Chronique historique : 23 mai

23052018

23 mai 1430 : Jeanne d’Arc est capturée (Compiègne). Appelée à l’aide par les habitants de Compiègne qu’assiège Jean II de Luxembourg-Ligny, un allié des Bourguignons, Jeanne se précipite avec 400 hommes. Elle est encerclée par les Bourguignons qui la font prisonnière et finissent par la vendre aux Anglais. Un an plus tard elle est condamnée au bucher pour hérésie.

 23 mai 1592 : bataille de Craon (Ouest de la France). Le roi Henri IV (il ne sera sacré qu’en 1594) perd une bataille face à la ligue catholique (qui refuse de se soumettre à un ex-protestant) durant la 8ème guerre de religion. Les troupes d’Henri IV commandées par le duc de Montpensier sont vaincues par le duc de Merceur venu briser leur siège devant Craon.

 23 mai 1706 : bataille de Ramillies (actuelle Belgique). Le duc de Marlborough à la tête d’une coallition (St Empire, Norvege, Danemark, Provinces Unies) écrase les Français au cours d’une bataille qu’il mène avec une grande lucidité : il envoi des coups de sonde dans le dispositif du Maréchal de Villeroy qui poussent ce dernier à dégarnir son flanc. Profitant de la faiblesse décelée, l’Anglais attaque et inflige une très sévère défaite qui coute à Louis XIV ses possessions aux Pays-Bas espagnols. Les Français perdent 10 fois plus d’hommes que les Anglais. C’est l’une des plus grandes défaites de Louis XIV et encore une fois à cause de Villeroy puisque ce dernier avait déjà subi deux revers majeurs à Chiari en 1701 et à Cremone en 1702.

 23 mai 1793 : bataille de Famars (près de Valenciennes). Défaite française près de Valenciennes face aux coalisés. Anglais, Autrichiens, Hollandais et Hanovriens envahissent le nord de la France avec 140 000 hommes en réaction à la déclaration de guerre de la Convention mais surtout pour punir les révolutionnaires ayant guillotiné leur roi. Après un premier contact montrant au général Lamarche que son armée (armée du Nord) n’est pas de taille à repousser l’attaque vers Valenciennes, il abandonne la ville à un siège qui va durer plus d’un mois.

 23 mai 1809 : bataille d’Alcaniz (Espagne). Le général Suchet vient tout juste d’être nommé à la tête de l’armée d’Aragon (5 avril). Pour sécuriser la zone, il attaque Alcaniz défendue par le général espagnol Joaquim Blake. Le sang-froid des défenseurs espagnols sauve la situation : parvenus fougueusement jusqu’aux dernières défenses, les Français se font surprendre par le tir de mitrailles à bout portant des artilleurs ennemis. La salve est si meurtrière que dans le flottement qui s’ensuit, un tambour bat la retraite, entrainant la débandade. Blake ne saisit pas sa chance et ne poursuit pas Suchet. Ce dernier va reprendre sévèrement en main sa troupe (le tambour est fusillé) et devenir le chef français le plus aimé (par ses hommes mais aussi par les Espagnols) de la guerre d’Espagne.

 23 mai 1809 : replis après la bataille d’Essling (Autriche). La veille, Napoléon a perdu 7000 hommes dont le maréchal Lannes. Très affecté par la perte de cet ami, l’Empereur met quelque temps à se reprendre. Il ordonne à ses troupes de se replier sur l’ile de Lobau (sur le Danube) pour se réorganiser. Les Austro-hongrois, encore plus éprouvés crient cependant victoire. Ce semi-échec pour Napoléon est en partie imputable au manque de reconnaissance : le Danube en crue a arraché à deux reprises les ponts qui reliaient l’ile de Lobau au Marchfeld, morcelant l’armée française. Les pontonniers fournissent un travail remarquable à cette occasion. Dans quelques semaines, sur ce même Marchfeld, Napoléon clarifiera la situation en remportant la brillante bataille de Wagram.




