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Chronique historique : 31 octobre

31102017

31 octobre 1664 : retrait de Djidjelli (actuelle Algérie, mais les anciennes orthographes donnent dans l’Histoire: Igilgilis, Djidjel, Djidjelli, Jijel à partir de 700, transcrit en « Gigeri » à l’époque de l’expédition de 1664). Pour enrayer la piraterie maritime sévissant en Méditerranée, le jeune roi Louis XIV ordonne à François de Vendôme, duc de Beaufort de prendre pied sur la côte nord-africaine et d’y construire une base avancée d’où pourront partir ses vaisseaux. La flotte est commandée par le chevalier Paul. Si la prise de Djileli se déroule parfaitement en juillet 1664 avec un contingent de 4000 hommes, la consolidation de cette force est compromise par les attaques incessantes des Maures et Kabyles ainsi que la maladie qui ravage le camp fortifié. Les Français rembarquent en abandonnant les pièces d’artillerie et de nombreux blessés intransportables. Au retour et en arrivant au large des iles d’Hyères, le vaisseau La Lune, très endommagé, sombre en emportant 700 hommes. Même si quelques grands noms ont participé à l’opération (Chevalier Paul, Duquesne, duc de Beaufort,…), ses résultats peu glorieux expliquent les rares commentaires subsistant.

31 octobre 1912 : Lyautey à l’Académie française. « Pas encore maréchal de France (1921), Hubert Lyautey est brillamment élu à l’Académie française (fauteuil 14) à l’âge de 58 ans. Il lui faudra attendre la fin de la Première Guerre mondiale – durant laquelle il occupera notamment les fonctions de ministre de la Guerre – pour y être reçu et rejoindre les Immortels (8 juillet 1920). C’est l’historien moderniste Mgr Louis Duchesne qui prononce son discours de réception. Trois ans plus tard, Lyautey est élu membre titulaire de l’Académie des sciences d’outre-mer. Le voilà à la fois pleinement reconnu pour ses qualités d’écrivain ainsi que pour son rôle de pacificateur qu’il exercera de l’Algérie au Maroc, en passant par l’Indochine et Madagascar ». LCL JO.M

 31 octobre 1952 : première explosion d’une bombe à hydrogène (Ilot Elugelab – Iles Marshall). Le prototype expérimental de la bombe à fusion est testé avec succès par les Américains dans les iles Marshall. L’ilot est vaporisé dans l’explosion d’une puissance de 10,4 mégatonnes. La bombe H est aussi appelée thermonucléaire.

 31 octobre 2013 : mort de Gérard de Villiers (Paris). Le créateur de SAS, série de romans d’espionnage mettant en scène Malko Linge le fameux prince mais néanmoins espion à la solde de la CIA, aurait 91 ans aujourd’hui. Avec à son actif 200 ouvrages et au moins 100 millions d’exemplaires vendus dans le monde depuis 1965, Gérard de Villiers est l’un des écrivains français les plus connus et les plus lus. Considéré par beaucoup comme un auteur de littérature de gare à cause d’un style expéditif et de ses répétitives scènes torrides, il a cependant fait l’objet d’un article élogieux du New York Times en janvier 2013 le qualifiant d’auteur de romans d’espionnage le mieux informé, tant ses ouvrages sont géopolitiquement solides et certains même, prophétiques. Le général Rondot le présente comme un « homme au courage physique à la limite de l’inconscience » et Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères comme « extrêmement intéressant, avec un œil et un flair incroyables ».

 31 octobreGérard de Villiers




Chronique historique : 30 octobre

30102017

30 octobre 1813 : bataille de Hanau (Allemagne). Après la défaite de Leipzig, l’Empereur ne peut envisager d’autre scénario que celui de fin 1812 : se regrouper en France, pour reprendre des forces pour poursuivre la lutte. Mais, les conditions ont évolué : la Grande Armée est en majeure partie une armée de conscrits et la Confédération du Rhin a volé en éclats (les Saxons passent à l’ennemi au beau milieu de la bataille des nations). L’extrême jeunesse du soldat français a pour conséquence  de transformer une retraite en déroute et les débris de l’armée française (environ 70 000 hommes en armes et 30 000 hommes désarmés et débandés) s’étalent sur deux jours de marche. Quant aux alliés d’hier, ils dressent à Hanau un verrou, composé de troupes Austro-Bavaroises commandées par le général de Wrède auxquelles s’ajoute une force Russo-autrichienne, destiné à interdire le retour de l’armée française sur le sol de France. Environ 45 000 coalisés prétendent disputer le terrain à 17 000 Français, principalement des troupes de la Garde impériale. Un instant indécis, le sort de la bataille est décidé par une charge de la cavalerie de la Garde. La route qui mène à la France est sauvée. La garde d’honneur est un sujet relativement peu étudié. L’ouvrage de référence reste celui du LCL Housset La garde d’honneur.

