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Chronique historique : 14 novembre

14112017

14 novembre 1910 : naissance de l’aéronavale (Etats-Unis). Un avion biplan décolle du croiseur américain Birmingham et se pose sur la terre ferme. Moins d’un an plus tard, le pilote Ely réussit l’opération dans les deux sens : décollage et appontage sur le cuirassé Pennsylvanie où une plateforme a été spécialement aménagée.

 14 novembre 1929 : pose de la première pierre de l’Ecole navale (Brest). La cérémonie, sur le plateau des quatre-pompes, est présidée par le Ministre de la Marine, Georges Leygues.

 14 novembre 1940 : bombardement allemand de Coventry (Royaume-Uni). 450 bombardiers allemands rasent la ville anglaise et tuent 568 habitants au cours de l’opération baptisée Mondscheinsonate.

 14 novembre 1944 : début de la campagne d’Alsace. La 1ère armée française de de Lattre déclenche une attaque qui permet d’atteindre le Rhin le 19 et de libérer Mulhouse le 20.

 14 novembre 1945 : attaque de la garnison de Gow Tow (ile proche de la baie d’Along – actuel Vietnam). Un commando vietminh attaque de nuit le poste Maroc qu’occupent des éléments français de retour de Chine. L’attaque échoue grâce à la riposte combinée du poste lui-même et de l’aviso escorteur Sénégalais.

 14 novembre 1951 : prise de Hoa Binh (Indochine).  « L’opération Lotus, qui succède à Tulipe, commence le 13 au soir avec le débouché d’une colonne motorisée empruntant la RC .6. Trois bataillons de parachutistes français sont largués sur le poste de Hoa Binh et rejoints dans l’après-midi par les premiers éléments des formations terrestres.  Les troupes de Giap ne s’entêtent pas et rompent le combat ne donnant pas dans le piège consistant à créer un abcès de fixation pour le corps de bataille de l’armée populaire. En plein pays Muong, Hoa Binh est un peu loin des bases françaises (bien qu’à environ 80 km à peine d’Hanoi. Les pertes françaises de la bataille qui s’ensuit (novembre 1951 – février 1952)  ont été sous-estimées : 436 tués + 458 disparus (dont beaucoup sont morts) et 1 360 blessés. C’est une estimation basse. De Lattre, malade et rapatrié en France à cette date, a laissé à Salan le soin de planifier et de conduire l’opération. » CDT Ivan C.

 14 novembre 1965 : bataille de la  Ia Drang (Vietnam du Sud) . Cherchant à éliminer une force nord-vietnamienne qui opère sur la frontière avec le Cambodge, les 5ème et 7ème Cavalry sont déposés en hélicoptère au pied de la montagne Chu Pong. Dès les premiers posés américains, trois bataillons Nord-vietnamiens attaquent la tête de pont. L’appui au sol fourni par l’aviation permet aux américains de s’accrocher dans ce qui est aujourd’hui considéré comme la première grande opération US de la guerre du Viet Nam. Les bilans sont lourds des deux côtés et chaque camp revendique la victoire. We were soldiers (Nous étions soldats – 2002), film de guerre américain relate les événements de la Ia Drang. Les soldats français d’Indochine quant à eux ne bénéficient pas de l’appui hollywoodien et ont choisi l’écriture. De nombreux ouvrages sont parus : De l’autre côté de l’eau, prisons de bambous (prix la Plume et l’Epée 2012), un prince dans la tourmente, Au pays de la fée et du dragon, …

14 novembre




Chronique historique : 13 novembre

13112017

13 novembre 1792 : combat d’Anderlecht (actuelle Belgique). Le général Dumouriez bat  les troupes impériales du prince de Wurtemberg et entre le lendemain dans Bruxelles.

 13 novembre 1805 : Napoléon s’apprête à entrer dans Vienne (Autriche). Venant de battre la troisième coalition, l’Empereur français est à Inkersdorf lorsqu’il apprend la prise de Vienne. Il court immédiatement et quasi seul à Schônbrunn où il se fait remettre symboliquement les clés de la ville que l’Empereur autrichien vient de quitter précipitamment.