Chronique historique : 22 mai

23052018

22 mai 1689 : Jean Bart et Forbin faits prisonniers. (au large de Cherbourg). Les deux frégates, la Railleuse et les Jeux, commandées par les lieutenants de vaisseau Jean Bart et Forbin, sont attaquées par deux vaisseaux anglais. Blessés, les deux officiers sont faits prisonniers et enfermés à Plymouth. Ils s’échappent quelques jours plus tard en sciant les barreaux d’une fenêtre et traversent la Manche en chaloupe.

 22 mai 1809 : bataille d’Essling (Autriche). Lors de la campagne d’Autriche, Napoléon frise la défaite. L’Archiduc Charles ne profite pas de son avantage numérique alors que la rupture des ponts sur le Danube a coupé la Grande Armée en trois. Le Maréchal Lannes (mortellement blessé) et 3 généraux sont tués mais les autrichiens perdent 23 000 hommes en 2 jours. Cette journée est racontée de façon romancée par Patrick Rambaud dans son ouvrage passionnant, La bataille (prix Goncourt).

 22 mai 1939 : signature du pacte d’acier (Berlin). L’Allemagne nazie et l’Italie fasciste signent un accord militaire pour raffermir l’axe Rome-Berlin (novembre 1936).

 22 mai 1943 : création du bataillon de choc (Algérie). Le général Giraud décide la création d’une unité française dont la vocation est d’apporter une aide spécifiquement militaire aux organisations de résistance en France. Le commandant Gambiez prend la tête de cette unité, créée à Staouéli (Algérie) avec une trentaine de cadres venus de tous horizons. Leur première mission consistera à préparer la libération de la Corse.

 22 mai 1947 : mort du général Lelong (Corse). Le Gbr Pierre Lelong, GOLH, Cdt la subdivision d’Ajaccio, trouve la mort dans un accident de jeep. Sorti de Saint Cyr en 1913, il n’avait jamais cessé de s’exposer et de s’illustrer tout au long de sa carrière sur une vingtaine de théâtres d’opérations. Capable d’exploits peu ordinaires, c’est ainsi qu’en Sibérie en janvier 1919, il avait rejoint Omsk, à demi gelé sur une locomotive dont il avait obligé le mécanicien (le pistolet à la main) à le conduire, lui et le prisonnier qu’il escortait, sur des dizaines de km par un froid de loup. Jeune de corps et de caractère, original et non conformiste, il excellait dans le commandement de la troupe. Le GCA Borgnis Desbordes qui avait été son camarade de captivité dans le camp de représailles où les Allemands gardaient les évadés récidivistes au cours de la Grande Guerre, a dit de lui : « …D’aucuns ne comprirent pas que l’on pouvait être un chef, un chef de guerre lucide et obéi, sans être grave et sinistre. On alla même jusqu’à lui reprocher d’être trop brave… ». Ephéméride des TDM.

 22 mai 1992 : décision de créer le Corps Européen (La Rochelle). François Mitterrand et Helmut Kohl annoncent lors du sommet européen de La Rochelle leur volonté de créer une unité militaire européenne à l’image de la brigade franco-allemande (existant depuis octobre 1989). L’état-major du corps européen est implanté à Strasbourg. Ce corps a depuis été rejoint par les nations cadres belge, luxembourgeoise, espagnoles et les nations associées grecque, autrichienne, italienne, polonaise et turque.




Chronique historique : 18 mai

23052018

18 mai 1291 : mort du grand-maître du Temple (Saint Jean d’Acre).  Guillaume de Beaujeu meurt en défendant la porte Saint Antoine dans la dernière citadelle franque de Terre sainte. Elle tombe 10 jours plus tard, le 28 mai.

