subir un siège fatal mais au contraire d’attaquer les anglais durant leur approche dans une série d’embuscades en forêt. Les Anglais pensant à une embuscade géante se laissent vite désorganiser. Bien que Beaujeu soit tué, les Français prennent le dessus en utilisant les principes guerriers indiens. Braddock mortellement blessé, les Anglais se replient. Leur retraite est alors permise par le jeune George Washington qui se fait remarquer par ses qualités de chef et d’organisateur.
À titre de représailles, les Anglais déportent 16 000 colons Acadiens (le grand dérangement).

 9 juillet 1860 : début des massacres de Damas (Syrie).
L’empire ottoman se délitant progressivement, les autorités laissent la communauté druze (au Liban) et sunnite (en Syrie) commettre un massacre de chrétiens maronites et melchites où entre 10 000 et 22 000 d’entre eux périssent (4 à 6 000 rien qu’à Damas). Beaucoup de chrétiens sont sauvés par l’émir Abd el Kader, qui, après sa défaite en Algérie (1847) et son emprisonnement (jusqu’en 1852), s’est exilé volontaire à Damas. Napoléon III lui remettra la Légion d’honneur pour cette action menée au péril de sa vie. Il ordonnera en Août 1860 une expédition pour faire cesser les massacres.

 9 juillet 1944 : Caen est coupée en deux.
Durant la bataille de Normandie, la ville de Caen est une des plus sévèrement bombardées de la guerre. 400 civils périssent directement des combats que se livrent Anglo-canadiens et Allemands. Au matin, les SS Panzerdivisions se sont repliées au sud de l’orne.

 9 juillet 1959 : opération ÉTINCELLES (Algérie).
Lancée le 5 juillet dans le cadre du plan Challe, l’opération ÉTINCELLES permet de réduire l’activité du FLN dans les monts de Hodna. Véritable répétition de la grande opération Jumelles (juillet 1959-mars 1960), elle s’appuie sur l’action déterminante des commandos de chasse. Disséminés sur les zones de refuge rebelles, ces commandos localisent l’adversaire et guident l’intervention des forces aéroterrestres.

 9 juillet 1970 : le service militaire revient à 1 an.
La loi Debré ramène la durée du service militaire de 16 à 12 mois. Les femmes peuvent l’effectuer si elles le veulent. Les sursis sont supprimés.

 9 juillet 1986 : explosion à la BRB (Paris).
La Brigade de répression du banditisme est détruite (1 mort) par une charge explosive placée dans les toilettes par Maxime frérot, artificier du groupe terroriste d’extrême-gauche Action directe. Ancien parachutiste formé au 1er RPIMa, Frérot a été arrêté en 1989 et a purgé une peine de 23 ans de prison.




Chronique historique : 7 juillet

16072018

7 juillet 1124 : reddition de Tyr.
Après cinq mois de siège par les forces chrétiennes du Patriarche de Jérusalem, Gormond de Picquigny,  Tughtekin offre la reddition de la ville. Les habitants ayant la vie sauve et conservant leurs biens, se mêlent aux Croisés et visitent leur camp. Les sources s’accordent sur un respect mutuel et sincère à cette occasion.  Au même moment, le Roi de Jérusalem, Baudoin II,  est retenu captif par un prince turcoman qui ne le libèrera qu’en Août.

 7 juillet 1874 : adoption du fusil Gras.
Utilisant des cartouches à étui métallique, il encrasse moins le canon et est plus fiable que le Chassepot auquel il succède.

 7 juillet 1900 : appellation des troupes coloniales.
Les troupes de la Marine ne relèvent plus du ministère de la Marine mais sont rattachées au ministère de la Guerre sous l’appellation de troupes coloniales. Loi du 7 juillet 1900.

 7 juillet 1915 : fin de la première bataille d’Isonzo.
L’Italie est entrée en guerre le 23 juin en attaquant l’Autriche-Hongrie dans le but de prendre le port de Trieste, dont la majorité des habitants sont italiens. Trois fois plus nombreux que leurs adversaires, les Italiens attaquent le front, situé sur la rivière Isonzo. Le relief montagneux profite à la défense austro-hongroise et l’attaque est un échec. L’Italie poursuit ses offensives sur ce front jusqu’en 1917, ce qui donnera lieu à 11 autres batailles.