30 octobre 1836 : coup d’Etat manqué de Louis Napoléon Bonaparte (Strasbourg). Avec quelques hommes, le neveu de Napoléon 1er   venu de Suisse où il réside avec sa mère, tente de soulever la garnison de Strasbourg et notamment le 4e RA où a servi son oncle. Il pensait gagner Paris et rallier à lui progressivement la population. Le flop est total. Le roi Louis-Philippe, plutôt que de laisser agir la justice, le fait embarquer pour les Etats-Unis. Louis-Napoléon Bonaparte tentera un nouveau coup d’Etat en Aout 1840 à Boulogne sur Mer et sera cette fois condamné à vie et incarcéré. Il s’évadera au bout de 6 ans de captivité.

30 octobre 1918 : armistice de Moudros (Ile de Lemnos – Grèce). L’empire ottoman signe l’armistice mettant fin à sa participation au conflit aux côtés des Empires centraux. Les Bulgares avaient fait de même un mois plus tôt, bousculés par l’offensive de Franchet d’Esperey.

30 octobre




Chronique historique : 27 octobre

27102017

27 octobre 1870 : le maréchal Bazaine capitule à Metz. L’armée du Rhin que commande Bazaine est forte de 180 000 hommes. Aussi, lorsqu’il décide à la surprise générale de s’enfermer dans Metz, il compromet les chances françaises de briser l’offensive prussienne. Déjà critiqué pour avoir choisi de rompre le combat à la bataille de St Privat-Gravelotte (18 aout), il déclenche contre lui la fureur de ceux qui continuent à se battre et notamment de Gambetta occupé à lever des armées en province après son évasion de Paris en ballon libre (fourni par le Génie). L’attitude étrange de Bazaine s’expliquerait par son hostilité au régime républicain qui vient de prendre le pouvoir à Paris suite à la reddition de Napoléon III (2 septembre).

Pour l’anecdote : le gérant du mess à Saint-Cyr était surnommé Bazaine… (gérant du mess = J’ai rendu Metz).

27 octobre 1981 : whiskey on the rocks (côte suédoise). En pleines manœuvres navales suédoises, le sous-marin soviétique S-363 de la classe Whiskey s’échoue sur des hauts-fonds en vue de la plus grande base navale du pays et donc à l’intérieur des eaux territoriales. L’incident crée une très forte tension internationale jusqu’à ce que le sous-marin soit remorqué par les Suédois (le 6 novembre) dans les eaux internationales où il est pris en charge par la flotte soviétique. Des inspections de la coque depuis l’extérieur du sous-marin ont permis aux spécialistes suédois de détecter des traces d’uranium 238 à l’avant du navire qui dans un premier temps à fait penser à la présence de torpilles nucléaires. Or l’U 238 était utilisé par les soviétiques pour fabriquer des enveloppes et coques (compte tenu de sa densité) et pas pour des charges nucléaires.

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Chronique historique : 26 octobre

26102017

26 octobre 1813 : bataille de Chateauguay (actuel Canada). Une troupe de 1800 voltigeurs canadiens et amérindiens repoussent avec succès l’attaque de 3000 américains. La bataille fait partie des événements fondateurs du Canada.

26 octobre 1942 : bataille navale de Santa Cruz (Pacifique Sud). Durant la bataille pour le contrôle de Guadalcanal, deux Task Forces américaines interceptent une flotte japonaise dont la mission est de débarquer des renforts à Guadalcanal. Les Japonais détruisent le porte-avions américain Hornet et endommagent gravement deux autres navires. Comme pour la bataille de la mer de Corail (mai 1942), les flottes se sont combattues uniquement grâce à leurs avions embarqués sans jamais être à portée de tirs directs. Les japonais perdent plus de 100 avions dans le combat et doivent renoncer à secourir Guadalcanal.