 18 mai 1302 : matines de Bruges. La garnison française de Bruges est attaquée dans son sommeil par les rebelles flamands de Peter de Conincke qui refusent l’autorité de Philippe Le Bel. Mille Français sont assassinés au petit matin alors qu’ils sont hébergés par l’habitant.

 18 mai 1565 : début du siège de Malte. Soliman le Magnifique envoie près de 40 000 hommes commandés par Mustapha Pacha pour s’emparer de l’ile de Malte. Ile stratégique posée au milieu de la Méditerranée, elle permet aux chevaliers Hospitaliers de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem de contrôler le trafic maritime mais aussi d’appuyer les corsaires du camp chrétien. Rejetés de l’ile de Rhodes par Soliman en 1522, les Hospitaliers de Jean Parisot de La Valette mettent un point d’honneur à tenir Malte.  Les Ottomans, vaincus, sont obligés de battre en retraite en septembre après 4 mois de siège très meurtrier.  Lire le roman captivant La Religion de Tim Willocks.

 18 mai 1756 : début de la guerre de sept ans. L’Angleterre déclare la guerre à la France même si les Français et les Anglais s’affrontent violemment depuis 1754 dans le Nouveau Monde pour contrôler le futur Canada, appelé alors Nouvelle France. Maîtrisant les voies maritimes, les Anglais empêchent les Français de ravitailler et renforcer leurs colonies. Faute de soldats et de moyens, le marquis de Montcalm commandant des troupes françaises sera vaincu. Il obtiendra cependant quelques victoires sur le terrain. Le traité de Paris en 1763 officialise la perte du Nouveau Monde pour la France.

18 mai 1794 : bataille de Tourcoing. Le général Moreau bat les anglo-autrichiens qui doivent reculer et laissent ainsi les Français se réorganiser face à l’invasion des monarchies coalisées contre la Révolution.

 18 mai 1799 : mort de Beaumarchais (Paris). Auteur de théâtre (Le mariage de Figaro,…), inventeur (d’un mécanisme d’horlogerie) et espion des rois Louis XV (chasse aux pamphlets visant la couronne) et Louis XVI (aide aux insurgés américains dans la guerre d’indépendance).

18 mai 1804 : naissance du 1er Empire : Sénatus-consulte du 18 mai : « Article premier. Le gouvernement de la République est confié à un empereur, qui prend le titre d’Empereur des Français… ».




Chronique historique : 17 mai

23052018

17 mai 1648 : victoire de Zumarshausen (Allemagne).Dernière bataille de la guerre de Trente ans sur le sol allemand. Elle est l’une des très nombreuses victoires que Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne a remporté pour le compte du roi de France. « Sans doute le plus grand homme de guerre français avant Napoléon » Universalis. Aussi bon stratège que tacticien, on lui doit le fameux : « Tu trembles carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ». En effet, d’une bravoure sans pareille, il ne cachait pas son appréhension juste avant les combats.

 17 mai 1684 : Duquesne bombarde Gênes. En guerre contre l’Espagne, Louis XIV décide de punir la République de Gênes alliée à l’empire d’Espagne. Il commande au lieutenant-général Duquesne l’attaque de la ville. Son escadre bombarde Gênes jusqu’au 28 juin, tire 3000 bombes et provoque d’importants dégâts dans la ville, à l’arsenal et au palais des Doges. La République de Gênes se soumettra aux conditions de Louis XIV et signera un traité de paix en février 1685.

 17 mai 1809 : prise du fort de Camporoso (frontière italo-autrichienne). Le Prince Eugène de Beauharnais commandant l’armée d’Italie force le passage du col de Camporoso défendu par un détachement autrichien. Beauharnais est en route pour rejoindre Napoléon à Lobau. Il participera à la fin de la campagne d’Autriche à la bataille de Wagram (5 et 6 juillet) ayant une action déterminante.