 7 juillet 1916 : mort au combat du sous-lieutenant Pierre Six (à Estrées-Mons).
Il est l’un des 22 internationaux français de football tués durant la Première Guerre mondiale. Alors qu’il évolue à l’Olympique lillois, il participe en tant que milieu de terrain avec l’équipe de France aux JO d’été de Londres en 1908 où les Bleus sont d’ailleurs battus 9 à 0 par le Danemark. Le 329e RI, régiment de réserve du Havre auquel il appartient lorsqu’il tombe, sera cité pour sa conduite lors des combats de la Somme et recevra la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 14-18 à cette occasion. Il est le 3e régiment à se voir attribuer cet insigne.

 7 juillet 1932 : naufrage du Prométhée (au large de Cherbourg).
Le nouveau sous-marin de 1500 tonnes coule par 75 mètres de fond alors qu’il est en essais avec son équipage et des équipes techniques de l’arsenal et du Creusot. 7 survivants sur les 69 hommes à bord.
L’accident est dû à un fonctionnement intempestif des purges.

 7 juillet 1944 : assassinat de Georges Mandel (forêt de Fontainebleau).
Il restera « l’homme que l’on attendait » tant ses qualités politiques et humaines promettaient. Collaborateur de Clemenceau en tant que journaliste puis comme directeur de cabinet, il devient l’un des hommes politiques les plus prometteurs de la IIIe République. Tranchant, efficace et très patriote, il accomplit un travail exemplaire (ministre des PTT, des colonies et brièvement de l’Intérieur).

Très tôt conscient de la menace hitlérienne, sa lucidité et sa volonté de combattre le rapprochent de Churchill qui voit en lui jusqu’au 17 juin 1940, l’espoir français. D’origine juive, il est haï par beaucoup et s’interdit de partir pour Londres pour ne pas alimenter la critique. Arrêté par la police de Vichy, alors qu’avec quelques députés il gagne les colonies françaises à bord du Massilia, il est emprisonné en France puis à Buchenwald (aux côtés de Léon Blum). Lorsque Philippe Henriot (ministre de Vichy) est assassiné, il est rapatrié en France où des hommes de mains l’exécutent en guise de représailles. Mandel à de Gaulle qui voulait démissionner, le 13 juin 1940 : « Ne pensez qu’à ce qui doit être fait pour la France et songez que, le cas échéant, votre fonction actuelle pourra vous faciliter les choses… ».

 De Gaulle rend d’ailleurs hommage à Mandel dans ses mémoires car sans ce conseil, il n’aurait pas pu disposer des facilités de transport que sa fonction mettait à sa disposition pour se rendre à Londres.

L’ouvrage de Jeanneney (L’homme qu’on attendait ) tente d’expliquer pourquoi Mandel n’a pas choisi de partir lui aussi pour Londres.

 7 juillet 1979 : lancement du SNA Rubis (Cherbourg).
Premier des six sous-marins nucléaires d’attaque construits par DCNS. Toujours en service actif et ce depuis le 23 février 1983. Il a participé à la guerre du Golfe, aux opérations Trident et Héraclès en protection du groupe aéronaval. Le programme Barracuda permettra le renouvellement des SNA actuels (type Rubis), lorsqu’ils auront atteint 35 ans de navigation. Il engage les forces sous-marines pour les cinquante années à venir. Livraison des six sous-marins entre 2017 et 2028.

 7 juillet 1995 : massacre de Srebrenica (Bosnie-Herzégovine).
Ville de 20 000 habitants, à majorité musulmane, Srebrenica est prise par les troupes serbes du général Ratko Mladic sous les yeux des 400 Casques bleus néerlandais qui y sont stationnés. Ils sont évacués alors que les exécutions sommaires de bosniaques musulmans sont perpétrées dans les forêts voisines. Environ 8 000 corps ont été exhumés après la guerre.

En 2014, le tribunal international de La Haye a estimé que l’État néerlandais était civilement responsable de la mort de 300 musulmans, pour ne pas les avoir protégés.