 13 novembre 1901 : la mission Hourst arrive à Tchong-King (Chine centrale). Le CV Emile Hourst (1864-1940) parti de Shanghai à bord de l’Olry, vapeur de 37 mètres, remonte le fleuve bleu (Yang-Tse) sur 3200 km. Franchissant plusieurs rapides, il accomplit un véritable exploit en seulement 22 jours, provoquant l’étonnement des Britanniques en observation. Quelques années plus tôt (1894-1895), en Afrique, Hourst commandait la flottille du Niger et avait participé aux opérations menant à la prise de Tombouctou. Il a publié Sur le Niger et au pays des Touaregs (1898).

 13 novembre 1903 : création de Colomb-Béchar (Algérie). En souvenir du Général Colomb qui s’est illustré dans les confins algéro-marocains, le général Lyautey baptise le ksar de Béchar, Colomb-Béchar.

 13 novembre 1914 : bataille d’El Herri (Maroc). Malgré les ordres reçus et les conseils de ses adjoints de ne pas attaquer le camp du chef Zayane (Moha ou Hammou), le LCL Laverdure lance une colonne de 1300 hommes depuis Khenifra sur El Herri. A peine attaqué, le camp reçoit les renforts des tribus alentour. Les pertes sont énormes : deux tiers des officiers (39) et la moitié des hommes du rang (plus de 750) sont tués. Le LTN Brasillach, père de l’écrivain R. Brasillach (fusillé en 1945) figure parmi les morts. Lyautey a écrit que si Laverdure n’avait pas été tué dans l’opération, il aurait dû être traduit en cour martiale. Le désastre est tant humain que psychologique.

 13 novembre 2015 : attentats parisiens. Des attentats suicides frappent Paris en 3 lieux différents : 3 hommes n’ayant pas pu pénétrer dans le stade de France pour le match France-Allemagne auquel assiste le Président de la République se font exploser en périphérie. A peu près au même moment, dans l’Est parisien (10e et 11e arr.) 3 autres terroristes mitraillent la foule en terrasse des cafés puis l’un d’eux se fait exploser. Quelques minutes plus tard, un autre groupe de 3 terroristes pénètre dans la salle de spectacle du Bataclan et assassine froidement autant de spectateur qu’il le peu jusqu’à ce que les forces de l’ordre interviennent et les éliminent. Au total, 130 morts en une soirée. La tuerie est revendiquée par Daesh. 2 des 9 terroristes se sont échappés.

13 novembre La BSPP en action le 13 novembre 2015.




Critique du livre « La nostalgie de l’honneur », prix littéraire Erwan Bergot de l’armée de Terre

10112017

La nostalgie de l’honneur  de Jean-René Van Der Plaetsen 

Editions Grasset

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Recommandation :  Excellent – Lu par Paul Beuzebosc – chronique à paraître demain 11 novembre sur les sites Culture-Tops (www.culture-tops) et Atlantico.fr

THEME

Sous ce beau titre, au pied de la célèbre jaquette jaune des éditions Grasset, une photo en noir et blanc dit déjà presque tout du livre. De face, un général en tenue, large, carré, immense, portant les insignes des Forces Françaises Libres, décorations pendantes, est penché sur un jeune garçon, de dos, pour l’embrasser. Dans le tendre masque du tribun, dans l’attitude de son petit-fils – le futur auteur du livre – percent le sens de l’engagement, l’adoubement de l’héritier, la transmission d’une mémoire enfouie.

POINTS FORTS

Pour l’honneur, il n’y a pas mieux que les héros. Et quand on a la chance d’en avoir un dans sa famille, autant le remettre à sa place dans leur panthéon, parmi ceux qui ont tissé l’histoire plutôt que ceux qui ont fait fortune dans la légende.

Le général Jean Crépin, polytechnicien, artilleur colonial, compagnon de la Libération, beau et grand soldat méconnu, est de ceux-là.