26 octobre 1966 : incendie à bord de l’USS Oriskany (Golfe du Tonkin). Des fusées éclairantes se déclenchent à bord du porte-avions américain entrainant un incendie géant. 43 morts, 4 avions détruits. L’incendie aurait été causé par un départ accidentel de roquettes air-sol restées actives sous les ailes des avions stockés sur le parking du pont d’envol. Le lieutenant John Mac Cain, futur prisonnier de guerre du Vietminh et vice-président candidat à la présidence des Etats-Unis était présent à bord.

26 octobre 2002 : mort du général d’armée Jacques Massu. Mort à 94 ans, le général Massu était un « très grand soldat qui fut de tous les combats de la France contemporaine* » et « plaça l’obéissance à la République au premier rang de ses devoirs* ». Ancien du Prytanée, saint-cyrien, il choisit l’infanterie coloniale et s’est illustré sur quasiment tous les théâtres d’opérations de la France en 40 ans de services : seconde guerre mondiale, guerre d’Indochine, guerre d’Algérie et crise de Suez. En 1940, Massu répond, parmi les tout premiers, à l’appel du 18 juin, en ralliant la France libre avec ses hommes dès août. Il est alors capitaine à la tête de la 6e compagnie du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad ; il sera fait Compagnon de la Libération. Le 13 mai 1958, alors que la foule a envahi le siège du gouvernement général à Alger, Massu est le seul, grâce à sa popularité (il venait de remporter la bataille d’Alger avec la 10ème Division Parachutiste), à pouvoir se faire entendre ; il prend la tête du Comité de salut public et se prononce publiquement en faveur du retour au pouvoir du général de Gaulle. Il reconnaîtra en 2000, suite à l’affaire Aussaresse et l’accusation d’emploi de la torture durant cette bataille, que l’ « on aurait pu s’en passer ». Parfois appelé le « grognard du gaullisme », Massu tout en étant un fidèle de de Gaulle ne lui ménageait pas non plus ses critiques notamment à propos de l’Algérie : il fut rappelé en France métropolitaine alors qu’il était chef des forces à Alger, pour être sorti de son devoir de réserve en janvier 1960. C’est néanmoins auprès de lui que le général de Gaulle cherchera un appui lors des émeutes de mai 1968 alors qu’il commande les Forces françaises en Allemagne.  * Communiqué du président J. Chirac à la mort de Massu.

26 octobre Général Massu. Il est l’arrière petit-neveu du Maréchal Ney.

26 octobre 2002 : assaut du théâtre Doubrovsky (Moscou). Les forces spéciales russes donnent l’assaut au théâtre où le commando tchéchène de Movsar Baraïev retient en otage depuis le 23 octobre environ 900 personnes. Un gaz paralysant répandu  juste avant l’attaque tue 169 personnes dont 42 terroristes.

 




Chronique historique : 25 octobre

25102017

25 octobre 732 : bataille de Poitiers. Charles Martel, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne arrête, entre Tours et Poitiers, l’armée d’ Abd el-Rahman. Ce dernier meurt dans l’affrontement. Ce coup d’arrêt est repris par tous les chroniqueurs européens.

   25 octobre Charles Martel à la bataille de Poitiers (qui aurait eu lieu à Balan-Miré en fait).

 25 octobre 1147 : prise de Lisbonne par Alphonse 1er (Portugal). Le roi du Portugal, après de nombreuses tentatives, reprend la ville qu’occupaient les Musulmans depuis près de 400 ans.

