Directive européenne sur le temps de travail
17 10 2017La fameuse directive européenne sur le temps de travail arrive sur les bureaux du MINARM, après avoir fait transpirer les responsables de la DGGN.
Le CEMAT a prévenu lors de son audition le 28 juillet dernier à la Commission de la défense et des Forces armées: si cette directive s’appliquait, l’armée de Terre perdrait 20% de son effectif, alors même qu’elle sur-recrute suite aux attentats (+11 500).
La gendarmerie, qui la met en application, lui dédie l’équivalent de 3 000 à 5 000 ETP. « Quand on assure une garde à vue de 96 heures, on a quinze jours de repos ensuite ! Ce n’est pas ainsi que nous fonctionnons aujourd’hui » a déclaré le GAR (GEND) Lizurey, DGGN. Il faut savoir qu’il faudrait une personne, en moyenne, par unité élémentaire pour assurer le suivi du temps de travail !
Comme sur d’autres sujets, beaucoup vont maugréer, voire pester contre cette directive. Peine perdue car c’est faire trop rapidement l’impasse historique sur la réalité des faits.
En ce qui concerne précisément cette directive 2003/88/CE sur le temps de travail, elle aurait été, dit-on, adoptée à l’initiative de la France et de ses brillants et nombreux fonctionnaires… comme 50 % des règlements européens dont on connait la valeur ajoutée pour notre pays. D’où un certain embarras, on ne peut en effet vouloir une chose et son contraire…
Pour en savoir plus, consulter l’excellent blog de Laurent Lagneau :









Laisser un commentaire
Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.