Aux côtés de De Gaulle, de Leclerc – picard comme lui – il a incarné les vertus de l’honneur : le choix de se battre et de dire non à la défaite, de rallier les FFL (forces françaises libres), d’appuyer de ses feux précis tous les combats de la 2ème DB jusqu’à la victoire.

Puis, toujours aux côtés de Leclerc, il perçoit d’emblée l’impasse militaire en Indochine qui se terminera dans la boue sanglante de Dien Bien Phu.

Après un passage au SGDN et dans le nucléaire militaire, il vit de 1959 à 1961, à la tête de deux corps d’armée dont celui d’Alger puis comme commandant en chef, la tragédie algérienne avant d’être exfiltré par De Gaulle à la tête des Forces françaises en Allemagne. Il y boucle son parcours d’officier, fait de service, d’abnégation et de fidélité, à l’image de cette génération humiliée par la défaite, animée par l’esprit de reconquête, en marge d’une France tourmentée par la division et l’abandon.

POINTS FAIBLES

Ce livre a le défaut de ses qualités: un idéalisme assumé teinté d’une nostalgie non dénuée d’espérance. A l’ombre de l’épopée du gaullisme, le pieux culte familial mène le seul garçon de la lignée à une passion pour cet aïeul, « grognard métaphysique », qui l’a pris en affection, puis à une émouvante complicité entre deux soldats confrontés, chacun à leur tour, un jour à la guerre.

EN DEUX MOTS

Sous le noble patronage de l’honneur, Jean-René Van Der Plaetsen écrit à la place de son grand-père les « mémoires » qu’il lui avait légués en confidences. Faute de force, d’envie ou de tempérament de sortir, au terme de sa longue vie, de sa méditation. Il sait dire, dans le panorama d’une époque, la force des modestes doués dans l’ombre de chefs de génie et l’intelligence puissante que l’artilleur chevronné apporte au succès des combats. On devine l’orgueil blessé du chef éloigné d’Algérie pour être épargné et la tension entre deux générations de guerriers face à une décolonisation mal engagée.

Sans se risquer dans la philosophie à propos d’un mot dont le singulier tombe en désuétude, cette enquête, sorte de biographie sentimentale, raconte une belle histoire, singulière, exemplaire et inachevée.

UN EXTRAIT

- « C’est l’instinct de l’honneur qui fait les héros ». (Jean-René Van Der Plaetsen)

« Le temps presse, nous avons une guerre à mener et à gagner ». ( Général Leclerc).

L’AUTEUR

Né en 1962 en Afrique, Jean-René Van Der Plaetsen est journaliste et directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine. Membre du jury du Prix de Flore, il publie ici son premier livre., qui vient d’obtenir  le Prix Jean Giono et le Prix Erwan Bergot.




Chronique historique : 10 novembre

10112017

10 novembre 496 : bataille de Tolbiac (Zulpich – Allemagne actuelle). Le roi Clovis écrase les Alamans près de l’actuelle ville de Cologne après avoir invoqué le Dieu de sa femme Clothilde. En remerciements de cette victoire, il décide de se convertir au christianisme et est baptisé par l’évêque Saint Rémi.

10 novembre 1444 : bataille de Varna (Bulgarie). Défaite des croisés (d’Europe centrale) face aux Turcs trois fois plus nombreux, sur les bords de la mer Noire. Le roi de Hongrie Ladislas III meurt dans la bataille. Constantinople sera conquise 9 ans plus tard.

10 novembre 1555 : Villegagnon débarque dans la baie de Guanabara (actuel Brésil). L’amiral français tente de créer une colonie avec 600 colons. Les Portugais détruisent ce qui reste de l’implantation française le 20 janvier 1567.