Chronique historique : 6 juillet

12072018

6 juillet 1495 : bataille de Fornoue (Italie).
Le roi de France Charles VIII, fils de louis XI, est à l’origine des guerres d’Italie qui vont durer pendant plus de 60 ans. Cherchant à récupérer les droits de la maison d’Anjou sur le Royaume de Naples, il conquiert la ville en 1494 mais ne pouvant s’y maintenir, décide de rentrer en France. C’est durant le retour qu’une ligue de presque toutes les cités italiennes tente une embuscade à Fornoue. Les Français bien que plus faibles numériquement parviennent à passer et laissent le souvenir d’une furia francese.

 6 juillet 1746 : bataille navale de Negapatam (Inde).
Durant la guerre de succession d’Autriche. Le comte de la Bourdonnais bat l’Anglais Peyton dans les eaux stratégiques de la côte de Coromandel ce qui lui permet de prendre ensuite  Madras. Peu après, une dispute entre la Bourdonnais et Dupleix quant à la manière d’étendre l’influence française aux Indes provoque le départ du premier (avec sa flotte) privant le premier d’appui naval.

6 juillet 1779 : bataille navale de la Grenade (Antilles).
Le comte d’Estaing n’exploite pas sa victoie contre l’Anglais Byron, le laissant filer avec ses bateaux.

6 juillet 1782 : bataille navale de Negapatam (Inde).
Suffren contre l’Anglais Hughes : bien que les Français perdent plus d’hommes au court du combat, ils restent maîtres des eaux de Negapatam toujours aussi stratégiques.

 6 juillet 1801 : bataille navale d’Algésiras (Baie de Gibraltar).
Le contre-amiral Linois repousse une escadre anglaise deux fois plus puissante que la sienne grâce aux batteries côtières qu’il a fait armer par des hommes d’équipage débarqués. Bonaparte lui décernera un sabre d’honneur pour cette victoire

 6 juillet 1809 : victoire de Wagram (Autriche).
Les Autrichiens prennent l’offensive en tentant de faire céder les ailes de Napoléon (tenues fermement par Davout à droite et Masséna à gauche), mais Napoléon enfonce leur centre en inaugurant la technique de la grande batterie, véritable charge de pièces lourdes dont les servants, soutenus par l’infanterie, viennent frapper l’ennemi à bout portant. L’archiduc Charles est contraint au repli. Napoléon perd 25 000 hommes dont 7 000 tués, parmi lesquels de grands noms viennent s’ajouter à la liste de ceux tombés à Essling, comme le maréchal Lannes (transféré au Panthéon en 1810), le général Lasalle. Le colonel Daumesnil y perd une jambe mais gagne le grade de général.

6 juillet 1836 : combats de la Sikkak (Algérie).
Le général Bugeaud remporte son premier succès contre Abd el Kader.

6 juillet 1917 : prise d’Aqaba par les Arabes de Lawrence d’Arabie (Jordanie).
Un des conseillers militaires les plus célèbres de l’Histoire, Thomas Edward Lawrence, parvient à fédérer les forces des Howeitat (jusque-là fidèles aux Ottomans) et celles des tribus arabes insurgées pour prendre le port stratégique mais faiblement défendu d’Aqaba.

 6 juillet 1975 : mort de Skorzeny (Madrid).
Le général SS Otto Skorzeny, chef des opérations spéciales d’Hitler, meurt d’un cancer à 67 ans dans l’Espagne franquiste où il a trouvé refuge après-guerre. Connu pour l’exfiltration rocambolesque de Mussolini (septembre 1943) et les combats à l’arrière des lignes américaines durant la bataille des Ardennes (décembre 1944), il l’est moins pour ses activités au profit du Mossad israélien (1963) consistant à empêcher l’Égypte d’acquérir des capacités balistiques.




Chronique historique : 5 juillet

12072018

5 juillet 1194 : bataille de Frèteval (Loir-et-Cher).
Le roi de France Philippe Auguste, grand-père du futur Saint Louis tombe dans une embuscade tendue par Richard Cœur de Lion. Celui-ci, libéré récemment de sa captivité en Autriche, entreprend de reconquérir les terres que son frère (Jean sans Terre) a cédées durant son absence à Philippe Auguste. Ce dernier est surpris à Frèteval mais parvient à s’échapper. Il y perd cependant toutes ses archives ainsi que les sceaux royaux. La création des archives (futures nationales) et de la fonction de garde des Sceaux trouve sa raison dans cette défaite.