 17 mai 1944 : les Allemands abandonnent le mont Cassin (Italie). La bataille du Monte Cassino a commencé en janvier 1944 sur la ligne Gustav qui interdit l’Italie du Nord aux forces alliées. Bloqués de longs mois face au verrou de cette ligne de défense, les 300 000 alliés engagés ne parviennent pas à réduire les 100 000 Allemands malgré des attaques aériennes massives et de nombreux assauts frontaux. Le commandement américain s’en remet alors aux plans du général Juin, commandant le CEF (corps expéditionnaire français) qui consistent à utiliser les aptitudes des troupes marocaines au combat en montagne pour prendre les sommets environnant le mont Cassin. Le mont Majo tombe le 13 et dès lors les troupes allemandes vacillent. Le maréchal Kesselring donne l’ordre à la Xème armée dont le PC vient d’être anéanti par un bombardement aérien de se replier. La route vers Rome est ouverte.

 17 mai 1987 : exocet contre frégate américaine (Golfe persique). Durant la guerre Iran – Irak (1980-1988), les belligérants ciblent leurs terminaux pétroliers et créent une zone d’insécurité dans l’une des mers les plus stratégiques du monde. L’USS Stark, frégate américaine opérant sur place est touché par deux missiles Exocet tirés par un Falcon 50 irakien qui a pris le bateau pour un pétrolier iranien. 37 marins américains sont tués. La frégate parvient néanmoins à rentrer aux USA par ses propres moyens.




Chronique historique : 16 mai

16052018

16 mai 1364 : bataille de Cocherel (près d’Evreux). Les Anglos-Navarrais bloquent la vallée de la Seine qui est l’axe d’approvisionnement de Paris, alors que la situation politique et économique du Royaume de France est très précaire. Le roi Charles V, récemment couronné, envoi Bertrand du Guesclin dégager l’axe vital. Arrivant avec 2000 hommes devant Cocherel, il constate que l’ennemi, reprenant la tactique anglaise de l’époque, occupe une colline sommairement fortifiée d’où il attend que les Français fidèles à leur fougue, l’attaquent dans une charge suicidaire. Du Guesclin retient ses troupes qui souffrant de la chaleur et de la soif aimeraient en finir au plus vite. Conscient que l’attaque et l’attente sont dangereuses, il ruse et simule une retraite qui incite les Anglos-Navarrais à quitter leurs positions pour poursuivre les fuyards. Du Guesclin fait volteface et s’imbrique dans le dispositif anglais empêchant les fameux archers d’utiliser leurs armes. Un petit détachement déborde l’ennemi et capture leur chef, Jean de Grailly. La victoire assoit le roi de France sur son trône et donne une grande crédibilité au chef de guerre breton.

 16 mai 1635 : la France entre dans la guerre de 30 ans. La France déclare la guerre à l’Espagne. Le même jour Richelieu crée 12 régiments de cavalerie dont le 2ème régiment de cuirassiers, dit « Cardinal duc » (dissous en 1991 à Reutlingen en Allemagne).

16 mai 1843 : prise de la Smala d’Abd el Kader (Algérie). Le duc d’Aumale (fils du roi Louis-Philippe) surprend le camp itinérant d’Abd el Kader et le charge d’emblée remportant une victoire inattendue. Abd el Kader, absent du camp se rend fin 1847.  Il passera plusieurs années en résidence surveillée aux châteaux de Pau puis d’Amboise et sera libéré le 13 octobre 1852 par Louis-Napoléon.

 16 mai 1916 : signature des accords Sykes-Picot (Londres). L’empire ottoman ayant rallié en octobre 1914 le camp des Empires centraux (Allemagne et Autriche-Hongrie), la France et le Royaume-Uni cherchent à « monter » les tribus arabes contre les Ottomans et signent secrètement des accords prévoyant pour l’après-guerre le partage de la région correspondant au Moyen-Orient actuel, en deux zones d’influence. La Russie tsariste, dans la confidence, ne s’y oppose pas, mais ce sont les Bolcheviks qui une fois au pouvoir (novembre 1917) vendent la mèche. Les frontières actuelles en découlent (sauf pour la Jordanie et Israël).