10 novembre 1567 : bataille de Saint-Denis (Paris). Les protestants commandés par le Prince de Condé et l’amiral de Coligny ont tenté d’enlever Charles IX, le roi de France, le 28 septembre près de Meaux ; suite à leur échec, ils assiègent Paris. Le connétable Anne de Montmorency effectue une sortie pour briser le siège et est mortellement blessé d’un coup de feu dans le dos. Sur son lit de mort, il répond à son confesseur : « Pensez-vous que j’aie vécu près de quatre-vingts ans pour ne pas savoir mourir un quart d’heure ? »

10 novembre 1775 : le Congrès des Etats-Unis créé les Continental Marines (ancêtre du USMC). Au cours de la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, deux bataillons d’infanterie embarquée sont constitués par le Congrès, le 10 novembre 1775, sous le nom de Continental Marines. Ceux-ci sont démobilisés dès 1785 mais la « quasi-guerre » (quasi-war) contre la France amène le Congrès à voter un texte recréant un corps de fusiliers marins le 11 juillet 1798. Ce corps sera alors placé sous l’autorité directe du Secrétaire à la Marine.

10 novembre 1900 : mort de l’auteur de la Galette (Montpellier). Saint-Cyrien de la promotion d’Isly (1843-1845), Pierre Léon Bouisset, compose un chant de protestation contre la suppression par le commandement de la contre-épaulette, dite “galette”, que portaient les élèves les plus mal classés. Le chant est devenu l’hymne traditionnel de l’ESM de Saint-Cyr.

10 novembre 1920 : choix du Soldat inconnu (Verdun). André Maginot demande au soldat Auguste Thin du 132ème RI de déposer un bouquet sur un des huit cercueils rassemblés dans une chapelle ardente de la citadelle de Verdun pour que son choix désigne celui qui, seul et inconnu, symbolisera la multitude tombée durant la Première Guerre Mondiale. Le corps est escorté à Paris et veillé jusqu’à son inhumation (28 janvier 1921) sous la voûte de l’Arc de Triomphe. Auguste Thin aurait choisi le 6ème cercueil qu’on lui présentait (addition des chiffres formant le numéro du bataillon 1+3+2=6).

10 novembre 1936 : décès de Louis Gustave Binger (à 80 ans). Capitaine issu du rang et premier gouverneur de la Côte d’Ivoire (1893-1895), il est l’un des plus grands explorateurs français de l’Afrique. Il a notamment sillonné durant 2 ans la boucle du Niger (1887-1889), réalisant une moisson d’observations scientifiques qui lui ont valu l’attention de l’Académie française (pour ses ouvrages) ou encore de Jules Verne. Il a aussi mené durant 2 ans une mission destinée à établir la frontière entre la Côte d’Ivoire et le futur Ghana (1892-1893). Malade, il rentre en métropole où pendant 10 ans, il est directeur des Affaires d’Afrique au Ministère des Colonies (1897-1907). Une ville de Côte d’Ivoire porte son nom.

101117

Louis Gustave Binger

10 novembre 1940 : entrée des Forces françaises libres dans Libreville (Gabon). Le colonel Leclerc à la tête d’un groupement interarmes organisé autour de la 13ème DBLE entre dans Libreville et bouscule les troupes vichystes.

10 novembre 1951 : début de la bataille de Hoa Binh (Guerre d’Indochine). « L’opération Tulipe est la phase préparatoire à l’opération Lotus qui elle est l’opération sur Hoa Binh. L’opération Tulipe vise à l’occupation de la trouée de Cho Ben : c’est une opération de couverture. Tulipe est déclenchée le 10 novembre, l’opération Lotus commence le 13 au soir avec le débouché de la colonne motorisée. Hoa Binh est occupée par les parachutistes (1er, 2e et 7e bataillons de parachutistes coloniaux) le 14 novembre qui sont rejoints dans l’après-midi par les premiers éléments des formations terrestres. Par ailleurs, le pays Muong n’est pas pris en tenaille. Hoa Binh est un abcès de fixation, un centre de résistance dont le but est d’attirer le corps de bataille viêt. Avec des résultats plus ou moins heureux. Les pertes françaises ont été sous-estimées : 436 tués + 458 disparus (dont beaucoup sont morts) et 1 360 blessés. C’est une estimation basse ». CDT Yvan C.