 5 juillet 1809 : début de la bataille de Wagram (Autriche).
Napoléon bat les Autrichiens entre l’île de Lobau, sur le Danube, et le plateau de Wagram. L’artillerie joue un rôle décisif dans la victoire (jour choisi pour la fête de l’artillerie française) ainsi que le manque de coordination du commandement autrichien lors de l’attaque du lendemain 6 juillet.

 5 juillet 1830 : prise d’Alger.
Débarqué depuis le 16 juin, le corps expéditionnaire du comte de Bourmont prend Alger.

 5 juillet 1925 : naissance de Jean Raspail (Indre-et-Loire).
Il est l’auteur du Camp des saints, des Sept cavaliers…, de Hurrah Zara ! et d’une trentaine d’autres titres.

 5 juillet 1943 : début de la bataille de Koursk (Russie).
Pour enrayer le recul allemand sur le front Est et reprendre l’initiative, Hitler décide l’opération Citadelle consistant à enfoncer le saillant de Koursk. Plus de 5 000 chars au total vont s’affronter au cours du plus grand combat de blindés de l’histoire. Renseignés, les Soviétiques ont eu le temps de préparer des champs de mines et des tirs d’artillerie sur les zones de rassemblement allemandes. Les armées de von Kluge et von Manstein avancent de 25 à 40 km en 5 jours et subissent des pertes très sévères qui obligent Hitler à renoncer. Les pertes des Soviétiques sont énormes comme dans la plupart des batailles mais leurs réserves stratégiques en hommes et matériels (notamment le char T34) leur permettent de tenir et de lancer des contre-attaques. Dès lors, les Allemands ne cessent de se replier.

 5 juillet 1948 : mort de Georges Bernanos (Neuilly sur Seine).
Auteur de quelques un des plus grands classiques de la littérature française, Bernanos, pourtant connu pour ses sympathies royalistes, a écrit Les grands cimetières sous la lune (1938), formidable dénonciation des crimes franquistes de la guerre d’Espagne. En réponse, Simone Weil, engagée dans le camp opposé, lui a envoyé une lettre de remerciements que Bernanos gardera dans son portefeuille toute sa vie : « Vous m’êtes plus proche, sans comparaison, que mes camarades des milices d’Aragon – ces camarades que pourtant j’aimais ».

 5 juillet 1962 : indépendance de l’Algérie et massacres d’Oran.
Les populations arabes d’Oran encadrées par le FLN manifestent leur joie lors de la proclamation de l’indépendance, 132 ans après la prise d’Alger. Le cortège descend vers les quartiers français lorsque la manifestation dégénère, semant la terreur chez les Pieds noirs jusqu’en fin d’après-midi : massacres à l’arme blanche, viols, tortures, enlèvements (selon les sources : de plusieurs centaines à 2000 victimes). Le général Katz, commandant la garnison et qui n’est plus officiellement en charge du maintien de l’ordre, ne permet à ses troupes de sortir de leurs casernes que vers 17h00.

Cependant, plusieurs officiers désobéissent et sauvent de nombreux compatriotes, parmi eux le lieutenant Rabah Kheliff (harki) du 30e BCP qui libère avec une partie de sa compagnie une colonne d’une centaine de femmes, vieillards et enfants. Il est mis aux arrêts de rigueur.  

 




Chronique historique : 4 juillet

4072018

 

ERRATUM pour les :

-        3 juillet 987 : sacre de Hugues Capet (Reims Noyon).
-        3 juillet 1808 : l’ESIM s’installe à Saint-Cyr. ESIM : école spéciale impériale militaire

 4 juillet 1187 : bataille de Hattin (Palestine près du lac de Tibériade).
À la mort du roi lépreux, Baudoin IV, le royaume chrétien d’Orient revient à Guy de Lusignan qui, ne possédant pas les qualités requises pour gouverner, laisse se développer jalousies et querelles chez les barons francs. Alors que les relations entre Saladin et Raymond de Tripoli (l’un des principaux barons franc) sont bonnes, Renaud de Chatillon provoque délibérément les musulmans en pillant et ravageant une riche caravane. L’outrance est telle que Saladin ne peut laisser le crime impuni. La solidarité franque et chrétienne fait le reste et conduit les deux camps à s’affronter. Incapable d’écouter les conseils avisés de Raymond, Guy de Lusignan opte pour la pire des solutions consistant à traverser le désert pour venir combattre l’armée de Saladin. Celle-ci attend, reposée, sur les rives du lac de Tibériade. Les Francs, épuisés par la chaleur et la soif, sont encerclés dès leur arrivée en vue de Tibériade et finissent écrasés par les musulmans.
Tous les chroniqueurs de l’époque soulignent cependant l’esprit chevaleresque de Saladin à l’issue des combats. Autant il est dur au combat, autant il est relativement bienveillant avec la population chrétienne. (cf. L’épopée des croisades de René Grousset).