 16 mai 1950 : Première évacuation sanitaire par hélicoptère en opération (Cochinchine). « Dans la région de Bien Hoa. Les lieutenants Le Borgne et le CCh Pich Seam du 1er BCCP, blessés, sont évacués dans les paniers latéraux d’un Hiller 330. Ces paniers sont encore dépourvus de matelas et de couverture. Le pilote est le lieutenant Santini de l’armée de l’Air qui vient tout juste de terminer son entraînement ». LCL Frédéric A.




Chronique historique : 15 mai

15052018

ERRATUM pour le 14 mai 1643 : mort de Louis XIII (St Germain en Laye).  Fils d’Henri IV,  père du futur Louis XIV et mari d’Anne d’Autriche, Louis XIII dit le Juste meurt à 33 41 ans soit quelques mois seulement après son ministre Richelieu et après 33 ans de règne.
Merci aux très nombreux lecteurs pour cette correction.

 15 mai 1917 : Pétain remplace Nivelle. Le général Pétain remplace Nivelle au commandement en chef des armées françaises. En un mois, l’armée française a perdu 135 000 hommes, 25 000 tués. Cependant, par comparaison, c’est moins qu’en août 1914 où 3 jours de combat ont fait  près de 50 000 morts français, sans même compter les blessés et prisonniers.

 15 mai 1940 : 1460 soldats français tués ce jour. La 1ére armée repousse l’attaque du XVIème corps blindé allemand à Gembloux (Belgique) et le tient en échec pendant 72 heures. A Stonne (Ardennes), le combat est tout aussi furieux : le village change 19 fois de camps. Des poches vont y résister jusqu’au 25 mai. A la Horgne (Ardennes), ce sont les Spahis qui mettent un coup d’arrêt au général Guderian. Le résultat final de la campagne de France est certes un échec cuisant pour l’armée française et donne souvent l’impression que la combativité de nos forces y a été nulle. Cependant, le taux de pertes de cette période est tout aussi effrayant qu’aux mauvais jours de Verdun (1916)  ou de l’offensive du Chemin des Dames (Avril 1917) et la plupart des morts sont comptabilisées au combat et non lors d’une retraite.

 15 mai 1941 : l’espion Sorge annonce Barbarossa. L’Allemand Richard Sorge, espion à la solde des Soviétiques et en poste à Tokyo, transmet un message à Moscou révélant que l’invasion de l’URSS par le IIIème Reich doit être déclenchée entre le 20 et le 30 juin. Le renseignement est d’une grande valeur mais Staline n’y croit pas. Le 22 juin, Hitler déclenchera le plan Barbarossa.

 15 mai 1943 : naissance du Comité National de la Résistance. Le CNR est constitué sous l’égide de Jean Moulin. Celui-ci parvient après plusieurs réunions secrètes et quelques compromis à déclarer la primauté du politique (de Gaulle) sur l’ensemble des mouvements de la Résistance intérieure.

 15 mai 1945 : la France est désignée comme membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU (San Francisco). Le Conseil de sécurité se compose de 15 membres, dont cinq membres permanents : Chine, États-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, France et Royaume-Uni, et 10 membres élus par l’Assemblée générale pour un mandat de deux ans.

 15 mai 1958 : de Gaulle sort de son silence. La IVème République vacille sous l’effet de la menace d’un putsch de l’armée française en Algérie à l’occasion d’une manifestation patriotique qui dégénère à Alger (13 mai). Une majorité de pied-noir souhaite le retour de de Gaulle pour enrayer le processus d’indépendance de l’Algérie. Le général Massu prend la présidence du Comité de salut public né de l’insurrection algéroise et en appelle au général de Gaulle, l’exhortant à sortir de son silence.  De Gaulle déclare qu’il se tient « prêt à assumer les pouvoirs de la République ».  Le président de la République, René Coty, conscient de l’état d’esprit des Français, appelle le 1er juin, « le plus illustre des Français» à former son gouvernement.