10 novembre 1977 : Luna 17 alunit. La sonde soviétique dépose en douceur sur la Lune un véhicule automatique équipé d’un réflecteur laser français.

10 novembre 1988 : révélations sur le F-117 Stealth. Une série d’accidents du bombardier furtif américain oblige l’US Air Force à révéler l’existence de ce fleuron technologique qui vole de manière opérationnelle depuis 1983. Retiré du service en 2008.




Chronique historique : 9 novembre

9112017

9 novembre 1799 : coup d’Etat du 18 brumaire. Le général Bonaparte est porté au pouvoir par un coup d’Etat qui dure jusqu’au 11 novembre, mettant fin au Directoire et initiant le Consulat.

9 novembre 1870 : combat naval franco-prussien (au large de la Havane). L’aviso français Bouvet et la canonnière allemande Meteor quittent le port neutre de la Havane pour s’affronter dans les eaux internationales où ils s’infligent des dégâts sensiblement égaux. Le Bouvet éperonne le Meteor qui le canonne.

9 novembre 1870 : bataille de Coulmiers (près d’Orléans). Le général Paladines repousse les Bavarois du général von der Tann qui évacuent Orléans. Victoire malheureusement inexploitée.

9 novembre 1901 : mort du capitaine Millot (N’Gouri – Tchad). En reconnaissance, au nord-est du lac Tchad, le capitaine Millot, de l’infanterie coloniale, avec un détachement de 200 hommes tombe dans une embuscade Senoussis soutenus par des Turcs. Pendant 5 jours Millot bat en retraite sous le feu de l’ennemi mais en bon ordre. Au lieu-dit  Mao, il est tué d’une balle en plein cœur. Agé de 35 ans, il avait déjà fait campagne au Soudan en 1894 et 1896 (où il avait été blessé par une flèche empoisonnée). En son honneur, le poste français de N’Gouri prend le nom de Fort-Millot.

9 novembre 1910 : combat de Doroté (Est du Tchad). Pour venger l’embuscade qui a coûté la vie à la colonne du capitaine Fiegenschuh (4 janvier 1910), le LCL Moll organise une expédition contre le sultan Tadj ed din, sultan du Masalit (Est du Tchad).  Alors que la colonne se réorganise au point d’eau, elle est attaquée par 6000 cavaliers masalits. Moll et Tadj ed din sont tués. L’annonce en France de la mort du LCL Moll provoque un émoi jusqu’à l’Assemblée qui rend hommage aux victimes.

9 novembre 1918 : abdication de Guillaume II. Le Kaiser allemand se résigne à abdiquer alors que la République de Weimar est proclamée et que les mouvements ouvriers se multiplient.

9 novembre 1918 : mort de Guillaume Apollinaire (Paris). Affaibli par la blessure à la tête reçue, le 9 mars 1916, au Bois des Buttes, le lieutenant Apollinaire meurt des suites de la grippe espagnole.

9 novembre 1923 : échec du putsch d’Hitler (Munich). Le putsch de la Brasserie échoue malgré le peu de soutien de la Bavière à la République de Weimar qu’elle juge trop faible. Une fusillade éclate permettant de mettre hors de combat les putschistes (Hitler et Röhm sont blessés). Hitler fera un an de prison… La clémence du tribunal va se payer très cher.

9 novembre 1938 : nuit de cristal (Allemagne). Dans toute l’Allemagne, des exactions contre les Juifs (pogromes, assassinats, arrestation, incendies,…) sont perpétrées par les SA et les SS d’Hitler.

9 novembre 1944 : 1ere Armée victorieuse mais oubliée. « Alors que la bataille pour la libération des Vosges fait rage, le général de Lattre se montre extrêmement préoccupé par la situation des combattants de la 1re armée française. Il s’en ouvre dans une longue lettre à André Diethelm, ministre de la Guerre, et lui fait part de l’extrême lassitude qu’éprouvent ses soldats. Au terme de trois mois d’incessants combats et malgré les victoires remportées face à un adversaire qui durcit sa résistance, le moral n’est pas bon dans les unités. Les rapports qui remontent des échelons subordonnés et le contrôle postal en témoignent. L’accent mis par la presse et le pouvoir politique sur les actions de la 2e division blindée du général Leclerc et le silence autour des faits d’armes de la 1re armée apparaissent également dans de nombreux courriers, développant ressentiment et amertume au sein de la troupe ». Ivan Cadeau.