 4 juillet 1472 : Jeanne Hachette défend Beauvais (Picardie).
Habitante de la ville, Jeanne Lainé (dite Fourquet) monte sur les remparts de la ville assiégée (depuis le 27 juin) par les Bourguignons de Charles le Téméraire pour aider ses défenseurs. Armée d’une hache, elle tue le bourguignon qui tentait de planter l’étendard ennemi sur le rempart. Son exemple stimule la population et permet de résister jusqu’à la levée du siège le 22 juillet. Selon certaines sources, l’événement est daté le 9 juillet.

 4 juillet 1776 : déclaration d’indépendance des (futurs) Etats-Unis d’Amérique (Philadelphie).
Réunies en convention, 13 colonies anglaises se déclarent indépendantes de manière unilatérale vis-à-vis de la couronne anglaise. C’est le début formelle de la guerre d’Indépendance. Ce jour est aussi devenu celui de la fête nationale des Etats-Unis.

 4 juillet 1916 : le légionnaire Alan Seeger a rendez-vous avec la mort (Belloy-en-Santerre / Somme).
Poète américain diplômé de Harvard, il s’engage dans la Légion étrangère le 24 août 1914 à Toulouse. Il participe notamment à la bataille de la Marne, aux combats du marais de Saint-Gond en 1914 puis aux Chemin des Dames en 1915. Le poème  le plus connu de son journal, édité en 1918, est I have a rendez-vous with the death, resté célèbre pour avoir été l’un des poèmes préférés de John Fitzgerald Kennedy.
Une statue est érigée à sa mémoire avec le monument aux volontaires américains de la première guerre mondiale, place des États-Unis dans le 16e arrondissement de Paris. Ses restes reposeraient dans l’ossuaire n°2 de la nécropole nationale de Lihons (Somme).

 4 juillet 1918 : bataille du Hamel (Somme).
Belle victoire du corps australien qui marque un coup d’arrêt magistral à l’offensive allemande du printemps (ou bataille du Kaiser) ayant mené l’ennemi aux portes d’Amiens. Les troupes australo-américaines sont commandées par le lieutenant général John Monash qui inaugure quelques principes de combat interarmées combinant chars d’assaut (60 chars Mark V), mitrailleuses, feux roulant d’artillerie devant l’assaut, ravitaillement parachuté par avion,…). Le combat dure seulement une heure et demie et est un brillant succès.

 4 juillet 1940 : reddition de Laudrefang (Faulquemont – Moselle).
Situé près de Saint-Avold, ce fort de la ligne Maginot est constitué de 5 blocs (4 reliés entre eux et 1 d’artillerie isolé). L’équipage, commandé par un capitaine, est de 275 hommes de l’infanterie de forteresse, coiffée du béret kaki orné de l’insigne à la devise « on ne passe pas ».
Les combats commencent le 28 mai, le fort étant bombardé du 3 au 14 juin puis encerclé le 17 juin. Il se défend jusqu’à l’entrée en vigueur de l’armistice le 25 juin mais refuse de se rendre avant de recevoir le 30 juin l’ordre formel de capituler le 4 juillet (soit 17 jours après l’allocution du président du conseil). Les défenseurs sont emmenés en captivité. De nombreux ouvrages Maginot ou même plus anciens sont restés invaincus et n’ont été capturés que début juillet après intervention de la commission d’armistice.

 4 juillet 1943 : opération CITADELLE.
La Wehrmacht lance l’opération destinée à réduire le saillant de Koursk, avec 900 000 hommes, 1 800 avions et 2 700 chars (dont les premiers Panther et Tigre). Renseignée sur l’offensive, l’armée rouge l’attend avec des forces supérieures, dont des nuées de chars T34 et de chasseurs IL-2.
Des milliers de chars s’affrontent jusqu’au 12 juillet, jour du lancement de la contre-attaque soviétique.







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