 25 octobre 1415 : défaite française d’Azincourt (Pas-de-Calais). Cette défaite est d’autant plus pénible pour les Français qu’elle répète celles de Crécy (1346) et Nouaillé-Maupertuis (1356). Le roi d’Angleterre, Henry V, débarque à Harfleur avec son armée (15 000 hommes) pour réclamer la couronne française que le roi Charles VI, affaibli par des crises de démence, ne peut plus défendre. Charles d’Albret, connétable de France, barre la route vers Calais aux Anglais avec l’armée royale forte de 20 000 hommes au niveau d’Azincourt. Les Français, plus nombreux, sont sûrs de l’emporter et négligent de préparer convenablement l’affrontement en s’adaptant à la situation particulière du champ de bataille : terrain étroit et boueux ne permettant ni déploiement ni charge de la chevalerie, mauvais positionnement des gens de pieds et archers,… Henry V, se sachant en infériorité numérique préfère utiliser les armes à grande portée (arcs). La bataille est un carnage qui détruit l’encadrement de l’armée : 6000 chevaliers français tombent (principalement) sous les flèches anglaises et les gens de pied. C’en est réellement fini de l’ère de la chevalerie : Le roi anglais craignant un retournement de situation n’hésite pas à faire égorger les très nombreux prisonniers français.

 25 octobre 1747 : bataille du cap Finisterre (au large de l’Espagne). « Pendant la guerre de Succession d’Autriche, les Français protègent leurs convois marchands face à l’Escadre de l’ouest anglaise. Huit bâtiments commandés par le marquis de L’Estenduère escortent 252 navires vers les Antilles quand 14 vaisseaux anglais les attaquent. Alors que la bataille semble tourner au désavantage des Français, le Tonnant et l’Intrépide, vaisseaux récents qui jouissent d’une forte avance technologique réussissent à se dégager. La majorité du convoi échappe ainsi à la Royal Navy qui réforme alors ses techniques de combat et sa flotte ».CESM.

 25 octobre 1854 : bataille de Balaklava (Crimée). Dans une première tentative pour rompre le siège de Sébastopol, les 25 000 russes de l’armée de secours surgissent sur les arrières anglais dans la plaine de Balaklava, occupée par une troupe hétérogène principalement composée d’un bataillon du 93 Highlanders, bientôt renforcé par tout ce que le contingent franco-anglais peut engager au plus vite. De ce combat résultent trois faits devenus mythiques pour les alliés britanniques : l’arrêt de la charge de la cavalerie russe par la mince ligne sur deux rangs des grenadiers écossais (the thin red line), la dispersion de la cavalerie russe par la charge de la brigade lourde de Lord Scarlett, et surtout la charge de la brigade légère de Lord Cardigan, qu’une accumulation invraisemblable de facteurs négatifs transforme en carnage malgré son soutien par les escadrons du 4ème Chasseurs d’Afrique (les trois quarts des cavaliers engagés périssent dans cet assaut frontal dénué de tout intérêt tactique).

25 octobre 1983 : invasion américaine de la Grenade (Caraïbes)

                      

 




Chronique historique : 24 octobre

25102017

24 octobre 1790 : adoption du drapeau tricolore dans la Marine de guerre française.  

24 octobre 1916 : reprise du fort de Douaumont (près de Verdun). Le groupement Mangin reprend le fort avec notamment le RICM et l’action décisive du futur sergent du génie Dumont (19e bataillon du génie).

24 octobre 1917 : début de la bataille du Caporetto (actuelle Slovénie). Le front des Alpes, opposant depuis mai 1915 les Austro-hongrois aux Italiens est relativement stable jusqu’à l’arrivée des renforts allemands commandés par le général Otto von Below. Fort de son expérience acquise sur le front russe (1914) et des techniques d’attaque de tranchées désormais maitrisées, il lance la XIVème armée contre les lignes italiennes adossées à l’Isonzo. Surpris, les Italiens subissent dès le premier jour de l’attaque une défaite évidente : ils reculent de 25 km sous un déluge d’obus et de gaz de combat. A la mi-novembre, les Allemands sont aux portes de Venise après une percée de 140 km. Le front se stabilise sur la Piave grâce à l’intervention de 6 divisions franco-britanniques. Le lieutenant Erwin Rommel se fait connaitre lors de cette bataille. Servant dans les troupes de montagne allemandes, il prend avec son bataillon, en 48 heures seulement, trois sommets dont certains culminent à 2000 mètres en ne perdant que 6 hommes. A la fin de la bataille du Caporetto, le 9 novembre, il accomplit un nouvel exploit en s’emparant d’un village entier après avoir franchi un lac gelé. Le terme Caporetto est synonyme aujourd’hui de désastre tant la défaite fut importante : 300 000 morts, blessés et prisonniers alors que les Austro-allemands ne perdent que 5000 hommes.