9 novembre 1970 : mort du général de Gaulle (Colombey-les-Deux-Eglises).

9 novembre 1989 : chute du mur de Berlin. Les Allemands, devant le nombre important d’événements les touchant, ont fini par surnommer le 9 novembre comme étant le jour fatidique allemand (Schicksalstag der Deutschen).

9 novembre

Dernier ouvrage d’Ivan Cadeau qui vient de paraitre aujourd’hui.

 

                        




Chronique historique : 8 novembre

8112017

8 novembre 397 : mort de Saint Martin (Candes – Touraine). Officier de la garde impériale romaine par tradition familiale, moine par vocation puis élu malgré lui évêque de Tours, Martin est l’un des saints patrons de la France et le saint patron des soldats. D’une très grande popularité à l’époque et encore aujourd’hui, c’est surtout la date de son enterrement (11 novembre) que l’on retient puisqu’elle a été choisie symboliquement par les négociateurs de l’armistice de 1918 étant donné le culte dont il fait l’objet de part et d’autre du Rhin. Le commissariat aux armées l’a aussi choisi comme saint patron en référence à l’épisode du partage du manteau. Précision sur ce partage : L’officier romain en est doté par l’Empire mais il peut à ses frais y ajouter une doublure en peau. Ne pouvant donner que ce qui lui appartenait, c’est cette doublure que saint Martin a donné au pauvre et c’est précisément cette probité qu’honore le Commissariat aux Armées dans la fête de son saint patron.

8 novembre

 8 novembre 1226 : mort de Louis VIII (Montpensier – Auvergne). Revenant d’une campagne contre les Albigeois dans le sud de la France, le roi meurt de la dysenterie au terme d’un règne très court (3 ans). Il a cependant gagné son surnom de Lion grâce à ses faits de guerre (bataille de la Roche aux Moines – 1214), campagne d’Angleterre (il est proclamé roi d’Angleterre en 1216) et campagne contre les Albigeois (1226).

 8 novembre 1806 : prise de Magdebourg (Prusse). Le maréchal Ney met fin à la campagne de Prusse avec la capitulation de la place, qui livre 22 000 prisonniers dont 20 généraux, 800 canons et 54 drapeaux.

 8 novembre 1923 : début de la tentative de putsch d’Hitler (Munich). Adolph Hitler, chef du Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands (NSDAP) rallie les 3000 spectateurs du meeting politique de la BurgerbrauKeller (brasserie géante) au cours d’une soirée où harangues et menaces se succèdent. Le lendemain matin, croyant avoir gagné à sa cause toutes les forces de l’ordre locales, il marche sur le siège du gouvernement bavarois avec les SA de Röhm et Goering. Le général Ludendorff l’accompagne. Une fusillade éclate et conduit à l’arrestation des meneurs nazis.  Condamné à 5 ans de prison Hitler bénéficie de la clémence des jurés, subjugués par ses talents de tribun, et ne sera emprisonné qu’un peu plus d’un an.  Il profite de cet isolement pour écrire Mein Kampf.

 8 novembre 1939 : attentat raté contre Hitler (Munich). Venu commémorer sa tentative de putsch de 1923, comme chaque année depuis sa sortie de prison…, Hitler échappe de peu à l’explosion d’une bombe posée par Georg Elser dans la brasserie où a lieu le rassemblement.