 




Chronique historique : 14 mai

14052018

14 mai 1643 : mort de Louis XIII (St Germain en Laye).  Fils d’Henri IV,  père du futur Louis XIV et mari d’Anne d’Autriche, Louis XIII dit le Juste meurt à 33 ans soit quelques mois seulement après son ministre Richelieu. Ces morts semblent survenir au plus mauvais moment puisque les Français s’apprêtent à livrer bataille à Rocroi contre l’armée des Flandres espagnole. Le Grand Condé, commandant des troupes, cachera la nouvelle à ses hommes pour ne pas les démoraliser avant le combat. C’est le futur St Vincent de Paul qui l’assiste à sa demande dans ses derniers instants. « Je n’ai vu mourir personne plus chrétiennement » dira St Vincent de Paul.

 14 mai 1747 : bataille naval du Cap Finisterre (au large du cap Ortegal – Espagne). Les Anglais (Amiral Anson), très supérieurs en nombre, battent les Français qui escortent 2 convois, l’un à destination du Canada (Chef d’escadre La Jonquière), l’autre de L’Inde (Chevalier Saint Georges). 800 marins français périssent dont La Jonquière. Les Anglais font l’éloge du comportement de leur adversaire. Le convoi pour le Canada réussi à s’esquiver et parviendra à destination.

 14 mai 1807 : le sergent Chopot fait honneur au Génie à Dantzig (actuelle Gdansk – Pologne). Le général Lefebvre assiège Dantzig où se sont repliés 20 000 Prussiens et Russes depuis le 19 mars. En repoussant une tentative de sortie, les troupes du génie découvrent une mine en cours d’excavation sous les positions récemment acquises par les assiégeants. Le sergent Chopot fait prisonniers, seul, 12 Prussiens en plein travail de sape.

 14 mai 1915 : le général Gouraud commandant du CE des Dardanelles. Le général de division Gouraud succède au général d’Amade et reçoit le commandement du corps expéditionnaire d’Orient (CEO) des Dardanelles. Un mois et demi plus tard (30 juin) il perd un bras suite à l’explosion d’un obus turc alors qu’il inspecte un hôpital de campagne.

 14 mai 1917 : bataille d’Otrante (Mer Adriatique). L’amiral Miklos Horthy commande l’attaque du barrage du détroit d’Otrante où Italiens, Britanniques et Français ferment l’accès à la Méditerranée à la marine Austro-hongroise. Horthy inflige de lourdes pertes aux Alliés après un raid audacieux qui lui vaudra d’être nommé commandant des forces navales austro-hongroises. (A noter la conférence de Catherine Horel sur l’Amiral Horthy au SHD le 18 juin 2015).

 14 mai 1940 : l’Allemagne déferle

- En Hollande la Luftwaffe bombarde Rotterdam (30 000 civils tués), les parachutistes allemands prennent les aéroports malgré des pertes sévères. La Hollande capitule le jour même.
- En Belgique, la 7ème Panzerdivision de Rommel est à Dinant et franchit la Meuse.
- En France, les Allemands percent à Sedan depuis le 13, grâce aux Pionniers. Leur pont flottant permet au général Guderian de faire franchir ses blindés qui séparent la IIème armée du général Huntziger de la IX de Corap. Côté allemand : décision, rapidité des ordres, des mouvements et belle coordination entre l’appui aérien et l’attaque terrestre. Côté français : la prise de conscience progressive des erreurs et manquements paralyse la chaîne de commandement malgré ici et là des actions de résistance héroïques, vouées à l’échec car non coordonnées.