24 octobre 1928 : combat de Tamaskate (Nord de l’actuel Mali). Apprenant qu’un important rezzou vient de pénétrer sur la zone de compétence du poste de Kidal, le lieutenant Le Cocq monte un contre-rezzou. En moins d’une semaine, il constitue un commando avec ses meilleurs éléments, se met en chasse de l’ennemi et finit par le détecter à Tamaskate. Victoire totale.

24 octobre 1929 : jeudi noir (New-York).  Le krach boursier de Wallstreet débute et va s’étendre à l’Europe.

24 octobre 1940 : entrevue de Montoire (Loir et Cher). Hitler remontant en train d’une visite au général Franco s’arrête à Montoire pour y rencontrer Pétain, chef de l’Etat français. Pétain déclare « entrer en collaboration ». Ce mot n’a, en octobre 1940, pas le même sens que celui qu’il acquiert dans les 4 ans qui suivent. 

24 octobre 1942 : mort du LCL Amilakvari (El Alamein – Egypte). Né dans le Caucase (en Géorgie) et descendant de la famille des Sadguinidze qui a donné beaucoup de chef de la cavalerie au Tsar, Dimitri Amilakvari (11 ans) émigre avec ses parents au moment de la révolution bolchevique (1917) d’abord à Istamboul puis à Paris. Il fait Saint Cyr puis choisit la Légion étrangère où il sert à titre étranger au Maroc. Durant la seconde guerre mondiale, il participe à la campagne de Norvège au sein de la 13ème DBLE avec le colonel Monclar. L’unité embarque pour l’Angleterre le 22 juin 1940 et se rallie à de Gaulle. Il combat ensuite en Érythrée en Syrie et prend le commandement de la 13 juste avant la bataille de Bir Hakeim. Il est fait compagnon de la libération par de Gaulle en aout 1942. Ayant reçu la mission de prendre le plateau d’Himeimat durant la bataille d’El Alamein (commencée la veille), il est tué par un éclat d’obus. (Cf. Chronique d’hier).

 24 octobre   LCL Amilakvari.

24 octobre 1945 : naissance officielle de l’ONU. Si la Charte de San Francisco a été signée le 26 juin 1945, la naissance effective de l’ONU a lieu au moment de la ratification par la plupart des Etats membres.

24 octobre 1973 : fin de la guerre du Kippour. Victoire israélienne.

                       




Chronique historique : 23 octobre

23102017

23 octobre : fête des aumôniers militaires. L’évêché catholique aux armées a choisi Saint Jean Capistran (1386–1456) pour saint patron des aumôniers militaires catholiques.

23 octobre 1812 : le général Malet rate son coup d’Etat contre Napoléon (Paris). Profitant de l’absence de l’empereur (campagne de Russie), le général Malet s’échappe de la résidence surveillée où il est incarcéré pour tentative de putsch. Il fait croire à la mort de Napoléon puis tente d’imposer un gouvernement provisoire. La tentative échoue lorsque le général Hulin, commandant la place de Paris, demande des ordres écrits. Malet panique, tire sur Hulin et est arrêté. Il est exécuté le 29 octobre. Napoléon, apprenant le 6 novembre qu’il avait failli être renversé, sera surtout surpris que personne n’aie crié : « Napoléon 1er est mort, vive Napoléon 2 ! »

23 octobre 1917 : bataille de la Malmaison (Aisne). « Bataille école des offensives à objectif limité voulues par Pétain. Les objectifs assignés sont presque tous atteints dans la journée et l’offensive cesse dès le 25 après avoir atteint le canal de l’Oise ». LCL Rémy Porte (EMAT).