 8 novembre 1942 : opération Torch. Les troupes anglo-américaines, flanquées de quelques FFL, débarquent en Afrique du Nord à proximité d’Alger, Oran et Casablanca, sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower. L’amiral Darlan, dauphin de Pétain, précisément de passage à Alger, ordonne aux troupes françaises restées aux ordres du gouvernement de Vichy de résister. La marine française perd 27 bâtiments et 40 avions pour un millier d’hommes, principalement à Casablanca. . Ce jour-là aucune unité de la Force Française Libre (FFL) n’a flanc gardé quoi que ce soit, ni n’a pris part à quelque action que ce soit. Le général de Gaulle et l’état-major des FFL ont été systématiquement écartés de toute la planification de cette affaire, et a fortiori de sa conduite. Mis devant le fait accompli, et apprenant l’évènement, en cours d’action, de Gaulle se serait exclamé « J’espère bien que Vichy va les rejeter à la mer. On ne rentre pas en France par effraction ! ». Merci au  COL Claude F.

 8 novembre 2004 : assaut des troupes de la coalition contre Falloujah (Irak). Considérée comme l’un des derniers bastions de la guérilla irakienne, la ville de Falloujah est attaquée par le IIIème corps américain et une brigade des forces de sécurité irakiennes. Une première attaque au succès très mitigé avait eu lieu en mars. La deuxième attaque permet de contrôler la ville le 29 novembre.

 




Chronique historique : 7 novembre

7112017

ERRATUM pour le 6 novembre 1917 : début de la révolution bolchevique (Petrograd). Trotski et Lénine prennent d’assaut le Palais d’hiver. Pas Lénine : il était en Finlande à ce moment, attendant que la situation bascule à son avantage.
Merci à André Larané. Voir l’article qu’il consacre à l’épisode  sur Herodote.net.

7 novembre 1806 : combat de Lubeck ou de la Trave (Bord de la Baltique). Après la double victoire décisive d’Iéna et Auerstedt, le dernier combat de la campagne de Prusse se déroule près de Lubeck sur la Trave. Le général prussien Blücher pour fuir les Français viole la neutralité de cette riche ville hanséatique, espérant s’embarquer sur des bateaux anglais ou suédois. Les généraux Bernadotte et Soult bouclent la ville et coulent avec leur artillerie les navires à quai. Les combats de rue sont intenses et désespérés pour les Prussiens. Lubeck est littéralement mise à sac. Blücher parvient à s’échapper mais est rattrapé et fait prisonnier après une course poursuite de quelques kilomètres. Il sera ultérieurement échangé contre le général Victor.

 7 novembre 1880 : Brazza rencontre Stanley (rive du Congo). L’enseigne de vaisseau Savorgnan de Brazza et l’explorateur anglais Stanley (à la solde du roi des Belges) se rencontrent sur la rive droite du fleuve Congo. Brazza y a fondé depuis plusieurs semaines, Ncouna, la future Brazaville. Stanley se rabat sur l’autre rive où il fonde un an plus tard et juste en face, Léopoldville, la future Kinshasa.

7 novembre 1909 : attaque victorieuse sur un rezzou arabe et Toubou (Niger). Renseignés sur le déplacement d’un rezzou de 1000 guerriers (400 arabes et 600 toubous), le capitaine Prévot et tous les hommes du lieutenant Delpech de Fraissinet (65 tirailleurs du Groupe Nomade de l’Aîr) les attaquent par surprise, à l’aube, pour compenser leur infériorité numérique. Le plan fonctionne et le rezzou essuie des pertes sévères avant de se disperser.

7 novembre 1914 : le sergent André Maginot est décoré (Verdun). Député de la Meuse et ancien sous-secrétaire d’Etat à la guerre, Maginot s’engage comme simple soldat lors de la déclaration de guerre. Nommé rapidement sergent, il se comporte brillamment lors de patrouilles dans le secteur de Verdun et se voit décerner la Médaille Militaire. Deux jours plus tard, il est très grièvement blessé.