 14 mai 1941 : les aérodromes français de Syrie bombardés par les Britanniques. Une révolution de palais à Bagdad ayant porté au pouvoir un gouvernement pro-allemand, le contrôle des sources d’approvisionnement en pétrole est dangereusement menacé pour les Britanniques. Les putschistes irakiens, le carré d’or, demandent l’aide de l’Allemagne qui est alors engagée dans la campagne des Balkans et qui de plus ne dispose pas de suffisamment d’allonge stratégique. Sollicité par l’Allemagne, Vichy après quelques hésitations accorde le droit d’escale sur ses aérodromes en Syrie. Londres les fait bombarder le 14.

 14 mai 1955 : création du pacte de Varsovie. En réponse à l’OTAN (avril 1949) et à l’intégration de la RFA dans l’Alliance Atlantique (oct 1954), les Soviétiques constituent leur propre alliance avec l’Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la RDA, la Roumanie, la Tchécoslovaquie et la Pologne.




Chronique historique : 12 mai

14052018

12 mai 1694 : Duguay-Trouin se rend (au large des iles Sorlingues). Après un combat héroïque, le capitaine Duguay-Trouin, commandant de la frégate Diligente se rend à une escadre anglaise (six vaisseaux du contre-amiral David Mitchel). Il a perdu 230 hommes sur un équipage de 250 marins. Fait prisonnier, il s’évade peu après de Plymouth avec la complicité d’une jolie anglaise qu’il a séduite.

 12 mai 1930 : traversée de l’Atlantique Sud. « L’aviateur français Jean Mermoz réussit la première traversée postale sans escale de l’Atlantique Sud entre Saint-Louis (Sénégal) et Natal (Brésil) à bord de l’hydravion Laté 28-3 « Le Comte de la Vaulx ». Il parcourt en 21 heures les 3 200 kilomètres qui séparent les deux continents. Il permet ainsi l’ouverture de la liaison postale France-Amérique du Sud. Jean Mermoz disparaîtra en mer au large du Sénégal à bord de l’hydravion « La Croix du Sud » en 1936 ». LCL Pierre B.

 12 mai 1940 : première bataille de chars (d’envergure) de l’histoire (Hannut – Belgique). Le corps de cavalerie commandé par le général français Prioux (chars Hotchkis et SOMUA 35) donne un coup d’arrêt puis freine le 16e corps de Panzer du général Hoepner (Panzer I, II, III et IV) dans le cadre d’un rapport de force au global équilibré. Même si les Allemands perdent 164 chars contre 105 côté français, la bataille ne peut  être considérée comme une occasion de victoire manquée puisque la mission du corps de cavalerie français n’a pu être remplie (couvrir l’installation de la 1ère armée sur la ligne Wavre-Gembloux-Namur et renseigner sur la situation des Belges sur le canal Albert).  Bien que mécaniquement excellents, les chars français ont été victimes de deux défauts congénitaux majeurs : absence de radio (interdisant coordination entre eux et avec les appuis ) et tourelle à 1 homme (le chef de char est à la fois tireur et chargeur). L’efficacité des Stukas allemands contre l’artillerie a par ailleurs privé les chars français de ces précieux appuis.

 12 mai 1943 : première torpille acoustique sous-marine. Le UBoot U-456 est coulé par l’explosion d’une torpille anti-sous-marine acoustique (Marck 24) larguée pour la première fois depuis un bombardier Consolidated Liberator

 12 mai 1949 : fin du blocus de Berlin. Du 24 juin 1948 au 12 mai 1949, soit pendant plus d’un an, Berlin Ouest est ravitaillé uniquement par voie aérienne grâce à un gigantesque effort logistique principalement américain. Les Soviétiques ne parviennent pas à étouffer la partie Ouest de Berlin qu’occupent les Alliés et ce malgré les nombreuses intimidations de l’URSS. 79 alliés perdent la vie durant le pont aérien à cause d’accidents liés pour beaucoup à des obstructions soviétiques.







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