23 octobre 1942 : contre-attaque britannique (El Alamein). L’Afrikakorps entame une retraite définitive face à la VIIIème armée de Montgomery. C’est le premier revers significatif du Reich depuis le début de la guerre. Cette victoire d’El Alamein est en partie due à deux actions héroiques françaises : plus tôt dans l’année à Bir Hakeim, en mai et juin, la brigade Koenig en résistant efficacement  et de manière inattendue à Rommel a donné aux britanniques le temps de préparer leurs lignes de défense pour recevoir l’Afrikakorps. Ensuite, durant  la bataille d’El-Alamein, les éléments français (13e DBLE, 1er régiment de spahis marocains, 501ème compagnie de chars, 1er R.C.A. et des fusiliers marins armant la D.C.A) commandés par le LCL Amilakvari sont chargés d’opérer une diversion au sud du dispositif pour permettre l’effort de la VIIIe armée au nord. L’opération est un succès mais se solde par un lourd bilan français. Amilakvari meurt au combat dans le massif d’El Himeimat. Il est Compagnon de la Libération.

 23 octobre 1944 : bataille aéronavale de Leyte (golfe de Leyte – Philippines). Plus grande bataille aéronavale de l’histoire qui voit la neutralisation de la flotte japonaise par l’US Navy.
C’est aussi la première apparition des Kamikazes.

23 octobre 1954 : création de l’U.E.O (Paris). Lors de la signature des accords de Paris, l’Union de l’Europe Occidentale est créée (F, GB, RFA, It, Benelux). Ils mettent aussi officiellement fin à l’état de guerre entre ces pays. L’U.E.O est née de l’échec de la C.E.D (communauté européenne de Défense), projet mort-né.  Dissolution de l’U.E.O en 2011. 

23 octobre 1956 : début de l’insurrection de Budapest (Hongrie).La mort de Staline (1953) ayant entraîné un relâchement relatif de la pression soviétique sur l’Europe de l’Est, 20 000 étudiants hongrois provoquent la démission du gouvernement pro-Moscou lors d’une manifestation qui dégénère. L’URSS intervient  le 4 novembre avec 17 divisions et écrase la révolte en moins d’une semaine.

23 octobre 1983 : attentat contre le Drakkar (Beyrouth – Liban). A quelques minutes d’intervalle, les PC américain (aéroport) et français (bâtiment Drakkar) explosent dans un attentat au camion piégé. Les explosions tuent 241 américains et 58 français (du 1er et 9ème RCP) appartenant à la Force multinationale de sécurité de Beyrouth.

23 octobre 1985 : création du RAID (Paris). Le ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe, fait publier un décret instituant une unité d’intervention placée directement sous l’autorité du directeur général de la police nationale. Le but est de doter la police d’une unité équivalente au GIGN (créé en 1974). RAID pour Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion.

23 octobre Cérémonie aux Invalides après l’attentat du Drakkar.




Chronique historique : 20 octobre

20102017

20 octobre 1587 : bataille de Coutras (près de Périgueux). Le futur Henri IV est encore Henri de Navarre, le protestant, lorsqu’il remporte l’éclatante victoire de Coutras contre les troupes du roi (Henri III) emmenées par le duc de Joyeuse : Sa victoire coûte cher aux catholiques, qui ayant lancé de trop loin leur charge de cavalerie arrivent désorganisés et fatigués sur la ligne protestante renforcée d’arquebusiers et de deux couleuvrines (canons). Henri de Navarre se bat très courageusement et n’a pas besoin de galvaniser ses troupes qui animées du désir de vengeance écrasent les catholiques en à peine deux heures de bataille. A noter qu’Agrippa d’Aubigné, l’auteur des Misères, participe au combat. Navarre, en fin politique et héritier du trône, ordonne de cesser le massacre, libère ses prisonniers et fait célébrer une messe pour le duc de Joyeuse mort au combat. Coutras est un bon exemple de victoire tant tactique que politique car le vainqueur sur le terrain en ne poussant pas militairement son avantage, ménage le vaincu et surtout le fait habilement savoir.

20 octobre 1805 : victoire d’Ulm. (Allemagne). Le général autrichien Mack capitule à Ulm, rendant à Napoléon 25 000 hommes dont 18 généraux, 40 drapeaux et 63 canons.

20 octobre 1827 : bataille de Navarin (dans les eaux Grecques). La Grèce s’étant révoltée contre l’Empire Ottoman, est durement reprise en main ce qui suscite beaucoup d’indignation en Europe. Une flotte constituée par le Royaume-Uni, la France et la Russie est envoyée en Grèce afin d’attester de l’intérêt de l’Europe pour les événements en cours. Pour une raison qui fait encore débat, le combat s’engage avec la flotte ottomane qui sera détruite. A noter : l’écrivain Eugène Sue était à Navarin comme chirurgien de bord.