7 novembre 1944 : exécution de Richard Sorge (Tokyo – Japon). Il est l’un des plus célèbres espions. Né Russe, Sorge a grandi et travaillé en Allemagne où il lit et fait siens les écrits de Karl Marx après avoir combattu dans les rangs allemands jusqu’à sa blessure en 1916. Après quelques allers et retours Berlin-Moscou, il devient agent du NKVD et fournit beaucoup de renseignements aux Soviétiques. Agent double, il travaille pour l’Abwehr à l’ambassade allemande de Tokyo où il découvre la date d’exécution du plan Barbarossa (invasion de l’URSS par l’Allemagne – 22 juin 1941) qu’il transmet à Moscou. Staline refusant d’y croire, le bénéfice de ce renseignement a été perdu. Arrêté le 18 octobre par les Japonais, il est pendu après que Staline a refusé de l’échanger. Il a cependant été fait Héros de l’Union soviétique en 1964.

7 novembre 1950: premier combat aérien d’avions à réaction (Corée). Pour la première fois dans l’histoire de l’aviation, deux avions à réaction s’affrontent : un F 80 Shooting Star américain abat un Mig 15 chinois au-dessus de Sinuiju.

7 novembre 1956 : fin de l’opération sur le canal de Suez (Egypte).

7 novembre 1987 : Ben Ali destitue Bourguiba (Tunisie). Le président Bourguiba (84 ans) à la tête de la Tunisie depuis plus de 30 ans est destitué pour des raisons médicales sur ordre de son ministre de l’Intérieur, Ben Ali. Ce dernier restera au pouvoir 23 ans.

   7 novembre   Ben Ali et Bourguiba. Bourguiba est mort en 2000 à 96 ans.




Chronique historique : 6 novembre

6112017

6 novembre 1792 : bataille de Jemmapes (Hainaut – Belgique). Les 40 000 hommes du général Dumouriez culbutent les Autrichiens au cours d’une bataille restée célèbre pour avoir été l’une des toutes premières de la jeune République. Le duc de Chartres, futur Louis-Philippe, participe à cette bataille et s’y comporte brillamment parvenant à maintenir la cohésion de l’aile gauche du dispositif après une charge de la cavalerie autrichienne. 17 régiments de l’Armée de Terre ont porté dans les plis de leur emblème l’inscription Jemmapes 1792. Aujourd’hui, seul le 1er RHP porte encore cette inscription.

 6 novembre 1899 : Churchill publie The river war, récit de la bataille d’Omdurman (Soudan)

 6 novembre 1917 : début de la révolution bolchevique (Saint Petersbourg). Trotsky et Lénine prennent d’assaut le Palais d’hiver.

 6 novembre 1942 : intoxication préalable à Torch (Méditerranée occidentale). Afin d’éloigner les U.Boot allemands des plages d’Afrique du Nord où les Alliés vont débarquer (08/11) dans le cadre de l’opération Torch, les services britanniques laissent filtrer de fausses informations indiquant que la concentration de navires alliés au large de Gibraltar est destinée à secourir l’ile de Malte assiégée depuis le début de la guerre. L’Abwehr est intoxiquée et conseille de pré positionner les sous-marins aux abords de Malte.  

 6 novembre 1955 : fin du protectorat français sur le Maroc.

 6 novembre 1988 : infection virale gigantesque (Etats-Unis). Robert Tappan Morris, 23 ans, étudiant à l’Université de Cornell (Etat de New York) conçoit et diffuse (02/11) le ver RTM Worm (par la suite appelé Morris worm) qui infecte 6000 ordinateurs (dont ceux du département d’Etat américain) et cause entre 10 et 100 millions de dollars de dégâts. Aujourd’hui, Morris est professeur d’informatique au MIT.

 6 novembre 2004 : attaque de Bouaké (Côte d’Ivoire). Une unité française de l’opération Licorne est délibérément bombardée par un Sukhoi 25 récemment acheté par le gouvernement Gbagbo. 9 soldats français sont tués. La flotte de combat ivoirienne est immédiatement détruite au sol sur ordre de Paris.

6 novembre Sukhoi 25 détruit au sol.

6 novembre 2009 : fusillade de Fort Hood (Texas). Un officier psychiatre, américain de religion musulmane, tue 13 militaires et en blesse 30 autres après avoir tiré à l’arme automatique dans un amphithéâtre de la base de Fort Hood accueillant une remise de diplômes.

  

 







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