20 octobre 1916 : affaire de Laoxikai (Tianjin – Chine du Nord). Dernière expansion de type impérialiste en Chine, « l’annexion » du territoire de Laoxikai par la France (situé au sud-ouest de la concession française de Tianjin) et l’arrestation des neuf policiers chinois qui s’y trouvaient amènent les deux pays au bord de la guerre dans un contexte de conflagration mondiale. Le petit territoire français fut touché par un boycott massif et une grève générale. L’un des chefs chinois du mouvement anti-français, vice-président de la Chambre de commerce de Tianjin, était un agent de l’Allemagne. (Mathieu Gotteland)

20 octobre 1917, bataille du Skumbi, prise par les spahis marocains de la redoute de Stravanj. (Albanie). « L’armée française d’Orient attaque vers le Nord à compter du 19 octobre 1917 près du lac d’Orhid. Les spahis du régiment de marche de spahis marocains (RMSM) doivent déborder la ligne de défense autrichienne par l’Ouest, à travers un terrain de montagne escarpées et fortifiées par l’ennemi. Après avoir franchi la veille à gué le fleuve Skumbi et bousculé les défenses avancées ennemies, les spahis montent à pied à l’assaut de l’importante redoute autrichienne de Stravanj, tenue par une compagnie de mitrailleurs et battue par les feux l’artillerie.3 escadrons chargent à pied et conquièrent l’ouvrage à la baïonnette, le commandant d’unité du 5e escadron tombe d’ailleurs à la tête de ses hommes. La résistance des Autrichiens est acharnée, mais cesse après près de deux heures de combat, 70 fantassins et leurs officiers, ainsi que 6 mitrailleuses sont capturés. Dans la nuit et le jour suivant, la redoute et prise et reprise par deux fois, lors de contre-attaques, dans des combats féroces. Finalement, le 21 octobre, l’offensive ayant échoué sur tout le reste du front, les spahis reçoivent l’ordre de se replier. Ils rompent le contact en brancardant sur les sentiers de montagne et sous une pluie glaciale, leurs blessés et leurs tués. Les trois journées de la bataille du Skumbi ont coûté au régiment 27 tués et 75 blessés. Pour son action, le RMSM reçoit sa deuxième citation à l’ordre de l’armée. » Officier traditions du 1er RS.

20 octobre 1918 : création de l’armée du Danube. Confiée au général Henri Berthelot, chef d’état-major de Joffre en 1914 et grand réorganisateur de l’armée roumaine (1916), l’armée du Danube combat les bolcheviks en Bessarabie. Lire la biographie de Michel Roussin, Sur les traces du général Berthelot.

20 octobre 1954 : c’est la date butoir que choisit le colonel Robert Bonnafous dans sa thèse de doctorat (1985 – Montpellier III) sur les prisonniers français dans les camps viet minh pour faire le bilan des pertes en Indochine : Entre 1945 et cette date, il estime qu’un prisonnier sur deux a disparu en détention. Le nombre de disparitions pouvant atteindre 72% dans certains camps et notamment ceux des prisonniers de Dien Bien Phu.

20 octobre 2011 : mort de Kadhafi (Syrte – Libye).  En 1969, agé de 27 ans, le capitaine Kadhafi renverse la monarchie libyenne en profitant de l’absence du roi Idriss 1er parti en Turquie pour raison médicale. Avec quelques officiers dits « groupe des officiers libres », il s’autoproclame colonel puis fonde (en 1977) la Jamahiriya. Il devient le « guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste« . Il expulse les britanniques et les américains qui commençaient à exploiter les hydrocarbures de la région du Fezzan. Cette riche zone pétrolifère a d’ailleurs été découverte par le mythique Conrad Killian, aventurier français, géologue et explorateur du Sahara.

20 octobre 2014 : mort du PDG de Total (Aéroport de Moscou). Christophe de Margerie décède dans l’accident de son Falcon 50 qui heurte au décollage une déneigeuse présente sur la piste. Total est la première entreprise française. Elle est une des 6 plus grandes compagnies pétrolières au monde. Le commandant de bord du F50 était un ancien pilote de l’aéronavale, Yann P.

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